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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 29 janvier 2017 28 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploiEurope & international

Nicolas Dupont-Aignan sur France 3 : "Le seul qui peut battre Emmanuel Macron, c'est moi"

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Tout ce qui se passe autour de François Fillon, est-ce que c'est un tournant dans la campagne ?

  • 1:26RelanceRéponse partielle

    Vous parlez de quoi ou de qui quand vous dites ça ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes en route pour la présidentielle. Vous êtes présidente de Boulle à France. Vous êtes député.

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Les affaires vont-elles polluer la campagne ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    François Fillon parle dans le journal du dimanche aujourd'hui d'officines qui veulent le faire taire. Est-ce que vous imaginez que ça puisse être orchestré depuis l'intérieur de son propre camp ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Vous dites que vous en avez ras-le-bol. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53InvitéFait
    « Il n'y a que la justice qui peut dire si Mme Fillon a vraiment travaillé à l'Assemblée nationale et puis dans l'entreprise privée de M. de Lacharrière. »
  • 1:36InvitéFait
    « J'ai vu que M. Macron avait des problèmes de dépenses à Bercy. J'ai vu que M. Le Guin était suspecté. Ce n'est que des suspicions d'avoir des relations avec le Qatar. »
  • 2:15InvitéFait
    « Pénélope Fillon, qui aurait perçu en tant qu'attaché parlementaire plus de 500 000 euros en 8 ans, a-t-elle occupé un emploi fictif ? »
  • 2:31InvitéChiffre
    « Attaché parlementaire, salaire cumulé, 500 000 euros bruts. »
  • 3:18InvitéChiffre
    « Emmanuel Macron a consommé plus de 120 000 euros des crédits du ministère, donc la dépense publique, pour organiser son mouvement avec des déjeuners, des dîners. »
  • 4:34InvitéFait
    « Je vois que M. Balkany est toujours là, je vois que Cahuzac, on a mis des années à voir le procès. »
  • 5:24InvitéFait
    « On lui reproche d'être trop présente à mes côtés, parce que ça fait 20 ans. »
  • 6:59InvitéPromesse
    « J'ai fait des propositions dans mon programme présidentiel. »
  • 8:44InvitéFait
    « Pourquoi ils ont été à Londres et New York chercher de l'argent ? »
  • 10:27InvitéPromesse
    « Je propose 100 euros par mois pour 6 millions de retraités. »
  • 12:06InvitéPromesse
    « Je propose 100 euros par mois pour 6 millions de retraités. »
  • 12:22InvitéChiffre
    « Je prends les 8 milliards, 8 milliards que nous prélevons sur les Français et que nous donnons à Bruxelles en excédent pour financer nos concurrents. »
  • 22:05InvitéPromesse
    « Je veux sortir de l'euro pour que nos entreprises, pour que la France retrouve une capacité d'attaque et ne pas être une nation larguée. »

Temps de parole

  • Invité61 %
  • Locuteur 716 %
  • ?8 %
  • Invité 27 %
  • Invité 32 %

≈ 55,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Locuteur

Bonjour

0:10
Locuteur 7

et merci d'être avec nous pour Dimanche en politique. Dans l'attente du candidat du Parti Socialiste qui va sortir des urnes de la primaire ce soir, la campagne pour l'élection présidentielle connaît un nouveau coup de théâtre avec l'affaire Fillon. Ces révélations rebattent-elles les cartes à droite ? Et si tout ce qui se passe ouvrait un nouvel espace ? Par exemple, à Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, qui est notre invité ce midi, est en route pour 2017 si aucun obstacle ne se trouve sur votre route d'ici là. Bonjour,

0:35
Locuteur

Nicolas Dupont

0:35
Invité

-Aignan.

0:36
Locuteur 7

Asseyez-vous, je vous en prie. Tout ce qui se passe autour de François Fillon, est-ce que c'est un tournant dans la campagne

0:41
Locuteur

? C

0:42
Locuteur 7

'est une

0:42
Locuteur

situation

0:43
Invité

inédite parce que la campagne, en quelque sorte, est dans les mains de la justice française. François Fillon a d'ailleurs eu raison de s'en remettre à la justice. Il

0:53
Locuteur

n'y a

0:53
Invité

que la justice qui peut dire si Mme Fillon a vraiment travaillé à l'Assemblée nationale et puis dans l'entreprise privée de M. de Lacharrière. Et donc, on est dans une situation inédite. Moi,

1:07
Locuteur

ce

1:07
Invité

que j'ai envie de dire, c'est que j'aimerais que notre justice,

1:10
Locuteur

pour

1:10
Invité

que les Français aient confiance en elle, ait la même rapidité, la même célérité, la même rigueur

1:16
Locuteur

pour

1:17
Invité

tout le monde politique.

1:18
Locuteur

Et

1:19
Invité

je n'ai pas le sentiment, pardonnez-moi, que par exemple, les socialistes voient la justice aussi rapide quand ça la concerne.

1:26
Locuteur 7

Vous parlez de quoi ou de qui quand vous dites ça ?

1:27
Invité

J'ai vu que M. Macron avait des problèmes de dépenses à Bercy. J'ai vu que M. Le Guin était suspecté. Ce n'est que des suspicions d'avoir des relations avec le Qatar. Bref, tout ça est nauséabond. Et il

1:39
Locuteur

n'y a que

1:39
Invité

84 jours. Il reste 84 jours pour un choix majeur pour les Français. C'est ça l

1:44
Locuteur

'enjeu ? Alors,

1:45
Locuteur 7

Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes en route pour la présidentielle. Vous êtes présidente de Boulle à France. Vous êtes député. On va revenir sur François Fillon et sa femme Pénélope qui sont attendus au grand meeting du candidat, là, cet après-midi, dans deux heures à Paris. Une autre affaire surgit pour François Fillon qui aurait reçu 21 000 euros quand il était sénateur. C'était de

2:00
Locuteur

l

2:00
Locuteur 7

'argent qui était détourné, qui était notamment utile pour les assistants parlementaires. Les affaires vont-elles polluer la campagne ? On fait le point.

2:08
Locuteur

Je

2:09
Invité

vois que la séquence des boules puantes est ouverte.

2:12
Locuteur

Je

2:12
Invité

ne ferai pas de commentaire parce qu

2:14
Locuteur

'il n'y

2:14
Invité

a rien à commenter. Pénélope Fillon, qui aurait perçu en tant qu'attaché parlementaire plus de 500 000 euros en 8 ans, a-t-elle occupé un emploi fictif

2:22
Locuteur

?

2:22
Invité

Suite aux révélations du canard enchaîné, le parquet national financier ouvre une enquête pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux. Attaché parlementaire, salaire cumulé, 500 000 euros bruts. Pour beaucoup d'habitants, l'incrédulité laisse place à la déception. Je suis très déçu. Voilà, tout simplement, je pensais que M. Fillon était au-dessus de tout ça. François Fillon voit dans ses révélations une attaque politique. Son travail est réel. Je m'en expliquerai évidemment avec la justice. Il n

2:53
Locuteur

'y a

2:53
Invité

qu'une seule chose qui m'empêcherait d'être candidat, c'est si mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen. Autre candidat à la présidentielle, autre polémique, cette fois elle concerne Emmanuel Macron. A-t-il préparé son entrée en campagne avec l'enveloppe du ministère de l'économie

3:10
Locuteur

? Pour

3:12
Invité

plusieurs parlementaires de droite, aucun doute, il y a bien eu mélange des genres entre le ministre et le futur candidat. Emmanuel Macron a consommé plus de 120 000 euros des crédits du ministère, donc la dépense publique,

3:23
Locuteur

pour

3:24
Invité

organiser son mouvement avec des déjeuners, des dîners. Le candidat d'En Marche dénonce un contrefeu de la droite en pleine affaire sur l'emploi de l'épouse de François Fillon.

3:34
Locuteur 7

Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon parle dans le journal du dimanche aujourd'hui d'officines qui veulent le faire taire. Vous venez du RPR. Vous, vous aviez dénoncé à l'époque les magouilles qu'il y avait au sein de la famille gaulliste à l'époque. Est-ce que vous imaginez que ça puisse être orchestré depuis l'intérieur de son propre camp contre François Fillon ?

3:53
Invité

J'en sais absolument rien. Est-ce que c'est imaginable ? J'en sais rien. Je vais vous dire.

3:58
Locuteur

J

3:59
Invité

'en ai ras-le-bol, mais sincèrement,

4:01
Locuteur

parce

4:02
Invité

que je suis aussi un élu local. Je fréquente beaucoup de maires ruraux, beaucoup d'élus locaux, des milliers qui se dévouent à la collectivité publique, qui sont honnêtes,

4:13
Locuteur

et

4:14
Invité

qui, à cause de tout ça, sont salis en permanence parce que les Français, et je les comprends, n'ont plus confiance dans la politique. Et moi, ce qui me révolte, c'est qu'il n

4:24
Locuteur

'y ait

4:24
Invité

plus de justice dans notre pays. Je demande à la justice d'être la justice, au nom du peuple, d'être équitable, d'aller vite, parce que tout ça pourrit depuis des années. Je vois que M. Balkany est toujours là, je vois que Cahuzac, on a mis des années à voir le procès. Donc, un grand ménage, mais un grand ménage qui devrait être fait sérieusement, pas sur la place publique, pas sur des accusations, n'importe comment. C'est ça, la difficulté. Et je vous dis sérieusement, si on ne reprend pas en main les choses avec des gens honnêtes, travailleurs, ça ne marchera pas. C'est ça, l'enjeu. Et je le dis d'ailleurs, je le dis tout de suite,

5:00
Locuteur

avec

5:01
Invité

beaucoup de liberté, parce que moi, ma femme travaille. Justement,

5:04
Locuteur

j'allais vous poser la question. Elle est votre assistante parlementaire. Et vous savez ce

5:07
Invité

qu'on lui reproche, moi ? C'est ça qui est incroyable. On lui reproche d'être trop présente à mes côtés, parce que ça fait 20 ans. Elle est présente dans votre circonscription. Oui,

5:16
Locuteur

et sur le terrain. C'est-à-dire qu'elle, on la voit, c'est ça que vous voulez dire.

5:18
Invité

Je vous dis, certains, elle va m'en vouloir parce que, tant pis, mais certains disent qu

5:23
Locuteur

'elle

5:23
Invité

est trop présente. Et je vais vous dire, même quand j'ai été attaqué, parce que quand j'ai quitté l'UMP,

5:28
Locuteur

quand

5:29
Invité

j'étais candidat en 2012,

5:30
Locuteur

après

5:31
Invité

la présidentielle, ça a été la chasse à l'homme. On a voulu ma peau. J'ai eu un candidat UMP, un candidat socialiste, un candidat Front National. Et même à cette époque-là, même mes adversaires ne se sont jamais moqués d'elle parce qu'ils savent le boulot qu

5:44
Locuteur

'elle fait.

5:44
Invité

Alors, juste au passage... Et donc, ça montre bien. Non, mais ça montre bien qu'il y

5:47
Locuteur

a

5:47
Invité

des parlementaires honnêtes. Ça montre bien qu'il y

5:49
Locuteur

a

5:49
Invité

plein d'élus honnêtes.

5:50
Locuteur

Et

5:51
Invité

je demande aux Français de ne pas mélanger les torchons et les serviettes. Sauf que, Nicolas, dans

5:55
Locuteur

le

5:55
Locuteur 7

contexte-là, vous comprenez que ça choque les Français, quand même, de voir que des députés, il y en a 112, salariés leur épouse, 52 épouses, salariés, 32 filles, 28 fils... Vous comprenez que ça puisse choquer les Français ?

6:07
Locuteur

Ça

6:08
Invité

ne choque pas les Français quand un artisan, un boulanger, un dentiste

6:11
Locuteur

a

6:12
Invité

une relation de confiance avec son conjoint et travaille ensemble.

6:15
Locuteur

Ce

6:15
Invité

qui choque les Français, c'est s'il y a le soupçon, la possibilité qu'un euro

6:20
Locuteur

ne

6:21
Invité

soit pas gagné honnêtement. Et ce que je ne voudrais pas, je le dis, c'est qu

6:25
Locuteur

'il

6:25
Invité

y

6:25
Locuteur

ait

6:25
Invité

d'amalgame. Après, est-ce qu'on fait évoluer la loi ? Pourquoi pas ? Dans quel sens ?

6:30
Locuteur

Interdire, carrément... Interdire,

6:32
Invité

mais est-ce qu'on interdit à un artisan ? Vous savez, c'est le problème de la justice en France.

6:35
Locuteur

Je

6:35
Invité

vais vous donner un exemple. Est-ce qu'aujourd'hui, tous les automobilistes sont suspectés, toujours, d'être des chauffards ? Parce que la justice ne tape pas les chauffards. Tous les artisans sont harcelés par le fisc,

6:49
Locuteur

parce que la justice ne tape pas... Attendez, je finis.

6:51
Invité

Parce que la justice ne tape pas les grands fraudeurs fiscaux. Les cyclistes du Tour de France, tout le monde les soucite d'être dopés. Donc moi, j'en ai marre, j'aimerais que la justice fonctionne.

6:59
Locuteur

Et

6:59
Invité

j'ai fait des propositions

7:00
Locuteur

dans mon programme présidentiel. Non, non, non, attendez,

7:02
Locuteur 7

arrêtons-nous sur une chose. Est-ce que vous seriez d'accord pour qu'il soit interdit, désormais, d'employer quelqu'un de sa famille à l'Assemblée nationale

7:09
Locuteur

quand on est député ? Je trouve ça

7:10
Invité

dommage pour les élus honnêtes qui travaillent bien

7:13
Locuteur

et

7:14
Invité

injustes. Mais en même temps, vu l'état d'inquiétude de nos concitoyens, moi, je cherche à réconcilier les Français avec la politique. Parce que je vous dis une chose.

7:24
Locuteur

Je

7:25
Invité

vous l'ai dit. On est à 84 jours du scrutin. On va en prendre pour 5 ans. Est-ce qu'on veut en reprendre pour 5 ans, voir le pays sombrer avec l'immigration, l'insécurité,

7:35
Locuteur

le chômage

7:36
Invité

? Oui, mais c'est ça. Pendant qu'on parle de ça, et pendant que

7:39
Locuteur

les médias en parlent de temps... Vous êtes obligés d'en parler.

7:40
Invité

Oui, mais c'est normal.

7:41
Locuteur

Regardez, on va parler des... Et c'est normal que

7:43
Invité

vous en parliez. Mais pendant qu'on parle de ça, la justice, est-ce qu'elle va vraiment avancer ? Et est-ce qu'on va parler des vrais problèmes aussi, d'autres problèmes

7:52
Locuteur

de vie quotidienne ? Emmanuel Macron, lui, il est

7:56
Invité

suspecté

8:08
Locuteur 7

d'avoir organisé des dîners et des repas quand il était ministre de l'économie à Bercy, avec des gens qu'il avait invités autour de sa table pour 120 000 euros en 8 mois, qui n'étaient pas forcément en lien direct avec ses fonctions. Lui, il dit que c'était dans le cadre de ses activités. Vous le croyez ?

8:20
Locuteur

Écoutez,

8:21
Locuteur 7

moi, j'ai fait une

8:21
Locuteur

proposition, et

8:23
Invité

je le ferai.

8:24
Locuteur

C

8:24
Invité

'est que je publierai tous les dons de ma campagne présidentielle.

8:27
Locuteur

Et

8:27
Invité

je demande à M. Macron, à M. Fillon,

8:30
Locuteur

de

8:30
Invité

publier les dons de leur campagne présidentielle. Qui finance M. Macron ?

8:34
Locuteur

Vous

8:34
Invité

pensez que c

8:35
Locuteur

'est

8:35
Invité

un lien avec ses réceptions à Bercy ? J'aimerais savoir qui finance M. Macron. J'aimerais savoir qui finance M. Fillon. J'aimerais savoir pourquoi ils ont été à Londres et New York chercher de l'argent. Moi, je vais publier tous mes donateurs. Voilà. Et bien, comme ça, on sera quitte. Et les Français vont voir qu'au-delà des questions de travail, est-ce que c'est sa cousine, sa grand-mère, son fils, ils travaillent honnêtement ? La vraie question de la vie politique française, pourquoi j'ai parlé du Qatar tout à l'heure ? La vraie question de la vie politique française, c'est est-ce qu'on est lié un président de la République qui est libre des gros intérêts financiers ?

9:06
Locuteur 7

Alors,

9:06
Locuteur

on

9:06
Locuteur 7

va parler de l'emploi. Parce qu'en 2007, le nombre de demandeurs d'emploi a baissé en France. C'est la première fois qu'on voit ça depuis 2007. Ce sont les chiffres qui le disent. Mais le travail sera-t-il de plus en plus rare ? La France risque-t-elle de se retrouver en arrêt de travail ? Voyons ce qu'en pensent les Français.

9:25
Locuteur

Le

9:25
Invité

travail tel qu'on l'a connu, avec des employeurs, avec un employeur toute sa vie, ça manifestement s'est terminé. Je

9:30
Locuteur

pense

9:30
Invité

qu'il

9:31
Locuteur

y a

9:31
Invité

du travail pour tout le monde. Il y

9:32
Locuteur

a

9:32
Invité

des métiers qui disparaissent, il y en a d'autres qui émergent et puis c'est comme ça. Pour créer de

9:35
Locuteur

l

9:35
Invité

'innovation et donc créer de nouveaux emplois, il faut investir dans la recherche. Les gens, ils vont partir à l'étranger, ils ne

9:40
Locuteur

vont

9:40
Invité

pas rester en France. Vivarté, un mastodonte, aujourd'hui en cours de démantèlement. A la clé, plus de 700 suppressions de postes selon les syndicats. L'annonce de la délocalisation en Pologne de Lucine Whirlpool a pris tout le monde de cours mardi dernier. On n

9:58
Locuteur

'a

9:58
Invité

rien vu venir parce qu'à chaque réunion, on était bien, on faisait de la qualité.

10:07
Locuteur

Je

10:08
Invité

pense que c'est une utopie de croire qu'on va continuer à produire en France. Il ne faut pas que ce soit l'économie qui dirige le monde. Délocaliser, c'est ce qui permet de maintenir un pouvoir d'achat qui est correct pour nous. En France, on a quand même un haut degré de qualification, un haut degré de productivité. Il faut donner l'espoir, il faut le dire et il faut y croire.

10:27
Locuteur

Alors

10:27
Locuteur 7

voilà, on voit que les Français sont un peu partagés, mais ils se

10:29
Locuteur

disent

10:29
Locuteur 7

effectivement l'emploi, ça peut devenir rare. Êtes-vous d'accord avec cette thèse que l'emploi, le travail, peut devenir rare en France ?

10:35
Invité

Mais parce qu'on a des incapables qui nous gouvernent depuis...

10:37
Locuteur

Mais vous êtes d'accord

10:37
Invité

avec ce constat ? Mais c'est la conséquence de choix dramatiques.

10:41
Locuteur

Mais

10:41
Invité

le travail, il n

10:42
Locuteur

'est

10:42
Invité

pas rare à Singapour, il n'est pas rare dans beaucoup de pays du monde. Alors pourquoi

10:46
Locuteur

on

10:47
Invité

culpabilise les Français et on leur fait croire que c'est normal de ne

10:50
Locuteur

pas

10:50
Invité

avoir de boulot, alors qu'il

10:52
Locuteur

y

10:52
Invité

a des dirigeants politiques dans différents pays du monde qui ont mis en place des politiques intelligentes, qui ont protégé leur peuple, qui ont investi dans la science, qui ont pu conquérir des marchés ? Et cette dame, à la fin, elle a raison.

11:04
Locuteur

On

11:05
Invité

peut relocaliser de l'emploi, on peut créer des millions d'emplois en France, et c'est mon programme présidentiel, mais il faut changer radicalement de politique. Il ne faut pas faire croire qu'on va distribuer de l'argent sans travailler. Mais par exemple, le revenu

11:17
Locuteur

universel, vous

11:17
Invité

y croyez au revenu

11:18
Locuteur

universel ? Mais M. Amor,

11:19
Invité

il est tombé sur la tête.

11:21
Locuteur

Mais

11:21
Invité

vous croyez ? Les socialistes ont ruiné la France,

11:25
Locuteur

et

11:26
Invité

il

11:27
Locuteur

n

11:27
Invité

'y

11:27
Locuteur

a

11:27
Invité

plus un sou,

11:28
Locuteur

il

11:28
Invité

n

11:28
Locuteur

'y a

11:28
Invité

plus d'argent, et il dit on va distribuer 350 milliards comme ça. Le cannabis pour vous endormir, les

11:36
Locuteur

jeux télévisés... Non, mais là, on ne va pas se faire la campagne. On n'a pas le droit. Juste sur le revenu universel. Est-ce que c'est... Mais moi, je vais vous dire... Est-ce que vous êtes contre ou vous

11:42
Invité

êtes contre ? Mais je suis contre le revenu universel, qui est un mensonge. En revanche, je vais vous dire,

11:47
Locuteur

je

11:47
Invité

propose,

11:48
Locuteur

et

11:49
Invité

ça je vais le proposer mercredi,

11:50
Locuteur

le

11:51
Invité

travail universel. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est par le travail qu

11:56
Locuteur

'on

11:56
Invité

va y arriver. Et comment on va y arriver

11:57
Locuteur

? En

11:58
Invité

baissant les impôts, les charges sur ceux qui produisent en France, en récompensant ceux qui ont travaillé dur. C'est ma

12:06
Locuteur

mesure

12:06
Invité

sur les petites retraites. Je propose 100 euros par mois pour 6 millions de retraités. 100 euros par mois

12:13
Locuteur

pour 6 millions. Et vous les financez

12:14
Invité

comment ? Je prends les 8 milliards, 8 milliards que nous prélevons sur les Français et que nous donnons à Bruxelles en excédent pour financer nos concurrents

12:24
Locuteur

qui

12:24
Invité

prennent nos usines. C'est-à-dire qu'il faut que les Français sachent qu'on les étouffe d'impôts pour donner 8 milliards à Bruxelles qui financent la Pologne, la Roumanie, qui nous piquent nos usines.

12:35
Locuteur

Alors juste... Alors il y a un moment... Il y a un autre... Il

12:36
Invité

faut arrêter... Non mais c'est du sabotage

12:38
Locuteur

national. Mais Nicolas Dupont-Aignan, on va y revenir. J'insiste.

12:40
Locuteur 7

Il

12:41
Locuteur

y a un autre sujet qui divise la droite. Non mais il y a une autre politique possible. Ce sont les

12:44
Locuteur 7

heures supplémentaires. Oui. La défiscalisation ou non. François Fillon ne veut pas revenir. Il dit on ne

12:49
Locuteur

va

12:49
Locuteur 7

pas défiscaliser les heures supplémentaires. Vous, vous seriez pour ou contre la défiscalisation des heures supplémentaires

12:53
Locuteur

?

12:53
Invité

Totalement pour. Vous

12:54
Locuteur

revenez à ce que faisait Nicolas Dupont-Aignan. Bien sûr, il avait

12:56
Invité

raison sur ce point. Et je vais vous dire,

12:58
Locuteur

si

12:59
Invité

on ne comprend pas

13:00
Locuteur

qu

13:01
Invité

'il faut alléger et inciter au travail, on n'y arrivera pas. Donc il faut défiscaliser les heures supplémentaires. Je propose de baisser l'impôt sur le revenu de 10%. Je propose une relance économique massive accompagnée

13:16
Locuteur

d

13:17
Invité

'une incitation à produire français. Parce que si on relance l'économie et le pouvoir d'achat, comme je le propose, il ne faut pas aller acheter ses produits en Chine. Il faut donc deux jambes. La première jambe, c'est on booste le pouvoir d'achat.

13:28
Locuteur

C

13:29
Invité

'est-à-dire je relance et je fais exactement l'inverse de M. Fillon qui va nous taxer la TVA. Il va augmenter la TVA. Et M. Macron, il veut augmenter la CSG. Alors, ils sont devenus dingues. Ils ne se rendent pas compte que l'overdose fiscale a tué la consommation, a tué l'énergie des Français, a tué l'investissement. Il faut baisser massivement l'impôt. A propos de se

13:53
Locuteur

produire en France.

13:54
Locuteur 7

Vous avez vu, Whirlpool va fermer son usine de sèche-linge à Amiens. 290 salariés s'inquiètent et vont perdre leur emploi. La production va être délocalisée en Pologne. Et comment on oblige un groupe américain à produire en France

14:05
Locuteur

?

14:05
Locuteur 7

Deux choses.

14:06
Invité

D'abord, on ne

14:07
Locuteur

peut

14:07
Invité

pas obliger.

14:08
Locuteur

Mais

14:09
Invité

on peut faire deux choses. D'abord, des mesures incitatives. Quand je propose un bonus fiscal, je réduis l'impôt sur les sociétés de moitié pour les PME et les grands groupes qui investissent en France. Y compris les groupes étrangers. Oui. Ce n

14:21
Locuteur

'est

14:21
Invité

pas la question du groupe étranger ou pas. C'est celui qui produit en

14:23
Locuteur

France.

14:23
Invité

Donc, y compris les groupes étrangers. Une Toyota produite à Valenciennes est plus française qu'une Renault produite en Slovaquie. D'accord.

14:28
Locuteur

Et le deuxième point ? Et le deuxième

14:29
Invité

point, j'appelle solennellement les Français

14:32
Locuteur

au

14:33
Invité

boycott

14:33
Locuteur

des

14:34
Invité

marques

14:34
Locuteur

d

14:35
Invité

'entreprises

14:36
Locuteur

qui

14:36
Invité

sabotent notre pays. Qui

14:38
Locuteur

délocalisent. Qui

14:39
Invité

délocalisent massivement.

14:40
Locuteur

Vous

14:40
Invité

savez que ce qu'il y

14:41
Locuteur

a

14:41
Invité

de pire dans l'affaire de Whirlpool,

14:42
Locuteur

c

14:43
Invité

'est que la France est le premier marché de

14:46
Locuteur

l

14:46
Invité

'électroménager européen.

14:47
Locuteur

Ce

14:48
Invité

qu'il y a de pire, c'est que les 8 milliards dont je parlais qu'on donne à l'Europe, les Polonais viennent d'acheter des hélicoptères américains. Les Tchèques viennent d'acheter un TGV chinois. Alors moi, je veux bien qu'on se fasse piller, piller. Par l'ensemble des pays, ça ne peut pas durer. Je veux défendre les Français.

15:01
Locuteur

Je

15:02
Invité

veux les protéger.

15:03
Locuteur 7

Pour quelques-unes de vos propositions que vous

15:04
Locuteur

nous

15:05
Invité

avez... Et je les publierai toutes le 1er février. Mercredi prochain. Oui, avec un projet original et différent. En tout cas... Parce qu'on ne

15:11
Locuteur

s

15:11
Invité

'en sortira pas avec les vieilles recettes des autres.

15:13
Locuteur 7

Vous êtes candidat à la présidentielle comme il y a 5 ans. Toujours debout, mais le contexte a un peu changé. On accueille David Revodalone du Journal du Dimanche qui est avec nous ce midi.

15:25
Locuteur

Bonjour

15:26
Locuteur 7

David. Bonjour. Bonjour,

15:27
Locuteur

monsieur.

15:28
Locuteur 7

Alors, avant de laisser la parole à David, deuxième campagne présidentielle pour vous. Une de nos équipes est allée dans votre QG pour voir comment ça se prépare.

15:37
Locuteur

Ça

15:40
Invité

travaille. Article très intéressant

15:47
Locuteur

sur

15:48
Invité

les entreprises polonaises qui exploitent des Nord-Coréens

15:52
Locuteur

et

15:53
Invité

qui polluent toutes les salades de fruits, qui conquiert tous les marchés de salades de fruits. Exemple type de la mondialisation déloyale.

15:59
Locuteur

En

16:00
Invité

2012, c'était une campagne comme ça, j'allais dire improvisée.

16:04
Locuteur

En

16:04
Invité

queue de classement, Nicolas Dupont-Aignan comptabilise 1,79%. On n 'est pas du tout dans la même situation, ça n

16:11
Locuteur

'a

16:11
Invité

rien à voir. Personne ne sait, mais bon, peut-être que

16:15
Locuteur

c

16:15
Invité

'est de notre faute,

16:16
Locuteur

qu

16:16
Invité

'au régional, il y a un an, on a fait autant de voix que le parti de Mélenchon, que le Front de Gauche. Avec 6,6% des suffrages, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas donné de consigne de vote. Difficile de savoir qui du Front National ou des Républicains va en profiter. Personne ne connaît,

16:30
Locuteur

et

16:31
Invité

ça c'est dommage, on en parle, c'est pas la même chose, notre ancrage local qui s'est énormément développé. Le président de Debout la France fait un tour

16:40
Locuteur

de

16:40
Invité

France après avoir annoncé sa candidature pour l'élection présidentielle de 2017. Je ne

16:45
Locuteur

fais

16:45
Invité

pas partie de son parti politique, je n'adhère à aucun parti politique,

16:48
Locuteur

mais

16:49
Invité

je pense qu'on a besoin d'un homme sincère. Allô Serge

16:52
Locuteur

? Alors

16:54
Invité

je vous appelais parce que j'ai vu qu'il était arrivé au courrier votre promesse de parrainage, et je voulais tout simplement vous remercier. C'est sympa, et en plus j'ai vu le petit mot avec,

17:03
Locuteur

qui

17:04
Invité

me disait que vous en aviez deux ou trois en plus. De toute façon je serais seul maire, candidat, ce qui n

17:08
Locuteur

'est

17:08
Invité

pas négligeable pour les signatures. Vous avez les candidats qui ont le droit d'être candidats,

17:13
Locuteur

et

17:13
Invité

puis les autres.

17:14
Locuteur

Il

17:14
Invité

y a plein de dièvres

17:15
Locuteur

qui

17:16
Invité

passent, je les vois gambader,

17:17
Locuteur

mais

17:18
Invité

je suis la vieille tortue de la fable, qui a toujours défendu une certaine idée du pays, de la France,

17:24
Locuteur

et qui

17:25
Invité

est convaincue que c

17:26
Locuteur

'est

17:26
Invité

la bonne voie.

17:28
Locuteur

Ils

17:28
Invité

sont tous partis, c

17:29
Locuteur

'est

17:29
Invité

pas

17:29
Locuteur

vrai. David.

17:34
Invité

Nicolas Dupontanian, bonjour. Président de Debout la France, député de l'Essonne. Vous avez écumé un certain nombre d'écuries à droite pendant quelques années. Vous êtes aujourd'hui l'électron libre de ce camp, candidat pour la deuxième fois, avec 2% d'intention de vote dans les sondages. On l'a vu, vous aviez fait en 2012 1,79. Est-ce que c'est du courage ou de l'inconscience que de se représenter

17:55
Locuteur

?

17:55
Invité

Deux choses. D 'abord, je ne suis pas simplement l'homme de la droite, je suis l'homme de la France, j'aime mon pays, et j'en ai assez de ce faux clivage.

18:04
Locuteur

Est-ce que je veux sauver notre pays, je suis gaulliste

18:06
Invité

? Je suis gaulliste, c'est pas ni droite ni gauche. Je veux dépasser la droite et la gauche, et j'appelle tous les Français

18:11
Locuteur

à

18:12
Invité

se relever, et à ne

18:13
Locuteur

pas

18:13
Invité

se laisser manipuler, notamment

18:15
Locuteur

par

18:16
Invité

les faux sondages.

18:17
Locuteur

Parce

18:18
Invité

que c'est curieux, il y a un mois j'étais à 8%,

18:20
Locuteur

et

18:21
Invité

puis on m'a mis à 2%, et puis M. Trump il était à

18:24
Locuteur

1%.

18:24
Invité

Les sondages se sont toujours trompés, et les sondages sont

18:27
Locuteur

faits

18:28
Invité

pour intoxiquer les Français. Et je dis aux Français... Il

18:31
Locuteur

y a

18:31
Invité

des officines de sondage ? Je pense qu'en tout cas, il y en a qui ont beaucoup plus d'argent pour acheter certains sondages. Et moi je vais vous dire,

18:38
Locuteur

c

18:38
Invité

'est aux Français de décider en eux-mêmes. Et je dis aux Français, arrêtez de voter pour ceux qui vous font souffrir depuis 30 ans, arrêtez de suivre les sondages, votez pour vous

18:46
Locuteur

-même.

18:46
Invité

Dépasser les clivages, M. Dupont-Aignan, c'est-à-dire que votre démarche est similaire à celle d'Emmanuel Macron, qui lui aussi veut se situer au-delà de la droite et de la gauche ? Oui, mais je vais vous dire,

18:54
Locuteur

je

18:55
Invité

suis en désaccord complet avec la société low-cost, mondialiste, financiarisée, hypocrite

19:01
Locuteur

de

19:02
Invité

M. Macron, mais il a au moins le mérite

19:05
Locuteur

de

19:06
Invité

faire un coup de balai à gauche. Et je vais vous dire... Et vous, c'est le coup de balai à droite ? Oui, parce que je vais vous dire, le sol, ça va vous paraître prétentieux, mais c'est récemment une dame qui était présidente du comité de soutien de Sarkozy à Lyon, qui m'a dit, vous êtes le sol qui va pouvoir éviter Macron. Le sol qui peut battre Macron, c'est moi. Je vais vous surprendre. Pourquoi ? Parce que moi, j'ai refusé de participer à tout ce système dégueulasse qu'on a depuis tant d'années. J'ai jamais changé d'idée sur la France. Je crois qu'on peut s'en sortir. Je n

19:36
Locuteur

'ai

19:36
Invité

pas une vision rétrécie de la France. Je pense que la France, elle peut redevenir la première en

19:40
Locuteur

droit. Mais

19:40
Locuteur 7

avant de battre Macron, il faudra battre Marine Le Pen.

19:42
Invité

Il faudra battre beaucoup de monde.

19:44
Locuteur

Et avant même de

19:45
Invité

battre...

19:45
Locuteur

Et ça ne

19:45
Invité

dépend pas de moi, ça dépend des Français. Et je leur dis, réveillez-vous, arrêtez de

19:49
Locuteur

subir votre destin.

19:50
Invité

Alors, avant de battre tout cela, il faut déjà avoir 500 signatures. On voyait quelques images, vous étiez dans cette recherche. Il vous reste deux mois pour les collecter. Où est-ce que vous en êtes précisément ? Vous pouvez nous dire ? Ça avance bien. Je pense que je les aurais, mais je vais vous dire ce que je

20:02
Locuteur

découvre. Mais vous en êtes à

20:02
Invité

combien là aujourd'hui

20:03
Locuteur

? Je

20:03
Invité

ne peux pas vous dire,

20:04
Locuteur

ça viendra. Ah, quand c'est

20:04
Invité

flou,

20:05
Locuteur 7

il y a un loup.

20:05
Invité

Non, ce n

20:06
Locuteur

'est

20:06
Invité

pas flou, mais laissez les maires faire leur travail. Mais je vais vous dire, tout est fait. Et ça prouve que je les gêne.

20:13
Locuteur

Tout

20:14
Invité

est fait pour que

20:14
Locuteur

je

20:14
Invité

ne les ai pas, notamment certains élus républicains, qui ont très peur de mon projet politique de relance économique, de relocalisation, d'aide des PME, de baisse d'impôts. Parce qu'on a parlé beaucoup de M. Fillon sur ces affaires. Moi, je ne

20:27
Locuteur

veux

20:27
Invité

pas mettre de l'huile sur le feu là-dessus. Mais en revanche, je suis en désaccord complet avec le projet d'augmentation des impôts de François Fillon. Alors, les affaires de M. Fillon, vous en parliez. Est-ce que ça peut vous servir, vous, Nicolas, Ducont-Aignan, dans cette campagne, électoralement ? Non, je vais vous dire, parce que ça ne m 'intéresse pas et je n'ai jamais dit du mal des

20:44
Locuteur

personnes. Non, mais ça peut peut

20:44
Invité

-être vous servir.

20:45
Locuteur

Je

20:46
Invité

n'ai jamais dit du mal des personnes. Oui, mais ça peut peut-être vous servir. Ça

20:48
Locuteur

fait

20:48
Invité

20 ans que je fais de la politique.

20:49
Locuteur

Je n'ai jamais dit du mal d'une personne.

20:52
Invité

Je crois au combat des idées. Je crois que mon pays est l'un des plus beaux du monde. Et je crois que les Français, aujourd'hui, ont honte de leur pays.

21:01
Locuteur

Et

21:01
Invité

ça, ce n

21:01
Locuteur

'est

21:01
Invité

pas possible. Et je leur dis qu'on va, en 2017, changer les choses. Et je vous demande à vous, journalistes, une seule chose.

21:08
Locuteur

L

21:09
Invité

'impartialité est d'organiser un débat,

21:11
Locuteur

un

21:11
Invité

débat, entre tous les candidats du premier tour. J'ai appris qu'une chaîne concurrente

21:15
Locuteur

voulait

21:16
Invité

organiser, peut-être, mais j'espère qu

21:18
Locuteur

'ils

21:18
Invité

ne le feront pas, un débat où ils auraient sélectionné

21:20
Locuteur

la

21:21
Invité

noblesse

21:22
Locuteur

et

21:23
Invité

puis le peuple de côté. Eh bien, moi, je demande aux chaînes de télévision publiques et privées un débat avec tous les candidats du premier tour, comme pour les primaires. Je reviens sur le scénario de l'abandon de Fillon, qui est évoqué par plusieurs des gens de son propre parti, de sa propre équipe. Vous n'y croyez pas ?

21:38
Locuteur

On ne voit

21:38
Invité

pas le scénario. Quelle pourrait être la sortie de crise à droite ? Je n'en sais rien. Ça, c'est leur affaire. En tout cas, moi, je dis aux électeurs, de droite et d'ailleurs, regardez mon projet, regardez qui je suis, regardez mon équipe. Parce que mon équipe, on ne la voit pas à la télévision, mais ce sont des milliers d'élus locaux qui ont les pieds sur le

21:56
Locuteur

terrain, dans la boue, et qui avancent.

21:58
Locuteur 7

L'un de vos angles d'attaque, c'est aussi l'Europe et l'euro. Oui. On va regarder ce que vous disiez il

22:02
Locuteur

y

22:02
Locuteur 7

a 5 ans et aujourd'hui.

22:05
Invité

Je veux sortir de l'euro pour que nos entreprises, pour que la France retrouve une capacité d'attaque et ne pas être une nation larguée. On garde l'euro, par exemple ? Non, on le fait évoluer. Ce n

22:15
Locuteur

'est

22:15
Invité

pas la sortie, ce n

22:16
Locuteur

'est

22:16
Invité

pas le maintien. On trouve un juste milieu. On garde les avantages de l'euro, mais on le fait évoluer.

22:22
Locuteur

Alors,

22:22
Invité

on ne comprend pas très bien. 2012 pour la sortie de l'euro, 2017 beaucoup moins pour. Pourquoi ce revirement ? Est-ce que c'est pour vous démarquer de Mme Le Pen qui en a fait une de ses propositions phares ? Il y a une raison très simple. C'est qu 'en 2012, l'euro était très surévalué. Et souvenez-vous, je demandais

22:39
Locuteur

que

22:40
Invité

l'euro ne soit pas si cher.

22:42
Locuteur

Qu

22:43
Invité

'est-ce qui s'est passé depuis 2012 ? C'est que, d'une certaine façon, on m'a tellement critiqué à

22:47
Locuteur

l

22:47
Invité

'époque, j'ai été entendu, puisque M. Draghi, le président de la Banque Centrale, a fait diminuer la valeur de l'euro.

22:52
Locuteur

Et

22:53
Invité

les entreprises françaises, comme je le réclamais à l'époque, et on me traitait de tous les noms, ont pu réexporter davantage aux

22:59
Locuteur

Etats-Unis. Donc, ce n'est plus

22:59
Invité

un obstacle.

23:00
Locuteur

Attendez,

23:00
Invité

ce n

23:01
Locuteur

'est

23:01
Invité

plus un obstacle vis-à-vis du reste du monde. Mais,

23:04
Locuteur

je

23:04
Invité

veux qu'il évolue,

23:06
Locuteur

qu

23:06
Invité

'on le change, pour qu'on retrouve une flexibilité à l'intérieur de l'Union Européenne, parce qu'on ne peut pas avoir la même monnaie au même niveau en Grèce et en Allemagne. Donc, moi, vous savez, je suis un être raisonnable et de bon sens. Voilà, pour l'euro, on va terminer sur la primaire de gauche, parce que c'est l'actualité du jour. Absolument, primaire du PS, deuxième tour aujourd'hui. Benoît Hamon ou Manuel Valls, selon le résultat, ce soir, qu'est

23:27
Locuteur

-ce

23:27
Invité

que ça change pour la physionomie de la campagne, et en particulier pour vous ? Rien. Rien. Rien, les Français...

23:33
Locuteur

Hamon,

23:33
Invité

Valls, même combat ? Les Français ne veulent plus de ceux qui ont ruiné le pays. Que ce soit M. Hamon, M. Valls, M. Macron, M. Fillon,

23:43
Locuteur

assez,

23:44
Invité

regardez Français une autre voie, choisissez la rupture la plus sérieuse pour demain. On ne fera rien avec ceux qui ont ruiné le pays. Il faut à un moment faire son deuil. Enfin, Hamon-Valls, ce n

23:56
Locuteur

'est

23:56
Invité

pas tout à fait pareil, quand même. Il y en a un qui s'est couché et l'autre qui rêve. Eh ben, moi, ça ne m'intéresse pas. Je veux sortir mon pays de la crise avec des gens de bonne volonté, honnêtes, qui bossent. Et on y arrivera.

24:09
Locuteur 7

J'en suis convaincu. Merci, David, d'être venu sur le plateau de Dimanche en politique. On en parle. Deux images. D'un côté, Thérèse Hamet, la première ministre britannique, première dirigeante européenne à avoir été reçue par Donald Trump. Donald Trump qui applaudit le Brexit au passage. Et puis de l'autre, François Hollande à Berlin, avec Angela Merkel,

24:26
Locuteur

qui

24:26
Locuteur 7

déclare que Donald Trump est un défi pour l'Europe. Donald Trump, finalement, c'est un défi ou un risque pour l'Europe

24:31
Locuteur

?

24:33
Invité

C'est un homme qui défend les États-Unis. Donc qui est un risque pour l'Europe. Mais c'est à l'Europe de défendre l'Europe et à la France de défendre la France. Et plutôt que d'aller dans les jupes de Mme Merkel, M. Hollande ferait mieux de faire son examen de conscience. On a perdu cinq ans. Et moi, je veux être le chef d'État d'une France libre. Je suis gaulliste. Je

24:51
Locuteur

ne veux

24:51
Invité

pas

24:52
Locuteur

être un exemple devant Trump, devant

24:53
Invité

Poutine, devant Merkel. Mais Donald Trump, c'est un exemple pour vous ou pas ? C'est un exemple d'un homme qui, malgré ses défauts, a décidé d'abord de défendre l'Amérique. C'est quoi les défauts de Donald Trump ? J'ai le sentiment parfois qu'il n'est pas comme je suis, ou il n

25:07
Locuteur

'est

25:07
Invité

pas européen. Il est américain avec les qualités. C

25:10
Locuteur

'est un démocrate ou pas ?

25:11
Invité

Bien sûr, il a été élu démocratiquement. Il faut arrêter. Je veux un chef d'État français qui soit respecté et qui se fasse respecter. C'est ça l'enjeu de demain.

25:19
Locuteur 7

Et Donald Trump vient de prendre un décret pour interdire l'entrée sur le territoire américain de ressortissants de sept pays dont la population est à majorité musulmane. Alors la Syrie, l'Iran, l'Irak, la Libye, la Somalie, le Soudan, le Yémen. Ça vous inquiète ? Non, c'est son choix. Il défend les États-Unis. Il est élu par les Américains.

25:34
Locuteur

Mais pas

25:34
Invité

le Qatar ni l'Arabie saoudite, par exemple. C'est dommage, peut-être. Je veux un chef d'État en France qui défende et qui protège les Français.

25:44
Locuteur

Et

25:44
Invité

qui les fasse conquérir le monde. Qu'ils soient dans un patriotisme de bon sens, positif, comme l'était le gaullisme à une époque. Pas un patriotisme recroquevillé. Un bon

25:53
Locuteur 7

patriotisme. Parce qu'il y

25:54
Locuteur

a

25:54
Locuteur 7

aussi une autre question autour de Donald Trump. On ne sait pas quelles sont ses relations réellement avec Vladimir Poutine. Ils se sont téléphonés hier. Et la question qui se pose, c'est faut-il maintenir ou non les sanctions qui ont été imposées à la Russie en 2014

26:05
Locuteur

?

26:05
Locuteur 7

Pour vous, il faut les maintenir ou les...

26:06
Invité

Surtout pas. Il faut les

26:08
Locuteur

lever. Surtout pas quoi

26:08
Invité

? Les lever, d'accord. Il faut les lever parce que, grâce à Poutine, enfin il y

26:13
Locuteur

a

26:13
Invité

une action, notamment au Moyen-Orient, pour éliminer l'État islamique. C'est pas Poutine qui a massacré des Français au Bataclan. C'est l'État islamique. Et dans la vie, il faut choisir ses ennemis. Moi, mon ennemi, c'est l'État islamique et le fondamentalisme

26:26
Locuteur

musulman. Un mot

26:27
Locuteur 7

qui nous ramène à la France. Donald Trump s'en prend aussi à l'IVG. Il y a eu une magnifier contre

26:31
Locuteur

l'avortement. Eh bien, je ne suis pas d'accord

26:31
Invité

là-dessus.

26:32
Locuteur 7

En France, le gouvernement veut étendre le délit d'entrave

26:34
Locuteur

à

26:35
Locuteur 7

l'IVG au site Internet. Vous êtes pour ou contre cette idée ?

26:38
Invité

Je suis pour le maintien de la loi telle qu'elle existe. Le droit des femmes est très important. Y compris le remboursement. Bien évidemment. Le droit des femmes, qui est bafoué de plus en plus dans notre société, c'est un des grands combats de justice sociale.

26:51
Locuteur

Et le délit

26:51
Locuteur 7

d'entrave

26:52
Locuteur

? Mais en revanche, le

26:52
Invité

délit d'entrave me paraît excessif.

26:55
Locuteur

Il

26:55
Invité

ne

26:55
Locuteur

faut

26:55
Invité

pas l'étendre au site Internet. Non, je ne vois pas. C'est une police de la pensée. Les femmes sont suffisamment grandes pour faire leur choix.

27:01
Locuteur 7

L'instantané maintenant. Pour terminer, on demande à chaque invité de nous envoyer une photo qu'il a prise. Et la photo que vous avez prise et que vous nous avez envoyée, la voici, c'est bien vous qui l'avez prise. Oui. Elle ne date pas d'aujourd'hui, il y

27:11
Locuteur

a

27:11
Locuteur 7

du soleil. À moins qu'il y

27:12
Locuteur

ait

27:12
Locuteur 7

eu du soleil comme ça hier, c'est quoi ? C'est la propriété

27:14
Locuteur

Caillebotte

27:15
Invité

dans ma ville. A Yer, du peintre. C'est une initiative municipale. Nous l'avons entièrement restaurée. Et vous parliez de ma femme tout à l'heure. C'est ma femme qui assure le développement culturel de tout l'impressionnisme dans ma circonscription, qui a fait un travail exceptionnel. Ça justifie son salaire ? Largement. Et il suffit d'aller voir les gens là-bas. Et j'ai voulu montrer

27:35
Locuteur

que

27:36
Invité

cette propriété, elle était en ruine, il

27:37
Locuteur

n

27:37
Invité

'y avait rien. Ma ville était ruinée. En 20 ans, on a redressé ma ville, tous ensemble. Et je veux dire aux Français, en tout cas ce que j'ai fait pour ma ville, je peux le faire pour la France.

27:46
Locuteur 7

Juste un mot, vous vous enorgueillissez d'être député maire. Oui. Vous êtes pour le cumul des mandats, il faut revenir sur la loi sur le cumul des mandats.

27:53
Invité

Je pense qu'on va avoir des députés à paraitchiques, nommés par les partis. En tout cas, moi, l'ancrage municipal, la confiance de mes concitoyens. Je suis le maire le mieux élu de France dans une ville de banlieue et ça me fait plaisir. Merci Nicolas Dupont-Aignan d

28:04
Locuteur

'avoir accepté

28:05
Locuteur 7

notre invitation d'Or dimanche en politique à retrouver sur PLUS. France Info.