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interviewSud Radio (sur YouTube)· 13 octobre 2025 7 min

Papin aux PME, Geffray à l'Éducation : les politiques désavouées ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Le grand matin Sud Radio 7h10h, Patrick Roger. Il est 7h11 Une ouverture des personnalités de la société civile dans ce nouveau gouvernement. Il y en a plusieurs h précisément dont de de dont on va parler en fait à l'instant.

Serge Papin, l'ancien patron des Superrues qui est lui ministre des PME et puis un autre beaucoup plus discret qui travaille depuis un certain temps à l'éducation nationale des RH et cetera. Il s'occupait de beaucoup de beaucoup de choses. Il a travaillé aussi avec François Baou, c'est Édouard Jeffrey.

Alors, deux réactions à chaud dans les dans les deux secteurs avec dans un instant euh Jean-Rémy Girard qui est président du syndicat national des lycées et collèges pour savoir ce qu'il pensent de Édouard Jeffrey et dans un premier temps à un patron aussi Julien Leclerc un chef d'entreprise auteur de recherche désespérément salarié sur Serge Serge Papin j'allais dire patron. Bah oui, quasiment patron. Ministre des PME.

Bonjour Julien Lecler. Bonjour Patrick. Bonjour à tous.

Bon qu'est-ce que vous en pensez ? Un patron c'est une bonne idée ou pas ? Oui bien sûr.

De toute façon, à chaque fois qu'il y a une ouverture de la à la société civile, on je trouve que c'est une bonne idée parce que ça veut dire que c'est des gens qui viennent pas du même serrail, pas forcément des très grandes écoles. Euh donc c'est un mélange des genres qui va plutôt bien. Puis là en plus il y a un casting intéressant parce que c'est un patron atypique.

Oui, c'est vrai. Ouais. C'est quelqu'un qui a démarré manutenentionnaire, donc il sait ce que c'est que que trimer, il connaît l'entreprise, il connaît le terrain et puis et puis c'est un patron qui est assez progressiste hein, qui est qui est réputé pour ça, qui est vraiment engagé sur les sujets sociaux, sur les sujets environnementaux.

Il gérait une structure coopérative, donc a priori sa ce que c'est que faire un compromis, ce qui est pas trop mal en ce moment. Oui. Euh et à qui on a reproché, c'est assez marrant d'être un idéaliste, ce qui ça aussi c'est pas mal.

Ça veut dire qu'il a des idées. Je trouve que vu le contexte, c'est plutôt bien aussi qu'il a quelqu'un qui a des idées. Bon, reste à savoir s'il pourra tout mettre en œuvre, mais vous vous appréciez plutôt quoi, de d'avoir quelqu'un qui ne vient pas des sphères technocratiques mais du terrain quoi hein.

Julien le il leur faut mais c'est le mélange qui est intéressant quoi. C'est c'est souvent on peut leur reprocher, ils viennent tous des mêmes écoles, ils ont tous les mêmes cursus, ils se connaissent depuis très longtemps et et ça c'est pénible, on en veut plus quoi. d'avoir un mélange des genres et des gens qui connaissent le terrain enfin notamment sur le sujet de l'entreprise, vous les entendez parfois parler de l'entreprise, ils ont jamais mis les pieds.

C'est hyper insupportable. Je fais une toute petite incise, vous allez en parler juste après. Moi je trouve que le hasard a voulu que j'ai travaillé avec Édouard Gefrey.

Ah bon ? D'accord. Quand il était Dégoo à l'éducation nationale et j'ai trouvé aussi de quelqu'un pour le coup très brillant.

Ouais. Et avec qui c'était assez facile de bosser. Voilà.

Je suis curieux de savoir ce que votre envie d'après dire. Restez avec nous. Jean-Rémy Girard, vous êtes président du syndicat national des lycées et collèges.

Bonjour. Bonjour. Bon, vous avez entendu la petite réflexion de Julien Lecler.

Il dit "Bon, j'ai travaillé avec lui. Euh, il était plutôt assez facile à travailler. Alors, c'est un diplômé de science pot au fonctionnaires, bon connaisseur de l'éducation nationale.

Il a été DRH au ministère de l'éducation nationale avant d'être le directeur général de l'enseignement scolaire, le numéro 2 du ministère. Comment vous réagissez à chaud vous à cette nomination ? Bon alors ça fait le xe ministre de l'éducation nationale donc c'est déjà compliqué de réagir à chaud.

Oui, c'est vrai parce que on les voit on les voit défiler. Euh on n' pas le temps de s'attacher, j'ai envie de vous dire. Euh alors bon, au moins celui-là, on le connaît.

C'est c'est une différence par rapport au précédent qui avait quand même pas grand lien pour beaucoup d'entre eux avec l'éducation. Lui lui connaît les dossiers. Euh alors c'est pas euh c'est le seul directeur général de l'enseignement scolaire qui n'a pas été enseignant hein de ces 40 dernières années.

On n'est pas sur un profil euh de la maison. Ouais. J'ai envie de dire.

Humainement c'est quelqu'un avec qui effectivement euh on peut euh on peut discuter. Maintenant quelle marche de manœuvre il va avoir quel poids politique aussi hein sur des arbitrages budgétaires. He c'est quand même très important pour l'éducation nationale de savoir à quelle sauce on va être mangé dans le prochain budget.

Donc s'il reste, j'ai envie de vous dire euh on pourra dialoguer. Je sais pas s'il y aura grand-chose sur la table pour autant. Ouais.

Bon non mais c'est vrai dans les deux cas de figure c'est sil reste si ce gouvernement tient ce qui est pas du tout garanti. Mais si vous avez tous les deux si vous aviez une priorité à demander à à chaque chaque ministre vous Jeanmi Girard au ministre de l'éducation à à Édouard Jeffrey ce serait quoi ? Ah bah c'est des mesures pour stopper euh la crise d'attractivité euh du ministère.

Donc c'est des mesures de revalorisation de salaires et de conditions de travail. On narrive plus à recruter des des enseignants ou des ou des accompagnants d'élèves en situation de handicap. Aujourd'hui, on est en crise donc il faut résorber cette crise.

On n prend pas le chemin avec les discussions budgétaires qu'on risque d'avoir. Ouais. Ouais.

Ça c'est ça c'est bien vrai. Julien Lecler de votre côté de la part de Serge Papin, vous attendez quoi ? Ministre des PME hein.

Éviter tous les clichés. C'est qu'à chaque fois qu'on parlera d'entreprise, rappelez que le tissu économique français, il est composé à 99 % de TPE, de PME de petites boîtes. H c'est si j'attends une chose d'un ministre, c'est que il évite toutes les portes ouvertes stupides qu'on plus lieu d'être, quoi.

Donc voilà, on évite les clichés. Maintenant, vous avez raison d'en parler à 7h du matin parce que peut-être qu'à 10h, ils sont plus là. Alors, non, quand même pas.

Je pense qu'ils seront encore là cet après-midi. Je ne sais pas si en revanche il il un grand optimiste. Non, non, mais bon, non, mais il va y avoir quand même une passation de pouvoir.

Alors, vous avez vu hein, 100 micro et cetera, ça va être quelque chose de de très sobre, très rapide. Peut-être un peu comme leur passage au au gouvernement. Euh déjà l'une des premières choses, c'est qu'il a fallu euh les convaincre euh pour venir sur un gouvernement qui est très fragile, quoi.

Donc ils ont accepté euh cette mission. Euh bah on va leur laisser le bénéfice de euh pas du doute comme on dit dans les dans les procès, mais le bénéfice de cette nomination et puis de cette de cet espoir. Merci en tout cas à tous les deux d'avoir été avec nous ce matin pour commenter donc ce nouveau gouvernement.

En tout cas, ces deux personnalités de la société civile, je rappelle qu'il y en a quelques autres, hein, comme le préfet de police de Paris, Laurent Nounz, qui a été nommé à l'intérieur ou encore l'ancien patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou qui lui devient ministre du travail. Ah.

Papin aux PME, Geffray à l'Éducation : les politiques désavouées ? — Édouard Geffray · Pourquijevote