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InterviewRadio France (sur Site radio)· 1 septembre 2026 6 minComplaisantFond programmatiqueÉducation & rechercheBudget & impôts

Jean-Simon Leblanc, maire de Labastide Monréjeau

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    C'est la fin de l'expérimentation, donc plus d'uniformes à l'école. Pourquoi vous avez pris cette décision ?

  • 0:57FerméeRéponse directe

    Ça a coûté combien ?

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui va se passer avec ces uniformes ?

  • 2:40FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous auriez proposé aux parents de prendre en charge une partie du coût ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'autre but aussi dans cette expérimentation, c'était de renforcer la cohésion, d'améliorer les relations entre les élèves ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez remarqué des effets positifs à ce niveau-là, en deux ans ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueFait
    « Pendant deux ans, les enfants ont porté l'uniforme en maternelle jusqu'au CME2. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Et cette année, n'ayant plus les financements, déjà depuis l'année dernière, pour l'achat des uniformes, aucun retour de l'éducation nationale. »
  • 1:05Invité politiqueChiffre
    « Ça a coûté quelques milliers d'euros, puisqu'on a fait fabriquer des uniformes en France, ici à Bizanos, par une entreprise locale. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « On a posé la question aux parents. Ils ont fait le choix aussi de ne pas le financer, eux, directement. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « Pas du tout. Franchement, pas du tout. »
  • 4:57Invité politiqueFait
    « Mon collègue de la Bastille de Césarac, on a accroché au projet, même si je n'avais pas d'idée préconçue que l'uniforme au départ. »
  • 5:09Invité politiqueFait
    « Notre école, ils étaient fiers. Ils en sont toujours fiers d'avoir porté cet uniforme et d'avoir ce symbole d'appartenance. »

Temps de parole

  • Jean-Simon Leblanc67 %
  • Présentateur33 %

≈ 6,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Jean-Simon Leblanc

Ici Berne Bigor, premier sur l'actu locale.

0:07
Présentateur

Pour la première fois depuis deux ans, les élèves du groupe scolaire de la Bastide Montrégeau et la Bastide Césarac ne mettent pas leur uniforme pour la rentrée aujourd'hui, Shannon Marigny. Et pour en parler, on est avec le maire de la Bastide Montrégeau, Jean-Simon Leblanc. Bonjour.

0:22
Jean-Simon Leblanc

Oui, bonjour à vous tous.

0:24
Présentateur

C'est la fin de l'expérimentation, donc plus d'uniformes à l'école. Pourquoi vous avez pris cette décision ?

0:30
Jean-Simon Leblanc

Alors, l'expérimentation devait durer deux ans, donc ce qui s'est passé. Pendant deux ans, les enfants ont porté l'uniforme en maternelle jusqu'au CME2. Et cette année, n'ayant plus les financements, déjà depuis l'année dernière, pour l'achat des uniformes, aucun retour de l'éducation nationale. Nous avons décidé, après avoir interrogé les parents, d'arrêter l'expérimentation.

0:54
Présentateur

Oui, parce que vous avez dû payer en partie ces uniformes. La moitié a été prise en charge par l'État et l'autre par la Commune. Ça a coûté combien ?

1:05
Jean-Simon Leblanc

Ça a coûté quelques milliers d'euros, puisqu'on a fait fabriquer des uniformes en France, ici à Bizanos, par une entreprise locale. Donc, on voulait quand même quelque chose qui soit du territoire. C'était un choix qu'on avait fait avec mon collègue de maire de la Bastide Césarac. Donc, ça a coûté un petit peu cher, effectivement. Mais bon, ça a permis d'avoir des vêtements de qualité. Ce n'est pas du chinois, donc c'était quelque chose qui était quand même plus agréable à porter pour les enfants. Il y a duré toute l'année scolaire, il y avait plusieurs sens. Et ça a tenu sur la longueur, sans se déformer, sans détendre, etc.

1:39
Présentateur

Oui, mais c'est dommage, parce qu'après deux ans, les uniformes vont rester au placard, non ? Qu'est-ce qui va se passer avec ces uniformes ?

1:49
Jean-Simon Leblanc

Les enfants, ils les ont gardés. Ils auront un souvenir. Eux, ils ont porté l'uniforme. Donc, ils auront un souvenir. Le dernier jour d'école, l'année dernière, les CM2, surtout, ont tagué les uniformes pour avoir des prénoms, des copains, des copines. Je trouve ça sympa. Ils ont fait des petites choses sur leurs uniformes. Ils les ont gardés, ils auront un souvenir-là. C'est dommage. Oui, les enfants étaient contents d'en porter, en fait. Au début, c'était un petit peu plus... Ils étaient interrogatifs. Puis, au fil du temps, ils avaient cette identité de la Bastille de Mont-Réjeau, de la Bastille de Rack, de leur école. Et ils en étaient contents. Donc, ils étaient contents de porter.

Maintenant, financièrement, il ne faut plus continuer à porter le projet de ce niveau-là. On a posé la question aux parents. Ils ont fait le choix aussi de ne pas le financer, eux, directement. Donc, on a décidé d'arrêter.

2:40
Présentateur

Oui, parce que sinon, vous auriez proposé aux parents de prendre en charge une partie du coût ?

2:46
Jean-Simon Leblanc

On a proposé, voilà, il y avait plusieurs possibilités où on arrête complètement, où les parents de prendre en charge, le coût des uniformes, le choix a été fait. Il n'y avait pas de majorité vraiment flagrante pour décider de continuer. Donc, on a préféré suspendre. Maintenant, il faut savoir que les enseignants nous ont demandé, comme quoi les choses évoluent, nous ont demandé de pouvoir utiliser des uniformes quand ils font leur service scolaire. C'est-à-dire, quand ils vont avec d'autres établissements, rencontrer d'autres établissements pour des moments sportifs ou culturels. Donc, nos enfants seront habillés tous de la même façon à ce moment-là.

Voilà, donc, ils ont encore envie de porter cet uniforme.

3:29
Présentateur

Voilà, vous nous avez parlé de la fierté de représenter l'école. Est-ce que l'autre but aussi dans cette expérimentation, c'était de renforcer la cohésion, d'améliorer les relations entre les élèves ? Est-ce que vous avez remarqué des effets positifs à ce niveau-là, en deux ans ?

3:49
Jean-Simon Leblanc

Alors, j'ai interrogé les parents et les enseignants. On ne voit pas énormément de différences. On n'est pas une école à problème. On n'est pas une école de campagne, rurale, qui n'a pas énormément de soucis. Il peut y avoir des soucis de relations entre enfants, mais ça peut bien sûr arriver. On n'a pas un changement flagrant de comportement, parce qu'on n'était pas sûr. C'était qu'on a problème. Il y a des différenciations peut-être de tenue aujourd'hui, on verra au moment de la rentrée. Mais ça tue au moins un petit peu ça. Mais c'est servi à ça, voilà. Ça n'a pas été plus loin que ça.

4:27
Présentateur

Et donc, pas de différences flagrantes. Il y a un an, vous avez interrogé déjà là-dessus, sur ICI Berne Bigorre, et vous disiez que ne pas être déçu de vous être porté volontaire pour l'expérimentation, que si ça devait être pérennisé, vous seriez prêt. Est-ce que vous avez changé d'avis aujourd'hui ? Est-ce que vous regrettez, vous êtes porté volontaire ? Vous avez été la seule école dans toute la région Nouvelle-Aquitaine à le faire.

4:50
Jean-Simon Leblanc

Pas du tout. Franchement, pas du tout. Mon collègue de la Bastille de Césarac, on a accroché au projet, même si je n'avais pas d'idée préconçue que l'uniforme au départ. Donc, on a suivi ce projet et on ne regrette pas du tout. Ça a permis de tester des choses, de voir des choses. Ça a mis aussi en avant nos enfants. Notre école, ils étaient fiers. Ils en sont toujours fiers d'avoir porté cet uniforme et d'avoir ce symbole d'appartenance. Les retours que j'ai autour de maires et d'administrés dans notre village, c'est qu'on a eu le courage ou la volonté de le faire et c'est bien, mais ils regrettent de ne pas l'avoir fait pour certains. Bon, maintenant, ce n'est pas maintenu.

C'est une question au filet du budget de l'État, je présume, qu'ils ont des choses plus importantes à aujourd'hui à régler. Donc, aujourd'hui, ce n'est pas maintenu. Maintenant, attention, dans les programmes des candidats aux présidentielles, en tout cas, chez plusieurs d'entre eux, ils ont l'uniforme à l'école.

5:49
Présentateur

Et vous seriez prêts à le remettre en place ? Oui, à le remettre en place.

5:54
Jean-Simon Leblanc

Nous, on aura déjà suivi des plans, on sait comment ça se passe.

5:57
Présentateur

Merci beaucoup.

5:58
Jean-Simon Leblanc

Merci beaucoup.

5:59
Présentateur

Merci beaucoup, Jean-Simon Leblanc, maire de la Bastide-Mont-Régeau, de nous avoir parlé de cette fin d'expérimentation sur l'uniforme. Et bonne rentrée aujourd'hui, une rentrée sans uniforme à la Bastide-Mont-Régeau et la Bastide-Césarac. Sous-titrage Société Radio-Canada