L'intégrale du mercredi 1er octobre
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 1er octobre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Sébastien Lecornu poursuit ses consultations alors que le Parlement reprend ses travaux et qu'une nouvelle journée de mobilisation est prévue demain. Pourra-t-il résister à la pression de la rue et des oppositions ? On en parle dans une heure avec le sondeur Frédéric Dhabi et l'éditorialiste politique Françoise Degoy. Et que va faire le Rassemblement National ?
Dans une demi-heure, nous recevons le président délégué du groupe à l'Assemblée Nationale, Jean-Philippe Tanguy. On parlera également avec lui de la bataille des postes clés qui se jouent aujourd'hui et dont le RN pourrait être exclu. Emmanuel Macron est au Danemark. Aujourd'hui, le pays est visé par des incursions de drones. Faut-il s'en inquiéter ? La réponse de l'OTAN et de l'Union Européenne est-elle à la hauteur ? On pose la question au sénateur Jean-François Rapin, président de la Commission des Affaires Européennes, ici au Sénat. Et puis à la une de nos régions, nous parlerons des agressions dont sont de plus en plus victimes les pompiers à Rennes.
Ils sont désormais équipés de caméras piétons. Reportage à suivre. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Steve Jourdain. Et à la une de ce mercredi 1er octobre, c'est la rentrée au Parlement.
Oui, qui veut quoi ? C'est aujourd'hui que sont distribuées les très chères places pour le renouvellement du bureau de l'Assemblée Nationale. Également remise en jeu les très importantes présidences des commissions permanentes et notamment la commission des finances réservées à l'opposition. Ce mercredi, après 11 semaines en pause, le Parlement se remet en ordre de marche à quelques heures. Peut-être de l'annonce du nouveau gouvernement de Sébastien Locornu, le Premier ministre, qui doit prononcer son discours de politique générale la semaine prochaine.
Et demain, il y a une journée de mobilisation. Elle s'annonce moins suivie.
Deuxième journée de mobilisation à l'appel de l'intersyndicale. En cause, toujours les pistes d'économie budgétaire envisagées par l'exécutif pour l'année prochaine. Faible proportion de grévistes prévus dans l'éducation par rapport au 18 septembre. Trafic normal dans les TGV métro parisiens. Les choses devraient être plus compliquées dans les Transiliens et les RER. Enfin, côté SNCF, le trafic sera normal sur les TGV.
Il y a des changements ce 1er octobre et notamment le retour du leasing social.
Oui, vous savez, cette location avec option d'achat pour les véhicules électriques, ça avait été un franc succès l'année dernière. Eh bien, c'est reparti depuis hier. Bercy prévoit un dispositif destiné à financer 50 000 voitures électriques. Ça représente une enveloppe d'environ 370 millions d'euros. Autre changement ce 1er octobre, le retour de MaPrimeRénov' pour financer les travaux de rénovation de votre logement ou encore la revalorisation des APL de 1,04%.
Donald Trump pose un ultimatum au Hamas.
Le président américain qui a présenté lundi un plan pour mettre fin à la guerre à Gaza. Il inclut notamment un cessez-le-feu, la libération des otages et le déploiement d'une force internationale. Le gouvernement israélien a donné son accord. Donald Trump attend maintenant la réponse du Hamas. Écoutez.
Nous allons lui accorder environ 3 ou 4 jours. Nous verrons comment cela se passe. Tous les pays arabes ont signé. Tous les pays musulmans ont signé. Israël a signé. Nous attendons juste le Hamas qui va soit accepter, soit refuser. Et si c'est le cas, cela aura une issue très triste.
Et les Etats-Unis qui basculent dans le shutdown.
Gros camouflet pour Donald Trump qui échoue à trouver un accord entre républicains et démocrates pour trouver un compromis budgétaire pour la première fois depuis 2018. Les Etats-Unis sont officiellement en situation de shutdown après un ultime vote du Sénat cette nuit. Le gouvernement fédéral a donc cessé de fonctionner. Quelques 750 000 fonctionnaires sont mis au chômage technique. Le dernier shutdown avait duré 35 jours. C'était déjà sous Donald Trump, Orianne.
Merci Steve. On va revenir sur ces actualités avec vous. Bonjour Jean-François Rappin. Merci beaucoup d'être notre invité sénateur. LR du Pas-de-Calais, vous présidez ici la Commission des Affaires européennes. On le disait, on va revenir sur ces titres. Mais d'abord, on va regarder ensemble trois unes de la presse régionale qu'on a sélectionnées. La première une, c'est celle de la dépêche Gaza. Le plan Trump peut-il marcher ? Donald Trump qui, on l'a dit, a présenté un plan pour mettre fin à la guerre à Gaza. Une initiative qui reste suspendue à la réponse du Hamas et aux divisions internes en Israël. La deuxième une, c'est celle du Télégramme. Et si votre salaire net augmentait ?
Ça fait partie des pistes de Matignon qui pourraient passer par la baisse de la CSG. Se pose la question du financement de ces mesures. Et puis la dernière une, c'est l'Est républicain. Les Restos du Coeur, l'appel à l'aide, l'association qui va distribuer des millions de repas dans les prochains mois. Mais la situation inquiète, car la pauvreté ne cesse de croître. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?
On pourrait parler des trois, comme d'habitude, des unes très importantes. Je pense qu'en la situation actuelle, et attendant peut-être les positions du Premier ministre et puis du Parlement sur le budget, qui concernent à la fois le salaire et peut-être les aides aux plus démunis, je crois que la politique internationale est essentielle en ce moment, est très importante en ce moment. Et le plan Trump qui a été posé hier est vraiment un sujet dont on attend avec impatience un retour du Hamas. L'essentiel étant que les otages soient libérés. C'est peut-être le premier élément.
Mais vous pensez que le Hamas peut dire oui à ce plan ?
Je ne sais pas. Il a dit non à beaucoup de plans. Maintenant, c'est dans la responsabilité propre des dirigeants du Hamas d'accepter cette proposition, qui est une proposition parmi d'autres, qui ont déjà été faites. Mais je crois que l'essentiel, au-delà des propositions qui sont faites, c'est le retour des otages. C'est essentiel que cette guerre s'arrête. Bien sûr, il y a des éléments déclencheurs qu'on n'oubliera jamais. Je pense au mois d'octobre, qui a été sombre pour Israël. Mais il faut savoir aussi, à un moment, s'arrêter. Je crois que c'est essentiel. On ne peut pas assister, nous, à distance, comme on assiste aussi à la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
On ne peut pas assister à distance à des si grands drames. Donc, moi, je pense que, j'espère, je croise les doigts pour que ce conflit s'arrête. Il est important que les otages, bien sûr, et c'est essentiel, puissent revenir. Mais aussi, et je l'ai entendu de la part d'Israéliens, certaines dépouilles, parce qu'ils savent très bien que certains sont morts aussi. Mais ils veulent récupérer les corps de ceux qui sont morts. Je crois que c'est essentiel pour pouvoir faire un deuil et peut-être, non pas tourner la page, mais marquer le passé en se disant qu'il y a aussi un avenir.
On va passer à l'actualité nationale et c'est jour de rentrée. Aujourd'hui, pour le Parlement, et pendant ce temps, Sébastien Lecornu consulte encore et encore après trois semaines. Est-ce qu'il n'est pas le temps d'annoncer une feuille de route et un gouvernement, il traîne trop ?
Non, je pense que dans la situation telle qu'elle est, le fait de la précipitation n'est sûrement pas bon. Il a une méthode qui a été celle peut-être de s'isoler pour pouvoir rencontrer tranquillement les uns et les autres.
Mais c'est la bonne méthode ou ça cache plutôt une absence de stratégie et de perspective ?
Je vous le dirais, si sa copie budgétaire est acceptée par le Parlement, même si elle doit être modifiée. D'ailleurs, il l'a dit, le budget sera dans les mains du Parlement et ici au Sénat, on se prépare justement à travailler au mieux cette copie. Donc je vous dirais, si sa méthode a été bonne, une fois que tout ça sera arrivé. Pour l'instant, on a très peu d'informations sur sa copie budgétaire. Les commentaires qui sont faits par les uns et les autres font penser qu'il a encore ça en lui et qu'il dévoilera, probablement lors de sa déclaration de politique générale, les grandes lignes qu'il souhaite engager.
Devant les membres du Socle commun, il s'est dit ouvert un débat sur la justice fiscale. Est-ce que vous, LR, vous êtes prêts à accepter une taxation des plus riches, une taxation des plus grandes entreprises ?
Pour l'instant, nous, ce qui est une ligne rouge, alors je n'aime pas tellement ce terme parce que ça veut dire qu'on ne négocie plus rien et on ne discute plus rien, mais il est clair que le matraquage fiscal, c'est fini. Donc, il faut faire très attention.
Mais quand le matraquage fiscal est taxé les plus hauts revenus,
il y a un peu de marge, il n'y a pas une négociation possible ? Le Premier ministre a dit qu'il y aurait des plus et des moins. Donc, il faut voir quels seront les plus et les moins. Moi, je ne les ai pas encore en main. J'en ai discuté hier avec Christine Lavarde ou Jean-François Husson. Je n'ai pas, on n'a pas encore d'éléments qui… Enfin, on est toujours attentif quand on nous dit qu'il y a des plus et des moins. Ça veut dire qu'il y a des gens qui vont en pâtir et puis d'autres qui vont en bénéficier. Donc, si on trouve un équilibre coordonné entre le Parlement et le gouvernement, ça peut être intéressant.
Mais dans l'esprit aujourd'hui des LR, c'est qu'on stoppe toute fiscalité qui créerait de nouveau une discorde.
Pour tout le monde, y compris pour les très hauts revenus. Pour tout le monde. Est-ce que, quand vous avez lu l'interview du Parisien de Sébastien Lecornu, vous vous êtes dit qu'il ferme trop de portes à la gauche ? Ou est-ce que vous dites que ce n'est pas avec la gauche qu'il faut négocier ?
Nous, c'est clair. Chez LR, ça a été dit.
Donc, il vaut mieux quoi, miser sur l'abstention du RN plutôt que sur une non-censure des socialistes ?
Peut-être. C'est peut-être une façon d'obtenir une non-censure. Mais voilà. Au Premier ministre, de trouver avec le Parti socialiste les éléments qui feront qu'il y a une non-censure. Moi, je préfère une non-censure large, qui soit adoptée, plutôt que des votes à quelques voix près, parce que ça fragilise toujours le gouvernement. Donc, voilà. Moi, je souhaite que Sébastien Lecornu réussisse.
Et que VLR reste au gouvernement ?
C'est ce qui est convenu pour l'instant. Mais comme l'avait dit Bruno Rotaillot, notre président de Parti, rien n'était écrit. C'est-à-dire que c'est jusqu'au bout que se décideront les engagements.
Mais là, qu'est-ce que vous dites Bruno Rotaillot ? Il est plutôt parti pour rester ?
Ce n'est pas, on l'a tout à l'heure en visio.
– Et vous ne savez pas si…
– Donc, non, mais c'est un bon ministre de l'Intérieur. J'espère qu'il pourra rester aux côtés du Premier ministre pour continuer à assumer sa fonction. On a des gros enjeux, vous le savez, sur l'immigration. Il doit être présent. En tout cas, moi, j'ai entièrement confiance en lui.
– Demain, il y a une nouvelle journée de mobilisation. Alors, pour le moment, elle s'annonce moins suivie que les précédentes, que la précédente, en tout cas, du 18 septembre. Est-ce que quand même Sébastien Lecornu, il est sous pression de la rue ?
– Pour l'instant, il n'en montre pas les signes. Puisqu'il a travaillé depuis Matignon, il a consulté les syndicats, les groupes politiques. Pour l'instant, il ne me semble pas sous pression de la rue. Vous le disiez, le mouvement semble s'étioler un petit peu. On va voir. Parce que je pense que les Français sont comme moi. Enfin, je suis comme eux ou je suis comme eux. – Et vous les rencontrez, notamment dans votre département. – Qu'est-ce qu'ils vous disent pour moi, c'est exclure cette colère ? – Et on ressent qu'ils n'aiment pas le chaos. Le chaos, pour eux, c'est à exclure. Le chaos, ça veut dire pas de budget, ça veut dire…
Et finalement, l'avenir des hommes ou des femmes politiques qui gouvernent ou qui ne gouvernent pas, je pense que les Français, ça ne les intéresse pas. Ce qui les intéresse, c'est leur vie au quotidien. Quel est l'impact d'une décision sur leur vie au quotidien, quel que soit celui qu'ils apprennent. Alors on dit aujourd'hui, la France est plus à droite. Oui, oui, dans le schéma électoral, on la rencontre. Mais je rencontre très bien des gens de droite qui me disent quand est-ce que vous allez penser à nous et puis essayer de trouver une stabilité dans le pays. L'instabilité a toujours été mauvaise.
Elle est mauvaise au plan économique, elle est mauvaise au plan politique, elle est très mauvaise au plan social, on le sait très bien. Et puis au plan sociétal aussi.
Un dernier mot sur cette rentrée parlementaire. Elle va être un peu plus agitée du côté de l'Assemblée puisque se joue la répartition des postes. Est-ce que vous souhaitez que les Républicains votent pour que le Rassemblement national revienne au bureau de l'Assemblée et réobtienne des postes faits ?
Écoutez, moi je ne rentre pas… Comme nous le disent souvent les députés, les sénateurs sont les sénateurs, les députés sont les députés.
Mais sur le principe, est-ce que vous trouvez ça normal que le Rassemblement national figure au bureau de l'Assemblée ?
Écoutez, ils ont un nombre de députés conséquent. Voilà, ils représentent une grande partie des Français. Moi je pense qu'on ne peut exclure personne dès lors qu'il est élu de la République. Sinon on va contre tous les principes républicains.
C'est un nouveau week-end dramatique dans votre département. Les corps de quatre migrants ont été retrouvés sur les plages du Nord et du Pas-de-Calais, dont un dans la commune d'Equien-Plage. Et on va retrouver le maire Christian Fourcroix. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, maire sans étiquette, d'Equien-Plage. On parlait de ce nouveau drame sur votre commune. D'abord, quand on est élu, quand on est maire, comment on gère un drame pareil ?
Comment on gère avec nos propres moyens ?
Parce que disons qu'on est devant le fait accompli. Quand on récupère des cadavres sur la plage, ce n'est pas du tout réjouissant. Et c'est surtout aussi le problème que nous on a. Le gros problème qu'on a, c'est qu'ils ont pris l'habitude de se planquer dans la forêt des Cours. On a trois, quatre cents vivrants qui sont là, prêts en attente à partir vers la mer. Ils attendent le small boat pour partir. Vous dites, on gère avec les moyens qu'on a, monsieur le maire. Est-ce que ça veut dire que vous avez trop peu de moyens, trop peu de soutien de l'État ? Écoutez, lorsqu'il y a un drame comme ça, qu'est-ce qu'on fait ?
On ouvre les structures. Et puis, vous voyez, dimanche, on a récupéré le gamin. On se demande, le gamin, il est noyé, le gamin ? Ou il a été mis à l'eau ? Ou il a été écrasé dans le small boat ? On se pose quand même des questions. Ils sont là pendant trois, quatre heures. Tous les services, ils arrivent. Et puis, par exemple, dimanche matin, ils faisaient un temps idéal pour aller se promener. Vous avez la moitié des touristes qui s'en vont quand ils voient ça.
Donc, dans un sens, on est pénalisé, qu'on le veuille ou non. Tous les côtés, on est pénalisé.
Durant tout l'été, on a eu des small boats qui sont venus. Tout l'été, en pleine après-midi. Donc, c'est un spectacle, mais ce n'est pas un spectacle qui est réjouissant, vous savez. Parce que vous avez 80 migrants qui sont là, qui veulent partir en mer. Et vous avez trois gendarmes qui les retiennent, qui essaient de les retenir.
Alors, vous voyez, et parfois, quand ils ont leur bateau, le bateau, il est crevé. Il est crevé sur la plage quand ils ont leur bateau sur terre.
Alors, comment voulez-vous qu'ils ne réagissent pas, ces gens-là ? Et nous, on réagit aussi, mais bon, ça dure, ça dure, ça dure, ça dure.
Jean-François Rappin.
Oui, bonjour, Christian.
Oui, bonjour, Jean-François.
Je connais bien Christian Fourcroix, plutôt homme jovial. Je peux vous dire qu'il est très marqué. Je le vois sur son visage, il est très marqué. Comme il dit, c'est un problème qui dure, qui dure. Et le problème tel qu'il l'expose avec la répartition des forces de police sur les plages, chez nous, sur la côte d'Opal, c'est un vrai sujet. Sur les Hauts-de-France, il y a à peu près 200 kilomètres de côte. Avec les trois quarts de plages de sable, d'où peuvent partir des bateaux.
Donc, imaginez la façon dont les passeurs aujourd'hui s'organisent pour essayer de partir, ou quelquefois de lancer plusieurs départs, quelquefois même des faux départs, pour que les forces de police ou de gendarmerie se déplacent à un endroit et pour pouvoir permettre aux autres de partir. C'est vrai que les accalmies météorologiques, notamment dimanche, font qu'il y a des départs en quantité et partout. Les forces de police, les forces de gendarmerie ont été calibrées, je le pense et je l'espère suffisamment, en tout cas, le ministre de l'Intérieur, quand il s'est déplacé plusieurs fois sur la côte d'Opal, a pris des engagements.
Il en a repris récemment auprès de Mme le maire de Calais, qui est venue avec une délégation d'élus, en disant qu'on allait encore renforcer les forces. Mais finalement, je dis qu'à un certain moment, et Christian Fourcroix vient de nous le dire, c'est un peu un emplâtre sur une jambe de bois, c'est-à-dire qu'on constate l'effet du départ, mais on n'arrive pas à bloquer le départ en tant que tel. Donc, il faut vraiment une politique forte, alors à la front nationale, bien sûr, mais aussi européenne, sur la question de la migration.
La France ne peut pas être, en tout cas, la Manche et la mer du Nord ne peuvent pas être un cimetière pour les migrants, et la France ne peut pas accueillir toute la migration qui veut aller en Angleterre. Donc, on a une relation avec les Anglais qui doit être beaucoup plus ferme dans la discussion, bien sûr, dans la diplomatie, mais qui doit être beaucoup plus ferme.
– Il y a un accord franco-britannique qui est entré en vigueur ces jours-ci, qui prévoit le retour en France de migrants arrivés du Royaume-Uni à port de petits bateaux, en échange, justement, de l'envoi au Royaume-Uni de migrants. Le 1 pour 1, comme vous dites, est-ce que cet accord, il peut être une solution ? Est-ce qu'il peut dissuader les traversées ?
– Moi, je suis de principe que dès lors qu'une proposition est faite, il faut au moins l'engager et l'expertiser pour voir si elle fonctionne. Il faut dire qu'en ce moment, ça fonctionne moyennement. On n'a pas les flux d'échanges attendus. Donc, est-ce qu'il faut encore donner une chance à cette expérimentation ? Oui, peut-être, mais on se rend bien compte que ce ne sera de toute façon pas la panacée au vu du nombre. Vous l'avez exposé, regardez ce week-end. D'un coup, on passe, sur deux jours, presque 500 traversées.
– Monsieur le maire, c'est un espoir pour vous, cet accord franco-britannique, où vous dites concrètement sur le terrain, ça ne va pas changer grand-chose ? – Écoutez, moi, je fais partie de la délégation.
On a rencontré le ministre Bruno Rotaillot. Il nous a parlé avec des parenthèses, parce qu'est-ce qu'il va encore rester ministre de l'Intérieur ? On ne le sait pas. Mais enfin, écoutez, ces histoires de migration, ça fait 30 ans que ça dure, comme il nous a expliqué. Bon, et je suis l'actualité, ça fait 30 ans que ça dure. Donc, ça fait des années qu'on dit que ça ne peut plus exister, cette chose-là. Et ça continue. Ça continue. Donc, vous savez, tous les gens qui sont à la tête de l'État, ils n'ont pas l'air de trop s'inquiéter. Je crois que peut-être que M. Rotaillot,
comme il nous a expliqué, il a pris les problèmes, vraiment les problèmes, il comprend vraiment le problème. Mais tous les autres qui ont essayé, ils n'ont jamais réussi. Alors, je ne vous fais pas la liste des ministres de l'Intérieur. Il y en a des célèbres qui étaient sur place. Donc, il n'y a rien qui aboutit. On est là et on subit. On subit.
Vous voyez, là, il y a quatre jours d'accalmie. La mer, c'est un lac actuellement. Bon, ben, hier soir, il y avait 300 migrants dans la forêt d'éco. La forêt d'éco, c'est juste à côté de chez nous. Et quand il se passe un problème, c'est nous qui récupérons tout, puisqu'on est un poste de secours, on a des structures pour accueillir les migrants. Bon, ben, je suis certain que ce matin, je vais t'appeler. On va me dire, ben, vous voyez, monsieur le maire, il faut ouvrir vos structures.
Et puis, bon, ben, ça va durer toute la matinée. Et on va les reconduire au bus.
Et encore, s'ils ne veulent pas reprendre le bus, parce qu'après, ils repartent dans la forêt, en espérant avoir un prochain bas sur le bas.
Voilà tout ce qu'on subit, madame. Merci, monsieur le maire. Merci pour votre témoignage. Christian Fourcroix, maire sans étiquette, d'Equimplage, merci d'avoir été avec nous. Vous voulez dire un petit mot très court ?
Oui, très vite. Vous voyez, effectivement, la détresse des élus sur ce territoire. Et ce qu'il a dit, c'est du bon sens. C'est-à-dire que ça fait 30 ans de ça dure. Beaucoup de ministres de l'Intérieur sont passés. Il y a eu des choses, rappelez-vous, on faisait les unes en permanence avec ce qu'on appelait la jungle de Calais, qui a été démantelée. Mais finalement, d'autres problèmes surviennent. Et je crois que prendre le taureau par les cornes, si Bruno Retailleau leur a promis, c'est une bonne chose. Et il faut pouvoir avancer, mais aussi avec l'Union européenne.
On continue avec l'actualité dans votre région. On va dans le département voisin du Nord, à Lille. Bonjour, Marie Boulanger. Merci beaucoup d'être avec nous, journaliste à la Gazette France. Avec vous, Marie ? On va parler d'un événement qui a lieu en cette fin de semaine à Dunkerque. Ce sont les rencontres européennes, décarbonation, industrie et territoire.
Oui, tout à fait. S'ouvre dès demain et pour deux jours à Dunkerque, ces rencontres européennes. Alors, on le sait, Dunkerque, avec sa zone portuaire et ses 500 entreprises industrielles, représente aujourd'hui 21% des émissions industrielles de CO2 à l'échelle nationale. Mais donc, en parallèle, il faut le souligner, le territoire est engagé depuis déjà une quinzaine d'années dans une démarche, on peut le dire, exemplaire en matière de décarbonation. Et la ville vise d'ailleurs le zéro carbone à horizon 2050.
Ma question pour vous, Jean-François Rapin, ce matin, c'est, Dunkerque aujourd'hui est une ville pilote à l'échelle européenne, mais y a-t-il d'autres exemples de villes pionnières en la matière en Europe ? Et j'en profite pour vous demander, vous qui présidez la Commission des Affaires européennes au Sénat. Quelles initiatives concrètes sont actuellement prises à l'échelle européenne sur le volet décarbonation ?
Oui, des expériences qu'il y en a, je dirais, dans toute l'Union européenne, forcément, puisqu'un cadre a été fixé par l'Union européenne pour la décarbonation. Alors, les mesures qui sont prises à l'échelle européenne, elles ont été définies dans le cadre Pact Fit for 55, dans le pacte de décarbonation, notamment, on parle des moteurs, parlons peut-être des moteurs, c'est peut-être moins l'industrie, mais en tout cas des moteurs, avec une disparition, en principe, de la construction des moteurs énergie fossile d'ici 2035.
Nous, ce qu'on avait dit à la Commission, j'avais fait un travail à l'époque avec Sophie Prima, qui était présidente de la Commission des Affaires économiques, les deux commissions s'étaient penchées sur la question, et on avait conclu au fait que l'objectif fixé à 2035 était peut-être très ambitieux. Se fixer des objectifs, c'est humain. Si on ne fixe pas un cap, on n'y arrive pas. Sauf qu'aujourd'hui, on se rend compte que, quelquefois, alors c'est moins vrai dans l'industrie et à Dunkerque parce qu'il y a un territoire pilote, mais pensons à l'industrie automobile, on voit très bien que cet objectif est difficilement remplissable.
Les Français le disent, les Allemands le disent aussi, d'ailleurs, les Allemands qui ne sont pas des nains en matière de construction automobile, les Allemands le disent. Et on a un vrai sujet aujourd'hui, c'est parce qu'on va rentrer dans une période où les structures industrielles vont être amendées si elles ne respectent pas les objectifs. Et là, on a un sujet, parce que, et je pense en particulier aux véhicules utilitaires où un objectif avait été fixé, et cet objectif n'est pas tenu. en gros, on est à 50% de l'objectif tel qu'il devrait être tenu. Et il y a un gros travail à faire là-dessus parce que les structures industrielles vont être amendées.
Mais ce n'est pas non plus de leur faute. En termes de production, ils ont fait le boulot. Mais si les véhicules ne sont pas achetés parce que le renouvellement est difficile, parce que l'accès, je pense, à l'électricité des bornes n'est pas simple non plus, on a là un vrai sujet. Et il faut peut-être que l'Union européenne amende son travail, retravaille la question, maintenant un objectif, mais peut-être l'assouplir.
Merci beaucoup, Marie Blanger, d'avoir été avec nous à la Gazette du Nord-Pas-de-Calais. C'est l'agroalimentaire en ébullition. Puisqu'on parlait d'Europe, on va continuer. Emmanuel Macron est au Danemark aujourd'hui et demain pour des réunions avec ses homologues européens alors que le pays est frappé par des incursions de drones. Et c'est l'objet de votre éclairage, Steve, la Russie qui poursuit ses provocations sur le sol européen.
Des provocations qui sont devenues irrégulières ces dernières semaines. On parle notamment du survol des territoires de la Pologne, de la Roumanie, de l'Estonie et du Danemark par des drones non identifiés ou des avions de combat russe. Exemple le plus récent, rien de vendredi dernier au Danemark, au-dessus d'une base militaire. Mais les images les plus impressionnantes, on les voit, remontent sans doute à la semaine dernière, mercredi, où on a pu apercevoir un objet volant au-dessus d'un aéroport dans le nord du pays. La police indique que des drones ont survolé plusieurs aéroports à travers le pays.
L'incident a arrivé un quelques jours seulement après un incident similaire qui a conduit à la fermeture de l'aéroport de Copenhague. Dans la foulée, les autorités ont tenté de rassurer la population. Écoutez.
Nous ne savons pas encore avec certitude qui est derrière tout cela. Mais tout indique qu'il s'agit d'un acteur professionnel. Compte tenu du caractère systématique de cette opération menée dans de nombreux endroits presque simultanément.
Le Danemark qui a fait le choix de ne pas abattre ses drones. Le Premier ministre a parlé à plusieurs reprises de la menace que représente la Russie pour la sécurité de l'Europe.
Une menace russe qui pèse sur le Danemark peut-être parce que c'est le Danemark qui assure la présidence tournante de l'Union européenne.
Possiblement, oui. En tout cas, c'est également au Danemark à Copenhague qu'une réunion informelle est organisée aujourd'hui en présence des dirigeants de l'Union européenne. Voici le programme du jour. Or, Yann, avec une grande question. Comment renforcer la défense de l'Europe à la lumière des violations de l'espace aérien commise par la Russie ? C'est la question officielle qui est posée aux dirigeants européens. La réunion doit traiter de deux thèmes importants. Le développement de la préparation commune de l'Europe en matière de défense et le renforcement du soutien à l'Ukraine.
Le président du Conseil européen souhaite par exemple s'assurer que le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne est bien toujours à l'ordre du jour. Tout cela sera formalisé lors de la réunion du Conseil européen qui aura lieu à la fin du mois d'octobre. à Bruxelles.
Et le lendemain on élargit un peu le format.
Oui, Emmanuel Macron a lancé, vous vous en souvenez, la communauté politique européenne. C'était en 2022. L'idée était de renforcer les liens entre l'Union européenne et les autres pays du vieux continent. Ce jeudi aura lieu toujours à Copenhague. La septième réunion de ce type. Le Royaume-Uni y participera ainsi qu'une dizaine d'autres pays non membres de l'Union européenne. Monsieur le sénateur, vous redoutez à cette occasion, à l'occasion de ces réunions sur deux jours des attaques de drones russes ?
Oui, ça a été évoqué. Je ne sais pas si le terme de guerre froide est déjà approprié, mais on sent très bien que ces incursions répétées dans les territoires baltes, dans les territoires du nord, sont une véritable provocation. Alors les Russes, comme à l'habitude, disent c'est pas nous, c'est pas nous, c'est pas nous. Enfin bon, les avions qui ont été interceptés par des chasseurs italiens étaient des avions russes.
Mais très concrètement, s'il y a des attaques de drones aujourd'hui, demain, est-ce qu'il va falloir répliquer ? Oui, bien sûr.
Bien sûr, localement. Et je pense que les dispositifs militaires ont été mis en place pour éviter, d'ailleurs, une disposition a été prise pour éviter tout survol de drones civils régulièrement. et je pense que le ciel va être bien surveillé pour être sûr qu'il n'y ait pas d'attaque. Alors, vous l'avez dit aujourd'hui, à l'ordre du jour de ce conseil informel, on va parler probablement du mur anti-drone qui est évoqué. Ça, ça peut être
une décision concrète annoncée ? Ça peut être
une décision concrète de l'Union européenne, mais concrète, ça veut dire aussi derrière financer. Donc, ça veut dire quel est le plan, quelle est son efficacité. Bon, je pense qu'il y a déjà des orientations sur la façon de repérer, intercepter, repérer, cibler, intercepter. Donc, sur ce sujet-là, je pense que nos forces réparties dans l'Union européenne et même de l'OTAN...
Ça fait consensus aujourd'hui, ce mur anti-drone à l'intérieur de l'Union européenne.
On l'entend en tout cas comme consensus de plus en plus parce que les uns et les autres ne veulent pas. Vous savez, j'ai appris une chose durant ma présidence, c'est que je crois qu'il faut toujours écouter les baltes parce qu'eux ont une expérience de l'action des Russes, alors d'abord des Soviétiques et des Russes aujourd'hui. Et je me souviens d'un déplacement avec le président Larcher en Lituanie en 2021, je crois, et où les Lituaniens nous avaient dit vous savez, éminemment, les Russes passeront la frontière de l'Ukraine et attaqueront l'Ukraine. Bon, à l'époque, on dit quand même on n'ira pas jusque-là et quelques mois après, c'était la réalité.
C'était déjà le cas à l'époque géorgienne aussi. C'était déjà le cas à l'époque géorgienne. Est-ce que vous pouvez nous dire que la Russie cherche clairement la confrontation avec l'Union Européenne ? Non,
elle teste. Elle teste la capacité de réponse, elle teste la cohésion politique. C'est pour ça que faire une communauté politique européenne juste après le Conseil européen, ce n'est pas une mauvaise chose. Vous savez, moi, sur la communauté politique européenne, je bats ma coulpe. Au départ, j'étais assez sceptique sur ce grand machin qui finalement allait réunir les uns et les autres et puis voilà. Mais aujourd'hui, on sent quand même que c'est aussi un outil de cohésion. C'est un outil où on se parle, c'est un outil où on essaye de comprendre la situation internationale. Les chefs d'État et de gouvernement se réunissent à ce moment-là. C'est la septième fois, vous l'avez dit.
Et je pense que c'est important de montrer et de marquer une forme de cohésion, même avec les Britanniques, vous l'avez dit, puisque les Britanniques ne font plus... C'est plus de l'entre-soi de l'Union européenne. C'est comment le continent est capable de réagir à ces... Alors, on appelle ça plutôt des provocations.
– Merci, Steve. On se retrouve dans 20 minutes pour la rue de presse.
– On va voir si votre salaire et celui des Français va augmenter dans les prochains mois. – Bonne question. Merci Jean-François Rappin. Merci beaucoup
d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Place à l'entretien, c'est Jean-Philippe Tanguy qui nous rejoint. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. – Bonjour. – Merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes député de la Somme, président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée Nationale. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lécuyer de La Voix du Nord. Bonjour Julien. – Bonjour Auriane. Bonjour Tanguy. – Bonjour Lissier Lécuyer. Cornu qui poursuit quand même ses consultations. Pas de gouvernement, pas de feuille de route.
Est-ce que d'abord le Rassemblement National va être reçu d'ici la fin de la semaine ? – Je ne sais pas. – Toujours pas ? – Ah non, il s'est peut-être passé quelque chose cette nuit à des heures indues. – Mais à l'heure où on se parle, vous n'avez toujours pas de… – À ma connaissance, non, mais évidemment c'est Marine Le Pen et Jean-Termard Delac qui sont contactés. – De rendez-vous à Matignon. – Enfin, aux dernières nouvelles, non, mais bon, le dernier rendez-vous n'était pas si lointain. – Avec les socialistes non plus, ils seront reçus quand même vendredi. – Oui, mais j'ai comme l'impression qu'ils vont être reçus pour ne rien dire. – Et vous ne souhaitez pas être reçus du coup ?
– C'est quand même problématique, non ? – Oui, mais je suis d'accord, mais si vous voulez, moi je ne suis plus dupe quand même de tous ces éléments de communication qu'on a connus avec Madame Borne, d'une certaine façon, Monsieur Attal, Monsieur Barnier, Monsieur Berroux. – Oula, on vous sent désabusé, non, ce matin ?
– Non, mais ce n'est pas désabusé, c'est que je n'aime pas trop le mensonge, et j'aime encore moins le mensonge d'État, donc si vous voulez que collectivement on fasse croire que Monsieur Lecornu va repartir d'une feuille blanche sur un budget qui est déjà écrit en fait à 99,5%, qui va révolutionner le macronisme après 8 ans de pouvoir, ça commence à ne pas me fatiguer parce qu'être parlementaire dans une démocratie représentative, c'est représenter aussi le peuple français, au-delà d'ailleurs de son étiquette politique, et franchement, nos compatriotes sur le terrain, ils ont compris que tout ça était quand même un peu du foutage des gueules. – Donc, tout ce qui concerne
la rupture promise par Sébastien Lecornu, vous n'y croyez pas une seule seconde ? – Pas vraiment. – Pourtant, il y a eu des signes dans ces déclarations, un peu des changements de pieds, non ?
– Je n'ai pas vu grand-chose, sincèrement, je n'ai pas vu grand-chose. C'est-à-dire, vous voyez par exemple, quand il dit on va prévoir 6 milliards pour les retraites, 5 milliards pour la santé, en faisant croire de manière très malhonnête que c'est un effort, alors que les 6 milliards des retraites, c'est l'indexation, et que les 5 milliards sur la santé, c'est moins que ce qu'il faudrait pour suivre les besoins de santé de Londam qui sont environ de 9 milliards, en fait, c'est tellement de la mauvaise foi que ça m'inquiète parce que je me dis en fait, M. Lecornu… – C'est un choix aussi de ne pas désindexer les pensions de retraite – C'est la loi, vous savez, madame, malgré la construction.
– Non, mais parce que la normalité, c'est quand même d'obéir à la loi quand on est Premier ministre. Donc, la loi prévoit l'indexation. Donc, dire je respecte l'indexation, ce n'est pas dans l'interview, franchement, de bonne foi, si vous lisez le Parisien, pardon, vos collègues du Parisien, on se rend compte qu'il présente ça comme un cadeau, comme un gain, voilà, et c'est ça ou c'est la mauvaise foi. Quand il dit aujourd'hui, je vais baisser les impôts et je vais baisser peut-être la CSG sur les salaires pour augmenter les salaires, il n'indique pas un, comment dire, un point de CSG, c'est 20 milliards d'euros, 10 milliards, pardon. Un point de CSG, c'est 10 milliards d'euros.
Donc, moi, je veux bien, ça, c'est ce que vous demandez, vous dites, il faut du pouvoir d'achat pour les fonds. Mais nous, on a des économies, alors, on est d'accord, on n'est pas d'accord avec les économies qu'on propose, mais nous, c'est 12 milliards la première année sur l'immigration, entre 5 et 10 milliards selon la négociation avec Bruxelles sur l'Union européenne, la trésorerie des agences, bref, nous, on a quand même des économies derrière. Lui aussi, visiblement, puisqu'il dit qu'il sera sur une trajectoire de 4,7. Mais ça, c'est ce que voulait M. Bérou, c'est ce que voulait M. Bérou, et M. Bérou, c'était avec une année blanche, c'était avec la désastre.
Vous voulez 4,6, Sébastien Lecornu dit 4,7. C'est combien de différences entre les deux ? 0,1 point. Voilà, c'est exactement ces 3 milliards.
Pour bien vous comprendre, M. Dengui, c'est qu'en fait, sur les questions, sur certaines questions fiscales, type relèvement de la flat tax, reconduction de la surtaxe d'impôts sur les grandes sociétés ou rabots du pacte d'Utreil, ça, c'est plutôt oui, mais par contre,
il y a une difficulté sur la réduction des dépenses. C'est ça que vous voulez dire ? Évidemment, on est complètement dans le décor sur les dépenses. J'ai l'impression que l'énormité, si vous voulez, des charges d'intérêt qui vont arriver si on ne réduit pas d'urgence le déficit, j'ai l'impression que c'est un non-dit collectif. Là, on va dépasser, ça va devenir le premier budget de l'État en 2026 avec un an d'avance. En 2027, ce sera bientôt plus de 80 milliards d'euros. Donc, il y a un moment, je vais dire, tous les efforts que l'on fait, y compris les efforts sur la fiscalité, seront vains si on ne ralentit pas d'urgence la charge d'intérêt.
Par exemple, François Bayrou, il n'était pas dans un non-dit. Il a clairement alerté sur la charge de la dette. Ça ne vous a pas empêché de ne pas voter la dette ? Non, mais il n'a annoncé que des dépenses. François Bayrou dit aux Français la situation est très très grave. Il faut arrêter les dépenses. Je les augmente de 30 milliards. Et en plus, j'augmente les impôts ou des privations de 20 milliards. Donc, excusez-moi, moi, je dis stop. On a bloqué un diagnostic qui pouvait être bon, mais des solutions qui n'étaient pas du tout à la hauteur, c'est tout. Et donc, moi, on n'acceptera pas des hausses d'impôts, quelles qu'elles soient, s'il n'y a pas des économies en valeur absolue.
On ne veut plus une hausse de la dépense publique en France. Stop. Mais ça, c'est dans le débat parlementaire que ça va se régler aussi. Mais nous, on veut bien. Mais si vous voulez, en plus, ça c'est aussi un mensonge. Parce que la Ve République, qu'on le veuille ou non, c'est le gouvernement qui présente un budget et l'Assemblée… Et l'Assemblée le discute et l'adopte ou pas. Oui, mais nous avons très peu de temps. Et donc, on n'a pas le temps de tout réécrire.
Si on était vraiment dans un régime totalement parlementaire où l'Assemblée nationale prendrait le temps, et le Sénat évidemment, prendrait le temps qu'il souhaiterait pour adopter le budget, on pourrait nous dire « Ah, ben moi, je n'ai pas fini mes économies, allez-y bosser. » Mais on n'a physiquement pas le temps. Moi, ça fait trois ans que je discute et que je vote le temps est extrêmement réduit. Il faut vraiment que ceux qui nous écoutent se rendent compte que quand le Premier ministre dit « Le Parlement aura le temps de changer le budget », il ment. Parce que nous n'avons pas physiquement le temps. Et si vous demandez aux sénateurs, ils vous diront la même chose.
Sachant que le Sénat, par sa constitution, par son organisation, a une discussion plus efficace dans le sens moins polémique que l'Assemblée nationale. Nous, physiquement, je vous le dis, nous n'avons pas le temps d'étudier les dépenses.
Si vous n'avez déjà pas le temps, la question de la censure ne devrait même pas se poser. Parce que si vous censurez, vous aurez encore moins de temps avec un futur gouvernement.
– Non, mais ça, ce n'est pas lié à la censure. C'est lié au délai constitutionnel prévu dans le budget. Le budget a une trentaine de jours de mémoire, je ne sais plus, une petite trentaine de jours entre l'Assemblée nationale et le Sénat pour étudier tout. et donc ça fait… – Mais ça, c'est cinquième année. – Mais c'est pas nouveau. – Mais bien sûr que ce n'est pas nouveau, M. Lécuyer. – Mais ce qui est nouveau… – D'ici qu'on change la constitution, il va bien falloir trouver une solution. – C'est exactement ce que je vous dis. Moi, je vous dis la vérité sur les délais et la pratique de la Ve République, M.
Lecornumant, en disant que l'Assemblée a le temps de revoir toutes les dépenses à sa place. C'est un mensonge. Donc soit c'est un mensonge par omission, mais par incompétence dans le sens où il prend sa fonction à Matignon, peut-être qu'il n'a pas conscience de ses délais budgétaires, mais je pense qu'en est sans M. Lecornum… – Il a à peu près compris qu'il y avait 60 jours en tout pour étudier le budgétaire. – Oui, justement. Donc la fin de la phrase, c'est comme je pense que M. Lecornum est compétent, je suis cohérent avec moi-même et le respect que j'ai pour lui, et donc je pense qu'il nous ment. – Oui, alors, il vous ment,
mais de toute façon,
il va quand même présenter une trajectoire budgétaire. On subodore, même si ça n'a pas été confirmé, vers Matignon, qui va faire sa déclaration
de politique générale la semaine prochaine. Est-ce que vous attendez ce moment-là pour le censurer ?
– Ah ben oui, s'il annonce des choses qui sont complètement incohérentes avec ce qu'il faut pour la France, je pense que Marine Le Pen et Jordan Berdella décideront la censure. – Mais dès le discours de politique générale, vous attendez le budget ? – Ah non, mais nous, on attend de voir ce qu'il a à dire. Donc s'il y a des pistes intéressantes au discours de politique générale, on attendra la concrétisation dans le budget. C'est ce qu'on avait fait, par exemple, avec M. Attal ou avec M. Barnier. Et s'il annonce dès le discours de politique générale des orientations qui ne vont pas du tout dans le bon sens, on ne s'interdit pas du tout de censurer. Ce sera la première fois qu'on censure.
– Donc dès la semaine prochaine ? – Oui, parce qu'il y a un sentiment, si vous voulez, vraiment que M. Lecornu, dans la droite ligne de M. Macron, joue en permanence la montre contre la démocratie. Espérons gagner du temps et moi, je suis un peu lanceur d'alerte sur quelque chose qui m'inquiète et puis aussi, j'ai des échos qui viennent de Bercy, que certains fonctionnaires préparent les ordonnances. C'est-à-dire que pour la première fois sur la V République, M. Lecornu, puisqu'il dit que le Parlement doit voter, sait qu'on n'a pas le temps et donc s'il n'y a pas de vote à l'Assemblée nationale, eh bien, il peut faire un budget par ordonnance.
– Ça, c'est une compréhence, M. Tanguy, vous ne pouvez pas refuser quand même à Bercy le soin de préparer l'option ultime, c'est-à-dire, en effet, de passer le budget par ordonnance. Vu la situation politique, c'est plutôt sain qu'il le prépare.
– Moi, M. Leclerc, je suis tout à fait d'accord avec vous, mais je pense qu'il faut le dire. des fonctionnaires républicains qui eux-mêmes s'inquiètent du fait que ce ne soit pas annoncé aux Françaises ou aux Français. Ce serait la première fois sur la 5e République. – Mais pardon, il se prépare à toute hypothèse ou il vous en dit ? – Mais il ne le faut pas chaque année. – On va passer le budget par ordonnance. – Oui, il prépare, il prépare des ordonnances.
C'est-à-dire qu'il y a un article dans la Constitution, parce que ceux qui nous écoutent ne le savent pas, il y a un article dans la Constitution, en fait, si le vote n'est pas voté dans les délais, en pour ou en contre, et donc s'il n'y a pas de 49.3, parce que M. Lecornu nous dit le fait que je ne fasse pas de 49.3, c'est un cadeau au Parlement. Ça a l'air d'être un cadeau, mais en fait, le 49.3 provoque un vote aussi ou une absence de vote. Et s'il n'y a pas de vote ou d'absence de vote, il a le droit de faire des ordonnances. Donc en fait, le 49.3 lui interdit d'utiliser les ordonnances.
Vous voyez, donc en fait, c'est plus vicieux, comment dire, vicieux, c'est peut-être pas mon terme, machiavélique que ce que ça laisse apparaître. Donc je me méfie. Vous dites que vous attendez de voir sur le fond. Alors parmi les premières pistes qu'on a, par exemple, dans le Parisien, Sébastien Lecornu, il dit qu'il présentera un projet de loi ambitieux de lutte contre les fraudes sociales et fiscales en Conseil des ministres en même temps que le budget de la Sécurité sociale. Donc a priori en octobre. Ça, ça va dans votre sens ? Tout à fait. Ça, ça va tout à fait dans votre sens.
Et d'ailleurs, il y a un excellent article des Echos cette semaine qui montre que Mme Mélanie, avec un programme assez prole d'une autre, a ramené 17 milliards d'euros dans les caisses de l'État. Donc c'est très bien. Si ça va dans le bon sens et si ça va dans les propositions que notamment Franck Alizio a présentées depuis longtemps avec Marine Le Pen, eh bien nous voterons les yeux fermés. Alors on a quand même l'impression d'un marché de dupes, M. Tanguy, mais parce que je lisais dans les colonnes
du Figaro les propos d'un élu de chez vous qui dit je n'ai pas de doute qu'on le censurera, la question c'est plutôt quand on décidera d'appuyer sur le bouton.
Oui, mais vous savez, il faut se méfier aussi c'est en off, c'est en anonyme j'imagine. Ou des éluvérés. Non mais vous voyez, voilà, c'est le petit jeu aussi des déclarations anonymes, vous savez, moi si je lisais toutes les déclarations anonymes qu'on fait sur moi, il d'en remerait mal.
Donc vous dites, c'est pas un jeu de dupes, on jugera sur pièce, il n'y a pas la volonté de le censurer de toute façon
quoi qu'il arrive, que ce soit la semaine prochaine ou le mois prochain. Non, nous, ça savons, on juge sur pièce. On juge sur pièce, donc s'il y a des orientations qui vont dans le bon sens, on les soutiendra. D'ailleurs, vous savez, sous M. Bérou...
On se souvient un peu de Michel Barnier qui vous avait quand même offert quelques gains, quelques victoires jusqu'au dernier moment et vous l'avez quand même censuré. Il y a quoi quand même s'interroger ? Mais il n'y a pas à s'interroger,
ça c'est la mythomanie pathologique de M. Barnier qui s'invente beaucoup de vie. Ah oui, vraiment,
mythomanie.
Y compris là-dessus, mais moi j'étais à tous les rendez-vous et tous les coups de téléphone dans le bureau de Marine Le Pen, M. Barnier a inventé un mensonge. D'ailleurs, il a inventé tellement un mensonge qu'à la fin, il s'est fait censurer sur, comment dire, un élément, donc la désindexation des retraites qui tombait par sa chute. Donc c'était complètement absurde. Je n'ai toujours pas compris ce qu'il a fait, M. Barnier. Je pense qu'il a eu un mauvais conseiller parlementaire qui ne lui a pas trop expliqué comment fonctionnaient les choses. Mais en tout cas, l'espèce de mythe disant qu'on avait rajouté quelque chose à la fin était complètement faux. Complètement faux. Et d'ailleurs, M.
Bérou, lui, il a été censuré. Pourquoi ? Parce qu'il a provoqué sa censure en provoquant un vote de confiance complètement absurde. Complètement absurde. Donc ces gens sont aussi... Il y a un vrai problème d'arrogance aussi où ces gens provoquent des crises parce qu'ils estiment qu'eux, c'est différent et ne se rendent pas compte des équilibres politiques. Juste pour prolonger la question du lien, si le budget ne peut pas être examiné immédiatement, est-ce qu'il n'y a pas des risques économiques avec des conséquences sur les emplois, sur des fermetures d'entreprises ? Le risque économique, il est aujourd'hui.
Moi, dans la somme et d'une manière générale dans les Hauts-de-France, nous avons énormément de plans sociaux soit frontaux, soit déguisés, renvois des intérimaires, réduction d'effectifs, avec des vrais problèmes, comment dire, à la fois de carnet de commandes puisqu'on a un problème de consommation populaire dans le pays. C'est lié à l'incertitude économique. Est-ce que vous n'allez pas remonter cette incertitude économique ? Il y a un vrai besoin de stabilité. C'est ce que disent tous les patrons. Mais la stabilité, elle est malheureusement dans la perspective politique absente. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de programme, personne ne sait où on va. M.
Lecornu se tait pendant trois semaines et quand il parle, il ne dit rien.
Est-ce qu'il ne faut pas un budget à minima, même s'il ne vous convient pas totalement pour tenir jusqu'en 2027 et puis à ce moment-là, les Français feront leur choix en fonction d'un programme que vous avez déjà écrit, tout va bien. Mais là, si le gouvernement chute, on sait très bien avec un budget qui serait passé par ordonnance, on sait très bien qu'on va encore un peu plus dans le mur.
Moi, je pense que c'est l'inverse. Je pense qu'il faut des élections. le plus tôt possible. Dans ces cas-là,
il faut censurer. Et donc, dans ces cas-là,
votre décision, elle est déjà prise. C'est-à-dire, pour censurer... Il faut faire chuter le gouvernement. Moi, excusez-moi, M. Lecuyé, on est cohérents. On dit soit, M. Lecornu, prendre des décisions de rupture et dans ce cas-là, effectivement, il y a un programme de rupture jusqu'en 2027 qui permet une transition, soit il ne le fait pas et dans ce cas-là, on perd un temps, un temps qui est extrêmement précieux vu l'état des finances publiques et de l'économie et on va aux élections. Alors que vous ne croyez pas à cette rupture, forcément, vous voulez sa chute. Mais c'est bien que je veux sa chute, M. Lecuyé, c'est que moi, je ne suis pas un égo...
Mais non, mais sincèrement, j'essaie de vous répondre sincèrement. Je n'ai pas l'impression de me défausser. Moi, je ne suis pas un égo sur pattes. Donc, moi, j'ai mon intime conviction. Si on demande ce que je pense de M. Lecornu au-delà de la personne, je pense qu'il n'est pas capable de rompre avec le macronisme. C'est ce que je pense au fond de moi-même. Donc, il doit chuter. Mais sauf que c'est un procès d'intention. Donc, j'attends qu'il se prononce. L'interview qu'il a fait la semaine dernière m'a plutôt conforté dans mon intime conviction que dans le fait que je le faisais un procès d'intention. Mais une partie de nos compatriotes attendent qu'il parle. Voilà.
Moi, j'essaie d'être de bonne foi. J'essaie de ne pas lui faire de procès d'intention. Il est arrivé dans l'histoire que des gens qui avaient un certain profil savent, saches, pardon, s'en détacher. On verra. Mais... Vous ne vous sentz pas très croyant en la matière. Non, je ne suis pas croyant du tout. Non, mais c'est vrai, je ne suis pas croyant. Et encore moins pratiquant. Alors, je passe quand même à un autre sujet. Une question toute simple. Est-ce que vous avez encore besoin de Marine Le Pen ? Ah oui, je ne sais pas comment. Moi, ma famille politique ne peut... Comment dire ?
Le marinisme est une vraie identité politique, une vraie idéologie et une vraie pratique de l'éthique républicaine. Je vous demande ça, M. Danguet, parce qu'il y a eu
un sondage IFOP fiducial pour l'opinion. Vous l'avez forcément vu. J'imagine, célébré. Mais Jordan Bardella, si l'élection présidentielle se tenait demain, il ferait 33 %, c'est-à-dire le même score que Marine Le Pen. L'avantage, c'est que Jordan Bardella, il n'est pas sous la menace d'une inillégibilité. Dans ces cas-là, pourquoi pas changer tout de suite ?
Mais parce qu'on ne va quand même pas, comment dire, baisser les armes face à des accusations fausses, infamantes que Marine Le Pen s'estime, et de mon point de vue, est totalement innocente de ce qu'on lui reproche. Donc, on ne va quand même pas laisser quelques juges faire la démocratie à notre place. Donc, Marine Le Pen va en appel, prouvera son innocence et pourra se présenter devant les Français. Quand vous dites
la démocratie à notre place, ça fait un petit peu l'accusation du gouvernement des juges ?
Oui, mais moi, je le dénonce depuis longtemps, depuis 15 ans qu'il fait de la politique. Vous savez, le souverainisme a toujours été un adversaire du gouvernement des juges, sous tous les régimes. Ça fait trois bons siècles qu'il y a un conflit entre ceux qui estiment, comme moi, représenter la volonté du peuple, ou en tout cas, être ce qu'on appelle le populisme, donc le représentant du peuple estimer que c'est le peuple qui est souverain et personne d'autre, et des juges, une partie des juges qui estiment avoir beaucoup de pouvoir et faire un peu ce qu'ils veulent. C'était le cas sous l'Ancien Régime, c'était le cas sous l'ensemble des républiques, c'est une tension permanente.
D'ailleurs, il y a beaucoup d'hypocrisie autour de ça parce que personne n'ose vraiment avouer ce conflit un peu fondamental de l'identité française et de la démocratie française. Ce n'est pas eux qui votent le droit. Comment ? Ce n'est pas eux qui votent le droit. Ils s'arrogent beaucoup. L'exécution provisoire sur les peines d'inigibilité, ce n'est pas eux qui l'ont demandé. Quand on lit le jugement de Marine Le Pen où ils ont inventé au moins deux concepts juridiques qui n'existent pas dans le droit, à savoir l'enrichissement partisan. Ça n'existe pas dans le droit, donc ils ont inventé ça.
Et l'ordre public démocratique qui consiste à dire que le fait que Marine Le Pen puisse être élue présidente de la République est à risque. Moi, j'invite tout le monde à lire le jugement s'ils ont un peu de courage. Ce qui montre qu'ils ont pris le temps de rédiger quelque chose. Le jugement de Nicolas Sarkozy c'est plus de 300 pages. Oui, ça m'a pris beaucoup de temps aussi pour le lire mais ça s'appelle il y a une vieille expression dans les Hauts-de-France que vous connaissez ça s'appelle noyer le poisson. Donc plus vous faites un bassin très très grand plus vous pouvez noyer un tout petit poisson.
Aujourd'hui, rentrée parlementaire c'est le renouvellement des postes à l'Assemblée nationale. Le Rassemblement national n'occupait plus de postes dans les instances exécutives de l'Assemblée. Est-ce que cet après-midi vous en aurez ? Normalement oui parce que c'est l'application du règlement. C'est pas qu'on a nous n'avons rien diletté. Là on est dans un truc politique on n'est pas qu'on n'est pas l'application du règlement. Est-ce que vous avez raison ? Est-ce qu'il y a eu des discussions avec le socle commun ? Est-ce qu'ils vont voter pour vous ?
Il y a eu des discussions publiques des réunions officielles nous on a dit d'opposition qu'on n'a jamais changé puisque même l'année dernière on avait même voté pour des vice-présidents de gauche parce qu'on voulait que tous les Français et toutes les Français soient représentés au bureau comme la démocratie l'exige. Ce qui est un peu dommage c'est franchement à part certains groupes comme le Modem nous étions les seuls à vouloir que juste que la démocratie soit respectée donc notre position n'a pas changé. Les Françaises et les Français ont voté pour... Il y a un repivet sur cette ligne. Oui tout à fait vous avez raison.
Les Françaises et les Français ont voté et donc il doit y avoir une répartition des responsabilités qui sont fidèles au vote des Françaises et des Français. Mais est-ce que vous avez eu des discussions avec le socle commun ? Oui normalement cette année ils sont revenus. Est-ce qu'ils ont dit qu'ils voteront pour vous ? À ma connaissance normalement oui. Et pourquoi ? Parce qu'ils se sont rendus compte que leurs... Non je veux dire
pour quel poste ?
Ah les mêmes que la dernière fois donc visiblement on aura deux vice-présidents et des secrétaires. Enfin la dernière fois ils nous avaient oublié les secrétaires. Mais on n'est pas là c'est pas la boutique ça ne va pas changer notre vie d'avoir des postes mais c'est important pour la démocratie si vous voulez que le vote des Français soit respecté. Mais vous entendez la gauche elle dit on a fait le front républicain dans les urnes en 2024 c'est renier nos principes si jamais on ne fait pas le front républicain une fois qu'il faut répartir les postes.
Oui mais le front républicain n'a pas fonctionné dans 5 à 40 circonscriptions et donc les Français ont décidé qu'il y avait 140 députés contre ce faux front républicain. Donc la gauche doit accepter le résultat des urnes et puis en fait excusez-moi aussi l'hypocrisie de la gauche qui vient nous demander à de nombreuses reprises parfois de les aider en commission il y avait diverses et variées pour gagner des votes. Ils vous demandent des choses ? Bien sûr mais tout le monde nous demande des choses ça c'est normal ça c'est l'hypocrisie je ne supporte pas l'hypocrisie. Donc le front républicain c'est quand ça les arrange et pourquoi ?
Parce qu'ils ont gagné plein de petits postes avec plein d'avantages et qu'ils veulent se garder les avantages. Donc le front républicain il a bon dos c'est juste pour garder des beaux bureaux et des beaux chauffeurs. Parce que sur des textes ils viennent vous voir ils vous demandent de voter en faveur de leur texte ? Mais presque tous les textes qu'ils proposent la gauche à chaque fois qu'il y a une niche on a des gens de gauche qui viennent nous demander alors vous allez voter quoi ? Vous allez voter ci ? Mais moi si vous voulez ça ne me choque pas. C'est normal. Ce qui est choquant c'est l'hypocrisie c'est les faux culs voilà stop.
Dernière question un peu plus personnelle est-ce que vous vous serez candidat pour la présidence de la commission des finances ? Non, on a même la question. Est-ce que vous pensiez qu'on parlait du bureau ? Excusez-moi. À la présidence de la commission des finances ? Oui, je serai candidat Sans espoir. Et je n'ai négocié aucun arrangement c'est pas mon genre. Donc malheureusement les gauches ont décidé de s'attribuer un poste qui ne devrait pas leur revenir mais bon qu'est-ce que vous voulez ? Vous êtes candidat mais vous savez que vous avez perdu.
Oui parce que je n'aime pas mentir aux gens je ne vais pas me balader dans les matinales en disant il va y avoir une révolution en commission de finances je suis candidat parce qu'il faut tenir une position j'ai des choses à proposer mais moi je n'aime pas mentir aux gens il y a suffisamment de mensonges pour ne pas en rajouter à la louche. Merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy Merci d'avoir été notre invité la une de la Voix du Nord Julien ce sont les vols de légumes dans les champs. Oui alors on ne parle pas de glanage mais bien de vols quasiment industriels. C'est à lire la colère des agriculteurs évidemment suite à ces vols à lire dans votre journal.
Merci à tous les deux on regarde ce qui fait la une dans nos régions. Et c'est l'heure de notre reportage en région pour faire face aux agressions de plus en plus nombreuses les sapeurs-pompiers d'Ile-et-Vilaine sont désormais équipés de caméras piétons un dispositif qu'ils embarquent en intervention on regarde ce reportage de Robin Péter pour nos partenaires de TVRN.
J'ai juste un double clic à faire sur la caméra et tout ce qui s'est passé 30 secondes avant l'impulsion va être enregistrée également puis jusqu'à ce que je fasse un appui prolongé sur la caméra pour couper l'enregistrement. Ce geste simple permet aux pompiers de faire diminuer les tensions et les risques d'agression lors de leurs interventions. C'est un outil supplémentaire qui vont des fois permettre d'apaiser surtout des situations. Le fait d'informer les victimes qui sont présentes agressives ou même des fois les badauds que la situation à partir d'un instant T va être filmée permet dans 90% des cas d'apaiser des tensions lors d'une intervention.
Et si la situation dégénère la vidéo peut servir de preuve devant la justice. Vidéos qui peuvent être qui peuvent donner lieu en fait à une demande
des forces de l'ordre pour qu'elle soit visionnée dans le cadre d'une enquête si effectivement il y a eu un dépôt de plainte d'un collègue.
À Rennes chacune des trois casernes est dotée de trois caméras et leur port n'est pas obligatoire.
En 2024 l'Observatoire national des violences envers les sapeurs-pompiers recensait 1461 d'agressions sur tout le territoire. Et on poursuit l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale. On va à Tours où on retrouve Bertrand Slezag. Bonjour Bertrand. Merci beaucoup d'être avec nous directeur départemental adjoint de la Nouvelle République. Bertrand, vous allez nous parler d'emploi et d'industrie en Touraine.
On commence par une mauvaise nouvelle pour l'emploi en Touraine. On a appris hier effectivement par le biais de l'ouverture d'une information-consultation que le géant ferroviaire Waptech qui emploie 800 personnes en Indre-et-Loire envisage de réduire ses effectifs. On parle là de 130 postes menacés d'ici 2027. Alors cette annonce elle s'inscrit dans un contexte anxiogène pour l'industrie tourangelle puisque c'est deux fleurons à savoir STMicroelectronics et SKF sont en proie à des difficultés. Le premier est spécialisé dans la fabrication de circuits électroniques et sous la menace d'un grand plan de restructuration au niveau mondial et 400 postes pourraient disparaître à Tour d'ici à 2028.
Pour le sous-traitant automobile SKF on parle de 1700 emplois supprimés à l'échelle européenne et on attend encore aujourd'hui avec inquiétude le sort qui sera réservé au site de Saint-Cyr-sur-Loire à l'ompré de Tour.
Et pourtant Bertrand l'industrie en Indre-et-Loire ne va pas si mal.
Oui et c'est là le paradoxe puisque globalement on observe une certaine stabilité de l'activité industrielle en Indre-et-Loire. C'est d'ailleurs ce que démontre notre série d'articles que nous publions cette semaine dans la Nouvelle République. Un chiffre pour l'illustrer après 15 ans de déclin l'emploi est reparti à la hausse légèrement après la période Covid avec 877 emplois gagnés entre 2020 et 2024. L'aéronautique par exemple c'est un secteur qui fonctionne plutôt bien tout comme l'industrie pharmaceutique mais aussi l'énergie avec une locomotive qui fait vivre tout un territoire la centrale nucléaire de Chinon et ses 2500 salariés. Alors attention la situation reste très fragile.
Un exemple qui concerne des secteurs pourvoyeurs d'emploi que ce soit dans la métallurgie l'électronique ou les équipements électriques les carnets de commande nous dit-on sont insuffisants encore aujourd'hui. Il n'y a donc pas de quoi se réjouir complètement.
Merci beaucoup. Merci Bertrand d'avoir été avec nous et de la une de la Nouvelle République aujourd'hui. C'est un tout autre sujet. Un célèbre musicien retrouvé mort à Tours c'est à la une de votre journal. Merci Bertrand Slezac d'avoir été avec nous. Regarde ce qu'est la une de nos autres quotidiens régionaux. Steve, elle a une ce matin. On se demande notamment si le plan Trump pour Gaza peut marcher.
Question posée par la dépêche du midi. Le président américain a présenté lundi un plan 21 points pour mettre fin à la guerre dans l'enclave palestinienne. Il inclut notamment un cessez-le-feu, la libération des otages et le déploiement d'une force internationale. Le gouvernement israélien a donné son accord. Reste à connaître la position du Hamas auquel la Maison-Blanche a donné 4 jours pour répondre.
Focus également sur les aides aux entreprises.
Où vont les milliards d'euros d'aides se demande Midi Libre. C'est une question qui est actuellement discutée dans les négociations entre Sébastien Lecornu et les forces de gauche dans le cadre des consultations du Premier ministre. Allègements de charges, subventions ou prêts de l'État. Ces aides sont difficiles à chiffrer, précise Midi Libre qui parle d'un véritable maquis des aides aux entreprises mais elles profitent aussi aux salariés et aux consommateurs, rappelle le journal Aide en l'emploi, subventions, Midi Libre, dresse un panorama de ces aides.
Est-ce que notre salaire va bientôt augmenter ?
Votre demande est transmise à la direction du public Sénat mais le télégramme se penche sur l'une des pistes de travail de Sébastien Lecornu. Le Premier ministre souhaite baisser les impôts en faveur du travail. L'idée est de rapprocher le salaire net du salaire brut. Tout ça a comme souvent un but politique coréenne, satisfaire la gauche et la droite tout en préservant le logiciel macroniste. Les détails sont à lire dans le télégramme ce matin.
Mobilisation générale pour Octobre Rose.
La campagne annuelle de communication pour sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein est lancée. C'est aussi un moyen de récolter des fonds. Pour la recherche, rappelle le journal L'Union qui fait le point sur les nombreuses actions portées partout en France par les associations et les collectivités. Octobre Rose fête cette année son 32e anniversaire.
On termine par du foot.
Très longtemps, très longtemps que l'OM n'avait pas connu un tel bonheur. Oriane 4-0 hier au Vélodrome. Les Olympiens ont étrié la Jacques-Dame-Stadam en Ligue des Champions. Ça fait évidemment la une de la Provence, la une de la Marseillaise. L'OM compte 3 points après ses deux premiers matchs européens. C'est une première depuis je crois 15 ans. C'est ça ?
On est bien partis, on est bien partis. Vous c'est ce soir ?
C'est ce soir. On suivra ça avec attention. Je ne serai pas là demain pour vous en parler mais on suivra ça.
Allez, PSG Barça ce soir. Merci beaucoup. Merci Steve d'avoir été avec nous. Place au débat de nos éditorialistes. C'est jour de rentrée au Parlement. Une rentrée qui se fait en l'absence de gouvernement. Sébastien Lecornu va prononcer son discours de politique générale la semaine prochaine et en attendant, il poursuit ses consultations avec des oppositions plutôt sceptiques. Clémentine Louise.
C'est ce qu'on appelle une rencontre de la dernière chance. Le Premier ministre recevra vendredi les socialistes juste avant son discours de politique générale annoncée la semaine prochaine. Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure demande une copie complète du budget pour pouvoir se prononcer ou non en faveur d'une censure. Seule certitude à l'heure actuelle, le Premier ministre refuse d'ores et déjà deux mesures phares portées par la gauche. La taxe Zuckman sur les hauts patrimoines et la suspension de la réforme des retraites.
Ce qu'il a mis sur la table aujourd'hui, non seulement ça ne répond pas à ce que nous avons proposé mais en plus, c'est que des mains tendues à la droite. C'est aussi potentiellement une nouvelle réforme de l'assurance chômage, c'est toucher à l'AME pour faire plaisir à M. Retailleau comme si c'est là qu'on va faire des économies pour les Français. Voilà, donc tout ça n'est pas de bonne augure. Avec ce qu'il y a sur la table aujourd'hui, avec cette façon de faire, on ne voit pas très bien comment on pourrait éviter la censure.
Les socialistes restent donc à convaincre mais avec une marge de manœuvre pratiquement nulle. En effet, les Républicains ont prévenu qu'ils ne laisseront rien passer.
Nous avons réaffirmé quelles étaient nos positions, ce que nous ne voulions pas, à savoir un programme qui soit finalement emprunt de mesures issues de la gauche. On n'est pas là pour se fondre dans un jeu de négociation avec la gauche. On l'a dit, clairement, nous ne voulons pas d'un programme socialiste, nous voulons un programme qui respecte les priorités que nous avons toujours affichées. Et là-dessus, on est intraitable où on saura très clair.
Sébastien Lecornu devrait présenter son gouvernement au plus tard, ce week-end.
Et avec nous, Françoise Degoy. Bonjour Françoise. Merci d'être là, éditorialiste politique et Frédéric Damy. Ça va être très calme ce débat, je le sens. On a calme le droit de parler de l'âme en antenne. Mais vous avez complètement l'air. On est ravis. En plus, on vient de le faire dans la revue de presse, on est ravis. Frédéric et Françoise, merci beaucoup d'être avec nous. Jour de rentrer donc au Parlement, rentrer dans un contexte particulier. Toujours pas de gouvernement, pas de feuille de route. On est loin d'avoir un budget. Est-ce que, selon vous, François-Sébastien Lecornu, il a vraiment une stratégie ? Je pense qu'il a une stratégie. C'est de durer et d'aller jusqu'au bout.
Mais ça ne marche pas. C'est-à-dire que vous avez bien compris que la gauche, et je comprends tout à fait la gauche, vous savez, le Parti Socialiste, parce que c'est du Parti Socialiste dont il s'agit, a tendu la main une fois à François Bayrou. Ça s'est terminé dans une forme de déroute et d'une forme de trahison. Donc, je comprends très bien que le Parti Socialiste ne devait pas faire bis repetita. Il a travaillé, il a présenté un contre-budget. Sébastien Lecornu, dans sa musette, n'a pas grand-chose. On sait très bien qu'il va proposer probablement une mesure sur la CSG. On sait très bien qu'il va proposer peut-être un rééquilibrage de la fiscalité.
Mais le Parti Socialiste a raison de poser ses conditions. Soit c'est taxes Zuckman et suspension de la réforme des retraites, soit c'est un des deux. Pour le moment, en tout cas à l'heure où on se parle, Sébastien Lecornu ne peut pas le donner. Je ne pense pas qu'il n'ait pas envie de le donner. Je pense qu'il est prisonnier de la droite et je pense qu'il est prisonnier de la décision d'Emmanuel Macron. Donc, en réalité, il gaudit, il manœuvre en espérant échapper à la censure dès la déclaration de politique générale en se disant si je passe ça, j'ai encore un mois, un mois et demi pour négocier éventuellement.
Moi, je pense que si Sébastien Lecornu, il parle, je vais laisser, si Sébastien Lecornu qui dit je vais faire une rupture de méthode annoncée par exemple vendredi, je renonce au 49-3, eh bien, je pense que ça changerait tout. Mais je pense qu'il ne le fera pas.
Oui, je suis assez d'accord avec Françoise. Moi, ce qui me frappe, c'est la forme de dissociation entre l'opinion publique qui accueille plutôt bien l'arrivée de Sébastien Lecornu, même si quand même les trois semaines sans gouvernement, plus que jamais, ça renforce ce que j'appelle l'éclipse du politique. Les Français ne regardent plus, ne nous regardent plus, ne les regardent plus. Quand je dis nous, c'est la scène politique qui est parlementaire, médiatique, elle est même sondagière, faisons-nous plaisir. Et c'est vrai qu'il y a cette dissociation. Il y a une équation personnelle plutôt bonne pour Sébastien Lecornu.
Il incarne à la fois l'expérience avec les trois ans passés à l'hôtel de Brienne, il y a un vrai crédit pour le ministère des Armées, une forme de renouvellement, l'anti-Bayrou, discrétion, sobriété, décision forte. Il a plutôt bien joué sur le fait qu'il ait montré que clairement, l'État fait des efforts même si ça fait catalogue à l'après-verre, moins de budget de communication, la forte décision sur la suppression des deux jours fériés, ça a été, on s'en souvient peut-être pas assez, mais un point de fixation et de rejet de l'opinion jamais vue. Les anciens premiers ministres, alors ça peut paraître symbolique, mais en tout cas, il a réussi ses premiers pas vis-à-vis des Français.
Et je ne vais pas redire ce qu'a dit François Segois très très bien, ça reste complètement bloqué du côté de l'Assemblée nationale quitte d'une motion de censure extrêmement rapide que vont faire les socialistes qui ont une double dimension. D'un côté, la préparation des élections municipales et pas se mettre à dos des électeurs de gauche. Je ne parle pas des appareils partisans, écolo ou LFI qui, quand même, sont très importants pour la reconduction des très nombreuses mairies socialistes sortant dans des villes plus qu'importantes, je pense à Paris notamment.
Et l'idée quand même que du côté du peuple de gauche, pour reprendre un terme célèbre, il y a quand même l'envie qu'on sorte presque majoritairement de cette situation bloquée. Une enquête IFOP pour le Parti Socialiste montrait que 71% des sympathisants LFI regrettaient que le PS n'ait pas été choisi pour être au gouvernement, être Premier ministre parce qu'il y a l'idée de gouverner, il y a une gauche de gouvernement, une gauche de transformation qui reste très forte dans le pays. Ça fait lien avec l'enquête dont on va parler avec la percée de Raphaël Géjean.
Oui, alors moi je suis tout à fait d'accord et l'idée générale, je ne suis pas du tout sur l'idée mécanique que si Sébastien Lecornu, j'en ai marre un peu d'entendre ça, Sébastien Lecornu serait censuré, ce serait obligatoirement dissolution, voire démission. Je ne suis pas du tout certain, je suis même quasiment certain en tout cas, que là encore, à l'heure où on se parle, ce n'est pas du tout l'option d'Emmanuel Macron et de son cabinet, pas du tout. L'option serait plutôt un quatrième gouvernement. Et là, la question va se poser, qu'est-ce qu'on fait avec le quatrième gouvernement ? Est-ce qu'on refile Misty Gris et finalement, à la fin des fins, à la gauche, c'est une possibilité ?
Est-ce que la gauche l'accepte ? C'est une possibilité ? Vous savez, on n'est pas forcément dans une logique de dissolution. Emmanuel Macron, je pense qu'il a enfin percolé que la dissolution, derrière la dissolution, il y a quasiment certainement sa démission. Parce qu'une dissolution le dissoudrait lui-même, si vous voulez. Ça me paraît complètement évident. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, je pense quand même que les socialistes n'ont pas beaucoup de choix à part la censure. Tous les groupes de gauche hors LSI vont censurer. Évidemment, je pense même dès la déclaration de politique générale.
Est-ce que le Parti Socialiste peut se permettre d'être la seule formation de gauche qui sauve à nouveau Sébastien Lecornu, mais plus que sauver Sébastien Lecornu, qui sauve à nouveau Emmanuel Macron ? Parce que derrière, il y a l'ombre. Je suis d'accord avec Frédéric. Bon, l'image de Lecornu est plutôt bonne, mais ce n'est pas ça le sujet. Le sujet, ce n'est pas celui-là. Ce n'est pas est-ce que Lecornu, les Français l'aiment ou l'aiment bien. Les Français ne peuvent plus voir pour le moment en peinture un homme qui s'appelle Emmanuel Macron. Si vous sauvez Sébastien Lecornu, vous sauvez Emmanuel Macron. On va voir justement quel est l'état d'esprit des socialistes.
On va écouter Patrick Cannaire, le président du groupe socialiste ici au Sénat.
Monsieur Lecornu ne refuse aucun des chantiers qu'on lui a proposés. Justice fiscale, pouvoir d'achat, relance, question des retraites, logement. Il ne refuse rien, mais ne nous le dit pas comment. Et notre état d'esprit est celui-là. C'est on fait comment pour aboutir éventuellement
à un accord, non pas de non-censure, mais un accord qui permette finalement aux Français de sortir par le haut après la purge que voulait leur imposer François Bayon.
Vous l'entendez le discours des socialistes, François ? Non, lui, ce n'est pas le discours des socialistes. Excusez-moi. Boris Vallot, il dit aussi un peu la même chose. Il dit ce qui nous intéresse, c'est les Français, c'est d'obtenir des mesures pour les Français. Oui, mais Patrick Caner, Boris Vallot, ça n'a rien à voir. Patrick Caner, lui, est plutôt sur une ligne, Carole Delga, etc. Il ne faut pas censurer, etc. Boris Vallot n'est pas sur cette ligne. Mais il dit ce qui nous intéresse, c'est les Français. Oui, ce qui nous intéresse, c'est les Français, mais si on pouvait trouver un accord, même un minima, pour Patrick Caner, ça ne lui poserait pas de problème.
Et pour Carole Delga, non plus, et la Galaxie, Raphaël Glucksmann, etc. Les socialistes à l'Assemblée ne résonnent pas comme ça. Ils ne sont pas du tout dans cette espèce de molitude dans laquelle il y a un côté très édredon de la part de Patrick Caner. Pas du tout parce que c'est un sénateur, c'est parce que c'est leur stratégie, c'est la stratégie de François Hollande. Mais ils ne sont pas majoritaires au groupe. Le groupe socialiste est quand même à 100% sur l'idée de la censure. La question, la différence, c'est quand est-ce qu'on censure ? Est-ce qu'on censure le budget ?
Et je pense que Jean-Philippe Tanguy, qui était là précédemment, qui nous précédait, Marine Le Pen a le même problème. Censurer, c'est sûr, mais est-ce qu'on censure dès la déclaration de politique générale ou est-ce qu'on censure sur le budget ?
Moi, je pense que les Français, en général, les sympathisants de gauche en particulier, sont plutôt sur une ligne cannaire de ne pas censurer a priori, systématiquement, dès le début, dès le discours de politique générale. Il est fixé le 6 octobre, si je ne me trompe pas. On n'a pas encore un date précise, mais début de semaine. – Il peut y échapper, il peut décider de ne pas le faire. – Il peut y échapper. Alors, on a compris que le Rassemblement national à l'Assemblée ne censurerait pas ce qui sauverait à court terme Sébastien Le Cornu. Vous voyez, toutes nos discussions, et là, j'entends ce que dit Patrick Cannaire, ça ne parle pas complètement aux Français.
On est sur une sorte de mécano parlementaire pour sauver le soldat Le Cornu. Moi, je pense que la situation d'instabilité permanente, même si, clairement, le plan Bayrou a été rejeté de manière massive. Il n'y a pas de discussion de la part de l'opinion publique, mais il y a quand même l'idée pour les Français de sortir de ce blocage, parce qu'en plus, les Français voient en contraste à l'échelle locale, leur maire, qu'ils soient de droite ou de gauche, agir, être sur le terrain, changer la vie, on puisse préparer la campagne pour les élections municipales.
Il y a un contraste entre l'échelon national et l'échelon local qui n'a jamais été aussi fort et qui rend l'échelon national mais complètement accessoire pour les Français. Et là, c'est extrêmement dangereux quand on connaît l'imaginaire de notre pays qui est la promesse du politique. Au national, on agit, on change la vie, on résout les problèmes. Et là, ce n'est pas du tout ce qui se passe.
Mais juste, qu'est-ce qu'ils attendent prioritairement, les Français ? C'est quoi ? C'est la justice fiscale en numéro un dans les annonces de Sébastien Le Cornu ?
Je pense que, contrairement à ce qu'on dit, les Français sont prêts à faire des efforts. S'ils ont le sentiment qu'il y a un chemin clair, il y a un cap, on nous serine avec le discours surchilien du sang de la sœur et des larmes, à cette époque, il y avait une finalité claire à battre le nazisme. Quelle est la finalité de tous les efforts qu'on demande ? Deuxièmement, que les efforts soient équitablement répartis. C'est là où le plan Bayrou ou le bas, si je puis dire, blessait très fortement. C'était plutôt les salariés, la France du travail qui étaient plus touchés, y compris les entreprises que les Français défendent plus que par le passé.
Troisièmement, que l'État donne l'exemple le premier. Et alors voilà, maintenant, il y a des mesures françaises valides, des mesures symboliques. Quid de la réforme des retraites qui ne passe, mais absolument pas dans l'enquête faite pour le Parti socialiste ? On a vu, on a exactement, deux ans et demi après, le même pourcentage de Français, 66%, le même pourcentage de salariés, 75%, qui sont opposés. Vous dites bien sûr, mais on aurait pu imaginer qu'avec le temps, il y aurait une sorte d'acceptation, ce n'est pas le cas.
Ce n'est pas le cas. Moi, je ne suis pas d'accord du tout avec Frédéric, les Français pensent que, etc. D'abord, les Français veulent censurer très largement. Vous avez, toutes les enquêtes le disent, etc. Pour Bayon Rouge,
là, on n'a pas mesuré.
Pour le moment, on n'a absolument pas mesuré. La réalité, si vous voulez, c'est que si vendredi, la réunion se termine en chou blanc, vous savez, il y a un homme qui a la clé. En fait, c'est Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, et je crois que la pression est de plus en plus forte autour de lui, y compris, je pense, à l'Élysée, pour lui dire tu dois lâcher Zuckman, ça ne marchera pas. Zuckman est devenu un totem. L'attaque Zuckman est devenue un symbole très fort, très puissant. En réalité, vous avez vu une adhésion incroyable parce que Zuckman dit une chose formidable. Il faut partager les richesses et en fait, les gens qui ont beaucoup doivent donner un peu plus que les gens qui ont moins.
Donc Zuckman, c'est parfaitement, vous savez, la taxe Zuckman me fait penser à la directive Wodkenshtin en 2005 pendant le référendum. Tout le monde était devenu spécialiste de la directive. Nous, les premiers journalistes, on a cherché qu'est-ce que c'est ce truc et en fait, Zuckman, le pays s'en est emparé. C'est formidable. Non mais c'est génial. Le pays s'est emparé de cette taxe et il l'approuve. Cette taxe-là, je n'ai pas le sentiment que les socialistes l'obtiendront. Non, je crois qu'ils ne l'obtiendront pas parce que Sébastien Lecornu est reparti dans la vieille équation droite-rassemblement national et que ça ne passera pas à droite.
Par contre, la suspension de la réforme des retraites, je pense que la droite pourrait l'accepter et je pense qu'il y a une grande pression. Plus qu'une forme de taxation des hauts revenus ? Il sera obligé d'aller sur une forme de taxation, Sébastien Lecornu, c'est sûr. Il va aller vers rendre du pouvoir d'achat avec la CSG mais tout ça, c'est un peu filandreux. Il y a un totem. Les socialistes ne peuvent pas voter s'il n'y a pas un des deux totems. Et le deuxième totem et Frédéric a raison, c'est dingue. C'est dingue sur la réforme des retraites parce que c'est la folie de l'égalité française. C'est ce qui nous qualifie tous. Ce pays est fou d'égalité. Voilà. Alors ce pays, il est empêlé.
Il est fou d'égalité. C'est notre bien commun. Pourquoi la réforme des retraites ? Ce n'est pas que la retraite, c'est l'égalité. Voilà. Ce pays, c'est son tréfonds. Et la réforme des retraites, soit vous la suspendez, soit je pense qu'il y aura censure. Voilà.
Je suis tout à fait d'accord. avec en plus pour la réforme des retraites, l'imaginaire du vieillissement, l'imaginaire de la vie heureuse après le travail qui est très fort, y compris dans les jeunes générations. Pourquoi en 2010, il n'y a pas si longtemps que ça, les Français, dans les sondages, à une petite majorité, il ne faut pas mentir, 50, 52, 53 %, avaient soutenu la réforme Sarkozy-Fillon-Wertz ? C'était l'idée qu'on allait faire un petit effort. On sortait d'une crise financière pour sauver le système et c'était la dernière des réformes.
Alors, cet espoir n'a pas été respecté, cette promesse, puisque dès 2013, François Hollande réforme avec Jean-Marc Ayrault les retraites et puis il y a la fameuse réforme d'Edouard Philippe et celle d'Isalette Borne. Il y a l'idée qu'on touche quelque chose qui est sacré pour les Français. C'est le capital... Un acquis social.
Mais oui, c'est le capital de ceux qui n'en ont pas et encore une fois, quand vous voyez, Frédéric ne me démentira pas, quand vous voyez la non-adhésion, vous avez autant de droite que de gauche, vous avez autant d'électeurs d'Emmanuel Macron que l'électeur de Jean-Luc Mélenchon. Je le redis, ce pays, il faut comprendre ce pays. Les retraites ne sont pas les retraites. C'est métapolitique, les retraites. C'est notre... On a une devise. Liberté, égalité, fraternité.
Tant que les dirigeants ne comprennent pas de gauche comme de droite que ce pays fonctionne sur ses ressorts, profondément sur sa devise, et vous pouvez le voir sur la liberté, sur l'égalité et sur la fraternité, on m'explique que ce pays est à droite, etc. C'est absolument vrai et faux. D'abord, la gauche est arrivée en tête aux législatives, mais ce pays, sur les valeurs fondatrices de ce pays, il est plutôt à gauche, je suis désolé de vous le dire, sur l'adhésion à la fraternité, l'adhésion à l'égalité, c'est les valeurs de gauche... Mais ça veut dire que là, Sébastien Lecornu, il devrait faire une rupture avec lui-même, pour le coup, parce que dans ses deux... Avec Emmanuel Macron.
Parce que dans ses deux interviews à la presse, il a dit pas de rérogation, pas de suspension, on n'arrête en borne. Comment voulez-vous qu'on puisse entamer un dialogue quand Sébastien Lecornu vous claque une interview comme celle de vendredi en Parisien ? Toutes les portes sont fermées à double tour. Après, vous avez le ministre de l'économie, M. Lombard, et puis tout l'Elysée qui appelle les socialistes en leur expliquant que vous avez mal lu. Excusez-nous, vous n'avez qu'à le faire en France, c'est facile. Bien sûr, on ne sait pas lire une interview du Premier ministre, c'est évident. On va parler... Il y a marqué des villes, il y a marqué des villes, en fait.
On va parler d'un sondage qui a fait beaucoup parler, c'est le vôtre, Frédéric, légèrement. Un sondage, il faut opinion. D'abord, sur deux points, un sondage qui met largement devant le Rassemblement national. On va réécouter à ce sujet Patrick Cannaire, président du groupe socialiste. Oh bah dites donc !
L'extrême droite caracole en tête depuis bien longtemps, malheureusement. Et il faut s'interroger de ce résultat. Vous savez, j'ai l'habitude de dire que quand M. Macron a pris le pouvoir en 2017, il y avait 8 députés RN. Aujourd'hui, avec les proxys de M. Ciotti, ils sont 140. Et je n'oublie pas, je n'oublie pas les déclarations de M. Macron quand il a gagné son élection au second tour en 2017 devant la pyramide du Louvre disant aux Français « Français, je mènerai des politiques publiques qui feront que vous n'aurez plus jamais envie de voter pour le Rassemblement national. »
La montée du RN, c'est la faute d'Emmanuel Macron.
Oui, alors Patrick Cannaire est dans son rôle. C'est vrai que Macron est quand même celui qui a battu deux fois l'URN au second tour. Alors, ce sondage ne comportait les fois fiduciales pour celui de Radio et l'opinion que des premiers tours. C'est vrai que le score du RN, et si on ajoute quelques alliés, les 4-5 points pour Eric Zemmour, les 2-3 points pour Nicolas Dupourgnan, jamais, on peut appeler l'extra-droite la droite-extra, en tout cas, le bloc Rassemblement national n'a été aussi fort. La dernière fois qu'un candidat a atteint 33-34%, c'est François Mitterrand en 1988.
La dernière fois qu'il y a plus de 20 points d'écart ou 15 points d'écart entre le premier et le deuxième, on a un ticket d'entrée pour le second tour qui est extrêmement bas, ça ne nous rajeunit pas, c'est un power face à Georges Pompidou au premier tour avec 20 points. C'était pour vous. Merci, mais moi je n'étais même pas non plus, on n'était même pas nés. Moi je n'étais pas nés.
Alors là vous Loriane, vous n'étiez même pas. Vous n'y imaginez pas.
C'est pour dire qu'il y a quand même une continuité avec le RN qui gagne les élections européennes qui confirme au premier tour des élections législatives et puis moi, ce qui me frappe c'est la structure électorale du RN c'est-à-dire qui est à la fois Jean-Marie c'est-à-dire les segments traditionnels du FN des années 80-90 des jeunes, des ouvriers, des chômeurs, des personnes peu diplômées et puis cette France du travail qu'on ne peut pas ne pas avoir pour gagner l'élection présidentielle.
On a parlé de la retraite il y a une sorte de magot électoral que les politiques chérissent qui sont les retraités on peut perdre une présidentielle quand on a les retraités jusqu'à Ernestat en 81 ou Nicolas Sarkozy en 2012 on ne peut pas gagner en tout cas depuis le début de la 5e République si on n'a pas cette France du travail et puis quand on a un RN qui fait 28 chez les retraités 23-24 chez les cadres 20% chez les personnes diplômées on a un parti qui attrape tout et puis l'autre dimension qui est très intéressante on a testé surtout dans les 6 configurations Jean-Anne Bardella mais on a testé également Marine Le Pen dans la configuration Edouard Philippe et là ce qui est très intéressant c'est qu'il n'y a pas la moindre différence entre Bardella et Le Pen c'est pas la même histoire c'est pas la même trajectoire c'est pas le même regard des français
mais aujourd'hui c'est un vote RN
exactement c'est pas un vote d'incarnation c'est un vote d'alternative c'est leur tour il faut leur donner le pouvoir ils ne font pas pire que les autres on ne les a jamais essayés je parle des propos qui sont tenus par les français
Oui alors moi vous savez que j'ai une grande amitié pour Frédéric Dhabi en pro-légomène je voudrais dire que je trouve là ma table la façon dont Frédéric Dhabi est attaquée aujourd'hui par la France insoumise il ne peut pas le dire parce qu'il est sondeur mais c'est lamentable c'est la meute qui est déchaînée depuis la sortie de ce sondage c'est quasiment lui accrocher des cibles dans le dos le traité de l'islamophobe de génocidaire etc c'est insupportable et si les gens qui nous écoutent et les élus vraiment prenez la défense parce qu'on ne peut pas accepter cela de la part d'un parti politique qui s'appelle LFI si le Rassemblement National s'amusait à faire ça imaginez tout le monde montrer au cocotier et là personne ne monte au cocotier donc une fois que j'ai dit ça j'aime beaucoup les sondages de Frédéric Dhabi mais d'abord il ne lit pas dans les eaux de poulet il ne regarde pas le vol des corbeaux etc le RN pas encore moi non plus d'ailleurs le Rassemblement National a toujours son problème de second tour bien sûr moi je pense que ok c'est un train qui roule comme ça à 33 mais vous pouvez toujours le faire rouler à 33 on est à 41, 42 et au second tour et le problème de Marine Le Pen je pense en plus que ça ne se substitue pas pour le moment ça se substitue dans l'opinion Le Pen-Bardella je pense que non dans une campagne je pense que Jordan-Bardella est très friable dans une campagne on l'a vu aux législatives il s'effondre en fait dès que ça monte un peu en altitude sur la donnée politique qui s'effondre on a vu les erreurs qu'il commet dans la campagne des législatives et il est aussi en grande partie lui responsable de cet échec de sa friabilité parce qu'il est jeune et puis parce que voilà il n'a pas l'expérience donc je ne suis pas du tout effrayé par cette espèce de rouleau compresseur de Marine Le Pen je d'abord ça ne finira pas à 33 ça peut finir à 30 et de toute façon c'est le problème et tous les gens et je termine tous les gens qui nous prédisent le front républicain est mort et bien je vous dis que non vous verrez ce pays si vous avez le rassemblement national au second tour comme en 2002 comme en 2017 comme en 2022 tous les gens qui disent le front républicain est mort se trompent ce pays a des ressorts et un réflexe et vous verrez que le front républicain fonctionnera quel que soit l'adversaire de ce groupe quel que soit alors si c'est Jean-Marie Le Pen je pense qu'il y aura un front républicain contre Jean-Marie Le Pen imaginez le lapsus si c'est Jean-Luc Mélenchon tellement dans mon esprit il se ressemble de plus en plus vraiment dans la matière de faire et de provoquer si c'est Jean-Luc Mélenchon je pense qu'il y aura quasiment il y aura le double réflexe le front républicain mais un front républicain contre Jean-Luc Mélenchon
Oui mais Française a tout à fait raison le second tour c'est une autre élection et toujours l'URN a eu des difficultés je pense à l'élection présidentielle à ne pas éviter un tout sauf Marine Le Pen c'est la phrase de Charles Pasquois qui était à l'origine une sentence de Guy Mollet au premier tour dans une élection on choisit au second tour on élimine c'est vrai que ça se réduit de plus en plus vous citez Jean-Marie Le Pen 82-18 en 2002 66-34 pour Emmanuel Macron en 2017 il gagne avec 58% et puis on disait aussi à l'Assemblée nationale le duel de second tour c'est le piège absolu pour le RN-FN il ne peut jamais gagner pendant presque 30 ans il n'y a pas eu de victoire en duel du FN à l'Assemblée et on voit ce qui s'est passé en 2022 et surtout en 2022 mais c'est vrai que la présidentielle c'est extrêmement différent c'est à qui on confie les clés du pays et effectivement François Mitterrand je vais citer notre élection présidentielle historique en 1974 fait 41% au premier tour il perd avec une gauche complètement unie en 80 la gauche c'est complètement désuni et elle gagne ça montre que tous les mécanos électoraux sur gauche unie pas gauche unie primaire ça ne supporte pas une dynamique de campagne et des très forts mouvements qui peuvent imposer un candidat une candidate en tout cas ça reste un sondage quand même excellentissime parce que il y a déjà eu un RN à 28 29 30 31 mais l'écart de plus de 15 à 20 points ça par contre ça ne s'était jamais vu
et l'autre enseignement de ce sondage c'est le score assez élevé de Raphaël Glucksmann on va l'écouter le leader de place publique il était ce matin l'invité de France Inter
ce sondage et il confirme une chose indépendamment de mon score personnel il confirme une chose c'est que le RN le Rassemblement National l'extrême droite est entre 33 et 35% donc à aucun moment on est dans une forme de joie et c'était déjà le cas le soir des élections européennes parce qu'en fait il y a un véritable risque de bascule maintenant ce que confirme ce sondage c'est que la seule manière de créer une dynamique politique c'est d'être clair c'est de construire un projet clair c'est d'avoir une stratégie claire notamment vis-à-vis de la rupture avec la France Insoumise il est bien trop tôt pour savoir si je serais la personne idoine pour le faire et c'est pas une réponse de politicien ça non pas du tout
vous avez né du coup Françoise est-ce que son score ça reflète sa stratégie claire vis-à-vis de la rupture avec la France Insoumise écoutez moi je veux bien vous savez Raphaël Guzman a fait une très bonne campagne enfin il a fait avec le Parti 16 une campagne européenne il est devenu le jouet tout le monde va s'amuser pendant des mois et des mois avec l'égo de Guzman et l'égo de Mélenchon on va organiser cette espèce de compétition et à la fin ça sera pas ça parce que Raphaël Guzman je pense que un autre Macron est possible n'est plus possible justement Raphaël Guzman il nous refait le coup d'Emmanuel Macron il se dit je vais faire tomber tous les dominos du PS et je vais faire tomber tous les dominos de la droite dans mon escarcelle peut-être que il y a ce petit mouvement là aujourd'hui mais je pense que ça ne peut pas aller au bout parce que d'abord Raphaël Guzman c'est plus un lanceur d'alerte pour moi qu'un homme politique c'est quelqu'un moi je ne sais pas où est son programme mais il se situe plus au centre droit centre gauche si vous voulez il n'est pas le baril centre de la gauche c'est ça le sujet pour moi on ne voit que lui parce que c'est un produit je n'enlève rien à sa qualité vraiment c'est un très bon député européen c'est un très bon connaisseur de l'Ukraine etc mais il y a une vacuité dans son programme une forme d'attrape-tout il veut refaire il veut refaire le chemin d'Emmanuel Macron et je ne pense que ça ne fonctionnera pas d'abord parce qu'à l'époque le parti socialiste était mort il ne l'est plus du tout ce n'est plus l'homme malade de la gauche le parti socialiste Jean-Luc Mélenchon et bien on l'est à 13 il a tort de hurler Jean-Luc Mélenchon à 13 de mémoire de sondeurs je n'ai jamais vu Jean-Luc Mélenchon commencer une pré-campagne avec un score aussi haut donc Glucksmann c'est bien c'est le moment Glucksmann ça a été le moment Villepin à la fin des fins ça ne finit pas comme ça
Oui alors je serais très prudent sur le devenir de Raphaël Glucksmann et même sur ce sondage qui n'est pas une prédiction pour l'euro 2027 on se serait vu il y a 10 ans jour pour jour le 1er octobre 2015 on aurait parlé de 2017 on aurait cité tous les candidats Jean-Luc Mélenchon Exactement donc ça nous incite non mais c'est vrai par contre il ne faut pas oublier qu'il y a eu des pré-campagnes où tout était joué 18 mois avant aucun sondage qui donne Mitterrand perdant dès 1986 aucun sondage qui donne Sarkozy Nicolas Sarkozy perdant il y a eu un 50-50 avec Ségolène une fois en 2006 maintenant ce qui est intéressant pour Raphaël Glucksmann c'est qu'il a deux sources électorales clairement il prend un électorat Macron de 2022 et le fait majeur de ce sondage c'est un vrai recul du bloc central qui est vraiment pour la première fois touché, entaché par la mauvaise image d'Emmanuel Macron alors que jusqu'au mois de mai il n'y avait pas eu d'enquête publiée depuis la fin mai début juin on avait une dissociation entre un Macron un populaire et des incarnations du bloc central qui arrivaient à capter trois quarts des macronistes côté Philippe deux tiers ou la moitié du côté Gabriel Attal etc ce n'est plus le cas Raphaël Glucksmann qui n'est pas vu comme Emmanuel Macron donc prend du Emmanuel Macron et parce qu'il n'est pas vu et là il est très clair comme Jean-Luc Mélenchon c'est même les deux gauches si je puis dire irréconciliables et il prend dans l'enquête 38% des électeurs du NFP Jean-Luc Mélenchon 34% on a vraiment une vraie bataille de ce point de vue là alors pour être très très schématique gauche radicale gauche social-démocrate européenne donc dans ce cadre là il y a un match qui est installé mais c'est vrai qu'Olivier Faure obtient quand il est tout seul face à Mélenchon 7% c'est beaucoup plus c'est deux fois plus que ce qu'il obtenait il y a encore quelques mois et rien n'est dit à gauche Marine Tendulier qui n'est pas testé qui sera testé dans une enquête prochaine peut être aussi le plus petit des médiateurs mais aujourd'hui quand même c'est assez installé même si c'est médiatique le match entre Mélenchon et Guzman
voilà moi je suis d'accord je regarde fort et si Roussel n'y va pas il fait 10-12 donc moi je vous assure que la question est qui va incarner mon sujet n'est pas d'aimer ou de ne pas aimer la question ce que je vois d'abord dans ce sondage c'est que la gauche n'est pas au second tour si je voulais être cruel et ça me rend bien triste tout le monde sait que je suis une idéaliste de gauche ce que je vois d'abord a priori c'est qu'elle n'est pas au second tour elle n'y est pas parce que les ressorts de la tragédie sont revenus
ça serait un 4ème 21 avril vous vous rendez compte de ce qu'on dirait
c'est un 4ème 21 avril elle n'y est pas parce que Raphaël Guzman ne peut pas monter au-delà de 16 ou 17 parce qu'à un moment donné les électeurs de gauche n'aiment pas ce qu'il incarne et à un moment donné vous allez devoir choisir il n'est pas Emmanuel Macron il sera obligé de choisir une ligne donc pour moi ça ne peut pas être un candidat je pense que le barricentre si vous voulez de la campagne présidentielle à venir c'est Mélenchon d'un côté et un candidat à mon avis socialiste ou Olivier Faure ou pourquoi pas François Hollande qui est capable d'unir beaucoup plus la gauche dès le premier tour et comment dirais-je d'aller au second tour gagner ou pas ça je ne sais pas enfin ça m'arrête est là et moi mon sujet il est là c'est-à-dire que pour le moment on pense que l'incarnation de la social-démocratie c'est Raphaël Guzman il est beaucoup trop à droite pour la gauche et beaucoup trop à gauche pour la droite donc ça ne marchera pas Merci à tous les deux ça ne marche pour personne c'est ce que je veux dire je ne suis pas pour le moment On aura le temps d'en reparler Merci beaucoup on va terminer par l'histoire du jour et elle nous emmène en Isère mais non en Isère on va parler d'Eleonor Armanet d'Itnonor 97 ans et qu'est-ce qu'elle a fait hier elle a pris sa retraite à 97 ans en même temps que son fils Didier 67 ans lui c'était un peu plus tôt incroyable et ils travaillaient ensemble ils tenaient la boulangerie et le bistrot de Passin c'est dans le nord Isère c'est un commerce historique de génération en génération depuis 1858 et même à 97 ans elle dit que la décision de raccrocher a été très difficile la dernière journée de travail a été forte en émotion alors elle a plein de souvenirs au début c'est sa belle-mère qui faisait les tournées de pain à cheval puis après elle quand elle a passé le permis elle se souvient des clientes qui faisaient chauffer le café exprès pour elle ou celle qui lui donnait des beignets de fleurs d'acacia et Léonore et son fils Didier ne sont même pas prêts à profiter pleinement de leur retraite parce qu'ils disent qu'ils veulent garder le café un peu ouvert sûrement les week-ends les mardis et les jeudis et à 97 ans elle a donc profité ce matin d'une grâce matinée bien méritée elle peut aussi en profiter pour nous regarder j'adore alors si vous regardez on vous embrasse fort j'adore ces histoires de la vie des gens qu'est-ce que ça fait du bien vous avez sauvé l'ensemble de l'émission c'est la prise de tête et quand même 4 à 0 l'OM ça on n'oublie pas je tiens quand même à le dire c'est le fait majeur ce matin l'OM et ça Détienne est en tête ça fait trop de bonnes aussi beaucoup très bonne journée à demain intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat
Jean-Philippe Tanguy