Un plan "pouvoir d'achat" de 2,5 millions d'euros à Nantes, "on a besoin d'actes, pas de mots" dit Johanna Rolland
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est vraiment le rôle d'un maire de le faire, ce genre de mesures ? Ou est-ce que ça veut dire que notre société va si mal, que c'est désormais les maires qui sont contraints d'agir pour sauver le pouvoir d'achat des plus modestes ?
- 3:18RelanceRéponse directe
Johanna Rolland, que quand même, ça crée des inégalités. Parce que si on habite une grande ville qui a des moyens de mettre en place, par exemple, le goûter gratuit à la cantine ou les transports en commun gratuits, pour certaines personnes, ce n'est pas le cas de tout le monde. Donc on se retrouve dans un pays où il vaut mieux habiter dans les grandes villes.
- 6:24RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que ça veut dire que vous n'aviez peut-être pas assez écouté, pas assez expliqué et que vous alliez même corriger et ajuster des choses ?
- 7:58OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous inquiète de voir, parce que vous êtes en train de construire deux lignes de tram, mais de voir des projets immobiliers, des quartiers qui prennent du retard parce que la crise, on l'évoquait tout à l'heure pour le pouvoir d'achat, elle est partout et on a l'impression que des chantiers et des quartiers mettent du temps à voir le jour.
- 9:16OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Comment on sort de cet engrenage infernal ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23PrésentateurChiffre
« 5000 nouveaux usagers pourront prendre le bus et le tram gratuitement. »
- 0:26PrésentateurFait
« Il y aura une généralisation des goûters gratuits dans les écoles. »
- 0:29PrésentateurFait
« L'élargissement de l'accès à la mutuelle sociale et solidaire. »
- 1:04Invité politiquePromesse
« La revalorisation du SMIG. »
- 3:41Invité politiquePromesse
« Le goûter gratuit, donc ce sera pour toutes les écoles sur deux ans. »
- 8:25Invité politiquePromesse
« Nous avons pris un engagement important sur le logement social mais aussi sur le logement abordable. »
Temps de parole
- Invité politique59 %
- Présentateur26 %
- Présentateur 24 %
- Invité4 %
- ?3 %
- Présentateur 33 %
- Invité 22 %
≈ 16,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ici matin, 8h moins le quart, la maire de Nantes, Joana Rolland, est l'invité d'ici Loire-Océan avec vous, Nicolas Creusel. Bonjour Joana Rolland. Bonjour. Merci d'être là pour cette rentrée, rentrée radiophonique. Merci
pour votre invitation.
Politique également.
On
va balayer un maximum de sujets en 10 minutes. D'abord, le pouvoir d'achat, c'est celui que vous avez évoqué hier. Des annonces pour les Nantais les plus fragiles. Plusieurs mesures, éducation, alimentation, culture, santé, transport. 5000 nouveaux usagers pourront prendre le bus et le tram gratuitement. Par exemple, il y aura une généralisation des goûters gratuits dans les écoles. L'élargissement de l'accès à la mutuelle sociale et solidaire. Est-ce que c'est vraiment le rôle d'un maire de le faire, ce genre de mesures ? Ou est-ce que ça veut dire que notre société va si mal, que c'est désormais les maires qui sont contraints d'agir pour sauver le pouvoir d'achat des plus modestes
? Vous
avez raison de poser la question de cette manière, parce qu'il y
a
une réalité qui est que la bataille pour le pouvoir d'achat, c'est d'abord une bataille nationale. C'est la raison pour laquelle, avec la gauche, les écologistes, je porte la revalorisation des salaires. Une grande conférence salariale négociée avec les partenaires sociaux pour obtenir enfin des choses concrètes. La revalorisation du SMIG. Mais en attendant, ce que les Nantaises et les Nantais me disent tous les jours, c'est que c'est compliqué. C'est que parfois, même quand on travaille, la fin du mois arrive bien trop tôt. Le nombre de Nantaises et de Nantais en sept rentrées qui me disent que chaque euro compte.
Le nombre de Nantaises et de Nantais dans tous les quartiers qui me disent qu'inscrire son enfant, on est encore dans la période des inscriptions au sport, à la culture, eh bien ça devient difficile. C'est la raison pour laquelle, avec la majorité que j'ai le plaisir de diriger, nous avons décidé d'actionner tous les leviers, quand nous le pouvons, pour aider très concrètement les plus modestes, mais aussi une part des classes moyennes. Il faut en avoir
bien conscience sur ce sujet. Il y a aussi
cette dimension-là, désormais le sentiment d'avoir perdu du pouvoir d'achat. Je ne
vais
pas dire d'avoir basculé dans la pauvreté, parce que ce n
'est
pas le cas de tout le monde. En tout cas, chez les classes moyennes,
les
gens ressentent aussi qu'ils ne vivent plus comme avant.
Je vais vous prendre un exemple concret. Une aide-soignante que je rencontre, qui élève seule ses enfants, qui me dit, Madame la mère, je bosse depuis que j'ai 22 ans. Je bosse dur. Eh bien le jeudi, cette personne que j'ai rencontrée dans une association, la Fraternité Quartier Zola, doit aller manger. Manger. Au resto du cœur. À la Fraternité. Cette association qui, parmi tant d'autres à Nantes, et j'en profite pour les remercier, parce qu'elles sont les cordes de rappel de notre ville. Donc oui, j'ai annoncé hier des mesures très concrètes, parce que sur ce sujet, les Nantaises
et
Nantais,
ils ont
besoin d'actes, pas de mots.
On les a déjà annoncées hier soir.
Corrigez une, si vous permettez, puisque vous l'avez évoquée. L'extension de la gratuité pour les transports en commun, c'est 15 000 personnes qui seront concernées. Vous avez évoqué 6 000 dans votre question. Pardon,
excusez
-moi. 15
000 personnes, je le dis pour celles et ceux qui nous écoutent, parce qu'y compris au prix de l'essence, aujourd
'hui
à
la pompe,
eh bien évidemment, c'est un enjeu important. On a décidé de le faire dès le début du mandat, puisque je proposerai une délibération dès le vote du mois d'octobre au Conseil métropolitain. C'est les engagements que nous prenons pour l'éducation. On est encore dans cette période de rentrée. Les élèves découvrent leur classe, leur enseignant. Et la question du goûter, elle pèse dans le budget d
'une famille. Mais vous conviendrez,
Johanna Roland, que quand même, ça crée des inégalités. Parce que si on habite une grande ville qui a des moyens de mettre en place, par exemple, le goûter gratuit à la cantine ou les transports en commun gratuits, pour certaines personnes, ce n
'est
pas le cas de tout le monde. Donc on se retrouve dans un pays où il vaut mieux habiter dans les grandes villes.
Donc
vous voyez ce que je
veux dire. Ça crée des inégalités. Il vaut mieux
habiter dans une ville où le choix politique, le choix stratégique est effectivement de faire de ce sujet une priorité. Le goûter gratuit, donc ce sera pour toutes les écoles sur deux ans. Dès cette année, l'ensemble des écoles de nos quartiers populaires. Dès l'année prochaine, toutes les écoles. Pouvoir avoir le ventre plein quand on doit travailler, quand on doit étudier, là aussi, c'est une nécessité. Et puis ça permet de proposer un goûter sain, équilibré, de travailler avec nos producteurs locaux aussi sur ce sujet. C'est aussi toute une chaîne de valeurs qu'on vient soutenir. J'évoque un dernier sujet concret parce qu'il est très important, la santé.
Dans
la septième puissance économique mondiale, que les gens puissent renoncer à se soigner, moi je vois des Nantaises et des Nantais qui me disent eh bien Madame la Mère, je ne vais plus chez le dentiste. Voilà ce que les gens me disent très concrètement. Donc nous,
on
propose une mutuelle santé. L'objectif,
c
'est de pouvoir tripler le nombre de Nantaises et de Nantais qui peuvent en bénéficier. C'est pour nous un enjeu absolument essentiel.
Je vous propose, Johanna Roland,
de
se retrouver dans quelques minutes pour balayer d'autres sujets qui ont fait l'actualité. Vous évoquiez la vie quotidienne des Nantaises et des Nantais, les travaux, il y
en
a partout en ce moment, les difficultés dans certains quartiers pour supporter le bruit et d'autres pour se déplacer.
C
'est un sujet aussi de vie quotidienne.
On
évoque ça dans un instant.
A
tout de suite. Et oui, dans un instant, vous continuez d'échanger avec Johanna Roland, maire de Nantes, invitée d'ici matin sur ICI Loire-Océan et à la télé sur la chaîne ICI.
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Sous
Loire-Océan,
toute
la journée.
Actu locale, musique. Et bonne humeur. 8h moins 10, l'invité d'ici matin à la radio, à la télé, la maire de Nantes, Joana Roland, Nicolas Creusel. Toujours avec nous et on va évoquer maintenant un deuxième sujet de vie quotidienne après le pouvoir d'achat que vous développiez il y a quelques instants. Les travaux, cette rentrée à Nantes, elle est marquée par de multiples chantiers sur la chaussée, Pierre-Mille-Pont-Rousseau, le Quai de la Fosse, la route de Pornic.
Il y
a des quartiers entièrement bloqués. On a des riverains qui nous disent c'est bien de construire deux lignes de tram mais est-ce que finalement tout n'a pas été fait en même temps ? Vous avez dit sur Télé-Nantes il y a quelques jours, nos confrères, que vous n'aviez peut-être pas assez écouté, pas assez expliqué et que vous alliez même corriger et ajuster des choses. Qu'est
-ce
que ça veut dire
? Ces
travaux, ils sont nécessaires. Ils sont nécessaires pour justement la vie quotidienne des Nantaises et des Nantais. Mais soyons honnêtes, tout le monde, moi y compris, a hâte désormais que ces
travaux
aillent vers la fin. Pourquoi ils sont nécessaires ? Parce que si on veut continuer à avoir une ville qui est prête à faire face aux défis d'aujourd'hui, si on veut tout simplement pouvoir se déplacer concrètement dans la ville, si on veut avoir des réseaux d'eau qui sont des réseaux de qualité, c'est nécessaire. Mais oui, il y a les grands chantiers, ceux qu'on connaît bien, ceux du Quai de la
Ville,
la Fosse, du Pointe-de-Bretagne. Et puis, il y a eu des chantiers aussi dans nos différents quartiers. Dans cette première étape du mandat, quand j'ai fait ce choix d'un temps d'écoute auprès des Nantaises et des Nantais, il m'a été remonté, ce message, je l'ai reçu 5 sur 5, que parfois, il y avait des enjeux à mieux expliquer, mieux écouter, et parfois ajuster et mieux piloter.
Ça veut dire
quoi mieux piloter,
Jean-Laurent ? ça
veut dire que quand vous arrivez à un endroit, si la signalétique n'est pas précisément travaillée, si le boulot avec les entreprises de propreté autour du chantier n'a pas été suffisamment surveillé, suffisamment contrôlé, c'est tous ces éléments-là qui font aussi notre qualité de vie à la Nantaises. Ce qui est sûr, c'est qu'on va vers du plus, on va vers du mieux. Quand je vois les commerçantes et les commerçants des quartiers où les travaux sont achevés, ils me disent ouf, on respire,
ça fait du bien. Et ça,
pour nous, c'est important.
Est
-ce que ça vous inquiète de voir, parce que vous êtes en train de construire deux lignes de tram, mais de voir des projets immobiliers, des quartiers qui prennent du retard parce que la crise, on l'évoquait tout à l'heure pour le pouvoir d'achat, elle est partout et on a l'impression que des chantiers et des quartiers mettent du temps à voir le jour. Ça vous inquiète
? On
a des endroits où effectivement les choses avancent doucement, on a d'autres quartiers où au contraire les livraisons de logements sont à l'ordre du jeu.
Parce qu
'il y
a
un besoin de logement.
Bien sûr, vous le savez, nous avons
pris un engagement important sur le logement social mais aussi sur le logement abordable. Et ce n
'est
pas sans lien avec le premier sujet qu'on évoquait parce que le pouvoir d'achat, il y a les mesures ponctuelles mais il y
a
aussi les mesures structurelles. Quand on propose des logements régulés, ça aide le pouvoir d'achat parce que qu'est-ce qui pèse dans nos portes-monnaies ? Budget incompressible. Se loger, se soigner, se déplacer. Quand on propose une tarification intéressante et je le disais particulièrement quand le coût à la pompe est aussi élevé, ça vient toujours soutenir le porte-monnaie. Donc c'est aussi la cohérence des actions dans la durée et des actions ponctuelles.
Je vais remonter le fil de l'été, Joana Roland, sur un autre sujet. On a vu Nantes à la télé cet été et quand on a vu Nantes à la télé, c'était pour voir des camps de Rome, des bidonvilles aux portes de la ville qui étaient en feu et à cette occasion, on a aussi vu des camps où personne ne peut entrer, où il se passe des choses illégales et choquantes à l'intérieur, notamment des violences sexuelles sur mineurs. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Comment on sort de cet engrenage infernal ?
D
'abord,
vous
l'avez vu, cet été, nous avons pris nos responsabilités.
Nous
avons fait le choix de l'expulsion de deux camps, Moulin-des-Marais et Chaupières, parce qu'en effet, il y avait sur ces camps qui
n'ont economicé de
révéler.