"On a atteint un degré d’impuissance étatique faramineux" (Ariane Ahmadi)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Temps de parole
- ?100 %
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On entend là le le Premier ministre qui, et ça fait plusieurs fois qu'il le dit, qu'il y aura un dispositif massif samedi après l'échec, après le fi samedi dernier. Ça va être une journée test pour le gouvernement samedi prochain. Oui, mais test de quoi ? enfin test de nouvelles doctrines de force de l'ordre d'être encore plus violent vis-à-vis de qui exactement est-ce qu'ils vont réussir à empicher les pillages et la casse ou est-ce que ils vont aussi s'en prendre aux manifestants et aux manifestantes qui vont venir parce que il s'agira d'un jour de mobilisation sociale et que ils auront des revendications parce que c'est ça aussi ce qui s'est passé samedi, c'est que vous avez quand même entre 500 et 800000 personnes qui se sont déplacées dans la rue et qui ont vécu en fait aussi ben
ces de la part de la police, ce qu'il considère à mon avis tout à fait à raison comme des violences policières qui ont vu cette présence en fait dans l'espace public de polici alors que il venaient juste dire "Attendez, nous on considère qu'on est dans un ordre injuste, les lycéens c'est pas possible genre ce qu'ils vivent et cetera." C'estàd que le le et et le le mélange en fait entre ces deux, on va dire ces deux sentiments à la fois ce qu'on a les images que l'on voit et parfois ce que l'on ce que l'on vit euh lorsque avec les commerces vandalisés et cetera et d'autre part la réalité de ce que c'est qu'aujourd'hui manifesté se mélange compré. premier dit plusieurs fois, il a dit "Je suis un républicain démocrate, je je veux défendre le droit à manifester." Mais
bien sûr, mais comment il le défend ? Le le droit le droit de manifester, c'est aussi le droit d'écouter ce que disent les manifestants. Le fait de dire aux gens "Oh, vous pouvez aller dans la rue, vous pouvez être des millions comme par exemple pour la réforme des retraites et puis de toute façon on vous écoutera pas parce qu'on on fera quand même passer la réforme." Bah ça ce n'est pas possible, ce n'est pas acceptable. Regardez, demain, il réunit les partenaires les les syndicats. Pourquoi il y a pas les syndicats patronaux ? Pourquoi est-ce que demain il n'y a que la CGT, la CFDT, FO et les autres ? il a pas invité les syndicats patronaux parce que en fait il veut leur dire écoutez c'est pas bien il va falloir que ça se tienne bien dans dans la rue mais il ne s'agira absolument pas
demain dans la réunion de dire bon ben en fait les syndicats de salariés c'estàd ceux qui en partie organisent le mouvement social ce qu'il demande c'est une augmentation des salaires et plus de justice fiscale. Voici les deux principales demandes. Mais ça il n'en est absolument pas question. La seule chose, c'est qu'il va je j'imagine déjà euh la la Réunion, il va leur faire la morale en leur expliquant que euh ce serait bien que ça se tienne bien euh le le 5 novembre et s'il pouvait donner un coup de main aussi euh samedi prochain, euh ce serait encore mieux. Ben, ce n'est pas ça la démocratie sociale. Ce n'est pas comme ça que fonctionne un un un syndicat. Et d'ailleurs ce qu'il a dit tout à l'heure en disant "Non, non, mais les syndicats là, c'est pas le
moment de manifester parce qu'il faut attendre la présidentielle." Mais ça fonctionne pas comme ça un syndicat. Un Mais c'est une mais je je absence de connaissance en fait de l'histoire. de la démocratie sociale euh en France comme partie. Oui, mais en l'occurrence euh l'idée était aussi peut-être de dire avec un gouvernement que lui-même a dit le plus fragile, le plus faible de la 5e République euh sur le départ avec une présidentielle de 6 mois, qu'est-ce qu'ils peuvent obtenir ? Mais la question se pose de ce qu'ils peuvent obtenir dans les 6 prochain mois. il est mais il est d'autant plus sur le grill que il assume 10 ans de pouvoir macroniste. Et ce bilan là il en est comptable même s'il est pas là depuis le début Sébastien Lecnu. enfin il est pas à ce à ce à ce à ce statut là, à ce
poste là depuis le début, mais il en est comptable. Et les je sais pas moi, si vous prenez les négociations obligatoires annuelles qui vont arriver, les les salariés, ben ils vont tous les avoir et ils ont besoin les négociations par branche. Savoir qui va être encore sous le SMIC à partir du 1er janvier prochain parce que dans certaines branches, il y a des gens qui bossent sous le SMIC. Ben, ça c'est dès le 1er janvier prochain. Et c'est pas ils vont les gens ils ont pas euh la la force ou euh euh la la joie de pouvoir attendre euh le 2 ou 3 mai prochain, je sais plus quand est le 2e tour de l'élection présidentielle. Donc il y a il y a un vrai problème. Il il y a une incompréhension en fait de ce qui est en train de se passer là. Il y a un hiver en fait. L'hiver les gens ils vont avoir
froid, ils vont devoir se chauffer, ils vont plus pouvoir prendre la voiture et dans les écoles, il va toujours pas il va toujours faire aussi ça va toujours être aussi compliqué de de d'apprendre de s'instruire. Donc tout ça, il en est c'est tout de suite en fait que les gens veulent des réponses, pas après-demain. Parce que la question effectivement c'est là que peut faire ce gouvernement que sans majorité sans sans budget pour le moment. La la vérité c'est qu'il peut faire très peu de choses. Enfin, je veux dire parce que je suis d'accord avec tout ce que vous dites sur la question de l'urgence sociale et le fait que les gens qui nous écoutent ont sûrement des factures qui regardent en se disant comment je vais faire en décembre ? Est-ce que je vais
acheter des cadeaux pour mes enfants à Noël ? Ça, je suis d'accord. Mais la vérité c'est que ce gouvernement et ça moi je trouve ça intéressant en terme historique par rapport à d'autres périodes, on a atteint un degré d'impuissance étattique qui est absolument pharamineux. Et contrairement à par exemple des moments où Emmanuel Macron pouvait être critiqué, là les gens je pense qu'ils ont conscience que c'est la Bina, c'est-à-dire que financièrement on peut pas aligner. Et ça ça veut dire des choses très concrètes. Par exemple, il y a quelque chose qu'avait fait François Hollande, c'est pas moi je je m'en fiche, j'ai pas d'action chez François Hollande, mais par exemple, on pouvait encore faire une prime d'activité, des petites choses qui pouvaient aider les gens. Aujourd'hui,
tout le monde sait que c'est pas possible. Ensuite, sur la question des commerçants qui ont vu leur leur commerce complètement pillé et cetera, ils savent qu'il y a pas d'argent. Ils savent que c'est des décisions politiques et ils pourraient revenir dessus. pour direz tout le monde qui veut de la jce fiscale et de la justice sociale bah peut-être que on va enfin mettre un peu à contribution les patrimoines les plus riches et les entreprises qui font le plus de bénéfices et tout ça là-dessus ils ont une espèce de surdité un logiciel qui les empêche en fait de voir la réalité de ce que demandent les gens pour le coup et c'est là c'est ceus là qui crée une tension pas possible dans le pays mais mais par exemple moi je pense mais bon là encore une fois je je sors un peu
de mon rôle de communiquante mais je pense que la question pour moi il y a une question absolument pas fondamentale en France, c'est quand vous commencez à 1700 € net disons, vous commencez à 1700 € net, vous finissez 30 ans après à 2100 € net. Ça c'est pas possible. Ça pour les gens c'est pas possible. Donc il y a une question plus que juste la question de taxer les riches ou taxer les grandes entreprises. Il y a une question fondamentale en France qui est liée notamment au salaire minimum et à comment on gère autour du salaire minimum qui est comment assurer la progressivité salariale. Quand vos enfants fait des font des études ce que pardon je finis juste là-dessus le grand luxe des études c'est de savoir qu'on commence allez j'ai dis n'importe quoi, à 2004 2005 et
qu'on peut finir à 5000 6000. La plupart des gens c'est pas ça. Ils ont 400 € net d'augmentation entre le moment où ils commencent et le moment où ils arrêtent. Emmanuel Rivière. Après, je vous donne la parole, Serge réagir. Bah de de fait, il y a de toute façon un malaise profond qui a plusieurs dimensions, hein. La plupart des Français pensent que la société est injuste. Alors, ils n'ont pas la même lecture de ces injustices. Mais donc nécessairement quand on leur dit bah, on peut aller marcher dans la rue pour le dire s'il retrouve finalement des profils et des mots d'ordre et des revendications extrêmement disparates. Il y a ce que rappelé très bien Ariana m'a dit une crise de l'État dans la perte de ses moyens et ce n'est malheureusement pas que l'État. Les
collectivités locales aussi sont exle qui pourraient prendre le relais là sur la question des des des centre-villes et cette impuissance des moyens financiers doublé d'une impuissance politique comme ça a été ça a été rappelé. Donc on fait quoi de ça ? Euh bah il y a le grand débat qui s'ouvre et puis il y a les petits débats qui ferent. Mais c'est vrai que on peut pas dire que le le la gestion du mouvement par le gouvernement est était de ce point de vue-là exemplaire. ça la la tentation de qualifier très vite le mouvement des lycéens de violence urbaine pour le disqualifier en quelque sorte euh n'a pas vraiment arrangé les choses. Samedi, je crois qu'on a bien vu la différence entre h un mouvement lycéen avec des débordements très condamnables, incendie des lycées, c'est absolument pas
acceptable et un mouvement massif de de violence urbaine. Sauf qu'on a dit pendant 3 semaines, ce mouvement, c'est devenu des violences urbaines. Donc on donne le sentiment de de ne pas écouter. Et voilà. Bon, il se trouve qu'avec quelques-uns euh quel on a lancé une association qui s'appelle Écoutez-nous qui a commencé par une grande enquête qui organise partout en France des débats où on voit des gens de tout bord, de tous horizons, de toutes origines se retrouver dans des salles et discuter posément de l'avenir de pays y comprendre que les solutions de court terme ça marche pas, que les solutions radicales ça marche moins bien que le compromis et cetera. Donc en fait, on crée des salles, on a exactement le contraire de ce à quoi on est en train d'assister à l'Assemblée nationale
espoir que là en 2027 les choses change. Il souhaite que les choses changent mais ils nous disent tout simplement passen nous en fait. Donc la solution il a propos c'est en écoutant les Français en considérant qu'ils ont des choses à dire et que ça mérite d'être d'être entendu et pris en compte on arrivera à s'en sortir parce que ce pays a énormément d'atout mais pas sans nous. Oui Serge. Oui. Ce qui est quand même assez étonnant si on enlève le le ce qui s'est passé ce weekend, c'est quand même un premier ministre qui a lui mis enfin lui-même mis en scène son incapacité à gouverner en disant je suis le premier ministre le plus faible de la 5e République et il ne cesse de renvoyer un certain nombre de sujets sans doute de manière sincère à la présidentielle.
Donc qu'est-ce qu'il reste ? Il reste des affaires courantes voir des affaires galopantes dont un budget dont on ne sait pas s'il sera voté et un certain nombre de revendications qui arrivent avec les lycéens. Euh il n'a pas réglé tous les problèmes des agriculteurs. Euh le problème de la vie chère alors qui n'est pas du fait de la France mais de la crise internationale mais quand même ça ne fait pas baisser pour autant pour l'instant le prix des carburants. Et il redit devant l'Assemblée nationale, il essaie quand même de raccrocher les wagons en disant il y a des revendications, je recevrai les syndicats. Mais les syndicats par rapport Pablo le rappelé à la sécurité des manifestations, à la sécurisation des manifestations, pas pour une espèce de de grenelle contre la vie chère. Donc
on voit bien que cette comment dire cette manière de mettre en scène cette incapacité lui revient comme un boomerang. Il ne lui reste que quoi aujourd'hui à dire ? C'est clairement je vais essayer de régler un certain nombre de problèmes et puis on verra la présidentielle. Mais pour autant le débat budgétaire al moi je dis pas que j'ai la solution mais il y a un certain nombre de sujets qui vont être réglés euh autour par exemple de l'éducation nationale. Il y a une façon de changer le logiciel. Il y a moins d'enseignants dans le budget dans le le projet de loi de finance. Peut-être que ça peut inverser les choses. Euh est-ce que les régions vont accepter de mettre un peu plus au pot pour le bâti des lycées dont c'est la compétence après avoir perdu sur 3 ans près de 3 milliards d'euros ?
Donc il y a un certain nombre de choses comme ça qui peuvent être amorcées. Ça va pas régler le le contexte global mais cette animosité dont on parle, on va dire cette volonté d'apaisement appelé de ses vœux par Emmanuel clairement dans une assemblée morcelée comme cela, avec ce qui s'est passé le 17 et 18 et on verra ce qui se passe le 24 et avec une présidentielle pardon mais effectivement sans mauvais jeu de mots la mèche est allumée et on s'est rapproché du baril avec une grande vitesse. Et un dernier point, on a parlé pendant des jours et des jours avant le 17 de la convergence des luttes et on a on a vu quoi ? Une confusion des genres. Et ça pour le gouvernement, il l'a dit le premier ministre, c'était inédit. C'était une capacité, on n pas on avait pas la
capacité à tout voir. Quand on parle de service de renseignement, c'est pas un aveu de faiblesse, pardon. C'est que clairement quelque chose n'a pas fonctionné. Comme disait Emmanuel Macron, c'est pas un échec, ça n'a pas fonctionné. Donc, on a tous ces éléments-là qui font que l'apaisement, il pourra venir de mesures euh de liberté par rapport aux manifestations, mais aussi de mesures palpables en terme budgétaire. Et le débat qui est un peu reporté sur les recettes, le l'éducation nationale, je crois que c'est mi-décembre, euh mi-novembre. On verra bien s'il y a pas un moyen là aussi bah de gouverner