JEAN-PHILIPPE TANGUY est face à PATRICK COHEN sur FRANCE 5 !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 58 %Défensif 32 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17FerméeRéponse directe
Est-ce que vous continuez à dire que ces écrits prêtés à Jordan Bardella sont des mensonges ?
- 2:49RelanceÉludée
Qu'est-ce qu'il aurait fallu vous présenter pour que vous puissiez admettre qu'il y avait des éléments de réalité dans l'enquête de Mediapart ?
- 3:03RelanceÉludée
Mais quel type de document, quel type de preuve ?
- 3:53FerméeRéponse directe
C'était un faux compte pour vous ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Vous pensez que quelqu'un a fait un faux profil en racontant des éléments très personnels de sa vie ?
- 5:39RelanceRéponse partielle
Le constat d'huissier date après la parution de l'article. Donc ils ont balancé un article sans avoir fait le constat d'huissier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueFait
« Plus que jamais, je dois dire. »
- 0:31Invité politiqueFait
« J'ai particulièrement été consterné que Mediapart, forcée, il faut bien le dire, par notre compte attaque, avoue en fait n'avoir rien du tout contre Jordan Bardella. »
- 2:30Invité politiqueFait
« Et puis alors, le pompon, c'est le mail là. »
- 3:38Invité politiqueFait
« Aux Etats-Unis, ils n'ont pas pu être altérés ni modifiés. Ils sont originaux. »
- 3:48Invité politiqueFait
« Oui, alors, il y a une autre chose sur l'huissier. Mais le compte dont vous parlez, il n'y a rien de qui prouve que c'était le compte de Jordan Bardella. »
- 10:17Invité politiqueChiffre
« L'exécutif revendique un effort budgétaire de 54 milliards d'euros, dont 43 milliards de mesures de redressement. »
- 10:34Invité politiqueChiffre
« l'ambition de le ramener à 5% du PIB contre 5,4% cette année »
- 10:41Invité politiqueChiffre
« ces 0,4% de différence représentent un effort structurel de 12 milliards d'euros. »
- 10:54Invité politiqueFait
« Les deux tiers des retraités, ceux qui touchent plus de 1260 euros, auraient leurs pensions gelées à leur niveau actuel. »
- 11:04Invité politiqueChiffre
« Économie chiffrée à 5,5 milliards d'euros, ce serait le principal poste d'économie »
- 11:52Invité politiqueChiffre
« Le MEDEF évalue à près de 20 milliards les prélèvements et taxes supplémentaires qui les toucheraient. »
- 12:22Invité politiqueFait
« Oui, avec un mécanisme inédit d'annulation immédiate, notamment des mesures de gel à la disposition du nouveau pouvoir, du prochain pouvoir qui s'installera au printemps prochain, cela pourra se faire en 10 jours, dit le gouvernement, sans passer par le Parlement. »
- 19:56Invité politiqueChiffre
« Les syndicats affirment que 70% des établissements souffrent d'un manque de personnel et que 80% sont des passoires thermiques. »
- 20:14Invité politiqueChiffre
« On apprend que près de 2000 personnes ont été interpellées aujourd'hui. »
- 26:13Invité politiqueFait
« Toutes les vigilances rouges et oranges sont ce soir levées. »
- 26:25Invité politiqueFait
« Elle s'appelle Krista Pike, connue aux États-Unis parce qu'elle a été la plus jeune condamnée à mort, 18 ans, en 1996. »
- 26:55Invité politiqueFait
« Krista Pike a aujourd'hui près de 50 ans. »
- 26:57Invité politiqueFait
« Elle aurait dû être la première femme exécutée en 200 ans dans le Tennessee. »
- 28:24Invité politiqueFait
« Quand il est détecté tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10. »
- 28:53PrésentateurChiffre
« Aujourd'hui, elle coûte 80 euros. 80 euros par mois sur 4 ans pour ma part. »
- 29:02Invité politiqueFait
« Le médicament est déremboursé à la demande de son fabricant, AstraZeneca. »
- 29:52Invité politiqueFait
« Après plusieurs années de retard, ça y est, ce sont les trains qui s'appellent Oxygen. »
- 29:58Invité politiquePromesse
« Ils vont rouler à l'été 2027, promet le patron de la SNCF, Jean Castex. »
- 30:03Invité politiqueFait
« Ils vont remplacer les très vieux corail mis en service dans les années 70. »
- 30:36Invité politiqueFait
« La clim s'arrête à partir de 37-38 degrés. »
- 30:45Invité politiqueFait
« Les nouveaux trains, normalement, ils rouleront puisqu'ils sont prévus pour résister à 50 degrés. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy76 %
- Présentateur6 %
- ?6 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
≈ 30,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Jean-Philippe Tanguy, député RN
de la
4e circonscription de la Somme, président délégué du RN à l'Assemblée nationale. Vous avez peut-être suivi les échanges qu
'on
vient d'avoir avec... En partie
seulement, je n'ai
pas tout entendu. Est-ce que vous avez pu prendre connaissance de l'article publié vers 18h de
Mediapart qui assure avoir authentifié de façon scientifique les écrits antisémites de Jordan Bardella ? Est-ce que vous continuez à dire que ces écrits prêtés à Jordan Bardella sont des mensonges
?
Plus que jamais, je dois dire. J'ai particulièrement été consterné que Mediapart, forcée, il faut bien le dire, par notre compte attaque, avoue en fait n'avoir rien du tout contre Jordan Bardella. En
quoi ils avouent n'avoir rien du tout ? C'est bien le contraire. Ces captures sont vides,
ne prouvent rien. Ce ne sont pas des captures. Si. Il vous explique une méthode, la façon dont ils sont montés à la source,
dont le méta
a extrait l'intégralité de ces messages qui
n'ont pas pu être altérés. Ce n'est pas une pièce d'identité, vous
savez, madame. Donc ce n
'est
pas un compte d'identité. Et donc on voit un fichier avec un nom qui peut être un nom donné par n'importe qui, avec n'importe quoi. Qui
parle de ses origines
italiennes,
de ses parents, qui donne des éléments
très personnels de
sa vie, qui
se
retrouve ensuite dans
son autobiographie.
Tout ce qu'il y a dans ses échecs. Il parle de ses
échecs au concours à Sciences Po.
Il parle du coût
des publics, etc. Ce sont quand même des éléments très personnels.
Des éléments qui
étaient publics, que tout le monde connaissait, que étaient consultables par n'importe qui.
En 2013, à propos d
'un... Non mais là où Mediapart est malin,
d
'ailleurs, c'est ce que, malheureusement, c'est pour ça que parfois ils peuvent être efficaces et détruire injustement des vies.
C
'est qu'effectivement, en fait, ils font un flot
d
'informations qui sont toutes vraies. Puis au milieu, il y
a
des mensonges. Mais c'est vieux comme le monde. C'est vieux comme l'escroquerie. C'est ce que font les
voyants. C'est exactement ce que fait un voyant. Je
vais finir quand même avec une phrase. C'est exactement ce que fait un voyant. Si vous voulez, un voyant, il voit des trucs, il vous dit des choses qui ressemblent à votre vie. Puis au milieu,
il
vous dit n'importe quoi. Puis il vous
dit,
ah là là, c'est vrai qu'il a vu que peut-être je pensais ici, je pensais ça, j
'ai
vu ça dans la vie. C'est exactement ce que fait Mediapart. Donc c'est tout un tas de trucs que tout le monde sait, donc qui semblent indiquer un truc peut-être vrai. Et au milieu, un truc qui n'est pas vérifiable. Mais comme tout ce qui avant est vrai, tout ce qui après peut être attaché à un semblant
de réalité. En 2013, quand Jordan Bardella avait
17 ans et qu'il n'avait pas du tout évoqué...
Ce
sont des éléments que toute personne qui a pu rencontrer Jordan Bardella à l'époque et chercher à lui unir peut savoir.
Et
à l'époque, il
y a
quelqu'un en 2013 qui écrit des choses
qui se fait sur Jordan Bardella à quelqu'un d'autre
pour
lui nuire 15 ans plus
tard. C'est pas ce que je vous dis. Je vous dis que les éléments qui sont dedans n'ont rien de personnel. C'est des éléments de base de votre vie. En plus, c
'est
écrit dans un français très approximatif. Bon,
je
veux dire, tout ça n'a aucun sens. Et puis alors, le pompon, c'est le mail là. Où donc en fait, on a qu'il y
a
Jordan Bardella d'avoir reçu peut-être, si c'est son mail, un mail à l'insulte son plein gré. Puisque la source
dit
que oui, j'ai envoyé ça sans qu
'on
me sollicite. Bon, alors on peut évidemment prétendre que ce verre qui est rempli d'eau est vide alors que tout le monde voit qu'il y a de
l
'eau dedans. Mais qu
'est-ce qu'il aurait
fallu vous présenter pour que vous puissiez admettre qu'il y avait des éléments de réalité dans l'enquête de Mediapart ? Je ne vois pas quel...
Mais
des preuves probantes qui prouvent que c
'est bien Jordan Bardella qui a
tenu cela.
Mais quel type de document, quel type de preuve ? Pour
vous voir assassiner politiquement les gens, M. Cohen. Moi, je ne
fais
pas des articles disant M. Cohen est très méchant, Mme Lambret est très méchante, vous peut-être aussi d'ailleurs. Et après, faisons quand même...
Ce n'est pas des
jugements de valeur, il s'agit de
faits.
Mais il n
'y a
pas de faits,
M.
Cohen.
Je
suis désolé. Il n
'y a
pas de faits. Je peux faire des messages, dire qu
'ils
sont de vous et raconter n'importe quoi. D'ailleurs,
ça m'est
arrivé quand on m
'a
volé
le
portable. Aux Etats-Unis, ils n'ont pas pu être altérés
ni modifiés. Ils sont originaux. Ce
sont ces messages-là originaux qui ont été
fournis à Mediapart, certifiés par l'huissier. Oui, alors, il
y a une autre
chose sur l'huissier. Mais le compte dont vous parlez, il n'y
a
rien de qui prouve que c'était le compte de Jordan Bardella. Donc
c
'était un faux compte pour vous ?
C
'était
quelqu'un qui, en 2013, voulait déjà nuire à Jordan Bardella, alors qu'il n'était pas encore au niveau auquel il est aujourd'hui ?
Vous tirez des conclusions
? Vous
pensez que quelqu'un a fait un
faux profil en racontant des
éléments très personnels
de sa vie ? Il y
a certains qui tirent des conclusions d'une personne
qui était censée sur le plateau. Non, mais là, c'est ce que vous dites. Vous
dites que c'est un faux compte.
Mais
rien ne prouve que ce compte était celui de Jordan Bardella. C'est des trucs... Excusez-moi, je suis nul en informatique. Quand on était gamin et tout, moi, c
'est
un de mes ex qui avait fait un faux compte à mon nom pour me porter préjudice. Je veux dire, tout le monde croyait que c'était mon compte jusqu'au moment où j'arrivais à prouver que ce n'était pas mon compte. Donc
il y avait déjà
un complot potentiel contre Jordan Bardella
en 2013 ? Non,
mais de toute façon, vous précisez l'idée de la forgerie.
C'est mon idée, moi.
Là,
je parle à mon nom. Je n'ai pas eu
Jordan Bardella, je n'ai pas eu Marine Le Pen. Là, j'ai eu un article. Vous savez que j'étais en commission finance.
Bien sûr. J'ai eu l
'article. Je viens. Voilà. Un homonyme de Jordan Bardella ou un faux compte au
nom de Jordan
Bardella aurait été forgé en 2013 dans le but de lui nuire peut-être à l'avenir en pensant que 12 ans plus tard, il aurait un avenir politique. Enfin voilà,
c
'est ça. L'idée, c'est ça. C'est qu'il y
a
eu
une manipulation.
L'idée, c'est que rien ne prouve que ce compte appartenait à Jordan Bardella. Absolument rien.
Vous y croyez vraiment ?
Ah oui, totalement. Je dois dire que là, vraiment, je suis... Mais vraiment, moi, en tant que citoyen, le fait qu
'on
perturbe une campagne présidentielle, un rendez-vous de Marine Le Pen très important sur le logement lundi, sur la base de choses aussi inexistantes, je suis consterné. Et en plus, le constat d'huissier
date
de...
Parce
que
c
'est dans l'article.
Alors
si j'ai eu plus le
temps de le lire que vous, ça m'inquiète. Mardi,
mardi,
oui.
Donc c'est incroyable. Donc en
fait,
le constat d'huissier date après la parution de l'article. Et alors
?
Donc ils ont balancé un article sans avoir fait le fameux constat d'huissier qui doit prouver qu'ils avaient raison. Bon, ils se sont protégés avant de publier les documents. C
'est
après qu'ils ont publié les documents. Donc il ne fallait pas certifier avant. Mais ils n
'avaient pas besoin de publier
les documents. Ils les ont publiés parce que vous avez exigé que les publieurs...
Ah oui, alors dans la catégorie des choses
crédit
et pas crédible, il est tout à fait crédible.
Donc vous estimez que
c
'est
tout à fait
crédible qu'on accepte de diffamer le président de notre parti politique et notre aspirant Premier ministre, sans réagir, sans demander de preuve, qu'on allait accepter ce que disait.
C'est pas ce que je
dis, mais je dis
juste que c'est
complètement incroyable de
demander des preuves. Vous avez demandé les preuves que
Mediapart a fait authentifier par l'huissier les documents qu'il s'apprêtait à publier. C'est tout ce qu'on rappelle. On rappelle cette chronologie,
ce
qui explique que l'huissier n'était sollicité que mardi.
C'est la seule chose qu'on expliquait ce soir sur le plateau. C'est vraiment hallucinant qu'il n'ait pas soi-disant
fait ce constat d
'huissier.
Bon, par ailleurs, un constat d'huissier qui ne constate la forme. Le huissier ne fait pas le fond. Parce que tout le monde n'a pas eu recours à un huissier dans sa vie. Moi, la première fois que je l'ai fait, c'est un peu décevant. Marine Le Pen aime les métaphores. Vous êtes bien placé pour le savoir, Jean-Philippe Tanguy. Les accusations de Mediapart, une manipulation légère comme un congrès de charcuterie, selon la candidate. Mais c'est une autre image, plus hostile, qui interroge. Marine Le Pen parle de Kevlar, la matière qui compose les gilets pare-balles, pour elle-même, puis pour les journalistes de Mediapart. Parce que, dit-elle à propos de ces accusations, c'est du lourd qui tombe.
Nous avons, et lui et moi, enfilé nos costards en Kevlar. Ce
média est un journal d'extrême-gauche. Ils sont dans une guerre qui est une guerre totale.
Maintenant, c'est à Mediapart, je crois, qu'il va falloir dire d'enfiler son costard en Kevlar.
Des
propos qui ont fait réagir jusqu'à Emmanuel Macron, Jean-Philippe Tanguy. Depuis l'Espagne, le président condamne des mots inacceptables et la violence langagière qui conduit toujours à une escalade. Une escalade,
c
'est précisément ce que redoute
Charlie Hebdo, encore traumatisé par l'attentat de janvier 2015.
On
a trouvé ça d'une violence extrême. C'est une menace qui est adressée directement à l'ensemble des médias, à la liberté de la presse, à une liberté fondamentale, au droit d'informer. On est bien placé pour savoir que des mots se traduisent souvent en actes. C'est évidemment d'autant plus important que, encore une fois, porter un gilet en Kevlar, on sait ce que ça veut dire.
Une
députée écologiste a également fait un signalement au procureur sur la base de l'article 40 pour des propos qui ressemblent à des menaces de mort. Jean-Philippe Tanguy, une candidate, ne devrait pas dire ça
?
Donc Marine Le Pen, c'est elle-même menacée de mort.
Parce
qu'elle a fait référence d'abord à elle-même, mais
ensuite elle a
parlé des journalistes
de Mediapart. Donc sur le fait qu'elle cible les journalistes de Mediapart, c'est ça la question.
Elle
a dit « on ne
va
mettre nos costumes en Kevlar » et donc elle a fait prolonger la métaphore en parlant des autres journalistes. Je
veux
dire,
c'est
vraiment... Je ne sais pas si on se rend compte, je veux dire, par rapport à ce que les gens subissent au quotidien, toutes les horreurs. Là, on a appris qu'une famille de 4 personnes en 2 ans avait perdu 1600 euros de pouvoir d'achat, les lycées qui brûlent, ce lycée magnifique à Nantes qui a été brûlé, et là,
on vient regarder une
phrase de Marine Le Pen
Elle recommande aux journalistes de Mediapart
d
'en avoir un et elle dit « parce
qu
'il y aura une réponse
». Vous
l
'avez dit vous-même, je ne comprends
pas.
Donc pour vous, c'est complètement... Vous
comprenez que des
journalistes se sentent
en danger, Jean
-Philippe Tanguy, après tellement... Non, vous comprenez
-le.
On a toujours été Charlie. Même quand France Inter me traite de rat, je dis « c'est pas drôle, mais je suis Charlie ». Voilà, moi je suis totalement Charlie, Marine est Charlie, on est tous Charlie. Tout ça n'a pas beaucoup de sens, franchement.
Je
vous remercie de poser la question pour pouvoir le dire, mais... On parle
de
parler d'attaque contre la presse dans cette conférence de presse ? Franchement,
oui.
Le ton était très violent. Mais on vient d'attaquer, on vient de dire à Jordan Bardellal, le diffamé, en disant qu'il a propagé, vous pensez, la pire idéologique, la terre est portée. Donc excusez-moi à
cause de l'attaque de ça. D'ailleurs, ça m'est arrivé la
semaine
d'avant,
je
me
suis
dit que c'était pas grave. Quand ça m'a atteint la semaine d'avant, j'ai fait le tour des plateaux pour dire que c'était scandaleux de m'accuser de ça, que c'était ignoble, et que jamais j'accepterais qu'on m'associe avec la pire idéologie que la
terre est
portée. Il
y a aussi la préparation du budget qui sera soumis dans l'hémicycle à partir du 13 octobre prochain. C'est l'objet de
l
'édito de Patrick Cohen ce soir.
Le gouvernement a donc présenté ce matin ses derniers arbitrages budgétaires pour 2027.
Oui, c'est-à-dire la copie qui sera soumise au Parlement. Point de départ de longue discussion, sans certitude d'ailleurs qu'il y aura un point d'arrivée. L'exécutif revendique un effort budgétaire de 54 milliards d'euros, dont 43 milliards de mesures de redressement. Mais ces chiffres recouvrent en réalité l'hypothèse d'un gouvernement qui ne ferait rien d'autre que de laisser filer des déficits en augmentation naturelle, ce qu'on appelle un scénario tendanciel. Si on regarde simplement l'évolution du déficit, l'ambition de le ramener à 5% du PIB contre 5,4% cette année, ces 0,4% de différence représentent un effort structurel de 12 milliards d'euros.
Or, d'après le Haut Conseil des Finances Publiques, il y a dans ces 12 milliards davantage de recettes, donc d'impôts, que d'économies de dépenses.
Qui serait donc mis à contribution ?
Les deux tiers des retraités, ceux qui touchent plus de 1260 euros, auraient leurs pensions gelées à leur niveau actuel. Économie chiffrée à 5,5
milliards
d'euros, ce serait le principal poste d'économie, sur une hausse naturelle, c'est-à-dire s'il n'y a pas de gel, sur une hausse naturelle qui est évaluée à 13 milliards d'euros. Mais le gouvernement explique que c
'est
le Parlement qui décidera des modalités exactes de l'opération, des indexations ou suppression ou aménagement de l'abattement fiscal de 10%. Prestations gelées également pour les bénéficiaires des allocations familiales, des APL, de la prime d'activité,
des précaires
séparatoires non boursiers paieraient des frais de scolarité. Mais, insiste le gouvernement, tous ces gels ne s'appliqueraient pas au plus modeste. Le budget présenté prévoit une augmentation du minimum vieillesse, de l'allocation adulte handicapé, du RSA et des petites retraites.
Et côté entreprise ?
Alors, le MEDEF évalue à près de 20 milliards les prélèvements et taxes supplémentaires qui les toucheraient. Ce n'est pas ce que dit le gouvernement, mais il est vrai que de lourdes contributions sont prévues. devront ainsi passer à la caisse le géant du transport maritime CMACGM qui devrait payer la surtaxe dont il avait été épargné cette année, les autoroutes et les aéroports, ainsi que les industriels de l'agroalimentaire qui fabriquent bonbons, glaces ou barres de céréales.
Et c'est un budget qui tient compte de l'échéance présidentielle
? Oui, avec un mécanisme inédit d'annulation immédiate, notamment des mesures de gel à la disposition du nouveau pouvoir, du prochain pouvoir qui s'installera au printemps prochain, cela pourra se faire en 10 jours, dit le gouvernement, sans passer par le Parlement. Et c'est évidemment un message aux forces d'opposition qui seraient tentés par la censure. Mais dans une première réaction, les députés socialistes qui avaient permis l'adoption du budget Le Cornu l'an dernier ne voient dans cette copie budgétaire aucune main tendue. Ils dénoncent une provocation. L'équation politique s'annonce encore plus difficile et étroite que la marche budgétaire.
On
n'a pas oublié qu'il
y a
deux semaines, Marine Le Pen
expliquait
qu'elle préfère un budget imparfait qui éviterait une crise financière à une loi spéciale qui l'obligerait, si elle était élue, à repartir d'une copie budgétaire totalement blanche. Est-ce que le Rassemblement national est toujours dans le même état d'esprit
? C
'est compliqué.
C
'est vrai que là, on est vraiment entre le marteau et l'enclume. Parce que ce matin, il y
a
eu une adéquation de la dette française à 4,9% pour 7 milliards d'euros, ce qui est très élevé. Sur le marché secondaire, on a à peu près au même niveau sur 10 ans.
On
appelle
l
'effet boule de neige.
Ils
ont diffusé un graphique à la fin de l'étude qui peut intéresser ceux qui nous écoutent. L'effet boule de neige,
c
'est quand la charge d'intérêt s'emballe plus vite que ce que l'inflation et la croissance sont capables d'absorber. Et là, c'est ce qui est arrivé à l'Italie, par exemple. Et là, je dois dire que je suis très inquiet et que c'est vrai que, d'un côté, on a ce très mauvais budget qui a été proposé avec beaucoup d'injustice sociale. Aucune baisse de dépenses structurelles puisqu'en volume, c'est-à
-dire
qu'une fois qu'on efface l'inflation, ce qu'on appelle les dépenses en volume augmente encore de 0,4%. Il y a 8000 recrutements, visiblement, de fonctionnaires en plus. En net, le gouvernement prévoit, dans le budget, une suppression de un peu plus d'un millier de postes. Exactement. Nous, on nous a dit 7500 ETP. Dans le document qui a été présenté ce matin, la suppression est nette pour un peu plus d'un millier. Nous,
on
nous a dit nette État et agence. Et 8000 collectivités et fonctions publiques hospitalières. C'est peut-être ça le différentiel. Mais en tout cas, c'est
vrai qu'on doit
travailler
le budget en quelques heures.
Mais en tout cas, il n
'y
a pas de réforme structurelle des dépenses. Donc c'est vrai qu'on est très embêtés entre le risque, effectivement, si on ne trouve pas une solution sur ce budget, que la crise obligataire s'emballe. Et c'est les Françaises et les Français qui paieront. Et ce budget qui ne répond pas aux attentes. D'ailleurs, les marchés
financiers... Qu'est-ce qui vous ferait
trancher ? Une ligne rouge particulière
?
Non, c'est surtout que le gouvernement parvienne à faire vraiment des économies structurelles et pas par des hausses d'impôts. Parce que, écoutez, tout arrive, je suis d'accord avec tout ce qu'a dit M. Cohen dans sa chronique du début jusqu'à la fin. Et donc, effectivement, c'est un ajustement par la hausse des impôts ou la perte de droits sociaux plutôt que par la baisse des dépenses. Mais on peut se demander quel type d'économie structurelle vous pourriez accepter puisque chaque fois qu'il y a des coupes, enfin, il y a des protestations qui se font jour, y compris de votre part. C'est-à-dire qu'ils souhaitent toujours attaquer le modèle social français.
Vous savez bien que c'est la moitié des dépenses publiques ? Oui, oui, c'est la moitié des dépenses publiques. Mais donc, il
y a
l'autre moitié. Et que ce soit la dérive des collectivités territoriales, la dérive... Qui rouspète, hein ? Parce qu
'il y a à ce près de 9 milliards.
Oui,
oui,
mais... D'accord. En
fait,
ils vont continuer à augmenter leurs ressources. Ils ont eu des ressources très dynamiques avec le transfert de TVA qui avait été une idée, une très mauvaise idée, une idée qu'il faut absolument corriger. Et de toute façon, il faut inscrire le rétablissement des finances publiques. En fait, le problème, et j'en finirai là, c'est que la défiance envers la France de nos partenaires européens des marchés financiers est telle qu'il faut inscrire une trajectoire très solide de redressement des comptes. Et donc, Marine Le
Pen,
ce soir,
peut-être, n'a pas vu.
a donc sorti une tribune sur la
règle d'or que nous
proposons par référendum. Et la règle que Marine Le Pen propose aux Françaises et aux Français, c'est de n'autoriser qu'un déficit
qui
est au seuil de désendettement. C'est-à-dire qu'il faut toujours que le déficit permette le désendettement de la France jusqu'à 60% du PIB. Jean-Philippe Tanguy, vous aviez censuré Michel Bolle
pour l
'éducation qu'il prévoyait. Or, aujourd'hui, Patrick Cohen
l'a rappelé, le gouvernement maintient que les retraités, les deux tiers des retraités vont contribuer. Vous protégiez les retraités hier. La logique, ce serait que vous les protégiez aujourd'hui, non ? Et donc, vous censuriez le gouvernement. Tout à fait. Je ne sais pas si ça menera à la censure compte tenu des conditions difficiles que j'ai évoquées. Mais pour nous, c'est effectivement inacceptable de retirer, de désindexer les retraites à un niveau très bas. Parce que 1 200 euros, on avait parlé de 2 000. Finalement, ça commence à 1 200 euros.
Mais ligne
rouge
ou pas ligne rouge, Jean-Philippe
Tanguy ? Parce qu'on ne sait pas. En soi,
c
'est une ligne rouge. Mais
nous
ne mentons pas aux Françaises et aux Français. Cette année est particulière.
Elle
est plus difficile. Mais ce n
'est
pas un blanc-seing au gouvernement. Loin de là, il faut absolument
éviter. Ça
nous fait peur. Mais au bout d'un moment, on ne peut pas se laisser marcher dessus. Et on ne peut pas laisser passer ça. Et je pense que ça ne va pas s'arrêter, honnêtement.
Jusqu'où ira la colère des lycéens ? Quatrième jour du mouvement. Et 650 établissements bloqués en France ce jeudi, avec dans plusieurs villes des face-à-face tendus entre élèves et forces de l'ordre. Et quelques images marquantes. Une policière poursuivie est frappée au sol à Paris. Un camion de pompiers incendie à Marseille où un bus a également été pris pour cible. Certains jeunes l'ont conduit avant d'y mettre feu. À Bordeaux, c'est l'entrée du lycée Moriac qui a été incendiée. Et à Nantes, celle du lycée Mandela.
Au
moment
où il y a eu les premiers départs
de feu,
il
y avait encore des gens à l'intérieur et juste devant la porte. Donc quand on s'est retrouvé face au feu, on a quand même eu peur pour les gens qui étaient encore à l'intérieur. Ils ont j'ai eu des cailloux, ils ont... Je crois qu'il
y a
même des chambres de l'internet qui ont été touchées.
En
région parisienne, à Saint-Denis, le lycée Paul-Éluard où la situation était particulièrement tendue depuis le début de la semaine n'a pas ouvert aujourd'hui. Mais les élèves s'étaient donné rendez-vous devant plusieurs autres établissements de la région. Tirs de mortier que nous avons interrogé avec Benjamin Delmas.
Je
sais qu'il
y a
des personnes qui ne sont pas là forcément pour la cause et qui sont là juste pour la casse. Mais en même temps,
des
fois,
c
'est l'impression le seul moyen de nous faire entendre. On doit faire n'importe quoi pour qu
'on
nous écoute parce que mardi, quand on avait protesté
pacifiquement, ça n'a absolument rien donné.
Il ne faut pas aller aussi loin mais il faut quand même montrer à tout le monde qu'on est fort. On veut obtenir ce qu'on veut. L'une des nouveautés de cette journée, c
'est
le soutien des étudiants. Un tiers des universités bloqués, les syndicats appellent et à défiler avec les lycéens dans la rue mardi prochain.
Et
puis certains professeurs étaient aussi présents ce matin pour soutenir leurs élèves. Convergence des luttes et des générations.
Je
trouve que les lycéens sont vachement délaissés.
Le
fait qu'il n
'y ait
pas de professeurs, pas de conditions,
les
toits qui leur tombent dessus, ça ne leur donne pas envie d'apprendre, pas envie de travailler, pas envie d'avancer dans la vie. Le mouvement lycéen, il a les mêmes revendications que nous, c'est-à-dire plus de moyens pour l'éducation nationale. Et c'est plus qu'un mouvement lycéen. Actuellement, c'est vraiment une crise de société. Les lycéens, ils sont dans la rue pour avoir des conditions décentes d'études. Voilà, et on est en train de parler du fait qu
'ils
seraient violents. Mais la violence, c'est que tous les jours, ils ont des conditions de travail qui ne
sont
pas des conditions de travail.
À l'origine de ce mouvement, vous l'avez entendu dans la bouche de cette professeure d'économie, les revendications des lycéens sur leurs conditions d'apprentissage, des emplois du temps trop chargés, des établissements vétus, parfois peuplés de rats, des professeurs absents. Les syndicats affirment que 70% des établissements souffrent d'un manque de personnel et que 80% sont des passoires thermiques. Le ministre de l'Éducation annonce ce soir qu'il va rencontrer vendredi les syndicats lycéens et les associations de parents d'élèves. Le ministre de la Justice a réuni enfin d'après-midi les procureurs généraux et les appels à la fermeté.
On apprend que près de 2000 personnes ont été interpellées aujourd'hui. Et puis le Premier ministre, lui, se place sur un registre plus politique. Il accuse la France Insoumise d'être à l'origine du mouvement. Jean-Philippe Tanguy, vous dites la même chose que Sébastien Lecornu ? Oui, est-ce qu'il y a des problèmes dans nos lycées ? Oui, est-ce qu'il
y a
des manques de personnel ? Oui, est-ce que ça justifie les violences ? Non. Est-ce que malheureusement M. Mélenchon a fait des discours encourageant ces manifestations et ne refusant pas la violence, mettant à égalité la violence légitime de la République et les violences des mêmes de
certains manifestants ? Ça suffit
à entraîner tout un mouvement national, un discours de Mélenchon ? Je pense que... Moi, je n'ai jamais nié les qualités, les atouts, y compris pour les regrettés de M. Mélenchon. Je pense qu'effectivement son mouvement est très présent dans une certaine jeunesse qui peut être très active. Il suffit d'avoir pas forcément des lycéens. On a eu des témoignages qu'il y avait des personnes qui avaient débarqué de fac ou d'ailleurs qui étaient plus à sien et puis qui... La jeune fille le dit d'ailleurs qui ne
sont
pas forcément liés à la cause. Bon, moi, je ne
suis
pas d'accord avec les conclusions qu'elle en tire à savoir que la violence est légitime. Vous feriez quoi à la place du gouvernement ?
Oui. Qu
'est
-ce qu'on fait maintenant ?
Ils
auraient dû intervenir plus tôt. Il y avait un certain nombre de brigades qui n'étaient pas en place pour sécuriser les lieux. On
pourrait pas aux revendications.
De toute façon, maintenant,
on
ne peut pas répondre. Je suis désolé, revendications qui se sont faites dans la violence avec des lieux qui ont été incendiés. Il faut que les coupables soient arrêtés. Il faut qu'ils payent financièrement les dégâts. Il faut que leurs familles, s
'ils
sont mineurs, paient financièrement les dégâts. Ce n
'est
pas possible. Je suis désolé. Il faut voir quand même ce lycée qui s'appelle Nelson Mandela qui a prouvé qu'on pouvait porter des revendications dans des circonstances on ne peut plus tragiques et épouvantables par rapport à nous, comment on puisse dire. Ce n
'est
même pas comparable par la voie pacifique. Moi, je trouve que c'est un symbole désastreux de ce qui est devenu une certaine gauche. Je ne parle pas de toute la gauche. Mais que, bon, on peut brûler, on peut... D'ailleurs, j'ai vu un certain nombre de collègues de la France insoumise désemparés par des mouvements qui les dépassaient. Je viens de la Mesmer en Bretagne se faire insulter, ce que je condamne totalement parce que ce n
'est
pas parce qu'elle a cru pouvoir récupérer le mouvement que ça justifie de se faire insulter,
de
traiter d'Inde. C'est une personne qui m'attaque régulièrement mais moi, je condamne toutes les violences et les insultes qu'a subies Mme Mesmer. M. Le Hommant, qui était devant un feu, qui a commencé à être débordé. M. Bagayoko, d'ailleurs, me y a coupable parce que j'ai cru qu'il avait alimenté
le feu. Je
reconnais, je me suis trompé. Il a tenté de l'arrêter mais en même temps, il s'est fait applaudir par les gens qui l'avaient allumé. Tout ça est quand même très confus et en tout cas, les violences sont inacceptables et là, il n
'y
a rien à négocier. Donc maintenant, il faut faire arrêter les violences et il faut reprendre le dialogue avec des gens pacifiques, représentatifs et surtout,
quelles
images aussi pour nos familles, et pour le personnel soignant.
Il
y
a
quand même eu aussi des proviseurs qui ont été attaqués, des violences qui ont été commises et je voudrais quand même m'associer à la famille et aux proches de ces personnels de l'éducation qui ont essayé de tenir bon et qui se sont fait malmener voire frapper. Bon, le reste de l'actualité dans le 5 sur 5 de Laurent Sénéchal.
On commence avec ces dizaines de bâtiments touchés par un phénomène de tornade. C'est en Normandie.
Oui, près de Rouen. Le vent a soufflé très fort. Ici, un trampoline, regardez, emporté sur le parking d'une zone commerciale dépassant un peu plus loin, rattrapé in extremis par les employés d'un magasin qui les mettent à l'abri. Une dame a fini par retrouver carrément le toit de son voisin, regardez, dans son jardin. Elle a eu plus de chance avec sa propre toiture mais le vent a projeté souvent des débris, des morceaux de tuiles en l'air, parfois des dizaines de mètres dans le ciel avant de retomber. Quand ça retombe, ça fait des dégâts, évidemment. Regardez les carreaux des voitures qui parfois ont volé en éclats.
J
'étais dans mon salon et d'un seul coup, les arbres en face se sont mis à se plier en deux et on a commencé à voir des bouts de tôle, de passer, des débris. Je vous dis, j'ai vu passer un trampoline devant ma fenêtre.
Environ 110 maisons qui ont été touchées à différentes ampleurs, des cheminées ventrées, des pignons touchés, des toitures plus ou moins arrachées ou endommagées.
Voilà, la Normandie touchée par ce phénomène tourbillonnaire, comme on l'appelle techniquement, le Gard et la Lozère aussi, par d'importantes inondations. Regardez, des routes submergées très rapidement. Heureusement, aucune victime. Mais il
y a
eu énormément de frayeurs. Par exemple, près de Montpellier, dans l'Hérault, une maman et ses deux filles de 12 et 8 ans et l'Etreuillet, elles ont été mises en sécurité.
Je
sais qu'ils me tenaient bien, que comme ça, il n'y avait aucun risque. Mais vraiment, dès que j'étais en haut, je me disais « Et nous, ne regardons pas le bas parce que tu as l'impression qu'ils vont te lâcher dans le lèse. »
Mais
en fait, ils sont là pour ta sécurité. Du coup, je me rends
compte
qu'en fait, il ne peut rien m'arriver de hyper grave.
Le lèse, évidemment, c'est le cours d'eau qui était encru. Aucune victime de gros dégâts quand même. Le toit d'un lycée dans l'héros qui s'effondre et puis les rues et les habitations ont parfois souffert de ces pluies diluviennes et de la boue qu'elles ont charriées.
Après de retirer tous les encombrants pour les sinistries, voilà, on a un peu de boulot. On a jeté tous les cartons, tous les fils, toutes mes réserves de tissus. C'est vous qui est rentré et
qui
va se renverser.
C
'est le temps. On a tout perdu là. Tout est... Voilà. Tout s'est renversé, tous les frigos, toutes les boissons.
Et même la radio publique, ici Gare Lozère, à Nîmes, je connais bien celle où j'ai commencé. Les locaux ont été touchés par les intempéries. Les collègues ont été obligés d'interrompre les programmes et de faire antenne commune avec les voisins d'ici Hérault jusqu'à ce qu'ils soient rapatriés dans les locaux de la préfecture.
On
n'a pas compris, en
fait, que c'était peut-être grave et on a continué, en fait, jusqu'à ce qu'on voit des gens arriver qui étaient des pompiers et qui, là, nous ont dit « Tout le monde dort ». Donc, on est partis. Il se trouve que moi,
à
ce moment-là, coup de chance, j'ai eu un coup de fil de la préfecture. Ils nous ont tout de suite dit dans la seconde « Venez à la maison, venez à la préfecture ». On a aussi des amis dans un hôtel qui, gracieusement, nous accueillent pour qu
'on
puisse travailler parce qu'on a des coups
de
fil à passer. Il nous faut deux pièces, une pour avoir un studio, une pour travailler, passer des coups de fil.
Tony Cellier,
d
'ici Gare Lozère, joint par Juliette Dessas et en France, toutes les vigilances rouges et oranges sont ce soir levées.
Aux Etats-Unis, une femme condamnée à mort survit à son exécution.
Elle s'appelle Krista Pike, connue aux Etats-Unis parce qu'elle a été la plus jeune condamnée à mort, 18 ans, en 1996,
l'époque où elle a torturé.
Je vais vous prendre de la tête.
Krista Pike a aujourd'hui près de 50 ans. Elle aurait dû être la première femme exécutée en 200 ans dans le Tennessee, mais quelques minutes après les deux injections de produits létals,
c
'est le même d'ailleurs qui est utilisé dans les pays qui autorisent le suicide assisté. Elle est toujours consciente, elle parle même aux agents de la pénitentiaire qui sont à côté d'elle.
Pour
chaque exécution aux Etats-Unis, il y
en
a déjà eu 29 depuis le début de l'année. Des journalistes font partie des témoins. Ça se passe toujours comme ça. Ce sont eux que vous voyez là et qui racontent maintenant ce dont ils ont été témoins hier. Une scène terriblement longue qui aura duré plusieurs dizaines de minutes.
Christa Pike
est toujours vivante.
Elle
est hospitalisée mais on ignore son état de santé actuel. Le gouverneur du Tennessee suspend les exécutions dans son état et lance une enquête mais à ce stade il n
'est
pas question de grâce. L'ONU implore les Etats-Unis de renoncer à une nouvelle tentative.
C'est le début du mois d'octobre. Octobre rose, un mois de lutte et de sensibilisation contre le cancer du sein.
Hier, la Tour Eiffel à Paris était illuminée de rose pour le coup d'envoi de ce mois d'action. Sensibilisation effectivement, notamment pour le dépistage. Quand il est détecté tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10. Mais pour le soigner, il faut aussi des médicaments. Par exemple, le Zoladex, c'est un médicament qui sera déremboursé le 14 décembre prochain. Un colère de Jasmine qui se soigne avec ce traitement qui a appris par hasard qu'elle allait devoir en changer.
Moi,
je l'ai appris il y a littéralement deux semaines. Pourquoi je n
'ai
pas été informée et pourquoi, après un tel combat qu'on doit vivre au quotidien, on doit encore aujourd'hui se battre ? Je suis allée, il y a une semaine, chercher la fameuse injection dans la pharmacie. Aujourd'hui, elle coûte 80 euros. 80 euros par mois sur 4 ans pour ma part. C'est une somme monstrueuse.
Le médicament est déremboursé à la demande de son fabricant, AstraZeneca. Vous vous souvenez qui avait fait des vaccins notamment contre le Covid. AstraZeneca estime que le prix actuel de son produit en France, je cite, ne permet plus d'assurer sa mise à disposition pérenne dans le cadre du remboursement. C'est donc un choix purement économique qui, en plus, selon elle, met en danger Jasmine.
Une
variation d'hormones peut potentiellement augmenter un risque de récidive. Moi, je ne sais pas quels sont les résultats si demain, je passe du Zoladex à Lennantone.
Est
-ce que peut-être mon corps va réagir différemment ?
Est
-ce que du coup, je vais avoir une chance de récidive en plus ? Si demain, avec Lennantone, j'ai plus d'effet secondaire que ce que je n'ai aujourd'hui, ce n
'est
pas juste un effet secondaire, c'est ma vie entière qui va en pâtir.
Voilà, vous pouvez donner pour la recherche contre le cancer sur le site d'Octobre Rose.
La SNCF annonce un nouveau train l'été prochain pour le Paris-Clairmont et le Paris-Toulouse.
Après plusieurs années de retard, ça y est, ce sont les trains qui s'appellent Oxygen. Ils vont pouvoir respirer ceux qui les empruntent.
Ils
sont flambant neufs. Ils vont rouler à l'été 2027, promet le patron de la SNCF, Jean Castex. Ils vont remplacer les très vieux corail mis en service dans les années 70.
Il
faut faire du neuf en se débrouillant pour que le confortable soit en même temps économique. Plus de compartiments, un
couloir central et de chaque côté, 42 sièges groupés par deux comme dans un avion. Des rideaux aux teintes vives, des plafonds surbaissés, la climatisation, l'éclairage indirect et individuel, une petite
tablette devant chaque voyageur. Autant d'éléments qui rendront les voyages
plus agréables.
Ces corails, aujourd'hui, 50 ans après, sont un enfer pour les usagers du Paris-Toulouse et du Paris-Clairmont. La clim s'arrête à partir de 37-38 degrés. Ce qui fait que la SNCF a supprimé cet été trois fois plus de trains qu'en 2025 à cause des canicules. Les nouveaux trains, normalement, ils rouleront puisqu'ils sont prévus pour résister à 50 degrés. Les
passagers en ont hâte, ils n'en peuvent plus.
Sauf
qu
'il
n'y
en
avait que 7 au moment
du départ. Résultat, 400 voyageurs sans siège, sans clim, sans eau pour un trajet de 4 heures. Ils n'ont eu qu'une remise de 15% en guise de dédommagement.
Avant d'en venir à un ministre italien qui suscite la polémique dans son pays,
en Italie, effectivement, un rappel, Patrick, des
principales réactions de
notre invité, Jean-Philippe Tanguy, aux dernières
révélations de Mediapart. M.
Bardella a annoncé qu'il portait plainte comme il l'avait fait savoir pour faux et usage de faux contre Mediapart après les derniers documents publiés par le Média en ligne. Il parle de pseudo-preuve comme vous l'avez fait, M. Tanguy, en premier sur ce plateau et en reconstituant les éléments factuels qui ont été mis à jour par Mediapart, c'est-à-dire l'historique de conversations datées, attribuées et adressées à des militants identifiés qui ont rencontrés les journalistes de Mediapart. On pourrait imaginer que
c
'est dans votre esprit, c'est ce que vous nous avez dit tout à
l
'heure, qu'un faux Jordan Bardella a écrit en 2013 des messages visant à nuire à un militant de 17 ans et des messages adressés à des proches du vrai Jordan Bardella ? J'espère qu'en tout cas ce sera la vérité.
Il y a des
confessions
juives qui subissent beaucoup d'avanis et qui doivent se dire on pensait peut-être être soutenus et puis qu'est-ce qui s'est passé ? Je veux les rassurer, je veux les assurer notre soutien politique et humain et je renouvelle mon amitié à Jordan.
Jean-Philippe Tanguy