David Lisnard vs Édouard Philippe : le Débat qui change TOUT !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi ce débat entre David Lisnard et Édouard Philippe pourrait-il être intéressant ?
- 0:49OuverteRéponse directe
Face à Poutine, toute faiblesse est une provocation. Quelles mesures proposez-vous pour renforcer l'indépendance de la France ?
- 1:51RelanceRéponse directe
Le déficit de l'État s'est dégradé depuis 2017. Comment l'expliquez-vous ?
- 3:01OuverteRéponse partielle
Pourquoi la dette est-elle un problème majeur pour la souveraineté française ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Quels sont les impacts du démantèlement de la loi de programmation nucléaire ?
- 5:10ComplaisanteRéponse partielle
Pourquoi Édouard Philippe n'est-il pas assez 'rentre-dedans' selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49Invité politiqueFait
« Face à Poutine, toute faiblesse est une provocation. Nous devons donc être forts. »
- 2:29Invité politiqueChiffre
« La dernière PLFSS qu'on a votée en 2019, avant 2020, quand j'étais Premier ministre, le déficit était à 700 millions. »
- 2:49Invité politiqueChiffre
« Le déficit de l'État était de 66,7 milliards en 2017. Il était de 25 milliards supplémentaires en 2019. »
- 7:25Invité politiqueFait
« Il est utile de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. »
- 7:53Invité politiqueFait
« Comment est-ce qu'on redonne des moyens à l'État qui fait les choses que personne d'autre ne peut faire que l'État ? »
- 9:01Invité politiqueFait
« Quand l'État fonctionne mal, c'est toujours les plus fragiles qui dérouillent. »
- 10:50Invité politiqueFait
« Je ne déteste pas l'État. Ce que j'aimerais, c'est que l'État soit fort et ferme là où c'est nécessaire. »
- 14:15Invité politiqueFait
« On a besoin d'un État fort, concentré sur ses missions. »
- 14:25Invité politiqueFait
« Quand l'État disparaît, ce sont des logiques de mafia qui assurent l'ordre. »
Temps de parole
- Présentateur58 %
- Édouard Philippe22 %
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Débat entre David Lissnard et Edouard Philippe, ça peut être intéressant parce que Edouard Philippe va essayer de la jouer, regarde, moi je suis libéral, mais tu vois, dans la continuité, mais à la fois dans la rupture et blablabla. Et face à ça, face à ce Macron bis, mais en plus disgracieux, parce que c'est le seul truc qu'on peut accorder à Macron, il n'est pas repoussant physiquement. Et là on aurait la version, j'ai que ça pour Edouard Philippe, je suis désolé, j'ai que ça pour Macron, il n'y a rien d'autre à dire de positif sur ces gens.
Mais bref, face à lui, David Lissnard qui essaie d'incarner la droite économique, qui essaie d'incarner un temps soit peu la droite libérale, donc ça peut être intéressant. Est-ce qu'il va être capable de montrer la supercherie d'Edouard Philippe ? Eh bien c'est parti !
Face à Poutine, toute faiblesse est une provocation. Nous devons donc être forts. Et on doit avoir des... En matière de défense, je l'ai dit, en matière d'énergie, je l'ai dit, en matière de finances, nous devons garantir par des décisions nationales que nous restons indépendants.
Ah ouais, alors j'imagine que c'est là-dessus qu'il va attaquer. Mais pour moi, effectivement, le plus gros problème géopolitique de la France, c'est que c'est un pays qui ne peut pas être souverain, parce que c'est un pays qui a trop de dettes. Et quand on est un pays qui a trop de dettes, on dépend de nos créanciers. Et on peut la jouer, je m'en fous, la dette, je ne la paye pas. Bah oui, mais quand vous êtes un pays soviétique, un pays qui fait du déficit, et que vous avez besoin d'émettre de la dette pour pouvoir payer les 2 millions de fonctionnaires en trop, et le système de Ponzi de la retraite par répartition, bah non, en fait, vous êtes obligés de la fermer et de payer.
Donc c'est pour ça qu'on parle beaucoup d'économie sur cette chaîne, et que quelqu'un qui est patriote et socialiste, ça n'a absolument aucun sens. Allez, on écoute sa réponse.
Le problème, c'est que tout ce qui a été fait depuis 15 ans a démenti cela. Tout. On est face à l'impasse de la dégradation des comptes de l'État depuis 2017. Puisque les comptes de l'État s'amélioraient à la fin de la crise des subprimes, mais à partir de 2017, dégradation du déficit de l'État, 25 milliards entre 2017 et 2019, etc. Mais, pardon, de l'État. De l'État. Je suis catégorie de ce que je dis. Mais surtout, quittons cela. Je ne veux pas être polémique. Ce n'est pas l'objet.
Non, mais moi non plus, je ne veux pas être polémique. Pardon. Je veux être factuel. Moi, quand je suis arrivé Premier ministre, il y avait 3,2% de déficit. On l'a descendu à 2,1%. Pardon, excusez-moi, je ne devrais pas interrompre. Mais la dernière PLFSS qu'on a votée en 2019, avant 2020, quand j'étais Premier ministre, le déficit était à 700 millions.
Comme tout est vérifiable, il y a la différence entre le déficit des comptes publics, dont on parlait de Philippe, et le déficit de l'État, qui est la responsabilité du chef de l'État et du Premier ministre du gouvernement. Le déficit de l'État était de 66,7 milliards en 2017. Il était de 25 milliards supplémentaires en 2019. Sur le plan, ensuite, de l'énergie.
C'est important, ça. Il faut insister là-dessus. Parce qu'un macroniste, ce n'est pas qu'un macroniste, en fait, c'est n'importe quel politocard. Il va toujours trouver une manière, en fait, de te dire « Ouais, mais non, mais regarde, si on se focalise sur tel indicateur... » Regardez toujours l'image large. C'est comme quand vous avez des gauchistes qui vous disent « Ouais, Macron, il a fait des cadeaux riches, il a baissé les impôts, etc. » Et en fait, on se focalise sur le fait que Macron, ici ou là, par clientélisme, a baissé tel ou tel impôt particulier. Et ce qui est important, c'est de regarder la pression fiscale globale.
Et sous Macron, la pression fiscale globale a atteint un plus haut historique. Donc, Macron est un socialo, rien qu'un socialo.
Je ne reviens pas sur l'épisode de Fessenai, mais enfin, le démantèlement pendant quelques années, une loi de programmation qui fermait 14 réacteurs nucléaires, nous a considérablement affaiblis. Et lorsqu'il y a eu l'enclenchement de la guerre d'Ukraine, on s'est retrouvés en dépendance énergétique, là où si on avait entretenu notre filière nucléaire, on aurait été en dominante énergétique. Il y a une contradiction entre ce qui est affiché par le président de la République et la réalité du mix énergétique qui donne encore la primauté dans l'injection dans le système des énergies renouvelables. Il ne s'agit pas d'opposer les deux.
Mais ça nécessite pour nous de relever les deux défis énormes de notre époque. Une production énergétique décarbonée bon marché qui passe par du nucléaire, par de l'hydroélectrique, par des systèmes locaux et notamment en exploitant tout ce qu'il y a dans nos sous-sols.
Ouais, alors je suis désolé, je suis désolé. Je vois bien qu'il essaie David Lissnard, mais il n'est pas assez éloquent. Il ouvre trop de tiroirs, il ouvre trop de parenthèses et il n'est pas assez rentre-dedans. Et là, je vais avoir la team David Lissnard qui va me dire « Ouais, mais toi, c'est parce que t'es vulgaire et les Français, ils n'aiment pas la vulgarité. Ils veulent quelqu'un qui est modéré, qui est mesuré, blablabla. » Ça ne marche pas, les discours tiédas. C'est pas rassembleur, les discours tiédas. Arrêtez avec ça et arrêtez de nier l'éléphant dans la pièce. David Lissnard va être bloqué s'il affûte pas un peu plus son discours.
Et moi, une des propositions que je formulerai, on est en train de travailler dessus, c'est vraiment de libérer le code minier pour notamment exploiter, on a des réserves d'hydrogène naturel, abondante. On a bien sûr la géothermie. Donc des réseaux locaux, mais une architecture globale sur une énergie pilotable, bon marché décarbonée, qui prend la priorité sur les éoliennes et le solaire, c'est-à-dire le nucléaire et l'hydro.
Moi, quand j'arrive Premier ministre, la majorité de l'époque, je le dis, elle n'est pas très très pro-nucléaire, je peux vous dire. Elle est encore très formatée par un État dominant de l'opinion publique. Souvenez-vous, les mêmes qui aujourd'hui disent, pas David, c'est pas une attaque contre David que je dis ça.
Non, parce que j'ai toutes les parties des minoritaires qui écrivaient que jamais je n'aurais fermé Fès-Sedame si j'avais pas de responsabilité. Oui, pardon. Moi, je te parle de la loi de programmation militaire. David, écoute-moi, David. J'étais dans les minoritaires, mais les minoritaires qui s'affichaient.
David, écoute-moi. Ma conviction, c'est que le nucléaire, c'est dangereux et ça restera dangereux. Et que la priorité, quand on gère le parc nucléaire, ce sera...
Ça, c'est vraiment une énorme arnaque. C'est une grosse arnaque de dire le nucléaire, c'est dangereux. J'ai eu ma red pill sur le sujet du nucléaire, alors que je parlais avec un ingénieur. Et quand il me parlait du nucléaire, et je lui disais, mais regarde, c'est dangereux. Regarde l'accident de Fukushima. Il m'a dit, mais est-ce qu'il y a eu des morts avec cet accident de Fukushima ? Et on a regardé, en fait, t'as eu effectivement des morts qui étaient liées au raz-de-marée, mais t'as pas eu de morts qui ont été liées à l'accident nucléaire. On s'est pas retrouvé avec une zone contaminée, etc. Des gens qui ont des cancers, qui explosent, etc.
Donc il y a vraiment une espèce de peur autour du nucléaire qui n'est pas du tout justifiée. Quelqu'un qui vous dit, ma conviction, c'est que le nucléaire, c'est dangereux, et que la manière dont il faut se positionner par rapport au nucléaire, c'est qu'il faut en préparer la sortie, c'est quelqu'un qui n'a pas regardé le sujet d'assez près.
Toujours la sécurité. Et que lorsqu'il y aura des sujets sur la sécurité, et personne ne peut dire qu'il n'y en aura pas, on aura besoin, et je vous le dis comme je le pense, d'une capacité à produire de l'électricité qui ne dépendent pas exclusivement du nucléaire. Donc, pour le dire de façon plus simple, comme aurait dit ma grand-mère, il est utile de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
Bon, et comme on pouvait s'y attendre, c'est un peu mou du genou cette affaire, mais il y a un petit passage qui devrait pouvoir nous intéresser. Allez...
Ma question, c'est comment est-ce qu'on redonne des moyens à l'État qui fait les choses que personne d'autre ne peut faire que l'État ? Si l'État fait plein de choses, il va faire des choses pas mal, il va faire des choses moins bien, mais ce qui est sûr, c'est qu'il va consacrer des moyens à autre chose que ceux que personne d'autre ne peut faire. Personne d'autre ne peut défendre militairement la France que l'État. Personne d'autre ne peut garantir une justice impartiale, efficace, rapide, sévère quand c'est nécessaire, intelligente quand il faut que l'État. Et on voit bien d'ailleurs les tentatives de contournement. Quand l'État fonctionne mal, qu'est-ce qui se passe ?
Il y a plusieurs choses qui se passent.
D'abord, quand les choses... Non mais t'étais bien parti là, Edouard Philippe ? Pourquoi est-ce que tu ne dis pas justement si on a envie que l'État fasse ce pourquoi il est censé exister, à savoir protéger le territoire et protéger les biens et les personnes ? Pourquoi est-ce qu'on ne redonne pas des moyens à ces missions de l'État en coupant massivement, massivement dans plein d'autres domaines ? Pourquoi tu ne dis pas ça, Edouard Philippe ? Qu'est-ce qui t'en retient ?
Quand l'État fonctionne mal, les gens qui vont bien trouvent toujours une solution. Ça, c'est un principe de base. Quand les services publics fonctionnent mal, quand l'État ne va pas bien, les gens qui connaissent, les gens qui ont de l'argent, les gens qui sont très très bien connectés, ils arrivent à contourner, je ne dis pas que c'est formidable.
Mais ce n'est pas une question de quand l'État va bien ou quand l'État va mal. C'est plus l'État est gros, plus il y a de corruption. Regardez le cas des HLM. Les HLM, la corruption avec les HLM, ce n'est pas apparu hier. La corruption avec les HLM est apparue avec les HLM. Depuis qu'il existe des HLM, il existe des gens qui se font payer en nature. Voilà, tu passes sous le bureau, je te donne un HLM. Des gens qui donnent les HLM pour pouvoir faire leur petite carte électorale. Des gens qui se font payer 3 000, 4 000 balles pour faire monter la demande dans la pile. N'importe quel domaine dans lequel l'État intervient, il y a de la corruption.
Et la seule manière de diminuer la corruption, ce n'est pas « il faut mieux d'État », c'est « il faut moins d'État ».
Mais ils trouvent la solution. Ce n'est pas eux qui soufflent le plus. Quand l'État fonctionne mal, c'est toujours les plus fragiles qui dérouillent. C'est un classique. Et l'État doit aller bien en France et se consacrer... Moi, je ne sais pas si... Je ne suis pas sûr qu'on soit si différents avec David sur ce point. Moi, je vais vous dire, j'aime l'État.
Je suis mal... Ah bah oui, tu aimes l'État. Tu as vécu de l'État. Tu es un fonctionnaire jusqu'à l'os. Je ne sais pas si tu as gagné autre chose dans ta vie que de l'argent public. Donc évidemment que tu aimes l'État.
Je ne suis pas là de voir l'État fonctionnant mal, mais je sais ce que l'État, ça représente en France, dans notre pays. Je ne déteste pas l'État. Ce que j'aimerais, c'est que l'État soit fort et ferme là où c'est nécessaire. Et que pour le reste, il offre le maximum de liberté aux Français. Mon rêve, c'est ça. L'idéal, c'est ça. Alors après, on part d'un pays, la France, où l'État est rentré, si j'ose dire, partout. L'État, ou pas seulement l'État, la puissance publique. D'une certaine façon, les collectivités territoriales, les parapubliques. L'État est partout. Et il est dans beaucoup trop d'endroits. Bien entendu. Bienvenue à Nouvelle Énergie. Bravo, Édouard.
Non, ne vous inquiétez pas, ça. Vive l'État libéré de l'Étatisme.
Ouais. Alors, sur la puissance publique, Édouard est venu partout, on pourrait même dire la puissance publique.
David, David, je suis d'accord. Non, mais très sérieusement. Et il y a un autre paramètre.
Nouvelle Énergie n'a pas inventé le libéralisme. Il existe. Et ce libéralisme politique, on l'a en partage. Ça a toujours été quelque chose de puissant à droite. Pas d'exclusif. Non. Il y avait plein d'autres gens. Bon, mais il existe. Il faut réussir au-delà du combat idéologique qui doit être mené. Il faut aussi se dire comment est-ce qu'une fois qu'on a livré ce combat idéologique, on le met en œuvre dans notre pays. Exactement. avec son histoire, avec ses pesanteurs, avec ses frictions.
Avec ses couilles molles. Enfin voilà, c'est ça le problème. Quand tu écoutes ce gars, tu sais qu'il n'y aura rien. On va arriver et on va dire non mais regarde, l'État c'est la richesse de ceux qui n'ont rien et blablabla. Alors qu'un vrai libéral, il comprend que c'est l'État qui produit les pauvres. C'est la subvention qui produit les pauvres de longue durée. Et donc si on a envie effectivement qu'il y ait moins de pauvres en France, il faut moins d'État. Ça devrait être ça le discours libéral parce que sinon il n'y a pas de différence entre des mecs comme ça et un socialo. Voilà, le socialo va te dire oui mais regarde, dans certains cas, il faut quand même que l'État, etc.
Il faut complètement changer de logique. Et malheureusement, le réflexe de base du français, c'est qu'il suffit qu'on lui dise oh regarde, une personne qui est au cours de sa vie, un problème. Oui, oui, dans ce cas-là, il faut que l'État intervienne. Oui, mais dans ce cas-là, peut-être que l'État doit intervenir là, là, là, là, là, là. Et non, en fait, à l'échelle d'une société, si on a envie qu'une société aille mieux, il faut limiter les possibilités qu'ont les gens de ne rien foutre. Il faut limiter les possibilités qu'ont les gens de se comporter en parasites. Et en France, vous avez à peu près 50% de la population qui fait un calcul rationnel. Est-ce que j'ai intérêt à bosser ou pas ?
Ben non. Si tu ne bosses pas, l'État te donne ça, ça, ça et ça. Donc, il n'y a pas de problème. Et malheureusement, on a atteint une telle masse critique qu'aucun politicien ne va risquer de laisser entendre que peut-être qu'il y a une vie après les subventions, peut-être qu'il y a une vie après les allocs, et il serait peut-être temps de se bouger les fesses.
C'est formidable le combat idéologique. Mais après, il y a la réalité. Et il faut être intraitable sur la volonté qu'on peut avoir de transformer la réalité. Mais enfin, il faut aussi savoir que la réalité, en général, quand elle n'a pas envie d'être transformée, elle frotte fort. J'ai pas mal cotisé sur le sujet. Je vois assez bien. Donc ça existe. Ça existe aussi. Il faut aussi le penser. Non, mais tu as raison. Vous avez raison, M. le Président.
Je ne sais pas si on ne peut se tufoyer. Deux, et c'est très vrai, et on a besoin d'un État fort, concentré sur ses missions. Et en plus, quand l'État disparaît, ce sont des logiques de mafia qui assurent l'ordre. Et on le voit très bien sur le narcotrafic. La réalité qui frappe fort aujourd'hui, c'est la réalité des Français qui n'en peuvent plus. C'est-à-dire qu'ils voient bien cet État qui est faible avec les forts et fort avec les faibles. Qu'on soit impitoyable avec un excès de vitesse, moi, je le comprends très bien. J'essaie de faire attention et c'est dramatique la violence routière. Très bien.
Mais que celui qui brûle de la voiture en bas de chez vous ne soit jamais sanctionné, ça, c'est plus possible. Voilà. C'est plus acceptable. Et c'est cette révolution-là du bon sens que l'on doit réussir à produire et dire dans le comment, dans le comment, quelles dépenses on réduit, quels textes on supprime. Je n'hésite pas à faire des propositions en la matière, mais je vois que Florence regarde la montre. Non, mais je regarde.
C'est dommage parce que c'est un peu le sujet. Comment est-ce qu'on peut dégraisser le mammouth ? Mais ça n'a pas l'air d'être ce qui les passionne. Ce qui les passionne, c'est de dire, voilà, oui, oui, non, non, mais je comprends un petit peu d'État. Voilà, beaucoup d'État, oui, oui, beaucoup d'État, c'est quand même pas mal du tout. Écoutez, il y a quand même un enseignement qu'on peut tirer de ça. C'est que quand vous mettez David Lissnard face à Édouard Philippe, David Lissnard n'est pas du tout dans une logique de dire, non, mais écoute, derrière le discours, en vrai, on n'a pas grand-chose en commun.
On n'a pas grand-chose en commun parce qu'on a vu ce que tu as fait quand tu étais au pouvoir. Tu as mené une politique étatiste, tu as mené une politique socialiste. Donc, je vais commencer par te dire à quel point on est éloigné l'un de l'autre et après, on va voir si tu es capable de faire un pas vers moi. Ben non, ce n'est pas du tout ce qu'il a fait. Il a plutôt eu tendance à passer de la pommade à Édouard Philippe et c'est ce qui me fait dire que, ben voilà, quand tu es LR, quand tu as passé autant de temps chez LR, c'est très difficile après de faire une seconde carrière. Voilà, bon ben encore une fois, désolé pour les gens qui sont fans de David Lysnard.
J'essaye, j'essaie de m'intéresser à ce qu'il fait, j'essaie de regarder mais c'est quand même un peu trop mou. J'ai longtemps cru à ce récit selon lequel David Lysnard, oui d'accord, dans la forme, il essaie d'arrondir les angles mais sur le fond, t'inquiète, il est vraiment libéral. Ben, je commence à douter de ça. J'ai l'impression qu'il est à la fois mou dans la manière dont il présente ses idées mais je crains qu'il ne soit aussi mou dans ses idées-mêmes. Eh bien voilà, chers amis, prenez bien soin de vous et à très vite. Sous-titrage Société Radio-Canada
Édouard Philippe