Bompard : "Louis Boyard n'est pas coupable d'avoir reçu des insultes"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Manuel Montparnasse, vous allez dire que je continue dans les polémiques, mais là alors là pour le coup cette polémique est devenue une polémique face à la justice puisqu'il y a des plaintes entre Cyril Hanouna et Louis Boyard député la France insoumise clash et injure sur le plateau de touche pas à mon poste et il porte désormais donc plainte l'un contre l'autre. Louis Boyard porte plainte contre Cyril Hanouna pour diffamation. Cyril Hanouna porte plainte contre Louis Boyard pour injure publique.
Comment vous vous êtes retrouvés dans cette ? On a quand même l'impression que ça fait un bon bout de temps que vous êtes la roseur à vos trousses. Non attendez Apolline de Malherbe s'il vous plaît, c'est pas un clash, c'est pas des injures réciproques, c'est pas ça qui s'est produit sur ce plateau.
Ce qui s'est produit sur ce plateau, c'est que vous aviez un député de la France insoumise en l'occurrence, mais ça aurait été un autre député, ce serait la même question qui est venu sur ce plateau qui a eu pour tort de critiquer les activités de Monsieur Bolloré en Afrique sur propriétaire de la chaîne C8 sur laquelle l'émission a lieu. Et Monsieur Hanouna a complètement perdu ses moyens, a complètement perdu son calme et son sang-froid et s'est mis à insulter Monsieur Boyard. Donc nous allons pas commencer à expliquer que Louis Boyard est coupable d'avoir reçu des insultes de la part de Monsieur Hanouna. dis pas qu'il est coupable.
Je dis que il y a quand même des liens très forts et depuis toujours entre certains de vos députés euh Mais il y a pas de lien. Louis Boyard non mais Louis Boyard comme Raquel Garrido ont été chroniqueurs pour Touche pas à mon poste. Ils connaissent intimement enfin je veux dire professionnellement régulièrement.
Non mais est-ce que est-ce que ça vous le ? Est-ce que vous vous dites bon là on se retrouve dans ce truc qui ? votre logique et je n'entrerai pas dans cette logique. simplement Alors on va pas on va pas se chamailler tous les deux.
On va répondre à la question. Premièrement, il est inacceptable qu'un élu de la République quel que soit son étiquette politique soit insulté sur un plateau de télévision. C'est le premier point.
Quel que soit ce qui s'est passé avant, quel que soit ce qui se passera après, c'est inacceptable. Deuxièmement, quand on va sur une chaîne de télévision, on a le droit de dire ce qu'on veut. On a le droit de critiquer le patron de la chaîne.
On a le droit de dire que ses activités en Afrique ne sont pas acceptables. Troisièmement, ça pose une question qui est la question de l'hyper concentration des médias. Quand vous avez 90 % des médias qui sont possédés par neuf personnes, ça pose un problème démocratique quand on voit l'importance qu'ont les médias dans notre vie publique et notre vie démocratique.
Maintenant, aller reprocher aller reprocher à monsieur Boyard d'avoir travaillé pour cette émission et comme si le fait qu'il avait été payé parce qu'il a travaillé pour cette émission devait l'empêcher ensuite de critiquer le patron de cette chaîne une vision politique dans laquelle je ne me retrouverai jamais. C'est comme si vous dites au salarié d'une entreprise qu'il n'a pas le droit de critiquer son patron. Bah si, on a le droit de critiquer son patron même quand on est salarié d'une entreprise.
Pour le reste, j'ai compris la question que vous allez me poser. Est-ce qu'on va continuer à y aller ou ? Ce n'est pas et et ce n'est pas à la France insoumise de de de de prendre sur sur nous le fait de ne pas aller dans cette émission.
Je rappelle que quand une émission dispose d'un canal de diffusion, il est il a une convention une convention avec l'Arcom. pause. En tout cas, vous n'avez pas vous ne vous êtes pas dit collectivement on y va pas quoi.
Nous avons saisi l'Arcom parce qu'il y a des règles. On fait pas le l'ancien l'ancien CSA, voilà, parce qu'il y a des règles dans une émission politique et dans une émission de manière générale et que ces règles, elles doivent être appliquées et ça peut pas être si les règles ne sont pas appliquées, vous allez pas y aller. C'est pas le sujet.
Le sujet, c'est que les règles doivent s'appliquer. Donc l'Arcom doit signaler sur la chaîne C8. Mais partout.
Mais mais quand même Jean-Luc Mélenchon hier qui a été épargné et même plus qu'épargné hein par Cyril Hanouna qui a rappelé Jean-Luc Mélenchon c'est le premier à être venu dans notre émission et Jean-Luc Mélenchon qui à la même heure à Clermont-Ferrand en meeting disait je refuse de jeter la pierre à Hanouna. Il parle plus franc que les autres, il ne s'est pas entortillé dans les dentelles, ses propos comme les autres. Bah oui, bah là vous prenez une partie de la citation.
Jean-Luc Mélenchon, il a aussi dit qu'il était inacceptable d'insulter un élu de la République. Et ensuite effectivement ce qu'il dit, c'est que monsieur Hanouna, l'avantage c'est qu'il met pas les formes et donc ce qui s'est passé sur le plateau de C8, ça révélé au grand jour les liens qui peuvent exister entre un certain nombre de puissances financières et le contenu éditorial des médias. Et quand on voit la place qu'ont les médias dans la vie démocratique de notre pays, c'est un problème que 90 % des médias soient détenus par ces 9 milliardaires.
Est-ce que vous allez proposer une ? Parce que c'est vrai qu'on parle beaucoup de vos de vos polémiques, de vos esclandres, des des mais mais c'est vrai que sur le fond, en terme de proposition de loi, est-ce que par exemple sur cette question-là, vous allez en tirer les ? Alors oui, alors Alors nous avons ce qu'on appelle notre niche parlementaire le 24 novembre.
La niche parlementaire pour ceux qui nous écoutent, c'est le moment où un groupe politique peut mettre à l'ordre du jour un certain nombre de textes de loi. Dans cette niche parlementaire, nous allons déposer une proposition de loi pour le SMIC à 1600 euros pour donner un exemple, mais nous allons aussi déposer une proposition de loi d'une loi anti-concentration dans les médias pour faire en sorte qu'il ne puisse plus y avoir des situations de monopole qui font que l'ensemble quasiment l'ensemble des médias sont détenus par une toute petite minorité. Vous allez donc provoquer le débat y compris dans l'hémicycle sur cette question-là et ce sera le 24 novembre.
Le 24 novembre.
Manuel Bompard