Face à Face : Laurent Nuñez - 17/10
Audio original de l'émission.
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Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Laurent Nunez Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions ce matin Et elles sont très nombreuses Laurent Nunez vous êtes le préfet de police de Paris On va parler sécurité bien sûr Des questions autour notamment de la mort de Philippines Son meurtrier présumé qui refuse son extradition La question du narcotrafic bien sûr Et puis je voudrais commencer par la mort de ce cycliste Tué à Paris par un SUV mardi soir Mardi donc 17h45 dans les rues du 8ème arrondissement Un cycliste roule sur une piste cyclable Une voiture lui a semble-t-il coupé la route à une intersection Le cycliste réagit Il tape du poing sur le capot de la voiture pour dire son indignation Et le véhicule redémarre Sciemment semble-t-il L'enquête en tout cas pour meurtre est ouverte Roulant donc sur le cycliste et l'écrasant Il est décédé L'enquête est donc ouverte Le propriétaire du véhicule est en garde à vue Est-ce que vous en savez plus ce matin Laurent Nunez sur son profil, sur les faits ?
Non non j'en sais pas plus Il y a une enquête judiciaire ouverte Vous avez raison de le dire D'être prudente Et je le suis aussi forcément Mais effectivement il y a une enquête qui est ouverte pour des faits Qui laissent à penser que l'acte aurait pu être volontaire Voilà donc il faut mettre ça Ce fait très grave de côté Ne pas en tirer de constats Sur l'usage de la voie publique A Paris pour autant
Pour vous il n'y a aucune question de voie publique à Paris ?
Il y a des questions qui se posent On voit bien qu'il y a un développement des modes de transport Que sont le vélo, les trottinettes, les motocyclistes, les motos Et donc il y a un usage qui est de plus en plus partagé de l'espace public à Paris C'est la volonté de la maire de Paris C'est une volonté politique Et puis il faut forcer de constater aussi Que ce sont les habitudes des parisiennes et des parisiens de plus en plus Donc il y a tout un usage de l'espace public à réguler C'est ce que nous faisons
À réguler justement Est-ce qu'il est déjà régulé ou est-ce qu'il reste à réguler ?
Bien sûr il est régulé Il y a plusieurs centaines de kilomètres de pistes cyclables dans Paris Et il y a aussi de notre part Du côté de la préfecture de police Des contrôles routiers qui sont menés régulièrement A la fois pour prévenir et réprimer Le cas échéant Les infractions qui concernent les véhicules automobiles Et puis les cyclistes aussi Les cyclistes aussi qui souvent ne respectent pas non plus le code de la route Donc on mène des contrôles importants
Est-ce que ça veut dire que ces contrôles vous les menez Tant vis-à-vis des automobilistes que vis-à-vis des cyclistes ?
Absolument Et vous savez en 2020 Mon prédécesseur avait lancé un plan vélo Le plan vélo de la ville de Paris Et puis il y a le plan vélo de la préfecture de police Qui est un plan de contrôle De prévention évidemment De sensibilisation et de contrôle Parce qu'en 2020 Il y avait énormément d'accidents De cyclistes, de piétons Et donc on a mis en place un plan de contrôle D'ailleurs je peux vous dire qu'en 2024 Le nombre d'accidents Le nombre de blessés Concernant ce qu'on appelle les usagers vulnérables C'est-à-dire les cyclistes Les piétons Les motocyclistes Baissent depuis le début de l'année C'est en baisse On baisse de moins 4 à moins 25% En fonction de la catégorie d'usagers vulnérables Il faut s'en féliciter Mais on continue à exercer des contrôles Qui portent à la fois sur les véhicules motorisés Et sur les cycles
Laurent Nunez a posé aussi des questions Sur le degré de violence De réaction d'incivilité Mais une question encore Sur l'organisation même De l'espace Et les voitures Yann Brossia Qui est donc l'ancien adjoint Au transport de la mairie de Paris Qui est désormais Sénateur communiste de Paris Demande l'interdiction Des SUV en ville Les SUV qui par leur poids Quand ils sont impliqués dans un accident Entraînent une surmortalité C'est ce que certaines enquêtes montrent Est-ce que vous vous dites Il y a peut-être une régulation Une régulation à faire de ces SUV
Ça c'est une mesure qui concerne la ville de Paris S'il y avait une régulation des SUV Ça serait des mesures nationales Je ne veux pas rentrer dans ce débat-là Quand tout le monde respecte le code de la route Quand tout le monde respecte les règles Il n'y a pas de problème Et nous nous sommes là pour contrôler Le bon usage Et le bon respect tout simplement Du code de la route
La question de la violence Le fait qu'en quelques minutes Comme ça La vie de ce cycliste est basculée Non pas parce qu'il y aurait eu un accident Mais parce que Parce que la violence Parce que la hargne Parce que comme vous le dites L'enquête se poursuit Pour accident volontaire Pour lui avoir roulé volontairement dessus Qu'est-ce que ça dit De notre société De ce que vous envoyez vous Depuis votre poste de préfet de police
Il y a évidemment une montée des violences C'est indiscutable Parfois pour des motifs Qui sont extrêmement futiles Ce qui semble être le cas au cas d'espèce Encore une fois Moi je suis très prudent Il y a une enquête judiciaire en cours Mais voilà Ça en dit long parfois Sur des incivilités Qui peuvent basculer dans le drame Et c'est ce qui s'est passé Il y a 48 heures maintenant
Laurent Nunez Je voudrais vous interroger bien sûr Sur les suites du drame Autour de Philippines Philippines C'est cette jeune femme Qui a été tuée Au bois de Boulogne Son meurtrier présumé Avait été retrouvé Trois jours plus tard En Suisse De nombreuses questions On va essayer de tirer au clair Toutes ces questions Notamment sur l'application Ou non de l'OQTF Sur l'application ou non des peines Mais d'abord Tout simplement L'extradition Il est aujourd'hui Face à la justice suisse La France a demandé Son extradition Pour qu'il puisse être jugé En France Il refuse cette extradition Quelle est la suite ?
Alors moi je ne connais pas Les procédures Elles ne relèvent pas de moi d'abord Donc moi je suis préfet de police Je ne suis pas une autorité judiciaire Donc là on est dans une procédure judiciaire Donc il y a une demande Qui a été faite Évidemment en titre personnel Je souhaite que cette extradition Soit possible Et qu'elle ait lieu Le plus vite possible Et je peux vous dire Que les enquêteurs Qui ont fait un travail remarquable De la brigade criminelle De la direction de la police judiciaire De la préfecture de police Le souhaitent aussi ardemment Je peux vous le dire
Laurent Nunez Ce meurtrier D'abord ce meurtre Il a eu lieu au bois de Boulogne Le bois de Boulogne Qui est donc dans le sud-ouest de Paris Dans l'ouest de Paris Qui depuis Fait l'objet d'une surveillance Renforcée Est-ce qu'il y a aujourd'hui Une dérive de la sécurité Dans cette partie de Paris ?
Non Honnêtement non Il y a eu ce drame Ce crime abominable Mais sur cette partie De Paris Sur le bois de Boulogne Depuis le début de l'année Les atteintes volontaires L'intégrité physique des personnes Elle baisse de 36% C'est un secteur qui est prioritaire pour nous Il est prioritaire Comme les lois de Vincennes Comme le sont d'autres secteurs Où les parisiennes et les parisiens Se rendent régulièrement C'est prioritaire Depuis ce drame Nous avons en plus Renforcé le dispositif
Ça veut dire quoi ? Ça se manifeste comment ?
Concrètement il y a 4 équipages Qui sont affectés
C'est combien de personnes Un équipage ?
Ces 4 équipages C'est 2-3 personnes Qui sont affectées H24 En journée Sur ce secteur Et la nuit J'ai 2 équipages De la BAC nuit Donc 2 fois 3 personnes Qui sont présents On a la garde républicaine Aussi Qui est présente Dans le bois de Boulogne Donc j'ai augmenté La présence
Quand vous me dites 4 équipages Ça veut dire 12 personnes Pour un espace Qui est grand
Qui sont mobiles Qui circulent Donc il y a un dispositif D'ailleurs Les élus parisiens M'avaient demandé De renforcer La sécurisation C'est ce que j'ai fait On en a parlé au conseil de Paris Pour leur plus grande satisfaction Maintenant ils me demandent L'installation de caméras Donc ça c'est un autre sujet Voilà On a renforcé
Allez-vous l'accepter ?
Alors les caméras à Paris Donc on a un plan On a plus de 4000 caméras À Paris On en a augmenté Le nombre Avec les JO On a aussi Une soixantaine de sites Dans Paris Qui ont été Qui ont été prévus Pour être équipés Qui sont équipés Et donc on va évidemment Discuter avec les élus Des possibilités de déploiement D'avoir un peu plus de caméras Dans cette partie-là
Donc vous n'y êtes pas du tout hostile Au contraire
Ah non moi je suis pas hostile Après vous savez C'est la question de financement De crédit Mais on va évidemment y travailler On va travailler On travaille Chaque fois que je suis saisi Par des élus parisiens Notamment Sur le déploiement Dispositif de sécurité On les accueille toujours Évidemment Avec beaucoup de bienveillance Évidemment
Avec la question Laurent Nunez De l'application De l'OQTF En l'occurrence Le meurtrier présumé De Philippine Avait non seulement Été une première fois Condamné Condamné pour viol Il avait fait L'intégralité de sa peine Et puis Il était sous le coup D'une OQTF Mais on le sait bien Désormais Il a été libéré Du centre de rétention Administrative Quelques jours seulement Avant que la France Ne reçoive le laissé passer Qui aurait permis De l'envoyer Au Maroc Est-ce qu'il faut Oui ou non Allonger De l'expérience Que vous avez au quotidien En tant que préfet de police La durée de rétention Dans les centres De rétention administrative
Oui bien sûr D'abord le problème D'exécution des OQTF C'est un problème Important Bon D'abord Vous dire Allez-y Prenez votre temps Expliquez bien les choses Par exemple A Paris Il faut savoir Que à Paris Depuis le début de l'année Le nombre d'OQTF Exécutés A augmenté de 60% Donc c'est un sujet Sur lequel On s'investit Énormément Le précédent ministre De l'Intérieur Gérald Darmanin Nous le demandait Et il nous demandait De veiller A ce qu'on puisse Effectivement Exécuter Ces OQTF
Ça veut dire quoi ça Laurent Nugier Si on s'arrête un instant Là-dessus Quand vous dites 60% D'abord ça représente Combien de personnes 60%
60% Ce sont Pour là Au moment où je vous parle Les éloignements Ça a été 700 personnes
700 personnes
A la même période L'an passé On était à 450 personnes Qui avaient été éloignées Donc c'est une progression Significative C'est une progression 60% C'est significatif Cela étant Cela étant Par rapport au nombre De mesures d'éloignement Que nous prenons Ça reste insuffisant On exécute 10% On exécute Sur Paris On exécute à peu près 10%
Vous en avez dit Ce qui sont appliqués
Voilà Donc c'est quand même Une difficulté Et donc il faut absolument Que l'on poursuive Que l'on poursuive Donc je parle Des éloignements forcés Je parle des éloignements contraints
Vous estimez Qu'il y en a quelques-uns Qui repartent d'eux-mêmes ?
Ah non mais vous On ne peut pas Actuellement On ne peut pas éloigner L'ensemble des personnes Qui bénéficient de QTF Pour plusieurs raisons Il y a plusieurs raisons
Lesquelles ?
D'abord Il y a le problème Évidemment des places en CRA Il y a un programme Centre de rétention administrative Centre de rétention administrative Il y a un programme Qui a été annoncé Par le ministre de l'Intérieur Bruno Rotaillot Qui était aussi porté Par le précédent gouvernement Donc il faut faire des efforts Évidemment là-dessus Et puis on a des problèmes aussi Beaucoup de problèmes Trop de problèmes Pour obtenir des laissés-passés consulaires C'est-à-dire Il ne faut pas que Vous ne pouvez pas envoyer
On n'envoie pas
Sans l'accord d'un pays Un étranger Dans son pays d'origine Dans le pays dont il a la nationalité Ça n'est pas possible Il faut obtenir un laissé-passer Et c'est compliqué Avec certains pays D'où les annonces Faites par le ministre de l'Intérieur Bruno Rotaillot D'avoir des accords bilatéraux Avec un certain nombre de pays Mais qui soient des accords bilatéraux Qui prévoient une forme de réciprocité C'est-à-dire éventuellement Quand ces laissés-passés Ne sont pas délivrés D'avoir un certain nombre De sanctions J'ose le mot J'ouvre les guillemets C'est-à-dire Moins de visas attribués Peut-être moins d'aide au développement
Que ce soit donnant-donnant
Des restrictions douanières Plus importantes Voilà Que ce soit donnant-donnant Mais pour nous C'est extrêmement important Parce que quand on n'obtient pas
Vous avez besoin de cet outil-là
Quand on n'obtient pas Les laissés-passés Concrètement Ça veut dire que Les personnes que nous mettons En centre de rétention administrative En vue d'un éloignement Dans l'attente Donc de cet éloignement Et de cette délivrance Du laissé-passé Ils restent en cras Et ils embolisent les places C'est-à-dire qu'on ne peut plus Placer d'autres personnes en cras Et c'est quand même une difficulté Et donc il nous faut fluidifier La gestion des centres de rétention administrative
C'est un appel que vous lancez aussi Aux politiques Parce que ça se joue Au niveau diplomatique
Non c'est pas un appel Je crois que Bruno Rotaillot A été très clair Il a fait des annonces En ce sens Très fortes Qui vont permettre évidemment Si on obtient plus d'accords Si on obtient plus de laisser passer On va fluidifier Le passage dans les centres De rétention administrative C'est une des clés C'est une des clés C'est pas la seule C'est pas la seule Il y en a d'autres Bon après Vous savez actuellement La politique qui est menée C'est de plutôt placer En centre de rétention administrative Ceux des étrangers En situation irrégulière Qui sont frappés D'une obligation De quitter le territoire Qui sont les plus dangereux Parce qu'ils ont commis Par le passé
C'est comment on estime La dangerosité
C'est ce qu'on dit Dans le jargon policier C'est le pédigré C'est le CV de l'individu Parce qu'il a été connu Pour plusieurs faits Des faits graves Et ces personnes-là Nous les plaçons Prioritairement En centre de rétention administrative D'où la mesure Qu'a proposée Bruno Rotaillot Et vous m'en parliez Donc je réponds à votre question De l'allongement évidemment De la durée de placement
Donc il faut à la fois fluidifier
Fluidifier Et allonger la durée Ça peut paraître paradoxal Mais ça veut dire Qu'au moins des individus Qui sont dangereux Restent en cas Qui sont dangereux
Qui sont considérés Comme potentiellement dangereux Qui sont considérés
Parce qu'ils ont commis Un certain nombre d'infractions graves Qui puissent rester en crâne Plus longtemps Que les 90 jours actuels
Plus longtemps Plus de ternoders C'est-à-dire Que ce soit plus fluide Et davantage de places Aujourd'hui Laurent Nunez Vous disposez de combien De places en Ile-de-France ?
Aujourd'hui Donc en Ile-de-France Nous avons 550 places Pour toute la région Ile-de-France
Et vous avez combien d'OQTF ?
Et nous avons On prend En moyenne On prend Un millier d'OQTF Oui donc Le compte n'y est pas Non le compte n'y est pas Non pardon On exécute un millier d'OQTF On exécute un millier Et on peut aller jusqu'à Plusieurs milliers d'OQTF Qui sont prises Donc effectivement Le compte n'y est pas Mais si on arrive Tout ça c'est sur une année Si on arrive à fluidifier Les passages en crâne Il y aura forcément Des améliorations significatives
Vous estimez qu'il l'a faut Vous aurez besoin Vous avez besoin D'avoir les moyens Que vous donnerait Une nouvelle loi immigration ?
Écoutez Les mesures dont on parle Pour l'éloignement Des étrangers En situation irrégulière Notamment pour ceux Qui commettent des délits Tout ce qui facilite L'éloignement de ces étrangers Est une bonne chose Et je crois parler au nom De l'ensemble des préfets De France Pour qui C'est un sujet important Il y a un pilotage très fin Que le ministre de l'Intérieur Bruno Rotailleau Nous a demandé D'accentuer Il y a un pilotage très fin Qui est fait Et c'est la possibilité De mieux reconduire Dans leur pays Des individus en situation régulière Qui font l'objet d'OQTF Toutes les mesures Sont les bienvenues Et à nous aussi De jouer sur les leviers Qui sont en notre possession En l'état actuel du droit Aussi évidemment
Laurent Nunez J'ai encore beaucoup de questions A vous poser Vous qui êtes préfet De police de Paris Sur l'état de la menace terroriste Sur le narcotrafic Une question d'abord aussi Sur l'événement Le match France-Israël Qui aura lieu le 14 novembre Au Stade de France Est-ce que c'est un événement Que vous allez placer Sous haute surveillance ?
Ah oui oui Très haute surveillance Dans le contexte géopolitique actuel C'est un match à haut risque Évidemment Mais qui se jouera Dans des conditions normales Donc Il en a été Ainsi décidé Donc le match Aura bien lieu Au Stade de France Comme prévu Dans des conditions normales
Et ça veut dire que vous Vous allez devoir Il y aura
On en a parlé Avec le ministre de l'Intérieur Bruno Rotaillot Comme vous l'imaginez Il y aura un dispositif De sécurité Extrêmement renforcé Qui sera de très haut niveau A la fois évidemment Pour éviter des troubles A l'extérieur de l'enceinte Et puis Pour nous assurer Que les personnes Rentrent en toute sécurité Il y aura évidemment Des fouilles importantes Et puis surtout Un gros dispositif de sécurité A l'extérieur Et à l'intérieur du stade
Et à l'intérieur du stade Et ça c'est
Ça sera vu avec La Fédération française de football On y travaille avec eux C'est pas habituel D'être à l'intérieur du stade C'est pas habituel On travaille avec La Fédération française de football Parce que ce match Est un match à haut risque On intervient à l'intérieur D'un stade Quand on est requis Par l'organisateur La Fédération française de football Mais évidemment Que dans le dispositif Que je suis en train de préparer Et que je présenterai au ministre Évidemment que je me prépare A toutes les hypothèses Dont celle d'avoir A entrer à l'intérieur Pour éviter des incidents Voilà Mais il y aura Un très haut niveau De sécurité Et tout se passera bien
Quel est l'état De la menace terroriste Aujourd'hui Laurent Nunez ?
L'état de la menace terroriste Il reste très élevé A fortiori Dans le contexte géopolitique Qu'on connait Avec des organisations terroristes Comme l'État islamique Al-Qaïda Dont la propagande S'appuie sur Ce contexte-là Pour inciter Un certain nombre D'individus A passer à l'action Donc voilà Le contexte Fait que la menace terroriste Est très élevée Ce qui fait qu'on déploie Des dispositifs D'abord les services De renseignement Font un travail Formidable Je vous rappelais Que trois attentats Dirigés contre les Jeux Les Jeux olympiques Ont été déjoués Les services de renseignement Font un travail Formidable Et le ministre de l'Intérieur Monsieur Rottel Demande De déployer aussi Des dispositifs De sécurité Notamment sur Un certain nombre De sites Plus sensibles Que d'autres Comme les synagogues Les écoles juives Mais pas que C'est tous les lieux De grands rassemblements De personnes Donc on densifie La présence de voix publiques Pour assurer une meilleure protection
Et je précise d'ailleurs Laurent Nunez Que aujourd'hui Vous êtes préfet de police De Paris Mais que vous avez Été aussi Coordinateur national Du renseignement Et de la lutte Contre le terrorisme Laurent Nunez La question du narcotrafic Le nouveau ministre de l'Intérieur A dit en faire une priorité Sur tout le territoire français Mais on sait que la région Ile-de-France Et la région de Marseille Sont deux régions Particulièrement touchées Pendant longtemps Et je me souviens Vous avoir plusieurs fois Reçu sur cette question-là Le krach à Paris Faisait la une Aujourd'hui Il y a tant de une à faire Qu'on ne fait pas forcément Celle-là Mais je voudrais quand même Faire un point avec vous Aujourd'hui là-dessus Où est-ce qu'on en est Du krach à Paris ?
Alors le krach à Paris Je vous parlerai Du trafic de stup D'une manière générale Le krach c'est un produit Qui est un dérivé De la cocaïne Qui s'était beaucoup implanté Dans le nord-est parisien Qui est toujours présent Dans le nord-est parisien Même si on a démantelé Le campement Le fameux campement De Forceval En 2022 Donc on continue à lutter Contre surtout les trafiquants Donc on interpelle Plusieurs centaines de trafiquants Chaque année Ce chiffre ne cesse d'augmenter Trafiquants de krach Et le nombre de consommateurs Qui errent sur l'espace public Dans le nord-est parisien A diminué Maintenant il subsiste Quelques dizaines de consommateurs Qui cherchent Quelques dizaines de consommateurs Mais qui créent énormément de nuisances Ce sont des personnes Qui sont malades Les personnes qui sont Addictes au krach Sont dans grande détresse Et j'ai envie de vous dire C'est évidemment Les policiers restent très mobilisés Sur ce sujet Il n'y a plus qu'en Forceval On interpelle Les trafiquants Et voilà C'est un problème maintenant De santé publique Nous on continue À être évidemment très présent Parce que ces consommateurs Créent des nuisances Pour les riverains On ne lâchera pas les riverains On continue à être présent Sur le terrain Et je considère Que pour la partie Qui est la partie répressive C'est-à-dire la mienne Et celle de la procureure De la République de Paris On a quand même bien avancé Sur ce sujet Après il y a le trafic de stupes D'une manière générale C'est ce que le ministre Le ministre pensait évidemment Plutôt Le trafic de krach Ce sont des micro-trafiques Très pénalisant pour les gens Ce sont des micro-trafiques Là le ministre vise Le narcotrafic C'est-à-dire le trafic de masse En matière de stupes On a d'excellents résultats Il faut aussi le dire On a lancé des dispositifs Place net Quand vous avez demandé De lancer Gérald Darmanin Moi sur ma zone de compétence Qui est toute l'agglomération parisienne On est en affaire En affaire de stupes Que ce soit Une brigade anti-criminalité
Mais est-ce que c'est proportionnel A la hausse du trafic ?
On a des brigades anti-criminalité Qui font un travail remarquable Qui vont interpeller des dealers Dans les quartiers Sur les territoires Jusqu'aux gros réseaux Qui sont démantelés Le ministre nous a fait l'honneur De venir à la brigade Au service départemental De la police judiciaire Des Hauts-de-Seine Il y a 48 heures 72 heures Où un gros trafic A été démantelé Au total Moi depuis le début de l'année On a eu 50 000 affaires 50 000 affaires Donc c'est plus 7% Les mis en cause On en a eu 44 000 C'est plus 14,5% N'empêche que Le trafic continue D'engrainer la vie des gens Et donc Le ministre de l'Intérieur Bruno Rotailleux Nous a demandé Enfin réfléchir Il nous a demandé de réfléchir A un plan qui Tape le trafic à la tête C'est-à-dire essayer D'être beaucoup plus efficace Contre les têtes de réseau Et notamment Notamment les taper au portefeuille Être plus efficace Dans les saisies Peut-être développer Des outils nouveaux Qui demanderont Ce qu'on passe par une loi Comme avoir un vrai statut Pour les repentis Avoir un vrai statut Pour les traitants De sources On a besoin de sources Pour lutter contre le trafic De stupéfiants Pour pouvoir mener vos enquêtes Ce sont des policiers
Et tirer le fil jusqu'au bout
Absolument Et donc On travaillera Très probablement Sous l'autorité du ministre Un nouveau plan stupé Mais pour les stupés On ne cesse de progresser Mais maintenant Il faut vraiment taper Le trafic à la tête Ce plan stupé
Ça flash sur le périph Ça fait une semaine Que c'est passé aux impenses
Oui depuis vendredi dernier On a nos 12 radars Qui sont
Et c'est à peu près suivi Vous avez l'impression Les nouvelles normes de sécurité
Oui oui Pour l'instant Sur une mesure Qui relève uniquement Je le redis De la compétence De la ville de Paris
Et on sait bien Laurent Nunez Préfet de police de Paris Merci à vous D'être venu répondre A mes nombreuses questions Ce matin 8h53 Sur RMC BFM TV
Laurent Nuñez