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InterviewKTO TV· 12 novembre 2015 46 minContradictoireMixteÉconomie & entreprisesTravail & emploiÉducation & rechercheSécurité

Olivier Faure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:03OuverteRéponse directe

    À quoi attribuez-vous les improvisations du gouvernement et l'incompréhension avec les députés socialistes ?

  • 1:47OuverteRéponse directe

    Où sont passés les frondeurs socialistes ?

  • 2:31OuverteRéponse partielle

    Comment financer l'amendement sur la CSG dégressive pour les basses salaires ?

  • 5:21RelanceRéponse directe

    Craignez-vous une sanction du Conseil constitutionnel pour inégalité fiscale ?

  • 5:21OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas mener une grande réforme fiscale d'un coup ?

  • 7:29OuverteRéponse partielle

    Y a-t-il un peu de masochisme au PS avec Notre-Dame-des-Landes et la réforme du Code du travail ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:47Fait
    « les députés socialistes ont un intérêt une majorité ça ça a un sens ça permet de corriger éventuellement une copie qui n'est pas toujours parfaite au premier g »
  • 2:31Fait
    « il y a eu un congrès du Parti socialiste qui de rappeler quels étaient les rapports de force et de montrer qu'il y avait une majorité chez les socialistes pour soutenir la trajectoire fixée par le gouvernement »
  • 3:54Fait
    « on a en France en fait une imposition sur le revenu qui est constitué de deux impôts là c'est l'impôt sur le revenu proprement dit qui est donc progressif c'est-à-dire que vous avez des tranches qui permettent d'avoir des taux différents euh en fonction donc de vos revenus »
  • 4:37Chiffre
    « pour ceux qui sont en dessous d' 1,3 SMIC l'idée effectivement est de faire baisser cette imposition et donc de faire gagner pour ceux qui sont proches du SMIC autour de 100 € par mois dès l'année prochaine »
  • 8:54Fait
    « il y a une réforme qu'on pourrait qualifier de droite qui est une réforme qui touche à tout qui touche au salaire au SMIC qui touche au contrat de travail qui touche à la durée légale du travail et puis a une réforme de gauche qui ne touche pas à ces trois points »
  • 10:20Fait
    « ce sont les élus les citoyens concernés qui doivent maintenant trancher et ils auront l'occasion de le faire dans les prochaines élections régionales »
  • 11:46Fait
    « à chaque fois qu'il y a destruction de l'environnement il y a obligation de reconstitution de l'équivalent ailleurs »
  • 13:14Fait
    « on a cherché une révolution globale du monde de l'éducation en partant du très jeune âge et en allant jusqu'au au collège »
  • 16:45Fait
    « on a été l'une des premières ZSP et qui produit d'excellents résultats même si c'est pas maintenant zéro crime zéro délit mais ça veut dire que on avance sur ces sujets »
  • 18:55Fait
    « on sait très bien que malheureusement pour une part des détenus la prison est aussi l'école de la récidive »
  • 26:15Promesse
    « progressivement notamment les départements seront remplacé par de grandes intercommunalités qui auront une vocation à développer les politiques de proximité »
  • 29:45Fait
    « les politiques qui viennent et qui font campagne ne font pas toujours ce qu'ils disent »
  • 39:25Fait
    « le plus gros risque en réalité c'est que la fin de ce siècle ne soit catastrophique »
  • 41:36Fait
    « un échec à nouveau de cette COP qui est la 21e du genre serait une catastrophe pour le monde »
  • 43:46Fait
    « je suis contre l'idée de réserver Paris au véhicules à essence en 2020 »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Non speech

[Musique]

0:20
Locuteur

bonjour et bienvenue sur ce plateau de cateo pour notre rendez-vous hebdomadaire face aux chrétiens organisé comme vous le savez en partenariat avec la croix avec radio notred-dame et le réseau des radios RCF nous accueillons aujourd'hui Olivier fort Olivier fort est député de cemar porte-parole du Parti socialiste il incarne à 47 ans un peu la nouvelle génération des députés socialistes et des dirigeants socialistes avec un discours parfois un peu novateur voilà nous bonjour d'abord Olivier fort vous allez être interrogé par trois journalistes partenaires donc de cette émission Corine Laurent de la Croix bonjour Alain Barron de Radio Notre-Dame bonjour et Romain mazenud de RCF bonjour alors il y a beaucoup de d'actualité en ce moment riche en France à l'étranger on va commencer par par la France et on va commencer par les un peu les quakques les improvisations les les hésitations du gouvernement et cette espèce d'incompréhension entre les députés socialiste et le Premier ministre en tout cas le gouvernement à quoi vous attribuez toutes ces improvisations qui vous font p perdre le bénéfice des mesures bah vous ce que vous appelez improvisation pour moi c'est le dialogue normal qui existe entre un gouvernement et sa majorité si ce dialogue n'existait plus il faudrait fermer le Parlement et considérer que nous ne servons à rien or et c'est la preuve ces dernier jour les les députés socialistes ont un intérêt une majorité ça ça a un sens ça permet de corriger éventuellement une copie qui n'est pas toujours parfaite au premier g donc voilà on dialogue on discute on avance alors Alain baron pour reprendre un peu sur cet amendement de Jean-Marc HUD qui est dép qui est discuté ce jeudi à l'Assemblée nationale oui il semblerait donc une forte majorité des députés socialistes qui soutiennent l'amendement euh il y a pas eu on a souligner que ce budget était il n'y avait plus de frondeur cette année euh ils sont passés où les frondeurs bah ils sont toujours là il y a toujours des gens qui se reconnaissent dans ce que les frondeurs ont pu porter mais c'est vrai que d'abord il y a eu un congrès du Parti socialiste qui de rappeler quels étaient les rapports de force et de montrer qu'il y avait une majorité chez les socialistes pour soutenir la trajectoire fixée par le gouvernement et cette fois-ci on a donc un groupe socialiste qui est peut-être plus cohérent et qui cherche à avancer d'un même pas ça a été le cas avec ce qui été adopté par le Pr national du PS donc au mois de juillet et puis les amendements qui progressivement viennent aussi donc émailler la discussion de budgétaire et permettre d'avancer mais de concert et non pas avec une opposition artificielle entre courant sensibilité entre majorité et minorité alors oui romain ma de RC cet amendement il propose une CSG dégressif pour les basses salaires en contrepartie d'une baisse de la prime d'activité comment ce sera financé alors c'est pas tout à fait enfin je vais essayer de repréciser les chose c'est assez compliqué à comprendre même si c'est en réalité très simple le le point de départ c'est qu'on a en France en fait une imposition sur le revenu qui est constitué de deux impôts là c'est l'impôt sur le revenu proprement dit qui est donc progressif c'est-à-dire que vous avez des tranches qui permettent d'avoir des taux différents euh en fonction donc de vos revenus vous avez quatre tranches différentes et plus vous êtes avec des revenus élevés et plus les tranches supérieures sont avec des taux élevés et chaque part de votre revenu vous avez enfin chacun est imposé en fait pour la première part de revenus au 1emier taux 2e taux 3è taux 4e taux donc on a donc une progressivité et puis on a à côté de cet impôt-l la CSG qui est un impôt qui est prélevé de la même façon sur tous les salariés et donc qui donc est un taux unique proportionnel et donc plus injuste puisqu'il frappe de la même façon les tout petits revenus et les très gros revenus et donc ce que nous voulons introduire dans ce projet de loit de finance c'est donc un rapprochement entre l'impôt sur le revenu et la CSG et donc pour le faire sans frais pour que ce soit uniquement une baisse d'impôt nous avons choisi de faire faire en sorte de rendre la cette CSG dégressive c'estàdire que pour tout le monde au-delà de 1,3 SMIC rien ne change le taux reste de 8 % en revanche pour ceux qui sont en dessous d' 1,3 SMIC l'idée effectivement est de faire baisser cette imposition et donc de faire gagner pour ceux qui sont proches du SMIC autour de 100 € par mois dès l'année prochaine donc avec une baisse d'imposition sur la CSG est-ce que parce que bon on comprend bien cette mesure qui vient de l'ancien Premier ministre Jean-Marc hraud est-ce que c'est un premier pas dans son esprit et dans le vôtre vers ce qu'il voulait faire à savoir un impôt à la source alors l'imposition à la source elle va se faire de toute façon donc en 2018 ça sera lancé dès 2017 mais en 2018 il y aura bien un prélèvement la sour ce qui veut dire que désormais vous n'aurez plus à payer un impôt sur vos revenus de l'année précédente ce qui est une source d'inc coméhension chaque année pour les uns et les autres en plus ça veut dire qu'on a parfois des revenus qui ont baissé d'autres fois qui ont augmenté enfin c'est très compliqué là vous recevez vous serez en réalité régulé chaque mois et donc en fonction de ce que vous touchez vous pérer un impôt une question de Corine Laurent de la Croix oui juste deux questions est-ce que sur l'adoption de cette mesure vous ne craignez pas une sanction du Conseil constitutionnel pour inégalité pour en Tor au principe d'É alité et puis deuxième question cette grande réforme fiscale que l'on attend depuis le début du du quinquen François Hollande était est plutôt un fiscaliste de formation on aurait pu attendre qu'il mène cette cette réforme d'un coup est-ce que vous ne quel est le bénéfice politique à toucher sans arrêt à l'impôt tout au long du canquena ça c'est une bonne question parce que effectivement ça peut donner le sentiment c'était un peu votre introduction sur le sentiment d'improvisation et donc il faut ramener de la cohérence de la visibilité et montrer quelle est la trajectoire que nous voulons donner à l'impôt en France et donc là où on a trop touché par petites mesures successives il faut arriver à montrer quel est le sens et le sens c'est celui de plus de justice fiscale et pour plus de justice il faut effectivement faire attention aux différents revenus et donc faire en sorte de ramener du pouvoir d'achat vers les classes populaires modestes qui aujourd'hui souffre particulièrement donc c'est le sens de cet amendement et c'est vrai qu'on peut regretter qu'il n'ait pas été proposé plutôt mais sans doute fallait-il commencer par donc chercher à restaurer les marches des entreprises pour arriver à à redynamiser ce pays éviter de perdre des emplois plus que nous n avons perdu et maintenant aussi veiller à ce que alors qu'on sait que le problème n'est plus seulement un problème d'offre mais aussi un problème de demande fait en sorte que nous restaurions le pouvoir d'achat des Français notamment ceux qui n'épargn pas et qu' consomme intégralement ce qu'il touche et donc qui à chaque fois qu'on le donne 100 € c'est 100 € qui repartent dans la machine économique qui l'entraîne et qui permettre de la croissance une question d'Alain baron de radio NotreDame oui on a parlé d'improvisation mais est-ce qu'il y a pas aussi un peu de masochisme au PS et chez les gouvernants parce que vous avez relancé enfin je dis vous c'est global le le projet de Notre-Dame des Landes ce qui vous alienne quand même pas mal d'écologiste vous annoncez une réforme du Code de travail c'est un peu le chiffon rouge par rapport au syndicat sont vous quand même souvent vos électeurs euh est-ceil y a pas un peu de masochisme ou alors il y a une stratégie que que j'ai du mal à saisir je crois pas qu'il y a de volonté masochiste mais une volonté de faire dans tous les enfin de faire ce que l'on doit et d'avoir une euh pardon de le dire parce que ça donne le sentiment d' PRODOMO mais on est face à des hommes d'État qui ont choisi de continuer à réformer même si ça pouvait coûter et donc dans le cas de notre-ame des l'idée est assez simple c'est qu'il faut respecter l'État de droit et donc ne pas laisser des adistes s'emparer d'un projet face aux élus face au territoirees face aux citoyens qui ont adopté C ce projet d'aéroport de NotreDame des Landes et qui ne comprendrai pas que ce soit en fait quelques insurgés qui viennent dicter contre toute l'évidence démocratique leur lois sur ce territoire et puis s'agissant euh de trava du travail du travail là aussi tout dépend de la façon en visage moi j'ai j'ai le sentiment qu'il y a deux réformes du Code du travail qui sont possibles il y a une réforme qu'on pourrait qualifier de droite qui est une réforme qui touche à tout qui touche au salaire au SMIC qui touche au contrat de travail qui touche à la durée légale du travail et puis a une réforme de gauche qui ne touche pas à ces trois points ce qui a été déjà acté et rendu publici par le Premier ministre et en même temps qui cherche à à simplifier des règles devenues obscures et tout ça se faisant sous l'égide de Robert baninter qui n'est pas le plus à droite de ce pays et dont on peut considérer que le livre qu'il a écrit avec Antoine loncan est un livre qui pose les bases d'une bonne réforme du Code du travail c'estàdire simplification il a lui résumé en 20 grands principes le code du travail alors peut-être qu'il y en aura 25 peut-être qu'il y en aura 30 peu importe mais l'idée c'est d'arriver à faire en sorte que ces droits soient connus autant des employeurs que les salariés les uns pour pouvoir les anticiper les autres pour se défendre et donc c'est plutôt une opération qui peut se révéler gagnante personne ne gagne au fait que le droit deviennent obscur et soit simplement la panage de quelques juristes je reviens sur Notre-Dame des land vous croyez vraiment réussir dans dans cette opération alors que vous avez y compris une ministre de l'écologie qui est qui n'y est pas favorable pas pas la moindre puisque il s'agit de de ces goen Royal vous avez vos partenaires qui qui sont pas favorables et on voit bien que c'est un dossier extrêmement délicat vous personnellement vous pensez pouvoir y arriver moi je ne sais pas enfin comment les choses se dénoueront mais ce que je pense c'est qu'elles doivent se dénouer à un niveau qui est le niveau local c'està-dire que ce sont les élus les citoyens concernés qui doivent maintenant trancher et ils auront l'occasion de le faire dans les prochaines élections régionales ils verront on verra bien quelles sont les listes qui ont la faveur des citoyens c'est celles qui prônent l'abandon ou celles qui prônent au contraire le maintien de ce projet et donc on n'est pas toujours obligé de tout ramener au niveau national il y a des sujets qui sont des sujets d'intérêt local et moi je crois que il été beaucoup question de cet aéroport depuis de nombreuses années que ce projet est un projet qui n'a pas les défauts qu'on lui prête très souvent que à chaque fois qu'il y a destruction de l'environnement il y a obligation de reconstitution de l'équivalent ailleurs donc on est sur un projet qui est plutôt sain sain sur le plan environnemental et sain sur le plan économique puisqu'il s'agit de développer en fait les échanges avec une région qui est une région qui qui cherche à sa prospérité et qui cherche à continuer son développement comme c'est le cas depuis plus de 20 ans une question de de Romain massenau de de RCF romain les deux grands thèmes qu'avait Marcelé François Hollande pendant sa campagne de 2012 et même avant 2011 pendant la la campagne des primaires socialistes c'était la fiscalité on en a parlé et aussi les jeunes or pour les les les chômeurs de de moins de 25 ans il y en a 100000 de plus depuis 2012 comment vous expliquez cet échec est-ce qu'il est encore temps de redresser la barre et comment alors c'est vrai que c'était l'un des grands objectifs et ça reste un des grands objectifs de ce kinquena mais là où vous avez raison de rappeler des chiffres qui sont malheureusement encore très mauvais il faut aussi rappeler que s'il y a bien une catégorie où le chômage baisse c'est celui des jeunes et de manière continue depuis maintenant d' gr cont aid grâce au contrat aidé notamment effectivement mais s'il n'existait pas que se passerait-il et contrraidé c'est un premier pas dans l'emploi une expérience qu'on acquiert et la possibilité ensuite de la passzmopression de la revendre à l'empur l'UR ultérieur en montrant qu'on sait faire qu'on a su s'adapter à un environnement de travail qu'on a pu rentrer dans l'emploi et qu'on a une première expérience qui é expérience réussi bon maintenant estce que ça suffit l'évidence c'est que non mais en même temps il faut aussi regarder à la fois d'où l'on part et sur qu'on va arriver les quand on regarde ce qui est entrepris depuis le début de ce ququenin notamment dans le domaine éducatif il faudrait en parler pendant une émission entière mais quand même on a cherché une révolution globale du monde de l'éducation en partant du très jeune âge et en allant jusqu'au au collège puisque vous savez que la réforme du collège entrera en application à la rentrée prochaine et donc on est dans une histoire qui s'écrit sur chaque cycle et où dans chaque cycle on cherche à faire en sorte de tirer vers le haut des générations entières et ne pas faire le choix d'une petite élite qu'il faut maintenir et elle sera maintenue il restera toujours des élèves plus capables et qui ont plus de talent que les autres mais chercher à massifier à tirer vers le haut le plus grand nombre d'élèves vers l'enseignement supérieur parce que nous nous en avons besoin tout simplement parce que si nous voulons gagner euh notre place ou maintenir notre place dans la compétition mondiale cela suppose d'avoir non pas une élite étroite maisavoir une élite plus large parce que vous le voyez bien les Indiens les Brésiliens les Chinois et ca il forment les ingénieurslevé par le haut mais la critique qu'on a fait au gouvernement justement sur l'éducation c'était plutôt le nivellement vers le bas justement oui c'est une critique injuste parce que c'est absolument l'inverse de ce que nous voulons faire et c'est pas ce qui se produira le problème du nivellement par le bas c'est le problème du système actuel quand vous avez en fait les études des éélations PISA qui font apparaître le fait que l'école française est de plus en plusu inégalitaire et qu'elle donc produit de moins en moins de jeunes toutes cat social bien foré c'est un problème et ça cette évaluation elle évaluait non pas la les réformes donc euh on va dire belcassem pour faire plus rapide même s'il y a eu deux prédécesseurs et euh elle évaluer donc ce qui s'est fait avant et non pas ce qui se fait depuis 3 ans et donc l'objectif c'est bien d'améliorer cette performance éducative et de faire en sorte d'intéresser de tirer vers le haut le plus grand nombre sans jamais casser le niveau sans jamais chercher à niveler par le bas comme ça ça nous a souvent reproché à tort et de manière caricaturale la vérité c'est que ce qui ne marche pas c'est aujourd'hui et ce qui doit marcher c'est demain une question de Corine de la Croix oui dans les autres questions d'actualité c'est aussi je crois la première aspiration des Français c'est le thème de la sécurité euh Bernard casenu le ministre de l'Intérieur veut élargir les conditions de la légitime défense pour les policiers pourquoi et une question politique est-ce que c'est désormais la sécurité un acquis de la gauche j'ai l'impression que c'est une question qu'on nous pose enfin je faisais pas enfin j'étais pas député à l'époque mais j'ai l'impression une question qu'on nous pose depuis plus de 20 ans et pourtant moi quand je suis rentré en politique les premiers élus avec lesquels j'ai été amené à discuter avait déjà le discours que tient casneuv aujourd'hui c'està-dire que depuis très longtemps la gauche s'est convertie au réalisme parce que nous avons beaucoup d'élus de terrain et que chacun a eu l'occasion d'être confronté directement à la recrudescence d' inciivilité au euh à l'arrivée dans les quartiers de l'économie parallèle de la drogue et cetera et donc tout le monde c'est depuis très longtemps attaqué au sujet directement et aujourd'hui je note que c'est la gauche qui renforce les pouvoirs de la police et de la justice c'est la gauche qui met en place les homes de SCÉ prioritaires qui ont de très bons résultats ve preuve ma propre circonscription à savineil temple on a été l'une des premières ZSP et qui produit d'excellents résultats même si c'est pas maintenant zéro crime zéro délit mais ça veut dire que on avance sur ces sujetsl et j'ai du mal encore à entendre cette question comme s'il y avait une espèce de euh euh je sais pas non là il s'agit pas d'un agent on a bien compris qu'il était déjà fait depuis un moment mais c'est désormais quelque chose qui peut être avancé comme un acquis c'est-à-dire on reviendra plus en arrière je pense que personne ne veut revenir en arrière il n'y a aucun aucune sensibilité du Parti socialiste qui aujourd'hui prôent le laxisme général c'est enfin c'estent l'impression qu'on a c'est un peu l'image d'Épinal des socialistes et donc on leur recolle à chaque fois le laxisme sur le dos comme si c'était une espèce de de puisqu'on est face au chrétiens de péchés capital dont on ne serait jamais réparé et qu'il faudrait à chaque fois à chaque fois ce disculper une question d'Alain baron de radio notreddame en général l'opinion est plutôt satisfaite de ce que fait la police mais c'est plutôt la politique pénale et pénitentiaire qui qui ne passe pas dans l' opinion c'est Madame tobira n'est pas forcément toujours non mais moi je ne sais pas ce que l'on reproche à Madame tobira parce que très souvent on lui reproche ce qu'elle n'a tout simplement pas V l'occasion de faire on lui reproche des lois pénales plus douce mais personne ne les a vu puisqu'elles n'ont pas été adoptées personne enfin toutes ces libérations il y a d'ailleurs c'est encore dans ma circption que les choses se sont passées il y a eu une libération d'un d'un homme il y a quelques temps qui était qui venait de la prison de RO euh et bien c'est pas sur la base de loi tobira qu'il a été libéré mais sur la base des lois précédentes et donc on est en train de faire le procès à Madame tobira d'être plus laxiste encore que ne l'était Nicolas Sarkozi c'est un peu ça qu'on lu dit donc mais je ne comprends pas cet état de faite et j'aimerais surtout queun jour on prenne la question pénale plus au sérieux parce que on est dans une situation où on est en permanence à agiter un espèce de de drapeau répressif comme s'il permettait de guérir la société de ces mots en réalité on sait très bien que malheureusement pour une part des détenus la prison est aussi l'école de la récidive et donc pour les petits délits pourquoi les juges cherchent à éviter parfois la prison c'est tout simplement parce qu'ils ont le sentiment que celui qui a volé un œuf finira par voler un bœuf et donc il faut non pas il faut pas faire preuve de naïveté il faut condamner il faut mais faut trouver aussi des peines de substitution qui sont parfois plus intelligent moi je me rappelle de ce que dis ce quiécrivait Guy Gilbert il y a 30 ans quand il écrivait des hommes il rentrent des fauv en sorte c'était le descriptif de ce que de ce qu'est malheureusement souvent le système carcéral donc il faut penser l'ensemble de la chaîne pénale pensez aussi à faire en sorte que cette prison ne soit pas le lieu de la reproduction mais au contraire le lieu de l'amendement personnel et donc pour ça ça suppose d'aménager les peines ça suppose de faire confiance à nos magistrats ça suppose aussi de mettre plus de moyens sur la justice que nous n avons mis jusqu'à présent peut-être que ça c'est un tort partagé mais il faut euh éviter d'avoir euh une parole qui soit une parole un peu lapidaire un peu rapide un peu démagogique aussi et euh qui revient à simplement considérer que quand on a un problème il faut mieux le cacher en prison plutôt qu'autre chose mais ça ne suffit pas et euh je vous renvoie aux rapports innombrables qui ont été écrits euh Christine Christine Boutin en avait écrit un très bon il y a quelques années sur l'état des prisons en France et donc il faut faire attention et ne pas avoir une pensée un peu magique et un peu simpliste qui conduit peut-être aux pires erreurs et aux pires égarements pour notre plus grand mal collectif merci de ces réflexions sur sur la prison c'est l'occasion d'ailleurs de de marquer une une première pause dans ce face aux chrétiens et nous nous retrouvons dans un dans un très court instant avec Olivier fort le porte-parole du Parti socialiste et député socialiste de cénémarne à tout de suite on se retrouve pour cette deuxè partie du face au chrétiens avec pour invité aujourd'hui Olivier fort député de cénemar porte-parole du Parti socialiste il est interrogé par trois journalistes partenaires de cette émission Corine Laurent de la croix Alain baron de Radio Notre-Dame et Romain mazenau de RCF alors nous allons parler Olivier fort des des régionales en ce moment les sondages ne donnent pas une une avancée et même un recul pour les pour le Parti socialiste qu'est-ce que qu'est-ce que vous voulez sauver quelles sont au moins les deux ou trois régions que vous pouvez sauver actuellement quel est votre pronostic mais d'abord moi je ne pronostique rien je me bats pour que en fait on ait le maximum de régions qui restent à gauche c'est vrai que on part de très haut puisqueelles sont presque toutes à gauche sauf l'Alsace et donc il faut demain effectivement considérer que enfin c'est on a la gauche est dans l'état dans lequel elle est on peut difficilement imaginer qu'elle se trouve avec 99 % des régions mais il n'y a aucune région perdue d'avance et je mets en garde contre les sondages qui systématiquement euh trompe à chaque échéance on finit par dire ah les sondages se sont trompés mais tout simplement parce que les sondages c'est une photo à un moment donné c'est pas l'élection et ce qu'il faut attendre maintenant ce sont les électeurs qui auront eux un message à nous adressé au soir du 6 décembre alors j'avais quand même une question supplémentaire sur quel argument quels arguments vous allez vous battre et quelle est la différence aujourd'hui entre une région gérée par la gauche et une région gérée par la droite on la voit pas anément cette diff on la voit pas parce qu'il y a peu de régions dirigé par la droite donc évidemment on n pas ce comparatif voilà mais ce qui est vrai est ce qu'on voit apparaître dans les programmes que développent nos concurrents c'est ce sont des régions qui font pas les mêmes choix et qui ne sont pas euh aussi euh présentes dans le domaine des services publics des transports par exemple et je pense à l'île-de-fance où cette question est une question majeure je pense que dans le domaine de la formation quand on voit ce que les départements qui sont passés à droite il y a un an font aujourd'hui on voit bien que à chaque fois ce sont des réductions sur des programmes en direction des élèves euh sur l'équipement numérique sur l'accompagnement notamment transport scolaire sur euh les tarifs dégressifs sur la cantine aussi enfin on VO bien qu'il y a un certain nombre de choix qui sont faits qui sont euh euh bah des choix qui correspondent davantage à une vision qui est une vision euh libéral et donc moins d'accompagnement moins de volontarisme aussi dans le domaine notamment développement économique formation professionnelle éducation ce qui est transport ce qui est regrettable une question de Romain maznaau de RCF le redécoupage des régions ça a servi à quoi parce que finalement on voit que les départements sont toujours là ça fera sans doute pas autant d'économie que ce qui était annoncé au début et puis est-ce que les Français vont se retrouver dans ces grands ensembles qui vont déperner à Strasbourg ou de Poitier à biarit enfin si l'abstention est forte les 6 et 13 décembre est-ce que ce sera pas imputable aussi à ce redécoupage un peu étrange bon je crois pas que ce soit enfin l'abstention malheureusement elle est toujours forte sagissant des régionales trop forte mais à quoi ça sert en fait on a besoin de régions qui soient des régions avec une taille critique suffisante pour pouvoir faire avoir la masse critique qui permett de lutter d'être concurrence en compétition avec d'autres régions européennes par exemple et donc là où on avait des régions qui étaient plus réduites autrefois mais qui étaient lié aussi au mode de déplacement au transport quand on se rappelle que les départements ils étaient en fait à une journée de cheval de la préfecture bon aujourd'hui on a plus de cheval et on peut en réalité traverser la France en une journée en voiture donc il faut aussi prendre la mesure du temps dans lequel nous sommes et donc éviter le morcellement on est quand même ce pays où on a et c'est vous qui regrettez à l'instant disant on a encore gardé des département mais c'est vrai que nous avons nous avons des communes des intercommunalités des départements des régions un parlement enfin bon ça ça finit par être effectivement un peu trop et moi ce que je souhaite c'est que progressivement parce qu'il ne faut pas faire les choses de manière brutale autrement on sait bien que ça crée de la résistance mais il faut arriver à faire passer l'idée que progressivement notamment les départements seront remplacé par de grandes intercommunalités qui auront une vocation à développer les politiques de proximité là où les régions auront davantage de vision sur le développement économique sur le développement des infrastructures de notamment de transport et qu'elles pourront donc être des stratèges là où les intercminalités sont plutôt les accompagnateurs de proximité sur les politiques sociales sur la culture sur un certain nombre de sujets qui permettent de qui ont besoin de proximité avec les citoyens une question de Corine Laurent de la Croix oui sur le plan stratégique on aimerait bien y voir plus clair peut-être vous allez pouvoir nous aider qu'est-ce que vise le Premier ministre manuel Vals quand il fait savoir qu'il faudrait dans un cas où le Front national pourrait prendre une région peut-être fusionner euh les listes des républicains le parti et les républicains du PS ou suivre la stratégie de monsieur cambadellis qui explique qu'on verra au soir du premier tour peut-être des listes de gauche ensemble seront en tête devant la droite qui qui on doit su là il y en a un que vous avez peut-être entendu vous mais moi je l'ai pas entendu c'est des paroles qui sont des paroles non publiques donc c'est peut-être l'état de sa réflexion mais c'est pas du tout une annonce qu'il a pu faire donc moi je suis absolument contre l'idée de fusion de liste entre le PS et leexump entre le 1er et le second tour ce serait accréditer l'idée qu'il existe une MPS et si nous devions fusionner ce serait pour mener quelle politique derrière quel président dans pendant combien de temps tout ça ne me paraît pas solide et ne me paraît pas tenir la route euh ce qui me paraît en revanche relevé de l'expérience c'est que les socialistes n'ont jamais été absents du rendez-vous avec la République lors des premiers tours quand ils étaient moins bien placés qu'un autre républicain voilà mais je pens plus parce qu'effectivement il y a aujourd'hui une campagne électorale et se placer uniquement dans cet exercice qui de dire à chaque fois voilà si on n'est pas suffisamment bien placé qu'est-ce qu'on fera et cetera on finit par laisser penser que la gauche est uniquement la roue de secours de la droite alors qu'en réalité il y a deux régions dans lesquelles la question du Fond national est posée c'est veut dire que dans toutes les autres cette question n'est pas posée la question c'est celle de du rapport gauche- droite qui dirigera demain la bretaren les pays de la lois la région Centre la région Île-de France et cetera enfin je pas toutes les faire mais ça pour vous dire que il faut pas non plus et c'est le travers médiatique c'est qu'on a focalisé uniquement sur deux régions parce qu'elles sont plus spectaculaires et on est en train de tout dramatiser à partir de là et on est on laisse penser que l'enjeu serait simplement de savoir si le Front national va être gagnant de cette élection ou pas c'est pas ça l'enjeu l'enjeu il est plus large et c'est qui dirigera nos région demain et donc voilà on se posera cette question là au sur du premier tour et vous avez une garantie ça celle-là elle vous a été donnée par le Premier ministre comme par le premier secrétaire du Parti socialiste c'est que les socialistes seront au rendez-vous de la République ils l'ont toujours été et le seront encore une question d'Alain Barron de radio notreame on voit très souvent dans la presse des commentaires sur la campagne où on voit les les les candidats socialistes de gauche ou même les candidats de droite s'arracher les cheveux sur le thème nous on fait campagne le Front national ne fait pas campagne et pourtant il grime dans les sondages alors je sais bien que les sondages faut les prendre avec des pincettes mais comment vous expliquez ça ça les Français sont pas totalement non plus stupides comment vous expliquez ce paradoxe bah c'est pas un paradoxe c'est d'abord le sentiment malheureux que les politiques qui viennent et qui font campagne ne font pas toujours ce qu'ils disent et donc il y a une attention plus faible portée au projets aux programmes qui sont portés par les uns et par les autres et ça ça suppose une responsabilité collective c'estàdire que plutôt que de promettre tout n'importe quoi il faut que chacun ça seraigne à à des des des projets qui soient tenables et puis ensuite il y a effectivement une période qui est plutôt propice aux idées que je ne qualifierais enfin de noséabond du Front National et on voit bien que ce qu'il ce qui se passe c'est que sans faire campagne l'actualité les ser de manière indirecte ou directe d'ailleurs parce que notamment la question des migrants qui a for qui panique qui fait beaucoup fantasmer sur cette submersion attendue ces millions de migrants qui vont se déverser sur la France effectivement ça suscite des craintes sur lesquelles SF le Front National qui peut paraître aujourd'hui comme une dig possible et donc il y a un nombre de Français inquiets qui se réfugient dans ce dans ce vote qui est un un vote qui ne résout rien mais qui a l'apparence de la solution et je dis bien apparence seulement une question de Romain man de RCF toujours sur le front national quand certains observateurs notent une évolution du discours économique des propositions notamment finalement voilà que la France ne sortirait pas de l'Euro avec Marine Le Pen mais que on resterait dans une monnaie commune et non pas unique on parle des 39h au lieu des 35 et cetera est-ce que vous craignez du coup que le FN morde de plus en plus sur l'électorat de la droite classique modérée avec ce cette inflexion apparemment ben c'est vrai que moi je crains ça peut paraître bizarre mais je crains pour la droite républicaine parce que je vois bien le processus qui est engagé avec une extrême droite qui n' cessé de chercher à se banaliser et donc à se fondre dans le paysage de la droite française et une droite classique qui n'a cessé de se euh droitiser euh de peur de voir une partie de son électorat lui échapper et donc on a une espèce de de convergence progressive qui se crée et qui est Dr tique parce que elle crée ce bloc réactionnaire auquel faisait allusion Jean-Christophe kambadellis et qui peut être un poison pour la démocratie française parce que elle conduit une partie de la droite classique républicaine à épousé progressivement des théories qui n'ont jamais été les siennes et qu'elle a toujours récusé jusqu'ici et donc il y a effectivement un appel au sursaut et moi ce que j'espère c'est qu'effectivement il y aura des hommes et des femmes à droite pour s'élever contre cela et j'observe euh avec attention ce qui se passe aujourd'hui chez eux en espérant que notamment dans les nouvelles générations il y ait des des hommes qui qui se lèvent et qui disent qu'il y a des limites des bornes et que on ne peut pas se laisser piéger de cette façon par un Front national dont on sait ce qu'il est dont on sait ce qu'il camoufle derrière la figure plus avenante de Marion maréchal le peine ou de sa tante mais que derrière cette deventure cette vitrine il y a toutes celles et ceux qui continue à développer un discours raciste antisémite islamophobe et qui est un discours que nous ne pouvons pas accepter dans notre sur notre territoire Olivier fort vous dites j'espère que il y aura au sein de la droite républicaine mais est-ce que vous les voyez venir c c ces gens qui se lèvent au sein de la droite républicaine pour dénoncer ce que vous dites les cités noosé abonde et cetera est-ce que vous les voyez il y en a il y en a moi je enfin je pas j'ai peur de les desservir en donnant leur nom parce que ça s'ils ont un brevet de républicanisme donné par un socialiste pas capable quand même de je veux pas l'enuir mais enfin j'en connais plusieurs bien sûr il y en a beaucoup qui est pour qui j'ai beaucoup d'estime parce que même si nous ne sommes pas d'accord sur tout je pense j'aiécouté hier député maire du Havre hard Philippe qui fait partie pour moi des gens qui ont effectivement un discours cohérent avec des principes qui se tienne et cetera je pense au président du groupe udi à l'Assemblée Philippe Vigier qui est un dém ocate et un républicain qui a toujours enfin dans ses discours la la pondération qui devrait être celle des centristes et qui est très éloigné de ce que dit Jean-Christophe Lagarde le weekend dernier sur une chaîne concurrente oui il y a des je vois bien qu'il y a des tensions à droite avec des hommes qui cherchent à être fidèles au messages des démocrates chrétiens et ou des golistes et puis ceux qui sont en train de basculer sur autre chose par parce qu'il y a une espèce de peur panique qui les conduit à épouser les enfin c'est c'est soioti c'est Estrosi pour les plus spectaculaires mais même quand Xavier Bertrand dit et cette phrase n'a pas été suffisamment relevée à mon sens mais quand il dit Marine Le Pen parle moi j'agis c'est inquiétant ça veut dire que en fait là où Marine Le Pen serait juste dans la gesticulation lui il mettrait en œuvre le programme de Marine Le Pen attention à ce type de propos qui peut en réalité amener un plus grand nombre d'électeurs en à rejoindre les rends du Front national on sait bien quand les choses se passent il y a une progressive légitimation de ce discours par sa reprise puisque en fait le sentiment que qu' une partie des électeurs aujourd'hui c'est que finalement le Front National a dit avant la droite classique ce que la droite classique dit aujourd'hui et donc ben voilà si c'est prendre de l'avance pr de l'avance avec le Front national voilà un peu le réflexe dans lequel on est une question de de Corine Laurent de de la Croix oui on l'a évoqué la question des migrants comment expliquez-vous justement qu'on est raté euh le coche de la d'un discours humain sur cette sur cette question mais écoutez je sais pas comment on l'explique je pense que nous avons tous notre part de responsabilité dans cette histoire et que c'est dramatique euh de ne pas euh avoir réussi davantage à convaincre que accueillir 24000 migrants en 2 ans c'était à la portié de la France 6e puissance économique du monde euh on a accueilli euh 500000 espagnols au près au début de la guerre d'Espagne on a accueilli euh 125000 ou 130000 B people après la chute de Seon euh on est capable d'accueillir du monde et y compris je regardais ce que dit le FMI aujourd'hui de ces migrants qui sont même un facteur de croissance pour la pour l'Europe qui sont une façon de payer nos retraites aussi qui sont donc un facteur d'enrichissement et donc il un certain nombre de conditions auxquelles il faut travailler pour pouvoir réussir cette leur intégration mais là où on ne voit que des gens qui viendraient nous voler notre pain en réalité il faut les voir comme une richesse potentielle et une possibilité pour nous d'accroître notre notre notre influence aussi dans le monde et si on enfin moi ce qui me catastrophie réellement c'est de voir ne pas comprendre que y compris ces femmes et ces hommes qui sont en train de fuir la guerre l'oppression pour une part d'entre eux ils repartiront un jour mais si la France a êt capable de les accueillir en leur montrant comment on pouvait vivre ensemble en étant chrétiens musulmans juifs athé et que nous arrivons à développer au-delà de nos frontières ce modèle laïque et qu'on arrive à influencer durablement des gens qui retourneront dans un pays apaisé mais on aura tout gagné inversement si on a montré que en fait le visage de la France au-delà des grands principes c'était simplement un visage de fermeture ils s'en rappelleront aussi et dans ce moment très particul parulier on est au début de ce 21e siècle où on voit bien que naissent des tensions enfin malero disait que le 21e siècle serait religieux ou ne serait pas il est mais pas forcément de la meilleure des manières et c'est à nous de donner une trajectoire aussi de donner du sens de la vision et c'est vraiment dans tous les domaines ce qu'il faut faire ce qui est terrible c'est qu'aujourd'hui la politique n'apportte plus cette vision et donc il faut que ceux qui rentrent en politique aujourd'hui ceux qui y sont face cet effort là de ne pas toujours être avec la boussole sur le jour d'après mais de chercher à dépasser la question d'actualité pour rentrer dans la perspective et expliquer nos concitoyens que ce qui se joue aujourd'hui c'est ce qui se passera demain pour leurs enfants leurs petits- enfants et cetera et qu'on doit pas être simplement à redouter mais aussi à anticiper parce que ce qui peut être ce qui peut apparaître aujourd'hui comme difficile peut s'avérer demain un atout merci de ces réflexions sur l'immigration c'est pour nous l'occasion de marquer une de de pause dans ce face au chrétiens avec notre invité Olivier fort porte-parole du Parti socialiste et député de cénémarne on se retrouve dans un très court instant à tout de suite 3e partie de ce face au chrétien avec pour invité Olivier fort député de cénéma porte-parole du Parti socialiste il est interrogé par trois journalistes partenaires de cette émission ine Laurent de la Croix Alain Barron de radio NotreDame et Romain maznau de RCF du réseau RCF alors nous allons parler Olivier fort d'écologie de la cop21 des transports aussi parce que vous êtes un spécialiste des transport on voit le président François Hollande se mobiliser on se demande s'il en fait pas un peu trop parfois il est partout et c'est maintenant son unique préoccupation apparemment alors que il a pas les choses en main il prend pas un risque là bah il faut prendre des risques il faut prendre des risques parce que le plus gros risque en réalité c'est que la fin de ce siècle ne soit catastrophique pour l'instant ça paraît enfin qu' on dit aux gens que quand ils habiteront Paris dans 50 ans ils auront le climat de Toulouse ils peuvent se dire finalement c'est pas mal mais ce qu'on oublie de dire c'est que on aura des Cau qui seront à sec on aura une baisse du volume des fleuves qui sera de l'ordre 40 % qu'on aura en fait des zones entières qui seront désertifiées avec des problèmes agricoles avec donc évidemment on aura la bosse qui se portera mieux qu'elle ne se porte aujourd'hui mais vous aurez en fait une France coupée en deux avec des gens qui seront obligés alors peut-être là on aura des migrations intra nationales avec des gens qui se dépassent d'une région à l'autre parce que tout simplement ils peuvent plus vivre à l'endroit où ils sont et donc ça a des conséquences catastrophiques et ça mérite effectivement qu'on se mobilise ise même si c'est difficile même si c'est compliqué même s'il y a une prise de risque politique bah son devoir c'est effectivement d'y aller sans réserve une question de Corine Laurent de la Croix oui 80 chefs d'État je crois vont venir pour cette conférence climat qui ouvrira à Paris le 30 novembre quel est le le bénéfice politique que que François Hollande peut tirer si c'est une réussite et que se passera-t-il si c'est un échec ou un relatif échec voyez comme vous êtes c'est tout de suite la question de bénéfice ou pas sur le plan politique moi je vais vous dire une chose c'est que je crois que ça fait bien longtemps que les Français ne se n'accordent plus leur confiance sur un événement une réussite ou un échec et ils juge une politique de manière globale et donc à la fin de ce quinquena ils jugeront François Hollande sur l'ensemble de ses résultats COP 21 comprise mais pas exclusivement là-dessus et je n'attends absolument rien euh sur le plan électoral d'une régite ou d'un échec ce que je sais c'est par par contre qu'un échec à nouveau de cette COP qui est la 21e du genre serait une catastrophe pour le monde pour les raisons que je viens d'indiquer une question d'Alain Barron de Radio Notre-Dame ou une question qui peut paraître anecdotique mais c'est on reste dans le dossier climatique et ce n'est pas une question corporatiste mais est-ce que vous trouvez normal qu'une grande chaîne de télévision publique licencie un journaliste qui a osé émettre des doutes sur le l'utilité de la COP 21 et sur ces dossiers c'est pas tout Oui Oui je vous j'ais vous Laer répondre mais j'ai pas l'impression que ce soit exactement ça le le sujet j'ai l'impression pas la seule raison disons voilà moi il me semble que la liberté doit être totale l'expression et évidemment on peut contester et d'ailleurs c'est le cas nombreux sont ceux qui les années précédentes ont contesté l'idée du réchauffement climatique aujourd'hui on peut dire que ils sont moins nombreux parce que l'évidence c'est malheureusement affirmé mais donc sur la question de principe est-ce qu' on peut tout dire on peut tout dir et compris sur le servicees public bien sûr maintenant j'ai l'impression que la sanction ne relevait pas exclusivement de la question de liberté d'expression mais je peux me tromper je suis pas à France 2 une question de Romain maznaau de RCF toujours à propos d'écologie après l'affaire Volkswagen le gouvernement a annoncé la la hausse de la fiscalité sur le diesel d'un centime par litre et la baisse symmétrique sur le la fiscalité sur l'essence est-ce que vous êtes d'accord avec les les écologistes qui vont jusqu'à a réclamer ni plus ni moins la la fin du diesel d'ici 2025 alors moi je suis alors c'est essayie d'être clair mais moi je suis pour que effectivement il y ait une convergence progressive entre la fiscalité des différents carburant parce qu'il y a pas de logique estce qu'on maintienne une espèce de promotion fiscale du diesel par rapport à l'essence et donc le fait qu'on dise qu'à un moment donné progressivement les deux tarifs vont se rejoindre ça me paraît être une bonne chose surtout si c'est progressif et qu'on laisse le temps aux automobilistes pour changer de véhicule donc habituellement on change tout les 8 ans en moyenne là on a une trajectoire sur 7 ans qui permet de faire converger sur sur 7 ans le prix de l'essence et du diesel maintenant est-ce que je suis pour une mesure d'interdiction pure et simple là je suis beaucoup plus sceptique et de toute façon je suis contre l'idée de réserver Paris au véhicules à essence en 2020 ça me paraît intenable socialement euh parce que si ça veut dire que on réserve la capitale à ceux qui en ont les moyens je suis un élu de la grande couronne ça veut dire que pour tous mes concitoyens ils ne pourront plus rentrer dans Paris avec leur véhicules ce qui me paraît insensé parce que Paris n'est pas n'importe quelle capitale enfin n'est pas n'importe quelle ville est la capitale administrative judiciaire c'est là que se trouve l'emploi c'est là que se trouve la culture c'est là que se trouvent les grandes gares et ce qui est incompréhensible c'est qu'à la fois une politique très agressive sur le plan de la l'impantation des des entreprises c'estàdire que Paris continue à implanter en son sein des entreprises en même temps dit je vais fermer mes portes donc il faut savoir soit on a une politique d'aménagement du territoire qui est plus concerté et qui permet de faire en sorte que on est en fait une région île-de-fance qui soit comme la silicone vallleée en fait et donc à cette échelle- là on pense le développement et il y aura moins de déplacement parce que le meilleur déplacement c'est celui qu'on ne fait pas et puis soit au contraire on dit ben on continue à à à centraliser l'activité à un seul endroit et on dit aux gens en plus vous pourrez pas vous déplacer là il y a une contradiction qui est trop forte et qui ne peut pas tenir une question de Corine Laurent de la Croix oui dans la campagne pour les élections régionale la thématique des transports est particulièrement mise en avant et comment bah justement peut-on être plus écologique dans la région île-de- France je vais continuer ce que je disais c'estàd que moi j'avais proposé un amendement donc dans cette de finance qui a été pour partie repris par le gouvernement mais pour parti n'a pas été moi je proposéis en fait de prendre 2 centimes et non pas un sur le prix du diesel et de ne pas rendre un centime sur le prix de l'essence pourquoi parce que ça permettit dégager 800 millions d'euros par an à un moment où la fiscalité enfin o un moment où le diesel est un prix historiquement bas vous payez quasiment 1,50 € il y a quelques années votre litre de diesel vous le payez aujourd'hui en moyenne entre 1005 et un 1,10 donc on est sur 40 centimes de baisse prendre 2 centimes c'est pas euh j' vais dire la mer à boire enfin bon en tout cas c'est c'est c'est possible et c'est quasiment neutre pour chacun d'entre nous et moi je voulais que cet argent serva à deux choses une première chose qui était donc de