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Discours / meetingLe Figaro (sur YouTube)· 5 avril 2024 11 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesSolidarités & famille

David Lisnard : «S'attaquer aux rentes, c'est augmenter les impôts»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Locuteur 1Fait
    « s'attaquer au rent c'est quoi c'est augmenter les impôts c'est assez démagogique »
  • 0:25Locuteur 1Promesse
    « les impôts n'augmenteront pas c'est un engagement que nous avons pris avec le président de la République »
  • 0:40Locuteur 1Chiffre
    « le déficit de l'État c'est 40 % des recettes de l'État »
  • 2:50Locuteur 1Fait
    « la centralisation excessive ne fonctionne pas »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

s'attaquer au rent c'est quoi c'est augmenter les impôts c'est assez démagogique il a dû avoir un sondage qui a dû être fait quelque part en disant Salau de rentier donc on va dire on va taxer les rentes sera populaire quelle est la direction à suivre rétablir nos finances publiques revenir surous les 3 % de déficit public en 2027 c'est l'engagement que je prends les impôts n'augmenteront pas c'est un engagement que nous avons pris avec le président de la République croyez-vous Bruno Le Maire lorsqu'il promet que le déficit public repassera sous les 3 % en 2027 sans augmenter les impôts si on se fonde sur ce qui passe depuis 7 ans je suis pas amené à le croire malheureusement les les prédictions de Mercy sont avéré inexactes sur l'année 2023 le déficit de l'État c'est 40 % des recettes de l'État il y a pas une organisation humaine qui peut vivre et survivre fonctionner avec un déficit structurel qui représente plus du tiers de de ces recettes c'est c'est insensé qu'on est passé du quoi qu'il en coûte qui était compréhensible au début de la crise covid on était dans l'incertitude il fallait soutenir l'offre il fallait même un choc kénésien pour en sort mais ensuite il y a une prolongation artificielle du quoi qu'il en coûte qui est devenue le n'importe quoi qu'il en coûte pour des raisons électorales pour préparer la présidentielle et donc ça a été du clientélisme d'État les mêmes qui aujourd'hui jouent les per la vertu et les per la rigueur sont ceux qu'il y a quelques semaines quelques mois à peine proposai des ch à tout va y compris pour se faire réparer les vêtements ou les chaussures cela signifie-t-il qu'il faut donc s'attendre à une hausse d'impôts oui enfin ce serait d'ailleurs la pire des solution parce que nous sommes dans le pays qui a le record des dépenses publiques entre 5650 58 % de la richesse produite du PIB le record désormais nous sommes les seuls he plus que les pays scandinaves des prélèvements obligatoires impôts et charges augmenter encore les prélèvements ne serait que accentuer l'atonie de l'activité française la solution elle est ailleurs nous cumulons les gaspillages et les pénuries dans le pays qui prélève le plus qui dépense le plus avec une multiplication des gaspillages notamment liés à l'excès de contraintte de normes de contradiction dans l'action publique donc gaspillage parallèlement des pénurie sur ce qui est essentiel pénurie dans le secteur hospitalier pénurie dans le secteur de la justice pénurie dans beaucoup de domaines pour redonner de la confiance retrouver de la prospérité sortir de de cette assomoir de démocratie dans lequel nous sommes qui est avant tout une crise de l'exécution c'est de rendre accessible ce qui est nécessaire est essentiel je crois que ça doit être un grand projet de droite la justice les soins le logement à la sécurité la simplification l'efficacité la chasse à la gabgie ont été loué par bien des discours politiques y compris ceux des Emmanuel Macron ou de Bruno Le Maire comment y croire encore est-ce que finalement le politique n'a pas une part d'impuissance ça ne peut être qu'une politique massive globale de réorganisation de la fonction publique faut avoir le l'ambition de ce qui a été fait en 58 il s'agit d'être dans la radicalité au sens de la racine des choses sur le plan social en finir avec l'éparpillement des dizaines voir des centaines de dispositifs sociaux il faut ce que nous avions d'ailleurs proposé a François Fillon une allocation sociale unique qui permettrait avec des critères critèr du handicap le critère de la dépendance le critère de l'âge et cetera d'éviter tous les doublons mais aussi les oublis c'est évidemment d'avoir un mouvement de décentralisation et de déconcentration pour que les habitants jugent la politique fiscale de ceux qui les dirigent puissent l'échanger c'est créer de la compétition et de la concurrence y compris dans les comptes sociaux c'est la grandeur d'une civilisation que d'avoir des filiets de sécurité sociale mais de faire en sorte que le financement de ces prestations puisse être fait de façon performante avec la mise en concurrence de la sécurité sociale pour parler de façon extrêmement clair c'est créer un régime de capitalisation de retraite obligatoire entre un filet de sécurité par répartition et la capitalisation libre qui permettrait progressivement il a l'amorçage qui est qui est difficile au départ mais progressivement d'assaignir considérablement les Comptes publics et de rendre propriétaire de leur retraite notamment les travailleurs les plus pauvres c'est ce qui a été fait avec succès dans beaucoup de pays et c'est le seul seule façon non seulement d'assignir les comptes publics mais aussi de créer un fond d'investissement français qui crée une dynamique entre de capitalisation donc d'investissement dans les entreprises on sait qu'il manque 100 milliards au moins 100 milliards d'euros de capitalisation notamment dans les ETI et puis c'est un projet de société c'est de faire en sorte que chacun soit propriétaire de sa vie c'est évidemment s'attaquer à la profusion d'injonction contradictoire revenir à des principes généraux du droit et que on laisse les collectivités territoriales appliquer les lois sous le contrôle de l'État qu'on remplace le le décret par la délibération locale il faut oser la liberté c'est la seule façon de nous en sortir c'est pour ça qu'il faut d'ailleurs supprimer le principe de précaution de la Constitution qui est une aberration c'est la responsabilité qui doit primer c'est c'est pas la trouille c'est une philosophie différente de la direction du pays êtes-vous favorable à une taxation des rentes dont Gabriel Atal lance l'étude ses prochains mois c'est une contradiction de plus parce que j'entendais Gabriel Atal il y a pas longtemps qui disait qu'il fallait pas pas augmenter les impôts s'attaquer au rent c'est quoi c'est augmenter les impôts c'est assez démagogique il a dû avoir un sondage qui a dû être fait quelque part en disant salud de rentier donc on va dire on va taxer les rentes sera populaair c'est de l'impôt en plus c'est la fiscalité un plus c'est quoi les rentes les rentes de qui si c'est des propriétaires c'est déjà les les plus taxés de l'Europe on a un capital c'està dire un investissement qui est plus taxé que chez nos concurrents et et partenaires on n jamais autant eu de difficultés à se loger notamment les jeunes si vous rendez rare le foncier si vous dites que le foncier est une rente donc on restreint l'usage on multiplie la fiscalité dessus on fait zéro artificialisation nette et puis on ajoute les DPE sur le stock existant de logement puis on ajoute l'info sur la fortune immobilière puis le foncier bâti et cetera se disent mince quand il y a moins de propriétaires finalement il y a moins de locataires bah oui si on veut des locataires il faut des propriétaires si on veut des salariés il faut des CHF d'entreprise c'est qu'il faut de la dynamique il faut de l'offre il est temps d'avoir une politique claire de l'offre c'est ce qui nous permettra d'assignir les Comptes publics et de mieux répondre aux besoins fondamentaux des êtres humains d'être dans la prospérité depuis que j'ai appris que un revenu était considéré comme riche à partir de 4000 € par mois j'invite chacun à se méfier de ce que l'on appelle les prélèvement sur les rentes oui il y aura une réforme de l'assurance chômage C C année une des pistes c'est de réduire cette durée d'indemnisation de plusieurs mois autre mesure à venir cette réforme de l'assurance chômage c'est une mesure que la droite aurait pu proposer non c'est une réforme qui ailleurs a produit des effets mais qui ne peut être juste que si elle se produit dans un contexte de prospérité de croissance c'estàd d'accès à l'emploi or aujourd'hui le chômage repart à la hausse on est en atonie de croissance une décision elle peut être bonne ou mauvaise selon le moment où vous la prenez en France certaines de ces mesures impopulaires se heent quasi traditionnellement à de fortes contestations dans la rue qui ont eu raison de bien des réformes comment il faire adhérer notre pays a toujours eu des périodes de déclassement fort mais aussi des périodes de sursaut le tout c'est d'éviter la période de violence et donc de créer un renouveau civique lorsqu'on arrive à parler directement lorsqu'on arrive à dialoguer lorsque par exemple la retraite par capitalisation quand vous en parlez très souvent dans les milieux politiques médiatiques il faut pas parler de ça ça fait libéral quand vous expliquez que ça fonctionne dans la fonction publique que ça fonctionne aux Pays-Bas chez les pharmaciens et cetera que vous explique le mécanisme je ne vois pas pourquoi les Français ne seraient pas en mesure de choisir des des dispositions qui rétabliraient de la Justice de la prospérité de l'émulation il y a quelques jours Emmanuel Macron invitait également les collectivités locales à participer à l'effort de reddressement des finances publiques trouvez-vous cette demande justifiée que j'appelle du technopopulisme parce qu'on se dit bah oui il faut que tout le monde participe à l'effort donc l'état l'Orne sur les entreprises l'Orne sur les ménages l'Orne sur les propriétaires il fait pas que l'or il prend beaucoup chez les propriétaires et sur les collectivités il y a il a des collectivités mal géré on va dire le rond-point en trop et cetera il n'empêche que faut bien comprendre que les collectivités même les pires sont obligés d'être excédentaires en fonctionnement les empreunts des collectivités ne sont que sur de l'investissement donc ça soutient l'activité économique depuis 2010 les forts à l'assaainissement des comptes publics du bloc communal c'estd de l'intercommunalité et des communes c'est 71 milliards d'euros qui devait revenir aux collectivité que l'État a capté plus l'État a prélé sur les collectivités plus il s'est exonéré de ses propres efforts c'est une facilité pour ne pas engager la réforme du périmètre de l'État la question de l'organisation de l'État ce qui est le plus difficile où s'arrête l'action publique et ce débat là il faut le poser que Bercy appelle un effort des collectivités c'est en fait un prélèvement de l'État dans ce qui est censé revenir aux collectivités vous remarquerez que plus l'État a supprimé de la fiscalité communale taxe professionnelle taxe d'habitation désormais CV plus il y a d'impôt charge en France parce que si la centralisation fonctionnait l'Union soviétique existerait toujours la Corée du Nord serait plus riche que la Corée du Sud la centralisation excessive ne fonctionne pas parce que ça déresponsabilise en tant que maire je veux rendre des comptes à mes habitant je veux qu'il me juge sur ma politique fiscale et qui m'incite à la sobriété à la performance publique si mon rôle de maire c'est simplement d'aller demander de l'argent à un état qui nous a mis sous sa tutelle et qui nous a mis sous perfusion nous sommes sous perfusion du malade ça ne fonctionne pas Eric vert doit justement rendre un rapport dans les prochaines semaines commandé par le Président de la République avec des pistes de décentralisation qu'en attendez-vous il faut prendre acte de l'échec de la régionalisation des services de l'État qui contredisent les services départementaux qui contredisent les services centraux dire que l'adreal la DTM la RS tout ça doit être supprimé que l'on doit transférer une partie de leur mission au des collectivités et le reste au préfet et qu'on ne doit avoir qu'un seul patron des services de l'État dans les seuls départements alors ça paraît peut-être abstrait quand on n'est pas face à cela quand vous voulez mener un projet industriel ou un projet municipal aujourd'hui vous devez obtenir au moins 5in ou si autorisations de services de l'État au moins aucun de ces services de l'État ne peut vous autoriser votre projet mais chacun de ces services peut vous planter votre projet c'est ce qui fait qu'on a une administration administrante qui représente 34 % des postes en France l'Allemagne c'est 25 % la Suède c'est 24 % la moyenne européenne c'est 23,5 c'est des postes de backofice administratif le fait de revenir à un niveau élevé mais raisonnable à 24 25 % c'est 800000 postes qui vous permettrai donc un/3 d'économie donc pour baisser le déficit avant de des endetter un/ers de de remise d'agents sur le terrain il faut moins d'agents dans les bureau et plus de policiers plus d'infirmiers quoi voilà c'est aussi simple que ça et un/3 d'augmentation des salaires parce qu'on a une fonction publique mal payée ce travail là d'autres pays ont réussi à le faire la Suède le Canada mais beaucoup d'autres il est tout à fait faisable en France alors c'est sûr que c'est pas grand public c'est pas c'est pas sexy a priori mais quand vous l'expliquez vous êtes suivi