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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 13 avril 2023 35 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Réforme des retraites : débat entre Pascal Perrineau et Laurent Joffrin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment s'est passée la réunion de consultation des collectivités locales à Matignon ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Politiquement, la sortie de crise passe-t-elle par les Républicains selon vous ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    La gauche est-elle en train de s'enfermer dans la radicalité ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Une rencontre entre Macron et les syndicats après la décision du Conseil constitutionnel est-elle possible ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Une cohabitation choisie avec LR vous paraît-elle plausible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Renaud MuselierFait
    « ils ne veulent pas les collectivités territoriales et bien sûr les régions de France se retrouvaient dans un blocage et dans l'immobilisme »
  • 4:40Renaud MuselierFait
    « nous avons au niveau des régions de France proposer un pacte de gouvernement états collectivité qui nous permet de faire avancer la totalité de nos dossiers »
  • 5:20Renaud MuselierChiffre
    « la validé une stratégie financière hauteur de 100 milliards d'euros pour la démarche d'aménagement de notre territoire »
  • 8:00Renaud MuselierFait
    « quand on additionne et qu'on s'unissait les gens raisonnable qui veulent travailler pour l'intérêt général on gagne »
  • 12:00Renaud MuselierFait
    « prenez des ministères régaliens prenez des secrétaires d'État fabriquer des personnalités de votre sensibilité politique de droite restez sur votre colonne vertébrale mais bloquez pas le pays »
  • 15:00Laurent JoffrinFait
    « les 64 ans resteront en vigueur et ça va créer une amertume extrême dans le pays »
  • 16:00Laurent JoffrinFait
    « on n'a pas voulu faire jouer au départ la démocratie sociale qui est un élément important de la démocratie »
  • 18:00Laurent JoffrinFait
    « la gauche est en train de s'enfermer dans la radicalité c'est le passeport pour la défaite »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et avec nous pour ce club le politologue Pascal Perrineau bonjour Pascal merci beaucoup d'être avec nous et on accueille l'orange au frein bonjour merci d'être là vous avez fondé et lancer hier votre média en ligne le journal vous nous en parlerez tout à l'heure et Audrey nous a rejoint et on va parler de cette deuxième journée de mobilisation à la veille de la décision du Conseil constitutionnel on se demandera comment Emmanuel Macron peut sortir de la crise hier il a une nouvelle fois attendu la main au syndicat qu'il veut rencontrer après la décision du Conseil constitutionnel et politiquement la sortie de crise passe-t-elle par les républicains peut-il élargir la majorité réussir un accord de gouvernement cet accord passe-t-il forcément par la nomination d'un Premier ministre issu du parti de la droite vous nous direz ce que vous en pensez d'abord on va parler des consultations à Matignon c'est l'actualité dans nos régions [Musique] Elisabeth borne a donc terminé hier ses consultations à Matignon pour tenter de sortir de cette crise des retraites après les forces politiques à la Russie hier les associations d'élus les mers les départements et les régions bonjour nos museliers merci beaucoup d'être avec nous président de la région sud provençale-côte d'Azur président délégué de région de France et c'est vous qui représentiez région de France hier à Matignon quel était l'état d'esprit de cette réunion comment s'est-elle passée bonjour ça s'est très bien passé d'abord c'est je crois que c'est un acte symbolique fort dans la mesure où pour la première fois la première ministre consulte la totalité des collectivités territoriales pour avoir leur avis leur sentiment leur désirs leurs besoins leur volonté pour sa feuille de route à la suite du monde de la République je pense l'important qu'est-ce qu'il en ressort globalement c'est que ils ne veulent pas les collectivités territoriales et bien sûr les régions de France se retrouvaient dans un blocage et dans l'immobilisme et que nous avons au niveau des régions de France proposer un pacte de gouvernement états collectivité qui nous permet de faire avancer la totalité de nos dossiers pas voir réglementaires et non pas par voie législatives puisque nous estimons que nous sommes des partenaires fiables quand on passe un deal on le respecte mais est-ce que vous êtes suffisamment entendu est-ce que ça aussi première ministre hier est-ce que vous souhaitez être désormais plus écoutés et est-ce que les élus locaux n'ont pas été assez écoutées depuis plusieurs mois moi je suis nous au niveau des régions on a l'impression d'avoir été écoutée on a eu notre débat sur les transports la lettre qui a été crise et écrite et conciliée par la totalité des présidents de région fait en sorte que la validé une stratégie financière hauteur de 100 milliards d'euros pour la démarche d'aménagement de notre territoire on peut toujours dire que c'est assez ou pas assez de faire en réalité c'est quand même une donnée qui est essentielle pareillement à ça et vous voyez sur l'écran le travail que nous faisons dans la première ministre qu'ils ont fait la région sud sur le partenariat dans le cas de la transition écologique où nous avons aujourd'hui une feuille de route de territoire agenda territorial qui nous permet d'être parfaitement écouté je pense qu'on est en on est plutôt en confiance et on est on est prêt pour travailler avec elle donc je crois que là on est plutôt sur bonne base avec des rendez-vous réguliers c'est aussi ce qui a été acté oui sur cette agence territoriale il y a les thèmes qui ont été mises en place et ils nous ont été donnés nous avons nous avons la capacité d'en rajouter dans la feuille de route il y aura une réunion tous les jeudis tous les premiers jeudis de chaque mois qui vont traiter bien sûr de la décentralisation s'il y aura de la de la réforme territoriales s'il y aura bien entendu le pacte financier et il a été évacué le pacte de Cahors donc on se retrouve dans une situation qui est plutôt bien faite et on peut rajouter ce qu'on veut donc aujourd'hui on est sur une démarche de partenariat et de confiance je crois que c'est plutôt ce que nous souhaitions et on avance en ce sens politiquement renouvelé comment vous voyez la sortie de crise est-ce que la sortie de crise passe par un accord avec les républicains selon vous vous en venez de ce parti alors il y a deux volets il y a la crise il y a la crise institution enfin il y a la crise aujourd'hui dans le cadre de la réforme de retraite à la confiance vis-à-vis de du peuple français j'ai bien entendu votre écouter ce qu'a dit votre prédécesseur enfin nous on a sur les législatives partielles sont légers n'a jamais gagné et dans la région provençale nous avons eu deux cantonales partiel et le front était battu deux fois de suite donc quand on additionne et qu'on s'unissait les gens raisonnable qui veulent travailler pour l'intérêt général on gagne voilà donc je me permets de rappeler aussi que les sondages m'avaient donné gagné dans tous les cas perdant dans tous les cas de figure après 14 points de retard et j'ai gagné avec cette point d'avance donc j'invite à beaucoup de modestie dans les sondages et il y a la réalité électorale qu'est-ce qu'elle est je pense qu'il faut pas en permanence contester les valeurs démocratiques de notre pays il y a une Majorie il y a pas le gouvernement n'est pas en minorité la majorité relative et il a il peut travailler c'est la difficulté comme on fait au niveau européenne c'est latex par texte alors il est clair que aujourd'hui il y a eu dans le cadre de ce texte bien particulier un soutien de LR qui a été conforme au Sénat et un LR qui s'est divisé à l'Assemblée et donc il faut que elle est ne parle que d'une seule voix dossier par dossier et c'est la seule clé pour faire avancer les sujets sinon il faut mettre en place un système à l'européenne ou dossier par dossier ben écoutez au lieu de centre déchiré en permanence on travaille sur l'intérêt général et à ce moment-là on arrive à avoir une majorité donc sur les dossiers mais vous les appelez à moi depuis le début quand j'ai vu le résultat législatives je leur ai dit de toute façon rentrée au gouvernement passer un acte au bord de le gouvernement valider quelques dossiers essentiels prenez des ministères régaliens prenez des secrétaires d'État fabriquer des personnalités de votre sensibilité politique de droite restez sur votre colonne vertébrale mais bloquez pas le pays et donc là ils se sont retrouvés dans une situation où dans le cadre des retraites qui se sont à l'assemblée des jugés donc forcément en perte de crédibilité et en perte d'affichage électoral vis-à-vis de leur propre leur propre troupes et parallèlement à ça reculant et sacrifiant de nouveau une génération de gens qui ont des qualités incontestables et qui montrent là aujourd'hui leur incapacité d'avoir une vision et de travailler en collectif dernière question il faut en premier ministre de droite issu des rentrés républicains pour vous moi je pense que d'abord est-ce que si le premier ministre qui est en place il s'est dit s'il y arrive à avoir des majorités par un dossier et en ce qui concerne les territoires travailler par par le règlementaire on avancera on avancera bien même donc nous on est pris tous les territoires sont prêts et là c'est tous les élus locaux et qui ont manifesté cette démarche là hier si son bloqués à l'Assemblée vous savez les parlementaires aujourd'hui ils sont ils ont je pense qu'ils ont jamais été le local d'ailleurs donc comme ils n'ont jamais cette compuls cette culture se connaissances savoir-faire ils ont la plupart du temps jamais été ministre d'ailleurs donc ce qui fait qu'ils disent beaucoup de bêtises et ils font beaucoup d'erreurs stratégiques et nous au pays ce qui est pas le cas des locaux et ce qui est en tout cas pas le cas du Sénat merci resident evil merci beaucoup d'avoir été avec nous on va revenir sur ce qu'a dit un Renault Muselier parce qu'elle d'abord les associations d'élus ça ça finissait ça concluait les les concertations d'Élisabeth elles ont été utiles c'est concertations ou c'est de l'affichage non il fallait qu'il y ait une concertation alors les résultats en effet pour l'instant son maigre sauf quand on écoute les représentants des collectivités locales et en particulier le président de l'Association des régions de France qui dit que ce dialogue est très utile mais il fallait qu'il y ait une main tendue il fallait qu'il y ait une rencontre on pouvait pas continuer dans ce j'allais dire ce psychodrame de guerre civile froide ça n'est pas possible donc là je crois que voilà il y a eu un geste qui a été fait maintenant il faut qu'il y ait un contenu afin que la sortie de crise soit une sortie de crise solide si l'on peut dire c'était un geste qui était important dit parce qu'elle Perrineau c'était uniquement un geste il n'en est pas sorti grand chose finalement c'est concertation je crois que du point de vue du fond c'est totalement bloqué c'est-à-dire que les 64 ans resteront en vigueur et ça va créer une amertume extrême dans le pays et on est effectivement pratiquement dans une guerre civile froide c'est vrai ça c'est vrai le débat s'est arrêté il y a toujours une discussion une chambre de la rhétorique mais il y a pas d'échange il y a pas d'échange pourquoi parce que on n'a pas voulu faire jouer au départ la démocratie sociale qui est un élément important de la démocratie et les oppositions et entre les oppositions aussi parce que on va parler de mon journal mais la situation est quand même dramatique l'état du débat public en France et dramatique c'est pour ça qu'on a créé ce journal de toutes part dans la majorité même c'est les relative les relations sont complexes difficiles dans les oppositions c'est parfois illisible ce qui se passe à LR Renaud Muselier en parallèle en particulier chez les républicains de l'Assemblée nationale on voit bien qu'au sein de la nupes l'opposition de gauche radicale ça tire a eu et Adia est d'une certaine manière ce qui est incroyable c'est que dans ce paysage extrêmement perturbé ce qui peut apparaître et c'est une des raisons des sondages qui valent ce qu'ils veulent mais qui sortent aujourd'hui et qui montre que Marine Le Pen et le RN sont à haut niveau c'est que le RN apparaît comme le seul pôle à peu près uni et stable donc forcément comme il y a une peur du vide une peur du désordre il y a on le voit bien en ce moment ça sera peut-être très différent dans quelques quelques années mais il y a pour l'instant en effet un RN qui ramasse les fruits et qui engrangent les fruits de la crise sociale de la crise politique de manière évidente on n'a jamais eu une Marine Le Pen un aussi beau aussi au niveau en terme d'intention de votre législative et on s'aperçoit maintenant que c'est plus qu'une forme comme on dit de manière un peu facile d'extrême droite puisqu'elle nourrit cette dynamique électorale en allant pêcher un peu partout jusque dans l'électorat qui se retrouvaient derrière Jean-Luc Mélenchon donc il y en a quelque chose qui est en train de se mettre en place qu'il faut regarder très attentivement elle est venue en fait attrape tout finalement Marine Le Pen aujourd'hui elle a rien fait elle a joué son jeu elle est restée discrète et un côté raminagrobisme vous savez c'est le chat qui qui reste comme ça quand même des griffes mais qui restent tranquille et c'est les oppositions qui l'a qui qui la font monter le position alors d'abord le position sur la retraite le comportement du gouvernement qui ne négocie pas et d'autre part à gauche vous avez un une position radicale agressive qui qui qui aboutit au fait que dans les sondages politiques la gauche qui les gens qui manifestent la plupart sont les gens de gauche qui votent plutôt à gauche et des gens qui votent Front national aussi mais bon c'est quand même un mouvement de gauche ça ne profite pas du tout à la gauche mais alors pas du tout elle est bloquée au même niveau pourquoi parce qu'elle a échoué dans sa stratégie cette position agressive et tout le comportement qui a eu au Parlement et de toutes ces déclarations la manière dont on commente les les violences dans les manifestations qui est totalement unilatérales alors que la police est fait des erreurs et que nous les fautes c'est vrai il faut il faut qu'elle soit condamner mais on peut pas passer sous silence le fait c'est les manifestants qui ont attaqué la police notamment à sainte-sol le dire ça on ne le dit pas tout le monde le voit à la télévision et la nups ne le dit pas et Mélenchon dit c'est la police qui est qui est responsable ça tient pas ça c'est c'est pas une manière de débattre et les gens ont compris donc ils se disent bon ces gens-là sont pas fait pour gouverner ces gens-là ne sont pas faits pour gouverner et à partir de là vous avez un plafond qui sait qui s'est installé qui empêche la gauche de progresser la montée de Marine Le Pen elle est la conséquence de l'échec de la gauche parce qu'elle prenne oui entre autres bien sûr du d'évitement de la droite mais ça ça n'est pas tout à fait nouveau mais de cette gauche tout à fait particulière parce que on entendait tout à l'heure sur votre antenne Alexis Corbière parler de l'union de la gauche m'attendais il y a méprise sur les mots ça n'est pas une union de la gauche parce que d'abord il y a une gauche qui ne se retrouve pas dans cette gauche radicale et puis l'union de la gauche ça jamais été ça mais on a gauche c'était la diversité de candidats dans un premier tour des écologistes au communistes en passant par les socialistes et puis une réunion derrière celui ou celle qui était le mieux placé au premier tour là c'est pas du tout le cas c'est une candidature unique et dans à peu près 2/3 des cas une candidature de la France insoumise donc c'est une tutelle de la gauche sous la férule de la France insoumise c'est tout à fait différent de l'union de la gauche et ça je crois qu'il y a une partie de l'électorat de gauche qui s'en rend compte aujourd'hui c'est pour ça que je crée mon journal exactement pour ça non non mais excusez-moi c'est à dire que vous avez une gauche qui est dominée par les oukases de la France insoumise et qui s'est couché et alors qu'il y a plein de gens de gauche qui ne sont pas d'accord avec ça et donc il faut rétablir une argumentation un combat politique un combat idéologique et un combat culturel contre les extrêmes en évidemment contre l'extrême droite qui est quand même l'adversaire principal mais à gauche on doit rééquilibrer les choses il faut que la gauche retrouve sa boussole c'est à dire la République la laïcité le un certain réalisme dans la manière de gérer l'économie la liberté d'expression regardez les conseils culture progresse un grand pas à l'extrême droite et à l'extrême gauche et donc notre journal est fait pour lutter aussi contre ça parce que c'est un des fondamentaux de la gauche la liberté de création la liberté de diffusion et la liberté d'expression c'est un effet on ne peut pas aller contre même quand ce sont des adversaires qui parlent bon c'est ce qu'on fait avec la cancer le culture bon nous sommes là pour lutter contre ça et le journal a été fait pour ça c'est-à-dire retrouver les voies d'une gauche celle qu'on aime celle qui est tolérante qui est ouverte qui est qui est qui démocratique qui est pluriel plus réaliste comme on veut et qui n'est pas soumise aux exigences ou aux extravagances de la gauche radicale la gauche est en train de s'enfermer dans la radicalité c'est le passeport pour la défaite et qui passe par quoi par un parti socialiste qui redevienne moteur de la gauche on va pas s'occuper des affaires de parties maintenant parce que c'est pas notre stage journal donc c'est un combat culturel donc on va on va on va gagner je ne sais pas parce que il y a plusieurs candidats possibles et comme l'élection présidentielle c'est quand même dans 4 ans on a le temps de d'y réfléchir un peu je crois qu'il y a il faut poser toujours aussi bien d'ailleurs dans la droite républicaine que dans la gauche républicaine faut d'abord quand on est loin des grandes échéances électorales poser le problème des idées c'est ce c'est là-dessus qui viennent demande c'est là-dessus qu'il y a une attente de la part des électeurs et donc on voit bien que dans la gauche républicaine aujourd'hui ça bouge que après l'usage de au fond un an de nupes et bien voilà beaucoup d'électeurs de gauche ne se retrouvent plus dans ce logiciel mais c'est un peu la même chose au sein de la droite républicaine et les républicains ou ce qu'on pourrait appeler cette droite de gouvernement a besoin là aussi d'un nouveau logiciel de d'un nouveau stock d'idées et l'occasion la réflexion dont on voit bien qu'elle est partie sur est-ce que au fond la droite républicaine va faire un bout de chemin avec le macronisme ou non et bien ça fait partie de cette réflexion est-ce qu'on va vers une cohabitation d'un nouveau type cette fois-ci et on va on va parler des républicains dans quelques instants mais puisqu'on parlait de la gauche il y a une ancienne grande figure de la gauche qui est sortie du silence et Dominique Strauss-Kahn qui a repris la parole qui fustige la méthode d'Emmanuel Macron la France est dans un triste état dit-il sur la réforme des retraites dénonce à peu près tout le choix du moment la vision globale qui fait défaut un manque de courage un manque d'audace politique c'est surprenant cette prise de parole de Dominique strauss-kan pour vous Laurent très bien en plus c'est un très bon économiste la version très intelligent évidemment c'est pas le mieux placé pour en présenter enfin ça sans vouloir être désagréable mais je trouve pas en plus ce qui dit est tout à fait juste enfin on le dit depuis le début c'est accueillait pas eu de démocratie sociale c'est bon on est d'accord là-dessus et que au fond il dit de manière très très brillante et intelligente ce que dit Laurent Berger depuis le début donc voilà c'est une contribution utile on peut dire ça quand même on connaît si vous voulez l'expertise économique de Strauss-Kahn il nous a habitués depuis les affaires qu'ils l'ont écarté de la vie publique il nous a habitués comme ça à envoyer de temps en temps quelques piqûres de rappel pour montrer qu'il n'a rien perdu de ses capacités analytiques bon voilà ça fait partie de cela mais ça ne laisse pas présager d'un retour de Descartes on dit au premier plan de la vie politique française il appartient maintenant j'allais dire comme le dit le président de la République au Vieux Monde mais donne une véritable leçon à Emmanuel Macron c'est opportun pour volant Joffrin il rappelle ce qui est le l'argumentation des opposants à la réforme moi je suis d'accord avec lui il y a pas tous ces arguments déjà été avancés avec force et il se déploie dans le pays depuis le début et notamment par les syndicats vous le disiez Emmanuel Macron qui hier a attendu à nouveau la main il a redit qu'il recevrait qu'il souhaitait en tout cas recevoir les syndicats après la décision du Conseil constitutionnel est-ce que ça vous paraît possible une rencontre vie il souhaite une rencontre rapide une rencontre aussi rapide ça vous paraît vous dire un peu de la nature de la décision du Conseil constitutionnel si la décision du Conseil constitutionnel rouvre dépend entier de cette réforme des retraites il y aura de quoi rediscuter si ça n'est pas le cas on se demande de quoi vont discuter sur le terrain de la retraite le président de la République et les syndicats il y aura le scénario auquel on assiste depuis maintenant des semaines d'un président qui dit maintenant et après et des syndicats qui répondent et maintenant voilà donc ça c'est assez compliqué ça veut dire que les dialogues sociales en tout cas à court voire moyen terme est bloqué un dialogue social il est bloqué pour l'instant il est bloqué le gouvernement cherche à tout prix à le faire réexister sur d'autres enjeux mais vous voyez bien que dans la situation on ne peut pas faire l'impasse sur cette question de la retraite à 64 ans parce que c'est là que ça bloque c'est pas ça bloque sur le terrain de la réforme des retraites puisque d'ailleurs on parlait de Dominique Strauss-Kahn qu'est-ce qu'il appelle de Michel il appelle le président de la République à revenir à sa première réforme c'est à dire une réforme systémique une réforme qui se focalise pas sur l'âge de départ à la retraite mais qui disent voilà étant donné les évolutions du pas du d'ailleurs des rapports au travail il faut arrêter de poser le problème de la réforme de la retraite à partir de là je le fameux âge cerveau il faut avoir une réforme beaucoup plus globale qui soit une réforme systémique mais pour l'instant on est bien dans une réforme d'un autre type les 74 ans les 64 ans sont devenus j'allais dire l'alpha et l'oméga pour l'instant de la réforme et ça va être difficile de réouvrir un espace de négociation avec le mouvement syndical va rester aussi une nuit après la décision du Conseil constitutionnel je pense qu'ils vont essayer de maintenir une unité de façade mais sur le fond ils sont pas d'accord puis même sur le fond de la réforme puisque le CGT ils sont pour 60 ans et Laurent Berger la CBT ils ont admis les 62 ans comme la plupart des Français d'ailleurs là aussi c'est c'est une aberration de la gauche radicale revenir à 60 ans franchement c'est très louable de vouloir ça mais c'est pas sérieux le pas sérieux des gens on a du mal à équilibrer le les comptes à 62 alors à 60 c'est impossible donc ça ne se fera pas et c'est dans le programme de la nuque autant que je me souvienne et c'est pas dans celui de PS mais ils se sont ralliés aux 60 ans ce qui est aberrant normalement ils auraient dû dire bah voilà nous on a une peau on est socialiste on n'est pas on n'est pas de la France insoumise on a une position à nous non ils sont allés c'est Lucas et ils se soumettent d'où mon journal le journal point info il est en ligne à la fin on va parler de la droite parce que dans ce contexte Audrey ben certains estiment que la solution ne peut venir que des républiques oui avec un Premier ministre issu des rangs de la droite alors pour l'instant ce sont des voies minoritaires en tout cas officiellement trois députés dont Philippe Juvin plus Virginie Calmels l'ancienne présidente du parti des républicains signe une tribune dans Le Figaro dans laquelle il plaide donc pour un Premier ministre issu de LR le président à la clé qui à part un Premier ministre issu de la famille des républicains pourraient attirer deux façons organisées un nombre significatif de députés de sénateurs en plus de ceux de la majorité relative actuelle du style je vous propose d'écouter à ce sujet l'un des signataires Stéphane Viry les députés on veut surtout sortir de l'impasse politique dans lequel la France est plongée une situation de crise au pluriel on pense surtout que faute de majorité absolue et c'est le choix des électeurs il faut trouver une nouvelle articulation donc par l'intermédiaire de cette tribune on pose le débat d'une coalition sur un projet nouveau qui correspond aux aspirations des Français pendant les quatre ans qui restent alors en coulisses C'est le nom de Gérard Larcher le président du Sénat qui circule ancien ministre il représente aussi les territoires Gérard Larcher qui a répondu pas vraiment mais qui a un petit mot répondu il y a quelques minutes écoutez-le moi je suis candidat au sénatorial dans les Yvelines c'est pas simplement je suis candidat vous savez pour gouverner il faut une majorité il faut un projet vous voulez contrat et aujourd'hui ces conditions ne sont pas réunies ces conditions ne sont pas réunies mais s'il vous le demande est-ce que vous direz non aujourd'hui je ne dirai pas oui ministre issu de LR ne plaît pas à tout le monde loin de là si certains ont envie une envie profonde pardon de rejoindre la macronie mourante qu'il le fasse ce sont les mots cinglants d'Aurélien Pradier le député LR du lot pour le redéputer LR Brice Hortefeux qui était hier sur votre plateau Oriane il est trop tard Emmanuel Macron a déjà manqué toutes ses chances de gouverner avec elle qu'Emmanuel Macron a loupé le coche donc je pense qu'il a été il a été fait preuve d'une absence totale de lucidité il avait deux opportunités de première opportunité c'est au lendemain de son élections immédiatement de tendre la main avec des engagements de fond naturellement parce qu'il y a des points très précis sur lequel ma famille politique est utile puisqu'elle apporte des positions claires et il y avait une deuxième possibilité c'est au lendemain des législatives pas une possibilité deux possibilités il n'en a saisi aucune des deux vous le voyez cette idée pour une sortie de crise est loin de faire l'unanimité ça vous paraît possible ça vous paraît pour poursuivre vous savez il y a un dicton je mets 203 donc 2 fois ça n'a pas marché la troisième fois éventuellement ça ça pourrait marcher si vous voulez le pays les Français s'en rendent compte le pays dans une situation tout de même de blocage on en parlait blocage de la démocratie sociale mais du côté de la démocratie politique pour l'instant ça va pas beaucoup mieux une majorité extrêmement imposante de Français ont l'impression aujourd'hui c'est plus de 60% que la démocratie en France fonctionne mal donc il faut j'allais dire c'est une nécessité de la part des politiques qu'il y ait une réponse à cette crise de défiance majeure vis-à-vis de la politique et tout ce qui peut aller dans ce sens sera sera j'allais dire le le bienvenu il y a encore du pouvoir présidentiel il y aura certes les européennes mais c'est pas les européennes à la proportionnelle qui vont bouleverser profondément les rapports de force politique donc il faut trouver un attelage alors il y a deux solutions il y a ou bien la solution et le président de PACA en parler tout à l'heure des majorités d'idées dossiers par dossiers ça marche mais ça marche assez mal et en tout cas ça n'a pas marché sur la réforme des retraites et puis il y a une solution en effet de contrat pour reprendre le terme qui a été évoqué c'est une vieille idée d'ailleurs qui a irrigué toute la Cinquième République de trouver une forme où en effet autour d'un contrat entre des forces politiques différentes et bien on trouve un terrain d'entente ça serait une nouvelle forme de cohabitation la cohabitation telle qu'on l'a connu à trois reprises c'était une cohabitation à la suite d'élections législatives ou le président était obligé de on se rend compte démocratiquement la nouvelle majorité issue des urnes là ça serait une cohabitation choisie ou le président déciderait d'élargir sa majorité qui n'est que relative et on le voit bien fragile à une autre force politique afin de stabiliser le dispositif de pouvoir et de faire avancer les objectifs du contrat les Français sont capables de comprendre éventuellement ce type de solution qui éviterait toutes les postures dramatiques je dissous je démissionne etc nous n'en sommes pas encore là et on peut peut-être ça suffit le débat est suffisamment hystérique ne pas en rajouter sur l'hystérie du débat cette cohabitation choisie ça vous paraît plausible ça serait une solution à la sortie de crise oui parce que le Parlement fonctionne mal il y a beaucoup d'obstruction il n'y a pas de majorité trouve pas facilement une majorité et on est protégé uniquement par les dispositions de la 5ème qui sont jugés excessives et trop autoritaires finalement et ça c'est une c'est la base de la réflexion sur le sur le système démocratique français c'est que la cinquième demande à être démocratisé alors je ne pense pas qu'il faille aller jusqu'à la 6e République comme comment en parler monsieur Corbière juste avant ça me paraît un peu trop parce que une fois qu'on a élu un président suffrage universel c'est difficile de lui dire vous n'avez aucun pouvoir ça existe un peu en Autriche je crois mais en France non en revanche qui est des lieux de respiration ou des procédures qui permettent au peuple de s'exprimer entre deux élections oui et d'ailleurs ce serait une sortie de crise si alors je sais pas si le Conseil va accepter le le rip parce que imaginons qu'il accepte là ça donne un débouché démocratique à ce mouvement social les plus finalement il y a plus besoin de faire la grève il faut trouver 4 millions je sais plus 4,8 millions de de signature mais c'est pas impossible puisque quand on a fait sur un sujet beaucoup plus étroit qui était le la privatisation de de l'aéroport de Paris il y a eu un million là-dessus sur la retraite qui me concerne tout le monde on devrait arriver à 5 millions en plus le 1 million a fait que le projet a été abandonné pour le donc il a suffi de réunir des signatures donc ça donne un objectif finalement démocratique au mouvement social ce serait une bonne manière de faire alors pour le gouvernement c'est catastrophique parce que il est obligé d'attendre pendant 9 mois est-ce que ça serait une sortie de crise ça serait une prolongation encore ça évite le comment les manifestations c'est très bien il faut en faire autant qu'on veut mais il y a un moment ça va se dire berger on va pas faire de la grève pendant 6 mois bah on arrête de faire la grève et on fait le référendum voilà ça donne un débouché démocratique bon là je crois que si vous voulez les Français ne peuvent pas rester dans le climat actuel qui est un climat désespérant d'ailleurs vraiment les Français ne vont pas bien en ce moment regarder les différentes enquêtes de pignons ça ne va pas fort donc il faut réouvrir les perspectives et ouvrir des perspectives en particulier sur le terrain de l'expression démocratique alors il y a comment la démocratie politique parle avec la démocratie sociale il y a le rééquilibrage du côté du Parlement et éventuellement un contrat de gouvernement comme ça se fait mais j'allais dire dans toutes les démocraties européennes aujourd'hui avec telle ou telle force politique qui viendrait renforcer la majorité relative je ne vois pas ce que ça de de choquant c'est au contraire l'exercice des vertus du de la construction du consensus qui est une grande vertu démocratique tout de même se mettre d'accord avec des adversaires d'hier et puis il y a tout ce qui est démocratie référendaire que l'on n'a pas utilisé depuis 2005 ah mon Dieu le peuple avait dit non alors on s'en est mal remis mais c'est un instrument de la constitution de 58 la souveraineté populaire s'exprime par les élections et par le référendum et bien ce référendum d'initiative partagée peut donner en effet une véritable issue au mouvement parce que là on est dans un mouvement qui s'étiole attention au mouvement qui s'étiole on l'avait vu avec la fin des gilets jaunes c'est à dire la colère de chaude devient froide mais la colère est toujours là prête à se réveiller on va regarder ce qu'elle a une de nos journaux régionaux après on parle de votre journal Laurent Joffrin c'est la rue de presse [Musique] Audrey la réforme des retraites toujours en une de nos journées avec des angles très différents ce matin la Marseillaise un titre plutôt classé à gauche parle justement de la sagesse dans la rue au matin d'une nouvelle journée de mobilisation le journal décrit une intercer syndicale qui oppose sa détermination tranquille à l'entêtement des raisonnable de l'exécutif fin de citation les sages il en est aussi question en Une de Midi Libre des sages sous pression ceux du Conseil constitutionnel évidemment qui rendra sa décision demain sur la constitutionnalité justement du projet de loi pour la réforme des retraites le quotidien qui fait tout un dossier pour expliquer justement le travail des 9 sages du Conseil constitutionnel et puis le progrès fait lui un focus sur Renault Aline Christian giuseppier Giuseppe celles et ceux qui font grève depuis janvier comment font-ils pour tenir c'est ce que nous explique le quotidien ce matin dans le reste de l'actualité j'ai pas une bonne nouvelle enfin c'est la Dépêche du Midi qui a pas une bonne nouvelle puisque le quotidien nous apprend qu'entre 500 000 et 800 000 virus d'origine animale pourrait toucher l'homme dans les années à le pire est à venir justement la crise du covid nous a appris qu'il fallait nous préparer c'est la raison pour laquelle l'OMS a lancé en novembre un processus pour identifier les agents susceptibles de provoquer des pandémies mondiales et de diriger la recherche et développement et les vaccins dans ce sens en amont donc cette fois on parle d'avenir sur un autre sujet le tourisme de montagne doit se réinventer sous la contrainte on le sait puisque leur blanc disparaît est-ce que nous rappelle l'Alsace dans les Vosges les professionnels ont 25 ans pas plus pour imaginer un nouveau modèle ce sera sans ski évidemment et ça laisse le temps aux professionnels de se réinventer dans les Alpes ce sont les refuges qui se réinventent on parle notamment de la gestion des déchets des panneaux solaires qui sont installés sur les refuges gestion des déchets on apprend d'ailleurs qu'il y a une époque pas très lointaine où on jeté les déchets dans les crevasses heureusement on est passé à autre chose depuis si vous aimez pas l'altitude Oriane sachez enfin que vous pourrez partir en vacances dans le Cher qui n'est pas cher justement pas loin de Paris non plus calme mais il faut vous dépêcher parce que les professionnels annoncent une hausse de 90% des réservations d'hébergement cet été ah oui il faut faire vite on a appris une expression lyonnaise ce matin oui on dit on dit cher bien à Lyon voilà donc Joffrin allez-y je vous ai un peu expliqué hier il y en a fait une fête de lancement c'était la cabine des marksworders prévu une salle un peu petite alors il s'était bourré complètement mais bon les gens sont très enthousiastes ça fait plaisir donc dites-nous du coup pour les téléspectateurs comment ils peuvent y aller rappeler nous alors c'est le journal en un seul mot Point Info et donc le but est de participer au débat démocratique sur une base sur la base de l'argumentation rationnelle mais de la polémique contre les extrêmes parce que cette vie politique est trop dominée par les invectives il y a pas assez de raisonnement donc on fera fonce sur le la raison le savoir sur tout ce que la gauche finalement à importer un autre République et donc c'est un journal républicain démocratique et écologique d'avoir été avec nous merci Audrey on se retrouve demain pour une émission consacrée à la décision du Conseil constitutionnel qui est donc attendu demain en fin de journée en attendant à 18h vous avez rendez-vous avec Thomas Hut pour sciences publiques très bonne journée à demain [Musique]