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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 22 juillet 2025 21 min

Loi Duplomb, situation à Gaza... Le 8h30 d'Aurore Bergé

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Aurore Bergé

Bonjour Aurore Berger. Bonjour. La pétition pour réclamer l'abrogation de la loi Duplon a recueilli déjà 1,5 million de signatures. Le gouvernement peut-il balayer d'un revers de main cette mobilisation citoyenne massive ?

0:15
Invité

Vous savez, personne n'aime les néonicotinoïdes. Ni vous, ni moi, ni sans doute les auditeurs qui nous écoutent, ni les agriculteurs. Moi, je vis avec eux. Je vis avec eux dans les Yvelines, avec les céréaliers qui n'ont pas d'autre choix que de les utiliser. Pour une raison simple, c'est qu'il n'y a aujourd'hui aucune alternative. Et c'est ça quand même le point de départ. Il n'y a pas d'alternative. Moi, je dis trois choses. La première, c'est que les 26 autres pays européens l'ont autorisé.

0:37
Aurore Bergé

Juste en 2033.

0:38
Invité

Je ne crois pas que leur gouvernement, qui soit d'ailleurs de gauche comme de droite, soit des empoisonneurs, adeptes des néonicotinoïdes. C'est juste qu'à un moment, il y a une agence européenne, scientifique, qui a dit qu'on pouvait garantir que cette molécule soit utilisée. Donc ça, c'est le premier sujet. Est-ce qu'on doit être les seuls au risque, donc, de tuer notre agriculture ? Parce que ça veut dire qu'à la fin, on importera des produits moins bien faits, qui protègent moins les Français, qui sont moins sains. Et en plus, on aura flingué nos agriculteurs, nos paysages, notre agriculteur.

Et le deuxième point, c'est qu'il faut qu'on investisse, et qu'on investisse massivement sur la recherche d'alternatives, parce qu'on a les meilleurs chercheurs au monde, et que la France, elle peut être pionnière, justement, pour trouver des alternatives aux néonicotinoïdes. Mais tant qu'il n'y en a pas, moi, je ne veux pas tuer mon agriculture.

1:25
Aurore Bergé

Vous dites que personne n'aime les néonicotinoïdes. On voit d'ailleurs qu'au gouvernement... Mais les agriculteurs eux-mêmes ! Oui, sauf que pour l'instant, ils n'ont pas le choix et réclament de pouvoir les utiliser. Au gouvernement, peut-être que ça n'aide pas à la clarté du débat. Vous avez la ministre de l'Agriculture, qui est pour l'acétamipride, et la ministre de la Transition écologique, qui est contre. Mais il y a une ligne...

1:42
Invité

Comment les Français peuvent s'y retrouver ? Parce qu'il y a une ligne qui a été claire, qui est qu'il y a une proposition de loi qui a été soutenue par le gouvernement. Donc, la ligne du gouvernement, c'est que nous avons soutenu la proposition de loi Duplomb. Il n'y a pas à avoir en permanence des avis personnels. Quand on est membre d'un gouvernement, on assume...

1:57
Aurore Bergé

Donc, Agnès Pannier-Runacher n'a pas à faire part de son avis personnel contre l'acétamipride ?

2:02
Invité

Quand vous êtes membre d'un gouvernement, vous assumez d'être solidaire des décisions qui sont prises. Parce que sinon, ça crée de la confusion. Et à force de confusion, je pense que ça crée de la confusion aussi dans l'esprit des Français. Donc, encore une fois, personne n'aime les néonicotinoïdes. On a une nécessité d'arriver à en sortir. On doit le faire de manière coordonnée européenne. On doit s'en donner les moyens. On doit investir massivement en France dans la recherche d'alternatives. Mais tant qu'on n'a pas d'alternatives et que les 26 autres pays européens l'autorisent, on ne tue pas notre agriculture et nos agriculteurs.

2:34
Aurore Bergé

Qu'est-ce que vous répondez aux 1,5 million de Français qui sont inquiets par cette molécule et qui demandent l'abrogation de cette loi ?

2:41
Invité

Déjà, je pense qu'à force de désinformation massive, d'instrumentalisation massive, je pense que c'est assez légitime qu'il y ait beaucoup de Français inquiets. Et sans doute plus, d'ailleurs, que ceux qui ont signé la pétition, peut-être. Parce qu'ils ont entendu, matin, midi et soir, des gens leur dire que des parlementaires allaient faire en sorte que nos enfants puissent, demain, être contaminés et être touchés par le cancer. Et on se retrouve avec des parlementaires qui sont menacés, ce qui est insupportable en démocratie. Il n'y a pas un député...

3:09
Aurore Bergé

Il y a eu 9 parlementaires qui ont été menacés par des antilles ou des pros. Je suis d'accord, d'ailleurs, dans les deux sens.

3:13
Invité

Mais il n'y a pas un seul député, il n'y a pas un seul élu de la République qui doit être menacé. Les élus doivent se sentir libres, libres de voter en leur âme et conscience, libres de voter comme ils le souhaitent. S'ils ont peur d'appuyer sur le bouton, parce qu'ils ont peur que leur permanence soit attaquée, que leur collaborateur soit attaquée, et que leur famille soit attaquée. Alors, on n'est plus en démocratie. On l'a déjà vécu à d'autres moments. Je n'ai pas du tout envie que les parlementaires le revivent. D'ailleurs, on a dit des règles très claires de protection des députés. Et ensuite, la loi a été adoptée. Et adoptée définitivement.

3:42
Aurore Bergé

Est-ce qu'il faut que le chef de l'État la promulgue si le Conseil constitutionnel la valide malgré cette mobilisation citoyenne ?

3:48
Invité

Mais le processus démocratique a existé. A existé. On peut regretter qu'il n'y ait pas eu de débat. Mais la faute à qui ?

3:54
Aurore Bergé

Le débat aura eu vraisemblablement lieu après le vote. C'est un problème.

3:58
Invité

Il y a eu ce débat à l'Assemblée nationale parce qu'il y a eu une volonté massive et revendiquée de la part des élus de gauche, d'extrême-gauche et écologistes d'obstruction massive. Il y avait des milliers d'amendements déposés. Ils avaient déposé tellement d'amendements qu'ils savaient qu'on n'irait pas au bout de l'examen. Et donc, si on n'était pas d'ailleurs allé au bout de l'examen, il se serait passé quoi ? Ce serait reparti au Sénat. Et donc, la loi aurait été votée. Mais à la fin, il y a eu un vote. Il y a eu un vote à l'Assemblée. Il y a eu un vote au Sénat. Et je pense qu'il faut aussi respecter les scientifiques.

Et les scientifiques, c'est une décision européenne qui fait que dans les 26 autres pays, c'est autorisé et que nous n'avons pas 26 autres gouvernements de droite comme de gauche qui sont des empoisonneurs. Et qu'enfin, on a des agriculteurs qui travaillent, qui travaillent difficilement et que les caricaturer en permanence, faire de l'agribashing en permanence sur une profession qui est difficile et qui est nécessaire, ça aussi, c'est insupportable.

4:57
Aurore Bergé

Aurore Berger, ces derniers jours, plusieurs villes de France ont été le théâtre de violences urbaines avec notamment des attaques contre des policiers, Béziers, Limoges, Charleville-Mézières, Nîmes, parfois avec des mineurs impliqués. Quelle est la réponse du gouvernement face à ces violences ?

5:12
Invité

Ces violences, on sait qu'il y a un dénominateur commun, c'est la question des narcotrafiques. Aujourd'hui, quelle que soit la taille des villes, que ce soit en Hexagone, que ce soit en Outre-mer, en région parisienne, en province, à chaque fois, on a comme dénominateur commun la question des narcotrafiques. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ces violences prolifèrent sur la drogue avec des jeunes de plus en plus jeunes.

5:31
Aurore Bergé

Et donc, le volontarisme du gouvernement ne parvient pas à ces affaires ?

5:34
Invité

La loi a changé. La loi a changé. C'est la première loi qu'on a faite adopter, d'ailleurs, quand on a été nommé au gouvernement, justement pour garantir qu'on puisse avoir une mobilisation bien plus efficace, poli, gendarmerie et justice, sur la lutte contre les narcotrafiques. Et ensuite, on voit que dans ce phénomène, on a des jeunes de plus en plus jeunes. Donc, ça pose la question de cette hyper-violence qui existe. Appelez-les comme vous voulez, barbares, sauvages, peu importe. On voit qu'on a, en tout cas, des gamins de 13 ans, de 14 ans qui, aujourd'hui, sont à la fois victimes et auteurs de ces violences. Ce qui pose la responsabilisation des parents, notamment.

6:11
Aurore Bergé

Le maire de Limoges pointe, par exemple, le fait qu'on a souvent affaire à des jeunes qui ont des mamans isolées et qu'on n'a peut-être pas assez aidées. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Je rappelle que vous avez été dans un précédent gouvernement chargé de la famille. Qu'est-ce qu'on fait pour ces mamans isolées qui, peut-être, n'arrivent pas à gérer les enfants ? Je dis deux choses.

6:29
Invité

Un, ce serait bien qu'on ne remette pas en permanence l'intégralité de la charge sur ces mères. Les pères, ils sont où ? Ils sont où ? Parce que vous savez, quand on est une femme et quand on a un enfant, on sait qu'un enfant, c'est pour toute la vie. Pour toute la vie. Et ça doit être pour toute la vie, pour les deux parents. Pour le père aussi. Pour les deux parents. et accepter l'idée qu'en fait, un père, il peut partir et que ce n'est pas grave et que c'est à la société toute entière de compenser comme si un père, ça se résumait à une pension alimentaire. Mais qu'est-ce qu'on fait concrètement

6:54
Aurore Bergé

pour les forcer à s'occuper de leurs enfants ?

6:56
Invité

Je pense qu'aujourd'hui, on ne fait pas assez parce que la société a accepté l'idée que ce n'était pas grave, que le père pouvait partir puisqu'à la fin, la mère, elle, elle reste. Elle reste, elle trinque, elle prend toute la charge et elle assume. Alors, on a fait des réformes qui étaient importantes. Les impayés de pension alimentaire, c'était un fléau. Mais vous dites vous-même, la pension alimentaire, ça ne résume pas la parentalité. Ça ne suffit pas. Et moi, je pense qu'à un moment, il faut assumer une responsabilisation des parents qui est la responsabilisation des deux parents, les travaux d'intérêt général pour les deux parents, y compris celui qui est parti, par exemple.

Se dire, combien de fois, moi, je suis confrontée à cette situation-là, même de femmes qui sont divorcées et où l'homme, le vendredi soir, explique qu'il ne reviendra pas, en fait, le week-end pour s'occuper de ses enfants alors que c'est qu'un week-end sur deux. Il ne se passe rien. Il ne se passe rien. Et ça, c'est un problème, en fait, parce qu'on a accepté l'idée qu'on pouvait déresponsabiliser les parents et notamment déresponsabiliser les pères. Et notre société, elle repose aussi sur un principe de responsabilité.

Donc, il y a notre responsabilité d'État pour lutter contre les trafics, pour lutter contre les narcotraffics, pour réarmer la République et pour réarmer police, gendarmerie, justice de manière très puissante, réarmer les élus de la République, singulièrement les maires, pour qu'ils puissent avoir plus de prérogés, notamment sur la police municipale, mais la responsabilisation des parents aussi.

8:10
Aurore Bergé

Vous parlez des maires. Le vice-président de l'Association des maires de France pointe les difficultés financières des collectivités qui amènent parfois à alléger les dispositifs de prévention. Est-ce que c'est le moment de dire aux collectivités locales qu'elles doivent faire 5 milliards d'euros d'efforts ?

8:26
Invité

Ces efforts, ils sont répartis et ces efforts, ils sont moins importants sur les collectivités que sur l'État. Et ça, c'était très important, justement, que l'État montre l'exemple sur le budget et que ce ne soit pas d'abord les autres qui payent. C'est d'abord à l'État de faire des efforts sur son mode de fonctionnement, sur ses agents, sur ses opérateurs, parce que c'est notre responsabilité première. Et ensuite, dans les collectivités, volontairement, on leur fait faire un effort parce qu'on doit tous faire un effort. Sauf que des collectivités disent aujourd'hui qu'elles n'ont plus les moyens

8:51
Aurore Bergé

d'avoir des éducateurs, etc., pour faire de la prévention.

8:55
Invité

Il y a les deux, il y a la prévention et la sanction. Moi, je vois aussi, et heureusement, beaucoup de maires qui sont investis et qui ont investi massivement sur leur police municipale. J'entends que certains annoncent déjà au moment des élections municipales et les filles notamment qu'il faudrait désarmer maintenant nos policiers. Ils vont faire comment face au narcotrafic s'ils sont désarmés demain ? Il faut armer la République dans tous les sens du terme. C'est-à-dire qu'on respecte la République, qu'on craigne un policier, un gendarme si on est en infraction, qu'on craigne la justice de notre pays et qu'on leur donne évidemment les moyens de l'exercer.

9:25
Aurore Bergé

Et comme solution de court terme face à ces violences, certains maires mettent en place des couvre-feux pour les moins de 13 ans, voire pour les moins de 16 ans selon les villes. Ça, c'est une bonne solution de court terme ?

9:34
Invité

Je pense qu'il faut laisser là-dessus la prérogative et la liberté aux maires. Ils connaissent leurs communes, ils connaissent leur territoire, ils connaissent ses difficultés et il faut les accompagner et les aider parce que je pense qu'ils ont raison de vouloir protéger la population. Et parfois, la protéger, c'est la protéger contre ceux qui, très jeunes, trop jeunes, sont dans la rue et au-delà d'être dans la rue, commettent des violences insupportables.

9:54
Aurore Bergé

Est-ce qu'à vos yeux, Rorberger, les réseaux sociaux ont un impact sur la violence qu'on voit dans la société avec ces jeunes et ailleurs ?

10:01
Invité

À la fois sur l'habitude de la violence parce que quand vous ouvrez aujourd'hui n'importe quel réseau social, vous avez une habitude à la violence, une revendication de la violence, une concurrence même qui s'exerce entre les jeunes pour montrer cette violence qu'ils ont pu exercer. Et évidemment que ça a un impact. C'est un impact sur les relations sociales. C'est-à-dire qu'on a de moins en moins de relations sociales, on a des relations sur les réseaux sociaux. Ce n'est pas la même chose d'avoir moins d'interactions sociales et d'avoir une relation uniquement par clic.

Et donc ça, ça pose évidemment une question qui est majeure sur les plus jeunes parce qu'ils sont de plus en plus jeunes aussi à consommer des réseaux sociaux. C'est la raison pour laquelle, avec le Président de la République, on veut qu'il y ait cette majorité numérique à 15 ans pour protéger nos enfants, nos adolescents, sur des images sur lesquelles ils n'ont aucun recul, que ce soit sur l'égalité entre les femmes et les hommes, que ce soit sur la sexualité, que ce soit sur la violence, sur la désinformation massive aussi qui existe sur les réseaux sociaux. Je pense qu'il faut en protéger notre jeunesse.

10:57
Aurore Bergé

Vous avez annoncé il y a quelques jours la création d'une coalition d'associations pour signaler les contenus haineux en ligne. Quel budget va être alloué à ces associations qui vont devoir recruter des gens pour scruter les réseaux sociaux ?

11:09
Invité

Beaucoup le font déjà. L'idée, c'est qu'elles le fassent de manière plus professionnelle en lien avec l'ARCOM, qui est l'autorité de régulation qui va valider qui est habilité ou pas à être ce qu'on appelle un tiers de confiance. C'est-à-dire, on va se dire telle association est particulièrement républicaine, elle a les moyens, elle sait agir et donc, elle va pouvoir signaler des contenus qui seront prioritaires. Et combien vous êtes prêt à mettre sur la table ? Juste parce que j'ai vu beaucoup d'informations de la fachosphère, ce n'est pas de la censure, ce n'est pas l'interdiction de la liberté d'expression, c'est dire que ce qui est interdit hors ligne doit être interdit en ligne.

Donc, l'homophobie, que ce soit l'antisémitisme, que ce soit le racisme, que ce soit la haine à l'encontre des femmes, ça n'a pas sa place dans notre société, c'est illégal. Donc, on mettra les moyens qu'il faut pour garantir que ces associations puissent recruter des personnes qui seront dédiées à la lutte contre la haine en ligne et au signalement de ces contenus.

12:01
Aurore Bergé

Mais est-ce que lancer cette coalition hors en berger, ce n'est pas le signe qu'avoir convoqué les plateformes numériques que vous aviez fait au début de l'été n'a servi à rien ? C'est elles qui doivent faire le ménage sur les réseaux sociaux ?

12:11
Invité

Parce que si on attend en permanence après elles, moi je n'ai pas envie qu'on attende trop longtemps parce qu'à force d'attendre des bonnes pratiques de la part des réseaux sociaux, on voit bien que ces bonnes pratiques elles n'arrivent pas toujours et qu'on a une haine qui continue à proliférer sur les réseaux sociaux. C'est pour ça qu'il faut faire la majorité numérique et on voit que ça y est, on a le feu vert parce que si vous n'avez plus d'anonymat, je pense que vous aurez aussi beaucoup moins de haine et de désinformation.

12:38
Aurore Bergé

Le véritable anonymat n'existe pas, on peut retrouver qui a fait les commentaires.

12:41
Invité

Moi quand je viens ici, je suis sous mon nom et je dis sous mon nom ce que je pense et donc tout le monde le sait. Ça doit être la même chose sur les réseaux sociaux et avoir le même niveau de responsabilité d'ailleurs que les médias ont parce que si moi je disais n'importe quoi et si je tenais des propos racistes ou antisémites, vous auriez l'obligation de m'interrompre et sinon vous seriez mise en cause personnellement et la chaîne, la radio serait mise en cause. Il n'y a pas de raison que sur les réseaux sociaux

13:01
Aurore Bergé

ce soit différent. On continue cette interview après le fil info de 8h46 avec Maureen Suignard.

13:08
Présentateur

La France va préparer un nouveau paquet de sanctions européennes visant la Russie un 19ème. C'est le ministre des Affaires étrangères qui l'annonce ce matin. Jean-Noël Barraud est en Ukraine alors que des négociations entre Russes et Ukrainiens vont de nouveau avoir lieu demain pour un cessez-le-feu. Le chef de la diplomatie française s'exprime aussi sur la guerre. En cours à Gaza, la nouvelle offensive terrestre israélienne est déplorable, dit le ministre. Il demande l'accès à Gaza pour la presse pour montrer ce qu'il s'y passe. L'agence France Presse lance une alerte ce matin sur l'état de santé des reporters palestiniens dans la bande de Gaza.

Sans intervention immédiate, les derniers reporters de Gaza vont mourir assure l'AFP. Vous cherchez peut-être à déménager avant la rentrée prochaine. Le marché de la location est extrêmement tendu. Le site immobilier particulier à particulier assure sur France Info que pour une offre il y a sans demande, le site se loger enregistre lui 30% d'annonces en moins par rapport à il y a 4 ans. Un abandon sur le Tour de France, le néerlandais Mathieu Van Der Poel souffre d'une pneumonie. Cette année, il avait gagné la deuxième étape à Boulogne-sur-Mer et se trouvait à la 44ème place du classement général.

14:13
Invité

France Info

14:17
Présentateur

Nous sommes toujours avec

14:23
Aurore Bergé

Aurore Berger, ministre en charge de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations. Aurore Berger, les oppositions sont vent debout contre les orientations budgétaires de François Bayrou, menace de censure. Est-ce que vous serez toujours là en fin d'année où le gouvernement Bayrou est promis au même destin que celui de Michel Barnier ?

14:41
Invité

Je ne sais pas vous répondre. Je ne sais pas vous dire par anticipation ce que décideront les oppositions mais moi ce que j'aimerais savoir c'est ce qu'elles proposent. Elles s'opposent à notre budget. Dans nos droits, c'est la vie démocratique mais elles proposent quoi ?

14:51
Aurore Bergé

À la gauche par exemple elles proposent

14:53
Invité

de taxer davantage les riches. Très bien, donc ça veut dire qu'on a toujours les mêmes recettes, celles qui ont vraiment fait un succès tonitruant dans notre pays, c'est-à-dire qu'on a l'extrême droite qui nous dit qu'il faut arrêter toute contribution à l'Union Européenne. Qui va être diminuée d'ailleurs.

Ça ne fait pas du tout 44 milliards d'euros d'économie de supprimer la contribution à l'Union Européenne et puis ils iront l'expliquer à nos agriculteurs le jour où du coup l'Union Européenne nous dira si vous ne contribuez plus on ne vous donnera plus non plus en face notamment sur la PAC et de l'autre côté vous avez la gauche avec laquelle il y a toujours la même solution c'est-à-dire de l'impôt supplémentaire sur les Français et sur les entreprises. Je pense qu'il y a des voies médianes peut-être qui doivent pouvoir se trouver et que les Français ont peut-être envie de stabilité.

Quand je parle à des chefs d'entreprise quelle que soit la taille de leurs entreprises ils ont peur de la baisse de leur consommation ils attendent pour recruter parce qu'ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés parce qu'ils ne savent pas ce qui va se passer

15:40
Aurore Bergé

en fin d'année. Est-ce que pour la stabilité François Bayrou doit reculer sur certains points il est allé très loin notamment avec la suppression de deux jours fériés et l'année blanche sur toutes les prestations sociales est-ce que vous vous dites au nom de la stabilité il va falloir qu'on recule ?

15:53
Invité

Moi je n'ai pas envie de reculer j'ai envie qu'on puisse trouver un compromis mais pour trouver un compromis encore faut-il ce qui est mis sur la table en face si sur la table en face la seule chose qui est mise en place c'est de dire il faut reculer sur tout on fait comment ? On fait comment alors qu'on ne peut plus endetter notre pays d'un euro supplémentaire ?

On fait comment alors qu'il n'y a pas un français qui acceptera de payer un euro d'impôt supplémentaire alors que nous on a réduit l'imposition depuis 2017 et que je pense que ça produit des effets ça produit des effets sur le travail sur l'emploi sur l'attractivité sur la réindustrialisation donc c'est quoi les alternatives qui sont proposées notre copie elle est sans doute pas parfaite il y a sans doute des améliorations qu'on peut trouver d'ailleurs on l'a dit on a dit que c'était un point de départ

16:32
Aurore Bergé

pour améliorer

16:34
Invité

cette copie mais le point de départ il est important mais le point d'arrivée il est tout autant et le point d'arrivée ça ne peut pas être ni de l'impôt supplémentaire ni de la dette supplémentaire on peut être suffisamment créatif pour imaginer qu'il y a d'autres solutions quand même que de la dette ou de l'impôt

16:48
Aurore Bergé

Sur le budget de votre ministère pour l'égalité femmes-hommes il était à 94 millions d'euros en 2025 il va augmenter de 2% est-ce que c'est à la hauteur pour aider les femmes victimes de violences on sait qu'il y a différents rapports qui pointent je cite les montants dérisoires alloués à cette cause

17:05
Invité

Alors déjà il y a le montant du ministère vous avez noté que non seulement il ne baisse pas mais qu'en plus il va légèrement augmenter donc ça veut dire qu'il y a eu un choix politique qui a été fait de dire qu'on ne toucherait pas un euro dans ce qui concerne le soutien aux associations notamment sur le terrain l'aide universelle d'urgence qui est une aide financière directe qui a bénéficié à déjà plus de 50 000 femmes en 18 mois pour les aider à quitter leur logement et surtout leurs conjoints violents et après il y a tous les autres budgets des autres ministères l'action elle est interministérielle ce que vous mettez sur l'hébergement d'urgence ce que vous mettez sur la santé des femmes ce que vous mettez sur la formation des policiers des gendarmes des magistrats tout ça c'est aussi l'engagement et l'engagement du gouvernement et ces budgets là ils ont augmenté de manière significative les lois ont été changées on a une évolution très nette depuis 8 ans à la fois non pas juste sur la parole qui s'est libérée mais sur l'accueil de cette parole sur l'accompagnement des victimes sur le traitement judiciaire et sur l'accompagnement sur le long terme et ça évidemment ça ne va pas s'arrêter

18:02
Aurore Bergé

Aurore Berger vous avez assuré ce week-end sur X soutenir la proposition de loi de la députée Caroline Yadant visant à ce que l'abus d'accusation de génocide puisse entrer dans les cas possibles de contestation de crimes contre l'humanité concrètement à quoi ça servirait cette loi ?

18:17
Invité

On a depuis le 7 octobre 2023 c'est-à-dire depuis les attaques terroristes perpétrées à l'encontre d'Israël par le Hamas une explosion de l'antisémitisme pas juste en France dans toutes les démocraties on a eu à connaître une explosion de l'antisémitisme avec même un risque de ré-enracinement profond de l'antisémitisme dans notre pays Mais ça veut dire

18:33
Aurore Bergé

que quiconque dirait qu'Israël commet un génocide à Gaza pourrait être victime de plus

18:40
Invité

Et on voit bien aujourd'hui que l'antisémitisme il a changé de visage l'antisémitisme c'est pas uniquement malheureusement aujourd'hui de dire sale juif aujourd'hui c'est d'empêcher un étudiant d'entrer dans un amphi en traitant de génocide c'est le traité de sale sioniste et ainsi de suite c'est de placer des cibles dans le dos des français juifs en considérant que parce qu'ils sont juifs ils sont responsables de la situation à Gaza et avec ce retournement historique spectaculaire qui fait qu'aujourd'hui on accuse les juifs puisque tout le monde est essentialisé d'être responsable d'un génocide qui se produirait à Gaza il y a une situation dramatique déplorable On a le droit de dire que la situation est dramatique mais pas de dire génocide C'est une falsification historique

19:20
Aurore Bergé

Sauf que le parquet national antiterroriste Aurore Berger s'est saisi il y a quelques semaines de deux plaintes contre des franco-israéliens pour complicité de génocide C'est bien que la justice française est sensible à cette qualification La justice elle fait son travail

19:33
Invité

et elle doit le faire de manière indépendante Mais encore une fois on ne peut pas accepter les falsifications historiques Et ça c'est un problème de la même manière qu'on ne peut pas accepter que la croyance remplace la science Vous voyez A un moment il y a des choses qui devraient être intangibles Intangibles Et ça n'empêche pas le débat d'idées ça n'empêche pas la liberté d'expression ça n'empêche pas de critiquer de critiquer froidement et vertement et sèchement la politique qui est menée aujourd'hui par le gouvernement israélien Mais ça veut dire que un, on n'essentialise pas deux, on ne peut pas mettre des cibles dans le dos des français juifs parce qu'ils sont juifs Aucun français n'est responsable de la situation qui se passe à près de 4000 kilomètres de là à Gaza Notre responsabilité nous c'est garantir la libération de tous les otages parce qu'il y a encore des otages qui sont retenus c'est de garantir évidemment le retour de la paix et cette paix ne peut exister tant que le Hamas est là Et ça c'est ce que nous avons dit depuis le début et l'aide humanitaire massive qui doit entrer à Gaza

20:29
Aurore Bergé

Et votre collègue du Quai d'Orsay a dit ce matin qu'il faut aussi que la presse puisse accéder à Gaza pour dire ce qui se passe Merci beaucoup Aurore Berger Aurore Berger

20:39
Locuteur

Aurore Berger