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interviewSénat (sur YouTube)· 30 avril 2026 60 min

Entreprises : le défi de l'IA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Madame la ministre, je vous remercie d'avoir répondu à notre invitation de la délégation aux entreprises. Nous nous venons d'adopter les conclusions de la mission d'information sur l'entreprise 5.0 confié à nos collègues Damien Michalet et Laurence Garnier.

Votre présence aujourd'hui est donc l'occasion de vous présenter en exclusivité les recommandations de la délégation aux entreprises qui, je le rappelle, est l'unique instance parlementaire dédiée aux entreprises. L'impact de l'intelligence artificielle sur les entreprises sera également mise à l'honneur à la journée des entreprises organisées le 21 mai prochain par la délégation. En présence et devant 250 chefs d'entreprise venant d'une soixantaine de départements.

Madame la ministre, je laisserai la parole à mes collègues pour vous présenter les principales recommandations de leur rapport, mais nous savons que l'intelligence artificielle est un enjeu de compétitivité pour nos entreprises, y compris pour celles dont le cœur de métier n'est pas forcément le numérique. Et c'est bien là que se dresse le défi. Em embarquer les entreprises de la TPE à l'ETI.

On peut penser que pour les plus grandes entreprises, c'est un peu plus facile, même si afin de ne pas manquer ce rendez-vous crucial. Puisque vous êtes la ministre déléguée chargée de l'intelligence artificielle et du numérique, nous aimerions savoir comment votre ministère œuvre pour accompagner les entreprises dans leur transition afin d'intégrer l'intelligence artificielle dans leur stratégie entrepreneuriale, dans leur processus de production et par conséquent dans le quotidien de leurs salariés pour lesquels l'enjeu de la formation va être déterminant dans les prochaines années. Et je rajouterai même pour les chefs d'entreprise puisqu'on parlait tout à l'heure, j'assistais vendredi à l'assemblée générale de la CAPEB sur mon département.

Vous avez multitude de d'artisans donc de TPE et sur lequel la CAPEB insistait sur l'importance de l'IA dans les années à venir pour ces très petites entreprises. En novembre 2025 se tenait à Berlin le sommet sur la souveraineté numérique européenne. Comment la France décline-t-elle sa stratégie nationale avec ses partenaires européens ? et comment se définit une politique publique à la fois française mais moi je pense surtout au niveau du bloc européen de manière à résister à la concurrence des États-Unis et de la Chine qui dispose d'une force de frappe financière immense.

Pour-vous nous indiquer comment très concrètement est déployé le plan OLIA pour diffuser cette technologie dans tous les secteurs économiques ? Je vais madame la ministre vous laisser la parole pour un proposinaire d'une 15 à 20 minutes puis nous débuterons un débat afin de répondir sur vos analyses des questions qui peuvent être posées par nos collègues en débutant nottamment par les rapporteurs d'Aien Michalet Laurence Garnier. Nous devrons lever la séance pour un deuxème rapport qui sera présenté sur l'entreprise individuelle à 16h.

Je rappelle que cette audition est retransmise en direct sur le site internet puis en vidéo à la demande. Madame la ministre, nous vous écoutons et je renouvelle mes remerciements. Hop, bonjour mesdames, messieurs les sénateurs, monsieur le président, merci pour votre accueil.

Madame la rapporteur, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs, je je vous remercie évidemment de m'offrir l'opportunité de présenter notre action en faveur du déploiement de l'intelligence artificielle dans les entreprises françaises. C'est un sujet vraiment stratégique, on peut dire. Euh et l'IA est une priorité absolue pour le gouvernement comme en témoigne d'ailleurs le plan OSELIA lancé en juillet 2025 et dont j'ai la responsabilité et je vous ferai un point d'étape avec beaucoup de plaisir évidemment.

Euh, j'ai d'ailleurs eu l'occasion de vous présenter en grande ligne, monsieur le rapporteur, lors de la présentation de l'avis de la CSNP sur l'adoption de l'IA par les entreprises françaises que vous avez eu la gentillesse de de m'adresser. Permettez-moi de vous exposer les enjeux, les avancées, les perspectives de cette révolution technologique qui n'est pas une révolution de demain, c'est une des révolutions d'aujourd'hui. Elle est en marche et l'impact évidemment sera décisif pour notre économie et notre souveraineté.

Dès 2018, avec la remise du rapport de la mission Vilani sur l'intelligence artificielle, le gouvernement a engagé une stratégie nationale pour positionner la France parmi les nations les plus avancées en matière d'intelligence artificielle. Doté de près de 2,5 milliards d'euros sur ces deux premières phases. Cette stratégie a permis de concrétiser des avancé majeur comme l'a souligné la Cour des comptes dans un rapport publié à la fin de l'année 2025.

Le sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle organisée en février 2025 à Paris a marqué le lancement de la 3è phase, nous y sommes, de notre stratégie nationale. Cette 3è phase élargit nos cibles en soutenant l'intelligence artificielle générative des ces stades les plus précoces et en favorisant la convergence entre l'IA et d'autres domaines clés. Je pense par exemple à la robotique, je pense à l'industrie, à la santé, les sciences du vivant, encore l'environnement avec des dispositifs comme pionniers de l'IA.

J'aurai l'occasion de revenir sur ce dispositif en particulier. Les résultats sont à la hauteur de nos ambitions. Nous disposons désormais d'un écosystème complet au meilleur niveau mondial de la recherche tout d'abord puisque nous avons 4000 plus de 4000 chercheurs dans le domaine de l'IA au start-up avec plus de 1000 en France ayant levé plus de 2,5 milliards d'euros en 2025 et déjà près de 1,5 milliards en 2026 avec des champions que vous connaissez comme Mistral, comme Amilab, comme Armatan ou comme H Compagné.

Pour soutenir cet écosystème, nous avons par ailleurs placé le développement des centres de données au cœur de notre stratégie avec une annonce faite par le président de la République lors du sommet de Paris d'un appel à investissement privé à hauteur de 109 milliards d'euros. 1 an après ces annonces, plus de 75 % des porteurs de projet qui s'étaient positionnés lors du sommet ont sécurisé un site ou sont sur le point de le faire. Vous aurez compris, il y a un lien direct pour nous entre l'intelligence artificielle et la politique de la donnée et donc celle des data center dans notre territoire en France et en Europe.

Mais disposer d'une offre souveraine ne suffit pas. C'est l'ensemble de l'économie que nous devons aider à bénéficier des promesses apportées par l'intelligence artificielle. Pas d'intelligence artificielle sans implémentation de l'IA dans les pans entiers de l'économie.

De nombreux rapports le montrent. L'adoption de l'IA par nos entreprises progresse mais trop lentement. Trop peu d'entré d'entreprises notamment des TPE, des PME ont franchi le pas.

Nous sommes en retard par rapport à certains pays asiatiques ou nordiques. Même si le taux d'adoption de l'IA par les entreprises françaises se situait au niveau de la moyenne européenne en 2025 et au même niveau que les États-Unis. Les freins à l'adoption, ils sont multiples, mais aucun n'est insurmontable.

Donc la politique d'accompagnement, elle est très importante. Les principaux freins, c'est une méconnaissance des applications et des usages concrets. En gros, qu'est-ce que je peux faire avec Lia ?

Le deuxième frein, c'est un manque de visibilité sur les retours sur investissement. Qu'est-ce que ça va me rapporter ? Troisièmement, une crainte de la complexité technique ou organisationnelle.

C'est une affaire de technicien. grosse erreur des inquiétudes quant à l'impact sur l'emploi. En résumé, si la majorité des dirigeants d'entreprise a conscience du potentiel transformateur de l'IA, beaucoup ne savent pas par où commencer, ne savent pas à qui s'adresser ou estiment ne pas avoir les moyens de s'engager dans cette transformation seule.

Pourtant, je l'ai dit, les entreprises qui sauront l'intégrer gagneront en efficacité, en en performance tandis que celles qui resteront à l'écart risquent de se faire distancer par la concurrence dans un avenir proche. Et quand je dis ça, je pense que je suis pas tout à fait euh je suis très modérée dans mes propos. Je pense que les conséquences peuvent être beaucoup plus graves.

C'est pourquoi le gouvernement a lancé en juillet 2025 le plan AOSIA. Vous m'avez interrogé monsieur le président sur le sujet. Nous avons un objectif clair, il est chiffré. 100 % d'IA dans les grands groupes en 2030 d'ici 2030, 4 80 % dans les PME et ETI et 50 % dans les TPE, donc les artisans, les commerçants.

Il est nécessaire d'adopter l'IA. Doté de 15 millions d'euros dans le cadre de France 2030. Ce plan vise à sensibiliser, encourager, accompagner les entreprises dans leur transition vers vers l'IA en capitalisant sur nos atouts en matière d'ingénierie, de conseil et d'excellence technologique. [toux] Pour atteindre [raclement de gorge] cet objectif, nous agissons sur plusieurs fronts.

Euh nous avons nommé, à mon arrivée quasiment, c'est-à-dire mi-octobre, fin octobre, 600 ambassadeurs IA déployés sur tous les territoires pour sensibiliser, informer, accompagner les entreprises. Je précise que les ambassadeurs IA, c'est du volontariat et c'est du bénévola. Ils ont un point commun, ils sont passionnés par l'IA et surtout ils ont envie d'aider leur territoire à implémenter, si je peux dire, à se familiariser avec l'IA.

Leur action renforce celle des chambres de commerce et d'industrie et elle a permis déjà de sensibiliser plus de 35000 entreprises en 2025. C'est essentiel non seulement pour dédramatiser ou en tout cas désangoisser certains acteurs des territoires et plus généralement des citoyens sur l'IA, mais aussi pour encourager les entreprises à intégrer l'IA dans leur stratégie et ainsi encadrer l'utilisation de l'IA par leur salariés qui peut donner lieu à des vulnérabilités. Le lancement d'ici l'été d'une plateforme des cas d'usage auxia permettra aux entreprises de découvrir des témoignages de société démontrant des cas d'usage résolus.

L'idée dans cette plateforme, c'est d'avoir une sorte de ressource en open source de tous les usages déjà intégrés dans des entreprises, dans différents secteurs d'activité. Le 3è point, c'est un accompagnement concret par le cofinancement de 2000 diagnostics data IA par BPI France et France 2030 pour aider des entreprises à identifier des cas cas d'usage et aider aussi notamment des entreprises plus matures au nombre de 100 dans leur projet d'adoption dans des programmes accélérateurs. Nous travaillons avec le ministre Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail à un plan pour la formation ALIA qui permettra d'accompagner cette transition en facilitant la montée en compéten de tous les salariés sans lesquels l'adoption de l'IA est impossible ou en tout cas elle est possible mais [raclement de gorge] pourrait être mal faite.

Il faut absolument obtenir l'adhésion des salariés et le faire avec eux. Pour donner de la visibilité à ce plan, je joue moi-même le rôle d' d'ambassadrice IA. en me déplacement en me déplaçant dans les territoires sur cette thématique pour découvrir et mettre en valeur des entreprises non numériques ayant adopté l'IA. ces derniers mois, pour vous citer quelques exemples, j'ai ainsi pu constater l'apport l'apport vraiment visible de l'IA dans plusieurs entreprises à l'AV par exemple dans une entreprise de transport, la transport Bréchet qui utilise l'IA pour analyser des contrats types tellement il y a de documentations, c'est des centaines de pages, c'est l'IA qui fait l'analyse pour l'opérateur ou encore une autre application pour superviser des flux de marchandises pour faciliter la prise de décision et verdir son activité, optimiser les déplacements des poids lourds pour réduire l'impact écologique de la société.

Exalta dans le Pas de Calais, une entreprise très pointue qui utilise l'IA pour adapter ses prothèses, les prothèses qu'elle fabriquent à la morphologie exacte et au handicap de ses patients. Les clients de cette entreprise sont des chirurgiens, des hôpitaux. SW UOCOM à MomenHeim en Alsace qui elle utilise LIA pour optimiser la gestion des bacs et des palettes dans un centre logistique entièrement automatisé puisqu'il y a des transferts de pièces qui vont d'un entrepôt à un autre et donc pour vraiment optimiser ces ces trajets, ces exemples renforcent ma conviction que l'IA peut transformer en profondeur des entreprises de toute taille et de tous les secteurs pour peu qu'ils soient accompagnés et formés.

Ce sont d'ailleurs des salariés qui en parlent le mieux car l'IA, les allèges dans les tâches rébarives peut être un véritable accélérateur à condition qu'il soit pleinement associé à ces transformations. J'insiste vraiment sur ce sujet là. L'intégration de l'IA dans les entreprises nécessite un pilotage dédié et l'implication du plus haut niveau de la gouvernance, que ce soit dans le public ou dans le privé.

Non, l'IA n'est pas une affaire de technicien. C'est du pilotage. Nous ne sommes pas enfin les seuls à avoir compris l'urgence de faire adopter l'IA. fin mai à Paris et dans la continuité de la présidence canadienne, la filière numérique de la présidence française du G7 mettra d'ailleurs à nouveau l'accent sur l'adoption de l'IA dans les entreprises et sa diffusion notamment dans les petites entreprises.

Pour information, le G7 numérique se tiendra donc à Paris à Ber 29 mai dans les quelques semaines, quelques jours à venir. Les entreprises ne sont évidemment pas les seules concernées par cette révolution. L'État se doit de montrer l'exemple en adoptant lui-même ses technologies.

C'est pourquoi nous avons structuré notre stratégie de déploiement de l'IA dans l'administration autour de trois volets principaux. Un socle technique mutualisé d'IA générative. C'est porté par la DINUM et construit sur un principe de modularité.

L'assistant IA développé en partenariat avec Mistral IA est actuellement en phase expérimentale auprès de 10000 utilisateurs volontaires et son déploiement à grande échelle est prévu pour 2026. Un effort deuxièmement majeur est fait sur les compétences et le dialogue social. C'est porté par la direction générale de l'administration et de la fonction publique.

En 2025, plus de 50000 agents ont déjà été formés à l'IA grâce à des modules adaptés à leur métier, que ce soit des juristes, des ingénieurs, des gestionnaires. Troisièmement, la transformation par des cas d'usage prioritaires qui est piloté elle par la direction interministérielle de la transformation publique. Deux axes sont privilégiés.

Le premier, les fonctions communes, par exemple l'IA pour les équipes juridiques ou les services achat, ça peut être duplicable dans n'importe quel ministère. Les pratiques transverses comme la transcription de rendez-vous, la traduction simultanée d'audition qui répondent à des besoins partagés par de nombreux métiers. Ces travaux doivent permettre de soutenir l'écosystème technologique français et européen dans le respect des règles de la commande publique évidemment et de la circulaire sur la commande publique numérique que nous avons annoncé avec David Amiel en février dernier.

Celle-ci rappelle le rôle essentiel de la commande publique, essentiel mais non suffisant de la commande publique comme outil de soutien à l'innovation en développant aux besoins des solutions avec la filière, en respectant des critères de souveraineté, de sécurité et en encourageant quand c'est pertinent l'utilisation de solutions open source qui permettent de réduire nos dépendances. Mesdames et messieurs les sénateurs, si les opportunités offertes par l'IA sont immenses, les défis à à relever, nous le savons, le sont tout autant : financement, soutenabilité, durabilité, impact social, autant de questions auxquelles nous devons apporter des réponses concrètes. Notre approche est claire.

L'IA développé et déployé en France doit respecter nos valeurs et nos principes. Ces travaux viendront renforcer notre résilience et notre souveraineté numérique de piliers essentiels de notre stratégie. J'ai la conviction que ce que nous appelons cette troisème voie située entre une vision américaine, une vision chinoise, mais qui est parlée partagée par d'autres continents, d'autres pays, nous permettantages concurrentiels évidents dans le contexte géopolitique que chacun connaît ici.

C'est d'ailleurs dans cet état d'esprit que le Premier ministre a confié à votre collègue, la sénatrice Vanina Paoligin, une mission sur l'alignement des IA afin de garantir que ces technologies soient en phase avec nos exigences éthiques et sociétales. Vous l'aurez compris, nous souhaitons faire de li un levier de croissance, de compétitivité et de souveraineté pour la France. Nous souhaitons une IA européenne, transparente, éthique, humaine et durable.

Soyez assurés de ma détermination et de celle de l'ensemble du du gouvernement pour poursuivre et amplifier nos efforts en faveur de l'adoption de l'IA par nos entreprises et nos administrations. Je vous remercie de votre attention et bien sûr je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions après les interventions de madame et monsieur le rapporteur. Merci beaucoup madame la ministre.

Je vais laisser comme je l'avais annoncé la parole à nos deux rapporteurs à commencer par Damien Michalet. Merci président. Madame la ministre, vous l'avez dit, la France est un des premiers pays européens à avoir formulé une stratégie globale en intelligence artificielle autour d'un plan spécifique pour la recherche.

Elle a donné d'incontestables résultats avec la création d'un écosystème de l'IA qui est l'un des premiers au monde et qui est l'une des locomotives qui tire l'Europe. Toutefois, les investissements publics ont unint plateau entre 2020 et 2022 sans augmentation significative des crédits annuels, montrant les limite posé par le manque de marge de manœuvre budgétaire de l'État français. De même, la Cour des comptes européennes a recommandé dès 2024 de réévaluer à la hausse les objectifs d'investissement au sein de l'Union européenne en matière d'IA. [grognement] Une première question, vous y avez partiellement répondu quant au plan annoncé par le président de la République de 109 milliards d'euros privés d'investissement lors du du sommet de l'IA à Paris.

Vous nous avez dit que 75 % des porteurs de projet avaient trouvé avait trouvé un engagement, enfin en tout cas avait trouvé une solution à leur à leur projet. Est-ce qu'on sait ce que ça représente sur ces 109 milliards d'euros ? Est-ce qu'il s'agit de 75 % de 109 milliards ou 75 % des porteurs de projet ?

C'est ma première question. Ensuite, la profondeur du marché américain alimentée par les redevances des entreprises européennes qui utilisent les outils numériques des géants américains de la tech et par l'épargne européenne également. Cela offre aux États-Unis les moyens de financer les gigantesques investissements requis pour développer l'IA.

On l'a vu précédemment lorsque l'on a présenté notre rapport. On parle de milliers de milliards de dollars euh pour accompagner euh ce plan de développement américain. Une autre question, madame la ministre, à votre avis, comment aider en France et en Europe à la croissance des entreprises innovantes en matière d'IA ?

Dans notre rapport avec ma collègue Laurence Garnier, nous proposons la création d'un fond stratégique souverain alimenté notamment par les investisseurs institutionnels français prolongeant l'initiative TIBI qui encourage le financement du secteur techno par ces acteurs. Pensez-vous également que l'Épargne populaire puisse se voir proposer un véhicule simple d'utilisation permettant à tous les Français de s'intéresser au développement de l'IA en France et en Europe plutôt que ces mêmes investisseurs français quel que soit leur taille court après des fonds type ETF allant accompagner la croissance américaine. Madame la ministre nous aimerions également recueillir votre sentiment sur notre proposition.

L'idée d'abord de créer un statut de jeune entreprise innovante en intelligence artificielle afin d'alléger les charges fiscales et sociales pesant sur les entreprises de ce secteur particulièrement exposé à la concurrence mondiale. De prolonger sans limitation de durée le crédit d'impôts innovation bénéficiant au PME et d'inclure explicitement la modernisation des processus de production par l'IA. Et pour finir d'intégrer l'IA au régime fiscal de l'IPBox et de clarifier le régime fiscal est comptable de l'intelligence artificielle.

Enfin, et vous en avez beaucoup parlé, la commande publique est un outil puissant mais encore trop peu utilisé. On a compris que les ministères s'organisaient au travers de la formation de 50000 agents par an. Je me suis autorisé à un rapide calcul.

Il faudrait 20 ans pour former tout le monde. Euh et et et du coup, madame la ministre, pensez-vous que la commande publique peut-être un un véritable catalyseur euh pour la consolidation de notre filière de l'intelligence artificielle et dans ce cas, comment organiser les choses tant au niveau des ministères qu'au niveau de nos collectivités locales ? Laurent, tu veux que j'enchaîne madame la ministre ? fait les deux rapporteurs et vous répondez aux deux ou je pense qu'on va faire les deux rapporteurs et vous répondrez aux deux.

Parfait. Bien. Merci monsieur le président, madame la ministre.

Euh je vais revenir sur les questions évoquées par mon collègue Damien Michalet concernant euh la la mise à l'échelle de nos politique publique. Euh vous avez évoqué le programme IA booster qui doit diffuser l'IA dans 100 % des grandes entreprises, 80 % des PMETI 50 % des TPE d'ici 2030 et formé sensibiliser 15 millions de professionnels aliades d'ici cette même année 2030. Cet objectif là suppose de toucher 3750000 entreprises en 4 ans, ce qui nous semble difficilement atteignable, sachant que seul 35000 entreprises, vous avez confirmé le chiffre tout à l'heure, ont été sensibilisé en 2025.

Donc, comment envisagez-vous de répondre à ce défi de mise à l'échelle de des défis qui qui s'annoncent ? [grognement] Vous avez évoqué également le plan OSIA. À notre connaissance, l'académie de l'IA n'est toujours pas opérationnelle.

Est-ce que vous pouvez nous dire un mot de ce retard sur ce point ? Et enfin, pour terminer sur le volet travailleur et salarié, comment accélérer la formation des travailleurs à l'IA ? On évoquait tout à l'heure la mission confiée à Antoine Amiel et BPI France pour dresser un diagnostic et émettre des recommandations pour massifier cette formation.

Est-ce que vous pouvez nous donner cette fois-ci des éléments de calendrier sur les conclusions de ce rapport ? Je passe maintenant à un autre volet de ma question qui concerne la formation au sein de nos dispositifs éducation nationale, enseignement supérieur, recherche. Nous avons là un sujet qui est pointé par le rapport de 2024 qui soulligne le profond déficit de formation à l'échelle là encore des besoins de notre pays.

On a aujourd'hui, c'est la Cour des comptes qui le relève, 39200 diplômés annuels en 2023, là où l'objectif devrait être de 100000 en 2030 pour répondre aux besoins des entreprises. Donc dans notre rapport, nous proposons de réhausser nos ambitions de formation et de fixer dans la prochaine stratégie du numérique pour l'éducation cet objectif de 100000 formations universitaires annuelles à partir de 2030. Quel regard portez-vous sur cette possibilité puisque 2030 c'est demain ?

Euh je reviens sur l'enseignement du premier cycle. Euh est-ce qu'il vous semblerait pertinent d'intégrer un module obligatoire sur l'IA dans la formation de tous les étudiants de premier cycle et encore en amont de faire de l'IA un domaine de du certificat de compétences numériques numériques. J'ai fait une contraction numérique Pix. [rires] Euh, j'avance toujours dans le le process de l'enseignement supérieur.

Nous proposons également au sein du rapport de rétablir le dispositif jeune docteur du crédit impôt recherche en le recentrant sur l'intelligence artificielle. Et enfin, dernier point, nous avons constaté lors de notre déplacement en Californie la synergie profonde entre la recherche fondamentale et ses applications concrètes. Il nous a été dit et on a on a pu témoigner que dans la Silicone Vallée, il peut s'écouler seulement quelques semaines entre la publication d'un article scientifique sur une nouvelle application de l'IA et son développement par une start-up.

Est-ce qu'il ne faudrait pas chez nous en France permettre aux chercheurs de créer beaucoup plus facilement qu'actuellement leur entreprise dans le secteur de l'IA, même s'ils sont agents publics ? Merci pour vos réponses. Bien madame la ministre, je vous en prie si vous voulez répondre à nos deux rapporteurs et et ouais en plus ils ont été plutôt sympas dans leur question.

Non mais moi après moi j'avais trouvé une réponse, c'était alors c'est juste pour taquiner un peu que je dis ça mais 20 ans à 50000 fonctionnaires formés par an si on réduit le nombre de fonctionnaires, on va gagner du temps hein. Il faut c'est une boutade. Je vous en prie madame la ministre.

Bon en tout cas moi moi ce que je note, c'est que ce sujet-là donne lieu à de multiples questions. Ce qui est positif et que le Parlement s'intéresse à ce sujet. C'est extrêmement positif parce que évidemment l'État et moi toute seule même avec le gouvernement et toute la volonté qu'on peut avoir, toute la force publique, ça ne suffira pas. on aura besoin de tout le monde sur ce sujet-là dont les parlementaires qui se sont vraiment appropriés ce sujet très très vite.

Donc merci pour vos questions et tout d'abord mes mes excuses puisque le questionnaire que vous nous avez adressé a été perdu dans les longs couloirs de Ber visiblement nous ne l'avions pas reçu. Vous aurez une réponse si ce n'est pas fait à des 20 ou 30 questions aujourd'hui. Voilà vous vous l'avez pas eu mais en tout cas toutes mes excuses.

On a eu très très peu de temps pour y répondre. L'adresse mail, faut dire, elle est peut-être un peu compliquée la nôtre, mais vous aurez les réponses et et vraiment désolé pour ce retard en préambule. Alors, monsieur le sénateur Damien Michael, vous parlez de l'annonce de 109 milliards d'euros lors du sommet de de Paris.

C'est une grande ambition. Vous avez vu qu'on fait le lien entre IA et data center et pour cause, il faut de la puissance de calcul pour pouvoir utiliser les données. Et la puissance de calcul euh ce n'est pas virtuel, c'est physique, c'est dans des dans des grosses boîtes, il s'appelle des data center et on a donc besoin de ces data centers.

Ça c'est un autre sujet également qui intéresse beaucoup les parlementaires, cette stratégie data center, mais on aura l'occasion d'en reparler, j'en suis certaine, ici au Sénat. Euh alors, vous posez la question, est-ce que les 109 milliards d'investissements euh appelés par le président de la République, ça correspond pour les 75 % à 109 milliards ? Effectivement, bah non, c'est pas mathématique de cette manière-là.

Je pourrais pas précisément vous donner le chiffre, mais euh 75 % des projets sont sécurisés. ce n'est pas 75 % des 109 milliards, mais euh mais malgré tout euh je peux vous dire que les projets prioritaires, c'est-à-dire les grands data centers qui doivent répondre et qui sont d'ailleurs considérés comme d'intérêt national sont des très gros projets euh qui ont donc une une valeur d'investissement très élevé. Je pou pourrais éventuellement vous redonner le chiffre de ce que ça peut correspondre à à quoi correspondre ces 75 % de projets ayant fait des annonces et qui sont déjà sécurisé.

Ce que je peux vous dire c'est que ça représente un tout petit peu moins de 5,8 enfin 5,8 de GW de puissance électrique. Ça c'est déjà ce que je peux vous dire en terme de chiffre. Euh pour matérialiser les annonces qui avaient été faites à la par le président lors du sommet.

Évidemment euh faire du déclaratif, c'est bien, mais après il faut l'organiser. Donc il y a une task for task force interministérielle, il y a plusieurs services qui sont impliqués, la DGE, Business France, RTE qui donne l'accès à la puissance électrique. Euh nous avons décidé aussi à Bery euh de je dirais de travailler en écosystème.

Donc j'ai décidé de faire des réunions très opérationnelles avec les porteurs de projet, avec DGE, avec nous évidemment, avec RTE et tous les collectivités locales aussi puisque le l'acceptabilité d'un data center repose beaucoup sur les élus locaux et c'est normal puisque eux il doivent render compte à la population et souvent c'est perçu comme quelque chose d'assez d'abord qui prend du mètre carré au sol et puis qui est pas forcément esthétique. Donc là, il y a un gros travail de sensibilisation et de communication avec les avec les Rivins et les habitants qui sont faits. Nous avons 63 sites à ce jour identifié et les cinq premiers sites ont bénéficié d'une procédure accélérée par RTE.

Ce sont des raccordements à Montreux, Valallée de la scène, Bruyère, le Châtel par exemple. Alors, vous posez la question comment aider la croissance des entreprises IA ? Vous avez assisté sur la commande publique et vous avez raison.

Et la commande publique, elle est clé d'abord parce qu'on doit être exemplaire et donc il faut montrer l'exemple privé. Simplement ce que je veux vous partager avec vous comme chiffre, c'est que la commande prix publique, si elle est essentielle, elle a comme vertu de porter une filière, la filière de l'IA évidemment, puisqu'on on achète plutôt que faire nous-même dans l'administration centrale euh des des des solutions, des services, euh on on par la commande publique, on accompagne une offre et c'est bien ça dont on besoin les chefs d'entreprise, ces deux chiffres d'affaires. Simplement, on est sur une proportion de 1 à 10.

Quand la commande publique a puissance d'achat de 4 milliards7 en produits numérique, elle est sur les gros grands groupes français 10 fois plus grande, une SIM à 47 milliards. Donc oui, il faut s'appuyer sur la commande publique, c'est essentiel mais ce n'est pas suffisant. La commande publique est un levier encore plus puissant.

Mais pour pouvoir inciter des chefs d'entreprise quand ils viennent à Ber euh sur euh sur cette stratégie que je que je pousse que nous poussons de privilégier les acteurs, l'achat des acteurs français européens, bah il faut pour cela montrer que nous puissance publique on est capable de de le faire et on le fait. Donc on a établi une nouvelle doctrine qui s'appelle la doctrine Make orb. C'est-à-dire que la dinume de rénavant quand une solution existe sur le marché privé ne peut pas le faire, ne peut pas le développer en interne.

Ça a été une habitude, une mauvaise habitude ces dernières décennies où on produisait nous-même nos solutions, y compris dans l'IA, dans le cloud et donc aujourd'hui ce n'est plus possible. C'est-à-dire que quand une solution existe, donc ça c'est un moyen, donc on achète aux entreprises privées, nous avons des dispositifs d'accompagnement financier ou d'incitation financière. Il y a bien sûr France 2030, il y a je choisis la Frenchtech et Aoselia.

Auxelia, c'est pas un dispositif financier, mais c'est donner l'envie aux acteurs partout dans les territoires d'intégrer l'IA dans dans leur fonctionnement. Ça contribue aussi à faire partout dans le territoire des activités du chiffre d'affaires pour les entreprises et il y a beaucoup de start-ups qui sont répartis un petit peu partout dans nos territoire. Il faut évidemment aussi que la France euh et que notre secteur, notre filière IA finalement donne de la visibilité à l'international.

C'est ce que nous faisons quand nous nous déplaçons. Nous l'avons fait à New Delhi en Inde. Je l'ai fait au JEX Africa quand je suis allée à Marrakech.

Euh on le fait également en européen entre nous euh en valorisant les entreprises euh de de notre pays. Et puis euh bien sûr, on essaie aussi au niveau réglementaire, je pense notamment au niveau européen, de simplifier, d'alléger, je pense au RIA, au règlement sur l'IA. Il y a actuellement une évolution qui est en cours de discussion et on y prend vraiment toute notre part.

Dans l'Omnibus, I l'Omnibus I, on souhaiterait pouvoir simplifier pour permettre à nos acteurs français de d'être de ne pas freiner leur innovation. Et ça, on réagit en européen. Tous les pays le souhaitent, l'Allemagne, l'Italie, tous les grands pays et les et l'ensemble des pays européens.

Ça permettra notamment de faciliter l'innovation. Donc voilà les choses qu'on peut faire sur pour accompagner la filière et et aller plus vite. Sur le financement, c'est un vrai sujet.

En France, euh je dirais en Europe, en Europe, nous avons une une des politiques publ qui fait queon accompagne vraiment très bien une entreprise de sa naissance start-up jusqu'à son développement. Il y a un moment critique qui s'appelle le passage à l'échelle où là on doit reconnaître à part quelques champions que j'ai cité tout à l'heure dans l'IA euh il sont français et on en est très fier. Le passage à l'échelle est parfois difficile.

Or ce que veut un chef d'entreprise quand il crée une entreprise dans l'IA qu'il est innovant que ce soit l'IA générative, l'IA quantique agentique, il a envie de faire du chiffre d'affaires, pas d'être subventionné. Et de toute façon, nous n'avons pas les moyens de euh subventionner toutes les entreprises, surtout quand elles atteignent une taille critique. Donc ça passe par de la commande, on est bien d'accord, et ça passe par des investissements et des apports et des fonds qui là, je dois dire, au niveau européen euh sont et en France en particulier ne sont pas la hauteur de ce que peuvent être les investissements aux États-Unis ou en Chine, en Inde, dans d'autres pays, parties du monde.

C'est vraiment sur ce sujet que nous devons travailler. Donc il y a des initiatives comme Tibi, vous en avez parlé, TIBI a incité finalement des institutionnels, en l'occurrence des assureurs, de mettre au pot commun une partie de leur de leur fonds au service de la DIPTECH. Et ça marche très bien.

C'est ça représente 15 milliards d'euros de fonds qui ont été homologués. On pourrait imaginer que ce cela se développe dans d'autres pans de l'économie, mais ça ça se prépare, ça se travaille, ça ne se fait pas aussi simplement que cela. Mais en tout cas, on a prouvé qu'on était capable de le faire.

Tibi 15 milliards 144 fonds fléchés vers la DIPTEC. Donc l'IA euh en partie, nous travaillons sur le sujet des financements de nos entreprises avec Roland l'Escure. Euh je dirais au quotidien, il faut que nous ayons la possibilité de travailler sur des fonds euh stratégiques souverains.

Euh et pour cela, on a besoin de toutes les idées. Donc je dois dire que les propositions que vous pourriez faire vous en tant que parlementaire m'intéressent nous intéressent pour voir de quelle manière on peut accompagner nos entreprises et les aider à passer à l'échelle avec des financements massifs. L'idée du livret euh vous avez parlé de l'épargne populaire, ce sont des possibilités, il faut y travailler en fait.

Il ne faut pas balayer d'un revers de main la moindre possibilité mais ça demande du travail. Ça va être un peu entre vos mains aussi peut-être lors du l'étude du prochain budget en 2027. Les parlementaires font souvent des des bien sûr des propositions et puis en attendant euh le budget bien sûr euh mon cabinet et celui de Roland, on est vraiment à votre écoute pour recevoir vos vos idées pour donner plus de possibilités sur les investissements qui vont avoir un rôle majeur et qui vont nous permettre de défendre et de de oui de défendre et d'accompagner notre filière IA.

C'est essentiel sur le statut euh sur le statut des JEI euh spécifique à l'IA. Alors, personnellement, souvent que ce soit ici ou même nous, on défend la simplification, la visibilité, la stabilité, c'est vrai que de créer un statut particulier ou un avantage fiscal par exemple pour des IA à travers le dispositif des JEI, j'ai le sentiment que ça complexifie les choses plutôt qu'autre chose puisque elles sont accompagnées. De fait, il y a beaucoup d'entreprises IA qui sont dans les JI, donc elles sont de fait accompagnées sur les avantages fiscaux, que ce soit le crédit d'impôts, le régime fiscal de l'IP Box.

Euh alors là, ce sont plutôt des sujets, je pense, messieurs, mesdames, les sénateurs que vous allez discuter dans le cadre du PLF sur le sujet. Euh on a vu que c'était un un dispositif utile notamment sur le la prolongation du crédit d'impôt innovation PME, mais il me revient pas là à ce stade de dire s'il faut le poursuivre ou pas. Il y a des aspects budgétaires.

Vous seriez favorable ou pas à un coup de pouce supplémentaire par le biais du levier fiscal vous-même en tant que ministre de numérique ? Vous y seriez favorable ou pas ? Alors moi euh sur la la F alors ça existe en fait ça ça existe, il existe euh et en fait rien n'empêche à priori des entreprises de l'IA détenant des actifs euh de pays en France de bénéficier déjà de l'IPVox.

Donc je dirais que oui pour accompagner et on le fait par les JEI, par l'IPBox, par d'autres dispositifs. Oui, on le fait de l'accompagner fiscalement avec donc oui, je suis favorable à des accompagnements des jeunes entreprises, des start-ups dans le domaine de l'IA, mais pas au détriment d'une simplification, d'une visibilité et puis en tenant compte du budget que l'on connaît de la France évidemment, mais ça c'est entre vos mains pendant le débat du budget 2027. Sur la commande publique, j'en ai déjà parlé.

Alors madame euh la sénatrice, vous abordez un sujet qui m'est euh très euh cher euh et je pense qui est essentiel, c'est effectivement la formation euh et la préparation finalement de ceux qui vont euh intégrer l'IA dans les entreprises s'ils sont formés, mais aussi ceux qui vont l'utiliser au quotidien. C'est un sujet vraiment essentiel. Souveraineté, une belle filière IA française.

Oui, on l'accompagne avec de la commande publique, de la commande privée par des dispositif. Euh nous avons investi sur les phases 1 et 2 de la stratégie nationale IA, sur la recherche, sur l'innovation. Euh ça n'a pas de sens si on n pas des personnes qui sont en capacité de de comprendre ce qu'il y a et de le diffuser et d'être formé.

Donc c'est essentiel. Il y a beaucoup de choses qui passent. Vous voyez que c'est un sujet très interministériel.

Il y a beaucoup de sujets qui passent notamment sur la formation des jeunes ingénieurs par évidemment mon collègue Philippe Baptiste qui est donc à la à à l'enseignement supérieur et la recherche. Il y a une ambition de former plus d'ingénieurs, mais je dirais, vous avez dit, vous l'avez dit vous-même, la France, elle est un tournant au niveau de la formation de ces scientifiques, de ces techniciens parce qu'il y a pas que des ingénieurs, il y a des techniciens et nous n'en formons pas assez. Donc, il faut vraiment qu'on s'engage sur cette sur cette formation.

Mais c'est valable dans tous les secteurs malheureusement, pas que l'IA. Si la France veut être en capacité de mener de manière euh autonome, de manière euh stratégique ses propres transitions, ça concerne euh la mobilité, l'énergie, le spatial, euh la la cybersécurité, l'IA, le quantique. Bref, il faut vraiment et ça mon collègue Baptiste est vraiment très engagé sur ces sujets, nous formions plus de techniciens et d'ingénieurs.

Ça passe aussi par d'autres mesures. Notamment, nous l'avons vu quand nous sommes allés à New Delhi. Euh New Delhi, enfin l'Inde produit, si je peux me permettre, de parler avec ce ce verbe, un nombre d'ingénieurs incroyable.

Nous, on manque d'ingénieur. C'est pas incohérent que la France puisse réfléchir à la façon qu'on pourrait avoir d'accueillir et le président d'ailleurs l'a annoncé là-bas à New Day, comment on peut accueillir des chercheurs, des étudiants, des jeunes ingénieurs indiens dans le domaine de l'IA par exemple. Ça nécessite probablement, c'est une demande en tout cas de l'Inde qui a été exprimée, d'adapter nos visas étudiants qui aujourd'hui sont portent sur un an.

Bon ben c'est plus facile pour un lion d'avoir une visibilité sur 3 ans. Par exemple un bachelor, c'est plus simple. Voilà.

Donc voilà, ça c'est des pistes. Euh les pays asiatiques également qui qui était quand j'étais député en charge de du groupe d'amitié France Vietnam en Asie, il y a également des ingénieurs qui sont prêts à venir travailler en France plutôt que d'aller au Japon ou aux États-Unis. Donc, il faut qu'on réfléchisse aussi à ces systèmes pour nous permettre de mener ces transitions jusqu'à ce qu'on ait un niveau un bon niveau de de de nombre d'ingénieurs et techniciens.

Ensuite, on a quand même un souci en France, c'est qu'on forme pas assez de femmes. On se passe aujourd'hui de je dirais pas 50 % mais pas loin de femmes. Ce n'est pas de notre faute si ce n'est que et là monsieur euh mon mon collègue Édouard Gfrey est très [raclement de gorge] aussi engagé sur le sujet. c'est que le choix des petites filles vers les matières scientifiques, elle se fait dès le primaire.

Dès le primaire, il y a un un rejet ou un un on on s'écarte quand on est une petite fille des maths et de la physique, mais surtout des mathématiques et ensuite ça s'accentue tout au long de la scolarité, collège, lycée et quand on arrive à Parcours sup et ben on hésite à entrer dans une prépa scientifique. Et en fait aujourd'hui dans les métiers scientifiques et notamment dans l'IA, le nombre de femmes qui sont chefs d'entreprise dans les start-ups, c'est c'est c'est ridiculement bas. c'est moins de 17 %.

Donc vraiment, on a aussi un travail dès le plus jeune âge pour donner confiance au fid d'aller sur les filières scientifiques sur la formation euh dans module obligatoire de l'IA, vous m'avez posé la question madame la sénatrice sur l'IA obligatoire dans toutes les formations finalement dès qu'on arrive à l'université dans une école. Euh a priori euh je ne suis pas ministre de l'enseignement supérieur à la recherche, mais a priori moi qui pousse l'IA tous les jours, je me suis dit bah c'est plutôt une bonne idée. Mais en fait quand j'en ai discuté avec mon collègue Phil Baptiste, il m'a indiqué que quand il des échanges avec les universités et les universités aujourd'hui ont exprimé le fait que c'est très difficile de l'imposer à toutes les écoles dans la mesure où ça a un impact déstabilisateur, on peut dire, sur les les maquettes, ils ont dit les maquettes pédagogiques et que en tout cas ça devrait aller dans ce sens.

Ouais. c'est que il y a déjà des contraintes, les plannings sont déjà très très cadrés et que donc je pense que ce sera progressif, c'estàdire de l'imposer massivement une année de rentrée scolaire me paraît pas réalisable et pas souhaitable. il ne le souhaite pas les tous les écoles supérieures.

Mais par contre de le faire de manière progressive, je pense que oui. Et puis il faut euh il faut notamment aussi valoriser les ressources de formation qui sont produites par le cluster les clusters en IA, on en a neuf en France et qui contribuent aussi la formation. Sur la formation professionnelle, c'est indispensable, je vous l'ai dit.

Euh je le dis parce que je l'ai vu, j'ai vu des modèles qui ont fonctionné donc moins quand on force les salariés à utiliser de l'IA, étant donné un peu l'angoisse que ça peut représenter notamment sur l'impact social et la peur de perdre un travail tout simplement, on n' pas envie euh de de qu'on nous impose l'IA, on se dit "Ah, on est en train de nous remplacer." Donc c'est un vrai projet d'entreprise, c'est la gouvernance, c'est du pilotage. Et quand on est chef d'entreprise ou au moins directeur d'une filiale ou d'un d'une direction, c'est très important d'en faire un projet et un programme d'entreprise et surtout c'est un peu comme la dématérialisation dans les années 2010 dans les collectivités locales.

Si on faisait du tout des maths sans qu'il y ait de sens sur les usages, ça finissait pas très bien généralement. Donc, il faut d'abord voir les usages, voir finalement ce qui est euh euh comment dire contraignant pour un salarié en temps en temps cerveau, en temps euh en temps de de d'heure de travail, en le côté fastidieux. Euh et c'est généralement par là qu'il faut commencer.

Et une fois que c'est introduit, Li euh dans par des outils euh qui facilitent la vie quotidienne et améliore la qualité au travail, généralement on convain les salariés et après on peut euh on peut euh on peut le le développer un peu plus vite sur l'académie de l'IA. L'académie l'IA a fait l'objet de travaux conjoint avec le ministère du travail en 2025. On on a pour être tout à fait transparente avec vous décider de le déprioriser.

Parfois, il faut choisir ses combats d'une certaine manière. Il faut faire des priorité. Auxélia, c'était le cas. 600 ambassadeurs, je vais en nommer 60 autres avant l'été.

Là, c'était une priorité. C'est une priorité. Euh l'académie de Lia, on n'est pas prêt mais on va faire des annonces prochainement sur le sujet.

Et le rapport d'Antoine Ami à l'IDPI France dans le même ordre d'idée sera ce sera fait parallèlement si vous voulez avec le lancement de l'académie IA euh les propositions initiales du rapport nécessité d'être affiné et qu'elle soit le plus utile possible. Donc on était ni prêt sur l'académie l'IA, c'était pas le bon moment et on on corrélera cette académie avec le rapport à miel BPI France. Voilà ce que je peux vous dire. et sur les différentes dispositifs jeunes docteur euh ben en fait on a supprimer ce cette distinction euh parce qu'en fait il y avait des effets d'obel, c'était pas vraiment utilisé à boncient et donc on a le dispositif jeune docteur est réintégré dans le dans le cire euh comme comme tous les comme tous les autres chercheurs. on a voilà, on l' on l'a pas distingué et en fait son impact était extrêmement limité notamment sur l'IA.

Donc on a décidé de de le supprimer euh et sur euh la comparaison que vous faites avec les États-Unis notamment, bah nous inscrivons nous totalement dans cette logique là et l'INRIA, il contribue vraiment grandement, c'est que la recherche, elle peut être fondamentale, on est bien d'accord et on a besoin de chercheur à faire de la à faire la recherche fondamentale. Mais en matière d'IA, en matière de deepte, en matière de rupture technologique. Quand je dis rupture technologique, là c'est le cloud, le quantique, la cybersécurité et l'IA.

Sur ces sujets là, on a besoin de livrable si je peux me permettre. Donc c'està-dire de recherche appliquée. C'est exactement de sur c'est exactement dans cet état d'esprit qu'inri avec nos dispositifs également et notre notre soutien.

C'est dans le sens du plan diptech euh d'arriver à des livrables. Qui dit livrables dit recherche appli donc des dit recherche appliqué dit start-up. J'ai visité hier le Paris Santé Campus.

Clairement au sein du Paris Santé Campus, vous avez des chercheurs, vous avez l'INRIA, vous avez des laboratoires, vous avez des écoles, vous avez des start-ups et il y a des recherches issues de ces laboratoires qui ont été transformés soit par les chercheurs eux-mêmes, soit ils l'ont confié à des start-ups et ça devient des entreprises. C'est c'est vraiment très vertueux et nous on est vraiment dans cette logique là. il faudrait que ça aille plus vite, plus loin.

Pour ça, on a besoin de financement mais on est au rendez-vous en tout cas de cette de cette transformation en en start-up concrète de l'IA et dans tous les autres domaines de rupture technologique euh d'une recherche finalement qui soit utile à l'ensemble de la société par de la création d'entreprise. Voilà ce que je peux vous dire. J'espère que j'ai répondu euh à peu près à l'ensemble de vos questions, j'espère.

Je me tourne vers mes rapporteurs savoir s'ils ont satisfaction à la question. Mais on a on a deux il nous reste 10 minutes et on a deux questions de collègues. Mais si tu as une précision, c'est très court.

Juste une précision. Vous parlez de faire venir des étudiants des des personnes qui maîtrisent l'IA en Inde et vous parlez en même temps de visa étudiant. Est-ce que vous imaginez les faire venir déjà formés ou est-ce que vous vous imaginez former ces étudiants en France ?

Alors en fait le président de la République quand il était à New Delhi, quand nous étions en Inde pour le sommet de l'IA en Inde, euh le le gouvernement, l'État indien a a a a a exprimé en tout cas la possibilité et même la volonté de permettre à ces étudiants en sciences, en technologie, en IA de venir faire leurs études en France. Donc ils sont déjà si vous voulez dans les filières scientifiques et de venir les faire en France parce que enfin c'est une possibilité, c'est pas imposé. Le président de la République euh a entendu notamment le principal frein à la venue de ses chercheurs ou ses étudiants ou ses jeunes ingénieurs en France, c'était pour les étudiants en tout cas le problème du visa du visa étudiant puisque c'est 1 an.

Donc là, la réflexion qu'on nous avons actuellement et le président s'est exprimé sur le sujet, le président de la République, en disant qu'on allait travailler sur euh des évolution de ce visa pour permettre donc là c'est une c'est un accueil choisi de profil scientifique mais ils sont pas euh ce sont pas par ce sont déjà des jeunes pour répondre à votre question madame assatrice, ils sont déjà des jeunes indiens qui sont engagés sur les filières scientifiques et qui vont donc nourrir notre notre bah notre vivier de futur ingénieur Après, ils auront la possibilité de retourner en Inde si le souhaite. Mais c'est comme ce que j'ai dit à mon homologue marocaine, la ministre numérique marocaine, c'est que on forme beaucoup de jeunes marocains en France. Ils ont vraiment une culture très scientifique et on a des très bons ingénieurs et chercheurs marocains.

Bah en fait l'idée c'est que ils sont formé en France, bah on est ravi de les de les intégrer après dans nos entreprises et qu'il restent euh et profite à à l'IA et et aux technologies aux entreprises de technologies françaises. Il nous reste deux questions. J'aurais juste pas le même point de vue que vous madame la ministre sur le sujet.

On était en déplacement avec la commission des affaires économiques au Maroc au mois de septembre l'année dernière. Effectivement, il y a énormément de jeunes ingénieurs très haut niveau marocain qui ont fait leurs études en France mais qui retravaillent qui travaillent au Maroc et qui développent le Maroc. Et le Maroc va très vite aujourd'hui dans son développement économique, dans l'installation d'entreprise.

Je regarde si d'autres collègues qui sont là étaient avec moi au Maroc mais je n'en vois pas. Mais euh [grognement] et et ça sera la même chose avec l'Inde qui elle a également accroché très fort le développement qui investit énormément. Donc je vous le dis moi comme je le pense et je pense que mes collègues partagent très bien qu'on ouvre nos portes d'université scientifique et cetera à des jeunes marocains, à des jeunes indiens, mais je pense pas que ça soit par là qu'on développera chez nous capacités de développement de l'IA, mais au contraire, on va les développer chez nos voisins, mais ce qui est très bien, chez les Indiens, chez les Marocains, mais pas en France.

Voilà, parce que ces jeuneslà repartiront dans leur pays quand je vois la vitesse à laquelle va le Maroc et je pense que même nous Mais oui oui non mais tant mieux mais mais c'est pas par là qu'on développe non plus nous notre niveau d'IA quoi. Voilà. [grognement] J'avais une question de Pierre-Antoine Léville et une question de Pauline Martin.

Il nous reste maximum 8 minutes. Bon je je vais faire vite monsieur le président. Merci madame la ministre.

Euh moi j'ai une question. Donc selon le rapport Futur Jobs 2025 du forum économique mondial publé en janvier 2025 qui fondé sur les données de plus de 1000 entreprises dans 55 économies, les grandes transformations technologiques économiques démographiques et environnementales pourraient conduire d'ici 2030 à la création de 170 millions d'emplois et au déplacement de 92 millions d'autres soit une croissance nette estimée à 78 millions d'emplois. Mais derrière ce solde positif se cache une transition profondément inégale.

Le même rapport indique que 41 % des employeurs interrogés prévoient de réduire leurs effectif à mesure que l'IA automatisera certaines tâches. Les métiers les plus exposés sont notamment les caissiers, les agents de saisie, les assistants administratifs ou encore certaines fonctions graphiques tandis que les emplois à croissance exigent davantage de compétences en IA en big data, en cybersécurité, en transformation numérique ou en ingénierie logiciel. En France à présent, le portail européen E relève que 71 % des employeurs se disent déterminés à introduire de nouvelles technologies pour renforcer leur main d'œuvre avec une demande accrue pour les spécialistes de la transformation numérique et les développeurs du logiciel.

Alors madame la ministre, comment le gouvernement tente-il accompagner cette transition afin que la révolution de l'intelligence artificielle ne creuse pas davantage les inégalités ? Quel dispositifs concrets de formation, de reconversion et d'accompagnement seront mis en place pour les travailleurs dont les métiers sont directement exposés à l'automatisation ? Alors ben, on change pas de sujet, ça tombe bien.

On est à peu près sur le la même thématique mais de façon un petit peu plus large. 1er avril, Radio France publier un article sur l'IA annonce 5 millions, une menace de 5 millions de suppression d'emploi d'ici 2030 et en particulier sur les jeunes et les profils juniors qui seront les les plus concernés. Euh comment donc concilier adaptation rapide de l'IA et protection de l'emploi ?

Merci Pauline. J'apporte juste une précision à ce que j'ai dit tout à l'heure. Moi ça me pose pas de souci et je trouve ça très bien que des jeunes d'autres pays viennent se former chez nous et aille travailler et gonfler les rangs des entreprises et faire le développement d'autres pays qui jusqu'à maintenant on connu des difficultés.

Mais je dis juste madame la ministre que c'est pas comme ça que nous on va faire évoluer nos capacités de l'IA. Faut pas considérer ça comme une solution. C'est une solution pour les autres pays mais pas pour la France.

Je voulais pas que ce que j'ai dit soit mal interprété. À vous madame, pour être aussi un peu plus un peu clair par rapport à ce que j'ai dit, ça fait partie des possibilités pour répondre aux besoins que nous avons maintenant euh évidemment avec inciter les jeunes filles à aller sur les filières scientifiques et puis investir dans les universités pour former davantage d'ingénieurs. On est bien bien d'accord.

Alors, le travail c'est vraiment le l'impact de l'IA sur le travail, c'est vraiment un sujet qui revient sans doute le plus dans les échanges que j'ai quand je me déplace. Ce que je peux vous dire, c'est que ce que j'ai vu dans les entreprises qui ont osé li c'est que il y a pas de catastrophe. Il y a pas de catastrophe comme je l'ai dit à condition que que ce soit accompagné.

Après un peu le le scénario catastrophe quand même quand vous regardez les articles d'où ils viennent, ils viennent beaucoup des États-Unis. En France, on a une approche très pragmatique des choses. Lien, on va l'accompagner et ça ne va pas être enfin désordonné, ça va être le Far West.

Euh, on le fait en sensibilisant les gens sur l'impact que ça va avoir. Il est d'abord positif pour les entreprises, pour les administrations, pour les collectivités locales, on en a pas parlé mais euh on est au Sénat ici. Donc les collectivités, vous êtes en contact avec ell, les maires tout le temps et bien il y a un gain de productivité, un gain d'efficacité et on estime aujourd'hui que l'IA intégré dans un système, dans une entreprise, c'est 30 % de gain de productivité.

Ça c'est une réalité. Le catastrophisme, il vient, je vous le dis, de cette partie du de la planète. Donc quand même, gardons raison, ne nous laissons pas non plus embarquer puisque à ce jour, on est dans l'incapacité d'évaluer vraiment précisément l'impact de l'IA.

Une chose est sûre, c'est qu'il y a des métiers qui vont disparaître. Dire le contraire serait mentir. Il y a des métiers qui vont évoluer et puis il va y avoir, vous l'avez dit, des nouveaux métiers. beaucoup de métiers qui n'existent même pas, qu'on connaît pas encore qui vont se créer.

D'où l'intérêt effectivement d'investir massivement dans l'enseignement supérieur et c'est ce que fait Philippe Baptiste en prenant en compte ces filières dont on a besoin. C'està-dire qu'on a besoin de gens qui savent de quoi il parlent et comment on l'implémente dans une industrie par exemple en robotique, dans un hôpital, dans une métropole ou un département. Donc il faut accompagner cela.

Mais ça veut dire aussi que au niveau du ministre du travail dont mon collègue Farandou, c'est un vrai sujet, ça donne lieu à des discussions qui ont lieu actuellement notamment avec le les représentants euh syndicaux parce que il faut accompagner la transition euh et l'arrivée de l'IA dans une entreprise et que évidemment ça veut dire qu'il faut passer par des formations internes, il faut accompagner les agents ou les salariés qui voient arriver de l'IA dans leur quotidien pour que le temps libéré Mais le temps gagner, je dirais enfin moi j'ai un discours très positif là-dessus. Le temps gagné soit utilisé au profit et du salarié et de l'entreprise pour des tâches qui sont beaucoup plus valorisantes humainement et pour l'entreprise. Donc de la valeur ajoutée, de la créativité.

Et et c'est ce qui se passe quand je suis allée à l'entreprise Bréchée à l'Aval. La l'agent qui était devant son ordinateur m'a dit "Le temps que j'ai gagné grâce à Lia et ben moi je fais des propositions maintenant à mon chef de service sur telle chose telle chose." Ouais.

Bah, écoutez, moi je trouve ça quand même plutôt bien, mais il faut l'accompagner, il faut absolument euh euh l'accompagner et euh les services, en tout cas les l'administration euh on travaille euh tous les jours sur les sujets sur ce sujet notamment sur l'impact du remplacement, sur euh les nouveaux métiers, sur la croissance, euh l'impact que ça va avoir sur sur l'économie et cetera. Donc c'est un vrai sujet. On y travaille en interministériel, on est plusieurs ministres à travailler sur le sujet et je pense que ce sera rapidement un sujet dont on reparlera ici.

Je regarde mes collègues, il y a pas d'autres volonté de prise de parole. On est parfait dans le timing. On peut pas être mieux.

Merci beaucoup madame la ministre de vous être prêté à ce c'est pas un jeu mais à cet exercice d'échange juste après qu'on ait présenté les conclusions et et le rapport sur l'intelligence artificielle et son impact sur les entreprises. [grognement] Mes chers collègues, on a encore un dossier à à étudier. Merci madame la ministre.