GAZA : VERS UNE DÉCISION JUDICIAIRE HISTORIQUE ? / AUDIOVISUEL PUBLIC : À QUOI JOUE RACHIDA DATI ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
La Cour internationale de justice se prononcera ce vendredi 24 mai sur la requête de l'Afrique du Sud d'ordonner à Israël un cesser le feu à Gaza. Peut-on enfin espérer un cesser le feu ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Les mandats d'arrêt internationaux émis par le procureur de la CPI contre Netanyahou et Gallant sont-ils historiques ?
- 20:00OuverteRéponse directe
L'Espagne, l'Irlande et la Norvège ont reconnu l'État de Palestine. En quoi cette reconnaissance accélère-t-elle le processus de paix ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les véritables raisons motivant la fusion de l'audiovisuel public ?
- 40:00OuverteRéponse directe
La holding France Média menace-t-elle l'indépendance éditoriale ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer l'affaiblissement des principes de l'État de droit dans les discours politiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:00Johann SoufiFait
« c'est un tournant parce que pour la première fois deux des plus hauts dirigeants israéliens sont mis en accusation ou devraient être mis en accusation »
- 21:00Insaf RegiFait
« la reconnaissance d'un État est différente de l'existence d'un État en droit international »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur le média nous sommes le jeudi 23 mai 2024 vous regardez toujours debout en direct sur le canal 350 de la freebox sur Youtube ou sur notre site internet et peut-être bientôt sur une fréquence de la DNT en effet N nous avons déposé le 15 mai dernier notre dossier auprès de l'arcom qui d'ici cet été doit examiner les multiples candidatures et décider quel chaînes pourront y mettre dans des millions de foyers nous l'avons appris hier notre candidature est recevable nous passons au second tour des sélection au mois de juillet nous pourrons donc défendre la crédibilité de notre démarche expliquer qu'une chaîne du côté des gens et non des puissances de l'argent et bien c'est possible c'est d'autant plus beau que cet historique jamais un média indépendant et populaire qui n'est détenu ni ni par l'État ni par un riche actionnaire n'a été aussi prêt d'arracher un canal au milliardairirees les canaux de C8 C news BFM TV ou encore LCI seront remis en jeu le média pourrait remplacer une de ces chaînes nos journalistes nos techniciens sont prêts notre petite équipe n'attend plus que le feu vert de l'arcom et votre soutien celui de milliers de citoyennes et citoyens donnez-nous les moyens de créer ensemble la télé libre et engagé du futur la télé de celles et ceux qui ne la regardent plus pour faire un don et permettre aux médias de révolutionner le petit écran ça se passe sur tnt.lemediatv.fr les dons sont défiscalisables à hauteur de 66 % c'est-à-dire que si vous payez des impôts un don de 100 € et bien il ne vous reviendra qu'à 34 € après des fiscalisations c'est parti pour une nouvelle édition de votre talk show préféré toujours debout [Musique] et ce soir je suis en compagnie de ma camarade Amina calage bonsoir bonsoir Amina toute la journée tu as scruté l'actualité en France et l'international et sélectionné quelques infos pour ton bulletin d'information puis je recevrai une SAF Regi doctorante en droit international à l'Université Paris Cité chercheuse associée à l'Institut français du ProcheOrient à Jérusalem et membre du comité de rédaction du site y et en visionférence Johann soufi avocat spécialisé en droit internation chercheur au Centre tdide de l'Université Paris de Panthéon Assas et ancien responsable du département juridique de l'unra du beau monde he ce soir au médias la Cour internationale de justice se prononcera ce vendredi 24 mai sur la requête de l'Afrique du Sud d'ordonner à Israël un cesser le feu à Gaza peut-on enfin espérer un cesser le feu et en particulier dans le contexte des mandats d'arrêt internationaux émis par le procureur auprès de la Cour pénale internationale contre le Premier ministre d'Israël Benyamin netanahou et le ministre de la défense Yav Galland pour crime de guerre et crime contre l'humanité au programme de la seconde partie d'émission le fond de l'info avec Mathieu Slama et céiste et Paul HEC tous deux chroniqueurs politiques au médiia nous reviendront sur les temps forts de la semaine qui ont fait débat le projet de réforme de l'audioovisuel publ visant à créer une nouvelle société FRANCE média qui regrouperait France Télévision Radio France et l'Institut national audiovisuel dans le but de préparer la fusion absorption de ces sociétés et ce dès 2026 déjà voté par le Sénat l'an passé le projet de fusion de l'audiovisuel est examiné à l'Assemblée nationale ce jeudi 23 mai et vendredi 24 mai l'ensemble des organisations syndicales représentatives de Radio France et France Télévision qui ont appelé à la grève aujourd'hui et demain dénonc une union forcé qui risque de mettre en Péré la pérennité pour la radio du service public et d'apauverérir l'offre éditoriale quels sont les véritables raisons qui motivent le gouvernement à vouloir fusionner l'audiovisuel public tenteront également de comprendre les vives réactions au sein de la classe politique française suscité par la décision du procureur de la République Harim KH d'mettre des mandats d'arrêt internationaux contre le Premier ministre d'Israël Benjamin tanahou et son ministre de la de la défense joaf Galan pour crime de guerre et crime contre [Musique] l'humanité plus d'une semaine après le début de la révolte en Nouvelle-Calédonie le président Emmanuel Macron débarque sur l'archipel et a appelé un retour au CAL en effet Nadia dans un contexte toujours sous tension entre la métropole et numea le président de la République est arrivé ce matin dans l'arche l'archipel pour une visite expresse de 12h Emmanuel Macron a appelé au retour le plus vite possible à la paix au calme à la sécurité mais aussi au dialogue cette visite a débuté avec une minute de silence en hommage aux personnes tué avant d'entamer une longue réunion avec des élus et acteurs politique à à l'issue pardon de ses rencontres avec les loyalistes et les indépendantistes le chef de de l'État a demandé la levée des barrages et a promis le rétablissement de l'ordre afin de lever l'état d'urgence le président s'est ensuite entretenu avec une vingtaine de jeunes ils ont fait part de leur sidération face aux violences aux inégalités au racisme et au surarmement de la population lors d'un point presse le chef de l'État a promis la création d'une aide d'urgence après des dommages colossaux Emmanuel Macron promet de ne pas faire passer en force la réforme électorale qui a mis le feu au poudre le chef de l'État dit vouloir donner quelqu qu que semaines afin de permettre l'apaisement la reprise du dialue du dialogue en vue d'un accord global en cas d'accord politique global sur le statut institutionnel de l'île il a souhaité un vote des Calédoniens avant de rentrer le président de la République a promis un point d'étape d'ici un mois pour certains calédoniens la situation est dans une impasse et loin d'être résolue en Nouvelle-Calédonie kanaki c'était silence radio hein sur les antennes de Radio France ce matin oui Nadia un appel à la grève a été lancé aujourd'hui par l'ensemble des organisations syndicales de l'audiovisuel public et a été très suivi cela concerne Radio France France TV Lina et France médiamond non à la fusion c'est le mot d'or de cette journée de mobilisation le gouvernement envisage de fusionner France Télévision Radio France et Lina 2 ans après avoir supprimé la redevance audiovisuelle les salariés dénoncent un danger majeur pour la pérennité du service public ils alertent également sur les attaques répétées de l'état visant à réduire l'indépendance et les moyens des réd action je cite face à des médias privés contrôlés par une poignée de milliardaires il faut se regrouper pour être plus fort défendre les promoteurs de ces diffusion les syndicats demandent le retrait du projet la mise en place d'un dispositif de financement pérenne et dynamique du service public audiovisuel garantissant à la fois son indépendance à l'égard du pouvoir exécutif et les moyens nécessaires à la réalisation de ces nombreuses missions une garantie des emplois et un plan de résorption de la précarité ou des milliers de at de CDD cachés ou pige doivent être remplacés d'ici fin 2025 par des postes permanents à temps plein les syndicats se sont rassemblé devant le ministère de la Culture à Paris aujourd'hui et on conclut comme souvent ce butin d'information avec l'actualité internationale Oslo Madrid et Dublin reconnaissent l'État de Palestine ce qui renforce un l'isolement d'Israël effectivement Nadia cet annonce intervient alors que le procureur de la Cour pénale internationale cherche à obtenir des mandats d'arrêt contre le Premier ministre ministre israélien et son ministre de la Défense la CPI examine donc des allégations de génocide qui serit à vigoureusement démenti les palestinens ont accueilli ces annonces comme une victoire de leur longue quête pour un état à Jérusalem est en sjordanie dans la bande de Gaza avec cette reconnaissance officielle prévu pour le 28 mai les trois pays rejoindront les quelques 140 pays plus des 2/ers des nations inues qui ont reconnu l'État de Palestine au fil des années cette reconnaissance de la Palestine par de nouveaux pays est une petite pièce du grand puzzle pour la paix cette démarche illustre un changement de dynamique dans le long chemin vers une possible solution à deux états le gouvernement israélien a sévèrement condamné la décision par les trois pays Israël a décidé de rappeler ses ambassadeurs et a convoqué également leur émissaire le gouvernement de netanahou qui s'est opposé à la création d'un État palestinen estime que la guerre ne peut être résolue que par des négociations directes pourtant Israël continue de bloquer les échanges en vu d'un cesser le feu ou d'une paix dans la région les États-Unis principal soutien d'Israël se disent opposé à la reconnaissance unilatérale d'un État palestinien dans ce contexte la Cour internationale de Justice a annoncé qu'elle se prononcera demain vendredi 24 mai concernant la demande de l'Afrique du Sud ordonné à Israël Linc selfelf Madia à Gaza y compris Arafa une séance publique aura lieu à 15h au Palais de la Paix à la ha la juridiction avait été saisie fin décembre par l'Afrique du Sud pour génocide la cour n'était pas allée jusqu'à ordonner un cess le feu hors propréétoriale évolution de la situation sur le terrain nécessite une nouvelle ordonnance de la CIG elle a déclaré lors de l'audience la semaine dernière que le génocide commis par Israël avait atteint un niveau horrible évoquant notamment des fausses communes des actes de torture et un blocage de l'aide humanitaire à Gaza la guerre fait toujours âge et le Premier ministre israélien a déclaré qu'Israël maintiendrait un contrôle sécuritaire illimité sur le territoire les militaires ont aussi pris le contrôle du point de passage éponyme pour l'Égypte pour la fermé c'est la principale entré des aides humanitaires depuis l'acheminement des aides et quasi à l'arrêt alors que selon l'ONU plus d'un million de Palestiniens Gaza fait face à des niveaux de fin catastrophiques merci beaucoup Amina Kalash pour ce point d'actualité on passe dans quelques instants à l'entretien d'actu avec Insaf reegi et Johann soufi le temps de changer le plateau j'en profite he pour vous annoncer la première de face cachée le nouveau format d'enquête porté par Nadia swin ce premier épisode réalisé par skider Etam l raconte l'enfer que vivent les Gaza pour fuir les bombardements israéliens c'est ce soir à 20h10 je vous laisse avec ce petit teaser il y a que la seule solution de sortir de Gaza pour vivre les autorités éyptiennes ne laissent personne passer sans l'accord des Israéliens quel titre les autorités israéen pe décider de qui va mettre un pied France dé qui s qui va vivre qui va mourir en fait face cachée le grand format jeudi 23 mai à 20h10 sur le média nous sommes de retour sur le plateau du média avec INSA fregi doctorante en droit international à l'Université Paris Cité chercheuse associé à l'Institut français du Proche Orient à Jérusalem et membre du comité de rédaction du site yah et en vision conférence Johann soufi avocat spécialisé en droit international chercheur au Centre tucidide de l'Université Paris de pantéon ça c'est ancien responsable du département juridique de [Musique] lunra bonsoir Insaf bonsoir bonsoir Johann bonsoir tu nous entends bien parfaitement super merci infiniment tous les deux d'avoir accepté notre invitation c'est toujours un plaisir de de vous recevoir et de pouvoir recueillir vos précieux éclairages juridiques la Cour internationale de justice se prononcera ce vendredi i 24 mai sur la requête de l'Afrique du Sud d'ordonner à Israël un cesser le feu à Gaza je rappelle rapidement le contexte sur lequel vous reviendrez plus en détail le 16 mai dernier l'Afrique du Sud avait saisi la Cour internationale de justice pour lui demander d'ordonner à Israël de cesser immédiatement toutes les opérations militaires à Gaza y compris à Rafa vilou Israël a lancé le 7 mai dernier des opérations terrestres en dépit de l'opposition de la communaité internationale donc un une séance publique aura lieu à 15h au parler de Palais de la Paix à la haie au siège la juridiction Johan ins SAF est-ce qu'on peut enfin espérer un cesser le feu et en particulier donc dans le contexte des mandats d'arrêts internationaux émis par le procureur auprès de la Cour internationale contre les dirigeants israéliens Benyamin netaniaahou et joaf Galan le ministre de la Défense un pour crime de guerre et contre l'humanité peut-être un mot rapide peut-être une réaction rapide au mandat d'arrêt qui ont été émis par le procureur auprès de la Cour pénale internationale Karim KH on en a longuement parlé avec Gill de vert et Christophe au Berlin mardi dernier mais c'est important pour nous d'accueillir votre lecture votre compréhension de ces mandats est-ce que vous les jugez historiquees peut-être in SAAF qui est à ma droite oui c'est un tournant dans le dossier palestinien il faut avoir en tête que ce dossier il a il est arrivé dans les couloirs de la Cour pénale internationale en 2009 déjà ça fait un certain nombre d'années de décennies que l'autorité palestienne tente de convaincre avec d'autres alliés l'ouverture d'une enquête tout d'abord et ensuite l'émission de mandat d'arrêt depuis 2021 et l'ouverture formelle de l'enquête par l'ancien procureur Fatou B sououda il n'y avait eu quasiment aucune avancée dans cette affaire ce qui est intéressant cependant de noter c'est que le procureur de la Cour pénale internationale se focalise sur la séquence post 7 octobre 7 octobre et post 7 octobre contrairement à ce que benensouda elle envisagé dans lors de l'ouverture de l'enquête il n'intègre pas la question de upation militaire de la colonisation des guerres précédentes à Gaza et cetera c'est un tournant parce que pour la première fois deux des plus hauts dirigeants israéliens sont mis en accusation ou devraient être mis en accusation là c'est une une demande qui a été faite par par le procureur ça acte l'isolement international d'Israël vous le disiez Israël est aujourd'hui acculé de toutes part par les juridictions internationales mais pas que par un certain nombre d'organes onusiens des droits de l'homme qui qui mettent en accusation sur Israël par un certain nombre de plaintes auprès de tribunaux dans des tribunaux nationaux contre notamment des soldats israéliens et ça s'ajoute à tout un ensemble de d'actions politiques avec ses reconnaissances notamment des résolutions à l'assemblée générale qui viennent isoler un peu plus Israël ce qui est d'autant plus fort aussi c'est que sur les charges retenues on n'est pas seulement sur la qualification du crime de guerre comme c'était envisagé par l'ancienne procureur mais on passe à un niveau plus important qui sont les crimes contre l'humanité donc il y a d'après le procureur une volonté d'Israël de s'en prendre aussi au Palestiniens qu'une attaque généralisée ou systématique aujourd'hui qui se matérialise notamment par le siège de la bande de Gaza le siège complet de la bande de Gaza et les opérations militaires l'utilisation de la famine comme méthode de guerre donc les charges aujourd'hui que qui sont mises en avant dans les requêtes du procureur sont très importantes très lourdes et c'est pour ça aussi qu'aujourd'hui le l'isolement d'Israël s'accentue sur la scène internationale les crimes de les crimes contre l'humanité qui sont eux impr imprescriptible au contraire des des crimes de guerre c'est ça oui mais en tout cas là ce qui est ce qui est clair c'est que le procureur ne se concentre que sur les opérations militaires actuelles à Gaza et pour l'instant alors ça ne veut pas dire que dans plusieurs mois ou dans plusieurs années il ne reviendra pas sur ce qui a pu se passer avant le 7 octobre mais en l'occurrence là d'un point de vue stratégique il décide de se concentrer sur la séquence militaire actuelle parce que en l'occurrence c'est ce qui est le plus simple à mettre en avant et à justifier de près de l'opinion publique internationale Yan soufi c'est une une analyse que tu partages il y a des raisons stratégiques euh derrière les motivations de Karim KH donc du procureur auprès de la CPI d'émettre des mandats des mandats d'arrêt internationaux que pour des que pour des crimes allégués après le 7 octobre oui c'est le travail du procureur il est toujours difficile hein parce que par définition c'est une goutte de justice dans un océan d'impunité il y a tellement de crimes qui sont commis dans la région en général et en Palestine en particulier que forcément il doit faire des choix et que par définition choisir c'est renoncer donc on on on le jugera dans tous les cas en disant mais pourquoi vous avez pris ces crimes là et pas d'autres moi je note malgré tout et comme l'a dit savent que c'est quand même des charges relativement complètes si on compare par exemple avec celle qui avait été émise contre Vladimir Poutine qui était simplement simplement entre guillemets pour la déportation d'enfant comme un crime de guerre donc et ici on est sur des crimes de guerre des crimes contre l'humanité à la fois contre les responsables du Hamas et contre les responsables israéliens mais c'est historique dans le conflit parce que c'est un conflit marqué par des décennies d'impunité donc c'est la première fois que les victimes notamment palestiniennes peuvent rentrevoir l'espoir de justice mais aussi c'est aussi historique pour la cour parce que elle a été critiqué long s pour sa sélectivité àégué et pour aussi son incapacité à s'en prendre au puissant et là elle montre en tout cas je l'espère et je le pense et bien qu'elle n'est ni sélective ni inefficace ou en tout cas incapable de s'attaquer aux puissants notamment aux alliés des Occidentaux mais ce sont ce sont les juges Infiné en dernier ressort les juges de la CPI hein qui vont décider du sort de ces mandats d'arrêt internationaux oui tout à fait c'est le le procureur ne peut pas émettre de lui-même des mandats d'arrêt aujourd'hui contre des responsables militaires ou ou politiques c'est l'article 58 du Statut de Rome qui encadre cette procédure et les juges trancheront en toute indépendance et en toute impartialité sur la base des rapports et des requêtes du du procureur et ils peuvent soit décider de mettre les mandats d'arrêt contre les cinq personnes visées par le procureur soit contre une deux trois ou quatre de ces personnes euh pareil sur les charges qui sont invoquées par par le procureur les juges peuvent décider d'en retenir certaines et d'en car et d'autres ils sont complètement libres de juger effalement en droit s'ils doivent les retenir ou pas et euh ce qui est assez historique également et qu'il faut souligner c'est que le procureur décide de médiatiser sa demande d'émission de mandat d'arrêt avant même que la chamb préliminaire ne se prononce ça répond aussi finalement à toute la séquence de pression de menaces et de médiatisation de du dossier palestinien qui ont contraint finalement le procureur à accélérer son calendrier et à médiatiser sa ses requêtes et maintenant il faudra attendre quelques semaines pour que les juges se se prononcent d'accord il faut attendre quelques semaines bon je sais que vous n'êtes pas voyant mais vous avez quand même une bonne expérience du droit international de la justice internationale il y a de grandes chances que les juges suivent les les mandats d'arrêt émis par par Karim KHN Johann soufi oui aucun doute là-dessus aucun doute vous êtes aussi optimiste tout à fait oui ça va se jouer sur les charges retenues et encore pas sûr que qu'ils aillent à l'encontre de ce ce qu'a dit le procureur et donc si ces mandats d'arrêt internationaux étaient émis très concrètement les pays membres donc de la de la de la CPI devront livrer c'est ça les dirigeants aussi bien israéliens bon il y a peu de chance quand même que les cadres du Hamas se baladent dans des pays européens mais voilàce que vous pouvez peut-être expliquer les conséquences qui sont attachées à ces mandat d'Ar internationaux euh oui tout à fait il y a une obligation de coopération pour les États-membres avec la cour il y a aujourd'hui 12 quatre états partis à la cour dont la Palestine et donc effectivement si demain l'un de ces potentiels donc mis en accusation venait à se déplacer dans un de ces états partis il il devrait logiquement être arrêté et transféré à lae d'ailleurs un certain nombre d'États ont déjà annoncé qu'il se piraiit à la décision de la course ce qui est plutôt encourageant d'un point de vue du soutien à la à la justice internationale je pense à la Norvège ou ou à l'Allemagne le problème se pose plutôt pour les deux dirigeants israélien comme vous le disiez parce que aujourd'hui les dirigeants de Hamas ne se déplacent plus dans en Europe parce que d'ailleurs d'abord le Hamas c'est un groupe terroriste selon l'Union européenne donc il n'ont pas intérêt à se rendre en Europe ils se rendent plutôt en Iran comme c'est le cas avec hanier qui était récemment ou en Turquie et cetera donc il et puis ou au Qatar où certains membres du bureau politique sont actuellement donc il y a peu de risque pour eux demain de se faire arrêter puis pareil si noir ou DIF si venait à sortir de la bande de Gaza pour Israël aussi ce serait un vrai un vrai problème je suis pas sûr qu'il les laisserai sortir et Johann soufi tu tu penses que la France coopérerait alors c'est c'est vrai que suite à la à ces à ces mandats d'arrêt qui ont été émis par par Karim can le procureur auprès de la Cour pénale internationale la France a dans un communiqué soutenu cette décision mais on voit bien qu'il y a des divergences il y a des oppositions il y a même une forme de cacophonie au sein du qu d'orsé je pense notamment à Stéphane séjourné le ministre des Affaires étrangères qui on va dire quelque part souffle un peu le chaud et le froid est-ce qu'on imagine la France être coopérative dans l'hypothèse où les juges de la CPI validaient je sais pas si on dit ça comme ça juridiquement les mandats d'arrêt émis par le par le procureur oui j'ai vu que naniaahou avait dit que ça l'empêcherait pas de voyager bah moi j'avais tweeté qu'il essaille j'ai aucun doute que la France l'arrêtera parce qu'en réalité il le fera pas il ne voyagera plus comme d'ailleurs Poutine ne s'est pas rendu en Afrique du Sud au sommet des bricks euh et pourtant j'ai quand même plus confiance dans l'indépendance de la justice en France qu'en Afrique du Sud mais il ne le fera pas parce qu'en réalité ce qui est en jeu pour la France mais comme pour les États-Unis comme pour beaucoup de pays occidentaux c'est un choix en réalité entre les valeurs qu'elles affirment défendre et ce qui fait en réalité le ciment de la démocratie ou euh un choix qui en réalité mettrait en péril tout le projet de justice pénale internationale et qui plongerait le monde dans des vers vers le chaos donc j'ai aucun doute que ni la France ni les pays européens n'hésiteront si jamais par extraordinaire netaniaahou galante venaent à voyager mais il ne le feront pas on va s'intéresser désormais à l'audience qui aura lieu demain à la CIJ hein la cour devra se prononcer sur la requête de l'Afrique du Sud d'ordonner à Israël un cfeu à Gaza mais également à à Rafa c'est mai dernier que l'Afrique du Sud avait saisi la SG pour lui demander d'ordonner à Israël de cesser immédiatement toutes les opérations militaires à Gaza et contre Arafa est-ce que je sais que j'ai reçu plusieurs fois Johan soufi il est d'un tempérament plutôt optimiste il a eu raison par exemple la cour en décembre dernier en janvier pardon avait effectivement retenu le risque de des géocide où la plupart des des experts étaient un petit peu un peu timide un peu un peu dubitatif est-ce que est-ce qu'on peut espérer un un un c'est le feu et en particulier dans ce contexte des mandats d'arrêt Johann soufi ensuite Insaf reegi moi je vais continuer dans l'optimisme et puis j'avais pr j'avais prédit aussi les mandats d'arrêt donc pour l'instant j'ai raison d'avoir confiance dans la justice internationale moi je suis optimiste aussi pour demain euh pour plusieurs raisons parce que d'abord le dossier de l'Afrique du Sud était à nouveau solide que à contrario j'ai trouvé que la défense israélienne manquait d'arguments alors que qui en avait certains mais que ils ont préféré rester dans l'attaque adnominem presque contre contre l'Afrique du Sud mais ensuite parce que en réalité euh il y a deux deux éléments juridiques le premier c'est est-ce qu'il y a des faits nouveaux par rapport au 28 mars le 28 mars étant la dernière date euh où la Cour avait ordonné des mesures conservatoires supplémentaires l'attaque de Rafa en est une indiscutablement la seconde c'est est-ce que pour prévenir le risque de génocide la Cour doit ordonner des mesures conservatoire supplémentaire je pense que c'est la conclusion que fera la cour demain et donc effectivement elle ordonnera à minima euh un cfeu ou en tout cas une zone franche à Rafa et je l'espère aussi qu'elle prononcera des mesures pour soutenir le travail de la pénal international même s'ils ne sont pas euh ils ne travaillent pas ensemble mais c'était aussi une des requêtes de l'Afrique du Sud de demander à la CIJ d'autoriser les enquêteurs en particulier ceux de la CPI de pouvoir rentrer dans la bande de Gaza je ne doute pas que la Cour y répondra favorablement ins fr oui je pense que les juges de la Cour internationale de justice n'ont plus le choix en fait ça fait c'est la troisème fois que la l'Afrique du Sud relance et demande ces mesures conservatoires ils sont un peu au pied du mur là les juges de la Cour internationale de Justice je rappelle que sur la précédente demande 7 7 juges sur 15 voulit in cesser le feu ça s'est joué à une voix près aujourd'hui les juges de la CJ ils ont effectivement une actualité qui joue en leur faveur c'est-à-dire que la CPI à côté lance un certain nombre aussi de d'éléments les nations- Unies également ce que disait Johann à juste titre c'est qu'aujourd'hui la situation à Arafa elle est catastrophique on a 800000 palestinens qui ont été de nouveau contraints de quitter le peu d'abriis qu'il qu'ils avaient la situation humanitaire est d'autant plus grave qu'aujourd'hui les Israéliens ont le contrôle de tous les points de passage et ne laissent plus rentrer l'aide humanitaire les Américains n'arrivent pas à la faire rentrer via le port qu'ils ont établi donc la situation est catastrophique et il faut au bout d'un moment aussi que les justes disent Israël ne respecte pas nos mesures conservatoires j'allais venir justement les mesures conservatoire qui avait été ordonné donc c'était le 26 janvier dernier c'est ça n'ont absolument pas respect et notamment l'obligation de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire à l'ensemble de la population palestinienne à Gaza que ce soit dans le Nord ou dans le sud aujourd'hui peu importe où vous êtes à Gaza vous n'avez pas accès à la nourriture vous n'avez pas accès aux médicaments vous n'avez pas accès à l'aide humanitaire et aujourd'hui l'unra le disait encore cette semaine il n'arrive même plus à faire de la distribution alimentaire à raafa alors justement Israël n'a pas respecté ces mesures conservatoires est-ce qu'elle est-ce que cet état doit pas être sanctionné alors la procédure à la CJ alors elle est assez particulière là en l'espèce la Cour n'ayant ant pas encore tranché le fond de l'affaire ne peut que se contenter entre guillemets de donner d'exiger des des mesures conservatoires qui rappelons-le sont obligatoires à l'égard des partis au aux différents donc Israël est censé s'y conformer mais elle n'a pas de force de police la CJ elle n'a pas de pouvoir de contrainte aujourd'hui le seul organe qui serait en mesure de contraindre Israël à respecter les ordonnances de la cour c'est le Conseil de sécurité des Nations unies parce que je le rappelle la CJ avec le conseil ce sont les parmi les principaux organses des nations- Unies donc ils sont censés travailler ensemble l'exécution des décisions de la CJ et donc le seul organe aujourd'hui qui pourrait le pourrait exiger d'Israël qu'il respecte enfin les mesures conservatoires ce serait le Conseil de sécurité évidemment il ne le fera pas aujourd'hui en raison du contexte politique au sein de l'organe et parce que les États-Unis à coup sûr émettrait un vetto contre cette décision et bien on on attendra peut-être bah demain la fin de cette audience j'imagine que enfin demain il y aura cette il y aura cette audience mais les juges ne ne statueront pas demain si si si l'ordonnance pour les mesures conservatoires sera rendue demain à 15h les pldoiries orales des deux parties ont eu lieu la semaine dernière maintenant on attend de de voir ce que les juges vont décider bien on en rediscutera une autre occasion je vous propose de passer on va dire à notre deuxème sujet la question de la reconnaissance de l'État de Palestine l'Espagne et l'Irlande membres de l'Union européenne ainsi que la Norvège ont annoncé mercredi 22 mai reconnaître officiellement l'état de la Palestine ce qui porte au nombre de 146 sur les 193 pays membres de l'ONU he qui ren reconnaissent officiellement l'état de de Palestine l'UE reste divisé sur le sujet de nombreux pays comme la France entretient des relations diplomatiques avec l'Autorité palestinienne pour notre bonne compréhension à nos profane en quoi une reconnaissance plus large de l'État de Palestine pourrait accélérer le processus de paix Johan ensuite ins le processus de paix c'est c'est assez simple en réalité les l'ensemble de la communauté internationale et les États occidentaux y compris répète comme un mantra depuis des décennies moi en tout cas depuis que je suis jeune j'entends ça la seule solution à la paix au Proche Orient c'est une solution à deux états bah ça commence par reconnaître qu'il y a deux états sinon il peut pas y avoir de solutions à deux états donc aujourd'hui c'est simplement une exigence de cohérence en réalité entre le discours par exemple pour prendre celui de la France qu'elle tient sur quelles sont les perspectives de paix au Proche Orient d'ailleurs je rappelle que la France a voté aussi en faveur de l'admission de la Palestine comme membre à partentière de l'Organisation des Nations Unies ce qui veut dire qu'elle reconnait état observateur non membre de l'ONU c'est ça vous parlez de tu parles de C aujourd'hui elle est un état observateurs non membres mais la France a voté avec 143 membres de la de la assemblée générale des Nations unies pour qu'elle soit admise comme membre à part entière et donc ben voilà c'est une question de cohérence en réalité du discours et des actes c'est-à-dire de reconnaître que la Palestine est un état et donc ça passe aujourd'hui simplement par faire cette déclaration qu'on fait l'Irlande la Norvège et l'Espagne hier et et de manière formelle le 28F oui alors c'est effectivement un peu compliqué comme question parce que la reconnaissance d'un État est différente de l'existence d'un État en droit international aujourd'hui pour qu'un État puisse exister il faut qu'il remplisse quatre critère d'un point de vue du droit il faut un gouvernement donc en l'occurrence pour la Palestine ce serait l'Autorité palestinienne qui est l'entité politique reconnue sur la scène international il faut un territoire peu importe qu'il y ait des frontières ou non mais le territoire en Palestine c'est celui d'avant la guerre des 6 Jours en 1967 la fameuse ligne verte il faut une population il existe un peuple palestinien reconnu par tout le monde y compris Paris dans le cadre du processus d'Oslo il faut que cet état soit en capacité à entrer en relation avec les autres États et avec la société internationale ça ces critères là si un autre état aujourd'hui sur dans la planète constate que ces critères sont remplis il peut décider ou non de reconnaître l'état parce qu'il estime que ces critères sont présents mais la reconnaissance juridiquement elle ne vaut rien ce n'est pas ça ne vaut pas existance d'un état aujourd'hui en droit international elle n'a qu'une valeur déclarative en fait c'est l'Irlande qui dit je souhaite engager une relation juridique avec la Palestine donc qu'elle puisse par exemple disposer d'une ambassade à Madrid ou à Dublin ou à Oslo mais c'est simplement une relation juridique qui est engagée entre ces deux partenaires en revanche le message il est plutôt politique et d'ailleurs le premier ministre irlandais il a clairement dit cela dans son discours hier il a dit on constate qu'aujourd'hui la guerre se poursuit qu'elle a atteint un niveau sans précédent et que les victimes palestiniennes sont trop nombreuses il qualifie le gouvernement Nanou d'extrémiste et ensuite il dit nous nous sommes inquiets parce qu'aujourd'hui la solution à deux états est en danger et c'est ce que disait Johann leur message c'est de dire elle est en danger donc nous on va la défendre et pour la défendre il faut reconnaître aujourd'hui l'État de Palestine et c'est ce qu'on fait ces ces trois état c'est une reconnaiss cononnaissance qui a une portée exclusivement symbolique symbolique politique c'est-à-dire que ces étatsl rappellent que la Palestine doit être entendue qu'elle doit avoir une voix sur la scène internationale pas seulement aux Nations Unies mais aussi auprès de toute la communauté ce qui est aussi intéressant à souligner et ce que disait Johan c'est l' l'absence de l'absence de voix unique au sein de l'Union européenne elle s'est très bien vue hier quand vous regardez le discours du premier ministre irlandais à son dans son dos il y avait le drapeau de l'Irlande et le drapeau des nations- Unies il n'y avait pas le drapeau de l'Union européenne comme le font habituellement les dirigeants de l'Union européenne quand ils prennent la parole le message il est aussi en direction de l'Union européenne c'est de dire on n'est pas capable aujourd'hui de parler d'une seule voix plus largement sur la question palestinienne et donc on est obligé de prendre des initiative par petits groupes pour permettre à la solution à deux états de perdurer dans nos débats politiques et quand la France pourra reconnaître je fais encore appel au deux optimistes que vous êtes est-ce que la France pourrait reconnaître prochainement l'état de de Palestine je vais laisser ins SAF moi moi je suis toujours c'est vrai que j'ai tendance à enfiler le costume d'idéaliste mais pour une bonne raison c'est parce que en réalité les massacres comis à Gaza ce que ça montre en réalité c'est que jamais mais la violence n'a apporté une solution même à des objectifs politiques à quel moment netanahou a-t-il été en position plus difficile qu'il ne l'est aujourd'hui il va bientôt faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale des pays maintenant de manière extrêmement rapide reconnaissent l'existence de l'État palestinien on parle de plus en plus de l'occupation illégale et de la colonisation donc d'une certaine manière en réalité en l'espace de quelques mois par sa violence par son extrémisme et bien il a fait avancer la cause palestinienne comme peut-être jamais depuis ces 15 dernières années donc voilà moi pourquoi aussi d'une certaine manière je suis optimiste c'est c'est pas simplement une profession de foi c'est aussi parce que je constate que l'extrémisme et la violence en réalité ne marche pas ne fonctionne pas et que d'une certaine manière la justice a apporté euh certaines réponses qu'on attend alors maintenant pour parler de la France j'espère que on sera suffisamment intelligent pour faire le même constat et pour considérer que en réalité si on veut avoir une voix au Proche Orient et si on veut participer à un processus qui est inévitable inévitable et bien il faut qu'on sache saisir le sens de l'histoire moi je suis peut-être moins optimiste que Johann sur la question de la reconnaissance par la France aujourd'hui la diplomatie française affirmé que ce n'était pas le bon moment ça fait maintenant 10 ans qu'on nous dit que ce n'est pas le bon moment pour reconnaître la Palestine Emmanuel Macron a quand même affirmé en février que la reconnaissance d'un État palestinen n'était pas un tabou pour la France c'est ce qu'ils ont redit aujourd'hui tout en précisant que ce n'était pas le bon moment on sait pas ce qu'ils entendent par bon moment euh en revanche et ce qu'il faut aussi souligner c'est finalement cette ce double discours de la France c'est-à-dire que aux Nations unies la France vote systématiquement en faveur de toutes les résolution qui soutiennent un réhaussement du statut de la Palestine sur la scène internationale en 2012 en 2011 lors de l'adhésion l'UNESCO récemment comme le le disait Johan la France a soutenu encore une fois l'admission de la Palestine aux Nations Unies et en parallèle aujourd'hui dans nos discours politiques on n'est pas capable de dire que l'on va reconnaître un état de Palestine d'un point de vue bilatéral donc je suis un peu moins optimiste sur ce front-là et je le suis d'autant plus que euh même si l'on continue de reconnaître massivement la la Palestine la réalité sur le terrain elle est bien pire qu'il y a 10 ans on n jamais eu autant de colons israéliens sur les territoires palestiniens ils sont 800000 aujourd'hui l'occupation est est dramatique les conditions de vie des Palestiniens se sont complètement détérioré depuis un certain nombre d'années on peut dire qu'on assiste à un génocide aussi à Gaza et donc et les conditions aussi politiques au sein même de l'Autorité palestinienne ne sont plus réunies donc en fait toutes les conditions sur le terrain viennent finalement se fracasser face au murs des reconnaissances de la Palestine partout dans le monde sur cette notion de génocide très récemment Johann soufi tu as publié dans le Monde une tribune où tu déclares que l'énergie que déploi certains dénoncer l'utilisation du terme génocide pour qualifier le conflit à Gaza vise à nier la gravité des crimes commis par Israël peut-être peux-tu revenir ici sur le plateau du médiia sur les principaux arguments que tu développes dans dans cette tribune que j'invite n celles et ceux qui nous regardent àer consulter merci oui bah c'était en réaction à à des tribunes de quatre mèes à des propos d'intover ou de Caroline Fourest ou de de tous ces nouveaux experts du droit international qui n'en maîtrisent ni les notions ni les concepts et qui donc racontent n'importe quoi euh or ce sont des questions suffisamment complexes et sérieuses pour la laisser au juristes euh et donc voilà les arguments que je développe c'est d'abord euh que le génocide ne se limite pas à l'extermination et à forceorie maintenant que le procureur de la Cour pénale internationale euh accuse formellement des dirigeants au plus haut niveau de l'État israélien d'extermination et de persécution j'invite les gens à aller regarder la définition du de la persécution c'est le fait de vouloir causer des souffrances extrêmes à un peuple ou un groupe en raison de critères notamment qui recoupe ceux de la convention de 1948 sur le génocide donc on n est pas loin la de deè c'est que quand on parle de crime contre l'humanité je peux vous le dire pour avoir pratiqué quand même suffisamment longtemps le droit international pénal c'est extrêmement difficile comme exercice juridique et intellectuel de distinguer les crimes de contre l'humanité du génocide et de savoir exactement à quel moment on bascule aussi d'un crime contre l'humanité de masse à un génocide donc voilà il y a tout un tas d'éléments qui en tout cas aujourd'hui laisse penser que ceux qui utilisent ce terme et bien sont de leur bon droit et en tout cas ne l'utilisent pas comme c'est invoqué parfois pour des raisons uniquement comment dirais-je de propagande alors il y a peut-être une instrumentalisation par certains comme c'était c'est le cas de tous les conflits mais en tout cas il y a vraiment des arguments à la fois juridiques et moraux pour utiliser le terme et en tout cas chez ceux qui mettent toute cette énergie comme Jean et comme d'autres à euh essayé de faire taire euh certains et euh de nier l'utilisation de ce mot j'y vois aussi quand on ne dénonce pas avec la même vigueur les crimes qui sont commis encore aujourd'hui à Gaza contre des femmes contre des enfants je rappelle il y a plus de 15000 morts parmi les enfants de Gaza d'après les chiffres des nations- Unies et bien ça laisse un goût amer sur les raisons les motifs qui qui sont derrière en réalité ce ce combat contre l'utilisation du mot génocide merci Johann Sophie Insaf Regi peut-être le mot de la fin pour vous euh non très tout à fait comme comme disait Johann je pense que sur ces questions là mais comme sur tous les crimes qui ont été commis ce qui est important c'est que la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale puisse enfin se saisir de ce dossier-l j'espère aussi que au-delà de Gaza la Cour pénale internationale n'oubliera pas que la situation siuss en S jordanier à Jérusalem c'est catastrophique aujourd'hui et qu'à un moment donné il faudra aussi se poser la question de la responsabilité pénale d'un certain nombre d'autres dirigants israéliens par exemple benigans et dans le cabinet de guerre israélien et en 2014 après la la guerre à Gaza il disait avoir été fier de ramener Gaza à l'âge de pierre donc il y a un certain nombre d'autres responsabilités pénales internationales qu'il faudra potentiellement évoquer et d'autres crimes partout en Palestine qu'il faudra peut-être aussi mettre en avant merci beaucoup à vous deux je vous je rappelle hein safegi vous êtes doctorante en droit international à l'Université Paris Cité chercheuse associé à l'Institut français du proch en Jérusalem et membre du comité de rédaction du site Yan et merci beaucoup Johann Sophie avocat spécialisé en droit international chercheur au Centre tudi de l'Université Paris de pantéons ass ça c'est ancien responsable du département juridique de lunra on a beaucoup de chance d'avoir deux experts deux juristes qui maîtrisent bien leur dossier ça change de des anneries qu'on peut entendre dans dans les médias mainstream reste avec nous on retrouve notre débat du jeudi le fond de l'info c'est tout de suite après ce petit clip d'autopromo c'est historique C news C8 LCI ou encore BFM TV pourrait bien être remplacé d'ici 2025 au total 15 chaînes sont concernés les candidats ont jusqu'à aujourd'hui midi pour déposer leur dossier bonne journée monsieur Boloré merci suivant bonne journée monsieur big merci suivant bonne journée encore monsieur Boloré merci suivant bonne journée monsieur sad bonne journée vous rêvez d'une are télé nous aussi rendez-vous sur TNT lemediatv.fr ensemble créons la télé du futur bonsoir à celles et ceux qui nous rejoignent merci à vous qui continuez de regarder toujours debout l'émission quasi quotidienne d'info et de combat c'est l'heure du fond de l'info avec Mathieu Sam essayiste auteur de adieu la liberté et Paul g tous deux chroniqueurs politiqu régulier au médias [Musique] messieurs bonsoir bonsoir au programme de ce fond de l'info nous reviendrons sur les temps forts de la semaine qui ont fait débat tout d'abord le projet de réforme de l'audiovisuel public visant à créer une nouvelle société FRANCE média qui regrouperit France Télévision Radio France et l'Institut national de l'audiovisuel dans le but de préparer la fusion absortion de ces sociétés et ce dès 2026 déjà voté par le Sénat l'an passé le projet de fusion de l'audiovisuel est examiné à l'Assemblée nationale ce jeudi 23 mai et vendredi 24 mai l'ensemble des organisations syndicales représentatives de Radio France et France Télévision qui ont appelé à la grève aujourd'hui et demain dénonce une union forcée qui risque de mettre en péril la pérennité pour la radio de service public et d'appauvrir l'offre éditorial nos collègues et camarades André manivit et Clara Morel étaient au rassemblement place colollette ils ont tendu le micro au délégué syndical CGT Radio France qui leur a fait part de ses inquiétudes les les dangers sont multiples dans la mesure où déjà il n'y a plus plus de fléchage séparé entre les entreprises audiovisuel publ et un seul PDG c'est-à-dire que pour le pouvoir en place la tentation peut être grande voilà de manifester sa désapprobation à une seule personne qui répercuterait en dessous notamment au niveau de l'information nous on craint pour l'ind dépendance de l'information mais on craint aussi pour la production c'estàdire que la production est totalement réalisée en interne par exemple à Radio France et demain quand sera-t-il la volonté sera grande de faire des économies d'échelle et dans la mesure où il n'y a plus de fléchage budgétaire et ben ce qu'on craint c'est une casse sociale consécutive à cette fusion des quadre d'entreprises l'audiovisuel public Rachid adati la ministre de la Culture estime au contraire que l'audiovisuel présente des forces indéiables mais dispersé ce qui engendrerait un risque d'affaiblissement c'est ce qu'elle a déclaré au cours de son audition devant la commission d'enquête le 21 mars dernier toujours devant la commission d'enquête Delphine Anot la président de France Télévision a indiqué que la holding devrait permettre d'accélérer vraiment les décisions de se concentrer sur l'offre pour le public selon vous messieurs quelles sont les véritables raisons qui motivent le gouvernement à vouloir fusionni l'audiovisuel publ et je rappelle toutefois que donc l'examen cette proposition de loi sera finalement reporté bon ben je commence alors la première raison à mon sens hein c'est la raison qui est toujours la même raison euh euh qui motive les décisions des gouvernements néolibéraux c'est faire les économies euh euh déjà quand quand on entend Rachid Alati parler de ce projet ou d'autres comme le député Renaissance dont j'ai oublié non mais qui est un peu le faire de lance de de ce projet voilà Quentin bataillon exactement euh on a l'impression d'entendre des managers qui nous expliquent que ils vont créer ils vont par par la fusion de de de de différentes entités ils vont créer un groupe plus important euh plus rentable faire des synergies et cetera et cetera on a vraiment l'impression d'entendre des chefs d'entreprise qui qui qui qui racontent leur leur histoire de fusion qui va permettre au groupe de faire encore plus de profit euh et comme l'a très bien dit une des personnes une un des manifestants là qui qui éta interrogé quand on fait une fusion quand on parle de synergie on parle de suppression de postees parce que les fusions les synergies c'est il y a des postes en trop parce que il y a des gens qui font le même métier il y a des gens qui sont sur le même poste puisque on on on met ensemble plusieurs structure donc l'inquiétude qui est la première inquiétude qui est qui est exprimée par les les salariés de de de de Radio France ou de France Télévision c'est l'inquiétude des pertes d'emploi elle est réelle et c'est d'ailleurs ce qui s'est passé ce qui se passe à la BBC la BBC c'est un peu le modèle voilà de de de cette espèce de de groupe géant de l'audiovisuel publ bah la BBC c'est des pertes d'emploi euh plusieurs centaines de de d'emplois perdus ces dernières années c'est des problèmes financiers des curs d'austérité enfin bref donc cette première inquiétude là moi je crois qu'elle est fondamentale parce que elle est tout à fait réelle et on a au pouvoir des gens qui veulent faire des économies sur tout ce qui est public euh voilà et renforcer tout ce qui est privé donc voilà moi c'est je pense que c'est la première inquiétude et la première raison et la première inquiétude à avoir et la deuxième inquiétude à avoir on y reviendra peut-être mais au moins que j'en dise un mot en une phrase c'est évidemment l'inquiétude démocratique parce que quand vous mettez ensemble différentes entités pour faire un groupe un grand groupe public bah forcément vous avez déjà une personne le patron qui a encore plus de pouvoir une personne le patron qui est désigné par le pouvoir en place donc forcément qui va être plus sensible aux pressions et donc un pouvoir politique qui qui aura plus de moyens on va dire de contre alors soit contrôler la ligne éditoriale soit censurer certaines choses ou alors je ne sais pas moi menacer et cetera et cetera en sachant encore une fois que le j'aiécouté je crois que c'était ce matin ou hier matin Julia CAG sur France interre qui est une grande experte du sujet et qui rappelait à très juste titre que depuis 2017 il y a déjà énormément d'économies qui ont été faites sur l'audiovisuel public que il y a eu plusieurs caines d'emplois qui ont été supprimés et que le le l'investissement dans l'audiovisuel public rapporté à la richesse nationale avait baissé de 20 % depuis 2007 donc donc c'est c'est dans la continuité de de de ce que fait ce gouvernement et donc moi je comprends tout à fait les inquiétudes qui sont exprimées par rapport à à à ce projet ou cet holding he France méia le capital de cet holding serait de détenu à 100 % par par l'État mais effectivement il y aurait à la tête de ce groupe un directeur général Paul EC oui ben effectivement la question des économies je veux dire elle me semble absolument centrale et qu'on ne peut pas faire confiance ni à la macronie ni au républicains pour n enfin et leur promesse de ne pas en faire je veux dire croire aux promesses des macronistes en 2024 excusez-moi c'est un peu fort de café et puis je veux dire on en est à un point grave même la Salamé ne croit plus dans la parale du gouvernement je ve dire qui qu'est-ce qui qui manque-t-il euh je dis ça en boutade mais par exemple à Radio France on a quand même le SNJ qui annonce 72 % de grviste dans les rédactions c'est historique c'est extrêmement fort et ça veut dire quelque chose de l'inquiétude donc effectivement une holding pour ceux qui savent pas c'est une société euh qui par un montage financier va contrôler hein euh via la possession d'action à plus de à une part majoritaire d'action d'autres sociétés euh en c'est comme ça que va s'organiser le contrôle en en vue d'ensuite hein de étape du projet d'une fusion donc bien sûr que la question de la réorganisation du travail et des économies va se poser et on a déjà des exemples de mécanismes de fusion y compris dans l'audiovisuel français en dehors de la BBC exemple très juste qui ont montré une déperdition de sens de programme par exemple les les journalistes qui ont écrit une tribune dans le monde montrent que par exemple la fusion France 2 France 3 a fait disparaître un certain nombre de JT de journaux dans France 3 et qui était pourtant très regardé absolument et qui avait une spécificité différent du JT de de France 2 l'inquétude particulièrement exprimé par les journalistes de Radio France c'est aussi le fait que le modèle de la radio du service public est on va dire fonctionnel en terme d'audience ils ont des très bonnes audiences avec des programmes très divers mais et ils ont peur d'avoir une leur spécificité voir disparaître et puis il y a plein d'autres questions qui se posent la radio est peu écoutée et donc il y a aussi cette crainte que l'on abandonne ce ce format là c'est une inquiétude en tout cas la radio du service public est plus écoutée que les chaînes privées ce qui est pas forcément le cas des de de comment dire de la télévision donc il y a aussi cette inquiétude de de de de voir un modèle être étouffé à l'intérieur de ce gros pôle et de ne pas avoir cette spécificité de la radio mais il y a plein d'autres spécificités à à poser puis que la question c'est aussi ils le disent homogénéisation du contenu ils disent pas ça ils disent synergie les vocabulaires effectivement de manager de newic management mais on va dire Lina par exemple qui est un un un une une spécificité qui a pour but de traiter euh euh d'être un centre d'archivage en fait de de de tout ce qui est produit et bah si c'est fusionné est-ce que on est sûr que on aura euh la qualité qu'on a aujourd'hui euh en terme de traitement de l'information et de de capacité à avoir un regard sur le temps long de ce qu'on produit euh les les les comment dire bah tous les médias dans leur ple je ne suis pas sûr de la même manière qu'on a vu que une bataille est engagée aujourd'hui sur la présence ou non du poul on va dire des médias internationaux c'est des diffusions de la des médias français à l'étranger que ça soit RFI ou que ça soit France 24 et les médias qui sont publiés dans d'autres langues que le français mais qui sont des médias français et il y a une bataille entre les républicains et le gouvernement et même à l'intérieur du gouvernement pour savoir s'il faut l'inclure ou non certains pensant que ce groupe a une spécificité de s'adresser d'être entre guillemets une voix de la France à l'étranger un relais de sa de son soft power donc ou il y a des vraies inquiétudes les économies ensuite sur la question de l'indépendance et en tout cas de l'homogénisation et de la transformation du contenu pour vous il y a une volonté de mettre la main sur la ligne éditorial bah c'est je je ne sais pas c'est encore une fois c'est un risque puisque ce projet là rend plus facile les tentatives de comment dire avoir son mot à dire sur la ligne éditoriale de tel ou tel médiia parce que encore une fois un grand groupe tel qu'il envisagé donc qui sera s'appellerait France méia ça je dis pas de bê ça serait Pats France travail France méia voilà ça serait un patron qui sera en charge de tout ça qui serait évidemment en lien avec avec avec le pouvoir et cetera et cetera je redonne l'exemple de la BBC on il y a eu des scandales ces dernières années à la BBC pas à cause de liens de conflit d'intérêt notamment avec les conservateurs avec les les conservateurs britanniques qui auraient une une une influence démesurée sur les programmes de la BBC bon ça typiquement c'est quelque chose qu'on peut encore une fois craindre donc ça c'est une crainte réelle la crainte de voir la radio le modèle de la radio euh euh comment dire disparaître je sais pas mais en tout cas s'affaiblir c'est une crainte réelle surtout que quand on voit je veux dire France Inter et la première radio de France donc c'est c'est quand même la radio qui qui marche le mieux en tout cas dans dans dans dans dans son domaine donc ça c'est quand même inquiétant et il y a d'autres choses qui peuvent n inquiéter en effet par rapport à cette question de de l'ingérence politique il y a des émissions sur France télévision comme cach investigation comme moi j'adore euh donc qui est animé par Élise Lucet bon qui est formidable qui fait un travail formidable qui fait un travail d'investigation qui est très rare c'est veut dire c'est c'est des vraies investigations c'estàdire que c'est des enquêtes d'un an qui aboutissent un un un reportage extrêmement fouillé et cetera et qui généralement s'en prend à tout un tas de sujets liés au capitalisme liés à des grands groupes liés à des dérives euh qui sont des dérives propres voilà au au monde économique actuel à des grands groupes à des personnalités aussi de du monde économique bon moi j'ai pas envie de voir ça disparaître par exemple typiquement et et et cette inquiétude là moi je je pense qu'elle est importante mais qu'il faut il faut bien mettre tout ça je le redis he dans la dans la ce qui se passe depuis quelques années la suppression de la redevance la baisse de la redevance puis la suppression ça affaiblit évidemment l'audiovisuel public donc voilà et encore une fois moi je crois que la vraie raison de tout ça c'est faire des économies gagner de l'argent là où on considère que on peut peut en gagner facilement dans des domaines qui sont un peu méprisés par le pouvoir euh voilà et puis moins il y a on va dire de de de possibilités de critique du pouvoir je pense que mieux c'est pour pour certains justement au sein de de de ce gouvernement et et de cette majorité donc oui moi je je je comprends tout à fait les les fortes inquiétudes moi ce que je trouve intéressant c'est que ce projet il vient en contradiction un peu avec le discours qui avait été donné euh au moment de l'ouverture de plus de chaînes au moment de la libéralisation de certaines ones qui avait permis hein de multiplier les antennes avec l'idée que parce qu'on multiplie les contenus ça assurait un pluralisme dans les médias ce qui est loin d'être nécessairement le cas mais enfin je pense que c'est aussi pour ça que c'est ça qu'il y a il y a une mobilisation de gens qui historiquement je CIS sal tout à l'heure ne sont pas connus pour être les plus grand bolchevique du système d'audiovisuel public français mais c'est qu'il y avait vraiment cette idée ancrée et que là on est même au niveau des des néolbéraux dans le geste inverse c'està-dire que ce qui a été justifié pour justifier la libéralisation et cetera et aujourd'hui on va dans l'inverse on va dans la concentration et effectivement la deuxième chose que j'ai pas évoqué tout à l'heure mais ce qui pose la question de de de de ces économies c'est que et de la gestion comme une entreprise d'un service qui est censé être un service public c'est le fait qu'il n'y a pas de stabilisation actuelle du modèle de financement puisque depuis la suppression là c'est financé par un une fraction de la TVA mais que il y a débat sur comment le faire alors est-ce que ça sera une une prise sur recette quelle est la participation de l'État comment elle va s'organiser tout n'est pas clair euh il y a des questions qui sont posées aussi sur la question du plafonnement ou du déplafonnement d'utilisation des publicités hein donc il y a débat au sens où tout le monde dans la majorité entre guillemets de de toutes les droites n'a pas forcément la même position sur ces sujets donc c'est un vrai sujet d'inquiétude et deuxièmement encore une fois la question de l'indépense de la ligne éitoriale est effectivement pas nécessairement liée avec le fait qu'il y a un coup de fil et que on déci ça tu fais ça tu fais pas c'est pas comme ça que ça marche la logique économique elle a un rôle et elle a une capacité censure bien plus grande par justement concentration comment dire des moyens et ensuite une fois qu'on a concentré le tout dans un grand ple la possibilité de d'avoir des projets l'homogénéisation du contenu en fait amène à des phénomènes d'autocensure à des phénomènes de suivi de l'audience qui considèent que ben en fait ce que je veux dire c'est que un service d'audiovisuel devrait considérer que effectivement pour qu'il y ait des cach invication pour qu'il y ait des reportages qui soient différents et qui soi euh pas dictés par exemple par les règles de la rentabilité il puisse y avoir des programmes différents avec certains qui fonctionnent à court terme ou qui puissent être rentable et d'autres qui ne le sont pas nécessairement en tout cas la logique de rentabilité ne devrait pas guider l'ensemble du fonctionnement du du cycle médiatique or ce que l'on observe particulièrement dans les chaînes privées c'est que la rentabilité devient la pure logique commerciale de de fonctionnement général de l'Organisation et en réorganisation une réorganisation de l'appareil avec une réorganisation des contenus des formes du travail de la for son ça c'est organisé peut mettre plus plôt fait peser un risque réel ben du coup ben de la disparition de toutes sortes de programmes qui ne rentreraient pas dans cette vision très voilà cette vision de gestion par entreprise de du du service public alors l'un des arguments du gouvernement c'est le souhait de concurrencer Netflix prime vidéo les autres plateformes écoutez ce que cette journaliste de France Culture en pense c'est la preuve que ministère de la Culture sait pas vraiment de quoi il parle c'est la preuve ils connaissent pas la façon dont on travaille est-ce qu'il nous écoute j'ose espérer j'en suis même pas sûr je pense que nos auditeurs savent mieux que la façon dont on travaille et j'aien appel aussi aux auditeurs il faut qu'il se aux auditeurs et aux téléspectateurs il faut qu'ils se mobilise pour nous soutenir làdessus parce que ils vont y perdre eux d'abord on fait des programmes de qualité malgré le fait qu'on est de moins en moins d'argent public malgré le fait qu'on nous a demandé de faire beaucoup d'économie malgré le fait qu'on a eu déjà des plans de départ volontairees ben malgré ça on arrive quand même à travailler à bien travailler et à gagner des auditeurs à faire de l'éducation un médiia à faire de l'accès à la culture pour tous donc on fait tout bien et euh qu'est-ce que ça voudrait dire de faire encore mieux avec la télé fusionner la télévision et la radio publique c'est comme fusionner la SNCF et Air France l'analogie est intéressante elle est bonne elle est bonne parce que c'est c'est vrai que c'est des moi par exemple qui qui qui est fait à la fois de de la télévision et de la radio pour avoir expérimenté et pour expérimenter les deux modèles c'est vrai que c'est très diff différent euh que c'est pas le même métier que c'est des rythmes différents c'est des manières de travailler différents et qui sont pas l'un n'est pas supérieur à l'autre c'est juste que c'est deux conceptions deux manières de faire du journalisme qui sont différentes euh et évidemment euh euh il faut préserver ça il faut préserver la la la diversité de de de tous ces ces différents médias de toutes ces manières de faire du journalisme il y a aussi sur France Inter et sur d'autres chaînes de l'audiovisuel publ des podcasts qui sont énormément écoutés qui sont formidables qui représentent également une autre forme de journalisme qui prend beaucoup plus de temps qui sont comment dire consommer j'aime pas ce mot mais voilà d'une autre manière que la télévision ou que je sais pas moi une matinale de radio ou quoi que ce soit bon il faut préserver tout ça c'est très important la diversité c'est ce qu'il y a de de de plus important dans dans dans dans dans dans l'audiovisuel le modèle de on fait des coups on fait des comment dire on fait des économies là où on peut en faire on fait du journalisme lowcost euh et cetera et cetera bon bah alors je compare pas parce que je n'ose imaginer que le gouvernement a ce projet là évidemment mais Boloré il a fait ça euh il a créé son empire médiatique autour du lowcost autour du fait que on fait on fait aucune investigation on on limite au maximum le journalistes de terrain et on fait du Commentaire on fait du du journalisme sensation à coup de punchline et cetera et et et et au fond ce modèle làà c'est un modèle qui est rentable parce qu'il coûte peu d'argent parce qu'au final on a pas de journalistes sur le terrain on n pas d'investigation et cetera oui je pense que le modèle par exemple de cache investigation qui consiste à mettre des gens sur le terrain pendant un an et de faire des enquêtes extrêmement fouillé bah oui ça coûte de l'argent surtout quand les enquêtes sont dirigées contre eux ceux qui nous gouver alors en plus alors ça ça coûte encore plus d'argent en plus il y a des procès derrière voilà mais plus sérieusement bon oui ça coûte de l'argent parce que évidemment mais mais c'est l'utilité publique quand je veux dire il il y a des grandes enquêtes dans l'histoire du journalisme que ce soit aux États-Unis en Europe ou ou partout ailleurs ce qui ont été liés à comment dire des des des enquêtes extrêmement fouillées je ve dire les les les Panama papers même là récemment les uber files de toute cette enquête sur uber et cetera qui a qui a mobilisé plein de journalistes différents bon bah ça prend du temps c'est de l'enquête c'est de l'investigation bon ça c'est ce modèle là qui est en danger aujourd'hui avec le lowcost le journalisme leocause donc c'est c'est c'est ça qu'il faut qu'il faut absolument préserver parce que si on perd ça bon bah c'est aussi le l'indépendance comment dire l'esprit la démocratie voilà c'est la démocratie repose aussi sur ça je veux dire combien d'enquêtes d'investigation ont comment dire beaucoup nourrit notre démocratie donc c'est quand même des choses importantes qui sont très rapidement moi je trouve intéressant le décalage entre cette salariée qui est concerné qui sait de quoi elle parle et qui parle d'accès à la culture et de l'autre côté du gouvernement qui dit on veut concurren Netflix c'est ça l'enjeu un service public de l'audiovisuel ça doit être de l'information et de la culture c'estd de l'accès à des gens qui n'ont pas nécessairement accès ou qui pourrai pas c'est ça le rôle d'un service public et elle elle parle d'accès à la culture eux il parlent de rentrer comme en concurrence avec des groupes capitalistes qui produisent du contenu et c'est là après Netflix c'est bien aussi il faut pas il faut pas mettre en concurrence c'està dire qu'il y a des choses formidables aussi sur Netflix et et et c'est ce que ce que je dis simplement c'est voilà il faut il faut pas mettre en concurrence les différents modèles simplement il y a Netflix qui existe mais bon bah France Télévision c'est pas c'est c'est pas la même chose Netflix je regarde des contenus en Lig je dis juste que c'est pas la même chose c'est pas la même notion du contenu et c'est pas le même rôle et que le problème c'est que le gouvernement il pense que Netflix est un service public de l'audiovisuel ça doit être la même chose et c'est là où on reconnaît que un ils ont une vision qui est une vision d'entreprise et pas une vision de service public et deuxièmement que en terme de contenu et ben ça pas le même objectif en terme de quelle société on veut produire et c'est ça le danger mais pour les néolibéraux la seule chose qui existe c'est le marché les économies et la gestion de tout comme une entreprise la gestion optimale optimiser les ressources messieurs je vous propose de passer au second sujet lundi 20 mai dernier le procureur de la République pénal international a déclaré avoir requis des mandats d'arrêts internationaux contre le Premier ministre d'Israël Benjamin netanahou et le ministre de la Défense yave galante pour crime de guerre et crime contre l'humanité depuis une grande partie de la classe politique française s'agite et s'indigne contre cette requête qui donne une fausse une impression fausse d'équivalence entre Israël et le Hamas au premier chef le ministre des Affaires étrangères Stéphane zéjournet qui semble bien embarrassé par la position du qu d'orsé qui dans un communiqué a déclaré soutenir la Cour pénale internationale son indépendance et la lutte contre l'impunité dans toutes les situations la France reconnaît l'indépendance de la Cour pénale internationale c'est un principe de droit peut-être évident pour tout le monde ici en tant que parlementaire deuxième principe ces demandes simultanées de mandat d'arrêt ne doivent pas créer d'équivalence entre le Hamas et Israël d'un côté vous avez un groupe terroriste qui s'est félicité des attentats du 7 octobre qui les a revendiqué également de manière assumée et de l'autre côté vous avez un État démocratique Israël qui doit respecter le droit internationale dans la conduite d'une guerre qu'elle n'a pas déclenché elle-même messieur comment expliquer qu'en France certains élus sindigne que le levier judiciaire soit activé de quoi ces réactions totalement divergentes sont-elles le nom paulc ou alors bon alors moi ma réaction c'est que euh et c'est devenu un peu un un running gag hélas dans dans dans cette émission mais l'affaiblissement dans les mots dans les paroles dans les discours de l'État de droit des principes fondamentaux de l'État de droit au premier rang desquels le droit international le droit humanité international la Cour pénale internationale la France a ratifié le traité euh euh de 1998 si je ne dis pas de bêtises Statut de Rome voilà qui donne naissance à à cette cour euh et que donc la France est soumise à euh aux décisions euh de de de cette Cour pénale internationale et quand j'entends donc des discours qui se remettent qui qui qui se mettent à à remettre en cause la légitimité même he la campagne internationale quand j'entends Éric cotti qui dit que la France doit se retirer de la Cour pénale internationale j'y vois je le redis un prix euh affiché ouvertement affiché doctement comment dire crânement affiché un mépris envers l'État de droit envers les principes fondamentaux de de de l'État de droit et un tournant illibéral dans certains discours politiques qui moi m fris parce qu'encore une fois on parlait de démocratie juste avant c'est aussi les garants de notre démocratie c'est l'état de droit c'est les principes du droit qui soi respectés l'autre chose mon autre réaction c'est quand j'entends cette alors moi je je trouve très bien la réaction du Kor je veux dire voilà elle me semble tout à fait tout à fait pertinente mais quand j'entends certains dont le ministre d'affaires étrangères dire que il y aurait d'équivalence pas d'équivalence entre le gouvernement israélien et le Hamas bon moi avant avant cette émission j'ai lu pas mal de d'analyses de juristes et cetera ça n'est absolument pas le sujet la la Cour pénale internationale juge en droit elle juge par rapport aux conséquences d'actions qui sont entreprises non pas par des groupes des communautés quoi soit par des individus donc il y a pas de question d'équivalence entre le Hamas le gouvernement israélien ou quoi que ce soit et cetera il y a simplement la qualification juridique alors là c'est le procureurin qui a qui a émis ses comment dire voilà donc il faut attendre la la décision qui qui interviendra peut-être dans quelques semaines mais c'est une un jugement en tout cas une qualification en droit d'actions qui ont été commises qui sont des crimes de guerre qui sont des crimes peut-être contre l'humanité et ça évidemment ça n'a rien à voir une question de mettre en équivalence quoi que ce soit he on a beaucoup dit ça euh dans après le 7 octobre et ce qui s'est passé un mort est un mort une vie est une vie il y a pas euh comment dire un des morts qui Soi supérieur ou inférieur à d'autres des vies qui soient supérieur ou inférieur à d'autres il y a les conséquen d'une politique euh et d'une guerre qui est menée des conséquences qui sont des morts des décès euh des massacres et ça que ce soit le 7 octobre ou que ce soit ce qui se passe depuis le 7 octobre c'est d'ailleurs dans de devant nos yeux ce qui se passe donc voilà il est à noter d'ailleurs que ces journées reprend quand même la rhtorique de benjamine netanahou qui regrettait que on compare le Hamas et et l'État d'Israël alors qu'il s'agit effectivement d'individu paulec bien sûr que en fait avant que Macron entreprenne de détruire vraiment le réseau diplomatique français et particulièrement la diplomatie française sur place qui fait un travail absolument comment dire enfin reconnu en fait y compris par les acteurs je rappelle que le le consul à Jérusalem a des très bonnes relations avec Ben avait un institut par exemple français à Gaza même si Israël l'a bombardé a plusieurs institut à Bethlehem à naplous et dans d'autres villes et que il y a y a il y a un vrai travail de lien avec les palestinens et que la diplomatie française avait été reconnu quand même sur ce sujet notamment sur la question du respect du droit international sur la question de la colisation et cetera et qu'en fait le problème c'est que la diplomatri français d'abord a subi les réformes de Macron et et et en fait subit également une décision politique de dévier de l'application du droit enfin en tout cas d'empêcher que le discours sur le droit puisse exister comme un discours normal pour des raisons d'alignement politique avec la politique de l'État d'Israël ce que je ve dire par là c'est que oui vous avez des gens des diplomates qui qui utilisent qui font des communiqués et cetera euh pour condamner par exemple toutes sortes d'événements que ça soit ceux des colons ou que ça soit des bombardements mais bien sûr une fois que la volonté politique d'aller plus loin c'estàd au niveau de de sanction politique ou de sanction économique et diplomatique n'est pas là parce que le gouvernement a assumé son soutien inconditionnel é à d'Israël et ben on a C espèce de décalage entre d'un côté bah les diplomates qui connaissent le droit et qui savent que la France est tenue par ses engagement diplomatique parce que si la diplomatie française arrête de reconnaître ses engagements sur la scè internationale bah alors sa sa parole n'a aucune valeur et de l'autre côté des politiciens qui n'ont absolument aucune valeur c'est ça qu'il faut dire c'est que la macronie et la droite parce qu'effectivementotti et les autres se sont comment dire voilà ils ont commenté de façon extrêmement négative l'acte juridique qu'on qu'on commande depuis le début de cette émission pour une raison c'est que ils veulent maintenir une égalité de traitement qui est liée à leur positionnement politique et en fait ce que ça révèle ça révèle quoi parce que les États-Unis ont euussi des extrêmement dur voir on menacer la Cour pénale internationale et le procureur en question de sanctions il avait déjà fait hein ils avaient déjà placer l'ancienne une ancienne procureur de la CPI sur une liste des personnes sur lesquelles on pour appliquer des sanctions financière parce qu'elle avait menacé de regarder ce qui se passait en Afghanistan hein qui était pas non plus tout blanc en terme d'intervention militaire et en fait on ça révèle quoi la fracture colonial qui régit encore les relations internationales à savoir d'un côté le camp des gentils he oui c'est une démocratie alors bon certes ils commettent des crimes contre l'humanité mais en tout cas ils sont suspectés d'eux mais c'est pas grave parce que en face il y a les méchants et cette espèce de transformation des relations international voilà c'est les Arabes ou ça peut être les les Noirs parce que on a jugé effectivement beaucoup de dirigeants africains à la Cour Pénale mais on avait pas encore mis des accusations ou potentiellement émis des mandats contre des dirigeants d'une démocratie et cette espèce de de manière d'essayer de se cacher derrière la nature du régime alors qu'on juge des faits euh et problématique mais révèle encore une fois la la vision de l'ordre international construite sur une vision manquenne du monde dans laquelle le côté il y a les gentils les G et les méchants est en fait une construction politique de du Sud global comme un acteur non civilisé non civil et dont les acteurs sont tous de toute manière des gens qui ne méritent même pas d'être traités en égalité de droit parce qu'encore une fois la le le procureur annonce également des mandat d'arrêt contre trois membres du Hamas Ismael Hane qui est le dirigant de la politique du Hamas contre Mohamed da Ibrahim almri dit Mohamed da qui est le l'ancien plus ou moins chef militaire de de la branche du Hamas à Gaza mais qui en fait a été fusionné avec la branche politique de Gaza par yah sinoir qui est vraiment l'architect de la politique du Hamas et de du 7 octobre de comment dire et qui est donc lui peut-être le responsable principal de ce qui s'est passé et qui l'a revendiqué et cetera et et en fait c'est terrifiant par parce que là on a vu des des réactions en fait misérableus de la part de ces gensl mais sauf que l'étape d'après c'est quoi c'est que si il y a un mandat qui est si les pays occidentaux ne veulent pas l'appliquer alors qu'ils sont comment dire éat parti là on va vers une situation dramatique pour la justice internationale oui vraiment très rapidement mais moi cet argument ce fameux argument de c'est pas pareil c'est une démocratie face à des régimes autoritaires moi je ne l'ai jamais compris parce que justement quand on est une démocratie quand on professe l'importance des droits de l'homme quand on se revendique du respect des droits de l'homme de de d'une certaines exigences en terme de d'humanité d'humanisme et cetera à mon sens ça donne presque encore plus de responsabilité ça donne encore plus de de comment dire de de de oui de de responsabilité dans les actes qu'on commet que ce soit des actes de guerre et cetera et cetera donc l'argument qui consiste à dire c'est une démocratie donc c'est moins grave bah moi j'ai presque envie de dire le contraire exigéutorire des atrocités une démocratie qui se revendique de l'humanisme de la démocratie et de l'État de droit et qui commet des atrocités il me semble que c'est c'est c'est plutôt l'inverse donc ça je trouve que c'est quand même très un argument assez curieux il y a aussi cette crainte peut-être pour les Américains qui parce qu'on sait que Joe Biden a jugé scandaleuse l'émission de ses mandats d'arrêt internationaux je ne sais pas si vous avez vu cette vidéo je ne sais pas si on pourra la diffuser bon elle est en anglais mais en substance c'est un sénateur américain Linse gram qui euh est clairement en panique et qui fait savoir s'ils font ça à Israël nous seront les prochains est-ce qu'il n'y a pas justement cette crainte qu'à un moment donné la CPI se penche effectivement sur la complicité de certains dirigeants Joe Biden et pourquoi pas Emmanuel Macron qui continue à livrer des armes euh à Israël pour crime de guerre en tout cas la voix de la justice internationale est fragile et longue hein on l'a dit euh la le traité de Rome c'est 98 et et la possibilité hein de mettre en place une une justice internationale c'est elle est complexe parce qu'encore une fois regardez l'état des relations internationales qui a été surtout marqué par la force donc effectivement il faut comprendre que c'est il y a une raison pour laquelle les États-Unis ne sont pas signataires n'ont pas ratifié le traité c'est que en terme de criminel de guerre ils ont un certain nombre qui sont planqués à la maison et souvent ça des présidents et des ministres des Affaires étrangères et cetera mais pas la peine de rappeler le rôle de Clinton Barack Obama les figures he soi-disant progressistes de l'Amérique mais donc la le risque est est enfin le la la la le raisonnement nous permettrait de comprendre que effectivement des gens pourraient toucher mais là pour l'instant on n'est pas à cette étape cela dit il faut regarder que effectivement dans le cas qui occupe là la question israëlienne c'est intéressant Israël n'est pas non plus ils ont signé le TR ils ont pas ratifié c'està qu'il n'a pas d'application pour une raison c'est que la Cour pénale internationale reconnaît la colonisation comme un crime de guerre et si vous enlevez la colisation et l'occupation de territoire et le vol de territoire à état Israël il aurait plus d'existance dans sa forme actuelle puce que je rappelle qu'il occupe non seulement la Palestine mais également le plateau du Golan qui est un territoire syrien donc ils sont en incapacité de le reconnaître mais progression lente l'État de Palestine qui n'est pas reconnu comme un état memb à part entière de l'ONU a quand même réussi à faire à rentrer en 2015 comme État parti en disant B nous on est prêt à ce que les gens enquêent y compris ça veut dire y compris sur des crimes de guerre commis par des organisations potentiell palestinen que ce soit à Gaza à Jérusalem Est ou en CH Jordanie et donc on est dans une construction là où on va pouvoir avoir des enquêtes contre des gens qui font partie de d'entités politique ou de pays qui ne sont pas membres de la CPI et c'est là où oui ça avance en tout cas et je pense que c'est c'est une bonne chose que la la justice internationale puisse prendre cette place et que à terme elle puisse avoir une vraie compétence universelle c'estàd que en fait l'ensemble des pays puisse au nom de la CPI venir chercher des responsables de CR quel que soit le la position de de ces pays-là sur la CPI puisque sinon c'est trop facile il y a plein de régimes à commencer par le Qatar qui héberge is han qui ne sont pas membres et donc du coup ben il va falloir qu'on trouve un moyen d'avoir une justice mais et je finis là-dessus si on veut que cette possibilité de justice s'exprime parfois en portant atteinte à la souveraineté entre guillemets des pays qui n'ont pas ratifié un traité il faut au minima que l'application de la du droit soit le même et égal pour tout le monde parce que sinon continuera d'avoir des pays qui ne participeront pas et on continuera d'avoir un ordre voilà fait de violence et plus de justice enfin pas de justice parce qu'il y a pas eu vraiment de de justice dans ces relations internationales récemment on a reçu ce mardi Gill de vert l'avocat en droit international qui faisait remarquer effectivement un peu la situation assez loufoque à laquelle on assiste c'est-à-dire une soi-disant démocratie la seule au proche- Orient qui réfute et qui rejette l'application du droit et la Palestine et les membres du Hamas qui au contraire demandent l'application du droit bon toujours en France il y a également eu des réactions assez étonnantes l'on voit une forme de conivance entre le journaliste de Libération jeanc mer et C news c'est là qu'on peut mettre en doute la partialité ou plutôt l'impartialité de de Karim KH je vous renvoie un tweet a misis Jean Cremer notre confrère de libération cet après-midi il a exhumé d'un document assez récent le rapport d'activité 2022 de de la Cour internationale de justice et voyez ce message du procureur je ne vous le lis pas en intégralité mais en substance c'est une sorte de profession de foi victimaire dans lequel le procureur nous explique que lui il se bat au nom des victimes et des survivants et qu'ils peuvent compter sur lui et il termine par ce inchallah qui quand même en diton et qui peut interroger aujourd'hui sur l'impartialité du bonhomme Karim KH a dit inallah donc il ne peut pas être neutre oui bon c'est un argument je trouve que oui l'argument fait presque sourire si les les circonstances étaient pas aussi dramatiqu mais et et ça me déçoit d'autant plus de Jean quemer qui lui a souvent défendu l'État de droit les principes du droit dans à certaines occasions notamment lors des différents états d'urgence antiterroriste le covid et cetera et je trouve qu'il devrait être un peu plus cohérent par rapport à son attachement au libéralisme politique justement en évitant ce type je trouve de de de de déclarations qui sont des déclarations assez populiste et qui sont des déclarations aussi encore une fois qui donnent le sentiment qu'il y a un deux poids de mesure quand Vladimir Poutine est mis sur le banc des accusés par par la CPI he il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour son invasion de l'Ukraine tout le monde s'est réjoui de cela parce que bah on est obligé de reconnaître que l'invasion de l'Ukraine est une atteinte au droit international et ben il faut aussi reconnaître la même chose vis-à-vis de ce qu' en train de faire Benjamin netaniaou et so soit dit en passant euh c'est une décision en plus qui est à mon sens une décision qui est qui est qui est F d'autant plus fond en droit qu'elle dit que le 7 octobre est également un crime de guerre et un crime contre l'anité donc je veux dire par là que ce n'est pas une décision qui comment dire aurait un aveuglement par rapport à ce qui s'est passé le 7 octobre que alors que y a il y a eu certaines prises de position après 7 octobre qui en effet ont eu tendance à mon sens à minorer ce qui passé donc là en plus c'est une décision qui il me s il me semble et est tout à fait équilibrée mais je le redis attention de pas de mesure parce que ça donne le sentiment que il y a des choses qui se passent dans certains endroits du monde qui sont moins importants que que dans d'autres euh voilà et et ça évidemment ça n'est pas acceptable c'est une rupture avec les principes du droit et euh en effet ça donne le sentiment qu'il y a un certain impérialisme occidental qui n'est pas mort qui a toujours un imaginaire impérialiste qui qui existe aujourd'hui et qui en effet fait un de de mesure en fonction des victimes et c'est un peu tout ce qu'on tout le débat qui avait eu après le 7 octobre c'est-à-dire il y a des victimes qui compent moins que d'autres selon quoi selon quel critère je veux dire des gamins qui se font ensevelir sous un bombardement ce serait moins grave que des des des des des des gens qui se font canarder par des terroristes il faut arrêter avec cette espèce de de de de de hiérarchisation de l'horreur quoi c'est ça que je veux dire et donc donc voilà cette prise de POS est assez et assez on peut aussi parler de terrorisme d'état de l'autre côté parce que moi je j'en sais rien moi je me fie au droit international le droit international dit que il y a un risque plausible de génocide bon voilà donc ce risque là il est posé par le droit international et il est aujourd'hui avec la CPI les crimes de guerre etité vont peut-être si le la la cour suit les réquisitions du procureur seront reconnus encore une fois c'est le droit international qui doit priver qui doit primer alors évidemment on peut critiquer une une décision de justice bon le droit c'est pas quelque chose d'immanant c'est des hommes qui font le droit donc je suis pas non plus un idéaliste complet s'agissant du droit mais enfin c'est si on on se met à à à à comment dire à remettre en cause des décisions du droit international non pas sur des fondements rationnels mais parce que ça dépend des victimes qui sont touchées ou pas bon bah ça c'est c'est c'est c'est absolument inacceptable paec bah le commentaire de jean-crebert est raciste il s'appelle ça s'appelle l'islamophobie je rappelle que in Allah ça veut dire si Dieu veut et je n'ai pas entendu remettre en cause la parole de gens qui disent dieu merci oh mon dieu ou toutes sortes d'expressions en français qui sont utilisé régulièrement y compris sur les plateaux de TV et des fois par des personnes qui ne croient pas en Dieu je dire j'ai déjà dû dire oh mon Dieu plein de fois et ce n'est pas mon cas je je n'ai pas de foi particulière donc je pense que c'est simplement de l'islamophobie et que c'est absolument ignob parce que ça c'est c'est une attaque pour essayer d'atteindre le le le procureur qui au contraire a fait un travail remarquable pourquoi parce que par exemple sur cette question de la compétence de la Cour pénale internationale sur ce qui se passe depuis le 7 octobre à Gaza ce procureur Cam a lui-même demandé à une cour de la CPI de juger de la compétence ou nom de la CPI sur le dossier c'estàd qu'il a pris des précautions et il a même lui-même entraîné des procédures qui n'étaient pas obligatoires pour pouvoir être sûr de se saisir et pour pouvoir proposer un dossier solide effectivement un dossier qui est assis sur énormément d'enquête sur tous les crimes de guerre et contre l'humanité qui sont imputés effectivement encore une fois à deux acteurs et en fait ce qui est ce qui gêne c'est encore une fois cette mise euh sur le banc des accusés des deux acteurs parce que la question de l'équivalence qui gêne c'est la question de la remise en cause du suprémacisme de l'Occident ou de ses alliés suprémacis qui est inscrit je rappelle quand même he dans le fonctionnement de l'État d'Israël puisque c'est une démocratie pour une partie de ses citoyens et c'est surtout une dictature pour 5 millions de Palestiniens ils ont soutenu quand même le mandat d'arrêt international contre Vladimir Poutine absolument mais c'est encore une fois c'est au nom du suprémacisme c'est pas au nom du suprémacisme non c'est au nom de la confrontation d'intérêt entre deux impérialisme l'impérialisme russe qui a comment dire envahi en violant le droit international et en promettant des crimes de guerre en Ukraine et de l'autre côté le camp occidental qui joue une guerre à la Russie une guerre d'intérêt on pour on on a débattu plein de fois ici mais bien sûr qu'il y a des guerres d'intérêt aussi qui se joue sur la géopolitique européenne et sur le cas ukrainien qui euh comment dire peine à être défendu d'ailleurs en ce moment avec des offensives russes qui avancent et qui ne sont pas trop souciés véritablement une grande partie des Européens bref euh la la question c'est donc du coup cette c'est c'est c'est vraiment cette phrase là d'un journaliste de Libération mais un journal normal comme libération devrait comment dire appeler ce journaliste et lui dire ça c'est pas possible parce qu'encore une fois ça n'est pas une opinion c'est une insinuation raciste et c'est grave de le faire je je trouve je suis vraiment mais j'avais pas trop d'espoir dans jean8 mais oui parce que je rappelle quand même que Jean quatre mères en ce journaliste de Libération par vous avez l'air d'être surpris Mathieu Slama il déclarait alors c'était il y a 3 ans je crois que signifie le port du voie le refus absolu du mélange et le rejet de l'autre cette femme proclame dans l'espace public elle n'aura jamais de relation amoureuse ou sexuelle avec un non musulman c'est violent bref l'exclusion n'est pas là où on le croit donc il a cette obsession quand même islamophobe qui l'assume et d'ailleurs il est toujours à Libération alors que ses propos auraient dû effectivement euh pu concevoir son éviction de toute manière sous-entendre comme il le fait que parce que un un procureur serait potentiellement musulman parce qu'il aurait employé le terme inchallah et donc parce qu'il serait potentiellement musulman il serait comment dire il serait non objectif par rapport à la question palestinienne mais quel rapport enfin je veux dire quel rapport donc c'est un amalgame de tout absolument avec tout enfin bref etation de duplicité d'Ille mais d'ailleurs ça renvoie ça renvoie à à cette à cette rhthorique alors ça renvoie pas directement mais indirectement à cette rhtorique qui essaie de s'imposer dans le débat public et qui est lancé par la droite l'me droite qui est de dire que ce qui se passe le le en Palestine et le refl d'une guerre de civilisation entre l'Islam et le monde occidental et bon Eric Zemour l'a ouvertement dit je je crois que d'autres comme Michel onfy l'ont dit exa je veux pas dire de bêtises mais d'autres en tout cas l'ont dit le le le répète et cette lecture là elle est oui elle est islamophobe et elle est très dangereuse parce que c'est déjà elle est complètement fa évidemment on pas besoin de le dire mais mais mais ce qui est dangereux c'est qu'elle s'est installée dans le dans dans le débat public et en plus elle évacue évidemment les questions fondamentales qui sont les questions un du droit international et c'est pour ça que je disais que j'étais surpris de la part de jean-comer je ne connaissais pas ces positions en effet sur l'islam mais je sais que c'est quelqu'un qui est attaché à l'état de droit pendant le covid on avait les mêmes positions sur la défense des libertés et sur la question des av la défense de ses liberté alors voilà c'est mais justement c'est ça que je dis c'est parce que comme pareil sur les mesures an antiterroristes jeancr avait été du bon côté en s'en prenant aux mesures liberticid donc ce que je dis c'est que encore une fois ça révèle peut-être un un un rapport ambivalent au aux questions fondamentales du droit du droit international du droit humanitaire de tout ce qu'on veut qui sont le le le le socle de de la démocratie et en cela c'est c'est tout à fait c'est tout à fait condamnable oui on va devoir rendre l'antenne ou bien on diffuse le dernier Magnetto qu'est-ce que me dit le chef d'édition ça va être trop tard très bien ben écoutez on va l'antenne merci beaucoup Paul merci Mathieu slam et merci à vous d'avoir suivi cette émission toujours debout c'est fini pour ce soir mais nos programmes se poursuivent ici même à cette antenne que vous nous suiviez dans le fleu 247 de YouTube sur le canal 350 de la Freebox le média tient à exprimer ses plus profonds remerciements au donatrices et donateurs de la campagne KissKiss Bang Bang de septembre dernier les noms s'affichent dans le 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350 de la frebox pour la première de face caché le nouveau format d'enquête porté par Nadia swin ce premier épisode réalisé par Maelie skider et Miriam Laribi raconte l'enfer que vivent les Gazaoui pour fuir les bombardements israéliens c'est tout de suite après ser toujours debout ça commence à 20h10 je vous souhaite une très belle soirée sur les antennes du média [Musique]