Apolline Matin du 9 septembre - 8h/9h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 42 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:31OuverteRéponse directe
Comment on ferait concrètement pour bloquer les prix des carburants à 1,70€ ?
- 10:07RelanceÉludée
Le patron de Total a menacé l'État : si taxation des super profits, plus de plafonnement des prix. Qu'en pensez-vous ?
- 13:04OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas simplement baisser les taxes sur les carburants ?
- 14:24OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à l'idée de partager les taxes entre voitures thermiques et électriques ?
- 21:40FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'il faut se préparer à ce que le prix du litre d'essence atteigne 2,40€ ?
- 24:02OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu une forme de spéculation sur les prix des carburants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:42Invité politiquePromesse
« Il faut bloquer les prix du carburant »
- 9:41Invité politiqueFait
« Ceux qui vont baisser leur marge, ce sont les pétroliers »
- 9:53Invité politiqueFait
« Ce sont des profiteurs de guerre »
- 21:58PrésentateurChiffre
« Plus de 100 dollars le baril cette nuit »
- 22:02PrésentateurChiffre
« 2,12 euros le litre d'essence, 2,29 euros pour le gasoil »
- 24:21PrésentateurChiffre
« Les marges ont fortement augmenté, X3, X4 »
- 27:50PrésentateurChiffre
« 5 millions de Français passent un salaire complet par an sur le carburant »
- 29:23PrésentateurChiffre
« Depuis le début de l'année, chez Coopérative U, on fait 7% de volume de carburant en moins »
- 30:57PrésentateurChiffre
« Un tiers des Français sont à découvert à la fin du mois »
- 33:44Invité politiqueFait
« L'agriculteur, au départ du maillon de la chaîne, il n'est pas payé à sa juste valeur. »
- 35:38PrésentateurChiffre
« Il y a 50 ans, les gens touchaient 70% de leur super brut, donc toutes charges comprises. Aujourd'hui, c'est encore 52%. »
- 36:07Invité politiqueChiffre
« Si moi, je veux augmenter l'un de mes collaborateurs pour qu'ils puissent disposer réellement de 100 euros supplémentaires à la fin du mois, alors l'entreprise doit supporter une augmentation du coût du travail d'environ 483 euros. »
- 36:26PrésentateurFait
« Là, c'est pour un salarié autour du SMIC célibataire qui touche aussi la prime d'activité. »
- 36:54PrésentateurFait
« La première chose qu'il faut dire, il faut aussi peut-être reconsidérer le volume des dépenses. »
- 37:21PrésentateurChiffre
« Il faut savoir que cette TVA, ce n'est pas ce que je veux faire du tout, ce qu'on voudrait faire. Elle est jusqu'à 27% dans certains pays européens. Nous, est à 20%. »
- 37:38Invité politiqueFait
« François Hollande, une de ses propositions phares ces jours-ci, c'est de faire passer la TVA à 24%, mais de la faire passer à zéro, en revanche, sur les produits de première nécessité. »
- 39:30Invité politiqueFait
« Cette transparence salariale, ça sera présenté en Conseil des ministres demain. »
Temps de parole
- Guy Malherbe48 %
- Présentateur32 %
- Invité5 %
- Invité 25 %
- ?3 %
- Présentateur 22 %
≈ 13,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC
Il
est 8h, passé de 1 minute, très belle journée à tous sur RMC
RMC, Apolline Matin
Le
journal de Quentin Vinet, bonjour Quentin
Bonjour
Apolline, bonjour à tous Bicot, Bougnoul, Nègre,
Kirikou Vous allez entendre dans ce journal les propos racistes Complotistes, misogynes Aussi tenus par des policiers municipaux A Carcassonne, des propos qui ont fuité Dans un enregistrement vidéo On se demandera dans ce journal si les parents Ne sont pas en partie responsables de la baisse du niveau des élèves C'est un des points qui apparaît Dans le dernier classement Pisa Et si Paris peut réussir le triplé cette saison en Ligue des Champions Le PSG qui joue son premier match européen Contre Bratislava
Vous
venez de l'entendre sur RMC La ministre Horan Berger condamne ce matin Les propos inacceptables tenus par des policiers Municipaux à Carcassonne Elle déplore une libération de la parole raciste Et espère des sanctions à l'égard de ces policiers municipaux Qui se sont enregistrés sans le savoir En déclenchant leur caméra piéton Durant une tournée nocturne, c'était l'année dernière En novembre 2025 dans cette ville de Carcassonne C'est le journal Midi Libre qui a révélé ses enregistrements Romain Houck, vous les avez écoutés pour RMC Et ce qu'on entend est absolument sidérant
Oui, il a par exemple cet extrait Les 4 policiers sont à bord de leur voiture Lorsqu'ils reçoivent un coup de téléphone d'une femme Qui pense avoir heurté un animal J
'espère que c pas un gamin ou quelqu'un qui a l percuté par contre Non, c'est peut un migrant Un petit géricou
Qui lui coûte dans la savane Il est percuté Il est venu en France, il est percuté par un véhicule
Un peu plus
tard, l'équipage s'arrête Boire un café, ce qui donne lieu notamment à cette conversation
Tout
à'heure, était sur Carnot Du Bico, du Neigre, du Neigre, du Bico Ça c'est la France
De l'Afghan Beaucoup d'Afghan
Racisme, misogynie, homophobie, complotisme Voire même poutchisme Pendant ces 5 minutes de vidéos révélées par Midi Libre Les agents enchaînent les propos plus ahurissants Les uns que les autres Ils sont tenus en très grande majorité par un homme Le chef d'équipe, âgé de 50 ans, ancien parachutiste de l'armée Qui collabore régulièrement avec le service d'ordre du Rassemblement National Il a plusieurs fois escorté Jordan Bardella lors de ses visites Dans l'eau de ses images Elles sont aux mains de la justice depuis janvier Le parquet de Carcassonne a ouvert une enquête préliminaire L'ancienne équipe municipale, elle, a ouvert une enquête administrative Depuis les élections, la ville a basculé Rassemblement National Mais le nouveau maire, Christophe Barthès, renvoie cette histoire à l'ancienne municipalité A ce jour, aucune sanction n'a été prise Les fonctionnaires sont toujours en poste
La
nuit a été plus calme à Chambéry C'est ce que disait un petit peu plus tôt ce matin sur RMC Le maire de cette ville plus calme que la précédente Quand des violences urbaines ont éclaté après l'interception par la police D'un automobiliste blessé par balle Homme qui est mort quelques heures plus tard Ce n'était pas un tir policier Ça c'est ce qu'assure le procureur dans cette ville de Chambéry La justice va devoir se mettre au numérique C'est l'annonce que doit faire dans la journée le garde des Sceaux Gérald Darmanin qui convoque aujourd'hui et pour deux jours d'ailleurs à Paris Les procureurs et présidents de tribunaux Trois mois maintenant après l'affaire Liana Il ne veut plus en fait que des dossiers papiers se perdent en chemin Ce qui avait permis aux suspects dans cette affaire De passer justement sous les radars Maxime Klierusa du service police-justice à RMC Il y donc encore trop de papiers pour le ministre
Il
y a encore 20 à 30% de papiers dans les tribunaux Déclaré en juin dernier Gérald Darmanin La première étape de son plan est donc de numériser l'ensemble des plaintes Objectif que les procédures recensées par les policiers Les gendarmes remontent instantanément aux tribunaux compétents Là où une procédure papier pouvait prendre plusieurs semaines Voir se perdre Deuxième étape, la mise en place d'un scoring Autrement dit, l'intelligence artificielle pourra attribuer un score à un dossier Et le prioriser par rapport à un autre Sans que l'on sache pour l'heure les critères de cette notation Mais avec l'espoir de ne plus passer à côté de criminels en série Présumés comme Jérôme Barrella dans l'affaire Liana Parmi les autres pistes déjà annoncées Des assistants boostés à l'IA pour résumer des dossiers Ou encore aider à rédiger les procédures
Il y aura une nouvelle réunion sur les prix des carburants Aujourd'hui à Bercy Les distributeurs sont convoqués au moment où les prix repartent fortement A la hausse dans le siège du baril de pétrole Qui s'approche des 100 dollars Avec les frappes encore ces dernières heures au Moyen-Orient Michel-Edouard Leclerc plaide pour un plafonnement des prix On verra si Dominique Schellcher Président des magasins U Partage ce point de vue Il sera tout à l'heure Face à Apolline à 8h30 sur RMC Il y a un sujet qui fait énormément réagir depuis ce matin sur RMC C'est la dégringolade du niveau scolaire Dans le dernier classement PISA Le niveau des élèves français Les résultats des élèves qui n'ont jamais été aussi mauvais Moins 18 points en compréhension de l'écrit Moins 16 points en maths Ça baisse aussi en sciences Il y de moins en moins de bons élèves Et alors Bérangère Boquillon Vous êtes la chef du service société RMC La France est un des pays où l'implication des parents recule le plus ces dernières années Oui, à peine un parent sur deux, cinq clics désormais C'est-à-dire demande régulièrement le soir à son enfant Ce qu'il a fait à l'école, s'il a rencontré des problèmes ou ce qu'il veut faire comme étude La seule question que les parents posent encore beaucoup concerne les notes Mais il faudrait plutôt s'intéresser selon le ministre de l'éducation A ce qu'ils apprennent à l'école et à leurs devoirs Sébastien Vieil est professeur d'anglais, secrétaire national du syndicat SNALC
On
a de plus en plus d'élèves qui vont arriver le matin sans avoir fait leur devoir Ça c'est quelque chose qui n'existait pas il y a quelques années Donc derrière il y un suivi qui ne se fait peut-être plus Il m'est arrivé quand j'étais professeur principal en classe de terminale Dans les réunions qu'on fait en début d'année où on réunit tous les parents d'une classe Il m'est arrivé deux années de suite de me retrouver avec un seul parent d'élèves sur une classe de 30 élèves
Et
ce désinvestissement des parents concerne tout le monde Les milieux favorisés comme les moins favorisés Pourtant plus les parents s'impliquent, plus les enfants réussissent à l'école Mais pour Moustapha Ozelik, vice-président de la fédération de parents d'élèves FCPE C'est injuste de pointer du doigt les parents
Il
y a également une chose,'est que l'école doit créer les conditions d'accessibilité De dialogue, de communication Pas uniquement parce qu'on a mis en place Pronote Ou on communique avec les parents via des outils numériques On doit revenir sur la relation humaine entre les familles, les parents et l'école
Le
ministre de l'éducation a annoncé hier que dès le retour des vacances de la Toussaint Tous les parents recevront des objectifs d'apprentissage pour leur enfant Et avant chaque vacance scolaire, des listes de lecture seront mises à disposition des familles Jamais 203, ça c'est pas des maths, c'est du football Et c'est Paris qui vise, vous le savez, le triplé cette saison en Ligue des Champions Les Parisiens qui ont remporté les deux dernières éditions Qui font leur rentrée dans la compétition ce soir à 21h On vivra ça sur RMC, ce sera contre Bratislava Avec l'idée de remporter encore une fois cette Ligue des Champions, Valentin Jamin Oui, devant le Parc des Princes, Agnès a le sourire, casquette sur la tête, elle pointe du doigt sa tunique bleue et rouge Le
maillot, oui, on a de la place de mettre 3, 4, 5, 6, 7 étoiles On s'arrête pas maintenant qu'on l'a, on continue Tout le monde veut battre Paris, mais Paris, il est imbattable
Malgré le début de saison difficile, la confiance est là Alors après le back-to-back, la supportrice en veut plus
Alors je sais pas comment on dit, on dit le tri tout tri
On
dit le three-peat expression américaine pour dire triplé dans le sport Auquel croit aussi Clément alors que 5 recrues sont arrivés
Ouais, je pense que c'est faisable, on a eu un renouvellement d'effectifs cette année À part le Bayern, on voit pas d'équipe vraiment aussi compétitive que le PSG La victoire, il ne s'en lasse pas La première, c'était incroyable Après, ça a toujours les matchs de Ligue des Champions une grande saveur Ça reste quand même ultra important
Au
21ème siècle, le seul le Real Madrid a gagné 3 Ligues des Champions de suite Et le capitaine Marquinhos assure que son équipe fera tout pour faire pareil C
'est une question d'ambition, une question de motivation, une question de philosophie Et maintenir notre niveau d'exigence pour montrer qu'on peut arriver encore une fois loin dans cette compétition
Face à d'autres prétendants ambitieux comme Arsenal, Barcelone, le Bayern de Munich ou encore le Real Madrid Et c'est mal parti pour Lille, un battu 3-2 hier soir par le Betis-Séville C'est un événement mondial, vous le savez à chaque fois Le géant Apple va présenter en fin de journée ses nouveaux iPhones Et certainement son tout premier iPhone pliable 7 ans quand même après son concurrent Samsung Et alors les passionnés de jeux vidéo sont ravis
Il
y a Nintendo, vous reconnaissez la musique Qui vient de présenter les images du nouveau jeu Zelda Un remake de Ocarina of Time Un des plus vendus de l'histoire Avec des graphismes améliorés évidemment par rapport à la version sortie en 98 sur Nintendo 64 Le jeu sortira le 5 novembre Et là petit coup d'oeil sur le calendrier Le 5 novembre ça tombe deux semaines avant la sortie du nouveau GTA Il en a qu ne pas beaucoup voir cet hiver On sent qu'Emmanuel Lechypre est prêt là Il est au taquet C'était le journal de... se
regarde
comme des films C
'était le journal de Quentin Minet Il est 8h09 sur RMC Et ces prix, ces prix que vous voyez partout désormais autour de vous 2,12€ le litre d'essence 2,29€ le litre de gasoil Où est-ce que ça va s'arrêter ? Bonjour Aurélie Trouvé Bonjour
Aurélie Vous êtes
députée, députée de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis Il faut bloquer les prix du carburant Voilà ce que vous demandez déjà depuis des mois désormais Bloquer les prix du carburant et taxer les super profits Vous allez peut-être trouver un nouvel allié Michel-Edouard Leclerc hier Qui dit qu'il faudra plafonner les prix Que c'est inéluctable On vous interroge dans un instant 8h10
RMC jusqu'à 9h Apolline Matin
Apolline de Malherbe
Il est 8h13 Vous êtes bien sûr RMC et RMC-Sorie Le baril de pétrole a dépassé les 100$ cette nuit Après de nouvelles tensions au Moyen-Orient Et conséquence, le prix des carburants n'est pas prêt de redescendre 2,12€ le litre d'essence 2,29€ le gasoil Aurélie Trouvé, vous êtes toujours avec nous Vous êtes députée LFI de Seine-Saint-Denis Jean-Luc Mélenchon dit qu'il veut bloquer les prix des carburants À 1,70€ Comment on ferait concrètement ? Qui rognerait sur sa marge ? L'État ? Les raffineurs ? Les distributeurs
?
Très clairement Ceux qui vont baisser leur marge Ce sont les pétroliers C'est total Puisque c'est eux qui profitent de la guerre Et je le dis bien Ce sont des profiteurs de guerre Qui font en fait un maximum de surprofit Depuis le début de la guerre Tout simplement parce que total est un pétrolier Qui a extrait le pétrole Et son coût de production n'a pas augmenté depuis un an Alors
qu'il le revend beaucoup
plus cher
Aurélie sauf que le problème c'est que Total avec ses prix bloqués déjà A fait plus pour les français que l'État Déjà sur les aides au carburant
Alors
ça c'est une vaste blague D'ailleurs une blague dramatique Parce que vous avez vu qu'il a plafonné A des prix ahurissants Le gazole vous l'avez vu est à 2,30€ Il plafonne je crois à 2,25€ ou 29€ Donc il plafonne à un prix en réalité très haut Beaucoup trop haut Le sans plomb à 2€ Nous nous demandons le sans plomb Nous voulons plafonner Et nous le plafonnerons si nous gouvernons A 1,70€ Et je le dis il suffit juste d'un décret en fait pour le faire Et d'ailleurs il y a d'autres pays Plein d'autres pays dans le monde Qui cette année ont plafonné les prix des carburants Alors
ils ne pas fait longtemps Ils ne'ont pas fait
longtemps Certes mais vous avez la Pologne La Hongrie, la Croatie, le Mexique, la Thaïlande, l'Indonie Il y en a encore qui le font Ou alors plafonnement des marges En
République,
Tchèque, Autriche Et qu'a fait la France ? Rien Il y a plein de pays aussi qui ont demandé une taxe sur les super profits totales De l'Allemagne à l'Espagne etc Qu'a
demandé la France ? Rien Et on a un gouvernement qui
fait du bricolage
J'allais même dire pire dans un sens Aurélie Trouvé C'est qu'il'y a pas eu effectivement une demande de taxation là cette année Mais c'est même le patron de Total qui a pris les devants En menaçant l'Etat En disant s'il y a une taxation des super profits Alors plus jamais vous ne pourrez compter sur moi Pour plafonner les prix
Mais
c'est justement insupportable
La soumission de ce gouvernement Et de M. Macron, de ses premiers ministres Je rappelle qu'il y eu Gabriel Attal Ou Edouard Philippe Et aujourd'hui Sébastien Lecornu Les premiers ministres sont soumis Totalement à Total Et
Total c'est du chantage
à la PN qui est
insupportable
Votre mesure en fait Le grand gagnant de votre mesure ce serait Total Pour une raison simple C'est que Total maîtrise tout Depuis le puits de pétrole jusqu'à la pompe à essence Si vous bloquez les prix Et que tous les autres distributeurs Qui eux achètent leurs produits raffinés sur un marché mondial Où ce sera très cher Vous les mettez tous sur la paille Vous les mettez tous sur la paille Donc il ne restera plus une station service À part les stations Total
Aurélie Trouvé Là vous êtes en train de reprendre Excusez-moi Mais exactement ce que Les mensonges de Total en réalité Et ce que M.
Pouyanné raconte Et son chantage Mais en réalité D'abord le blocage des prix N'empêchera aucunement Total de produire Il y aura juste un peu moins de dividendes indécents des actionnaires Je rappelle quand même qu'il y eu 12 milliards de profits de Total sur les 6 premiers mois Ce qui leur a permis d'augmenter énormément les dividendes des actionnaires Vous savez que les actionnaires par ailleurs C'est 40% C'est des fonds américains Total a plusieurs mois de stock privé Et il ose faire du chantage Et par ailleurs Son chantage à la délocalisation J'y crois absolument pas Parce que d'abord Il faudrait plusieurs semaines Plusieurs mois Avant de transformer sa chaîne de valeur En réalité Mais
Aurélie Trouvé
Pourquoi Est-ce que vous ne voulez pas juste baisser les taxes Ça c'est la proposition du Rassemblement National Baisser les taxes Remettre une sorte de TIPP flottante Qu'on pourrait faire baisser Le temps que ça ne redescende
Eh
bien ça Ça reviendrait à faire payer extrêmement cher le contribuable D'accord Sachant que les taux d'intérêt de la tête exposent Parce que évidemment Ça fait Je veux dire Ça ferait des milliards d'euros en moins Pour les caisses de l'État Et évidemment Ça devrait être compensé par le contribuable Sans servir à rien Et même en remplissant encore plus les poches de Total Parce que Sinon
il
y a une autre
idée de taxes
Si vous diminuez la TVA Rien ne dit que Total va baisser ses prix Donc Total continuera Au contraire A faire ses profits Donc vous voyez que ça ne va pas Ça sera juste un chèque cadeau des contribuables Aux grands actionnaires de Total Nous on est contre ça Philippe a une proposition très concrète Bonjour Philippe Vous nous appelez au 3216 Depuis la Haute-Garonne Vous êtes à Tournefeuille Et vous êtes fonctionnaire Philippe Vous vous dites Il faut peut-être partager les taxes Y compris avec les voitures électriques
Oui
voilà C'est ça exactement Je me demande pourquoi Les déplacements qui sont réalisés En voitures électriques
Ne sont pas taxés Au même titre Que les personnes Qui se déplacent Avec des voitures thermiques
Ça
permettrait en quelque sorte De partager De pouvoir baisser les taxes Sur le thermique Si on augmentait celle de l'électrique Qu'est-ce que vous répondez à ça Aurélie Trouet ? Je dirais là Au contraire Il faut pousser vers Il faut aider les gens A passer à l'électrique Malheureusement Le gouvernement A sabré
plein Mais aujourd'hui Il une grande injustice Entre ceux qui n'avaient pas
Les moyens de
passer A la voiture
électrique Et qui sont restés Avec leurs vieilles voitures thermiques Et qui payent beaucoup plus cher Que les autres
Là
où je suis d'accord C'est qu'il y une injustice C'est-à-dire que le gouvernement Ne donne pas les moyens aux gens De passer à l'électrique Il aurait dû y avoir Beaucoup plus d'aides Pour passer à l'électrique Et le gouvernement En a sabré plein Et je vais vous dire Aujourd'hui l'urgence C'est de sortir De cette société du pétrole Vous savez que notre énergie Elle dépend encore A 60% des hydrocarbures Macron est au pouvoir Depuis 9 ans Il a fait quoi pour ça ? Contre ça ? Rien du tout En fait il a fait en sorte Que nous soyons encore Hyper dépendants du pétrole importé Et c'est une honte Que le gouvernement N'ait rien fait Rien
planifié
Rien anticipé Gère à la petite semaine
Catastrophe sur catastrophe Et c'est d'ailleurs pour ça Je vous le dis Et je vous l'annonce La France Insoumise A obtenu une mission parlementaire Dont je serai rapporteur Sur le scandale Des prix des carburants Et ce que nous devons absolument faire
Et on sait déjà tout Il'y pas de marche d part
Vous nous le direz Et vous reviendrez Nous annoncer Les conclusions de votre rapport Merci beaucoup Aurélie On les 'avoir répondu à nos questions Député LFI de Seine-Saint-Denis Et merci à Philippe Pour sa proposition Il est 8h20 Sur RMC C'est l'heure d'Arnaud de Manche
RMC Apolline Matin
C
'est tous les jours de Manche Et bonjour Bonjour
Bonjour Bonjour
Bonjour Manu
Bonjour Bonjour
Bonjour Salut
tous les amis Est-ce que quelqu'un veut boire un café ? Alors on va parler d'actu ce matin Un petit point météo D'abord Il va faire un peu plus froid aujourd'hui On attend des températures inférieures A 20 degrés Sur la moitié du pays Et chez les Le Chypre Ça y est C'est le top départ On a donc ressorti Le service à fondu Et l'appareil à raquettes Manu a fait ses adieux à son barbecue Et à sa plancha
Salut les amis
On se revoit l'été prochain Vous allez me manquer Oh fiston
Tu
sais Je suis un grand sentimental Rappelle-toi Cette
côte de bœuf Qu'on a fait en juillet Bon puis nous Il va falloir qu'on trouve une place Dans la cave Pour ranger les 4 blocs clim Et les 12 ventilateurs Qu
'on a acheté une
fortune Au mois de juin Allez La politique Tant qu'on parle
d'amateurs de barbecue Fabien Roussel S'est déclaré candidat A la présidentielle Et ben je vais vous dire
Tant mieux Voilà Ouf Moi j'avais un pote de gauche Qui me disait Ça manque de candidats On retrouve pas Toutes les nuances Et ben ça vient Fabien Roussel a déclaré Sa candidature dimanche Sur TF1 C'est une coutume
Oui il habitait
Des armes
Après
Glucksmann et Olivier Faure Le 20h de TF1 Tous les dimanches Un nouveau candidat de gauche Ils vont pas réussir A tenir toute la saison Mi-février Ils vont être tellement en galère Ils vont aller chercher Edith Cresson dans son Ehpad Madame Cresson Est-ce que vous vous présentez A la primaire du PS ?
Comment ? Où est-ce qu'il est Monsieur Morouzi ?
Il est mort Je suis Monsieur Boulot
Vous
avez du boulot ? C'est bien d'avoir du travail Je nomme Mais qui êtes-vous ? Je suis Monsieur Boulot C'est bien C'est bien d'avoir du travail Je nomme Mais qui êtes-vous ? Je suis Monsieur Boulot C'est bien du boulot Les gens n'ont plus du boulot A cause des socialistes Mi-tran Mi-tran Ok, bon Merci Madame Cresson Et dimanche prochain Je recevrai le fémur de Lionel Jospin Ne pas louper Il fouille
tous les tiroirs C'est du jour le classement pizza Oui, le classement pizza Énorme sujet Alors lisons-le déjà Le classement pizza C'est scandaleux Numéro 1 La 4 fromages Numéro
2 La Regina
Numéro
3
Alors je vois Mathieu Bélia
C'est pas une pizza Non, c'est pas
vrai
Top
1 des pizzas C'est la déconstruction italienne De tomates concassées Sur son lit de mozzarella De lait de musaraigne Et pâtes au levain antique Bon, plus sérieusement Le classement pizza C'est quoi en vrai ? C'est le classement mondial Des niveaux Et des systèmes éducatifs C'est un peu l'Eurovision Des écoles
Et comme
à l'Eurovision La France est tout en bas
Voilà les enfants Vous m'entendez ? Vous êtes nuls Vous êtes les pires enfants du monde Elles m'entendent Les nièces
On
capte là Mes nièces Elles m'entendent Alba Valentine Vous êtes les pires nièces De tout le continent Les
Roumaines sont
mieux Les Chinoises sont mieux Tout est mieux Emmanuel Macron Il doit être fou Il doit être là Putain
Déjà
que vous faites pas d'enfants Et en plus Quand vous en faites Ils sont teubés Il faut encore tout faire soi-même Dans ce pays Je vais m'y coller alors Allez Brigitte Viens
Ah non merde On peut pas Oh non Après on le savait Que nos écoles N'étaient pas dingues Quand tu penses Que le top du top Des écoles d'économie Chez nous par exemple Elles ont sorti Comme number one Comme élite Bruno
Le
Maire Dans
notre système Le
premier de la classe Celui qu'est le ministère C'est monsieur 3000 milliards
Ben voilà C'est-à-dire C'est le niveau global Et pas fameux Oui Un décès Un autre J'allais dire Vous a marqué un autre Oui un décès Voilà Ben oui C'est l'heure de l'hommage Une grosse créature orange Qui aimait se promener Sur une île pleine d'enfants Casimir Ah oui Non c'est pas Donald Trump Effectivement
C
'est Yves Brunier Le créateur et l'interprète De Casimir C'est un héros des enfants Des années 70 Casimir C'est comme Nounours De Bonne Lui les Petits Pareil Nounours C'était un monsieur dedans
Pom
pom pom pom Je suis bien content De vendredi Moi Ne m'appelle pas Nounours Appelle moi simplement Jack Oh
non
Ou monsieur Lang Tu sais que je suis Ton ministre de l'éducation Les enfants Vous voulez que je retire Mon costume Tenez Enfin À vous plaisanter Je sors De la clinique esthétique Des Champs-Elysées Et du salon de coiffure Je suis votre ami, je suis un peu Casimir. Ouais, t'es un peu quasi-mort surtout. Les enfants sont méchants, ils sont nuls à l'école et ils sont méchants. Casimir, c'est un programme très populaire, très France d'avant. D'ailleurs, en Allemagne, l'AFD veut racheter la licence et lancer une adaptation locale, Nazimir. Oh, la Pologne et l'Alsace et la Lorraine. Voici fenu ! Ça promet comme une adaptation.
Face à face, mon invité c'est Dominique Schellcher, le patron des magasins U. Et on va parler carburant notamment, à tout de suite.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin.
Face
à face.
Apolline de Malherbe.
Il
est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Dominique Schellcher.
Bonjour Apolline de Malherbe.
Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le patron de Coopérative U, les magasins U. De très nombreuses questions à vous poser. Mais d'abord sur le carburant, évidemment. A l'aube ce matin, les Iraniens disent avoir frappé des bateaux américains. Les Etats-Unis avaient frappé plus tôt ou dans la nuit, 5 pétroliers iraniens. Plus de 100 dollars le baril cette nuit. 2,12 euros le litre d'essence. 2,29 euros pour le gasoil. Ça c'est la moyenne sur le territoire français. Jusqu'où ça va monter
?
Personne ne peut le dire. Mais tant qu'il y des perturbations comme cette nuit encore, des bombardements. Et qu'on n'aura pas retrouvé une chaîne logistique. Parce qu'en fait, le carburant c'est une chaîne logistique mondiale qui est complexe, qui est lourde. Cette chaîne est perturbée. Elle est perturbée comment ? Il y a des stations de raffinage qui ont été bombardées. Donc il y a des capacités de raffinage qui sont moins fortes qu'avant. Il y a des routes maritimes qui sont perturbées parce que les bateaux sont attaqués. Donc par exemple, l'assurance de ces bateaux coûte plus cher. Parfois, les pétroliers prennent des bateaux plus petits. Donc toute la route est plus compliquée.
Donc tout est un peu plus cher. Et donc tant qu'il n aura pas de la sérénité, la paix en fait, et de la tranquillité pour de la circulation normale, on aura des prix tendus. Est-ce qu'il faut
se préparer à ce que votre confrère, Michel-Édouard Leclerc, parle de 2,40 le litre ? Il dit que ça peut arriver. Est-ce que vous, vous vous dites, oui, on en est là ?
Je ne fais aucun pronostic, mais je constate seulement que c'est extrêmement tendu. Il n'y a pas du tout de sujet de pénurie. Par contre, il faut rappeler que sur le gasoil, on est complètement dépendant des importations. Complètement en France. On
n
'importe tout, on ne raffine plus, on importe tout. Et quand vous importez dans la situation que je viens de décrire, avec des capacités de raffinage réduites, avec des bateaux plus petits, qui coûtent plus cher, on est très dépendant. Vous dites qu'il n'y a aucun problème de pénurie. Il n'y a pas de pénurie en France. Il n'y a pas de pénurie. C'est plus difficile de le trouver, de l'acheminer. Mais on continue à en trouver et le flux est régulier. Mais il est plus cher, malheureusement.
Mais à quel prix, évidemment ? Et puis, cette question de la spéculation, malgré tout. Vous dites, oui, la chaîne concrète, et évidemment, on l'imagine et on le voit bien. Et à nouveau, avec les frappes qui ont eu lieu cette nuit, tout est plus compliqué. Mais est-ce que ne s'ajoute pas à cela une question de spéculation ? Est-ce que certains, LFI parle de Total comme de profiteur de guerre. Est-ce qu'il y a eu une forme de spéculation, de jeu là-dessus ?
C'est maintenant documenté. Certains de vos confrères ont fait des enquêtes très fouillées. Au niveau du raffinage, les marges ont fortement augmenté. X3, X4. Les
marges, ce n pas seulement les coûts, c
'est les marges. Tout à fait. Les coûts ont augmenté, on
vient de le décrire. là,
les marges, ça veut dire qu'ils en ont profité
en quelque sorte
? Profité davantage que pendant la période précédente. Et si je pense qu'il y un maillon qui peut peut-être aujourd'hui faire un effort, mais il est à l'étranger ce maillon essentiellement. Donc, il n'est pas français. Et donc là, c'est difficile de demander, revoyez vos marges de raffinage. Mais ce maillon-là, clairement, c'est X3, X4. Ce maillon-là, c'est le raffinage.
Pour vous, c'est le raffinage sur lequel il
faut porter les efforts.
Porter
les efforts. Voilà, l'assurance, elle coûte plus cher, c'est normal. Les gens veulent protéger leur outil de travail. Les routes sont plus longues, tu ne pourras rien y faire. Mais peut-être sur le raffinage, c'est
Quand vous dites ça, est-ce que ça veut dire que vous donnez aussi un signal au gouvernement qui a décidé à nouveau de convoquer les distributeurs ce matin à Bercy ? Depuis le début de ces hausses du carburant, depuis le début de la guerre en Iran, ils ont tendance à vous faire porter le chapeau. Ils ont eu au début ce réflexe de dire, c'est votre faute. Vous, les distributeurs, vous n'avez cessé de dire non, on a baissé nos marges. D'abord, un, est-ce que oui, vos marges aujourd'hui sont extrêmement réduites sur l'essence ? Et deux, qu'est-ce que vous allez leur dire sur les marges ?
On en a déjà parlé ici, Apolline de Maller.
Ça n'a pas changé ?
En plusieurs reprises et ça n'a pas changé. C'est un produit d'appel, il est très bataillé. Les gens, avec ces prix d'aujourd'hui, regardent au quotidien leur station et vont à la moins chère. Si vous n'êtes pas dans les prix les moins chers, les clients fuient et ce n pas l'intérêt du commerçant. Donc, nos marges sont plus réduites que jamais au quotidien.
Au
début de la crise, c'était au printemps. Effectivement, on était tous distributeurs montrés du dos en disant, vous êtes un des maillons qui profite. Ouf, après enquête de Bercy, puisqu'il y eu un rapport dont vous avez parlé, la porte-parole du gouvernement, Mme Maude Bréjon, a dit, on a étudié le sujet, il n'y a pas de marge abusive dans la grande discussion. C'est toujours le cas actuellement. Et je dis, heureusement qu'elle l'a dit, parce que c'est la vérité. Nous, on le disait. Vous ne vouliez pas que les boucs émissaires ? Mais non, mais on l'est à chaque fois, à chaque crise du carburant, tout de suite, le vendeur final est montré du doigt. Nous ne sommes qu'acheteurs et revendeurs.
Notre marge est minime parce
qu'on'a pas le choix. Mais
alors
pourquoi Bercy vous convoque à nouveau ?
Qu
'est qu peuvent encore vous demander ?
Ou
alors,'est
pour s'agiter et montrer qu s'agit ?
Non, mais pour suivre la situation, il y a énormément de choses à dire. Où en est l'approvisionnement ? Quelles sont les pistes d'amélioration ? Comment est-ce
que l'État peut
vous aider
?
Alors, là, c'est extrêmement difficile. Je pense que n pas nous qu'il faut aider actuellement. C'est les Français qui sont en grande difficulté par rapport à ce prix du carburant. La situation est très tendue pour énormément de Français. Et c'est ces Français-là qu'il faut aider. Ça
veut dire qu'il faut prolonger sans hésitation. On a senti une hésitation la semaine dernière. Ils ont pris le temps avant de vraiment confirmer que les aides allaient être reconduites. Il ne faut pas d'hésitation. Il faut dire qu'on continue à les aider jusqu'au bout, jusqu'à ce que l'essence ne redescende.
Mais là, ça remonte à un niveau vraiment très fort. C'est des niveaux historiques. Là, on frôle le record sur le gasoil et on est au record sur l'essence. On est au record. Donc, l'impact au quotidien pour tous les Français, notamment dans nos campagnes qui amènent les enfants à l'école, qui vont faire les courses, qui vont au sport, au travail avec la voiture, c'est considérable. J'entendais un chiffre ce matin. 5 millions de Français passent un salaire complet par an sur le carburant.
C
'est énorme. C'est énorme. Est-ce qu'il faut plafonner
les prix ?
Plafonner les prix ? Moi, je pense que d'abord, il faut aller au bout des aides, peut-être les améliorer. Et accompagner les Français qu'en ont le plus besoin. Et là, Dieu sait que beaucoup en auront besoin. Plafonner les prix. Les caisses étant vides actuellement, ça coûterait encore très très cher. Et ça, c'est quelque chose que moi, je ne peux pas préconiser aujourd'hui.
Vous avez entendu votre confrère, Michel-Edouard Leclerc, qui dit que le plafonnement sera inéluctable. Du côté de LFI, on veut plafonner le prix, et notamment le prix de l'essence à 1,70€.
Je pense vraiment que le gouvernement va continuer sa politique d'aide ciblée. Et après, le plafonnement, encore une fois, les caisses de l'État sont vides. Peut-on encore aggraver le déficit de manière massive en touchant tout le monde ? Voyez, le sujet, quand vous faites ça...
On va en venir à la question des salaires.
Parce que pour vous, tout est lié. Et vous dites que c'est sur les salaires à la fin que l'on fait peser le fait de ne pas avoir fait l'économie ailleurs. Dominique Schellcher, est-ce que Total vous fait une concurrence déloyale ?
C
'est une forme de concurrence déloyale, je l'ai déjà dit. Ils maîtrisent toute la chaîne. De l'extraction au raffinage à la vente. Donc, ils maîtrisent leur prix, ce que nous ne pouvons pas faire. Et en plafonnant, ça nous fait une concurrence déloyale. Je vous donne un chiffre ce matin. Depuis le début de l'année, chez Coopérative U, on fait 7% de volume de carburant en moins par rapport à l'année dernière.
Vous
avez baissé de 7% vos ventes carburant
? C'est inédit, c'est jamais vu. Là-dedans, il y a plusieurs choses. Il y a cette concurrence déloyale. Il y a le changement de comportement des Français qui s'adapte. Moins de déplacements, des départs en vacances moins loin cet été. On va une fois de moins chez la belle-mère le dimanche. Mais clairement, ils le disent comme ça. puis, ces éléments
-là...
de moins, c'est
considérable. C'est considérable, c'est du jamais vu. Et donc, en fait, l'impact est fort. Et le changement de comportement est profond en ce moment.
C
'est un changement de comportement du consommateur. Nous entrons dans un monde de rareté. Voilà l'expression que vous avez prononcée il y a quelques jours. Ça rappelle aussi la phrase d'Emmanuel Macron au moment de la guerre en Ukraine qui disait que la fin de l'abondance également. Une forme de fin de mondialisation où on pouvait tout trouver partout, tout le temps. Dominique Schellcher, quand vous dites qu y a 7% de moins sur le carburant, est-ce qu'il y aussi une baisse de la consommation sur le reste, une baisse du volume des achats sur le reste
des produits ? Le moral n'est pas très fort en cette rentrée. Moi, je trouve les Français extrêmement fatigués après toutes les canicules. Les gens ne sont pas reposés. Ils ne sont pas sereins par rapport à la situation économique. Et ils sont préoccupés par la suite, la campagne électorale que vous commentez tous les jours. Et surtout, à quoi vais-je être mangé, notamment en termes de fiscalité ? Donc, tout ça, les temps. Et donc, ils arbitrent, ils sont prudents. Mais je rappelle un chiffre de base d'abord. Un tiers des Français sont à découvert à la fin du mois. Un tiers des Français. C'est énorme. Vous rajoutez à cela les gens qui sont à l'euro près. La proportion est énorme.
Et quand les prix du carburant atteignent des sommets comme actuellement, c'est très difficile pour beaucoup, beaucoup de Français. Et je ne sais pas si on en prend exactement toute la mesure.
Ça se manifeste comment ? Est-ce qu'il y a moins d'achats à la caisse ? Est-ce que le caddie est moins grand ?
Le caddie se concentre sur l'alimentaire. Tout le non-alimentaire est très, très arbitré. Très arbitré. On se concentre sur l'essentiel, c'est se nourrir et quand même bien manger, etc. Voilà l'essentiel. Et ça, ça dure depuis des mois. Et ce qui était au départ, je pense, une adaptation devient un changement en profondeur. Vous savez, quand vous avez abandonné, pendant le début de la guerre en Ukraine, des grandes marques parce que la marque distributeur était moins chère, maintenant, vous avez pris l'habitude de prendre...
Et vous ne
retournez pas forcément vers la
marque que vous avez
quittée. Dominique Schellcher, il y a un tiraillement aujourd'hui entre la question du pouvoir d'achat et vous vous êtes fait tous les chantres de la lutte contre l'inflation, de la baisse des prix et notamment sur l'alimentaire. Quand je dis vous tous, c'est vous, Michel-Édouard Leclerc, le patron des mousquetaires. Et à l'inverse, vous avez les agriculteurs qui aujourd'hui disent ça suffit, il faut accepter une forme d'inflation sur l'alimentaire. On ne peut pas continuer à payer ce que l'on mange si peu cher. On ne peut pas continuer à faire de l'alimentaire la variable d'ajustement parce que ça se fait
au
mépris de l'agriculteur et que l'agriculture va mourir. Qu'est-ce que vous répondez à
?
Les agriculteurs doivent vivre dignement de leur métier, bien sûr. Je vous donne un exemple de ce qu'on a décidé cette semaine. Il y a quelques semaines, peut-être même quelques mois, on avait signé des contrats avec des producteurs de tomates pour une opération de tomates grappes à prix coûtant cette semaine. D'accord ? C'était convenu à un certain prix il y a plusieurs semaines, avant un peu les canicules et la baisse de rendement à la production. Vous
avez renvert ?
Il quelques jours, on a reconsidéré cette opération. Les contrats étaient signés, ça voulait dire quoi ? Que les producteurs étaient contraints de nous livrer. Mais s'ils nous avaient livré au prix signé il a deux mois, ils auraient perdu de'argent. On a dit non, on annule l'opération. Dans tous nos magasins...
Vous n'avez plus
le
contrat
pour pouvoir les payer davantage.
Pour pouvoir les payer davantage et on ne fait pas l'opération. dans tous nos magasins, il y a une affiche qui dit qu'on s'excuse, on n'a pas la tomate gras prévue, mais on paye au juste prix l'agriculteur. C'est ce type de raisonnement qu'il faut avoir et on est engagé là-dedans. Est
-ce qu'il faut carrément aller plus loin ? 'est-à-dire se dire désormais... Je recevais le patron de la FNSEA la semaine dernière qui disait que quand une brique de lait est vendue moins de 1 euro, ça veut dire que ce n pas possible. Ça veut dire que techniquement, il y un problème quelque part. Ça veut dire que l'agriculteur, au départ du maillon de la chaîne, il n'est pas payé à sa juste valeur. Est-ce qu'il faut s'engager ? Est-ce qu'il n'y ait plus jamais de briques de lait ? Enfin, le temps que ça redescende, plus de briques de lait à moins de 1 euro dans vos magasins
? L
'essentiel de nos ventes chez U, je vous le dis, j'ai vérifié parce que je pensais que vous me poseriez
la question. Le lait,
c'est essentiel, c
'est vraiment la base.
L'essentiel de nos ventes se situe au minimum à 1 euro, 99 centimes, 1 euro le litre. Notamment toute la marque U qui fait l'objet, vous savez, de ce qu'on appelle les contrats tripartites où justement il y a nous, une coopérative laitière et un embouteilleur. Et là, on est tous gagnants, est tous d'accord, c'est 1 euro. Il y a une exception, il y a un lait premier, ce qu'on appelle, vous savez, le premier prix pour certains clients. Ce n pas du tout le plus gros de nos ventes, mais c'est une offre qui existe parce qu'elle est nécessaire pour
certains clients. est combien
? Et là, on est aux alentours de 85, 89 centimes.
Qui rogne ? Est-ce que c'est l'agriculteur qui rogne ? Ou est que c'est vous
qui rognez ? C aussi un contrat avec certains producteurs, on est d'accord aussi, mais peut-être c'est ce prix-là qu'il faudra à terme. Encore revoir, il n'a cessé d'augmenter ces dernières années, ce n plus le plus gros des ventes. Et je pense que sur le lait, beaucoup de gens ont compris qu'il fallait payer un juste prix. Dominique
Schellcher,
faut
-il accepter d'augmenter la TVA, donc in fine, le prix d'un certain nombre de produits, pour pouvoir augmenter les salaires ? C'est comme ça que vous le posez. Cette question, elle se pose d'ailleurs depuis le début de cette campagne présidentielle. Un vrai débat sur une TVA dite sociale, 'est-à-dire préférer augmenter la TVA, mais pouvoir baisser les charges sur les salaires.
Pour vous répondre, je préfère partir du tout haut. Quelle est, pour moi, la mère de toutes les batailles dans cette campagne ? C'est redonner du pouvoir d'achat aux gens, redonner du salaire aux gens, augmenter les salaires. L'employeur aujourd'hui est étouffé. Le salaire est dans un étau. Je rappelle ce chiffre. Il y a 50 ans, les gens touchaient 70% de leur super brut, donc toutes charges comprises. Aujourd'hui, c'est encore 52%. On a trop fait porter la protection sociale en général sur le salaire. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce sont les travailleurs aujourd'hui, essentiellement les travailleurs, qui prennent en charge le coût de la protection sociale.
Il faut diversifier cette couverture-là pour libérer le travail, permettre aux employeurs d'augmenter les salaires et redonner de l Vous redonnez
régulièrement ce chiffre ? Vous dites, si moi, je veux augmenter l'un de mes collaborateurs pour qu'ils puissent disposer réellement de 100 euros supplémentaires à la fin du mois, alors l'entreprise doit supporter une augmentation du coût du travail d'environ 483 euros. 'est-à 483 euros pour vous, pour qu'à la fin, il puisse avoir 100 euros dans sa poche.
Exactement. Je fais une précision quand même, parce que certains m'ont fait quelques commentaires là-dessus. Là, c'est pour un salarié autour du SMIC célibataire qui touche aussi la prime d'activité. Si vous augmentez un salarié aujourd'hui de 100 euros
au
niveau du SMIC, il perd sa prime d'activité. Mais là, le salarié ne va pas être d'accord. Donc, pour compenser l'ensemble de son revenu et qu'il ait vraiment 100 euros de plus à la fin, c'est effectivement 483 euros tout compris.
Donc, augmenter la TVA, quitte à ce que les prix
augmentent
dans les rayons, parce qu'aujourd'hui, de 20%, elle passerait à 24 ?
Oui, mais Apolline de Malherme, il n'y a pas qu'augmenter la TVA. La première chose qu'il faut dire, il faut aussi peut-être reconsidérer le volume des dépenses. Est-ce que déjà, on peut réduire cette somme avant de la transférer ? Première chose. Deuxième chose, on ne toucherait pas à la TVA des produits de première nécessité, la TVA la plus basse. Et après, moi, la seule solution qu'on voit, c'est effectivement un transfert d'une partie de ses charges sur la TVA la plus élevée,
qui
est en France une des plus basses d'Europe. Il faut savoir que cette TVA, ce n'est pas ce que je veux faire du tout, ce qu'on voudrait faire. Elle est jusqu'à 27% dans certains pays européens. Nous, est à 20%. Il y peut-être une marge de deux points,
par exemple. Vous êtes assez hollandais,
vous êtes assez François Hollande. Vous avez vu les propositions de François Hollande. Je sais bien que vous ne voulez pas forcément rentrer à proprement parler dans la campagne. Mais François Hollande, une de ses propositions phares ces jours-ci, c'est de faire passer la TVA à 24%, mais de la faire passer à zéro, en revanche, sur les produits de première nécessité. Oui, il faut absolument
protéger les produits de première nécessité. Mais il faut débloquer cet étau qui en sert tout le monde. C'est une des attentes prioritaires des Français. Et voilà, c'est mis en débat. Que les spécialistes, les économistes l'évaluent. Mais il faut, j'espère, je vous l'assure, il faut que l'élection de'année prochaine conduise un président qui vraiment trouve une solution à ce sujet-là. C'est impératif. Sinon, ça va être très difficile.
Vous êtes inquiet de l'année qui y sort ?
Je
suis très inquiet. Tous les ingrédients actuellement qu'on a en face des yeux, c'est un ralentissement quand même de l'économie française. La consommation moteur de la croissance, elle est quand même pas très forte. est à tonne parce qu'il y a cet attentisme. Il y a beaucoup de gens pour qui c'est difficile. D'autres qui économisent un peu parce qu'ils ont peur de la suite. La configuration actuellement, savez, toutes les campagnes politiques, les gens se mettent un peu en précaution et
attendent
la suite, et attendent la suite. Et c'est jamais bon pour l'économie française. Et après, quand on entend plein de propositions, les premières, parce que maintenant, ce qui nous intéresse, nous, c'est de rentrer dans le détail de toutes ces propositions, c'est qu'on n'est pas rassuré. Vous n'êtes pas rassuré. À ce stade. Donc, vive le débat, vive la confrontation des candidats, vive vos interviews dans les prochains temps.
Vous allez les recevoir, les auditionner, les rencontrer ?
Absolument. Ça, on le fait au niveau de notre fédération. On a décidé de recevoir l'ensemble des candidats des partis représentés à l'Assemblée nationale. On en a déjà reçu. On va continuer à le faire. Là, le but, c'est quoi ? C'est de partager nos préoccupations, comme on le fait ce matin, et de pousser certaines idées.
Un mot sur la question de la transparence salariale dans les entreprises. on parlait de la question de l'augmentation des salaires. Cette transparence salariale, ça sera présenté en Conseil des ministres demain. 'est une transposition d'une directive européenne. Obliger les entreprises à être transparentes sur leur rémunération. Alors, pas dire qui gagne quoi, dans quel bureau, mais donner la moyenne à poste égal qui gagne quoi. Et notamment la différence entre les hommes et les femmes. Vous, dans vos magasins, est-ce que vous pratiquez cette transparence ? Est-ce que vous redoutez cette transparence ? Est-ce que vous avez quelque chose à cacher ou vous en êtes où ?
On n'a rien à cacher. Déjà, ça, c'est sûr qu'on n'a rien à cacher. Maintenant, ça concerne dans un premier temps les très grandes entreprises. Donc, mes PME, les magasins, c'est des PME, ne sont pas concernés dans un premier temps. Maintenant, tout ce qui contribue, je vais vous dire, particulièrement à l'égalité entre les hommes et les femmes, où nos chiffres sont plutôt bons dans notre métier, il faut avancer et il faut le faire.
Il faut le faire et il faut le faire de manière zélée. 'est-à-dire que certains chefs d'entreprise, notamment via le MEDEF, ont reproché au gouvernement d'aller trop loin dans cette demande. Vous, pour le coup, ce n pas le cas.
Alors après, voilà, il faut donner un cadre raisonnable, qui soit compatible avec ce que les entreprises peuvent faire, trouver le juste équilibre. Et parfois, le défaut de la France, c'est, par rapport à ce que demande l'Europe, d'en faire trop, effectivement. Donc, il ne pas en faire trop non plus. Il faut faire ce qu'il faut pour que l'égalité particulièrement avance. Vous êtes à la
frontière avec l'Allemagne. Votre propre magasin, à vous, il est en Alsace. Comment vous avez réagi aux élections en Allemagne ? Est-ce que vous redoutez la période qui s'ouvre
?
C'est une période très surprenante, avec des déclarations qu'on entend, effectivement, dans ce pays, effectivement, que je connais bien, très surprenante et inquiétante. Maintenant, est-ce un cas isolé ? Est-ce le début d'un mouvement ? C'est toute la question. Mais vous savez, regardons les sondages, aujourd'hui, que vous courantez tous les jours. Moi, il y a quelque chose qui m'a frappé.
Sous
50 ans, aujourd'hui, les gens mettent LFI contre Rassemblement National en France. Et c'est un peu au-dessus de 50 ans que, notamment, Édouard Philippe intervient. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut parler... Les plus jeunes votent davantage dans les extrêmes. Voilà, mais il faut parler à ces jeunes. Il faut parler de leurs préoccupations, parler de leur avenir. Et aujourd'hui, certains le font. Ils ont les faveurs des sondages. Mais tout le monde doit s'adresser à eux, avant tout. Et quand j'entends tous les jours, tous les jours, vous savez, ma vie est faite. J'ai tellement peur pour mes enfants et des jeunes préoccupés de la suite. À un moment où le monde est bouleversé, il
faut
apporter des
réponses concrètes. Une rupture aussi de génération. Merci, Dominique Schellcher, d'avoir répondu à mes questions ce matin. PDG de Coopérative U, des magasins U. est 8h50, et vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
Dans
un instant, les GG sur RMC, jusqu'à midi, vous allez pouvoir débattre de l'actu. Quel est le programme, Alain Marchand ?
Eh bien, on va revenir sur ce qui s'est passé à Carcassonne avec la police municipale, les propos racistes tenus par un chef d'équipe. Est-ce qu'il est temps de faire le ménage dans la police municipale de Carcassonne ? C'est au 32-16 qu'on en parlera avec vous.