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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 21 octobre 2019 60 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationSécuritéEurope & internationalSolidarités & famille

Allons plus loin (21/10/2019)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 37 %Défensif 31 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'un pôle de gauche au sein de la majorité présidentielle ?

  • 25:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi cette initiative est-elle perçue comme une malhonnêteté intellectuelle ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    La droite sénatoriale durcit-elle sa ligne sur la laïcité ?

  • 45:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi cette stratégie est-elle critiquée ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs sont-ils victimes d'un agri-bashing ?

  • 1:05:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement soutient-il suffisamment les agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 55:50Christophe NaudinFait
    « C'est la première fois que je manifeste en 18 ans de carrière. »
  • 1:25:00Jean-Baptiste DjebbariFait
    « Nous sommes face à une grève surprise hors de tout cadre légal. »
  • 3:00inconnuFait
    « les pommes polonaise utilisent des produits qui sont interdits en france »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] à et bienvenue sur public sénat merci de nous rejoindre allons plus loin encore ce soir voici le programme dans le grand débat nous reviendrons sur la colère des agriculteurs qui va de nouveau s'exprimer demain la fnsea et les jeunes agriculteurs appellent à des rassemblements les raisons de cette colère la grille bashing les arrêtés anti pesticides et les projet de traité de libre échange sont ils trop seul face à la transition écologique demandée par tous hashtag à mpl si vous avez envie de réagir sur twitter durant cette heure nous irons comme tous les jours en salle des conférences pour recueillir les réactions d'autres sénateurs et sénatrices et ce sera avec vous pas née conquis oui on sera avec eux xavier iacovelli sénateur des hauts-de-seine il a signé hier une tribune dans journal du dimanche une tribune pour demander la création d'un pôle de gauche au sein de la majorité présidentielle on en parle avec lui dans quelques minutes et on en saura plus avec vous merci à tout à l'heure fanni avant tout cela notre match des idées il va donc opposer dans un instant at any more est à pierre jacqmin on va parler politique et stratégie ce qui se passe à droite est intéressant le rassembleur christian jacob a pris les rênes du parti l air il ya tout juste quelques jours pourtant c'est bruno retailleau qui fait des propositions qui donne son point de vue dans beaucoup de médias sur deux sujets principalement le communautarisme et la radicalisation le parti t-il donc choisi sa ligne est bien celle de la droite sénatoriale on va se poser ces questions avec nos invités d'abord les explications de cécile 6 ouf aux dernières européennes on les disait moribond mais en une semaine les élèves semblent avoir repris du poil de la bête ils reviennent en force dans le débat public en proposant des lois ou des commissions d enquête sur des thématiques qui font leur identité il y à la proposition d'un texte sur l'interdiction du port du voile par les accompagnatrices scolaire une commission d' enquête sur la radicalisation ou dernière en date la loi que proposera bruno retailleau sur l'interdiction des listes communautariste aux élections pour le politologue benjamin morel il s'agit à quelques mois des municipales de reprendre la main sur son électorat faut pas oublier qu'aux dernières européennes l'électorat de centre-droit a basculé pour une grande partie d'entre lui chez emmanuel macron sur la liste menée par nathalie loiseau et qu'une autre partie à voter utile contre emmanuel macron pour la liste j'ordonne bardella eh bien il s'agit pour la droite d'une certaine façon de s'adresser à ses électeurs hanrahan les ramenant à ce qui fait une forme d'identité de cette droite là une stratégie pour retrouver ses électeurs qui avaient tenté laurent wauquiez mais qui n'avait pas porté ses fruits la présidence laurent wauquiez au delà même des thématiques il abordait été contestée et donc pour une partie de ses adversaires lui reprocher ses thématiques c'était également une façon de le contester en interne aujourd'hui on n'est plus tout à fait dans le même schéma on a un parti sans vrai chef sans présidentiable affirmé on va dire à la tête du parti donc à partir de là il peut y avoir des discours de l air pour lesquelles certains présidentiables ne s'engageront pas mais qu'ils peuvent laisser couler avec l'idée que ans le contestant ne conteste pas un futur concurrent la droite semble aussi profiter des divisions que provoquent ces thématiques et principalement celle du voile au sein de la majorité présidentielle mais aussi du vide laissé par emmanuel macron sur les questions de laïcité et l'islam le président avait promis un discours à l'automne dernier qui a été repoussé à cause des gilet jaune est avec nous donc pour ce match des idées politiques au groupe ebra êtes rédacteur en chef de la revue regards hauteur de ils ont tué la gauche merci à tous les deux d'être ici l allure de tout ce qu'on vient de voir pierre jacquemot vous diriez que la droite sénatoriale a durci sa ligne est en train de durcir salines oui plus que généralement d'ailleurs genre presque envie de dire que d'une manière générale l'ensemble de l'échiquier politique est en train de durcir sa ligne c'est marine le pen qui donne le ton est évidemment hélas d'ailleurs le gouvernement le premier tombe dans le panneau a essayé de répondre aux problématiques de marine le pen par les réponses que marine le pen à porte elle-même fermeture des frontières loi liberticide loi antiterroriste débat sur l'immigration organisée les sommations c'est elle qui a entre imposer le tempo et là où je trouve que la droite aurait eu tout intérêt effectivement à repenser son logiciel politique en tout cas sa doctrine et sa colonne vertébrale c'était sans doute vers un retour justement à la droite sociale d'humaniste tel qu'on a pu la connaître sous chirac ou mai sous de gaulle la droite gaulliste et aujourd'hui je crains qu effectivement la stratégie qui consiste à courir derrière n'est pas de marine le pen n'a pas été franchement couronnée de succès notamment aux dernières une dernière je pense aux dernières élections européennes on a bien vu que la stratégie qui était celle de françois xavier bellamy qui était une stratégie très conservatrices très très gentil presque européenne parce que c'était même ça qui était question peut pas dire que ça a été très très très important ensuite j'entends effectivement les perles les parlementaires et notamment la sénatrice qui a voulu déposer une loi dans le cadre du débat qui a eu lieu sur la autour de la question du voile pour interdire notamment les femmes qui portent un oui mais justement pour interdire les femmes de sorties scolaires c'est je trouve que c'est ne pas connaître les réalités des quartiers il ya certains quartiers où il n'y aurait pas de sortie scolaire si les femmes en l'occurrence de confession musulmane qui porte à la proposition de l'amérique et propose des accompagnateurs et oui mais donc ça dépend de quelle société on a envie mais si on veut une société qui exclut plus tôt qu'il ne se sentait qu'ils inter et qui fait participer l'ensemble des des citoyens justement à ce que doit être l'école extrascolaires je pense que voilà c'est de ça dont il est question mais la manière dont on stigmatise encore une fois les femmes voilées sans leur laisser d'ailleurs la parole parce qu'on les a quand même très peu entendu dans ce débat est assez problématique et surtout ça des mets en danger il a tout à fait raison dans ce qu'il dit à savoir que les femmes voilées et particulièrement les mamans voilées qui accompagnent les sorties scolaires ces sont les seules que nous n'avons pas entendu depuis quinze jours moi ça me pose un problème personnellement et effectivement j'irai aussi dans votre sens en disant que c'est une méconnaissance du terrain puisque les sorties scolaires depuis 2004 encadré donc la loi de 2004 qui interdit le port du voile à l'école sont encadrés de façon très régulière par des femmes qui portent le voile et ça ne pose très objectivement aucun problème je pense que dans ce alors pourquoi cette stratégie celle miroite sénatoriales en fait on confond deux choses je pense on confond le port du voile pour les sorties scolaires qui dans l'immense majorité des cas ne pose problème à personne et on confond ce ça se sait ça c'est ce fait là avec le fait qu'il ya une montée des communautarismes dans plusieurs quartiers là on est là elle symptômes d'olmes et non parce que parce que encore une fois ça se passe bien depuis 2004 donc il faut décorrélée ça le fait que ça se passe bien du fait qu' effectivement il ya de plus en plus de femmes qui portent le voile et comme étant le signe d'une radicalisation certaine dans certains quartiers mais ce sont deux choses différentes et forcément qui a qui appellent des solutions différentes et comme c'est un débat extrêmement tocci on ne peut pas en parler dans la société française sans hystériser le débat or il me semble que ce sont des sujets suffisamment grave où on a besoin justement de se poser et d'observer les choses d'où cette question sur sur cette prise de position un peu étonnant de la droite sénatoriale qui semble dur c'est pas c'est un peu la ligne wauquiez compenser sais pas c'est pas très étonnant il ya deux choses il ya d'abord la droite est imparti au sens le parti ait l'air est un parti complètement à terre je vous rappelle qu'ils ont fait 8 48% du jamais vu aux dernières élections européennes et que le nouveau patron c'est christian jacob qui est très étiqueté assemblée nationale et en face il ya quelqu'un qui n'a pas candidaté pour pour être patron du parti qui s'appelle bruno retailleau qui est ici patron dessinateur rlr et qui veut marquer son territoire parce que lui il a pas dit qu'ils seraient pas candidats candidat à la présidentielle dans deux ans donc on voit clairement il ya deux choses il ya d'abord un problème régalien sur lequel la droite s'est toujours exprimée et de façon assez unanime oui ils sont contre le port du voile pour les sorties scolaires et de l'autre en sous titre il y a le leadership de la droite nos collègues renault retail on ne veut pas donner ne peut veut pas le laisser le leadership totalement à son patron christian jacob là il est en train d'organiser le parti il est plus simplement de tous les jours il a quand même beaucoup de travail dans l'exécutif à faire on sent on sent aussi quand même que la perspective des élections municipales participe aussi de cette surenchère à une allée je sais pas si on peut appeler ça un racisme anti musulman mais au moins une islamophobie rampante et notamment dans les rangs des parlementaires moi j'ai entendu eric ciotti expliqué que le voile était le début du terrorisme je sais plus quelle était sa phrase exacte mais cette confusion en fait qui consiste à dire islam égale enfin voies légales islamiya l'islamisme égale terrorisme et à c est assez grave en tout cas ces dangereuses je pense mais je pense qu'effectivement la perspective des élections municipales va contribuer à ça c'est à dire qu emmanuel macron notamment aussi de son côté 1 pour le gouvernement a bien a bien en tête qu'il ya une centaine de villes notamment des grandes villes de france de plus de 100000 habitants je pense ça je crois que c'est perpignan qui pourrait basculer à l'extrême droite qui pourrait basculer dans les mains de marine le pen donc je pense que il ya aussi ça qui se joue derrière tout ça est donc de montrer il faut montrer qu'on serait plus récemment la surenchère concernant les accompagnatrices colère certes il s'est prononcé contre avec quand même quelques quelques péripéties vont tout cas quelques prises de parole individuel que ce soit de parlementaire avec aurore bergé ou gérer ou jean michel blanquer qui qui alimentent un débat qui n'est pas un débat serein qui n'est pas un débat que je trouve en tout cas le débat est pris par le petit bout de la lorgnette à considérer que le voile serait le danger imminent aujourd'hui en france alors que la france continue de vendre des armes en arabie saoudite il faut savoir se poser les bonnes questions qu'est-ce qui est le plus dangereux qu'est ce qui est le plus grave qu est ce qu elle quel est le danger le plus le plus important mais encore une fois voilà je pense que cette stratégie n'est pas la bonne et je crains qu'à gauche d'ailleurs le canton longtemps les parlementaires je me suis marré noëlle lienemann qui ne s'étaient abstenus notamment sur la sur le sur la proposition qui avait été faite de de voter pour l'interdiction des femmes qui portent le voile pendant les sorties scolaires donc et tout ce débat là n'est pas apaisée il n'y a pas non plus d'autres voix dissonantes qui se font entendre donc je pense que ça laisse libre court à tout ce débat qui consiste à dire voies légales radicalisation égale terrorisme et donc je pense que ce n'est pas sain et ce n'est pas juste pour le débat est certainement pas juste pour ces femmes qui sont pardon mais libres de porter le voile ou pas il s'agit pas de dire on est pour ou contre le vent il s'agit de dire on vit dans un esprit de l'it de libertés avec la loi sur la liste et qui donc delà de la permission à la liberté de famille est autorisé pour les femmes qui portent un voile à la pouillerie les sorties scolaires et c'est pas souvent répété c'est pourtant la réalité ça existe et 502 deuxième thème de ce match le bras de fer entre l'exécutif et les cheminots qui sont là les impôts delà de l'accident des ardennes l'ampleur et la soudaineté de ce droit de retrait nous ont donné une dimension très particulière et la réaction exécutif a été tout aussi soudaine et d'une fermeté assez rare et côté j'ai demandé à la sncf d'examiner toutes les suivre qui toutes les suites qui pourraient être données et notamment les suites judiciaires car il n'est pas acceptable je le redis que le détournement de la loi met autant de français dans des situations extrêmement dommageable et parfois extrêmement critique et le sens de ma présence ici avec le secrétaire d'état c'est de rappeler que nous sommes dans un pays où la loi doit être respectée où la loi sur la grève dans le service public doit être respectée nathalie mauvais on a tous été un peu frappé par la fermeté affichée d'edouard philippe très rapide après ce droit de retrait qu'est-ce qu'il faut voir derrière est-ce qu'ils ont autre chose évidemment que cet accident terrible qui a eu lieu dans les ardennes et ce droit de retrait chacun marque son territoire là aussi en vue d'un conflit bien plus large est bien plus profond droit de retrait je pense qu'il faut entendre droits de retraite c'est quand même pas loin et il ya effectivement derrière ce droit de retrait et derrière la halle angoisses d'un certain nombre de cheminots qui ont opposé leur droit de retrait le fait qu'il y à on est en pleines négociations sur les retraites qui a un régime spécial à la sncf et c'est effectivement tout à fait dans leur esprit vous disiez qu'on a été surpris faut se remettre dans le contexte et c'est samedi la france était totalement bloquée elle avait déjà été une partie de la journée de vendredi elle a été surprise par la fermeté poursuites judiciaires non parce que je pourrais les cheminots ont été surpris oui je suis moi je n'ai pas été surprise que le premier ministre m'ont complètement au créneau parce que justement il s'agit d'un droit de retrait effectivement dans les faits que le gouvernement conteste et dans la mesure où le vernement le conteste il a tout à fait dans son esprit le fait qu'il ya autre chose derrière et donc dans cette partie perspective là le premier ministre voulait absolument stopper coûts et en disant attention à bien compris ce qui se joue derrière et nous on est là cette sanction financière on l'avait un peu l'habitude de parler de sanctions c'est quasiment mais c'est quasiment mécanique dans la mesure où il n'ya pas de droit de retrait si c'est confirmé il ne s'agit pas besoin de dire ça sa lettre ça c'est pas tranché mi6 a pas droit de retrait y aura forcément sanctions financières donc voilà après ben le gouvernement montre les muscles dans un mouvement dans un moment où socialement c'est extrêmement tendu il est dans son rôle moi je pense que la fermeté ou en tout cas la rapidité avec lesquelles le gouvernement s'est exprimée à avoir aussi avec une bataille de l'opinion c'est à dire que effectivement le gouvernement a voulu prendre les français par les sentiments disant regardez ces méchants gauchistes et méchant syndicaliste je le résume à me dire je confesse mais regardez ces méchants syndicalistes qui bloque les français qui ne pourront pas partir en vacances donc je pense qu'il ya eu cette bataille de l'opinion que le gouvernement a voulu gagner maintenant effectivement comme bien des mobilisations sociales en ce moment que ce soit la mobilisation je pense en faveur en tout cas dans l'accompagnement des migrants qui viennent en aide aux migrants on a eu une réponse judiciaire qui s'est faite avec le délit de solidarité il ya eu les militants heureux qui me se mobilisent pour inaction climatique contre le gouvernement qui se retrouve devant les tribunaux et je pense au gilet jaune évidemment c'est beaucoup aujourd'hui le politique les politiques ceux qui nous gouvernent ne répond plus par une réponse politique il répond ce pas répondre par une réponse judiciaire donc ça commence à devenir un tout petit peu problématique d'autant plus que le débat sémantique sur droit de retrait ou grève aujourd'hui surprise il ya une réponse qui a porté d'abord c'est le droit du travail c'est un droit qui est donnée aux salariés d'une entreprise quand il considère que les conditions de sécurité ne sont pas réunies peuvent faire valoir leur droit de retrait c'est le cas précisément pour la sncf puisqu'il explique aujourd'hui que conduire un train tout seul sans personnel à bord c'est dangereux on le voit avec cet exemple là effectivement tragique aventure pour les intercités pour les we go la position bien sûr mais quand on sait que 70 % aujourd'hui des chemins des 180 même peut-être 80% des chemins que ceux des ter circulent avec une seule personne à bord qui est responsable de tous qui donc responsable de la conduite responsable de la sécurité des passagers est responsable de la plupart des choses finalement puisque même la loi qui a été votée il ya un an va maintenant vous contraindre les conducteurs à d'enclencher le départ du train sur les rapides chef de service dans les gares tout ça participe justement d'une wii d'une volonté de dire aux français d'alerter les français attention vous n'êtes pas avec la gare avec de la sécurité n'est pas garantie aujourd'hui dans votre 1ère je pense que c'est ça qui est difficile à entendre pour un usage et je pense que lui je pense que l'usager peut entendre aussi qu'ils préfèrent savoir que les personnels qui ont connaissance de dysfonctionnements s'ils tirent la sonnette d'alarmé sur les conditions de sécurité gêner les usagers il ya aussi des usagers qui ont dit aussi aux cheminots merci de faire en sorte d écouter les télés les cheminots moi j'ai entendu des cheminots qui m'expliquait carrés qu'ils avaient reçu des messages de soutiens évidemment il ya un mécontentement et il est logique le mécontentement ça passe après les cheminots qui n'était pas il n'était pas responsable de l'accident qui a eu lieu trois jours avant les vacances et une dernière chose parce que c'est important pour le souligner quand même l'inspection du travail reconnaît elle même que le droit de retrait et raisonnable est tout à fait légitime même l'alsace l'inspection l'inspection du travail d'alsace a même demandé à la ratp de remettre de ne plus faire circuler les trains avec un seul conducteur d'ailleurs la sncf reconnaît un parce que dans sa mise en demeure la direction de la cgt de de faire fonctionner les trains ça a été partout sauf en région ardennes enfin champagne ardenne donc effectivement on voit bien qu'il ya un problème et je pense qu'elle est même passé même pas nier par la sncf en revanche le vrai souci c'est de savoir si est-ce que c'était possible et c'est la justice qui le tranchera de l'arrêté l'ensemble des trains y compris ou là où il ya des contrôleurs il y avait danger imminent parce que le gouvernement l'a vraiment jouer cette carte je vous répète juste les mots cette fois de jean baptiste débat risque internet aux transports nous sommes face à une grève surprise hors de tout cadre légal oui sont quand même très bien alors qu'il s'agit a priori mais ils prennent un risque assez important le gouvernement parce que là je je vais vous le dire c'est à dire qu'à partir du moment où on aura fait la démonstration du goût comme ils veulent aller devant les tribunaux c'est le prud'homme c'est le tribunaux prud'homaux qui vont pour qu'ils vont devoir répondre à est ce que oui c est ce que c'est une grève ou un droit de retrait on a déjà la vie des inspecteurs du travail qui disent oui vous aviez raison c'est tout à fait légitime d'exil droit de retrait si les tribunaux donnent raison aux syndicalistes c'est là c'est la sncf qui va devoir payer justement des amendes c'est de 10000 c'est de l'or de 10000 euros par personnes mobilisées dans le cadre de ce droit de retrait donc il faut faire attention et j'ai cru comprendre en tout cas que le gouvernement avait privilégié l'idée dans les régions de mener des petites négociations pour pouvoir justement levé ce droit de retrait donc on va bien voir que dans les jours à venir un certain nombre de demandes d'exigence qui sont pas encore des revendications salariales pour les cheminots ce sont des revendications de sécurisation encore une fois et que qui a des grandes chances d'aboutir je le crois la fermeté du gouvernement elle s'explique aussi parce que il y à cet appel à la grève reconductible à partir du 5 décembre son trait on voit bien que le bras de fer il est déjà en place et d'un côté les syndicats qui disaient attention voilà vous voyez vous voyez ce qu'est ce qui peut vous attendre à partir du 5 décembre et le gouvernement qui dit ah vous voulez jouer à ça voilà on est dans un jeu de communication qui parle aussi à l'opinion parce que l'enjeu c'est et pour les syndicats et pour le gouvernement de à qui aura le soutien de l'opinion à partir du 5 décembre c'est ça qui s'est beaucoup joué ce week-end un week-end et il n'est pas complètement anodin c'est c'est le week-end des départs en vacances de toutes les zones en même temps donc c'est juste à donner à la france qui peut se passer à partir du 5 déjà vécu un peu avec la grève de la ratp un vent de 8 la rentrée ou un vendredi 13 c'est vrai je pense qu'il faut malheureusement pas tout mélanger parce que quand on écoute les syndicats d'ailleurs je compte c'est la cfdt qui l'a expliqué que le mouvement qui s'est opérée la semaine dernière n'émane pas des syndicats s'étaient des décisions qui ont été prises individuellement dans les régions et c'est devenu ensuite ça a été soutenu par les syndicats donc ça dépasse aussi la mobilisation syndicale en revanche évidemment il est en train de se jouer aussi le rapport de force avec les mobilisations à venir avec la grande mobilisation qui a tendu du 5 décembre évidemment ce juste rapport de force ça et c'est aussi pour ça qu'il ya une grande fermeté voire une presse une grande autorité de ce gouvernement à dire attention i 3 on connaît de lui troisième et dernier thème de ce match c'est cet appel un pôle de gauche au sein de la majorité plus de 70 militants parlementaires ont signé un manifeste à lire dans le journal du dimanche que vous avez peut-être lu ya plusieurs mois déjà on avait appris que jean yves le drian avait été missionnée pour constituer cette aile gauche de la macro ni et bien elle semble prendre forme de quoi s'agit-il exactement on va demander à l'un des signataires ici même au sénat ce sénateur xavier iacovelli qui est à votre micro fanny conquis vous aviez iacovelli vous êtes sénateur des hauts-de-seine vous avez signé hier dans le journal du dimanche une tribune pour créer je cite un pôle de gauche indépendant de la république en marche au sein de la majorité présidentielle concrètement qu'est ce que ça signifie s pour créer un parti de gauche comme agir à droite alors pour l'instant la question n'est pas là on n'est pas à créer un parti politique pour l'instant c'est une sensibilité au sein de la majorité présidentielle on s'inscrit dans la majorité présidentielle ont dans une coalition on va dire avec les différentes sensibilités qui composent de la majorité à des manuels macro et quel est l'objectif pour vous ça tangue un peu trop à droite le parti présidentiel je ne dirais pas que ça tangue à droite je pense qu on a besoin que ça tangue à gauche en tout cas et c'est vrai qu'on a l'acte 2 du quinquennat qui est important on voit aussi une montée des populistes une montée de l'extrême droite et donc on a besoin de réaffirmer l'urgence climatique le premier ministre avait affirmé lors de son discours de politique générale et qui m'avait du coup pousser aussi à m'abstenir l'urgence climatique la montée des populistes c'est aussi des éléments qui sont importants pour nous et qu'on souhaite défendre au sein de la majorité présidentielle et donc concrètement quelle forme ça peut prendre un parti non vous m'avez dit plutôt un mouvement pour l'instant c'est un mouvement une sensibilité au sein de la majorité présidentielle ce n'est pas encore un parti alors on va parler de vous ou est-ce que vous vous situez vous personnellement puisque vous avez quitté le parti socialiste et ça vous m'avez dit j'ai quitté mes responsabilités au sein du parti socialiste au mois de juillet dernier suite notamment au vote d'abstention lors du discours de politique générale du premier ministre et j'ai quitté officiellement pour clarifier les choses simplement auprès d'olivier fort mon adhésion en tant que simple militant mais j'ai démissionné donc hier auprès d'olivier fort je pense que c'était important vis-à-vis aussi des militants vis-à-vis du parti politique qui m'a qui m'a accueilli pendant 17 ans je le quitte avec émotion ce parti politique c'était ma famille politique pendant 17 ans et donc je pense qu'il était nécessaire de clarifier ma position dernière question est ce qu'il ne serait pas plus simple de rejoindre la république au mans je veux vous demander le soutien de la république en marche pour les municipales vous êtes candidat sur henin je rappelle oui alors moi vous savez ce qui faisait ma particularité au sein du parti socialiste c'était peut-être ma liberté de ton sauf que quand on est adhérent d'un parti politique on est moins libre et donc en l'occurrence moi je suis heureux d'avoir récupéré ma liberté je m'inscris dans la majorité présidentielle mais je reste lui non merci vous aviez hier sony d'avoir répondu à ma question merci beaucoup fanny qu'est ce que ça vous inspire tout ça ça vous semble clair nathalie morin votre tête alors je vois bien je vois bien ce qu'il tente de faire effectivement ça fait pas tous déjà on va recommencer du début emmanuel macron il a été lu en 2017 avec grâce aux électeurs avec grâce où les électeurs du parti socialiste qui n'était pas en phase avec le programme de benoît hamon voilà donc on va dire et il est plutôt l droite tout ou des toutous les valses east déçu les médias il se trouve que depuis son élection il gouverne avec des ministres issus de la droite le premier d'entre eux pour ne pas les citer edouard philippe et que tout ce qu'il fait c'est à peu près ce qu'il y avait dans le programme de tous les candidats de la primaire de la droite donc son socle électoral c'est un petit peu déplacé et il a un socle électoral aujourd'hui qui vient du centre droit pour être élu en 2022 ce socle de centre droit ne suffira pas et il faut qu'ils récupèrent le socle du centre gauche c'est ce qu'il essaye de faire et il a demandé à jean yves le drian qui travaillent depuis des mois et aussi à olivier dussopt pts qui est son secrétaire d'état à la fonction publique on voit d'ailleurs qu'il ya énormément de signataires parmi les 76 qui ont 6 qu'ils viennent de la région du sud ouest sud est de il ya des gens de la drôme des gens de l'ardèche et c'est donc justement pour porter enfin pour pouvoir pour essayer de créer un réseau d'élus qui soit là on soutien à la politique d' emmanuel macron comme il ya eu la même chose à droite un christophe béchu jeune fille et le maire de laval laval le maire de laval a signé une tribune avec 72 mer on soutient l air ou anciens et l'air en soutien de la poudre et des mêmes étrangers voilà ils ont fait pas loin et ce après l'avoir en soutien de la politique des manuels mais voilà c'est ça qui est en train de se jouer alors effectivement l'express dit s'être procuré le message envoyé sur télégramme par le secrétaire d'état a remis j'ai dû cependant vous pariez à des membres de la majorité pour leur expliquer un peu ce qui se passe et voilà ce qui est écrit quelques éléments sur cette initiative que jean yves le drian et moi avons piloté sur commande il s'agit de rassembler dans la majorité des élus locaux venus de la gauche et souhaitant participer à la réussite du quinquennat entre parenthèses comme l'a fait christophe béchu avec des bobos de droite et xavier palud je l'avais lu voilà non j'en étais pas destinataire mais je n'avais pas lui non plus mais bon voilà c'est acier acier voilà assise assez clair moi je trouve que tout ça relève assez du vieux monde en tout cas relève d'une démarche intellectuelle assez malhonnête parce que d'abord sur la sueur sur la forme ça fait six mois qu'ils travaillent à rassembler des élus de gauche il ya plus de 35000 commune aujourd'hui en france il arrive à réunir 75 personnes pour dire aujourd'hui il faut un pôle de gauche ça me paraît assez faible par ailleurs ces je parle de malhonnêteté intellectuelle parce que emmanuel macron s'est fait élire sur le ni de droite ni de gauche ou le et de gauche et de droite donc au final on a bien vu qu emmanuel macron avait quand même mené une campagne ait eu aussi à gouverner en tout cas incarner une présidence de droite est aujourd'hui son électorat est clairement de droite il ne croit pas que fera de gauche et je ne crois pas que je ne crois pas que l'électorat de gauche florent capacité aujourd'hui de se mobiliser autour aime les belles photos sa tête ces gens là sous ces gens là que ce soit les amis de manuel valls ou une bonne partie de ceux qui ont voté qui avaient déjà fui le parti socialiste ou même une partie d'europe écologie les verts avaient déjà fait et c'était déjà convertis c'était déjà plus ou moins mis en retrait du parti socialiste d'europe écologie les verts donc c'est pas une grande de la même manière qu effectivement les élus de droite avaient fait leur leur avaient donné leur bénédiction à la politique d' emmanuel macron en quittant les républicains auront trait on se mettait en retrait pour soutenir la politique des médias de macron on savait déjà qu'il y avait cette intention là bas mais bon pourquoi une malhonnêteté aussi parce qu'on voit très bien qu'un certain nombre de ces élus vont briguer des idées et des mairies dans les prochaines élections municipales et que donc ils ont tout intérêt en tout cas au titre de leur élection à se revendiquer d'une politique et celle d' emmanuel macron puisque ça va être un déploiement de forces considérables qui vont pouvoir des ministres les accompagner et les conduire vers l'élection peut-être d'une municipalité donc je trouve que ça fait très vieux monde heureusement qu'on finit par avoir un certain nombre de clarifications c'est vrai qu'a menées le maquereau a eu au moins ce mérite là c'est d'avoir amené l'échiquier politique à se renouveler et à ceux et c'est tellement renouveler qu'aujourd'hui plus personne ne sait vraiment quoi ou qui habitent près ça continue et ça continue encore deux ans après et ça risque de continuer encore beaucoup je pense hélas sous le sous le feu ou en tout cas sous le sous la contrainte de l'opportunisme tel qu'on peut connaître ce prêche pas le vieux monde après la seule petite allez on va avoir une petite note positive pour éveiller macron savais que tu allais quand j'ai regardé la liste de deux des personnalités qui était en soutien maintenant dit de gauche emmanuel macron il ya beaucoup d'élus locaux et ce qui lui manquait quand même beaucoup à son dans son entourage et qu'on lui a souvent reproché d'avoir à l'absence d'ancrage local allez on va lui donner ce petit satisfait si même si quand on lit aussi la tribune du jdd de ses élus dits de gauche on voit que dans leurs priorités il ya la question de la pression virahsawmy grattoir distille je ne sais pas de quelle pression migratoire distille et aussi il souhaite que l'union européenne se recentre sur la question identitaire et de l'armée ce qui me paraît pas relevé de thématiques franchement de gauche je pense qu'on est en train d'assister là en ce moment et en tous les cas ce sera le cas pour les prochaines élections municipales à peut-être ça de la fin mais un épisode supplémentaire de la recomposition politique je pense qu'effectivement les prochaines municipales vont être un moment déterminant là dessus un certain nombre d'élus locaux qui sont signataires de cette tribune ont quitté le ps se le font sans doute par calcul au sens où ils n'auront peut-être pas de marcheurs face à eux mais quand même ça participe de la recomposition du papa de la recomposition de la décomposition qui se poursuit du paysage politique français on va s'arrêter là merci infiniment à tous les deux d'avoir participé à ce match des idées lpl continue place à notre grand débat on va s'arrêter sur la grogne des agriculteurs ils redescendent dans la rue demain plusieurs syndicats les appels à manifester devant les préfectures le 8 octobre dernier ils étaient dix mille ils dénoncent des revenus en baisse une stigmatisation permanente des accords commerciaux déloyaux ce sont leurs termes l'exécutif en fait ils assez on va ouvrir le débat dans un instant avec nos invités après les explications n'aurait lien romano la mobilisation des agriculteurs devraient prendre une nouvelle forme demain avec une journée nationale de mobilisation devant les préfectures depuis déjà plusieurs semaines des opérations de blocage ont lieu dans différentes régions comme ici à toulouse il ya deux semaines car en plus des problèmes déjà anciens les bas salaires dus au bras de fer avec les distributeurs les normes trop abondante le malaise agricole est accentuée par la stigmatisation ressenti du fait des préoccupations écologiques comment voulez-vous que un soin est cité à rentrer dans le métier d'agriculteur comme tous les jours vous fait insulter au coin de votre chambre quand tous les jours il y à des ong qui se permettent de mettre le feu à vos exploitations ou de casser vos exploitations et comment voulez-vous quand j'en ai envie de s'installer quand on va lui dire et qui va gagner moins de 500 euros par mois un malaise qui se matérialise par la multiplication d'arrêté anti pesticides harcelé par certains groupes de défense de la nature les agriculteurs se sentent maintenant lâché par les hommes politiques voire même les consommateurs une nouveauté car d'ordinaire les citoyens ont une bonne image presque une image epinal des paysans aujourd'hui au subi diam qui s'appelle la vie bashing interne de l'est et qui dit aujourd'hui qui stigmatise des instructeurs on semble que les gens ne supportent plus rien en fait on va déplacer du matériel campagne on se fait agresser il ya des gens qui on m'a mentionné 11 heures du matin on dérange ça fait du bruit va falloir que les gens nous fassent confiance que les politiques arrêtent de nous briller art est d'instaurer la peur auprès des gens qui malheureusement ne connaissent plus notre métier autre problème de fond les accords de libre échange comme le ceta avec le canada attise la colère des agriculteurs qui demande emmanuel macron de tenir un discours plus positif sur l'agriculture française avec nous pour le grand débat lpl ce soir sophie primas bienvenue vous êtes sénatrice l ère des yvelines co auteur du rapport sur le monde agricole face aux défis de la grille machine et vous êtes l'ancien président du groupe d'étude sur l'économie agricole alimentaire du sénat merci d'être ici cyrielle den arctique bienvenus vous êtes géographe spécialiste des liens entre agriculture alimentation et changement climatique responsable agriculture et alimentation au sein du réseau action climat bienvenue à vous également christophe naudin agriculteur céréalier dans l'essonne bienvenue vous êtes président de la pad associations de la promotion de l'agriculture durable et eddy fougier bienvenue à vous également vous êtes politologue spécialiste des mouvements protestataires merci donc à tous les quatre christophe naudin ils étaient dix mille les agriculteurs le 8 octobre dernier deux mouvements ont 15 jours est ce que vous diriez cas quelque chose d'historique est en train de se passer qu'il ya une colère assez inédite sans précédent chez les agriculteurs oui je pense qu'en effet il ya une colère il ya surtout un malaise sans précédent parce que aujourd'hui on arrive dans un monde où on est incompris je pense aujourd'hui on fait on continue de faire notre travail notre travail très bien je pense qu'on produit une alim en scène et aujourd'hui il ya une déconnexion je pense totale entre le consommateur et l'agriculteur qui produit sa nourriture sans doute parce que peut-être qu'on a mal communiqué peut-être qu'il faut justement un verte et inverser cette tendance là pour mieux communiquer et donc pourquoi pas les invités aussi sur nos fermes pour leur faire découvrir comment produit aujourd'hui nos matières premières voilà c'est un discours qu'on entend beaucoup cyrielle den artigues je voudrais vous lire le témoignage de vincent guyot céréalier dans le nord de l'aisne cette fois élu il nous dit c'est la première fois que je manifeste en 18 ans de carrière je ne suis pas syndiqué fenech se bat depuis longtemps je suis engagé dans des démarches de communication positives telles que agri demain passion céréales mais la jeune on peut plus j'en ai marre d'entendre chaque jour des accusations infondées à mon encontre et à celle des agriculteurs qu'est ce que vous en pensez alors je me sens finalement assez peu concernés par cette question dans votre grille bashing étant donné que le réseau action climat en représentent 22 associations environnementales nationales de solidarité et on a des demandes pour transformer en profondeur le système agricole et alimentaire en faisant des demandes très précises en termes de politiques publiques pour dans l'intérêt de tous en fait à la fois parce qu'il ya une urgence climatique c'est plus question de futures c'est vraiment une question de pression on a besoin de réduire ses émissions de gaz et vous voulez dire que vous mais agri machine que vous ne remettez pas en question les agriculteurs que vous ne verrez n'y ait pas perrin j'ai pas dit ça mais ce que je voulais préciser d'abord c'est que les demandes comportent elles se font à la fois pour des raisons d'urgence climatique mais aussi parce que les agriculteurs sont les premiers impactés par les aléas climatiques on l'a encore vu cet été c'est vraiment terrible ce qui se passe du point de vue de la sécheresse mais c'est aussi parce que le modèle agricole et alimentaire aujourd'hui commence à être à bout de souffle du point de vue des revenus agricoles de la déperdition d'emplois mais quand on a un discours anti agriculteurs vous ne vous sentez pas viser vous n'avez pas le sentiment alors déjà parce que on travaille à la formulation des recommandations de politiques publiques avec des agriculteurs avec beaucoup de d'associations d'agriculteurs avec lesquels on dessine ce modèle agricole et alimentaire 20 lequel il est souhaitable d'aller et que l'on formule les recommandations de politiques publiques le je pense que le débat il doit porter sur quelles politiques publiques on veut porter pour accompagner les métamorphoses qui sont déjà on allait venir dix noms se sont un peu agressé verbalement tout le temps sophie primas est ce que finalement c'est pas fondées ce sentiment des agriculteurs de cette agri bashing dont on parle cette façon par les deux de leurs pratiques de les critiquer en permanence je crois qu'il ya on est aujourd'hui à un moment assez grave en réalité pour l'agriculture on a des volontés qui sont des volontés sociétal qu'on comprend la lutte contre le réchauffement climatique la qualité de notre alimentation et tout d'un coup il ya un emballement médiatique autour de l'agriculture oubliant que le réchauffement climatique n'est pas le seul fait des agriculteurs oubliant que la qualité de notre alimentation est la meilleure du monde a l'air reconnu en règle générale ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas changer de modèle de faire croyez pas celle des français en particulier qui est toujours notée comme étant la meilleure du monde et en même temps cette espèce d'urgence cette espèce d'urgence à la communication cette espèce de dagris bashing qu'on voit sur les réseaux sociaux il amène à une urgence qui dépasse le rythme de la nature il y a une seule moisson parents je me parle à côté d'un agriculteur et même si on est très volontariste et ce jeune qui est à côté de moi il est engagé dans le développement durable dans le changement de ces pratiques agricoles mais pour faire cela il n'a qu'une seule moisson dans l'année qu'une seule façon de pratiquer sont allègrement on leur demande d'aller trop vite alors qu'ils sont très engagées très volontaire pour le faire et cette forme de découragement elle amène à une forme de colère qui en plus est à la conjonction d'une crise à gaza gros alimentaires alimentaires et agricoles qui est importante aujourd'hui qui questionne là le renouvellement des générations à quelque chose d'historique le témoignage de vincent riou même soleil christophe naudin c'est la première fois que manifestons 18 ans de carrière oui parce que d'habitude les manifestations s'étaient sur des questions de prix sur des questions de politique publique là on est sur un aspect beaucoup plus identitaire et existentielle est ce que c'est le t-mobile et les mots d'ordre est ce que les français veulent toujours de notre agriculture est ce qu'on la question que posent les agriculteurs c'est est ce que vous nous aimez toujours et effectivement il ya certainement à faire la part entre le point de vue que les français ont vis-à-vis des agriculteurs qui est toujours très positif on le voit dans les enquêtes d'opinion et des interrogations voire des critiques formulées sur un certain nombre de pratiques agricoles notamment les phyto et affalé les produits phytosanitaires et l'élevage intensif avec effectivement une évolution qu'on a pu percevoir dans cette agri bashing en gros on est passé des pages débats aux pages faits divers c'est à dire que dans un premier temps c'était le sentiment qu'avec de nombreux agriculteurs de faire l'objet de critiques assez systématique notamment dans l'espace public et en particulier disons le dans les télévisions publiques principalement sans parler des missions spécifiques c'était ça qui avait un petit peu les émissions santé par élise lucet les pieds dans le plat avec ce tournant de l'émission de 2 février 2016 sur sur les d'ailleurs le vin du conduit ont donc je citais tout à l'heure à lui-même été dit avoir été victimes des journalistes envoyé spécial d'avoir été pris en chasse était effectivement je dirais dans l'espace public et depuis quelques mois on voit qu'on est passé dans quelque chose de beaucoup plus grave sans doute avec des actes de malveillance des des insultes des menaces y compris des menaces de mort des agressions et d'intrusion dans les et villages dans les élevages pardon a doublé ces peines alors avec là aussi il faut faire la part entre ce qui relève plutôt de voisin irascible ou d'individus qui passe par là et qui s'en prend à un agriculteur qui voit avec son tracteur avec un épandeur par exemple et puis des militants parce qu'en général les intrusions c'est le fait de militants qui vont s'introduire dans l'est dans les fermes se filmer et puis dénoncé un certain nombre de pratiques ce qui est assez nouveau l214 mais des caméras à des complicités à l'intérieur mais là des militants qui s'introduisent dans les fermes c'est nouveau c'est plutôt les pratiques comme unique saison sur ce point sur ce point précis céréales des articles pour vous cautionnez cesser ses actions ses intrusions sur les élevages où c'est quelque chose que réseau action climat peut soutenir on est effectivement il faut aller dénoncer donc il faut y aller alors on travaille pas du tout avec ces associations on travaille avec des associations de bien-être animal qui accompagne qui travaillent avec des réseaux existants pour effectivement amélioré des pratiques à aucun moment le militantisme menacé intrusion la de votre côté vous ne le valide et pas spécialement qua non non non notre nous nous concentrons sur la formulation de recommandations de politiques publiques ont convaincu que si on veut que dans l'intérêt à la fois des agriculteurs et des consommateurs on voit transformé ce modèle agricole et alimentaire en crise comme vous le disiez il faut que ça passe par la force publique donc par la politique agricole commune et pas les plans de politique reste importe publics qui sont également nationale parce que sur le papier on a pourtant un exécutif qui semble favorable aux agriculteurs en tout cas qui affiche son soutien le ministre didier guillaume a récemment donné une interview au point que vous avez peut-être lu et à la question yat il un racisme anti paysans voilà ce qu'il nous répond un racisme non mais il ya indéniablement un sentiment anti paysans dans la population française en trente ans je n'ai jamais vu une telle coupure entre les métropoles et la ruralité les français aimaient leurs paysans mais aujourd'hui ces derniers se sont ensuite traitées d'empoisonner heures de pollueurs comme si quelqu'un vie de la terre allait l'empoisonner didier guillot qui a d'ailleurs qui s'est exprimé tout à l'heure à l'issue du conseil des ministres joe drake ont écouté je vous fait réagir juste après cette loi a permis d'avoir dans le cadre des filières avicoles la filière bovine la filière viticole et c'est le fait de mettre le prix de base des productions notamment animales et les tiers et en fonction de la leur équilibre de de la vente de ces produits et nous avons fait le constat ce matin que cette loi a permis une remise en cause complète de toutes les organisations mais que malheureusement encore aujourd'hui un an après le compte n'y est pas et que les agriculteurs ne sont pas assez rémunérés voilà on a un gouvernement qui admet en tout cas un ministre de la turquie admet que le compte n'y est pas sophie primas qu'est ce que ça vous que je vous dise au gouvernement experts expriment affiche un certain soutien aux agriculteurs vous dites oui où oui la fiche en particulier didier guillaume qu'on connaît bien ici au sénat et il affiche son son soutien mais ça ne va pas assez loin c'est dire que les états généraux de l'alimentation qui était plutôt une bonne chose c'est à dire de la concertation mais tout le monde autour de la table de discuter on aboutit sur cette loi et galim c'est qu'on n'a pas voté au sénat parce qu'on pensait que le compte n'y était pas dire que la substantifique moelle de la loi et galim au départ c'était d'améliorer le revenu des agriculteurs et en fait on est tombé sur une loi de pratiques commerciales pour la première partie de la loire et d'ajouts d'une multitude de nouveaux de nouvelles charges sur la grille qu'il nous est fatigué aujourd'hui mais bien sûr alors on est passés pour des vieux ronchon pour les gens qui voulaient pas avancer etc mais en réalité les mécanismes qui sont dans cette loi nous les questionner véritablement est profondément considérant que ça ne fonctionnait fonctionnerait pas le ruissellement du srp +10 dans la grande distribution et surtout ça ne concerne que 20 % ça concerne pas par exemple les céréaliers très peu les céréaliers ça concerne pas la grande majorité des volumes qui sont faits dans l'industrie laitière donc ce n'était qu'une seule partie et donc ça crée un énorme espoir ça crée aussi un discours pour les consommateurs et puis aujourd'hui ça crée une déception voilà et je crois que c'est le cas de l'association actuelle qui explique la dila qui n'explique pas la grille bashing mais qui explique en tout cas la situation renforcée de détresse des agriculteurs en tout cas me semble-t-il oui enfin c'est effectivement c'est une déception même si pour moi ton producteur de grandes cultures j'ai été pas directement concernés par cette cette loi là mais en effet c'est quelque chose qu'on nous a vraiment présenté je veux dire le terme vendue présenté comme tel comme une solution comme quelque chose qui a amélioré notre consoeur de notre confort de vie et au final aujourd'hui banon on se rend compte que c'est pas vraiment le cas ça même j'ai l'impression que le gouvernement se pose des questions sur réellement au final qui est bénéficiaire du coup de de cette voie là et moi personnellement j'ai pas l'impression que ce soit encore une fois il a vécu teurs malheureusement donc on peut se poser la question encore une fois qui [Musique] qui touche du coup donc on fera peut-être faire quelque chose d'autre encore différent mais qui soit peut-être travailler directement accès à la culture aussi je ne sais pas et quand vous entendez les membres de ce gouvernement et notamment didier guillot vous vous dites on a un gouvernement qui est quand même de notre côté ou pas les laits les deux les mots que j'ai employé sont ceux de didier guillaume dans le dans le point j'ai jamais vu une telle coupure entre les métropoles et la ruralité les français aimaient leurs paysans mais aujourd'hui se sont insultés là vous sentez que vous avez un exécutif de votre côté c'est sur ces mots là oui mais d'autres fois non je vais dire je pense qu'il sait pas il n'y a pas assez en tout cas de ils sont passés derrière nous ils nous soutiennent pas assez bas on nous demande justement de changer nos pratiques et cetera de d'évoluer d'aller dans un sens peut-être ben plus respectueux de l'environnement ça c'est sûr et non je pense qu'ils nous soutiennent pas assez en tout cas peut-être pas de la bonne manière aujourd'hui diffusée didier guillaume sans faire de polémique mais souvent dans une posture de pompier pyromane c'est à dire que d'un côté il dénonce le fait qu'on accuse les agriculteurs d'être des empoisonneurs d'un autre côté il est droit dans ses bottes sur la question du glyphosate qui est un sujet quand même très sensible dans le monde agricole non pas que les agriculteurs soient pour le glyphosate mais ont ils se disent pourquoi nous on doit arrêter en trois ans sans qu'on ait deux substituts alors que les moteurs thermiques il faut attendre 20 ans pour qu on est on est un substitut et qu'on puisse adapter donc il y à cette ambiguïté que l'on voit souvent dans le discours de didier guillaume où il commence en disant c'est une honte ce que l'on pense des agriculteurs et après en disant sur le glyphosate on est droit dans des bottes ceux qui refusent cette idée de 2 d'avancé sont mal vues et et quoi qu'il en soit le modèle c'est un peu l'agriculture de nos grands parents cette phrase qui a effectivement fait hérisser le poil d'un grand nombre d'agriculteurs en france donc effectivement on ne sait pas trop sur quel saint se vouer en la matière et cette ambiguïté très souvent de discours de l'exécutif abouti à ce que lier une interrogation légitime chez les consommateurs parce que quand vous entendez landes 16 qui dit quelque chose donc l' agence de sécurité sanitaire quand vous entendez des scientifiques qui disent autre chose quand vous entendez le gouvernement qui peut contredire lens s c'est normal que chez le consommateur moyen il y ait une forme d' angoisse par rapport à la qualité de sa nourriture ou l'emploi de tel ou tel produit des martys sûr je voulais les à venir sur un point sur le le sentiment d'agression qu'on entend je pense qu'il faut quand même faire la différence enfin distinguer un emballement climatique qui lie à sur des faits divers qui sont extrêmement violent et a dénoncé d'autant plus quand il s'agit de causes qui sont des nuisances sonores il ya une moisson ce genre de choses on est vraiment dans un autre débat pour moi je pense que c'est pas du tout généraliser et que les français aiment encore leur répondeur et que les français aiment moins leurs paysages alors moi je sépare je veux pas discuter du combien - ou combien plus mais mais mais en tout cas ce que je peux ressentir de la part des associations avec lesquelles on travaille c'est qu'il ya oui des attentes vis-à-vis des agriculteurs qui produisent ce que l'on mange mais il ya du coup aussi beaucoup d'amour beaucoup d'espoir vis-à-vis mais il semble émerger c'est le trop d'attentes c'est ça que je dise un peu les agriculteurs c'est qu'au final un sentiment que les gens attendent trop et trop vite trop vite oui alors mais c'est là où je dis qu'il faut faire la distinction entre des faits divers extrêmement violents et des attentes qui sont justifiées de notre point de vue est qu'il faut dessiner rédigé de façon carrée avec les agriculteurs et on avance ensemble en demandant les politiques publiques qu'il faut pour soutenir pour accompagner les agriculteurs dans ces transformations et je reviens à nouveau sur la politique agricole commune et jean bouquets légalement avec votre question de la cohérence entre des discours politiques et qu'est-ce qu'on fait derrière pour accompagner soutenir les agriculteurs je pense que le ne sait vraiment les politiques publiques on a besoin de voir un exemple vous il ne fait pas ce gouvernement n'est pas du tout en train de lâcher non voilà pour rebondir sur la loi ge ge et halim alimentation pareil on a en est extrêmement déçue des résultats qui en sont sortis et de la mise en place affirmant ça va faire un an dans quelques jours on est extrêmement déçu de sa mise en oeuvre et ont commencé à voir les résultats l'un des sujets oui le malaise il vient aussi que en fait on demande à notre agriculteur à notre agriculture pardon et donc à nos agriculteurs des injonctions contradictoires la population leur demande des injonctions contradictoires moi j'ai dans mon département des gens qui font de la volaille bon pour des pour faire d eux on leur a dit il faut pas faire de avec des poules en batterie très bien il venait d'agrandir les poules en batterie et d'investir largement qui disent très bien on va faire des poulaillers amp nerfs sauf que quand vous faites un poulailler en plein air les mêmes qui vous demande d eux avec des poules en plein air ils veulent pas du poulet en plein air parce que à côté de chez soi ça sent mauvais peut-être les poules vont sentir mauvais état donc ils sont dans ces injonctions contradictoires et c'est avec les consommateurs trop engageant sommateurs qui a qui est différent entre le consommateur et l'habitant de la zone rurale ouailles s c'est pas assez c'est la même personne et pourtant des injonctions contradictoires et 7 se ressent-il à l'injonction contradictoires il l'a également au niveau de la pac où je souffre pas vraiment je souscris absolument à ce que vous dites aujourd'hui la politique agricole commune n'existe pas on n'a plus de politique agricole commune on ne sait pas ce qu'on demande à nos agriculteurs qu'on soit clair qu'on leur donne des moyens différencié en fonction de l'objectif aujourd'hui on a des objectifs de temps en temps français mais certainement pas un européen et donc qui se trouvent en situation concurrence déloyale un train communauté sera peut-être seulement perturbée mais je rebondis quand même sur ça veut dire que c'est un peu ce que dit didier guillaume c'est un autre passage fort de cette interview dans le point et ça je sens que ça va tout faire chez prêtre il nous dit le bobo parisien a une vision de la ruralité idyllique les néo ruraux ont du mal à accepter la vraie vie à la campagne les bruits les tracteurs les vaches critique et toujours nos agriculteurs c'est du populisme totale et c'est un peu ce que vous disiez dans le sens où effectivement les gens méconnaissent profondément en fait la ruralité la campagne oui mais même ceux qui habitent à la campagne aujourd'hui viennent râler contre les agriculteurs qui vont travailler dans leurs champs qui vont passer dans les rues du village tente tant bien que mal parce qu'avec les arrangements de voirie aujourd'hui ils ont du mal qui vont les rennais aux ruraux il faut savoir aussi que dans la ruralité aujourd'hui les gens connaissent peu en fait le fait agricole c'est un pour cent de la population aujourd'hui les agriculteurs donc même si nos bases arrières grands parents se vendent toujours d'avoir des arrières grands parents agriculteurs mais aujourd'hui l'activité agricole n'est plus connu l'ensemble de la population les français donc on essaye de recoudre ça mais ça demande du temps et puis ça demande d'avoir des des ong sa demande à voir des associations sa demande d'avoir des écologistes et des et des personnes qui construisent dans la dans le dialogue dans le partage est pas dans la confrontation et aujourd'hui on est trop dans la confrontation y compris médiatique y compris twitter yen y compris facebook yahoo perd sa trace de dj bobo parisien qu'une vision de la réalité idyllique oui non ça et il ne fait que reprendre le discours que l'on voit sur twitter des agriculteurs va le bobo c'est l'archétype de 2,2 du citoyen français que les agriculteurs adore détester en grande partie donc je pense qu'il ya un petit peu de démagogie aussi disons que l'agriculture c'est pas tout noir ou tout blanc c'est ce qu'on peut appeler gris à rayures parce que souvent ce qu'on dise qu'on montre ou en public dans les médias c'est soit tout noir soit blanc mais au final non l'agriculture et c'est les grilles parce que là on agit avec l'environnement ont travaillé que le climat etc donc c'est sait jamais la même chose qu'on est qu il se passe aussi une année sur l'autre et à des moments de l'année non plus mais c'est une réalité complexe je la comprends n'est pas mathématique tout à fait exactement ce que les gens aient du mal à comprendre serial d'un article oui moi je dirais effectivement et le consommateur aussi il est gris ou à rayures j'aime bien les yeux voilà oui le bobo parisien bordeaux fin je [Musique] démagogique il ya des consommateurs qui veulent manger sain c'est bien tant mieux enfin moi je peut que les soutenir après et effectivement dans la formulation des politiques publiques il faut affiner et réfléchir aux outils d'accompagnement alors on va parler justement d'europe n'y a pas d'autres gouvernements qui ait fait autant pour l'agriculture où celui-ci de phrase est signée didier guillot ministre français de l'agriculture pourtant les agriculteurs on veut cet exécutif et ils ont mal aussi à l'union européenne je voudrais qu'on écoute le témoignage intéressant et poignant de cet agriculteur il était chez nos confrères de france 3 écoutons là et on est écrasée pour ça que quand je vois le mercosur le s'est en effet fixé des gros coups de poignard la france on est capable de fournir pourquoi pourquoi on est la dernière roue de charrette pourquoi on est là balance commerciale en fait ils veulent un autre chose ailleurs et du coup même rare de l'agriculture c'est pas grave c'est pas grave il se démerde auront ils te jeter habitués se sont toujours adaptés sauf que l'adaptation aujourd'hui ça fait beaucoup de pots cassés il ya beaucoup de monde mais qui laisse sur la peau sophie primas oui c'est poignant ce témoignage parce que voyez ces agriculteurs ils comprennent pas pourquoi on les abandonne pourquoi on leur donne des injonctions contradictoires pourquoi ils sont la dernière roue du carrosse je sais pas si sur la d re les skins du garros parce que oui c'est ce qu'il pense parce qu'ils ont déjà du mal à joindre les deux bouts ils ont du mal à répondre à exactement ce qu'on leur demandait d'ailleurs qu'on leur demande pas ils sont ils sont un peu perdus en fait dans leurs objectifs et là on sent qu'il s'en prend aussi à l'union européenne mais c'est un petit peu ce que je vous disais tout à l'heure c'est à dire que là pour la prochaine pac on dénonce un peu le risque de renationalisation de notre politique agricole commune dans chacun des pays avec des axes différents qui seront choisis donc face à une pologne par exemple très productive is to face à je pense à l'espagne où il ya des pratiques très industrielle de masse de production etc nous on va avoir une politique très ciselée très exigeante sur la qualité de montée en gamme et c est donc on est en perte totale de compétitivité pour notre agriculture sur une grande majorité de la consommation des français et ça les accus turn ne peuvent pas le comprendre christophe de lancer un problème ça s'appelle ça pourrait être une très belle solution mais effectivement il ya des jours où c'est un problème parce que il ya des normes qui sont déjà on n'a pas les mêmes normes nous en france que des agriculteurs en roumanie ou en espagne notamment sur les usages des produits phyto ou d'autres normes donc oui il ya une super position aujourd'hui alors qu'ils pètent française mais aussi des fois c'est l'europe qui peut bloquer des fois c'est l'inversé la france qui bloque plus que l'europe je pense qu'aujourd'hui il ya quelque chose qui n'a peut-être pas été bien fait dans le fonctionnement de l'europe qu'il faut améliorer et je pense qu'il ya on a tout à construire ou reconstruire pour que justement l'europe soit une solution pour l'agriculture française mais pour l'heure pour l'ensemble des agriculteurs européens aussi et ça mais la position france 20 sam et la france dans une position schizophrénique et diffuser c'est à dire à la fois devoir aider les agriculteurs les pousser vers la transition écologique et en même temps l'europe qui va signer le ceta le mercosur du coup c'est vrai que c'est difficile à comprendre pour tout le monde d'ailleurs pas que pour les agriculteurs je vais vous raconter une histoire que m'avait raconté à néry culteurs qui-vive produit des pommes avec un écolabel le gouvernement lui dit de prendre d'être dans cette logique de transition écologique il le fait et il me dit que sur le prix de ces pommes est trois fois supérieur au prix des pommes polonaise donc bon c'est la logique du marché les pommes polonaise utilisent des produits qui sont interdits en france sauf que le gouvernement français pour des raisons budgétaires dans ses cantines achète les pommes polonaise donc effectivement d'un point de vue schizophrénique vous l'avez vous l'avait bien dit c'est inaudible pour un agriculteur qui fait qu'ils essaient de s'adapter à ce que le gouvernement est ce que les consommateurs attendent qu'ils jouent le jeu et en même temps l'europe une autre logique et le gouvernement suit cette logique du toujours moins et du moins cher donc c'est ça qui est compliqué aux yeux des agriculteurs des articles sont les solutions du circuit court il faut recréer du lien kristof d'haene parler de communication de faire revenir les gens peut-être dans les faits on dans les exploitations pour leur montrer comment ils travaillent qu'est-ce qu'on fait alors il faut je pense avant tout là on est en pleine négociation sur la politique agricole commune il faut vraiment investir ce champ là il faut absolument qu'on a qu'on adopte une politique agricole commune au niveau européen qui soit forte et qu'ils soient claires dans les objectifs visés il faut que cette pas qu elle veuille réellement transformer le modèle agricole et alimentaire qui à bout de souffle aujourd'hui ses il faut que ce soit clairement dit et pas par des petites mesurettes à la marge de la pac il faut que la pac dans son ensemble avoue des patrons se trouvaient les oreilles attentives aux papas assez aujourd'hui les négociations sont en sont assez lentes n'ont pas assez alors la prise de conscience commence à venir qu' il est important de transformer cette scène politique agricole commune mais voilà c'est en cours on va dire du côté des politiques il faut que ça aille bien plus vite malheureusement et donc ça c'est la politique agricole commune on en a besoin parce que c'est la politique la plus structurante pour le la production agricole c'est une partie des revenus des agriculteurs mais il faut aussi les politiques en france qui viennent avec tous les partis parler des cantines scolaires onps les très parlant effectivement il faut absolument en ce moment on est en train de négocier le projet de loi de finances 2009 1 une de nos demandes par exemple c'est que soit adoptée une prime à la conversion pour les cantines qui vont plus loin que ce que dit la loi et qu'ils se fournissent le plus localement possibles durable' pour vous la france veut agir indépendamment de l'union européenne tout n'est pas lié à l'europe on en a quand même il m'arrivait il est alors pour ce qui est de la lecture de l'alimentation un gros paquet mais on a une marge de manoeuvre mais on a une marge de manoeuvre sur les cantines scolaires sur le programme national nutrition santé qui qui accompagne la transformation de l'assiette aussi donc de la demande on a besoin de jouer sur tous et tous ces niveaux là je partage je partage cela je dis simplement que dans la loi et gally mon ami des contraintes pour les cantines scolaires en particulier qui sont pas payés par le gouvernement mais par les collectivités territoriales au passage la conversion oui oui c'est ce qui est très très compliqué moi je me suis opposé par exemple pour 20% obligatoire de bio pourquoi je peux pas parce que je suis contrôle biologique très ravi que tout le monde puisse manger du bureau sauf que le bio comme on n'est aujourd'hui pas en capacité de production du bio tous les restaurateurs toutes les sociétés de restauration collective ou dit vous disent aujourd'hui on ne sait pas aller chercher les obama les chercher à l'étranger qu'on va aller le chercher ailleurs c'est l' inverse de ce qu on veut donc je pense qu'il faut être ambitieux mais il faut aussi mettre des moyens faut accompagner les agriculteurs dans la conversion en bio et pendant les trois ans où ils sont dans cette conversion en bio parce que vous avez raison pendant cette période là ils perdent des rendements ils perdent ils perdent de l'argent parce qu'ils sont pas en conversant guillon donc il faut maintenir les politiques publiques et puis après m'être des objectifs des objectifs ambitieux je pense qu'il faut il faut travailler tout en même temps mais il faut travailler à faire l'un vraiment bougé pour vous dire moi je suis d'accord sur le fait qu' on est assez faiblard pardon du terme dans les négociations européennes sur la pâte la france n'est pas suffisamment représentée elle n'est pas aux instances qui compte elle n'appelle a perdu ses députés européens très influence je pense à michel dantin angélique delahaye étaient des gens qui poussait vraiment elle se trouve aujourd'hui face pardon à des à des pays très puissant au niveau au niveau agricole je pense notamment à la pologne condé politiques et des notions politiques des objectifs politiques agricoles qui sont très différents des nôtres et on va s'arrêter là merci infiniment au mouvement dont des agriculteurs demain dans toute la france merci d'avoir participé à ce grand débat demain à 7h30 vous retrouvez au rayonnement de chiny dans bonjour chez vous l'invitez politique sera ni jeune ba secrétaire général dr vice présidente de l'assemblée nationale et puis ne manquez pas audition publique ce soir sur public sénat l'invité la ministre de la santé agnès buzyn bonne soirée [Musique] [Musique]