Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interview28 minutes - ARTE· 14 octobre 2025 23 min

Crise chez Les Républicains : vers la fin du tabou de “l’union des droites” ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Premier conseil des ministres ce matin pour le gouvernement. Le corps nu de tout sourire dossier sous le bras. Rachid Adati, ministre de la culture et Annie Genevistre de l'agriculture entré au gouvernement comme quatre autres contre la vie de la direction des Républicains.

Un bureau politique du parti pourrait les exclure dans les prochains jours. Les six ministres qui sont rentrés dans ce gouvernement sont montés dans un train fantôme. C'est quand même risqué de renier ses convictions.

Des convictions mais lesquelles ? Le parti de Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur des missionnaires, se déchire en ce moment. De courant s'oppose pour schématiser les députés qui appellent à continuer à travailler avec la Macronie et les sénateurs qui veulent prendre leur distance quitte à se rapprocher du RN.

Roger Carci par exemple plaide ouvertement pour une union des droites. Il appelle à voter pour le RN en cas de duel contre la France insoumise sans état d'âme parce que pour moi aujourd'hui c'est LFI qui n'est plus dans l'arc républicain et moi j'affirme et je confirme que je pense qu'aujourd'hui le RN est dans l'arc républicain. Les LR sont-ils en train d'enterrer le front républicain contre l'extrême droite ?

Il y a quelques jours, Bruno Retaillot appelé à ne pas voter pour la gauche lors d'une législative partielle dans le Tarnégaron. Ce qui a permis dimanche à ce candidat de l'UDR, le parti d'Éric Sioti allié du RN, de remporter le scrutin qui opposait à une candidate socialiste. Éric Sioti a eu le courage de casser ce mur, de parler d'union des droites de la République et je pense qu'aujourd'hui on voit qu'elle est en marche.

Exè, Éric Siotier a ouvert la voie une alliance des droites. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, se dit près lui un accord avec les LR tandis que Marion Maréchal, présidente d'identité liberté, appelle à une union des droites la plus large possible. C'est ce que souhaite 82 % des sympathisants selon un sondage ifop pour valeurs actuelles.

Alors, la droite qui par le passé au nom de son héritage gauliste a toujours officiellement refusé toute alliance avec le Front National, va-t-elle franchir le pas ? Nos trois invités pour ce débat. Jean- Garic, bonsoir.

Historien spécialistes des institutions françaises. Je signale votre nouvel essai les avocat de la République, ceux qui l'ont construite et ceux qui la défendent aux éditions Audil Jacob. Il vient de paraître chez Audil Jacob.

Selon vous Jean Garrig, la droite des LR est en train d'imploser de l'intérieur avec plétor de candidats dans un espace politique extrêmement réduit. À côté de vous Brigitte Gaiti. Bonsoir.

Vous êtes professeur et directrice de l'école doctorale de sciences politiques de Parisien Panthéon Sorbonne. Selon vous, les appels à ne pas voter pour un candidat de gauche seront plus fréquents que les soutiens clairs au RN. Lors des prochaines élections.

Il ne va pas y avoir de ligne nationale nette mais il y aura sans doute quantité d'ajustements locaux. Et à côté de vous, Aurore Malval, bonsoir. Grand reporter au service politique de l'hebdomadaire, Marianne.

Selon vous, l'Union des droites est davantage une question de personnalité, mais certains membres des Républicains sont décidés à y aller en partie poussée par l'écosystème médiatique de l'extrême droite et on démarre par la purge du jour. La première fois qu'on aura une purge du jour, elle concerne les ministres LR qui sont restés ou ont intégré le gouvernement le Cornu 2. Ils ont été menacés d'exclusion du parti pour avoir bravé les consignes de leur président Bruno Rota.

Une procédure qui ne fait pas l'unanimité dans le parti. Jean- Garig, les républicains ont souvent la droite a souvent été divisée mais là est-ce qu'ils sont plus divisés que jamais pour vous ? Alors c'est vrai, vous avez raison.

D'ailleurs René Raymond, notre maître à tous, identifier trois traditions de droite. Mais là, c'est même pas ça le problème. C'est même plus des distinctions idéologiques ou des héritages.

C'est véritablement des ambitions personnelles, des stratégies personnelles qui font que là, bah ça a totalement explosé. Alors, on savait qu'il y avait ce couple combatif qui était d'un côté Bruno Rota de l'autre côté leur voquier mais c'est encore plus compliqué que ça maintenant parce qu'on voit qu'il y a une ligne David Lissard, il y a une ligne de France de France et et on ne sait plus du tout finalement ce quel est d'abord au fond quel corpus idéologique véritablement il défendent, quelle quelle distinction entre ceux qui le défendent sur le terrain sécuritaire identitaire et le Rassemblement national, quelle distinction entre leur ligne économique et celle des macronistes. Bref, leur identité est est menacé et puis leurs stratégies sont diverses.

Donc moi, j'appelle ça une implosion. Oui. Brigitte Gaïti, pour vous aussi, il y a jamais eu autant de section de tendance au sein de la droite ?

Alors c'est moi je dirais que c'est une configuration qui pousse à l'émi euh depuis bah depuis 2017 de façon très puis même on l'avait connu avec Fillion Copé par exemple avant. Voilà. Donc c'est pas c'est pas quelque chose de nouveau en soi.

Ce qu'il y a c'est que c'est que actuellement il y a quelque chose d'assez nouveau mais qui ne concerne pas que la droite qui est que euh tout le monde enfin en gros le le calcul devient plus important que les convictions qu'on peut avoir à mon avis. C'est-à-dire que et pour c'est une rationalité. Alors, on peut trouver que de loin, c'est c'est très irrationnel, stupide tous les jours, on a l'impression d'être sidéré et cetera, mais il y a une espèce de rationalité à à essayer de prendre date, de se mettre bien sur les les bons starting blocks, c'estàd le calcul électoral voulait dire plus que l'idéologie.

On est dans une configuration où les où les élections tout le calendrier à venir c'est-à-dire municipal municipal en 2026 municipale législative maintenant pas maintenant et cetera et puis présidentiel et tout ça va générer des calculs très différents selon les partis mais aussi selon certains au sein des partis. Hm hm. On y viendra mais bon voilà la façon dont les les députés ont une position très particulière aujourd'hui et malv à propos des six ministres menacé d'exclusion par LR, il y en a deux.

Il se trouve qu'il y a Rachid Adati investi LR pour la municipale et municipal à Paris et Annie Jeunevar qui est présidente de la commission d'investiture en ce qui concerne les LR. Est-ce que ça pose un problème vu leur fonction au sein du parti ? Ah ben Annie Jeunev n'est plus présidente de la commission nationale d'investiture DLR. elle a été elle a été démise de de ses fonctions sur le champ.

La question de l'exclusion, c'est intéressant parce qu'on a vu une déclaration assez forte le dimanche à la FP Communiqué DLR qui annonçait l'exclusion de de ses ministres. On a vu ces derniers ces dernières heures, enfin même depuis lundi que c'était plus aussi clair que ça. C'est-à-dire qu'il y a un processus d'exclusion.

Le bureau doit se réunir et à l'issue d'une procédure qui est assez longue, c'est une procédure contradictoire, ils pourront se défendre à l'issue de ce de ce bureau, les les ils seront éventuellement exclusiv. Oui, mais alors moi j'y vois plus la marque qu'on on n'est plus sur l'intransigence tout à fait des débuts en tout cas de des premières déclarations de de Bruno Rotaillot. Alors est-ce que ça veut dire qu'il met de l'eau dans son vin ?

Donc voilà, mais on est un petit peu au milieu du gay. D'accord. Alors, face à cet émettatement de la droite, vous avez évoqué ce mot, il est fort.

On va évoquer avec vous et avec Anna le cas d'un homme qui se pose en sauveur de la droite, Édouard Philippe, rassembleur en tout cas. Oui, Édouard Philippe, actuel maire du Hav, je le rappelle, il a quitté les Républicains en 2017 pour devenir le premier ministre d'Emmanuel Macron. Une trahison qui est d'ailleurs encore difficile à accepter par certains membres LR. et ce même Édouard Philippe qui a ensuite créé son parti Horizon en 2021 et qui depuis met tout en œuvre hein des interviews, des meetings pour apparaître aux yeux des Français comme le seul homme capable de représenter la droite en 2027 et ça semble fonctionner puisqu'il dépasse les autres ténors de droite dans les sondages. 22 % d'intention dans le dernier sondage Ipsos la tribune de samedi dernier contre 20 % pour Bruno Rotaillot et 19 % pour Gérald Arrmanin.

En revanche, sa ligne politique reste encore un peu floue. Alors lui se revendique d'une droite libérale et il détaille d'ailleurs ses chantiers dans son livre qui est paru au mois de juin. L'école, le modèle social, la réforme de l'État.

Il a une idée bien précise sur les retraites. Pour lui, c'est très clair, il faut travailler plus. et à une époque, il parlait même de travailler jusqu'à 67 ans.

En tout cas, sa promesse générale et là je le cite, c'est de rétablir l'ordre dans nos compte et dans la rue. Sauf que certains à droite lui reprochent justement de ne pas être assez à droite sur les sujets qui touchent à l'immigration et à la sécurité. Il s'en est défendu.

Lui lors d'un meeting, c'était à Marseille au mois de mai, il a rappelé qu'il était bien de droite sur le régalien. Il a notamment appelé une grande réforme de la justice qu'il jugeait lente et hypocrite. Et là encore, je le cite, il a fustigé le communautarisme qui menace notre pays devenu violent en proie à l'ensauvagement.

Je referme les guillemets. Jean Garing, est-ce que Édouard Philippe est cet homme providentiel qui peut sauver la droite ? Non, j'irai pas jusque là.

Euh non, il a quand même un péché originel aux yeux des militants et des électeurs de droite, c'est d'être associé à Emmanuel Macron. Et c'est la raison pour laquelle il est en campagne déjà depuis plusieurs mois et c'est la raison pour laquelle il a pris ses distances de manière très très récemment mais de manière très forte en demandant quasiment la démission du président de la République présidentielle anticipé tout simplement parce que précisément son sa stratégie à lui c'est vraiment de se détacher au maximum de ce que représentait le et à droite et et à gauche mais c'est aussi c'est aussi un risque pour lui parce que ça lui risque de lui faire perdre une partie des électeurs de centre droit voire même de centre gauche qui aurait pu être intéressé par sa sa personnalité. Mais comme on est dans la perspective d'un premier tour d'élection présidentielle, il peut il doit même se se avoir cette cette distinction par rapport au au macronisme.

Bon le problème malgré tout c'est que effectivement pour l'instant il est en tête. Euh souvenez-vous que tous ceux qui ont été en tête à quelques mois des élections présidentielles ont finalement été battus, Alain Jupé et les autres euh et et surtout que dans je le répète dans cet espace politique qu'il peut incarner, ils sont quand même aujourd'hui nombreux sur le sur la ligne de départ et sur notre sujet de l'Union des droites, il a une particularité hein Brig Gait, il ne veut pas de rapprochement avec le Rassemblement national pour autant pour beaucoup il y a une dig qui a sauté. Est-ce que vraiment elle a sauté cette digue pour vous ?

Est-ce que le c'est une fin du Front républicain ou pas ? Ou c'est juste une un front anti France insoumise ? Ouais.

À chaque jour, on a de nouvelles interrogations puisque il y a des il y a des tas de prises de position qui semblent aller dans ce sens-là. vous les rappeliez tout à l'heure hein. Euh donc on va voir que là le parce que dans le ter car il y a eu quelque chose qui s'est passé là ce weekend qui est assez édifiant tout de même.

C'est-à-dire que finalement il y a un candidat qui a été éluotiste parce que la droite Bruno Rotaillot a dit qu'il appelait à voter contre la gauche sans dire clairement qu'il votait pour Donc ça c'est un changement ou pas pour Malval ? Est-ce qu'il a un changement sûr ? Oui.

Et d'ailleurs c'est pas la ligne officielle du parti euh c'est pas encore la ligne officielle des des républicains. Ce qui est elle une ligne officielle non. Euh enfin en tout cas c'est bien on parlait de la fracture entre les sénateurs et les députés, mais euh il y a une fracture qui va arriver qui est celle de l'attitude à tenir vis-à-vis du Rassemblement national.

Et lorsque Bruno Retaillot, mais on on a vu progresser ce discours, Bruno Retaillot a dit "Pas une voix pour pour la gauche." Euh c'est pas la France insoumise qui est en face de de ce candidat UDR dans le Tarnégaron, c'est une candidate PS socialiste. Et on on l'a vu monter euh ce discours.

Bruno Rotaillot disait "Nous sommes entrés au gouvernement pour empêcher la gauche de gouverner." Et ils ont d'ailleurs une commodité de langage qui est de qualifier l'ensemble de la gauche de gauche mélanchonisé. Donc à partir de là, on passe de ce qui est apparu, je dirais euh ces derniers mois comme un front antiLi à finalement un front antigauche.

Et je pense qu'effectivement c'est ce qui va se passer euh au cas par cas comme vous le disiez euh lors des prochaines élections législatives. Euh il y a un sondage récent Brigitte Gaiti qui donne plus de Français prêt à faire barrage à LFI, donc la France insoumise coN. Ça veut dire que la dédiabolisation a fonctionné et qu'il y a une confusion mentale ou que il y a une rediabolisation.

Actuellement la France insoumise est l'objet d'une d'une campagne pour en faire le on va dire le pivot que sur lequel on se on se positionne. C'està-dire là on voit bien ce qui ce qui est en train de se passer. Alors sur les sondages, faut quand même un petit peu se méfier parce que il y a un certain nombre de sondages où en fait on raisonne sur très peu de gens et quand on commence à à dé désagréger le quand on parle de en fait souvent il y a 46 LR ou 66 LR qui sont interrogés donc il suffit de 7 personnes pour faire basculer 10 % en fait des choses comme ça faire attention dans les dans la construction des sondages actuellement et sur là on va avoir droit comme comme on est dans un dans une période d'incertitude structurelle en fait tout devient un un possible repère.

Voilà. Donc le sondage les sondages deviennent des repères très très importants. Ils l'ont toujours été dans des situations comme ça par particulièrement incertaines.

Mais ce qui est sûr aussi pour reprendre ce qu'on ce qu'on disait tout à l'heure, c'est que aujourd'hui dans la conjoncture qui est en train de se mettre en place la position de sauveur de sauveur de la France ou d'hommes providentiel, elle est en train de se construire et c'est-à-dire que on commence à se dire la seule solution c'est ça qui va être le recours. Alors, il y a pas de de Gaulle, il y a pas de main France, mais il y a des des des personnages qui vont essayer de d'occuper cette place et donc peut-être d'apparaître comme pur, de pas trop prendre position pendant un moment, de d'essayer d'apparaître comme des sages. On va voir un petit peu ce qui est en train de se passer mais là on le voit et on va voir ça, ça va être intéressant à suivre.

C'est la manière dont la droite va produire ou pas ces hommes providentiels. La gauche aussi hein d'ailleurs. Alors, on évoque le fameux cordon sanitaire et bien écoutez l'archive qui va nous aider à le faire et à vous faire discuter autour de cette notion.

Jamais d'alliance avec l'extrême droite. C'est le le fond même de cette théorie du cordon sanitaire théorisé par les états-majors de la droite républicaine. Mais ça n'a pas toujours été le cas.

Rappelez-vous, c'est il y a plus de 40 ans, 83 Dreux élection municipale. Le Front National, parti d'extrême droite, a réussi une percée aux dernières élections cantonal et l'un de ses candidats, monsieur Stirbois, a franchi la barre des 10 %. Cette nouvelle réalité électorale a divisé l'opposition.

Le RPR, cas unique en France, fait liste commune avec les candidats du Front National alors que l'UDF et les centristes refusent entendre parler d'une telle alliance. L'accord que nous avons conclu à Dreux avec le Front National est un accord purement local, ce qui signifie que nous nous sommes engagés sur un sur un programme de gestion municipale et que cet accord bien évidemment n'engage pas nos formations respectives à l'échelon national. Jean-Garg, est-ce qu'on est en train de passer une étape supplémentaire ?

Il y a toujours eu des entorses sur le terrain autour du nom sanitaire en 98 aussi au régional mais là est-ce que ça va plus loin ? Est-ce que vous avez l'impression que la droite est mû pour aller vers le RN ? Complètement.

C'est plus alors c'est plus le RN d'aujourd'hui qu'on le voie ou non, ça n'est plus du tout le le Front National de de cette époque. Déjà, première chose, quand s'est passé cette alliance à Dreux, ça a déjà tout changé. Ça a été une étape qui a qui a propulsé le Front National vers l'avant, qui l'a j'allais dire nationalisé.

Et alors ce qui se passe aujourd'hui, c'est que vous avez un RN qui est surpuissant, qui au fond a pris la place de du RPR de de l'époque et surtout dans l'esprit des gens qui est devenu un parti. Ah oui, c'est un parti qui est qui est totalement euh euh dédiabolisé, normalisé dans dans l'opinion publique. Et vous avez euh de ce fait la quasi-totalité des des électeurs et surtout des des militants de tous les partis de droite et et du rassemblement national qui veulent cette cette union des droites.

Donc ça c'est quelque chose de tout à fait nouveau. Mais ça veut dire qu'il y a un fossé entre les électeurs de droite qui veulent ce rapprochement et les classiques qui encore hésitent. Alors en fait, je c'est c'est intéressant, ben je pense que pendant longtemps ce cordon sanitaire, il a existé parce que la droite républicaine faisait le pari qu'elle allait ramener dans son giron les électeurs du Rassemblement national.

C'est Nicolas Sarkozi qui, c'est l'opéa de Nicolas Sarkozy en 2007 et il y a ce mythe à perdurer. C'est encore le cas d'ailleurs pour Bruno Rotaillot qui qui dit et qui finalement lorsqu'il critique le Rassemblement national, c'est pour dire soit ce sont des démagogues, leur programme est socialiste, ils n'ont pas l'expérience du gouvernement mais finalement il y a pas de rupture idéologique. Et par contre ce qui se passe aujourd'hui au Rassemblement national, c'est que une frange en tout cas la moitié du Rassemblement national, je dirais ce que j'appelle les identitaires libéraux, aurait intérêt à être rejoint par des membres des Républicains pour faire gagner justement contre, je dirais, les golos souverainistes du Rassemblement national, ceux qui sont plus qui ont un programme un peu plus social et qui grâce à des cadres justement des républicains gagneraient en fait ce cette bataille sur la question économique et ferait vraiment passer le Rassemblement national comme un partie de droite.

Juste une question, quand Nicolas Sarkozi reçoit au mois de juillet Jordan Bardella, c'est une faute symbolique orale, ça correspond à à à gérer à l'écosystème de la droite. Comme je dis, tout le l'écosystème et notamment médiatique de la droite et de l'extrême droite pousse pour cette union des droites. Quand on voit Nicolas Sarkozy qui est interviewé par le JDD en longueur pour commenter sa condamnation, JDD, valeur actuelle et cetera.

Tous ces médias poussent pour cette union des droites et Nicolas Sarkozi quelque part en étant à la fois encore une sorte de figure totem de de la droite mais qui est un petit peu en dehors et qui s'intéresse en fait à voir comment cette recomposition se déroule. Puis ça embête aussi les classiques de la droite républicaine, les Bruno Retaillot qui se sont étranglés à ce moment-là. Brile Gait sur quel programme il peut se rapprocher ?

Est-ce que il y a de fait maintenant plus de frontières sur les principaux thèmes que sont l'immigration, la sécurité et pas que et l'économique ou pas ? Est-ce que il y a des terrains de rapprochement clair ? C'est considérablement rapproché sur l'immigration. sur le reste et sur le reste alors sur le reste on retrouve ce qui vient d'être assez juste, c'est-à-dire des différences sur le social, sur peut-être même les questions de société, l'avortement des choses comme ça.

Il peut y avoir un peu des différences d'ailleurs qui qui fracturent autant le RN que le que la droite disons classique républicaine. Donc mais vraiment il y a une droitisation du débat de toute façon depuis quelques années déjà. Oui.

Oui, complètement d'accord. Et vous aurez observé que qu'un Jordan Bardella par exemple sur les questions économiques se rapproche singulièrement de de des positions de de des Républicains. Donc on voit bien le les Républicains ont quasiment adopté sur les questions d'ordre de sécurité d'immigration les position de la rhtorique.

Oui, c'est ça. La rhtorique du Rassemblement national. Et si vous le discours de Laurent Voquier tout à l'heure en réponse à Sébastien Lecordée il cochait toutes les cases d'un discours du Rassemblement national sauf évidemment sur la question économique où pour lui le Rassemblement national ce sont des des socialistes mais euh on voit bien qu'avec un Jordan Bardella les rapprochements sont possibles.

Justement que vous parlez de Jordan Bard le RN frileux he une union des droites. Il tend aujourd'hui clairement la main aux républicains. C'est le cas du président du RN.

Lorsque il y a un an le président de la République a annoncé une dissolution, nous avons fait le choix responsable, je crois, de tendre la main au président des Républicains Éric Sioti qui a accepté avec beaucoup de courage et nous sommes évidemment nous prêts à tendre la main. Nous serons toujours prêts à accueillir en notre sein des gens qui viennent d'autres formations politiques sur la base d'un projet d'un projet clair sur la base de l'amour de notre pays. Ror Malval, ça peut se faire dans le cadre d'élection plutôt législative ou régionale ou municipal plutôt qu'à la présidentielle ou tout est possible ?

Euh tout est possible mais en fait je parie quand même davantage sur euh euh peut-être des législatives anticipées. En tout cas, ça se passerait très certainement et c'est bien pour ça d'ailleurs que le groupe des députés à l'Assemblée nationale ne souhaite pas euh la dissolution et n'a pas euh et accompagner euh le les ministres LR qui sont entrés au gouvernement parce qu'ils ne veulent surtout pas retourner maintenant devant des électeurs et d'être obligé de trancher cette question parce que certains le disent et le disent très franchement à droite chez chez LR. Il serait tout à fait possible d'envisager une sorte de plateforme de mesures communes sur je cite l'immigration, l'assistana, je mets des guillemets, sont les vocables qui les emploient et et ce serait partagé justement dans le cadre peut-être demain d'une coalition au pouvoir entre le l'ELR et le RN qui mett en place ces mesures.

Il y a eu un sondage Brigit Gait sondage if pour valeurs actuelles. 52 % des Français favorables à un gouvernement de coalition des droits LR et RN, 82 % chez les sympathisants LR. C'est là où euh le 52 % est inquiétant de ce point de vue, c'est-à-dire veut dire quelque chose.

Le le 82 % est peut-être plus contestable de point de vue du chiffre parce qu'en fait quand vous désagrégez, vous allez sur des petites populations et donc vous êtes plus sur 1000 personnes mais vous êtes bon voilà donc peu importe mais bon le la question là du effectivement du cordon sanitaire de la possibilité d'une union des droites elle est clairement posée. on va voir qui sort de toute ce marasme actuel, c'està-dire qu'est-ce qui va sortir comme personnalité à droite comme à gauche d'ailleurs et les intérêts qu'il peut y avoir. Moi je pense vraiment que les calculs et les anticipations qui sont faites aujourd'hui sont plus importantes que les convictions et les programmes et c'est qui est d'ailleurs un vrai problème pour la la démocratie.

Mais moi je pense que les malgré tout les LR iront jusqu'au bout de de du paris présidentiel. C'estàdire ils auront un candidat à la présidentielle et le RN aurait un candidat parce que sinon ils disparaissent. C'est ça.

Voilà. Exactement. Euh quand vous êtes quand vous êtes comme ça dans un même espace politique, c'est évidemment le plus gros qui mange le le plus petit.

Et donc eux, ils ont intérêt de toute façon à y aller. Quitte à faire un score décevant, mais ce sera jamais plus décevant que celui de Valérie PC. Euh et donc moi je pense qu'il y aura un candidat LR à l'élection présidentielle.

Oui, parce que ce qui est nouveau quand même tout de même Aurent Valval, pour revenir aussi à ces français quand il s'écrit dans les sondages, même s'il faut les prendre avec des pincettes, 58 % d'entre eux sont prêts à faire barrage à la France insouie contre 46 % contre le RN. C'est quand même un une mutation énorme de l'électorat, notamment de droite. Alors, les je dirais que l'électorat de droite, il a déjà commencé à muter.

Quand on regarde ce qui s'est passé en 2024, même en en 2022, mais surtout 2024 législative anticipé, euh on voit que le front républicain est déjà mort à droite chez les LR. C'est le Front républicain, il est le fait d'abord des électeurs de gauche. Et là, je pense que ça n'a pas fondamentalement changé.

On verra ce qui se passe, je suis pas oracle peuvent être dans l'abstention, ce qui est un peu nouveau aussi. Ils peuvent être dans l'absension si effectivement ils en ont marre de toujours se sacrifier entre guillemets pour au second tour. Mais dans les sondages en tout cas, ils disent qu'ils vont continuer à faire barrage à l'extrême droite, ce qui effectivement n'est pas le cas.

N'est pas le cas des centristes aussi. h le fait le discours qu'il y a eu notamment chez les Macronistes de mettre un signe égal entre la France insoumise et le RN a effectivement nuit a fait baisser le Front républicain chez ces électorats. Merci infiniment à tous les trois d'avoir débattu et de nous avoir éclairé sur cet émiattement et sur ce qui se passera dans le futur.