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interviewBFMTV· 5 février 2025 27 min

Face à BFM: l'interview de Manuel Bompard à la suite de l'adoption du budget à l'Assemblée nationale

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir, premier invité donc de ce FASABFM, c'est Manuel Bompard. Pour la France insoumise évidemment, rejoignez-nous Manuel Bompard. Merci en tout cas d'être le premier invité de cette émission, merci d'être là en direct. La première question ce soir vous est posée par Benjamin Duhamel.

0:20
Manuel Bompard

Bonsoir Manuel Bompard. Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir, fin décembre. Jean-Luc Mélenchon, c'était dans les colonnes du Parisien, prédisait la chute de François Bayrou le 16 janvier. Et ce 16 janvier, je vous avais posé la question en vous demandant s'il ne fallait pas changer de boule de cristal. Nous sommes le 5 février, François Bayrou n'est toujours pas tombé, il est encore à Matignon, il sera premier ministre. Ce soir, demain, décidément sur les prédictions, il va falloir changer de voyante, non ?

0:44
Locuteur non identifié

Écoutez, je pense que ce qui intéresse les gens ce soir, ce n'est pas vraiment de savoir si François Bayrou est tombé le 16 janvier, s'il est tombé aujourd'hui, c'est de savoir quelles vont être les conséquences du budget, puisque l'émotion de censure qui était déposée aujourd'hui, c'était pour s'opposer au budget de M. Bayrou, les conséquences sur leur vie quotidienne. Et moi, si aujourd'hui je suis en colère, je suis en colère parce que ce budget va être dramatique, parce que ça va être des coupes massives dans un certain nombre de ministères. C'est quasiment 3 milliards d'euros dans le budget de l'écologie.

Je pense que tout le monde conviendra qu'on a besoin d'investissements dans la transition écologique aujourd'hui.

1:22
Manuel Bompard

– Mais Emmanuel, on va parler du fond du budget, mais simplement, est-ce qu'il n'y a pas eu du côté de la France insoumise une erreur d'analyse ? Vous pensiez au fond que François Bayrou allait subir le même sort que Michel Barnier, qu'il allait tomber, que vous alliez réussir à le censurer ? Le fait est que François Bayrou s'en est mieux sorti que ce que vous pensiez.

1:40
Locuteur non identifié

– À ce stade, vous avez raison, il reste encore sans doute deux motions de censure, puisque François Bayrou a utilisé le 49.3 encore ce soir, et nous avons déposé une motion de censure qui devrait être examinée lundi, et puis sans doute encore une motion de censure qui devrait être examinée mercredi prochain. À ce stade, vous avez raison, et ne nous racontons pas d'histoire. Si François Bayrou est encore en place à l'heure où je vous parle, c'est parce que le Rassemblement national d'un côté et une grande partie du groupe socialiste de l'autre ont décidé aujourd'hui de sauver le gouvernement de François Bayrou, et par là même de faire passer ce budget.

2:15
Manuel Bompard

– Vous les renvoyez dos à dos, pour vous, dans cet épisode, c'est la même chose ?

2:19
Locuteur non identifié

– Ce n'est évidemment pas les mêmes, mais en l'occurrence, sur cette motion de censure, ils ont choisi la même position de vote, puisqu'ils ont décidé de ne pas censurer le gouvernement. Et je veux quand même dire, parce que c'est quand même ça le plus important, le fond, je veux parler aux électrices et aux électeurs de ces différentes formations politiques, et leur dire que quand ils sont allés voter au moment des élections législatives, ils ont voté pour la rupture avec la politique d'Emmanuel Macron, pas pour en assurer la continuité. Par exemple, dans le budget… – Ils n'ont pas voté pour la censure automatique, non plus.

– Mais je ne crois pas qu'ils aient voté pour une coupe de 2,5 milliards d'euros dans le budget de l'écologie, par une coupe de plusieurs milliards dans le budget du logement, dans l'enseignement supérieur à la recherche, et à la limite, mettons ça de côté, je ne crois pas qu'ils aient voté pour, par exemple, augmenter le prix de l'électricité pour 10 millions de concitoyens qui vont voir le tarif de l'électricité augmenter dans les prochains mois parce qu'ils sont au prix du marché. – Les prix vont baisser. – Non, mais précisément, s'il vous plaît, ne commencez pas par dire des inexactitudes, après je vais être obligé de vous corriger.

Vous savez qu'il y a deux types de personnes, il y a les personnes qui sont au tarif réglementé de l'électricité, et effectivement, les prix vont un petit peu baisser dans les prochaines semaines, moins que ce qui était prévu initialement, mais un petit peu, et ensuite, il y a toutes les personnes qui sont à des contrats de marché de l'électricité et qui vont voir le prix de l'électricité augmenter. – Mais pour vous, tout était acheté dans ce budget ? – Peut-être que ça ne vous intéresse pas, mais 10 millions de personnes qui vont voir le prix de l'électricité augmenter, moi ça m'intéresse pas.

3:36
Manuel Bompard

– Monsieur Bompard, tout était acheté dans ce gouvernement, les socialistes m'ont dit, c'est moins pire que ce que ça aurait été si on n'avait pas obtenu certaines concessions à leurs yeux. – Ça, vous dites aux Français qui nous regardent, pour votre vie quotidienne, même si ça l'améliore un petit peu, peut-être pas autant que vous voulez,

3:49
Locuteur non identifié

ça ne compte pas. – Guillaume Daré, ça ne l'améliore pas, ça va le dégrader. Moi, j'aurais préféré venir vous voir aujourd'hui et vous dire que ce budget va soulager les difficultés des Françaises et des Français, mais c'est pas vrai. C'est des gens qui vont voir le prix de l'électricité augmenter, je vais en parler, peut-être que vous avez vu. – Les enseignants pas supprimés. – Non mais oui, mais bon, pas supprimés, c'est pas une amélioration. – C'est mieux que s'il y avait 4000 postes supprimés. – Bon, Benjamin Duhamel, combien coûtait dans le budget cette année la suppression, combien rapportait au budget de l'État… – 200 millions.

– Non, non, combien aurait rapporté au budget de l'État la suppression de 4000 postes d'enseignants qui étaient prévus initialement par M. Barnier ? Est-ce que vous le savez ?

4:21
Manuel Bompard

– Ce qui est vrai, c'est que… – Attendez, attendez. – Non mais attendez, si on veut aller sur les chiffres, Manuel Bompard, ce qui est vrai, c'est qu'il y a, malgré tout, une baisse de 50 millions d'euros qui est dans ce budget. Le fait est que ces 4000 postes, Manuel Bompard, ils sont préservés, oui ou non ?

4:33
Locuteur non identifié

– Benjamin Duhamel, Benjamin Duhamel, s'il vous plaît, ne donnez pas des mauvais chiffres parce qu'après les gens vont être obligés sur les réseaux sociaux de venir vous critiquer.

4:40
Manuel Bompard

– Et ce ne serait pas aidé par vous en plus ?

4:42
Locuteur non identifié

– Non, 50 millions, c'est exactement ce que rapportait au budget de l'État la suppression des 4000 postes d'enseignants. M. Barnier y a renoncé, d'accord ? Donc il est allé vous voir, M. Bayrou, il est venu nous voir et il nous a dit je vous fais un cadeau de 50 millions, mais dans le même temps j'inflige plus de 200 millions d'euros de coupes au budget de l'éducation nationale. Donc je suis désolé, mais peut-être qu'il vous dit qu'il n'a pas supprimé les 4000 postes d'enseignants. Mais en fait, quand vous faites une coupe dans le budget de l'éducation nationale quatre fois plus importante, non, je suis désolé pour l'éducation.

– Donc vous ne dites pas merci aux socialistes quand même de nous avoir apparné ça ? – Mais pas du tout, parce qu'ils n'ont rien obtenu. J'aurais préféré qu'ils obtiennent des choses et dans ce cas-là, je n'aurais pas eu de mal à dire qu'ils avaient raison d'aller négocier, mais ils n'ont rien obtenu. Ils se sont fait manipuler et M. Bayrou… – Manipuler ? – Oui, évidemment, et M. Bayrou a fait semblant de leur donner des choses et à chaque fois qu'il leur donnait, comme je l'ai dit une fois, à chaque fois qu'il leur donnait un bonbon, il reprenait trois bonbons de l'Occité. – Juste, Manuel Vompar, quand on a aidé…

– Donc excusez-moi, si ça à la fin c'est une grande victoire, ça ne correspond pas à la réalité.

5:35
Manuel Bompard

– Il y a eu des témoignages d'élus qui sont venus sur les plateaux de télévision, aussi de témoignages d'entrepreneurs d'élus locaux qui expliquaient qu'à l'occasion des cérémonies de vœux au mois de janvier, ils avaient toute une série d'acteurs de terrain qui racontaient par exemple que dans des entreprises, les commandes étaient gelées du fait de l'incertitude, que certaines collectivités aussi hésitaient à investir compte tenu de l'absence de budget. Qu'est-ce que vous dites ce soir à ceux-là qui attendaient, même s'ils reconnaissent comme vous que ce budget n'est loin d'être parfait, et c'est vrai qu'il y a des mesures qui peuvent poser question, qu'au moins il y a un texte budgétaire,

6:06
Locuteur non identifié

qu'au moins il permet de lever cette incertitude-là. – Vous posez une bonne question, je vais vous dire, je leur dis la chose suivante, vous avez été victime d'un chantage odieux. Quand le budget de Michel Barnier est tombé, M. Barnier avant de partir a pris deux circulaires, et on a voté à l'époque à l'Assemblée nationale ce qu'on appelle une loi spéciale, c'est-à-dire qu'on a pris le budget de 2024, et on a dit en 2025 on aura les mêmes lignes budgétaires. Et donc en fait on avait déjà un budget, sauf que M. Barnier a pris deux circulaires pour dire, surtout avec la loi spéciale, vous ne débloquez pas les financements.

Et donc c'est vrai, vous avez eu dans les collèges par exemple, des gens qui ont dit, on ne pourra pas organiser des voyages avec le pass culture, parce que M. Barnier l'avait décidé, pas parce qu'il n'y avait pas de budget. Vous aviez par exemple dans des collectivités locales, on disait, ah il n'y aura pas de service civique, et donc les gens se plaignaient en disant, pourquoi il n'y a pas de service civique ? Pas parce qu'il n'y avait pas de budget, la loi spéciale permettait tout à fait de le faire, parce que M. Barnier à l'époque, et M. Bayrou depuis, avaient décidé de le faire. Donc en fait, tout le monde a été victime dans cette période d'un immense exercice de chantage.

Vous savez, tout à l'heure à la tribune, j'entendais les gens parler de l'Espagne. En Espagne, ça fait trois ans qu'il n'y a pas de budget, c'est-à-dire qu'à chaque fois on renouvelle le budget de l'année précédente. Je vous ai bien écouté, Manuel Bopar. Ça se passe très bien en Espagne, ils ont des super résultats économiques. Vous avez rappelé qu'au moment du vote de la loi spéciale, il y avait eu un vote précisément à l'Assemblée. Je me souviens qu'à l'époque, Éric Coquerel avait dit, une loi spéciale, ça nécessite quand même d'être suivi par une loi de finances, y compris dans vos rangs.

On reconnaissait qu'en fait, la loi spéciale n'allait pas tout faire et qu'il allait bien falloir aboutir sur un budget. Mais là, il a la trousse. Je ne vous dis pas que la loi spéciale est satisfaisante pour toute l'année 2025. Je vous dis qu'il n'y avait pas besoin d'accepter comme ça un si mauvais budget, parce qu'on avait en quelque sorte le pistolet sur la tempe qui consistait à dire s'il n'y a pas de budget, il n'y aura pas d'emploi aidé, il n'y aura pas de déplacement dans le pass culture. Et donc, je reproche à un certain nombre de personnes, de parlementaires aujourd'hui, d'avoir cédé à ce chantage. Alors, vous avez beaucoup parlé du Parti Socialiste, et j'en ai parlé aussi.

C'est vous qui en avez parlé, justement, on va en parler. Attendez, mais je ne voudrais pas oublier le Rassemblement National dans cette affaire, parce que c'est un peu trop facile de venir sur les plateaux de télévision et de faire comme si on défendait les intérêts des gens. Par exemple, vous savez que dans le budget de M. Bayrou, il y a une augmentation de la TVA pour tous les micro-entrepreneurs. Absolument, absolument. On a le seuil à 25 000 euros par an.

Ça veut dire que des micro-entrepreneurs qui ont un chiffre d'affaires qui ont pris entre 2 000 et 3 000 euros par an, on ne peut pas dire qu'il y a beaucoup, je parle du chiffre d'affaires, pas de la rémunération, ils vont se retrouver à devoir payer 2 000 euros de TVA en plus cette année. Et ça, c'est à cause du budget. Et donc, c'est à cause de tous ceux qui ont laissé passer ce budget en ne votant pas la voiture.

8:34
Présentateur

Guillaume, juste une chose, on va parler de la gauche dans un instant. Il y a juste une chose, un mot qui n'a pas été prononcé. Est-ce que ce qui a été offert d'une certaine manière aux Français aujourd'hui, c'est aussi un peu de répit ? Le fait que le gouvernement reste en place, le fait qu'il n'y ait plus ce psychodrame sans arrêt autour du budget, est-ce que finalement, on n'offre pas aussi à ceux qui sont là ce soir de dire, ok, on va calmer un peu le jeu politique pendant quelques temps, un peu de répit, un peu de stabilité ?

8:57
Locuteur non identifié

Mais Maxime, je disais que ce n'est pas un jeu. Moi, je voudrais bien venir voir les gens et leur dire, j'aimerais bien que la situation politique, elle soit plus stable. Mais si la stabilité politique, c'est la stabilité d'une politique, c'est-à-dire la continuité de la politique qui a été mise en place jusque-là, vous allez peut-être aller voir les gens, vous allez leur demander si c'est du répit de savoir que à l'éducation nationale, il y aura moins de moyens, que les APL vont baisser, parce que c'est le cas dans le budget, que la prime d'activité va baisser pour certains salariés, parce que c'est le cas dans le budget, ou que les tarifs de l'électricité vont augmenter.

Moi, j'aimerais bien, mais ce n'est pas du répit pour les gens, c'est encore plus de souffrance.

9:31
Présentateur

Les tarifs de l'électricité vont augmenter pour certains et vont baisser pour une vingtaine de millions de Français. – Non, mais ils vont baisser pour une vingtaine de millions. Donc ne dites pas non plus des choses fausses, on risque d'être en reprise sur les réseaux sociaux.

9:41
Locuteur non identifié

– Non, excusez-moi, c'est vous qui êtes en train de dire quelque chose de faux. – Non, non, non. – Non, non, si vous êtes en train de dire quelque chose de faux. Parce que si le budget, si le gouvernement était tombé, ça n'aurait strictement rien changé pour les personnes aux tarifs réglementés. Ce n'est pas le fait que le gouvernement reste en place qui fait que les personnes aux tarifs réglementés… – Pardon, Manuel, c'est pas ce qui a été dit par Maxime. – C'est parce que vous reprenez simplement sur les 20 Français qui allaient voir,

10:01
Manuel Bompard

de fait, le prix de l'électricité…

10:03
Locuteur non identifié

– Oui, indépendamment de la situation du gouvernement de M. Bayrou. – Manuel, mais les prix pourront baisser. – Grâce à ça, grâce à la continuité et à la stabilité de M. Bayrou, une partie des gens vont voir le prix de l'électricité baisser.

10:13
Présentateur

– Là, vous faites la racontation entre deux phrases que j'ai prononcées.

10:15
Manuel Bompard

– Manuel, on ne peut pas vous enlever, vous n'êtes pas langue de bois. – Alors, cette semaine, on a eu une clarification, effectivement, à gauche. Dites-nous franchement si à vos yeux, ce soir, à l'issue de cette journée,

10:27
Locuteur non identifié

le nouveau Front populaire est mort. Oui ou non ? – Mais moi, j'ai répondu précisément dans un communiqué que j'ai publié cet après-midi. Aujourd'hui, le Parti Socialiste, par sa responsabilité, a décidé d'interrompre le nouveau… – Mais interrompre, ça veut dire qu'on peut repartir. – Attendez, on va être très clair, on va être très clair. Vous voulez une réponse claire ? Moi, je vais faire une réponse claire. Et il y a encore deux motions de censure qui vont avoir lieu. Il y en a une lundi prochain sur ce qu'on appelle le volet recette du projet de loi de finances de la sécurité sociale. Et mercredi prochain sur le volet dépenses.

Si, évidemment, à l'issue de ces deux votes, le Parti Socialiste, en quelque sorte, ne fait pas amende d'honora, ne revient pas dans le camp de l'opposition, alors oui, évidemment, ils auront interrompu définitivement le nouveau Front populaire. – Donc, ça sera la fin du nouveau Front populaire. – La mort du nouveau Front populaire. – Ça sera la fin du nouveau Front populaire dans sa forme actuelle, c'est-à-dire avec le Parti Socialiste. – Mais nous, on continuera à travailler avec tous ceux qui veulent travailler et qui veulent rester fidèles au programme qu'ils ont défendu devant les électriques.

11:23
Manuel Bompard

– Est-ce que vous confirmez que vous allez présenter, s'il y avait une nouvelle dissolution, est-ce que vous présenterez des candidats face aux socialistes qui n'ont pas censuré le gouvernement Bayrou ?

11:31
Locuteur non identifié

– Mais s'il doit y avoir une nouvelle dissolution, évidemment qu'il y aura, je l'ai déjà dit, je n'ai pas de problème à le redire, s'il doit y avoir une nouvelle dissolution, c'est-à-dire qu'il y a une nouvelle élection législative dans toutes les circonscriptions. Eh bien, moi, évidemment, que je souhaite que dans chaque circonscription du pays, il y ait un bulletin de vote, qui soit un bulletin de vote de l'opposition de gauche. Ça ne veut pas forcément dire, pardon, un candidat insoumis, ça peut être un candidat communiste, ça peut être un candidat écologique, ça peut même être un candidat socialiste.

11:55
Manuel Bompard

– Si on prend un candidat face à quelqu'un, c'est que c'est devenu un adversaire politique. Est-ce que vous emploieriez ce terme ce soir ? Est-ce que les socialistes sont, à vos yeux, devenus des adversaires politiques ?

12:04
Locuteur non identifié

Oui ou non ? – Je vais utiliser les termes que je veux. – Et je pense que par cette décision, à ce stade, aujourd'hui, le Parti Socialiste a procédé à un changement d'alliance, c'est-à-dire qu'il n'est plus dans la coalition du nouveau Fonds populaire et qu'il a rejoint la coalition Macroni-Cellaire au pouvoir. – Mais ce sont des partenaires ou des adversaires, les socialistes ? – Ah ben là, c'est clair que ce ne sont plus des partenaires. Et donc, d'un point de vue politique, aujourd'hui, ils sont alliés par leurs décisions, ils soutiennent un gouvernement que je combats et qui est mon adversaire. – Donc vous les combattez ?

12:34
Manuel Bompard

– Je combats la politique de ce gouvernement et donc, évidemment, de tous ceux qui la soutiennent. – Olivier Faure, tout à l'heure, vous a répondu sur BFMTV en disant le nouveau Fonds populaire va continuer de se battre aussi longtemps qu'il faudra se battre contre l'extrême droite. Et il dit, en répondant précisément aux communiqués de presse que vous avez publiés, Jean-Luc Mélenchon n'est pas le chef du nouveau Fonds populaire, ce n'est pas lui qui décide qui fait partie du nouveau Fonds populaire ou qui n'en fait pas partie.

12:57
Locuteur non identifié

– Mais personne, en fait, ne décide qui fait partie du nouveau Fonds populaire ou qui n'en fait pas partie. Mais le nouveau Fonds populaire, c'est une coalition avec différentes formations politiques qui se sont alliées autour d'un programme et d'une stratégie. Cette stratégie, c'était de proposer une alternative au macronisme, pas de servir de béquille à la continuité des politiques d'Emmanuel Macron. Donc à partir de ce moment-là, je pense qu'il faut avoir un peu de clarté vis-à-vis des gens. Les gens qui ont voté pour les candidates et les candidats du nouveau Fonds populaire, ils n'ont pas voté pour le gouvernement de François Bayrou.

13:25
Manuel Bompard

– Il y avait 77% des sympathisants de gauche, sondage au DOXA, qui estimaient qu'il fallait trouver des terrains d'entente avec le gouvernement.

13:30
Locuteur non identifié

– Oui, mais il y aurait pu en avoir 100%. Le sujet, ce n'est pas ce qu'il faut des discussions. Le sujet, c'est sur quoi ça aboutit. Bon, il y a aussi 92% des actifs qui sont pour l'abrogation de la réforme des retraites. Et pourtant…

13:43
Manuel Bompard

– Ça, c'est vrai, Manuel Bompard, que les sondages, vous les prenez quand ils vous intéressent et moi, quand ils ne vous intéressent pas. Moi, ce qui m'interpelle…

13:49
Locuteur non identifié

– Mais ce n'est pas ça que je suis en train de vous dire, moi.

13:51
Manuel Bompard

– C'est parce que vous répondez à un sondage sur la réforme des retraites.

13:53
Locuteur non identifié

– Très bien, mais il existe ou il n'existe pas ? – Il existe comme celui que je viens de vous… – Bon, mais je n'ai pas dit que le vote n'existait pas, Benjamin Duhamel. Je vous ai juste dit qu'à partir du moment où vous posiez la question de savoir aux gens s'il fallait essayer de trouver une solution, évidemment, il y a même 100% des gens qui veulent essayer de trouver une solution.

14:06
Manuel Bompard

– Il y a quelque chose qui est frappant quand on vous écoute. – Oui. – C'est qu'au fond, on a le sentiment qu'il n'y a jamais le moindre doute sur votre stratégie. Et quand on prend un tout petit peu de recul sur les dernières échéances électorales, la législative partielle à Grenoble, où c'est un candidat nouveau au Front Populaire et à la FI, battu, à Villeneuve-Saint-Georges, Louis Boyard, votre candidat, qui en juillet 2024 faisait dans la ville de Villeneuve-Saint-Georges, 61% qu'il a en fait 39% est battu par la candidate de droite. Jamais vous ne vous dites, Manuel Bompard, nos électeurs…

14:32
Locuteur non identifié

– Mais il y a eu des élections municipales en 2024.

14:34
Manuel Bompard

– Comment ? – Il y a eu des élections municipales en 2024.

14:35
Locuteur non identifié

– Je vais parler d'une législative partielle.

14:36
Manuel Bompard

– Ah, vous comparez la législative à la municipale, c'est ça ?

14:39
Locuteur non identifié

– Ça dit quelque chose, non ? – Ah ben je ne sais pas, moi d'habitude, quand je compare une municipale, je compare la municipale à la précédente. – Donc il n'y a aucune déperdition.

14:44
Manuel Bompard

– Donc Manuel Bompard, jamais vous ne vous dites, nos électeurs, les électeurs de gauche, ils envoient un message, ils ont quelque chose à dire sur la stratégie et la façon dont la France Insoumise fait de la politique. Jamais.

14:53
Locuteur non identifié

– Alors, on va prendre les points un par un si vous voulez bien. Vous me parlez d'une élection législative partielle et vous me demandez si ça m'interroge sur la politique et ce que je défends. Comme vous recevez une porte-parole du gouvernement tout à l'heure, j'espère que vous l'interrogerez sur le résultat…

15:08
Manuel Bompard

– Bien évidemment.

15:09
Locuteur non identifié

– Du candidat macroniste à la législative partielle de dimanche dernier dans lequel ils ont fait à peu près 10%. – Absolument, à Boulogne. – Je suivrai avec attention tout à l'heure si vous lui posez la question ou pas, ça m'intéressera de le savoir. Pour le reste, en ce qui concerne cette élection municipale partielle dont vous êtes en train de me parler, la gauche toute unie, toute rassemblée aux élections municipales de 2020 faisait 27%, d'accord ? Au deuxième tour. Louis Boyard, candidat à la tête d'une liste insoumise, fait 38%. Est-ce que c'est satisfaisant ?

15:36
Manuel Bompard

– Et à 19hange, il fait combien ? – Aux élections législatives en 2024 ?

15:40
Locuteur non identifié

– Il a fait le score que vous avez dit, aux élections législatives, autour de 60%.

15:44
Manuel Bompard

– 61% et là il fait 39% au cours, il y a eu des perditions de 20 points.

15:47
Locuteur non identifié

– Mais attendez, vous ne pouvez pas comparer une élection législative et une élection municipale, Benjamin Duhamel ? – Si vous voulez que je vous dise des chiffres sur Villeneuve-Saint-Georges, il n'y a pas de problème, je les connais tous par cœur, d'accord ? Aux élections législatives de 2022, sur cette même commune, c'est la droite qui est en tête. Aux élections régionales de 2021, sur cette même commune, c'est la droite qui fait plus de 60%. Et aux dernières élections municipales, en 2020, sur cette même commune, c'est la droite qui fait quasiment 70%. Donc vous pouvez me dire que la situation était telle qu'on aurait dû gagner à tout prix, non ? Parce qu'en fait, on partait d'une base…

16:17
Manuel Bompard

– François Hollande, il dit, le pays a besoin d'action et de progrès, pas d'élection, en mettant en avant le fait que votre stratégie est de vouloir à tout prix obtenir une présidentielle municipée.

16:25
Locuteur non identifié

– Alors moi, je suis démocrate, vous voyez, donc quand c'est un point de blocage dans un pays, je pense que c'est bien qu'on fasse des élections. Qu'est-ce qu'il propose, M. Hollande ? C'est qu'on ne fasse pas d'élections. – La priorité, c'est une nouvelle présidentielle ? – Puisque continuer à confisquer le pouvoir, à ne pas respecter le résultat des élections ? Non, moi, je suis désolé. Parfois, on peut perdre dans des élections, c'est vrai, mais moi, je crois qu'il faut des élections. – M. Bonpart, la priorité, c'est une nouvelle présidentielle ou c'est d'essayer d'améliorer le quotidien des Français, même si ce n'est pas autant que vous le souhaitez.

– Mais les deux, Guillaume Daré, et précisément pour améliorer le quotidien des Français, je crois que ça passe par le départ du gouvernement de François Bayrou. Parce qu'en fait, tout ce qui a été mis sur la table et tout ce qui est contenu dans ce budget-là, en fait, ne va pas améliorer la vie des Français. Donc après, on peut être d'accord avec moi, pas être d'accord avec moi, mais vous n'allez peut-être pas me reprocher d'être un opposant au gouvernement de François Bayrou. – Si les sociétés se présentent à la Réunion… – Le droit de le faire, de défendre mes positions. Après, si les gens ne sont pas d'accord avec moi, ils ne voteront pas pour les candidats que je soutiens.

Si les gens sont d'accord avec les idées que je propose, ils voteront pour moi. Ça s'appelle la démocratie. Mais en l'occurrence, le programme et le budget que met sur la table François Bayrou aujourd'hui, ça promet pour les prochaines semaines et pour les prochains mois beaucoup de difficultés, beaucoup de souffrances. Et moi, je prends rendez-vous avec vous là, tous, aujourd'hui. Je prends rendez-vous dans l'année, quand la croissance va être plus basse qu'elle a été l'année dernière, quand le déficit va être toujours aussi important, quand il y aura des manifestations à l'hôpital public parce qu'il n'y a pas suffisamment de moyens. Ce n'est pas que le budget qui fait ça.

Il y a aussi un contexte international, il y a aussi une politique européenne. Vous ne pouvez pas tout mettre sur le dos du budget. Mais puisque vous évoquez le rendez-vous des mois prochains, j'ai une question pour vous. Est-ce que votre objectif dans les mois prochains, c'est à tout prix de faire chuter François Bayrou ? Et auquel cas, j'en déduis que vous voterez aussi la motion déposée par les socialistes dans quelques semaines. Vous en doutez ? Attendez, on va prendre les choses dans l'ordre pour que les gens comprennent. Il y a, si vous voulez bien, il y a une motion de censure lundi et il y a une motion de censure mercredi. Vous êtes d'accord ?

Moi, j'appelle, les choses sont claires à la caméra, j'appelle tous les députés, tous les députés à voter les motions de censure sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale. L'appel est passé. Est-ce que par la suite... C'est quand même important. Parce que quand vous votez cette motion de censure-là, par exemple, vous pouvez empêcher 3 milliards d'euros d'économie sur les dépenses de santé. Alors, je vais vous répondre cet après-midi à l'Assemblée nationale. Vous pouvez empêcher... Attendez, écoutez-moi.

Mais s'il n'y a pas une personne qui nous écoute qui sait, je crois, ce qu'il y a dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale, c'est peut-être important que je puisse leur dire que dans ce projet de loi, il y a 3 milliards de baisse de coupe dans les dépenses de santé. Je crois que c'est important pour les gens. La santé, souvent, ça fait partie de leur première priorité. Donc, il y a 3 milliards de coupe dans les dépenses de santé dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Il y a une taxe spéciale sur les apprentis qui, aujourd'hui, ne payaient pas la CSG. Et un apprenti qui gagne 1040 euros par mois, il va devoir payer 40 euros par mois de taxe de CSG.

Un apprenti, ça, c'est peut-être important que les gens, ils le sachent. Eh bien, moi, je pense que toute personne qui a envie de s'opposer à ces mesures doit voter les mentions de censure lundi ou mercredi. Maintenant, je vais répondre à votre question. Manuel Gopar, que ce n'était pas ma question, et ma question, pour bien la préciser, une porte-parole du Parti Socialiste cet après-midi à l'Assemblée nous a expliqué que l'idée était de doter la France d'un budget. Donc, tout ce que l'on comprend, le Parti Socialiste laissera passer le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Et on posera la question à Boris Vallaud dans quelques instants. Il déposera ensuite son propre texte.

Est-ce que vous, vous le voterez ? Ça, c'est la première question. D'abord, je crois que je ne suis pas sûr qu'il va le déposer. D'accord. C'est une première réponse. Qu'est-ce qui vous fait douter ? Qu'est-ce qui me fait douter ? Que j'ai entendu, 3-4 jours avant le vote de censure, Olivier Faure venir sur un plateau et dire « S'il n'y a pas de l'abrogation de la réforme des retraites, je censurerai le gouvernement ». C'est ce qu'il vous a dit, non ? C'est non. Il vous l'a dit ? Bon, il n'y a pas eu l'abrogation de la réforme des retraites. Il n'a pas censuré le gouvernement.

Après, la semaine dernière, j'ai entendu Olivier Faure dire « Si François Bayrou ne renonce pas aux termes de submersion migratoire, je censurerai le gouvernement ». François Bayrou n'a pas renoncé aux termes de submersion migratoire. Ils n'ont pas censuré le gouvernement. Donc, excusez-moi, je n'ai pas confiance, pour vous le dire franchement. Maintenant, je vous réponds, franchement, je n'ai pas l'intention d'esquiver le sujet. Moi, je voterai toute l'émotion de censure de gauche pour essayer de faire tomber le gouvernement. Ça vous va ? Toute l'émotion de censure de gauche pourrait essayer de faire tomber le gouvernement.

Donc, il n'est pas question, par exemple, en termes de stratégie parlementaire, de changer de braquet, de se dire « Il y a des textes qui vont arriver pour les agriculteurs, il y a des textes qui vont arriver peut-être pour la proportionnelle, sur la fin de vie. » Essayons d'obtenir aussi des choses là-dessus. Mais on peut faire les deux, madame. On peut à la fois… Si on fait chuter le gouvernement, enfin pardon, mais derrière, les textes a priori sont suspendus un temps. Non mais d'accord, mais vous parlez des agriculteurs. Est-ce que vous savez que dans le budget de François Bayrou, il y a 17% de budget en moins pour le ministère de l'Agriculture ? Vous savez ?

Donc, si vous vouliez protéger les agriculteurs, il fallait censurer le budget, maintenant.

20:55
Manuel Bompard

– Pas nulle part, juste les organisations agricoles demandaient au contraire que le budget ne soit pas censuré. Donc, vous pouvez expliquer que ce soir, vous êtes le porte-parole des agriculteurs. Si j'ai bien entendu les organisations représentatives, elles disaient l'inverse de ce que vous dites là.

21:06
Locuteur non identifié

– Moi, je ne suis le porte-parole de personnes d'autres que des personnes qui participent de ma formation politique. Mais en l'occurrence, je viens de vous donner un chiffre. Vous pouvez le contester ou ne pas le contester. – Je ne conteste pas,

21:17
Manuel Bompard

je vérifie ce que disent les agriculteurs et leurs organisations présentatives.

21:21
Locuteur non identifié

– Ce budget baisse le budget de l'agriculture de 17%. Si vous me dites que c'est faux et que j'ai menti,

21:26
Manuel Bompard

alors je m'excuserai. – Pas du tout, Manuacompa. – Donc, vous dites que c'est vrai. – Mais je dis tout à fait que c'est vrai et je dis que dans le même temps ce que disait Maxime Suitet, que les organisations représentatives des agriculteurs, elles, souhaitaient que ce budget soit voté et qu'il n'y ait pas censure. – Certaines organisations syndicales, les deux plus grandes,

21:44
Locuteur non identifié

– Eh bien, si elles se satisfont d'une coupe de 17% dans le budget de l'agriculture, elles ont le droit de le faire, mais ce n'est pas mon point de vue. De la même manière que j'ai vu un syndicat de police, par exemple, manifester en disant qu'il fallait adopter le budget, alors que ce budget prévoit la réduction des indemnisations pour congés maladies, qui normalement étaient à 100%, à 90%, et que les policiers vont être moins indemnisés s'ils sont malades. – Si certains ont comme syndicat des gens qui défendent ce type de mesures, j'en suis désolé… – Mais sur ce que vous disiez Naïla Latrousse, – Désolé pour…

22:12
Présentateur

– Sur ce que vous disiez Naïla Latrousse à l'instant ?

22:14
Locuteur non identifié

– Et sur ce que me disait Naïla Latrousse, on peut tout à fait vouloir censurer… – Sur les différents dossiers

22:17
Présentateur

qui vont arriver là ?

22:17
Locuteur non identifié

– Évidemment, Maxime Zvitek, mais on peut tout à fait vouloir censurer un gouvernement, et que si le gouvernement n'est pas censuré, pour autant, je reste avec mes collègues, on reste député, donc on dépose des amendements, on essaye d'améliorer un texte de loi, on essaye si possible de faire voter des… – S'il y a un texte de loi sur l'agriculture par exemple, moi je redéposerais s'il y a un texte de loi sur l'agriculture, une proposition de loi que j'avais déposée à l'Assemblée nationale pour introduire des prix planchers, vous savez, pour que les agriculteurs aient au moins des rémunérations minimales garanties et qu'elles ne soient pas obligées de vendre leurs produits à perte.

À l'époque, j'avais déposé cette proposition de loi, on avait perdu à quelques voix et ensuite le Président de la République, Emmanuel Macron, il avait dit qu'il reprenait cette proposition. – Emmanuel, peut-être quelqu'un peut me dire d'ailleurs où en est le dossier. – Les deux textes par exemple sur la fin de vie, vous les voterez ? – D'abord, je trouve que la manière avec laquelle le texte de loi a été découpé en deux… – D'un côté un texte sur les soins palliatifs, d'un autre côté sur l'aide à mourir. – Je ne me conviens pas, je pense que c'est une erreur de faire ça.

Pour le reste, moi je suis favorable au droit à mourir dans la dignité, donc s'il y a un texte qui va dans cette direction, évidemment que je le voterai. Mais vous savez, attendez, ce n'est pas parce que vous voulez censurer le gouvernement que quelles que soient les choses qui sont proposées ensuite, vous êtes contre toutes. S'il y a des choses qui vont dans la bonne direction, je ne vais pas vous dire que je ne vais pas les accompagner les aides.

Mais la ligne générale de ce gouvernement, c'est une ligne générale qui ne va pas faire du bien pour notre pays, qui va se traduire par une catastrophe économique, une catastrophe sociale et une incapacité à faire face à l'urgence climatique et environnementale. Moi, c'est à l'inverse des convictions que j'ai portées pendant l'élection et du mandat que m'ont confié les électrices et les électeurs qui ont voté pour moi. À partir de ce moment-là, c'est normal que je reste fidèle à mes convictions. Et donc, mes convictions, elles passent par le fait de combattre ce gouvernement. Juste, Manuel Bompard, si François Bayrou chute, vous avez un nom à proposer pour Matignon ?

Mais si François Bayrou chute, je crois qu'on n'en sera plus à l'idée de constituer un nouveau gouvernement. On n'en sera plus. Ça ne dépend pas de vous. Je crois que tout le monde aura compris qu'à ce moment-là, on est dans une situation de blocage politique qui fait que la solution passe par le départ du président de la République. Enfin, ça ne dépend pas de vous. Pardon ? Sauf que ça ne dépend pas de vous. Ça ne dépend pas de moi, mais c'est ce que je souhaiterais.

24:16
Manuel Bompard

Donc, l'éducation s'est terminée ?

24:17
Locuteur non identifié

Mais je n'ai pas dit que c'était terminé. J'ai dit juste que je vois bien, ça fait depuis un an maintenant que ça dure, qu'aux élections législatives, le nouveau Fonds populaire est arrivé en tête et qu'Emmanuel Macron cherche tous les moyens possibles pour empêcher le nouveau Fonds populaire de gouverner. Mais on va se parler franchement, comme vous le disiez, Benjamin Duhamel.

24:33
Manuel Bompard

Donc, si le point de blocage, c'est lui, c'est lui qui doit partir. Comme nous a dit Benjamin Duhamel, vous aviez expliqué que François Bayrou tomberait mi-janvier, il est toujours là. Vous croyez franchement qu'Emmanuel Macron va démissionner ? Ce n'est pas vous qui voyez un mirage, là ?

24:46
Locuteur non identifié

Vous savez, c'est vrai, vous avez raison. Sur le fait qu'il tombe au 15 ou au 16 janvier, ce n'était pas tout à fait vrai. Mais on aurait pu discuter, si vous voulez, ensemble des prévisions que vous faisiez sur le gouvernement de Michel Barnier. Je ne me rappelle pas qu'à l'époque, vous pensiez qu'il allait tomber. Donc, cette fois, on ne s'était pas trompé, on avait plutôt réussi.

25:02
Manuel Bompard

Je n'ai pas le souvenir que les commentaires

25:04
Locuteur non identifié

étaient particulièrement optimistes sur la durée de vie du gouvernement de Michel Barnier. Mais pour le reste, je ne vais pas esquiver votre question. Vous dites les choses franchement. Moi, je me bats en fait. Donc oui, c'est compliqué, c'est difficile. Vous avez aujourd'hui des gens qui s'accrochent au pouvoir, qui veulent continuer à nous imposer une politique qui, à mon avis, est une politique qui dessert le grand nombre, l'immense majorité des Français et qui s'accrochent, qui s'accrochent, qui disposent d'un certain nombre de soutiens avec des gens qui changent de position, qui sont élus pour être dans l'opposition et qui finalement deviennent des soutiens à la majorité.

Oui, c'est vrai, c'est compliqué. Eh bien moi, pardonnez-moi, je reste fidèle à mes convictions. Ça, c'est pour Boris Vallaud qui va nous en faire dans un instant. Mais non, mais attendez, j'ai deux questions à vous poser encore. C'est pas pour Boris Vallaud parce que c'est un peu trop facile d'organiser uniquement la discussion avec le Parti Socialiste parce qu'il y en a d'autres qui se sont bien cachés aujourd'hui et qui sont complices du maintien au pouvoir de François Bayrou et de sa mauvaise politique. C'est les élus du Rassemblement National. Moi, personnellement, je ne les oublie pas. Et tout à l'heure, on sera avec Laure Lavalette du Rennes.

Ceux qui font des grands discours sur les plateaux de télévision cet après-midi à l'Assemblée Nationale, ils ont passé 90% de leur temps à dire que le budget était mauvais. Mais à la fin, ils ont laissé passer.

26:05
Présentateur

On arrive, j'ai deux questions. Une question très simple. Vous en êtes où de votre recherche de parrainage pour la prochaine présidentielle ? Vous en êtes à combien ? On a plutôt bien avancé. On a dépassé les 150. 150, très bien. Il en faut 500. C'est un début. Maxime Guitel

26:17
Locuteur non identifié

En un mois et demi, je trouve ça pas mal.

26:21
Présentateur

C'était une précision. Et j'ai encore une question. On a vu Boris Vallaud pour le Parti Socialiste qui sera notre prochain invité face à BFM. Il est juste là. Vous n'avez plus rien

26:28
Locuteur non identifié

en commun avec lui ce soir ? Je dis ça. C'est bizarre, vos questions qui essayent d'être des réponses à ma place. Vous dites

26:36
Manuel Bompard

s'il ne vote pas les prochaines motions de censure. Vous voulez exposer une question

26:40
Locuteur non identifié

à Boris Vallaud ou que je m'adresse à Boris Vallaud ? Je n'ai pas de problème. Je veux bien faire. Il se dit revenez à la raison. Revenez dans l'opposition. Et pour ça, vous avez une chose simple à faire. C'est voter une motion de censure sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale. Quand on a été élu en disant que la priorité, une des grandes priorités, ce devait être le développement de nos services publics, l'hôpital public, vous ne pouvez pas laisser passer un projet de loi de finances de la Sécurité sociale avec 3 milliards de coupes dans les dépenses de santé, avec une taxe dont je vous ai parlé tout à l'heure sur les apprentis pour prendre ces deux exemples-là. Voilà.

Moi, je souhaite qu'ils reviennent sur ce qui est, à mon avis, le cœur de ce qui devrait être notre engagement commun, c'est-à-dire le programme qu'on a défendu ensemble aux élections législatives. C'est le programme du nouveau Front populaire.

27:24
Présentateur

Il va vous répondre. Merci beaucoup, Manuel Bonfort, d'avoir été le premier invité de cette émission. de ce qui est.

27:29
Locuteur

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