đïž Ministre de l'industrie : vision sur lâindustrie automobile, Le malus et lâavenir de lâĂ©lectrique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 74 %Attaque 10 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:26OuverteRéponse directe
Qui est Sébastien Martin ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Dans quel état se trouve l'industrie automobile française ?
- 4:19OuverteRéponse directe
La France est-elle encore une grande puissance automobile ?
- 8:35OuverteRéponse directe
Comment imaginez-vous l'avenir des véhicules électriques face au pouvoir d'achat ?
- 18:24OuverteRéponse directe
Le prix reste-t-il un frein majeur pour les véhicules électriques ?
- 22:40OuverteRéponse directe
La technologie des véhicules électriques évolue trÚs vite, est-ce un frein au déploiement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 54:13Fait
« Une fois des restrictions, les restrictions sont pas bonnes. »
- 54:13Fait
« Ils se sont imposés ça. »
- 55:36Fait
« J'ai des entrepreneurs qui viennent qui sont jeunes qui viennent entreprendre dans le monde automobile. »
- 57:44Fait
« Est-ce qu'il y a tant de pays que ça dans le monde qui savent faire des automobiles ? Non hein. »
- 59:08Fait
« Ce pays, il a des fondamentaux et des bases qui font que aussi ça sera le grand débat des présidentiels. »
- 1:01:09Fait
« On a Citroën, on a Citroën, Peugeot, Renault, Peugeot, Renault, Alpine. »
- 1:04:05Fait
« On forme pas assez d'ingénieurs chaque année, il nous en manque. »
- 1:04:48Fait
« On a une société française aussi estrale qui qui marche bien. »
- 1:07:00Fait
« Fonds souverains volontaires, ça existe déjà . Des fonds d'investissement, il y en a volontaire, ça existe. Mais on n'est pas à l'échelle. »
- 1:07:42Fait
« En France, dans les écoles euh on parle trÚs peu aux jeunes d'entreprendre, d'entrepreneuriat, d'entreprendre. »
- 1:09:09Fait
« Le monde de l'Ă©ducation nationale s'ouvre quand mĂȘme beaucoup plus au monde de l'entreprise. »
- 1:11:13Fait
« ArrĂȘtez de penser comme ça arrĂȘtez de pens battez-vous justement montrez que vous pouvez ĂȘtre plus fort que ça et vous pouvez arriver Ă faire des choses. »
Temps de parole
- ?100 %
â 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).
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Les 10 vĂ©hicules Ă©lectriques les plus vendus en France, il y en a zĂ©ro qui est chinois et le premier est un vĂ©hicule français fait en France d'ailleurs qui est la R5 Ă©lectrique. En 26, 27, 28, je suis sĂ»r que notre industrie automobile, elle va ĂȘtre capable de faire des vĂ©hicules top qualitĂ© et top autonomie. C'est un peu plus de 300000 personnes qui travaillent dans l'automobile en France. C'est plus de 2000 entreprises qui travaillent dans l'automobile en France. Et donc quand l'homme automobile tousse, ça se voit, ça s'entend. Les Français, ils aiment les voitures. Moi, j'aime les voitures. VoilĂ . Bonjour Ă tous. Nouvel Ă©pisode extraordinaire aujourd'hui de dĂ©clencheur. Avant de commencer cette vidĂ©o, je vous invite comme Ă l'accoutumĂ© Ă activer la petite cloche.
Ăa vous permettra de connaĂźtre rapidement les prochains invitĂ©s qu'on recevra sur ce plateau. Abonnez-vous, donnez-nous de la force. Plus on aura d'abonnĂ©s et plus on aura des invitĂ©s de haute voltige. N'oubliez pas de commenter la vidĂ©o. Dites-nous ce que vous en pensez, ce que vous avez aimĂ© et moins aimer. Et surtout n'hĂ©sitez pas Ă me suivre pour avoir toute mon actualitĂ© sur mes rĂ©seaux sociaux. Yoni Simplici sur Instagram, Yoni Daan sur LinkedIn, TikTok et Facebook. C'est parti pour ce nouveau podcast de dĂ©clencheur et vous allez adorer. C'est parti pour ce nouvel Ă©pisode de dĂ©clencheur et j'ai le privilĂšge aujourd'hui d'avoir une personne trĂšs importante en France puisque je suis avec le ministre de l'industrie, monsieur SĂ©bastien Martin. Bonjour.
Bonjour SĂ©bastien. Tout va bien ? On est bien ? Ăa va, on est bien dans ces fauteuilles, ça va. Passe un bon moment, ça change, ça change des des interviews un peu plus euh rigides, on va dire, parce que lĂ , on est chez dĂ©clencheur, donc on est lĂ pour euh discuter business, euh discuter un peu automobile, ça fait partie aussi des sujets qu'on aime bien. Et ma premiĂšre question, comme Ă tous mes invitĂ©s et vous allez pas y Ă©chapper, qui est SĂ©bastien Martin ? Qui est SĂ©bastien ? [rires] Qui est SĂ©bastien Martin ? Bon bah dĂ©jĂ , j'ai 49 ans. Non 48 pardon, faut pas que je m'aville. Oh lĂ lĂ ! Non non, j'ai 48 ans, je suis mariĂ©, j'ai deux enfants, un de 18 et un de 15 qui d'ailleurs sont passionnĂ©s de Formule 1. Donc dĂ©jĂ , ça fait bonne entrĂ©e en matiĂšre par rapport au truc.
Euh, je suis né à Vichi dans l'allié de parents commerçants qui avait un magasin de sport en plein centre-ville de Vichi. Euh Victa une ville est une ville thermale, donc travailler tous les jours du lundi au dimanche nonstop. Et puis euh j'ai toujours été passionné par la politique. Euh mon pÚre était conseiller municipal, trÚs engagé pour Jacques Chirac et j'ai toujours eu la passion de ça et j'ai toujours su que je ferais ça. AprÚs, comment j'y arriverai ? Je savais pas exactement mais voilà , j'ai su que je voulais faire ça. J'ai fait des études de sciences politiques à Grenoble et puis aprÚs je vous passe, je suis arrivé à Chalon Sursa l'époque comme assistant parlementaire de Dominique Perbin qui
était député maire de Chalon. Puis un jour, je me suis présenté aux élections. J'étais élu, puis j'ai été élu député et puis aujourd'hui, voilà , je suis ministre de l'industrie et ravi de me trouver aujourd'hui avec vous pour échanger. Super. Euh question que que je vous pose tout de suite, c'est dans quel état se trouve réellement aujourd'hui l'industrie automobile française pour vous ? Ben l'industrie automobile française en fait euh depuis euh 2020 post Covid euh il y a un changement dans les comportements notamment des comportements d'achat parce que grosso modo on a eu un pic on va dire en 2019 on immatriculait 2200000 véhicules neufs
en France et depuis 2019 qui a Ă©tĂ© un pic ça n'a cessĂ© de baisser pour arriver Ă 1600000 donc pratiquement 600000 immatriculation de moins, ça veut dire quand mĂȘme une chute euh assez forte, assez Ă©norme, qui a plein de raisons. Je pense qu'on y reviendra, je pas tout dĂ©taillĂ© tout de suite. Et donc forcĂ©ment, bah ça veut dire qu'on a des usines qui sont moins chargĂ©es qu'elles ne dev qu'elles ne devrait l'ĂȘtre, pardon. Euh et du coup ben ça impacte toute une filiĂšre qui est une filiĂšre extrĂȘmement importante parce que c'est un peu plus de 300000 personnes qui travaillent dans l'automobile euh en France, c'est plus de 2000 entreprises qui travaillent dans l'automobile en
France et donc quand l'homme automobile tousse ça se voit, ça s'entend. Euh et puis comme en plus les Françaises et les Français c'est c'est bien normal d'ailleurs sont attachĂ©s Ă Ă l'automobile, bah il y a beaucoup de questionnements mais on y reviendra je pense tout Ă l'heure. OK. Et est-ce que pour vous la France est encore une grande puissance automobile ? On le sait, on l'entend aujourd'hui. Il y a le sujet qui revient sur la table. Tous les mois, on a un nouveau groupe qui vient de Chine essentiellement qui qui s'intĂšgre en France en Europe. ForcĂ©ment autant que ça en France. En ce moment, en ce moment, on en a quand mĂȘme en ce moment, on en a quand mĂȘme beaucoup. Moi je moi qui suis l'actualitĂ© par rapport Ă mon activitĂ©
sur les rĂ©seaux tous les mois on a en venant jusqu'ici sur le pĂ©rif affiche qu'on voit c'est pas Renault c'est pas Peugeot c'est Denza c'est une marque de de du groupe BD de mĂ©moire avec en plus un grand acteur connu qui est en en photo. Donc aujourd'hui, on voit nous sur les rĂ©seaux, en tous les cas dans dans notre mĂ©tier, que tous les mois, on va avoir des nouvelles marques qui s'intĂšgrent et surtout avec des booms de vente qui arrive parce qu'ils arrivent avec des produits qui sont moins chers, ce qui est logique hein Ă©videmment parce que vous savez si bien l'industrie en Chine est beaucoup plus compĂ©titif qu'en Europe. Euh ils arrivent avec ces marques-lĂ et aujourd'hui on en voit beaucoup dans les rues quand mĂȘme. La Chine, vous savez combien il y a de
constructeurs automobiles en Chine ? Beaucoup. 120. Donc effectivement, on peut se dire que ça peut faire un un flux de marque comme vous l'avez dit parce qu'il y en a plein qu'on connaĂźt pas. Il y a des trucs, on dĂ©couvre ça comme ça du jour au lendemain parce que la Chine a ultra subventionnĂ©, hein. Faut dire les choses telles qu'elles sont, hein. C'est facile d'ĂȘtre compĂ©titif. Moi, si demain je paye Ă Renault et Ă Peugeot 100 % de leur usine, c'est assez facile. C'est beaucoup plus facile d'ĂȘtre compĂ©titif que quand vous-mĂȘme vous investissez dans votre outil industriel. C'est premier point. DeuxiĂšme point, euh les la part entre guillemets de vĂ©hicules chinois progresse aussi parce
qu'il partait de de trĂšs bas. 3Ăš point, lĂ oĂč il progresse le plus, contrairement d'ailleurs aux idĂ©es reçues que l'on a et particuliĂšrement en France. C'est pas sur le vĂ©hicule Ă©lectrique. LĂ , il progresse le plus et vous ĂȘtes mieux placĂ© que moi pour le le voir. C'est beaucoup plus sur le vĂ©hicule thermique, notamment le vĂ©hicule hybride. Pourquoi ? Parce que notamment sous l'impulsion de la France, l'Europe a mis en place en 2024 des protections commerciales sur les vĂ©hicules Ă©lectriques, 100 % Ă©lectriques. Des antidumping. Des antidumping, c'est pas une clause de sauvegarde, c'est Ă peu prĂšs pareil. La diffĂ©rence entre une clause de sauvegarde, c'est que vous vous protĂ©gez du monde entier et une mesure antidumping, vous listez des pays dans lesquels on produit et quelque chose
pour lequel vous voulez vous vous protĂ©ger. Mais voilĂ et donc du coup vous mettez des barriĂšres douaniĂšres sur ces produits lĂ . Et entre 2023 et 2024 sur les vĂ©hicules Ă©lectriques, avant ces mesures, on Ă©tait Ă 60 % des vĂ©hicules Ă©lectriques qui Ă©taient des vĂ©hicules Ă©lectriques chinois et on est passĂ© poum Ă 10 %. Ăa a un peu remontĂ© depuis mais grosso modo, on est repassĂ© Ă 10 %. Donc ça a Ă©tĂ© trĂšs efficace et d'ailleurs c'est pour ça que vous voyez beaucoup plus aujourd'hui un phĂ©nomĂšne marketing trĂšs agressif d'un certain nombre de marques asiatiques qui ont ĂȘtre beaucoup plus sur les vĂ©hicules hybrides que sur les vĂ©hicules Ă©lectriques parce qu'avec les droits de douane d'une part et d'autre part les aides Ă l'achat de vĂ©hicule Ă©lectrique en France sont ce qu'on
appelle Ă©coscorĂ©. C'estĂ dire qu'on a mis en place l'Ă©coscore qui permet de dire bah quand vous avez une aide pour l'achat d'un vĂ©hicule Ă©lectrique, vous pouvez pas avoir l'aide, elle peut pas ĂȘtre sur un vĂ©hicule chinois, elle est forcĂ©ment sur un vĂ©hicule qui est fabriquĂ© en France ou en Europe. En Europe. Et je donne toujours ce chiffre, les 10 vĂ©hicules Ă©lectriques les plus vendus en France, pas dans ces 10 vĂ©hicules, il y en a zĂ©ro qui est chinois et le premier est un vĂ©hicule français fait en France d'ailleurs qui est la R5 Ă©lectrique. Donc on a un enjeu aujourd'hui, c'est trĂšs difficile parce que au niveau europĂ©en, il y aussi beaucoup de pays qui veulent pas vraiment se protĂ©ger et c'est comme ça. On est en europĂ©en, on est nombreux. On avait rĂ©ussi Ă obtenir
des protections sur Ă©lectrique. On discute pour voir si sur l'hybride on peut pas en avoir. Euh mais enfin, toujours est-il que euh il faut bien sĂ©parer un peu les deux et et moi je pense qu'on a un enjeu, c'est rĂ©ussir une partie de la transition sur l'Ă©lectrique et en attendant aussi de garder de la compĂ©titivitĂ© sur l'hybride et et le et le thermique de ce qui reste thermique entre guillemets aujourd'hui dans ce qu'on produit. Alors, c'est trĂšs bien ce que vous dites, mais aujourd'hui euh avec on connaĂźt aujourd'hui la crise actuelle un peu qu'on peut avoir en France, la rĂ©cession, tout ce qu'il peut avoir et les mĂ©nages pas en rĂ©cession en France un petit peu quand mĂȘme. Les mĂ©nages ont moins les mĂ©nages ont un peu moins les Italiens ont Ă©tĂ© en rĂ©cession vont
peut-ĂȘtre l'ĂȘtre. La France n'est pas en rĂ©cession. La rĂ©cession, ça veut dire que vous avez pas de croissance, que vous ĂȘtes mĂȘme mĂȘme une croissance nĂ©gative. La France depuis le Covid a connu zĂ©ro annĂ©e de rĂ©cession. Les Allemands depuis le Covid ont connu que des annĂ©es de rĂ©cession. Et lĂ pour 2026 prĂ©voyer une annĂ©e en croissance mais lĂ ils ont dĂ©jĂ revu leur prĂ©vision de croissance ça sera 0,5 au mieux. Donc non on a jamais eu de rĂ©cession la situation elle est peut-ĂȘtre pas simple mais on n'est pas en rĂ©cession. Je prĂ©fĂšre le on va dire qu'aujourd'hui le pouvoir d'achat est en berne on peut le dire. On va dire que aujourd'hui le pouvoir d'achat il peut ĂȘtre impactĂ© effectivement par des fun d'inflation qui sont d'ailleurs importĂ©s en ce moment avec la crise pĂ©troliĂšre que l'on
vit. TrĂšs bien. Et justement aujourd'hui, ce qui fait aussi euh parler et ce qui donne envie au français qui peut ĂȘtre patriote et se dire "Ben je voudrais rouler en française, c'est aussi le budget des vĂ©hicules Ă©lectriques Ouais. chinois qui arrivent parce qu'ils arrivent avec des technologies, on sait que c'est beaucoup en partie eux qui fabriquent les batteries et ils arrivent avec des prix qui sont 25 30 % moins chers pour des Ă©quivalents europĂ©ens. Et aujourd'hui, les mĂ©nages n'ont entre guillemets pas trop le choix de pouvoir y aller. Alors Ă part, il y a eu Ă©videmment le leasing social qui a beaucoup aidĂ© euh pour pouvoir vendre ces cet R5 qui a Ă©tĂ© qui a Ă©tĂ© aussi bien vendu grĂące à ça. Mais est-ce queon pense pas aussi de se dire que les vĂ©hicules qui arrivent de Chine sont
appréciés parce qu'ils sont de qualité ? que vous dites est vrai pour les thermiques mais n'est pas vrai pour les électriques. Ce que vous dites, je le redis, ce que vous dites est vrai pour les hybrides. Aujourd'hui, vous avez des offres, je suis d'accord, vous avez des offres sur des véhicules hybrides chinois qui sont ultra compétitives. Par contre, sur les véhicules électriques, un l'effet des droits de douanes et de les aides à l'achat des véhicules électriques font que avant les aides avant les aides euh vous me donnez 2 secondes pour je regarde parce que j'ai toujours dans mon téléphone j'ai toujours dans mon téléphone, je me suis fait un jour comparatif entre des
modĂšles BYD et des modĂšles Renault. On OK. Euh tac tac tac. VoilĂ la Byd Dolphine Surf, la toute petite, le premier prix Ă©lectrique, on est d'accord ? Elle a 19990 âŹ. La nouvelle Twingo qui va sortir bientĂŽt, elle est Ă 20000 et ensuite vous avez 4000 Ă 7000 ⏠de prime moins cher. Si on compare ensuite la Bid Dolphine, BID Dolphine, elle est Ă 34990 âŹ. La Renault Meganitech, elle est Ă 34670 âŹ. avant les aides Ă l'achat. Et si je compare la BDI AT 3, ça existe ça je pense qui est grosse 39000 ⏠et le Renault Senix 100 % Ă©lectrique il est entre il est Ă 41990 ⏠donc il est avant les aides. Il a pas d'aide Ă 40000 ⏠normalement il est Ă il est Ă 41990 ⏠et il a les les aides puisqu'il tombe Ă 33000 36000 âŹ. OK. Donc ce que je veux dire par lĂ , c'est que comment c'est que sur les vĂ©hicules Ă©lectriques purs avec le mĂ©canisme de droite douane et les aides que l'on applique en France parce que tous les pays ne font pas comme nous. Non bien sĂ»r il y a des pays europĂ©ens qui ont pas mis en place l'Ă©coscore comme on l'a fait pour privilĂ©gier le mine France et
le m in Europe. On a sur le véhicule électrique on est moins cher parce qu'on est protégé. Par contre sur le thermique, je suis d'accord avec vous. Thermique, je mets l'hybride dedans. Surtout l'hybride parce que l'hybride, ça coûte cher l'hybride bien sûr. Pourquoi ça coûte cher ? parce qu'il y a deux moteurs, il y a un moteur électrique et un moteur thermique. Donc ça coûte cher. Euh je comprends que ça soit une bonne technologie de transition parce que les gens se disent au moins avec un hybride j'aurais pas besoin de recharger parce que bon distances fais des longues distances machin. Moi j'ai eu un hybride à un moment. Oui et non parce que au final on n pas un trÚs gros réservoir
40 L Ă peu prĂšs. Vous rajouter les batteries ben d'abord les batteries vous obligent Ă avoir un plus petit rĂ©servoir et ensuite les batteries font que le vĂ©hicule est plus lourd. Et donc en pure autonomie oui, c'est mieux qu'un 100 % Ă©lectrique sur l'autoroute. Je vais pas dire le contraire mais c'est pas non plus foufou quoi. Euh ça va dĂ©pendre de l'utilisation parce qu'aujourd'hui on a des des hybrides qui montent jusqu'Ă 120 km d'autonomie. on arrive Ă avoir des gros rĂ©servoirs, ça a bien Ă©voluĂ©. Donc pour les personnes qui sont euh en en milieu urbain, ça permet d'ĂȘtre en Ă©lectrique rĂ©ellement Ă chaque fois qu'ils sont en ville et aprĂšs quand ils ont besoin d'avoir je pense que quand l'Ă©lectrique quand quand les Ă©lectriques vont ĂȘtre capables de dire vous prenez l'autoroute et
grosso modo allez vous faites 450 500 km sans vous arrĂȘter je pense que lĂ les gens ils se poseront plus trop la question mĂȘme si normalement je rappelle que le code de la route prĂ©voit de s'arrĂȘter toutes les 2 heures. Oui. Non mais ouais et la voiture vous l'indique en plus hein. et la voiture vous dit ding ding ding, faut vous arrĂȘter. Donc normalement, vous faites pas 450 km en 2h sur l'autoroute. En tout cas un si vous respectez le code de la route et de si vous respectez le fait de vous reposer toutes les 2 heures. C'est souvent pas le le fait de s'arrĂȘter, c'est le temps de charge. C'est souvent ce qui est dit, c'est les infrastructures parce qu'aujourd'hui quand vous prenez les plus gros weekends de l'annĂ©e pour partir en vacances, surtout au mois d'aoĂ»t ou au mois de
juillet, c'est les que les fils d'attente qui font que faut attendre pour charger puis aprĂšs la charge si elle est rapide ou pas. Ăa prend du temps. C'est surtout ça. C'est pas le fait de s'arrĂȘter et et charger. Je je serais d'accord. Enfin, j'aurais Ă©tĂ© d'accord avec vous il y a 2 ans. Ouais. Mais vous l'avez dit aussi par par exemple, vous avez parlĂ© du vĂ©hicule hybride, vous avez dit "Ăa a bien Ă©voluĂ©, bien sĂ»r, mais en fait tout est en train d'Ă©voluer. L'autonomie des vĂ©hicules Ă©lectriques est en train d'Ă©voluer. Moi, j'ai je vais vous donner mon exemple. En 2020, j'Ă©tais pas ministre Ă l'Ă©poque, j'Ă©tais prĂ©sident de mon agglomĂ©ration. J'avais une voiture en tant que prĂ©sident. Je dis moi je allez je fais le je fais le passage et donc je donnerai pas la je
dirai pas quel vĂ©hicule j'ai quel vĂ©hicule on me met Ă disposition. Euh honnĂȘtement, je l'ai rendu au garage au bout d'une semaine parce que je pouvais pas faire j'Ă©tais Ă©lu Ă enfit je toujours Ă©lu d'ailleurs Ă Chalon sur Saun. La prĂ©fecture est Ă Macon et Geor je pouvais pas faire l'aller-retour Ă euh Paris Mac Paris Chalon Macon euh euh avec l'autoroute, avec ce vĂ©hicule. J'ai non, c'est pas possible. Donc on l'a Heureusement, je l'ai rendu tout de suite donc et Ă la place on a pris un autre vĂ©hicule hybride. Bon euh ça c'Ă©tait 21. Ăa c'Ă©tait 21. Et puis assez rĂ©cemment, il y a un an, je donne pas la marque non
plus. Mais j'ai refait le la bascule vers un 100 % électrique. Bah jamais je reviendrai à un thermique en fait. D'abord parce que l'autonomie a considérablement progressé. Considérablement. Ensuite la qualité du véhicule, la qualité de le mode de conduite que j'ai trouvé hyper hyper agréable. Voilà . Mais aprÚs ce que je dis là , c'est pas pour imposer à tout le monde. Chacun fait bien ce qu'il veut. Aujourd'hui, on n'oblige personne à acheter un véhicule électrique. He je le rappelle he tout le monde des fois je lis des trucs sur réseaux sociaux, vous voulez nous obliger à Mais non, on veut obliger personne. Aujourd'hui, si vous allez en magasin, en concession, on vous oblige pas à acheter un véhicule électrique ou vous pouvez encore acheter un véhicule thermique hybride, il y a
encore des modĂšles qui sont proposĂ©s. On oblige personne. Personne est obligĂ©. Enfin juste, il me semble que en ce moment ceux qui ont un vĂ©cu Ă©lectrique, ils sont contents. Ils sont plutĂŽt contents. Ouais. Et puis je pose la question bien sĂ»r, il y a des gens qui roulent beaucoup, des commerciaux qui sont tout le temps sur la route, tout ça. Bon, mais monsieur, madame, tout le monde, combien de fois par an on fait 500 km ? Oui. Combien de fois ? Les weekends ou les vacances si on part en et mĂȘme 500 km. Je veux dire quand on part en si quand on part que pour un weekend, on va rarement Ă 500 ou 600 km pour 2 jours. C'est sĂ»r. On est d'accord. Bien sĂ»r. Bon et au pire, moi quand j'Ă©tais gamin, c'est euh et Ă l'Ă©poque quand j'Ă©tais gamin, bon voilĂ , je suis pas trĂšs vieux
quand mĂȘme, j'ai 48 ans, je pas trĂšs trĂšs vieux mais je me souviens avec mes parents euh bah on s'arrĂȘtait sur la route et aujourd'hui s'arrĂȘter mĂȘme 30 minutes pour refaire au superchargeur le plein d'Ă©lectricitĂ©. Est-ce que c'est la mort quand on part en vacances, quand on est au boulot, que on est pressĂ©, que bon, je veux bien, mais quand on part en vacances, prĂ©voir sur son temps un arrĂȘt de 35 minutes pour repasser au superchargeur de se dire "On se dĂ©gourdit les jambes, on va boire un coup, un cafĂ© et faire c'est bon." Ouais. C'est pas c'est pas non plus non, c'est pas non plus voilĂ , c'est pas non plus bon. Donc euh voilĂ , moi je une fois encore je je personne, je dis pas aux gens vous ĂȘtes obligĂ©s d' un vĂ©hicule Ă©lectrique, vous faites bien comme vous voulez, mais ce
que je veux dire c'est que au autant ce que je veux dire c'est la technologie progresse, l'autonomie elle progresse des vĂ©hicules procĂšdent progressent vraiment et surtout bah on sait en faire en France. VoilĂ donc ça se rĂ©flĂ©chit. Il y a une problĂ©matique qu'on rencontre et que beaucoup soulĂšvent, c'est le prix parce que vous avez parlĂ© de beaucoup d'Ă©volution mais le prix a Ă©normĂ©ment Ă©voluĂ© aujourd'hui sur sur sur les voitures Ă©lectriques et c'est ce qui est le frein majeur. Alors Ă©videmment, vous avez parlĂ© de la Twingo qui arrive mais c'est une petite voiture. Euh comment vous imaginez l'avenir justement parce que on parle encore une fois peut-ĂȘtre des foyers modestes et puis encore une fois du pouvoir d'achat. On peut pas tous pas tous les foyers français
peuvent payer 40 50000 ⏠une voiture. Euh et la Twingo reste une petite voiture, c'est pas une voiture familiale. Euh comment vous vous voyez aussi cette évolution euh de prix ? Mais d'abord euh comment on remplace pas tous les ans tout le parc automobile hein. Les choses elles se font progressivement. Je vous ai dit 100 d'immatriculation et il y a alors qu'il y a je crois 80 plus de 80 millions de véhicules en circulation en France hein. Donc on voilà le parc automobile pardon il est beaucoup plus important donc les gens il on remplace pas tous les ans tous les véhicules. Donc ça tout ça ça prend du ça prend du temps. On a parlé du prix des véhicules. Là aussi je je suis désolé j'ai un peu
des j'essaie d'ĂȘtre un peu rationnel. H les vĂ©hicules Ă©lectriques en fait ils Ă©taient dĂ©jĂ chers. Les vĂ©hicules qu'on dont le prix a augmentĂ©, c'est plutĂŽt des thermiques en allant vers l'hybride au passage. Ensuite, qu'est-ce qu'on voit sur le prix des vĂ©hicules Ă©lectriques ? Bah que plus on en produit, plus on en consomme et on en vend, plus leur prix baisse et va baisser. Et d'ailleurs, c'est plutĂŽt ce qu'on constate. Et donc, c'est vrai que le prix moyen des vĂ©hicules a augmentĂ©. D'une part parce que dans le prix moyen des vĂ©hicules, dĂ©sormais on a mis dedans les vĂ©hicules Ă©lectriques qui Ă©taient plus chers et ça c'est vrai, vous avez raison. Mais aussi parce que le vĂ©hicule thermique, je sais pas moi quand j'ai
quand j'ai quand j'Ă©tais gamin, ma premiĂšre voiture, je me souviens mon pĂšre m'a achetĂ© une voiture qui valait 12000 francs ou 13000 francs. On pouvait acheter donc on pouvait acheter une voiture Ă 1500 2000 âŹ. acheter une voiture d'occasion enfin 1500 2000 ⏠ça devient quand mĂȘme compliquĂ© parce que dĂ©jĂ les vĂ©hicules neufs sont beaucoup plus cher pour plusieurs raisons. Il y a une stratĂ©gie de montĂ©e en gamme des constructeurs. On a dit on va faire des vĂ©hicules de plus en plus haut de gamme. Euh on a rajoutĂ© beaucoup d'Ă©quipements dedans qui sont obligatoires en Europe. qui sont devenus obligatoires en Europe. Et donc ben un coup l'antirche franchissement de ligne lĂ qu'on dĂ©branche tout de suite quand on monte dedans. Pas moi mais bon mais on le fait tous quand mĂȘme.
Ăa fait du 1000 ⏠l'option en plus du truc du machin qui dĂ©sormais sont dedans. Euh donc on a des vĂ©hicules dont le prix a augmentĂ©. Alors pour accompagner vers l'Ă©lectrique leasing social par exemple le premier ministre a annoncĂ© 50000 leasing social en plus. Euh on va accompagner 50000 aussi vĂ©hicules pour plutĂŽt pour des professionnels des qui ont besoin de leurs vĂ©hicules euh ĂȘtre soignante Ă domicile qui n'est Ă domicile tout ce qui est fait un peu Ă domicile 50000 aussi euh oĂč lĂ on maximise les aides pour qu'ils puissent basculer vers ce genre de vĂ©hicule parce qu'ils en ont besoin. Et moi je crois beaucoup au fait que bah plus on ira vers ces technologies lĂ plus les prix aussi vont baisser et ça tombe bien parce qu'elles sont protĂ©gĂ©es.
Il y a il y a une problématique qui est souvent donnée de de l'électrique si on parle de l'électrique, mais c'est vrai qu'on a parlé aussi de l'hybride, on viendra au thermique juste aprÚs. Euh c'est que euh les technologies sont trÚs vite obsolÚtes. Vous l'avez dit tout à l'heure aujourd'hui euh il y a quelques temps, quand on avait 400 km d'autonomie, c'était énorme. Aujourd'hui, il y a certaines marques allemandes qui ont qui ont sorti leur modÚle sur 700 km d'autonomie. Les Chinois qui sont trÚs forts sur ça puisqu'ils ont les batteries annoncent des 1000 km chez Bid, des 1200 km chez certaines marques. Donc aujourd'hui 100% électrique 100 % électrique. Aujourd'hui, il y a des marques qui arrivent avec 1200 km d'autonomie sur 2026-27. La problématique qu'on rencontre et moi
je le dis par rapport aux groupes automobiles que j'ai les questions que que qui sont remontĂ©es de la data qu'on peut avoir de de mes franchisĂ©s par exemple aujourd'hui, c'est les clients ont peur. Dans quel sens ils ont peur ? et qui se disent aujourd'hui j'achĂšte un produit qui a 500 km d'autonomie que quand je vais revendre en 3 4 ans, peut-ĂȘtre qu'on aura 1500 km d'autonomie, donc un produit qui sera obsolĂšte. Et en fait, il y a il y a cette crainte du consommateur de se dire "C'est un peu comme les tĂ©lĂ©phones, ça ça Ă©volue Apple sur un iPhone tous les ans." Euh ça Ă©volue et le fait d'Ă©voluer de cette façon-lĂ fait en sorte qu'on a un peu la crainte d'investir aujourd'hui sur un produit qui sera obsolĂšte demain. Est-ce que pour vous frein justement au
dĂ©ploiement de l'Ă©lectrique ? Parce qu'on sait que 2035 euh c'est en train d'ĂȘtre modifiĂ©. On aura pas ça ça va bouger hein si si j'ai bien compris. Donc est-ce qu'on va pas avoir un frein Ă ce dĂ©veloppement ? Dans ce cas-lĂ , les appareils photo numĂ©riques n'auraient jamais trouvĂ© de client. Au dĂ©but quand on achetĂ© un appareil photo numĂ©rique, je souviens mĂȘme plus d'ailleurs. Mais vous ĂȘtes trop jeune. Si. 1 million de pixels, 2 millions de pixels. Bien sĂ»r. Souvenez. Bon, est-ce que aujourd'hui l'industrie de l'appareil photo numĂ©rique n'existe plus ? Est-ce que il y a pas eu des investissements qui ont Ă©tĂ© faits ? Est-ce que il y a pas eu des achats qui ont Ă©tĂ© faits ? Euh mais toute technologie c'est comme ça. On est sur produit qui qui Ă©tait moins cher. LĂ on parle on parle d'un
investissement oĂč Ă la base le français garde en moyenne 10 ans son vĂ©hicule, il part pour acheter un vĂ©hicule neuf. qui met beaucoup d'Ă©conomie et il achĂšte pour 10 ans. Donc aprĂšs bah il y a un marchĂ© de l'occasion aussi qui pe-ĂȘtre permettre justement Ă des jeunes d'avoir un vĂ©hicule euh pas trop cher pour qu'on puisse avoir des vĂ©hicules d'occasion pas trop cher. LĂ toutes les technos sont confrontĂ©es à ça. Absolument toutes. Absolument toutes les tĂ©lĂ©s, les trucs. Bon c'est vrai que c'est pas le mĂȘme ticket d'entrĂ©e d'acheter une tĂ©lĂ© vous avez raison que d'acheter d'acheter une voiture. Mais le progrĂšs, il est inhĂ©rent Ă la technologie et quel que soient les mais mĂȘme les vĂ©hicules thermiques. Enfin, moi je me souviens, attendez, je me souviens vous enfin, vous ĂȘtes bien mieux placĂ©
que moi, mais euh d'ailleurs, on compare, je veux pas ĂȘtre dĂ©sagrĂ©able d'ailleurs, mais on disait, vous souvenez, on disait "Ah, vaut mieux acheter un vĂ©hicule de telle marque parce que celui-lĂ euh finalement il a une faible dĂ©cote. Et puis des vĂ©hicules de telle marque ou de telle nationalitĂ©, il perdent tout de suite. Vous avez Ă peine enclenchĂ© le Ă peine mis en route qu'il a dĂ©jĂ perdu 30 %." Bon voilĂ , c'est c'est sinon faut jamais rien faire quoi. La diffĂ©rence c'est lĂ oĂč si je peux me permettre d'intervenir, c'est que on a des vĂ©hicules thermiques aujourd'hui sur des marques que vous dites qui sont trĂšs fiables euh qui peuvent monter Ă 300 400000 km sans aucun problĂšme avec quelques changements de piĂšce. Aujourd'hui, la batterie va Ă
300000 km sur une batterie Ă©lectrique. L'autonomie va obligatoirement descendre, la dĂ©code va se faire. Mais on a mais c'est ce qu'on pensait. C'est ce qu'on pensait et qu'en fait non, c'est pas ce qui se passe. On voit pas une grosse perte d'autonomie sur les vĂ©hicules Ă©lectriques lĂ qui est D'ailleurs. La preuve c'est que euh il y a pas tant de vĂ©hicules Ă©lectriques que ça qui qui vont au rebut. Oui. Vous voyez ce que je veux dire ? Euh les OĂ©o elles roulent toujours. Et en revente racheter une ZoĂ©. Alors, je sais qu'il y a une un petit dĂ©tail entre la toute premiĂšre gĂ©nĂ©ration, je crois que pas le mĂȘme modĂšle. Enfin, je sais plus, il y avait une location payer 50 ⏠par mois de 60 ⏠par mois de l'occasion de la batterie.
Il y avait Ouais, mais est-ce que les batteries pour autant elles marchent plus ? Non, non, elle fonctionne et je m'adresse Ă un professionnel. Bien sĂ»r. Donc, vous voyez que au final Non, je pense que le vrai la vraie inquiĂ©tude chez les gens, c'est surtout cette question de l'autonomie. H aujourd'hui sur la bascule euh il y a le prix bien Ă©videmment et la question de l'autonomie de me dire bon est-ce que je vais arriver Ă est-ce que je vais pas ĂȘtre obligĂ© de me brancher toutes les 5 minutes pour pouvoir faire mon trajet ? Qu'est-ce que voilĂ , c'est ça les vraies questions que se posent les gens. Bien sĂ»r, il y a une fois qu'on a franchi la question du pouvoir d'achat, et ce que ce que l'on voit c'est que dĂ©sormais on vraiment ça progresse progresse progresse, progresse. Vous
avez parlĂ© de technologie qui moent jusqu'Ă 1000 km que par ailleurs dĂ©sormais en France, on a 4 G factory qui vont ĂȘtre capables qui sont dĂ©jĂ capables de sortir des batteries en France. Pas en Chine, en France. Ă quel prix ? Ă quel prix ? par rapport Ă bah Ă la concurrence et c'est toujours le le si derriĂšre on n'est pas compĂ©titif sur bah en fait la compĂ©titivitĂ© on va la trouver parce que d'abord ce sont des usines oĂč au final je vais vous dire on va le dire en toute modestie on est en train de demander aux Chinois de nous apprendre tout simplement avec leur machine et avec leur savoir-faire et donc du coup avec un coup de sortie oui d'accord un ouvrier français il sera toujours mieux payĂ© qu'un ouvrier chinois et je pense
que c'est bien et qu' a un moment ici il faut qu'on soit quand on est consommateur, qu'on soit un tout petit peu responsable parce que dans ce cas-lĂ , si on veut toujours moins cher, toujours moins cher, toujours moins cher, il y a un moment, faudra pas se plaindre qu'on est pas d'usine. Bon, mais ce qui est important dans le coĂ»t de la batterie, c'est pas tellement la main d'Ćuvre qu'on met autour parce que c'est surtout l'investissement dans la construction de l'usine, c'est surtout les technos qui sont autour et on est en train d'implanter les mĂȘmes techno que donc on va arriver Ă ĂȘtre compĂ©titif. En fait, le vrai sujet aujourd'hui, c'est pas tellement la compĂ©titivitĂ© prix, c'est qu'il faut qu'on arrive Ă monter en en en qualitĂ© dans la production. C'est-Ă -dire que aujourd'hui, si vous
voulez, sur 100 batteries, il y a encore trop de ce qu'on appelle de rebut. C'est-Ă -dire parce que faire des batteries, ça paraĂźt simple comme ça, mais c'est pas si simple. Et donc, il faut qu'on apprenne Ă bien les faire. Et quand on va ĂȘtre parfaitement rodĂ©, que dans nos usines euh sur 100 batteries, il y en a 98 qui vont sortir sans problĂšme, il y a zĂ©ro sujet. Les Chinois, ils ont mis 15 ans Ă maĂźtriser cette technologie lĂ . Ils ont mis 15 ans. Est-ce que vous pensez vraiment que nos ouvriers français, nos ingĂ©nieurs français, nos techniciens français, ils vont mettre 15 ans pour apprendre ? Moi, je crois pas. Ils vont ĂȘtre beaucoup plus rapides. Ils vont ĂȘtre beaucoup plus rapides. Les premiĂšres Giga Factory françaises, elles ont 2 ans. Elles ont 2 ans.
Pourquoi on attend de retard ? Bah parce que c'est un changement de techno. Je vais vous prendre un exemple. Euh je vous l'ai dit, je viens de Chalon sur Saun. Ă Chalon Sur, j'avais la plus grande usine Kodak d'Europe qui faisait des vĂ©hicules photos. VĂ©hicules photo, c'est quoi ? C'est vous prenez un film plastique d'un cĂŽtĂ©, vous passez dans des bains de produits chimiques et puis de l'autre cĂŽtĂ©, il ressortait une pellicule photo. Bien, j'ai 40 ans. Oui. Donc vous savez ce que c'est. Je suis pas trĂšs loin de votre Oui, mais vous avez des auditeurs hyper jeunes. VoilĂ . Euh et donc pour certains euh la pellicule photo honnĂȘtement c'est c'Ă©tait il y a 20 ans. La fermeture de
Kodak chez moi c'est 2005 donc ça fait presque 20 ans. Donc un jeune de 18 ans un appareil photo avec une pellicule qu'on met dedans ou mĂȘme jetable parce que est connu pour le jetable. On prend une photo et on et qu'on amĂšne chez le photographe Ă dĂ©velopper. Il se disent mais ils me parlent de quoi lĂ les deux vieux lĂ ? Vous voyez ce que je veux dire ? Donc c'est pas mal dans de de de donner cet Ă©clairage lĂ . Et donc euh bah Kodak a pas su passer Ă l'appareil photo numĂ©rique parce que c'est un changement de technologie. Et moi aujourd'hui, je veux pas que notre industrie automobile elle fasse comme Kodak. Je veux que notre industrie automobile parce que je suis convaincu que le vĂ©hicule
Ă©lectrique qu'on le veuille ou non dĂšs que l'autonomie va ĂȘtre plus Ă©levĂ©e, dĂšs que tout ceci, tout cela et puis on pourra continuer Ă parler de la question de est-ce que c'est bien de continuer Ă acheter du pĂ©trole au regard de ce qu'on voit en ce moment. Je suis convaincu que c'est la technologie d'avenir. Ben moi, je veux que mon industrie, elle arrive Ă faire ce virage. Donc elle a besoin d'apprendre, elle a besoin de maĂźtriser cette nouvelle techno et ça se fait pas en 2 ans 3 ans. Je pense que 5 6 ans dĂ©jĂ sur les vĂ©hicules aujourd'hui, on est bon. On on sait faire de mieux en mieux les batteries. Et regardez, je vais vous parler de l'exemple. La ma la premiĂšre fois que j'ai eu un vĂ©hicu Ă©lectrique en 21, je l'ai rendu. LĂ , j'en ai pris un en 25, je l'ai pas
rendu. C'Ă©tait gĂ©nial. C'est gĂ©nial. La transition est donc en 26 27 28, je suis sĂ»r que notre industrie automobile, pour ça que c'est important de la soutenir, elle va ĂȘtre capable de faire des vĂ©hicules top qualitĂ© et top autonomie. Et pour tout vous dire, moi j'ai Ă©tĂ© en Chine euh et j'ai visitĂ© des usines pour voir un petit peu ce qui ce qu'il faisait. Euh et souvent ce qui s'est passĂ© et je l'ai vu, ils avaient toutes les marques europĂ©ennes de vĂ©hicules Oui. qu'ils ont achetĂ©. Et quand je parlais avec les usines, ils prenaient des ingĂ©nieurs europĂ©ens, des marques qui payaient plus cher pour justement apprendre toute cette technologie. Donc c'Ă©tait fou ce que j'ai pu voir et et on voyait les usines qu'ils ont. tout le matĂ©riel, c'Ă©tait du matĂ©riel suisse pour fabriquer toutes
les toutes les les assemblages. Donc c'est vrai qu'ils avaient cette cette petite longueur d'avance. Exceptionnellement sur ce sur ce podcast, j'ai plein de questions. On va faire un nouveau format Ă votre demande en plus, ça a Ă©tĂ© par votre Ă©quipe et on va continuer ces questions en voiture Ă©lectrique française euh et pour la petite histoire, c'est une voiture qui nous a Ă©tĂ© confiĂ©e par une personne qui a eu le leasing social. Donc c'est marquĂ© en gros derriĂšre cette ce vĂ©hicule a Ă©tĂ© subventionnĂ© par l'Ătat. Donc lĂ on est tout Ă fait dans dans le projet. Donc on on continue. Le podcast n'est pas terminĂ© mais on passe en voiture. On est reparti pour ce podcast de dĂ©clencheur inĂ©dit avec monsieur le ministre et lĂ on est sur la deuxiĂšme partie en voiture
dans cette magnifique Renault 4 électrique. Elle est super belle. Elle vous plaßt ? Ah ouais. Bon là , on est direction, on est sur les Champsélysées prÚs du studio et on va à Berine. C'est ça. Et on va se faire plaisir. On va se faire plaisir. On va on continue à parler un petit peu de tout ça. Et ben voilà , il y a le cÎté malus, monsieur le ministre. Ouais. les malus aujourd'hui qui font beaucoup parler avec euh justement il y en a qui appellent ça des malus punitives. Euh comment aujourd'hui euh on peut faire en sorte euh de faire avancer euh que ce soit l'industrie mais surtout aussi le commerce automobile parce qu'il y a tout un écosystÚme euh
qui est liĂ© Ă la vente automobile. On parle jamais assez mais il y a les assureurs, les garantisseurs, les financeurs, les ateliers et aujourd'hui les malus et surtout cĂŽtĂ© un petit peu passion sur les vĂ©hicules de luxe. On arrive Ă des malus qui sont aujourd'hui en 2026 proche des 80000 âŹ. Pour certains vĂ©hicules aussi, je je cite hein, mais des petites voitures sportives qu'on connaĂźt aujourd'hui. Le malus est Ă©quivalent au prix de la voiture. Ouais. Bah moi j'ai demandĂ© en fait on travaille avec la la PFA. La PFA, c'est la filiĂšre automobile. On a engagĂ© lĂ , je j'ai dit que j'Ă©tais d'accord pour qu'on engage sur cette annĂ©e 2026 dans
la perspective du budget 2027 un travail sur la fiscalitĂ© auto. Euh moi, je suis ministre de l'industrie française. Donc la seule question que je mets en face, c'est que je veux que je suis prĂȘt Ă ce qu'on travaille dessus, Ă ce qu'on parce que le but du jeu, c'est pas de freiner toute la consommation aussi quoi. un moment la fiscalitĂ©, elle est incitative pour changer les comportements mais pas pour annuler tout comportement. Sinon, on tombe un peu Ă cĂŽtĂ© de de la cible. Donc moi je veux essayer qu'on regarde pour cette fiscalitĂ© si elle doit ĂȘtre incitative mais par contre qu'elle joue le jeu de vĂ©hicules qu'on fabrique plutĂŽt en France ou en Europe. VoilĂ . OK. Mais il y a aussi, on sait
qu'aujourd'hui la France a plus de 3300 milliards, on n pas les chiffres exacts de dette et on se dit que dans dans une industrie et et surtout je peux je parler plutĂŽt puisque lĂ c'est vraiment pas le cĂŽtĂ© industrie mais le cĂŽtĂ© commerce. J'ai un petit exemple Ă vous donner si ça si ça si ça vous preneur hein. J'ai besoin de chang mais au moins au moins vous allez voir un petit peu de de quoi je veux parler. On prend le cas d'une voiture mythi qui n'est pas française, qui n'est pas europĂ©enne mais qui avait un certain intĂ©rĂȘt en France. La Ford Mustang. En 2017, la Ford Mustang se vendait encore en France Ă hauteur de 1500 vĂ©hicules par an. C'est pas Ă©norme. 1500 voitures par an avec un prix moyen de 50000 âŹ.
Donc une TVA de 8300 ⏠par 333 ⏠par vĂ©hicule. donc qui rentrait dans les caisses de l'Ătat parce qu'on a besoin 10000 ⏠de malus Ă©cologique parce qu'on avait dĂ©jĂ un malus et donc l'Ătat collecĂ© 27,5 million d'euros en 2017 en 2022 le malus augmente Ă 40000 12 voitures seulement vendues sur la forne et l'Ătat collecte 580000 ⏠en 2024. Non mais la question est-ce que c'est basculĂ© vers d'autres vers d'autres vĂ©hicules et donc la collecte de TVRA c'est ça la question. Bah c'est ça le but normalement voyez ce que je veux dire. Oui mais ce qu'on ce qu'on peut se dire le but c'est dire on est on celui qui veut vraiment acheter une forme Mustang
bon qui quand mĂȘme un truc qui pollue pas mal. Oui c'est sĂ»r. Bah OK mais nous on va pas soutenir ça donc on va plutĂŽt soutenir les vĂ©hicules qui polluent moins et ceuxlĂ ils vont bĂ©nĂ©ficier eux d'un bonus. Bon c'est ça normalement l' on a 1500 voitures. C'est marginal c'estĂ d c'Ă©tait 1500 voitures en 2017 et ça apportĂ© 27 millions d'euros. Ouais ouais, c'est pas des sommes Ă©normes. Donc voilĂ , donc c'Ă©tait quand mĂȘme assez intĂ©ressant. C'est pas on parle pas d'un produit de masse mais aujourd'hui moi qui fait ce mĂ©tier depuis de la vente automobile depuis 2011, j'ai connu les annĂ©es oĂč les entrepreneurs en France qui rĂ©ussissaient bien bah la premiĂšre chose qu'ils achetaient c'Ă©tait venir nous voir et acheter un vĂ©hicule de luxe. Aujourd'hui ils en ont encore les moyens
mais entre l'augmentation du prix qu'on a dit les véhicules neufs et aujourd'hui les malus qui sont énormes et surtout ça fait la note à la fin est trÚs salée quoi. Bah c'est qu'on en vend plus. Et quand on en vend plus, bah il y a tout un écosystÚme aujourd'hui. Tout un écosystÚme et et beaucoup de de de professionnels se pose ces questions là . Mais c'est surtout que si on prend les choses un petit peu dans le contexte, vous tout à l'heure, oui, ils vont acheter des véhicules propres, mais on sait bien que celui qui va acheter un véhicule de sport, un véhicule un peu plus un peu plus sportif va pas rouler au quotidien avec. Il va sûrement acheter une petite voiture hybride, une petite voiture électrique pour son quotidien. Et du coup, on on on s'enlÚve
une manne financiĂšre, on enlĂšve aussi la passion parce que moi, c'est ce que je dis toujours. LĂ , on est sur les ChampsĂ©lysĂ©e. Moi quand j'Ă©tais jeune et que je venais lĂ , je voyais des Ferrari, des Porsches, des Lamborghini, des voitures de sport. Ăa c'est celles qui sont allouĂ©es. Mais on voyait au quotidien cette cet engouement lĂ devant nous, on a des Toyota Prius hybrides, une Bew qui est lĂ -bas, une Kia. Euh on voit pas beaucoup de Renault euh monsieur le ministre hein lĂ sur sur sur notre route, mais euh je me dis c cette passion automobile aussi on a on avait jusqu'Ă 2035. Pourquoi on on on s'est pas laissĂ© un petit peu euh les Français consommer et retrouver le smil ? Et surtout et surtout pourquoi peut-ĂȘtre ne pas rĂ©flĂ©chir comme
certains pays d'Europe Ă un malus annuel ? Ă un malus, on sait que quelqu'un qui va possĂ©der une voiture de sport, en gĂ©nĂ©ral, il aime bien le nouveau modĂšle. Donc il va la garder 1 an, 2 ans, 3 ans et peut-ĂȘtre se dire bah voilĂ avec un malus annuel au lieu de 80000 qui assomme tout de suite, un malus Ă 10000 ⏠l'annĂ©e, Ă 5000 ⏠l'annĂ©e, Ă 15000 ⏠l'annĂ©e. Mais au moins ça permet au consommateur de leur plaisir. Le malus, il est Ă©talĂ© sur le la durĂ©e de vie du vĂ©hicule. Bah ça aurait ça aurait pu ĂȘtre comme comme en Belgique par exemple une taxe de roulage par an. Vous avez si selon la catĂ©gorie du vĂ©hicule, vous avez une taxe de roulage qui reprĂ©sente un malus et qui va ĂȘtre 5 6 7000 ⏠par an. D'accord. Non, ben pourquoi pas ? Enfin, je moi je ce que je vous ai dit en ce moment, on
est en train de rĂ©flĂ©chir Ă tout ça parce que je vois aussi les effets un peu pervers du truc. Donc bah notamment parfois un impact trop fort sur l'achat de vĂ©hicule. C'est exactement ce que vous disiez. SĂ»r, bien sĂ»r. Euh et que donc au final il y a plus rien qui rentre. Donc c'est pas intĂ©ressant non plus. Euh donc euh il faut qu'on prenne en considĂ©ration des exemples comme celui celui que vous venez de me donner et puis on va travailler ça et moi j'espĂšre bien avoir des propositions euh assez sĂ©rieuses, assez concrĂštes euh avant les avant les vacances d'Ă©tĂ© lĂ . Ah ça serait gĂ©nial. Alors lĂ je je on va suivre l'actualitĂ© et les personnes qui nous suivent suivent l'actualitĂ©. Je vous inviterai pour vous faire part des conclusions. Ah je serais heureux d'ĂȘtre invitĂ© Ă cet
Ă©vĂ©nement et il y a autre chose qu'on prend pas en considĂ©ration. Je su je suis dĂ©solĂ©, c'est vraiment important pour moi et vous me dites lĂ , c'est vraiment l' vie de monsieur le ministre par rapport à ça. J'achĂšte un vĂ©hicule. Ouais. Je prends le pas de payer le malus de 80000 âŹ. Je me fais voler mon vĂ©hicule 2 jours plus tard. Ouais. Je perds 80000 âŹ. Pourquoi ? Parce que l'assurance c'est une taxe d'Ă©tat. Et dans mon Oui. Euh oui. Pour monsieur le ministre. B je Mais du coup euh je sais plus c'Ă©tait la premiĂšre. Bah on passer placĂ© joli. Fallait passer par lĂ par lĂ on peut tomber par lĂ . TrĂšs bien. Ou non on est bien lĂ . Et en fait c'est une taxe d'Ă©tat et du fait que ce soit une taxe les assurances ne remboursent pas et ça c'est ahurissant parce que du coup ça freine encore plus.
Ouais ça c'est pas dans la valeur de assurable. Non c'est une taxe, c'est une carte grise. Une taxe c'est jamais remboursĂ©e. Et vous voyez tous ces petites choses lĂ font un frein. Et j'ai un autre sujet aussi on parle beaucoup qu'on a qu'on a envie d'avoir une une compĂ©titivitĂ©. En fait ce que c'est ce que vous dites c'est tout le sujet. Le sujet c'est oui, bah oui, c'est assumer une taxe incitative, elle est faite pour dire ça. Bah vous avez le droit d'en acheter, mais on met tellement d'impĂŽts dessus que bah voilĂ , mais c'est censĂ© rĂ©orienter vers d'autres. Donc il faut maintenir un mĂ©canisme incitatif et qui fait bien qu'on va vers d'autres. Or lĂ , on voit qu'on empĂȘche d'un cĂŽtĂ© mais ça bascule pas forcĂ©ment exactement dans les volumes espĂ©rĂ©s, en tout cas vers
d'autres. Donc et c'est lĂ oĂč j'ai demandĂ© Ă travailler dessus et bravo parce qu'en tous les cas les la filiĂšre automobile en parle Ă©normĂ©ment. Moi je suis vraiment proche du modĂšle occasion et et il y a aussi autre chose oĂč on parle toujours d'ĂȘtre compĂ©titif Ă l'Europe. On veut ĂȘtre compĂ©titif. La France est compĂ©titeur aujourd'hui. Ah non, il faut que je passe tout droit lĂ . On est on est dans quelques jours Ă une demi-finale historique de de Ligue des Champions avec la France avec Paris. Ouais. Donc on est des compĂ©titeurs, on va en Coupe du monde, on espĂšre en ramener encore une. Mais par exemple dans dans l'automobile aujourd'hui, on a plus de compĂ©tition. Alors, je m'explique dans dans l'occasion pourquoi. Parce que moi Ă l'Ă©poque quand je faisais de
l'occasion en en 2012 et puis mĂȘme derniĂšrement avant les gros malus, j'avais des marchands donc des des garagistes espagnols, italien, allemand qui m'appelaient en me disant "Bah voilĂ , vous avez tel vĂ©hicule, moi je suis intĂ©ressĂ© pour l'importer chez moi." Et ben aujourd'hui Ă cause du malus, on a perdu tous ces clients-lĂ qui bah vu qu'on a un vĂ©hicule en en deuxiĂšme main qui se revend beaucoup plus cher, bah en fait on perd aussi ce marchĂ© qu'on avait de faire venir des Ă©trangers acheter des vĂ©hicules chez nous et montrer qu'on Ă©tait lĂ . Donc vous voyez, c'est tout un Ă©cosystĂšme autour du malus qui est vraiment important et je suis content que que en tous les cas au gouvernement vous avez et je pense qu'il faut pas qu'on Ă©cha qu'on qu'on Ă©carte aussi le fait que euh
il y a un rapport Ă la voiture qui a changĂ©. Euh on a Ă peu prĂšs le mĂȘme Ăąge mais Ă nos Ăąges voilĂ quand on a 18 ans, tout le monde passait le permis de conduire. Aujourd'hui, honnĂȘtement, moi mon fils, il a passĂ© le permis parce que je lui ai rappelĂ© qu'il fallait qu'il passe son permis. Euh plein de jeunes qui ne passent plus leur permis de conduire alors que c'est 17 ans en plus aujourd'hui ou en plus il y a plein de jeunes qui passent plus leur permis de conduire. Ensuite, bah voilĂ , on voit lĂ des gens, ils font du vĂ©lo. Euh, on a bien dĂ©veloppĂ© les transport en commun, transport public, ter, les bus, le mĂ©tro, les RER, les RER Ă Paris, mais en
province euh les rĂ©gions ont bien investi dans les trains et donc bah quand vous ĂȘtes dans le train, vous ĂȘtes pas dans une voiture. Donc il y a ça aussi qu'il faut qu'on prenne en considĂ©ration, c'est que la voiture qui Ă©tait le mode numĂ©ro 1 de dĂ©placement, il reste le mode numĂ©ro 1 de dĂ©placement. Il y a d'autres modes de transport aussi qui ont pris une place. Donc le rapport Ă la voiture, il a aussi changĂ©. Euh et donc ben oui, les gens euh aussi ils achĂštent moins souvent une voiture parce que forcĂ©ment s'ils font moins de kilomĂštres bah elle suent moins, ils la gardent plus longtemps. Bien sĂ»r, il y a le prix, bien sĂ»r a tout ce qu'on s'est dit avant. Mais je pense que cet Ă©lĂ©ment lĂ , il faut aussi qu'on l' en tĂȘte. C'est aussi que transition sur les moyens de
dĂ©placement. VoilĂ , c'est moyen de dĂ©placement. Ouais. Moi, c'Ă©tait vraiment cĂŽtĂ© d' pour ça qu' on loue de plus en plus. Bien sĂ»r. Et le leasing a bien fonctionnĂ© et le leasing fonctionne de plus en plus parce que justement euh les gens veulent pouvoir changer et et pouvoir ĂȘtre locataire plutĂŽt que propriĂ©taire. Alors que la mentalitĂ© en France Ă©tait diffĂ©rente. Moi, je me rappelle Ă l'Ă©poque de de mes parents euh quand vous Ă©tiez propriĂ©taire de votre vĂ©hicule, c'Ă©tait un symbole de rĂ©ussite et on gardait 10 ans les vĂ©hicules avant avant qu'ils soient vendu. Euh j'ai montĂ© une une petite marque de vĂ©hicule sans permis Ă©lectrique. Euh donc la SC S1, c'est un vĂ©hicule qu'on a qu'on a voulu vendre suite Ă l'engouement que vous connaissez si bien de la CitroĂ«n Amie. Ah oui,
qui a quand mĂȘme qui a quand mĂȘme bien Ouais. le petit pot de yaourt et qui est arrivĂ© avec un un format simple de l'Ă©lectrique sans permis et moins de 10000 âŹ. Donc ça ça a Ă©tĂ© le sujet de de cette de ce projet-lĂ et j'ai commencĂ© Ă me renseigner pour pouvoir euh fabriquer ma voiture en France. H euh je suis un trĂšs mauvais Ă©lĂšve et vous allez sĂ»rement le le le penser. Euh mais malheureusement, la seule chose que j'ai pu voir, c'est qu'au prix compĂ©titif d'une CitroĂ«ne amie, je ne pouvais pas fabriquer la voiture en France. Mais ce qui est plus important, c'est que la CitroĂ«ne ami n'est pas fabriquĂ©e en France, elle est fabriquĂ©e Ă Tanger au Maroc. H donc j'ai dĂ» aller bah en Asie pour
avoir des prix compĂ©titifs parce que je ne suis pas stellentis pour pouvoir fabriquer ce ce en tous les cas travailler avec une usine qui nous a fait ce vĂ©hicule. Euh mais aujourd'hui, quelles seraient les solutions pour moi si demain j'ai besoin de de de fabriquer mon vĂ©hicule en France et d'ĂȘtre compĂ©titif aussi parce que sinon je le vendrai pas ? Je pense que honnĂȘtement euh par monter un partenariat avec un petit atelier et puis ensuite construire toute toute une histoire autour de de cette voiture euh parce que oui, je je vais pas vous mentir, faire une toute petite voiture comme ça en trĂšs faible quantitĂ© en plus parce que c'est pas des quantitĂ©s
gigantesques. Si, vous ĂȘtes Ă combien pour moi ça a Ă©tĂ© 250 vĂ©hicules vendus sur 2025. Ouais. pour une premiĂšre annĂ©e avec une marque qui n'est pas spĂ©cialement connue, mais quand on voit le volume de CitroĂ«n, c'est 70000 vĂ©hicules vendus en 4 ou ce que je veux dire c'est que Ouais, mais aujourd'hui 70000 donc ils en produisent combien par an ? Ah, ça doit ĂȘtre je pense une autour de 15 20000. Ils sont ils sont toujours 15 20 c'est en terme de volume et de de capacitĂ© Ă baisser les coĂ»ts. Oui. Et ce que je veux dire euh c'est pas exactement [rires] effectivement soit vous pour en faire 250 ou mĂȘme 1000 par an, soit vous allez effectivement en Chine, soit vous essayez de rĂ©flĂ©chir sur un autre
positionnement de la voiture made in France qui va certes coĂ»ter plus cher mais qui raconte une autre histoire bien sĂ»r mais nous nous racontons pas d'histoire. un vĂ©hicule Ă 1000 exemplaires ou mĂȘme 2000 exemplaires, c'est compliquĂ© d'arriver Ă ĂȘtre compĂ©titif par rapport Ă ceux qui en font 20000 20000 ou 25000 par. Je dis pas que vous allez pas en faire 25000 par. Ah oui, non c'est sĂ»r je vous souhait Non mais moi l'idĂ©e c'Ă©tait de savoir comment j'aurais pu ĂȘtre accompagnĂ© ou pour vous c'est un projet qui est impossible Ă faire aujourd'h par exemple avec France 2030 ou d'autres dispositifs on a on accompagne l'innovation sur le vĂ©hicule et et s'il y a un projet industriel derriĂšre on peut l'accompagner des dispositifs publics pour accompagner ce ce genre de projet
ça faut qu'on en parle Ă Berti quand on arrive bien sĂ»r c'Ă©tait c'Ă©tait tout le l'intĂ©rĂȘt de vous poser cette question lĂ . VoilĂ . Et euh et autre chose, mais lĂ c'est vraiment passion. Ouais. Il y a il y a quelque chose que j'ai remarquĂ© parce que pour prĂ©parer justement l'achat et la production de ce vĂ©hicule lĂ , j'ai fait des salons en Chine et et ça vous allez me rĂ©pondre. Alors vous m'avez parlĂ© de passion automobile parce que vous ĂȘtes vous aimez aussi les voitures. Euh je me souviens moi quand j'Ă©tais plus jeune du mondial de l'uto Ă Paris qui Ă©tait un un un salon extraordinaire. Je rentrais chez moi avec des sacs de poster euh de goodies qu'on nous offrait. Euh il y avait des shows de tous les cĂŽtĂ©s. Euh j'ai j'ai fait le salon en tant qu'exposant justement pour
cette voiture là il y a 2 ans. Euh c'était un salon qui était beaucoup plus porté sur des marques asiatiques euh qui était beaucoup porté sur sur l'électrique. Oui. Mais on on a des salons qui sont beaucoup moins attrayants qu'aujourd'hui. Et par contre quand j'ai été en en Chine Ouais. Vous avez des salons qui font alors évidemment c'est c'est mesurable à la taille du pays mais 20 fois le mondial toutes les marques étaient là que ce soi des marques prestiges et puis toutes les marques chinoises et un monde ça grouillé de monde parce que les gens venaient voir cette passion automobile venaient voir les marques, venaient voir les marques européennes parce qu'il y avait les marques françaises, il y avait les marques allemandes, il y avait les marques italiennes. Euh et c'est ça
aussi qui manque un petit peu ce de revenir Ă cette cette passion automobile qu'on a. On a quand mĂȘme les 24 heures du mois en France, on a Alpine, on a quand mĂȘme des trĂšs trĂšs belles choses automobiles. On a des choses. Non, mais moi, j'ai pas aimĂ©, si vous voulez le cĂŽtĂ© euh euh le cĂŽtĂ© car bashing ou voiture bashing, quoi. Euh moi, je crois pas à ça. D'ailleurs, vous savez, les leçons de morale, les gens, ils supportent pas ça et puis au bout d'un moment, ça les Ă©nerve et et politiquement, ça les Ă©nerve. Euh les Français, ils aiment les voitures. Moi, j'aime les voitures. VoilĂ , le sujet c'est comment on les accompagne en disant "Bah Ă©coutez, voilĂ , vous aimez la voiture, nous aussi on aime la voiture, on aime l'esprit de libertĂ© qui va avec, tout ce que vous
voulez machin." Bon, par contre, il y a un dĂ©fi qui est lĂ euh qui est euh un changement, voilĂ , un changement de modĂšle, de motorisation. Maintenant, on va aller plus vers l'Ă©lectrique parce que on a des enjeux euh qui sont pas simplement la protection de la planĂšte. un enjeu qui est la protection de la planĂšte, mais il y a aussi un enjeu euh qui est euh bah tout simplement de se dire que stratĂ©giquement c'est quand mĂȘme peut-ĂȘtre mieux d'utiliser l'Ă©nergie nuclĂ©aire qu'on sait faire euh de A Ă Z plutĂŽt que de continuer Ă ĂȘtre dĂ©pendant euh de ceux qui sont producteurs d'hydrocarbur, c'est-Ă -dire ben voilĂ , on voit les pays du golfe en ce moment, euh on avait vu le Venezuela et maintenant qui passe sous l'influence de monsieur Trump. enfin pas forcĂ©ment que des gens qui sont 100 % fiables
quoi. Donc il y a aussi ça comme enjeu et puis trois ben vous avez vu notre industrie Aliva donc on va y aller tous ensemble. VoilĂ . Et comment on fait en sorte que ça soit pas perçu comme une contrainte ? C'est ça qui me choque moi un peu parfois c'est que lĂ je pense qu'il y a un truc Ă travailler qu'on a peut-ĂȘtre pas bien fait comme il fallait. Euh moi je suis miste que depuis 6 mois, donc je vais pas non plus euh tout rĂ©volutionner, mais je pense qu'il y a un cĂŽtĂ© euh comme vous l'avez dit, faut faire aimer. Euh et le meilleur moyen de faire aimer euh c'est aussi et lĂ je le demande aussi au constructeur de faire les efforts qui vont avec. Il faut faire essayer, il faut prĂȘter des weekends, il faut parce qu'une fois encore les gens quand ils passent Ă l'Ă©lectrique
90 % du temps il reste. Donc voilĂ . Mais il y a un cĂŽtĂ© passion, vous avez raison. Moi, je trouve qu'il y a un cĂŽtĂ© passion. Euh, on aime ça, on aime ça. Une belle bagnole, on aime ça quoi. C'est tout. C'est plein d'histoires, c'est plein de souvenirs. Ma premiĂšre voiture, c'est des souvenirs. Euh sans et sans sans doute que pour beaucoup, ça a Ă©tĂ© aussi le les premiers baisĂ©s dans la voiture. VoilĂ , il se passĂ© payĂ©, tout ce qu'il a pu avoir euh les les bons moments. Par exemple, moi je sais quand je vais sur la cĂŽte d'Azur, voilĂ , vous allez Ă Cann, vous allez Ă Monaco, alors qu' pas la France, mais on va Ă Cann, on voit des belles voitures, ça va tout, il y a tout un il y a tout un le oĂč c'est une une ville mythique de l'automobile, le cast. Il y a il y a
plein d'endroits en France oĂč on a quand mĂȘme des vraies choses mythiques sur l'automobile. Et mais gardons ce cĂŽtĂ© plaisir. Moi je je n'aime je n'ai pas aimĂ© ce cĂŽtĂ© ce cĂŽtĂ© bah vous avez une voiture, c'est pas bien quoi. C'est nul ça. Enfin honnĂȘtement c'est pas enfin voilĂ c'est pas c'est pas comme ça c'est pas comme ça qu'on va accompagner les gens vers des changements. Certainement pas. Faut leur faire aimer le truc. Faut pas leur dire vous ĂȘtes des beaux, vous ĂȘtes pas bien. Ouais, faut leur faire aimer l'autre parce que sinon sinon en plus ça va les ça va les les encore plus les braquer. Encore plus les braquer. Et c'est vachement agrĂ©able Ă conduire cette petite R4. Ah ouais ouais, j'adore. J'adore. Et d'ailleurs, qu'est-ce que vous pensez
de Renault qui a sorti la R5 ITBO ? Ah ouais mais mais là pour le coup j'ai trouvé ça j'ai trouvé ça j'ai trouvé ça Ouais mais j'ai trouvé ça a eu récent. voiture limitée mais prix prix catalogue si je me trom dire quoi par prix voiture limitée bah en fait c'est une voiture qu'ils ont limité je crois à 250 et 300 exemplaires ah oui c'est vraiment une piÚce de collection quoi. Quand je vais vous donner le prix quand je vais vous donner Ah mais c'est horrible combien elle vaut Bah allez on va voir si vous devinez. Ah je sais plus mais si c'est en centaines de milliers d'euros. 180000 entre 180 et 200000 de mémoire prix prix de départ. Ouais, pour une voiture électrique. Mais la c'est pas le problÚme. Le sujet c'est pas le moteur. Si c'est la
voiture. Ah bah si parce que à l'époque quand on faisait un véhicule qui coûtait cher, c'était pour la le moteur. Vous aviez un V12, ça coûte plus cher à fabriquer qu'un V6, qu'un V8. Donc il y avait toujours aussi cette cet engouement par rapport à la production d'un prix d'un moteur qui est extraordinaire. Non, vous pensez pas. Mais je pense que le moteur il est pas mal aussi hein. Oui. Est-ce que dans une voiture électrique il y a un moteur aussi ? Oui, bien sûr, bien sûr, [rires] bien sûr. Là on part d'une grosse puissance donc Ah bah je sais plus combien c'est les Je crois qu'il y a quatre moteurs, ça dépasse. Je crois que c'est pas loin des 700 ou 800 chevaux sur sur la R5 Turbo. Ouais ouais. Donc c'est c'est c'est beaucoup hein. Ah oui, c'est énorme.
Mais les moteurs thermiques eux aussi ils ont Ă©voluĂ©. Ah oui, ils ont bien Ă©voluĂ©. Bien sĂ»r, bien sĂ»r. Aujourd'hui, vous avez des voitures, bah les Bugatti, mĂȘme dans les F1 he d'ailleurs, les vrais puristes de F1, ils sont hyper nostalgiques du bruit des moteurs ancienne gĂ©nĂ©ration. Une fois des restrictions, les restrictions sont pas bonnes. Aujourd'hui, on a voulu hybrider les vĂ©hicules. Alors maintenant, ils ont fait les nouvelles normes avec les nouvelles rĂšgles. Vous appuyez sur un bouton, la voiture, elle va lĂącher de la puissance. Mais mais mais ça ils se le sont imposĂ©s eux-mĂȘmes hein. Ah oui oui oui c'est pas c'est c'est mais ils se sont imposĂ©s ça. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui mĂȘme la F1 Ă©normĂ©ment Ă©voluĂ© Ă©voluĂ© dans le monde entier hein.
Ăa c'est quelque chose qui est Ă©vident. Ah oui mais c'est dingue d'ailleurs l'engouement qu'il y a. Ouais ouais c'est c'est c'est c'est beaucoup comment comment Drive to Survive la sĂ©rie sur Netflix. Ouais ouais cartonnĂ©. qui a cartonnĂ©, il y a eu le film aussi F1 avec Brad Pitt qui a cartonnĂ© aussi euh qui a mis euh qui a dĂ©mocratisĂ© un peu la la Formule. Donc euh ça envoie hein plus. Ah oui hein, monsieur le ministre, il accĂ©lĂšre. Ben non, mais c'Ă©tait pour vous montrer que un moteur Ă©lectrique, ça marchait bien. Alors alors ça c'est toujours de toute façon c'est toujours qu'un moteur Ă©lectrique au dĂ©marrage et a toujours plus de pĂȘche qu'un vĂ©hicule thermique hein. Ăa c'est la pĂȘche, elle est tout de suite lĂ . Et puis on a vu, il y a des marques qui
ont montĂ© les vĂ©hicules. C'Ă©tait Tesla qui avait fait la play Ă 1000 chevaux. C'Ă©tait un un avion de chasse. Euh donc ouais. Non non, c'est c'est sympa. Ăa fait plaisir de voir Paris ensoleillĂ© et avec du monde qui consomme et il consomme les gens. C'est les vacances en plus. Bah veille de gros weekend du 1er mai. Ouais. On parle un petit peu aussi des nouvelles gĂ©nĂ©rations. Ouais. Euh qu'est-ce que moi moi je vois souvent au quotidien j'ai des entrepreneurs qui viennent qui sont jeunes qui viennent entreprendre dans le monde automobile et souvent la premiĂšre chose qui me disent che pour simplificar c'est la passion en fait ils viennent souvent pour la passion et aprĂšs l'entrepreneuriat et le groupe qu'on a
monté avec ce qui va aujourd'hui. Qu'est-ce que euh on on peut faire ou on peut faire évoluer des personnes qui viennent acheter ou qui viennent travailler avec vous ? qui viennent devenir franchisés de mon réseau. Ouais. En fait, ils viennent, ils ont 22 23 ans, ils sortent des fois de l'école ou d'une expérience, ils veulent entreprendre. Donc moi, je suis franchiseur, un modÚle que vous devez connaßtre en France et qui fonctionne bien. Et ils viennent pour devenir franchisés de de mon groupe. Et la premiÚre chose dans à laquelle il me parle, c'est la passion. C'est la passion automobile. Ils veulent devenir franchiser et vendre des voitures par passion. Et aprÚs évidemment pour l'écosystÚme et pour tout ce qui va avec. Euh quels sont comment aujourd'hui on peut sauvegarder
? Comment on peut aujourd'hui euh faire évoluer les jeunes dans le monde de l'automobile et et dans le commerce automobile ? Je pense que le moteur effectivement de l'enthousiasme ou ou de la passion pour l'auto, il est il est il est là . Je suis pas sûr qu'on aille dans l'automobile si on n pas cette passionlà . Je pense qu'il y a des fonctions commerciales ou euh des métiers ou euh bon on aime faire du commerce, on aime faire du commerce. Par contre quand on va dans l'automobile, je pensais aussi beaucoup à un choix. Effectivement euh c'est pour ça que tout à l'heure je je disais j'aime pas le cÎté
moralisateur parce que parce que voilĂ quelqu'un qui vend du des voitures, qui soit salariĂ©, qui soit franchisĂ©, qui soit patron, c'est quelqu'un qui se lĂšve le matin, qui va au boulot, qui gagne sa vie en faisant son travail lĂ©galement Ă la suur de son front, paye des impĂŽts et donc bah il a pas ĂȘtre montrer du doigt d'une maniĂšre d'une maniĂšre ou d'une autre. VoilĂ . Et moi, je passe mon temps, vous savez quand euh pour moi le ministre de l'industrie, c'est un ministre de la fiertĂ©. C'est un ministre de la fiertĂ© parce que notre pays lĂ , on parle d'automobile d'ailleurs au passage, est-ce qu'il y a tant de pays que ça dans le monde qui savent faire des automobiles ?
Non hein. Non. Qui ont autant de autant et quand nous la France, peut-ĂȘtre que toutes nos automobiles sont pas faites en France. OK. Mais on a on a des constructeurs, on a une vraie histoire en on a une histoire, on a des constructeurs. Bien sĂ»r. Bah regardez au niveau europĂ©en, les pays qui ont encore des constructeur automobile sur les 27 pays de l'Union europĂ©enne, c'est pas tous les pays qu'on des constructeurs automobiles. C'est et si on prend le monde entier, euh c'est pas tous les pays qui savent faire des automobiles comme on sait faire des automobil. Et donc ça c'est aussi un Ă©lĂ©ment de de fiertĂ© et de se dire qu'on est un de ces pays-lĂ . Comme on est un pays qui sait faire des avions, bien sĂ»r. Il y a combien de pays qui savent vraiment faire des Airbus ?
Ah bah il y en a pas beaucoup. Pas beaucoupus. Il y a combien de pays qui savent faire aussi des avions de chasse ? Ouais. Qui savent Là , on a lancé le chantier du prochain porte-avion nucléaire. Porte-avion nucléaire. Il y a combien de pays qui savent faire des portes-avions nucléaires ? C'est certain les Français, les Américains euh voilà , on sait faire des trains, on sait faire du luxe, on sait faire plein de trucs en France. Donc moi, je je je déteste. Oui, la situation franchement tout à l'heure, on avait débat récession par récession machin. Oui, la situation économique, elle est pas simple. encore moins simple en ce moment avec tout ce qui se passe. OK, mais ce pays, il a des fondamentaux
et des bases qui font que aussi ça sera le grand dĂ©bat des prĂ©sidentiels, que si on fait deux trois rĂ©formes qui vont bien, euh ben on peut ĂȘtre ce grand pays que l'on doit ĂȘtre et qu'on l'on est passe par notre industrie, y compris notre industrie automobile. Et donc quand on donne de la fiertĂ© aux gens, c'est ce que vous disiez tout Ă l'heure, aprĂšs ils s'engagent, ils ont envie de s'engager. VoilĂ . Donc et moi mon boulot c'est aussi un peu c'est aussi un peu celui-lĂ . C'est aussi un peu celui-lĂ de venir aussi dans votre Ă©mission de dire ça. VoilĂ . J'ai j'ai envie que les gens ils se disent "Mais faut lutter lĂ , vous savez tous les vendeurs de ceux qui aiment bien tirer tout vers le bas, tous ceux qui
aiment bien dire "Non, non, tout est foutu." Non, tout est pas foutu. Ce pays, il en a connu d'autres hein. Oui, c'est certain. Et puis d'autres pays aussi se sont relevĂ©s de de problĂ©matiqu et franchement euh encore une fois on a une on a on a une une industrie une industrie qui est trĂšs bonne et d'ailleurs, on aimerait avoir d'autres marques françaises parce qu'aujourd'hui il y en a il y en a il y a il y a le groupe Stellantis, il y a Renault. Ce sont les deux gros faiseurs en France avec plein de marques. On aimerait en avoir plus. qu'on aimerait et justement quelle serait pour vous la solution pour peut-ĂȘtre justement avec ces jeunes dont je vous parlais avoir les marque de demain puisque on le disait tout Ă l'heure par rapport à ça. Donc vous dites qu'il y a un plan 2030
euh justement pour ça. Mais comment on pourrait faire pour vous dites il y a 120 marques en Chine. Nous on a on a on en a quelques-unes. Je sais combien on en a en France. Il y en aura plus 120 Ă la fin. Ah oui, en fait ils sont en train de tous se cannibaliser. Oui, en fait ils en ont 120 mais Ă la fin des fins, il y en aura peut-ĂȘtre. On a combien de marques en France ? On a CitroĂ«n, on a CitroĂ«n, Peugeot, Renault, Peugeot, Renault, Alpine. Si on peut dire que c'est une marque aussi une marque du groupe Renault. Si on prend trĂšs trĂšs trĂšs haut, Bugatti. Ah oui, Bugatti c'est lĂ . Mais Bugatti français Bugatti, je suis pas sĂ»r que les gens sachent que c'est français Bugatti. Alors ça appartient Ă Volkswagen. Ăa appartient, ça appartient Ă des Allemands malheureusement. Mais
mais sauf que l'usine, l'ingénierie, tout est toujours en France et à Molshim en Alsace. Bien sûr, bien sûr. Euh alors je sais plus combien ils font de modÚle, combien ils en produisent par an, hein, mais bon là on est sur un podcast de passionné d'automobile voiture. Prix de la voiture. Je suis monté une fois je suis monté une fois dans une Bugatti Veyron. Ouais, c'est ça. Exceptionnel. Euh c'était au festival de l'automobile à Mulouse. Festival de l'automobile à Mulous tous les ans parce que vous savez, il y a le musée Bugatti à Mulous. Bien sûr, bien sûr. Et festival de l'automobile. Et donc il y a toujours le pilote démonstrateur pour Bugatti qui est là . C'était il y a trÚs trÚs trÚs longtemps. J'étais pas mini, j'étais rien du tout d'ailleurs à l'époque. Et j'ai je suis monté à votre
place lĂ la voiture avec un pilote. Ah mais c'est un truc complĂštement incroyable parce que il fait un premier tour de parce que c'est juste un petit anneau. Fait un premier tour de chauffe parce que le moteur il faut qu'il chauffe. Ah bah oui sinon vous le cassez. un premier tour de chauffe comme ça et puis aprĂšs il me dit "Bon euh accrochez-vous un peu lĂ , d'accord ?" Et lĂ , il appuie lĂ vous ĂȘtes comme ça. Et je suis et je voyais le mur qui se rapprochait [rires] au bout de l'autre cĂŽtĂ© avant le virage. Il se rapprochait trĂšs trĂšs trĂšs trĂšs trĂšs trĂšs vite. Vous Ă©tiez quoi ? 300 km/h. Non parce que le la ligne droite, elle est l'anneau, il est assez court mais je sais pas, on est montĂ© de 0 Ă 180 en Ouais. 2 secondes en seconde seconde. 8.
J'ai jamais vĂ©cu un truc pareil. Jamais. MĂȘme un dĂ©collage dans un dans un avion, ça faisait pas la mĂȘme sensation. C'est incroyable. Incroyable. Ouais. Et d'ailleurs, j'ai reçu, je sais pas si vous ĂȘtes au courant de ce projet, il y a un ce je dirais voilĂ une nouvelle marque qui arrive un peu concurrente de Bugatti, qui est la marque de l'Ăąge qui est une marque française qui a Ă©tĂ© rachetĂ©e par le fils de Bernard Tapi, Laurent Tapis euh avec un avec des fonds qui ont Ă©tĂ© apportĂ©s par plein d'investisseurs français connus comme Xavier Niel, Bernard Arnaud, il y en a plein qui sont indiquĂ©s dans dans le truc et qui annoncent une voiture et moi je l'avais reçu Ă 2 million d'euros. Hor taxe euh qui fait plus de 1000 chevaux. Je pense qu'il fallait aller par lĂ .
Non non, je crois pas. Si si pour Merc c'est par lĂ . Je veux pas vous contredire, je ne permettrai pas mais c'est par lĂ . Et du coup 2 million d'euros hors taxe, 1000 chevaux hybride et et essence. Mais voilĂ , il a il a fait le pas et et moi justement ce que ce que je voulais dire c'est voilĂ comment on peut faire qu'aujourd'hui les passionnĂ©s d'automobile deviennent peut-ĂȘtre les constructeurs français de demain. Pour ceux qui faut qu'on ait des gens comme ça qui investissent, qui se disent qu'ils ont cette passion lĂ et que aprĂšs nous voilĂ on peut j'ai pas des des on n pas des milliards pour accompagner comme ça. Ăa c'est clair, vous le savez bien. Mais je pense que
je pense que si s'il y a quelques entrepreneurs qui se lancent lĂ -dedans, il faudrait aussi qu'on ait plus d'ingĂ©nieurs. Ouais. Euh, on forme pas assez d'ingĂ©nieurs chaque annĂ©e, il nous en manque. Euh et quand on en forme, il y en a trop qui vont pas assez qui vont pas dans l'industrie, ils vont dans la finance pour certains et on aurait bien besoin d'eux plutĂŽt dans l'industrie. Et bah, peut-ĂȘtre que quand je serai plus ministre, je vais monter ma boĂźte et puis on fera ça ensemble. On fera ça ensemble. Et qu'est-ce que vous pensez de l'intelligence artificielle aujourd'hui ? LĂ , c'est vraiment dans le cadre gĂ©nĂ©ral. Alors, je sais qu'on a euh les sociĂ©tĂ©s amĂ©ricaines, mais on a une sociĂ©tĂ© française aussi
estrale qui qui marche bien. Est-ce qu'on est en avance en France ? Est-ce qu'on a du retard ou est-ce qu'on suit encore une fois un mouvement qui a été créé il y a il y a quelques années qui aujourd'hui est opérationnel ? Non, on est effectivement on a on a on a cette boßte qui est mistrale qui qui est qui est plutÎt leader he d'ailleurs sur le sujet. Euh c'est un vrai levier aussi justement pour euh pour toute notre industrie pour gagner en compétitivité. Euh maintenant, il faut justement que les industriels euh l'adoptent de plus en plus dans leur euh dans leur process. Euh le problÚme qu'on a en fait en Europe euh c'est que on n pas assez de fonds d'investissement. OK.
Et c'est souvent ça le qui bride un peu l'innovation. Ă dire, c'est que euh les autres pays, moi je suis assez ouvert Ă cette question lĂ aujourd'hui de savoir comment demain on va financer notamment nos retraites et avec la fameuse logique de fond de pension parce qu'en fait on a beaucoup d'argent qui pourrait ĂȘtre mieux mobilisĂ© pour investir vers l'industrie avec notamment en mettant en place des fonds d'investissement basĂ©s sur basĂ©s sur nos retraites. parce que lĂ d'un coup d'un seul on parle de centaines de milliards et du coup bah pour investir dans la tech, investir dans l'innovation, ça
serait un vrai vrai levier alors que aujourd'hui on n pas ces fonds d'investissement aussi puissant et aussi gros et qui sont nĂ©cessaires pour financer des innovations. Et c'est lĂ que souvent bah les Ătats-Unis par exemple font la diffĂ©rence parce que ils ont ça. On a un peu de retard sur la tech en France, vous pensez ? On a des bons chercheurs. Euh maintenant, le problĂšme, c'est ce que je vous dis, c'est que quand il faut passer Ă la phase beaucoup plus grosse, bah lĂ , on manque un peu de financement. OK. Et c'est pas le c'est pas le public qui peut tout financer, c'est pas possible. Et moi, quand j'entends certains qui disent, je vais faire des fonds souverains volontaires. Fonds souverains volontaires, ça existe dĂ©jĂ . Des fonds
d'investissement, il y en a volontaire, ça existe. Mais on n'est pas Ă l'Ă©chelle. pas Ă l'Ă©chelle. Et le seul moyen pour ĂȘtre Ă l'Ă©chelle, vous savez tous ceux qui ont des fonds souverains, pas les gros fonds souverains en gĂ©nĂ©ral c'est assis sur les retraites ou bien si vous ĂȘtes des pays comme les pays du golf, ils avaient assis ça sur leur rente pĂ©troliĂšre. Mais nous, on a pas de pĂ©trole hein, on n pas de diamant donc faudrait peut-ĂȘtre plutĂŽt asseoir lĂ -dessus quoi que sur bah ce qu'on a pas quoi tout simplement. Et ça ça va ĂȘtre un grand dĂ©bat de l'annĂ©e prochaine. Sera intĂ©ressant. Ăa, il va falloir choisir le bon le bon prĂ©sident qui nous accompagnera pendant [grognement] son quinquena parce qu'on va en avoir besoin. Ouais. en avoir besoin, avoir besoin
d'ĂȘtre bien accompagnĂ© parce que euh les temps sont durs euh et il faut encore une fois, c'est ce que je dis toujours, beaucoup de de Français se plaignent de beaucoup de choses mais c'est aux urnes que ça se passe. Et lĂ , on peut choisir la personne qui peut plus ou moins. Alors le le mot est peut-ĂȘtre souvent compliquĂ©, mais souvent ça se dit, c'est euh sauver la France actuellement. Hm. Parce que voilĂ , c'est surtout ça. Mais on parlait en en prĂ©ambule de de du podcast ensemble et on disait que c'est vrai que en France, dans les Ă©coles euh on parle trĂšs peu aux jeunes d'entreprendre, d'entrepreneuriat, d'entreprendre. Il y a pas de cours, comment monter une sociĂ©tĂ©, quel type de sociĂ©tĂ© ? Alors moi, j'ai ma fille qui est en Ă©cole de commerce, elle apprend
ça aujourd'hui Ă 19 ans, mais un petit peu avant, on n pas trop le sujet qui est mis sur la table. C'est vrai. Et mĂȘme dans certaines, je vois mon Ă©pouse, elle est pharmacienne et bon au dĂ©but, elle a commencĂ© dans l'industrie et aprĂšs elle a fait officine officine et elle a reçu trĂšs bien sĂ»r pharmacien, la base de la base c'est de savoir la posologie des mĂ©dicaments. C'est ça la base de mais faut quand mĂȘme gĂ©rer une entreprise. et elle a eu dans son parcours trĂšs trĂšs peu euh d'heures de formation sur euh vraiment euh gestion d'entreprise quoi, trĂšs peu. Et euh vous
avez raison, mĂȘme si mĂȘme si euh ça change, alors je sais pas si a ça change dans le fait, est-ce qu'il y a vraiment beaucoup plus de modules ? qui change, c'est que le monde de l'Ă©ducation nationale s'ouvre quand mĂȘme beaucoup plus au monde de l'entreprise. Il y a quelques annĂ©es en arriĂšre, faire rentrer des chefs d'entreprise dans les collĂšges et tout ça, c'Ă©tait trĂšs compliquĂ©, trĂšs trĂšs compliquĂ©. Euh moi je le vois avec le secteur industriel en [grognement] fait aujourd'hui. Au contraire, on a mĂȘme plutĂŽt des on a mĂȘme des Ă©tablissements qui demandent, qui sont hyper volontaires pour accueillir des chefs d'entreprise, pour aller faire des visites d'entreprise, pour tout ça dĂšs le collĂšge parce que aprĂšs bon, faut se dire bon CM1, CM2, il y a un moment faut laisser les
enfants des enfants aussi lycĂ©es, je pense qu'il faut voĂ mais effectivement Ă partir de la 4e 4e 3e bah lĂ euh commencer Ă se dire de commencer Ă pouvoir pouvoir dire Ă des enfants, Ă des jeunes plutĂŽt qu'Ă des enfants, d'ailleurs des jeunes, je des adolescents, bah voilĂ , le monde dans l'entreprise, voilĂ ce que c'est, c'est intĂ©ressant. Bah ouais, lĂ c'est quand mĂȘme c'est quand mĂȘme pas mal. C'est quand mĂȘme pas mal. Et c'est pour ça que les podcasts existent comme le mien, parce que justement, on a un podcast business et automobile et ça permet euh quand je reçois alors la chance d'avoir euh des pour une fois un ministre comme vous et c'est une vraie chance et un vrai honneur. Mais voilĂ , j'ai eu des entrepreneurs
euh à fort potentiel dont un qui a été tourné il y a quelques jours et qui a fait une licorne pour ceux qui savent pas et c'est la grosse fierté. Une licorne en France c'est une société qui est évaluée minimum à mi milliards de dollars. Donc il y en a pas tant que ça hein. Comment il y en a trÚs peu. Il y en a trÚs peu. Et et leurs conseils sont super intéressants et pour le coup c'est un entrepreneur Jonathan Glove qui est parti de rien qui était qui était mis en foyer qui qui a vraiment qui s'est construit. Donc ça prouve aussi aux jeunes parce qu'on entend souvent euh moi j'en vois beaucoup qui viennent oui mais vous savez c'est compliqué pour moi de trouver le travail parce que j'habite en banlieu parce que mes parents et je leur dis et j'essaie de leur dire
arrĂȘtez de penser comme ça arrĂȘtez de pens battez-vous justement montrez que vous pouvez ĂȘtre plus fort que ça et vous pouvez arriver Ă faire des choses. Et là ça a Ă©tĂ© l'exemple dans ce podcast lĂ oĂč justement on a parlĂ© de de cette rĂ©silience qu'il a eu et le fait qu'il a rĂ©ussi comme ça Ă monter une une une licorne. Donc donc voilĂ donc c'est vrai qu'on a aussi via les podcasts des messages Ă passer qu'on passe et puis et puis puis et puis aujourd'hui c'est c'est un super message qu'on qu'on passe avec vous et surtout d'avoir pris le temps. LĂ on arrive on n pas loin de Ber lĂ on n pas trĂšs loin on est vraiment trĂšs trĂšs prĂšs mĂȘme. Monsieur le ministre on finit en gĂ©nĂ©ral mon podcast par quelques questions courtes. Il faut que je m'en souvienne parce que d'habitude j'ai mes fiches.
[rires] Est-ce que vous voulez vous prĂȘter au jeu ? Ouais ça marche. On y va. Ouais. Votre film prĂ©fĂ©rĂ© de tous les temps ? Mon film prĂ©fĂ©rĂ© de tous les temps, j'ai adorĂ© Moulin Rouge. Moulin Rouge. Le son que vous Ă©coutez Ă fond dans la voiture. Euh Toto Rosan. OK. [rires] Je connais pas. Ah bravo. Pourtant Toto, Rosanna. Le groupe c'est Toto et le morceau c'est Rosanna. Ah ok. Euh l'Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur de votre vie, de ma vie politique, de ma vie. Non, l'Ă©lĂ©ment en gĂ©nĂ©ral, l'Ă©lĂ©ment vous dit lĂ , il y a quelque chose ? Bah, lĂ oĂč j'ai eu quelque chose, ça a Ă©tĂ© vraiment Ouais, j'ai j'ai 11 ans et
euh c'est l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 1988. On arrive Ă Ber Ă©lection prĂ©sidentielle de 1988 et mon pĂšre qui Ă©tait un chirakien qui ils invitent des copains puis il y en a un qui dit "Ah bah j'ai pas votĂ© Chiraak, j'ai votĂ© Le Pen." Mon pĂšre s'est levĂ©, lui a dit "DĂ©gage, tu as plus rien Ă faire chez moi." Waouh ! [rires] OK. Et ça m'est restĂ©, ça vous est restĂ© en fait. Ăa m'est restĂ©. Si vous pouviez dĂźner avec une personne cĂ©lĂšbre, vivante ou non, ce serait vivante ou non. Euh d'un dĂźner avec Churchill, ça doit ĂȘtre bien quand mĂȘme. Pas mal. Votre plus grande qualitĂ© ?
Ma plus grande qualité euh rassembleur. Votre plus gros défaut ? Impatient plutÎt vocal de 3 minutes ou appel express ? Euh appel express. J'aiur d'un vocal de ça. Et ben c'est fini. Vous avez bien répondu à toutes mes questions. On arrive tout de suite à Berine à l'hÎtel des ministres. Hop.
Sébastien Martin