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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 23 novembre 2015 6 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleJustice

Colombe Brossel : "Protéger un monument municipal n'est plus de la même nature qu'avant"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Quels sont les signes que les Parisiens sont encore sous le choc ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Les cellules de soutien psychologique sont-elles prises d'assaut ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire plus de vidéosurveillance ?

  • 3:21OuverteRéponse partielle

    Faut-il associer les entrepreneurs à l'information que peut avoir la police ?

  • 4:42OuverteRéponse directe

    Est-ce une réflexion que vous menez à la mairie de Paris sur l'armement des agents ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « Plus de 1300 personnes sont déjà venues. »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « Nous avions pris la décision au mois de septembre de déployer un certain nombre de caméras de vidéoprotection supplémentaires. »
  • 2:48Invité politiqueChiffre
    « On a à peu près 13 000 caméras aujourd'hui sur Paris. »
  • 2:58Invité politiquePromesse
    « toutes seront installées en 2016. »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « La ville de Paris participe, depuis maintenant 16 mois, à la cellule de lutte contre la radicalisation et de prévention de la radicalisation. »
  • 5:07Invité politiqueFait
    « protéger un bâtiment municipal n'est peut-être plus de la même nature que c'était auparavant. »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « ils sont tous équipés, depuis les attentats de janvier, de gilets pare-balles. »

Temps de parole

  • Colombe Brossel65 %
  • Présentateur26 %
  • Locuteur non identifié8 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est Colombe Brossel, adjointe à la mairie de Paris, chargée de la sécurité et de la prévention.

0:05
Présentateur

Oui, en rappelant les trois priorités de la mairie de Paris en ce moment, c'est le soutien psychologique, c'est aussi la surveillance et c'est aussi la reprise économique souhaitée. Bonjour Colombe Brossel. Bonjour. Paris, ville en état de choc, c'est ce qu'on lisait encore dans les journaux ce week-end, dix jours après les attentats. Quels sont les signes ? A quoi voyez-vous que les Parisiens, ceux qui viennent à Paris, sont effectivement encore sous le choc ?

0:29
Colombe Brossel

Depuis samedi matin, on est évidemment à la rencontre des Parisiens sur les lieux de l'attentat à proximité et on voit que l'état de sidération chez les Parisiens, qu'ils aient été directement impactés ou qu'ils aient été riverains, qu'ils aient été voisins, étaient forts. Et puis, peu à peu, la volonté de vivre, la volonté d'être debout, la volonté d'être plus fort est celle qui a été le plus largement exprimée dans tous les échanges qu'on a pu avoir, que ce soit avec les commerçants, que ce soit avec les Parisiens. Donc oui, une ville en état de choc et en même temps, une ville dans laquelle les Parisiens ont envie d'être plus forts, d'être ensemble et de continuer à vivre.

1:06
Présentateur

Et ce matin, en Conseil de Paris, Anne Hidalgo va proposer non seulement de poursuivre les cellules de soutien psychologique, mais aussi de les renforcer. C'est parce qu'elles sont prises d'assaut, ces cellules, ces numéros de téléphone ?

1:17
Colombe Brossel

On a ouvert depuis samedi les mairies du 10e et du 11e arrondissement pour que les riverains, au sens le plus large possible, qui avaient besoin d'aller voir un psychologue, puissent venir. Plus de 1300 personnes sont déjà venues. Juste en deux jours ? Non, depuis la semaine dernière, depuis 9 jours maintenant, parce qu'ils habitent à côté, parce qu'ils ont entendu, parce qu'ils ont vu, parce que dans l'école de leurs gamins, il y a des gens qui ont été touchés. On sent dans les écoles que le renforcement des médecins scolaires, des psychologues scolaires a été utile. Plusieurs centaines d'enfants ont pu ainsi rencontrer des psychologues.

On voit poindre dans les collèges, là aussi, le besoin pour les adolescents de pouvoir parler. Alors, bien entendu, autant que de besoin, nous continuerons à accueillir les Parisiens qui ont besoin, parce qu'ils ont été impliqués, d'une manière ou d'une autre, dans ces attentats, de les recevoir pour les accompagner. Et on mobilisera les psychologues de la ville de Paris.

2:14
Présentateur

Et il y a un numéro de téléphone, c'est le 39 75, toujours à la disposition. Ça, c'est pour l'aspect psychologique. D'un point de vue sécuritaire, maintenant, à Paris, plus de surveillance à l'avenir. Est-ce que ça veut dire plus de vidéosurveillance ?

2:27
Colombe Brossel

Alors, il se trouve que nous avions pris la décision au mois de septembre de déployer un certain nombre de caméras de vidéoprotection supplémentaires. On a aujourd'hui à peu près 1300 caméras qui ont été installées par la ville de Paris, auxquelles se rajoutent, évidemment, toutes les caméras qui existent à Paris, que ce soit la SNCF, la RATP, les grands magasins. On a à peu près 13 000 caméras aujourd'hui sur Paris. Et donc, nous allons continuer à travailler avec la préfecture de police sur le déploiement. D'abord, pour l'accélérer, nous venions de prendre la décision, et bien, toutes seront installées en 2016.

Ce que dit la préfecture de police, c'est qu'aujourd'hui, il y a besoin de travailler sur l'interconnexion de toutes ces caméras pour qu'on puisse, y compris, suivre quasiment en temps réel des cheminements dans Paris, des cheminements en dehors de Paris. C'est le sujet sur lequel nous allons travailler avec la préfecture de police.

3:15
Locuteur non identifié

Vous venez d'évoquer ce qui relève du domaine public. Maintenant, ce qui relève du domaine plus privé, c'est-à-dire des entreprises privées. Est-ce qu'il faut, comme le demande Nicolas Béthoud dans l'Opinion ce matin, associer les entrepreneurs à l'information que peut avoir la police ? En clair, est-ce que les entrepreneurs doivent savoir si un salarié est fiché S ou pas ? C'est un débat qui monte sur les entrepreneurs,

3:36
Colombe Brossel

y compris, d'ailleurs, chez les entrepreneurs publics. Les maires, comme employeurs, ont évidemment évoqué...

3:41
Locuteur non identifié

Les RATP, les transports, peut-être qu'il faut savoir.

3:43
Colombe Brossel

Bien sûr, et puis, je vous le dis, les maires, comme employeurs, ont commencé à évoquer ce sujet. C'est un sujet sur lequel, depuis une semaine, nous travaillons avec la préfecture de police pour savoir comment, dans un cadre qui est un cadre très législativement encadré, bien sûr, nous allons pouvoir travailler avec eux sur ce sujet. D'abord, évidemment, pour repérer, et puis aussi, ensuite, pour travailler avec la préfecture de police. C'est un peu à la marge, mais c'est important. La ville de Paris participe, depuis maintenant 16 mois, à la cellule de lutte contre la radicalisation et de prévention de la radicalisation qu'anime la préfecture de police.

4:19
Présentateur

Un mot sur la revendication des agents de la DDP. Ça dépend de la mairie de Paris. La DDP, c'est la direction de la prévention... DPP. La DPP, oui, direction de la prévention et de la protection, effectivement, qui dépend de la mairie de Paris, de la ville de Paris. Ces agents réclament des armes de poing, comme l'a suggéré, proposé François Hollande pour les policiers dans le cadre de l'état d'urgence. Est-ce une réflexion que vous menez à la mairie de Paris ?

4:44
Colombe Brossel

Ces agents ont principalement deux missions. La première, protéger les bâtiments publics, les bâtiments municipaux. Et la deuxième, être présent sur la voie publique pour de la verbalisation et de la lutte contre les incivilités. Moi, j'ai demandé que dès lundi dernier, dès vraiment le lendemain des attentats, l'ensemble des organisations syndicales soient reçues par le directeur de la DPP pour qu'on fasse avec eux la liste de tous les sujets sur lesquels on va devoir travailler parce que protéger un bâtiment municipal n'est peut-être plus de la même nature que c'était auparavant. Et donc, on va avec eux sur tous les sujets, portiques de sécurité, mais aussi armement, travailler avec eux.

Déjà, ils sont tous équipés, depuis les attentats de janvier, de gilets pare-balles.

5:24
Présentateur

Et ils veulent des armes de poing et on voit bien que depuis les attentats, les tabous sont en train de tomber. Merci, Colombe-Brossel. Je rappelle le numéro de téléphone pour les cellules psychologiques à Paris, c'est le 39 75. Colombe-Brossel, adjointe à la mairie de Paris, chargée de la sécurité et de la prévention. Merci et bonne journée.

5:40
Colombe Brossel

Merci à vous.

Colombe Brossel : "Protéger un monument municipal n'est plus de la même nature qu'avant" — Colombe Brossel · Pourquijevote