JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité des GRANDES GUEULES sur RMC !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 50 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on fait pour aider ces marins pêcheurs ?
- 2:06RelanceRéponse directe
Vous avez cité l'Union Européenne. Hier, Jordan Bardella dénonçait une mesure qui va surenchérir le prix du carburant.
- 4:16OuverteRéponse directe
Sébastien Lecornu a demandé un gel des dépenses en 2027. Ça va dans le bon sens ?
- 5:51FerméeRéponse directe
Sébastien Lecornu, vous allez le sauver ou pas au Rassemblement National ?
- 8:12OuverteRéponse directe
Est-ce que vous censurez ? Plutôt ne pas censurer, parce qu'il faut quand même un budget à la France.
- 8:24OuverteRéponse directe
Si Sébastien Lecornu décide de désindexer une partie des pensions de retraite, est-ce que c'est une ligne rouge ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Invité politiqueFait
« De manière urgente, on est obligé de les aider sur le carburant, mais de manière plus profonde, et ce qui m'a marqué hier... Ils ont déjà eu une aide. »
- 0:58Invité politiqueFait
« C'est une critique de l'absence de quotas de pêche pour la France. C'est-à-dire que si vous sortez en mer avec du carburant hors de prix, mais qu'en plus, vous n'avez pas le droit de faire votre métier, vous crevez tout simplement. »
- 1:12Invité politiqueFait
« En France, l'Union Européenne et les gouvernements paient les travailleurs pour ne plus travailler, paient les agriculteurs pour être en jachère, paient les vignerons pour arracher les vignes, paient pour fermer les usines. »
- 3:09Invité politiqueChiffre
« Dans le code fiscal aujourd'hui, pour 2030, c'est 100 euros la tonne. Donc aujourd'hui, c'est 60 euros, 50, 60 euros de mémoire. »
- 3:26Invité politiqueChiffre
« On l'avait dénoncé l'année dernière quand Sébastien Locornu avait signé un décret pour les passer à 8 milliards d'euros par an. C'est 15 à 17 centimes sur votre litre. »
- 3:35Invité politiqueFait
« Les Gilets jaunes se sont mis en colère à juste titre en 2018 avec 1,50 euro le carburant. Et pourquoi aujourd'hui, avec un prix du baril qui est à peu près au même niveau que dans les crises précédentes, le coût est beaucoup plus élevé ? C'est que les taxes sont ajoutées. »
- 3:54Invité politiquePromesse
« Il faut soit les supprimer, soit ce qu'on appelle les re-budgétiser, ce qui permet plutôt de baisser la TVA, comme le propose Marine Le Pen de 20 à 5,5, et de supprimer les taxes ajoutées par Macron et Édouard Philippe en 2017 et 2018. »
- 4:08Invité politiqueChiffre
« Ça permet sur le gazole de baisser de 50 centimes par litre. »
- 4:30Invité politiqueChiffre
« Il y a 1 600 milliards de dépenses en France. Quand les Français produisent 100 euros de richesse, on leur prend l'État en dépense 55, voire 60 selon la façon dont on compte. »
- 7:01Invité politiqueChiffre
« Les taux d'emprunt de la France ont passé les 4,5%, c'est-à-dire supérieurs aux taux qu'ils étaient pendant la crise financière de 2008. »
- 8:00Invité politiqueChiffre
« Ce matin, les échos ont annoncé qu'on paierait 100 milliards d'intérêts avant 2028. »
- 14:00Invité politiqueChiffre
« Marine Le Pen, elle a annoncé un plan d'économie de 125 milliards d'euros net, c'est le plan qu'il faut pour établir les comptes. »
- 22:47Invité politiqueChiffre
« Ils ont volontairement surestimé les recettes de l'État, une année de 20 milliards, une autre année de 40 milliards. »
- 25:48Invité politiqueFait
« Écoutez, c'est totalement le contraire. »
- 25:49Invité politiqueChiffre
« La dernière fois que Marine Le Pen a fait une conférence de presse, Reuters, qui est l'agence anglo-saxonne sœur de Bloomberg, a reconnu qu'elle avait fait baisser les taux. »
- 26:04Invité politiqueFait
« Donc en fait, la parole de Marine Le Pen est rassurante puisqu'elle annonce un désendettement. »
- 26:51Invité politiqueFait
« Immédiatement, il a été viré. »
- 26:57Invité politiqueFait
« C'est que cette vidéo, elle a été cachée pendant plusieurs mois. »
- 27:40Invité politiqueFait
« En tout cas, contre le nouveau maire RN. Ça a été caché. »
- 28:11Invité politiqueFait
« Non, pour du tout. »
- 28:25Invité politiqueFait
« ce qui est vrai, c'est qu'un certain nombre d'idéologies ont pu mettre des gens qui ne sont pas là pour servir l'État mais qui défendent une idéologie. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy59 %
- Invité10 %
- ?9 %
- Invité 29 %
- Présentateur5 %
- Invité 35 %
- Présentateur 24 %
≈ 25,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Les GG, les Grandes Gueules en direct sur RMC, RMC Story. Aujourd'hui, nos trois GG, Charles Consigny, avocat, Fatima Haït, Bounoua, professeur de français. Et nous sommes avec Emmanuel Devilliers, il est entrepreneur. On va accueillir notre invité pour le face au GG maintenant. RMC, face aux Grandes Gueules.
Nous
sommes avec Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme. Bonjour,
monsieur Tanguy.
Bonjour,
merci
de
votre invitation.
Les images de ces marins pêcheurs face au CRS à Frontignan. Hier, c'était à fosse sur mer. Qu'est-ce qu'on fait pour les aider ces marins pêcheurs, monsieur Tanguy
?
Écoutez, deux choses. De manière urgente, on est obligé de les aider sur le carburant, mais de manière plus profonde, et ce qui m'a marqué hier...
Ils ont
déjà eu une aide. Oui, mais aujourd'hui, sortir en mer, ce n
'est
pas rentable. Et marins pêcheurs, c'est un métier très difficile, très dangereux d'ailleurs. On n
'en
parle pas assez. C'est un des métiers les plus dangereux encore en France aujourd'hui. Mais il
y a
un problème plus profond.
Et
d'ailleurs, les banderoles, notamment hier à Frontignan, étaient très explicites. C'est une critique de l'absence de quotas de pêche pour la France. C'est-à-dire que si vous sortez en mer avec du carburant hors de prix, mais qu'en plus, vous n'avez pas le droit de faire votre métier, vous crevez tout simplement. Donc aujourd'hui,
il
faut qu'on sache, et c'est vraiment symptomatique de ce qui se passe en France depuis 30 ans. En fait, on paye les familles, parce que ce
sont
souvent des familles de marins pêcheurs, des artisans, pour envoyer à la casse leurs bateaux. Moi, je suis né à Boulogne-sur-Mer, qui était le premier port de pêche français. C'est toujours le premier port de pêche, mais très dégradé. Des familles entières, on les a payées pour détruire leurs instruments de travail. Donc en France, l'Union Européenne et les gouvernements paient les travailleurs pour ne plus travailler, paient les agriculteurs pour être en jachère, paient les vignerons pour arracher les vignes, paient pour fermer les usines. Et après, on se demande pourquoi on est ruiné et qu'on n'a plus de moyens d'aider les Françaises et les Français. Surtout, ce n
'est
même pas les aider, mais à coup le pas,
de
ne pas leur prendre leur argent. Parce que moi, je ne supporte plus qu'on dise baisser les taxes, c'est aider les Françaises et les Français. Baisser les taxes, c'est prendre moins d'argent aux Françaises et aux Français. Ce n
'est
pas un chèque, c'est qu'on leur prend moins d'argent. Déjà, ce raisonnement, quand on dit baisser les taxes, c'est une dépense publique. C'est la preuve que tout tourne à l'envers. Baisser les taxes, c'est juste rendre leur argent aux gens.
Vous
avez cité l'Union Européenne. Hier, Jordan Bardella dénonçait une mesure qui vient d'être adoptée, un nouveau dispositif qui va surenchérir le prix du carburant. Et ça semble quand même un peu incroyable, puisqu'on a nos responsables politiques, toutes classes politiques confondues, qui se plaignent de cette vie chère, de ces carburants trop élevés. On accuse les uns et les autres. Et puis finalement, au Parlement européen, on continue à voter des dispositifs qui vont rendre le prix de l'essence plus cher.
Oui,
c
'est ce qu'on appelle le système ETS, la ETS2. Et derrière cet acronyme étrange, c'est fait pour que personne ne comprenne rien, il n
'y
aura 15 centimes de hausse des taxes. Mais d'ailleurs, aujourd'hui, il
y
a quoi comme taxes qui dépend déjà de ce système des crédits carbone européens ? Il y avait le système ETS1. En fait, les hausses de taxes sous François Hollande, Ségolène Royal, qui fait le
tour
des plateaux, en oubliant qu
'elle
a augmenté les taxes quand elle était ministre de l'Environnement et Édouard Philippe, c'est lié à une taxe carbone. Taxe carbone que les Gilets jaunes ont permis de geler en 2019. Mais cette taxe carbone, elle est gelée aujourd'hui dans le code fiscal. Elle n
'est
pas supprimée. Donc elle peut repartir à tout moment. Et dans le code fiscal aujourd'hui, pour 2030, c'est 100 euros la tonne. Donc aujourd'hui, c'est 60 euros, 50, 60 euros de mémoire. Donc ça veut dire qu'il y
aura
encore plus de taxes. Donc il y
a
déjà des taxes qui dépendent du niveau européen. Vous avez aussi les certificats d'économie d'énergie qui sont très mal nommés, puisque ça fait augmenter. Et on l'avait dénoncé l'année dernière quand Sébastien Locornu avait signé un décret pour les passer à 8 milliards d'euros par an. C'est 15 à 17 centimes sur votre litre. Donc en fait, les taxes s'ajoutent aux taxes. C'est pour ça qu'aujourd'hui, on dit que les Gilets jaunes se sont mis en colère à juste titre en 2018 avec 1,50 euro le carburant. Et pourquoi aujourd'hui, avec un prix du baril qui est à peu près au même niveau que dans les crises précédentes, le coût est beaucoup plus élevé ? C'est que les taxes sont ajoutées.
Et notamment ces certificats d'économie d'énergie.
On pourrait les supprimer, ça
? Oui, il faut soit les supprimer, soit ce qu'on appelle les re-budgétiser, ce qui permet plutôt de baisser la TVA, comme le propose Marine Le Pen de 20 à 5,5, et de supprimer les taxes ajoutées par Macron et Édouard Philippe en 2017 et 2018.
Ça
permet sur le gazole de baisser de 50 centimes par litre.
Vous parliez du budget, c'est en discussion. Dans deux semaines, on aura le budget officiel. Sébastien Lecornu a pris un engagement. Les dépenses, il a demandé au ministère, les dépenses en 2027 ne doivent pas dépasser celles de 2026. Donc il
y a
un gel des dépenses. Ça va dans le bon sens ?
Non,
parce qu'il faut baisser les dépenses.
Il
y a 1 600 milliards de dépenses en France. Quand les Français produisent 100 euros de richesse,
on
leur prend l'État en dépense 55, voire 60 selon la façon dont on compte. Donc c'est une économie qui est devenue empoisonnée. En fait, le poids de la dépense publique aujourd'hui, c'est un poison lent sur l'économie française.
Ça
décourage l'entrepreneuriat, ça décourage l'initiative, ça décourage le travail, ça rend complexe la moindre chose. Un exemple très concret, à Abbeville, à côté de ma circonscription, j'ai une agricultrice qui veut ouvrir un poulailler. Vous savez qu'on est devenu très dépendant de
l
'importation de viande de poulet, qui est une viande pas chère, qui permet de nourrir ses enfants à moindre coût. On est très dépendant des importations alors qu'on sait faire du poulet de qualité. Et bien, aujourd'hui, c'est presque 3 ans pour ouvrir un poulailler. Vous vous rendez compte ? En 3 ans, les Chinois font les 2 tiers d'un réacteur nucléaire. Donc il
y a
un moment, si vous voulez, il faut aussi remettre l'église au centre du village. Il faut tout simplifier, tout. Et donc baisser la dépense publique, c'est tout simplifier, c'est mettre de l'air, c'est rendre de l
'air.
Moi,
je
vois même les fonctionnaires de terrain, les directrices d'écoles, des écoles rurales de ma circonscription, et aujourd'hui, elles doivent arriver à 7h30, pas payées. Elles sont payées à partir de 8h, parce qu'il y
a
tellement de papiers, de machins et tout, qu'elles doivent arriver plus tôt, et que même les fonctionnaires se sont emmerdés par la bureaucratie.
J'allais dire par la démocratie.
Non, j'allais
dire la démagogie. Pour le tout, j'allais dire démagogie, mais ça n'a pas de sens.
Justement, un mot quand même sur ce qui va se passer à l'Assemblée Nationale. Sébastien Lecornu, vous allez le sauver ou pas
? Au Rassemblement National. Les propos
de Marine Le Pen étaient pas
ambiguës. Elle a dit, je préfère
un mauvais budget, mais au moins on aura un budget plutôt qu'une loi spéciale. Donc vous allez sauver le soldat Lecornu ?
Non, mais la question, la personne de Sébastien Lecornu n'a aucun intérêt. C'est le
Premier ministre, alors.
Non, mais non,
franchement, ça n'a aucun intérêt. De toute façon, le salut des hommes politiques en général n'a aucun intérêt. C
'est
qu'est-ce qu'on fait concrètement ? Si malheureusement cette année est particulière, s'il n'y a pas de budget, ça ne
veut
pas dire qu'il faut accepter n'importe quoi, on y reviendra. Ça veut dire que le nouveau président ou la nouvelle présidente, qui est élue, et éventuellement la nouvelle majorité parlementaire, si les Françaises et les Français le souhaitent, s'il n
'y a
pas de budget, ça veut dire qu'on doit faire deux lois de finances en même temps. On doit faire la loi de finances de l'année en cours entre juillet et septembre 2027, et donc à la fin même si c'est voté, ça veut dire qu
'il
y
aura
un budget pour trois mois, et vous devez immédiatement préparer le budget pour 2028. Ça veut dire qu'en fait, l'année 2027 sera gâchée. On ne pourra pas baisser les impôts, on ne pourra pas baisser les dépenses, ça veut dire aussi parallèlement, les marchés peuvent totalement s'emballer. Aujourd'hui, on est au bord, moi je pense qu
'on
est déjà dedans. Au bord de quoi ? D'une crise obligataire. Aujourd'hui, les taux d'emprunt de la France ont passé les 4,5%, c'est-à-dire supérieurs aux taux qu'ils étaient pendant la crise financière de 2008. Donc on a, dans une période de non-crise financière, il
y a
une crise énergétique...
Donc
on ne va plus nous prêter si ça continue
comme
ça.
Ah si, on va nous prêter. La France, malheureusement, pour les Français, en l'occurrence, ils ont de l'argent,
ils ont de l'épargne. C'est ce que dit le
gouverneur de la Banque de France.
Rassurez-vous, on nous prête de l'argent.
Ah bah oui, il y a 6 000 milliards d'épargne. Alors les Français, ils ont économisé, ils ont des sous, ils ont du patrimoine, mais ce n
'est
pas fait pour payer la dette de 50 ans de déficit. Donc oui, M. le gouverneur de la Banque de France, qui d'ailleurs a une très lourde responsabilité dans la situation actuelle, parce qu'il a été directeur du Trésor... Emmanuel Moulin. Emmanuel Moulin, j'ai voté contre lui, j'ai dénoncé son comportement. C'est honteux qu'il soit à la tête de la Banque de France. M. Moulin, c'est vraiment une corruption de nos institutions par des gens qui sont totalement responsables de la faillite de l'État et qui viennent nous donner des leçons à la tête de la Banque de France. Si vous voulez qu
'on
parle de la Banque de France, j'ai beaucoup de choses à dire. Mais on peut toujours payer. Mais on va payer. Quand M. Macron est arrivé, on payait 20 milliards d'intérêts par an. Aujourd'hui, on paye 75 milliards d'intérêts par an. Et ce matin, les échos ont annoncé qu'on paierait 100 milliards d'intérêts avant 2028. Premier
budget d'État. Mais pour en venir à ce que disait Alain,
est-ce que vous censurez ? Je pose différemment la question. Plutôt ne pas censurer, parce qu'il faut quand même un budget à la France. Mais par exemple, si Sébastien Lecornu décide de désindexer une partie des pensions de retraite, est-ce que c'est une ligne rouge ?
C'est une ligne rouge, puisque c'est un appauvrissement des retraités qui ont travaillé. Et puis en plus, c'est vraiment la mesure des lâches. C'est la mesure des gens pas courageux. Ils se sont tous fait élire sur l'indexation des retraites. Vous pouvez en prendre toutes les professions de foi de tous les macronistes,
de
toute la gauche, de tous les partis politiques. Tout le monde était d'accord pour promettre l'indexation des retraites qui est dans la loi. C'est pas courageux, parce que c'est pas une économie. Et d'ailleurs,
c
'est exactement ce que je vous disais sur la baisse
des taxes. On dit quand même que ça pourrait
coûter de 3 à 6 milliards.
6
milliards, si c'est pour toutes les retraites, 3 milliards, si on met un
seuil à 2 000 euros.
C'est l'argent des gens. C'est pas une économie de l'État. L'État ne fera pas un centime d'économie en appauvrissant les retraités. C'est vraiment le genre de mesure, vraiment d'une médiocrité intellectuelle sans nom. C
'est
d'ailleurs François Hollande qui l'a inventé, donc ça veut tout dire. Et le but, c'est de ne pas assumer des mesures d'économie. Donc ça veut dire qu'on continuera à donner du pognon aux agences, on continuera à recruter des fonctionnaires sans leur donner une mission particulière. On continuera à augmenter la contribution à l'Union Européenne. Tout ça n'est pas géré, tout ça n'est pas tenu. Et les dépenses continuent à augmenter. D'ailleurs, vous l'avez dit vous-même, il veut geler les dépenses. Quand on est en crise des finances publiques, on ne gèle pas les dépenses publiques, on les diminue. Emmanuel
Dubillier. Monsieur le député, tout ça c'est bien gentil, mais vous êtes un peu le MC Pao du RN. L'ISF de Mitterrand, c'est la vraie richesse. La retraite à 60 ans, c'est la vraie richesse. Votre programme n'est pas du tout cohérent avec vos ambitions de redressement de la France. L'immigration, tout ce que vous proposez, y compris dimanche à propos du logement. Oui, vous avez raison, ce sont des mesures courageuses qui sont très difficiles à mettre en œuvre par ailleurs. Mais sur le plan économique, vous êtes devenu un parti de gauche, un parti attrape-tout pour récupérer les voix. Et ça, moi, ça me scandalise. Alors, sur votre compte X, Jean-Philippe Tanguy, sympathique par ailleurs, vous
êtes
avenant, vous écrivez,
j'ai trouvé ça hier soir,
donc faites le point avec vos collaborateurs. C'est moi qui poste sur X. Oui, mais
vous devriez
supprimer certains messages. Jean-Philippe Tanguy, le 12 octobre 2013, sur votre compte X, je cite, accrochez les ceintures, plutôt crevé que de cautionner le délire narcissique de la famille Le Pen. Alors, c'est ça, les alliés autour de notre candidate pour la présidentielle ?
D
'accord. Bah, dites donc,
quel bordel. Quel
rapport avec le programme économique ? À l'époque, j'étais adversaire de Marine Le Pen. Voilà, quand vous êtes adversaire de Marine Le Pen, vous donnez des propos qui ne
sont
pas toujours très distingués. Et voilà, je me suis expliqué 200 fois sur le fait qu'à partir du moment où Marine Le Pen a exclu, non pas la personne de son père, mais la ligne politique qu'il incarnait, j'ai changé totalement mon regard sur Marine Le Pen. Voilà, donc... Mais
vous n'avez pas
supprimé le tweet, pourquoi
? Mais parce que je ne suis pas un faux cul.
Vous l
'assumez
?
Mais ça s'est produit. J'ai dit, ah non,
je
n
'ai
pas dit ça, ce n
'est
pas moi, c
'est
un autre, c
'est
mon collaborateur, tiens, comme monsieur...
Bon réflexe d'ailleurs d'accuser les collaborateurs. Non, je pense que vous êtes passé à l'âge. J'espère que
vous n
'êtes
pas comme ça dans votre entreprise, que quand vous faites une connerie, vous dites que
c
'est la faute de
mes employés. Mais par dignité, je pense que vous devriez le
supprimer.
De
la même manière, vous aviez attaqué, on en a déjà parlé, Nicolas Dupont-Aignan, à qui vous devez tout politiquement.
Non, là c'est pareil, c'était M
-6
-Pao, 100
kilos
à Dupont-Aignan, c'est la vraie richesse. Mais ça n'a pas marché, vous avez été débouté.
Vous avez été débouté. Ne changeons pas d'avis, les Français ne veulent plus des
opportunistes. On veut un parti
de droite au pouvoir.
On veut un parti de droite avec des idées de gauche. Est-ce
que
vous êtes un parti de droite économique ou pas ? C
'est
un parti gaulliste, gaullien, et donc c'est la tenue des comptes publics, c'est la justice sociale. Et donc pour répondre à M. Villiers, avant qu'il parte des histoires qui n'intéressent personne, à savoir le tweet que j'ai fait en 2013, un soir parce que j'étais de mauvaise humeur,
si on parle
de l'intérêt des gens, la retraite, le système de retraite que propose Marine Le Pen, un départ entre 60 et 62 ans, selon votre entrée dans le monde du travail, c'est la justice sociale, M. Villiers, parce que tout le monde n'est pas comme nous, à faire les beaux dans les plateaux télé, à être bien confortablement assis, à avoir une gentille collaboratrice de votre équipe qui nous apporte une gentille bouteille d'eau, où on est gentiment ramené en taxi, gentiment climatisé, avec un gentil chauffeur qui
est très mal avec nous.
– Oui, oui, c'est ça.
– C'est une réalité.
– Vous avez une vie sans doute horrible et
très difficile physiquement. – Non, mais ne racontez pas d
'histoire aux gens.
– J'ai parlé de moi. – Je n'ai pas de taxi
pour entrer chez
nous. –
J'ai parlé de moi, voilà. –
Vous
savez, moi j'assume, je
suis un privilégié. – Non,
vous
vous enbliez parler un peu. – Oui, mais on ne redresse pas la France en promettant des lendemains
qu'ils chantent.
–
Bah si, si, si, je vous promets des lendemains qu'ils chantent, M. de Villiers, parce que si ce que vous avez à annoncer au peuple français, c'est du sang, des larmes, de la souffrance, pour eux, parce qu'évidemment, pour les plus favorisés, tout ça ne comptera pas pour eux, et bien ce n
'est
pas un projet politique. Voilà, l'avenir d'un pays, ce n
'est
pas souffrir. Donc je ne sais pas ce que vous dites. Non, d'ailleurs c'est bizarre, parce que vous êtes de culture, je vous écoute attentivement, vous êtes de culture catholique, la première vertu des catholiques, c'est l'espérance. Donc si pour vous, un programme politique, c'est la dépression, comment ? Mais je suis un petit Marquis Libertin. Donc ce n
'est
pas un nerf, c
'est
de la vérité, donc vous irez vous confesser, parce que vous êtes désespérés et désespérants. Très bien.
Mais Jean-Philippe Tanguy, je ne
sais
pas s'ils sont au courant qu'on est à l'antenne.
Jean-Philippe Tanguy, ce procès
est régulièrement fait au RN, en tout cas à la ligne qu'incarnerait Marine Le Pen par rapport d'ailleurs à Jordan Bardella, d'une ligne trop à gauche économiquement. D'ailleurs, on s'interroge, est-ce que le conseiller économique qui vient d'être remercié, il n
'y
avait pas une divergence de fonds, il avait peut-être une approche plus libérale que Marine Le Pen, et c'est quand même ce que dit Emmanuel, c'est quelque chose qui revient souvent. Marine Le Pen au pouvoir, c'est le socialisme au pouvoir, ou est-ce que c'est autre chose ?
Non, c'est des gens qui ne veulent pas avoir un débat de fonds, c
'est
dommage. Marine Le Pen, elle a annoncé un plan d'économie de 125 milliards d'euros net, c'est le plan qu'il faut pour établir les comptes. Elle a annoncé une règle d'or dont elle donnera le détail en même temps que le plan d'économie, parce que les deux vont ensemble. La première semaine d'octobre, elle a annoncé sur le logement des mesures de libération de la production, de libération du foncier, de baisse du coût de production et de construction, d'accompagnement pour avoir des loyers moins chers puisque la construction contrôlera moins chère. Donc c'est une logique de marché, ce n
'est
pas qu
'on
subventionne la construction comme on le fait depuis un demi-siècle, c'est qu'on va rendre le logement moins cher structurellement.
Et donc les prix seront
moins chers, pas parce qu'il y
a
un chèque de l'État, parce que ça coûte juste moins cher de
construire. Mais en même
temps, l'État est protecteur ? Oui, absolument. C'est pour ça que la réforme des retraites, c'est une réforme qui protège ceux qui travaillent dur, ceux qui sont sur les toits, ceux qui aident nos aînés, qui s'abîment au travail.
Vous devriez
vous aligner sur le livre de Madame Knafot, qui est beaucoup plus clair.
C'est surtout elle qui s'est alignée sur nous, parce qu'il y a quand même 80% de ces mesures qui viennent du travail de la Commission Finance. Et pour quelqu'un qui défend la propriété privée, il aimerait bien qu
'il
me verse des droits d'auteur.
Vous restez avec nous, Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme. Question dans un instant de notre prof de français, Fatima Hidbounoua et de Charles Consigny. Tout de suite avec les Grandes Galles, il est 11h15.
Vous
êtes avec les GG, avec les Grandes Galles en direct sur RMC, RMC Story, et nous sommes face au GG avec Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme. Question, Charles Consigny, Fatima Hidbounoua, Charles ?
Non,
moi je rejoindrai ce qu'a dit le comte Emmanuel de Villiers au marquis Jean de Philippe Tanguy. Je pense qu'effectivement, le RN est un parti de gauche. Et je pense d'ailleurs que les difficultés qu'on a dans ce début de campagne où tout est très poussif, où il y a 45 candidats, etc. Alors que je pense qu'il
y a
une majorité de français qui veut
à
peu près la même chose, c'est-à-dire en gros une alternance de droite, ces difficultés sont dues au fait que c'est Marine Le Pen finalement la candidate du RN et que Marine Le Pen porte un programme d'inspiration socialiste.
Et
moi je l'ai. Enfin les électeurs de droite, visiblement, veulent voter pour elle.
Je pense,
Encore une fois, je rejoins ce qu'a dit Emmanuel de Villiers, je pense que si ça avait été bardé là le candidat et qu'il avait imposé sa ligne, on aurait déjà une présidentielle, à mon avis, beaucoup plus claire. Et j'ai écouté Marine Le Pen lors de son premier discours de campagne ce week-end, j'ai entendu qu'elle parlait de la droite inhumaine. C
'est peut
-être vous qui avez... Non, moi je m'en fous complètement de ce que... C
'est quoi
la
droite inhumaine ? Je constate... C'est Charles Consigny. Quand
on lui
dit... C'est Charles Consigny de la droite inhumaine. Non mais
alors, quand on lui dit qu'il faut réduire le nombre de fonctionnaires, elle dit « Ah non, non, ça c'est des trucs de droite, ça ne m'intéresse pas. » Elle fait son discours, elle dit « La droite inhumaine, vous parlez là, vous faites la leçon » et vous avez raison d'ailleurs
au gouverneur de la Banque de France. Vous faites la leçon depuis deux minutes là.
Oh, vous avez parlé peut-être 20 minutes tout
à l'heure. C'est vraiment notre invité. Oui, mais
je
peux
poser... Si
je ne peux pas poser de questions, je m'en vais. Mais je n'ai pas vu la question. Non mais
si je ne
peux
pas poser de questions...
Vous n'allez pas partir toutes les semaines. Chaque semaine, vous dites
que vous partez maintenant.
Non, non,
je... Vous êtes de plus en plus susceptible
avec la... Non, non, c'est
juste que je constate simplement... Je n'ai pas encore votre âge, cher Jean-Philippe Tanguy. Je constate simplement que... Là, j'ai failli dire une mécanique. Vous avez cette ligne-là et elle se vérifie sur la retraite, sur des éléments essentiels et pourtant, vous faites la leçon à tout le monde, ce qui est effectivement votre spécialité. C'est tout.
Et
je pense que cette... C'est quoi la question ? Remarque d'Emmanuel Devillé. Je
ne suis pas sûr qu'en ai une question.
Si, la question, c'est comment... Vous voyez, moi, je ne prends pas ça, la bouffonnerie, contrairement à vous. Mais parce que c'est toujours
la même remarque, M. Poussini. Je ne sais pas si vous êtes
payé... Pour moi,
ce n'est pas de la
bouffonnerie. Moi qui paye pour vos conneries, pardon que
vous... Vous ne payez rien. Je ne prends pas la bouffonnerie. Mais si, bien sûr que si...
Moi, je paye cette non-réduction du
nom de fonctionnaire. Vous n'avez pas l'air malheureux, M. Poussini. Moi, je paye cette ligne
sociale bidon,
qui est la ligne du RN, de la droite... On a jamais été au gouvernement.
Tout ça, c'est bidon. Et donc, pardon de vous dire,
est
-ce que votre... Voilà ma question. Voilà. Est-ce que votre programme, il n'est pas bidon ? Et est-ce qu'il n'y a pas une escroquerie totale sur la marchandise ? C'est tout. Non, mais si
vous voulez... C'est zéro
alternance. Non, mais M. Poussini, vous faites toujours la même chronique, quel que soit l'invité du Rassemblement
National, y compris quand c'est Jordan
Bardella, d'ailleurs, y compris quand c'est Jordan Bardella, quand vous disiez, il n'a pas la statue,
il n'a pas le niveau, il se sépare de la
ligne. Tatati, tatata... Donc, quand c'était Jordan Bardella qui était privilégié candidat à cause de l'empêchement temporaire de Marine Le Pen, vous trouviez que ce n'était pas un bon candidat, maintenant que c'est Marine Le Pen, vous dites l'inverse. Tout ça, c
'est juste pour dire du mal du Rassemblement National. Vous n'avez jamais dit
ça, vous n'avez absolument jamais dit ça,
vous n'avez jamais, vous avez toujours critiqué Jordan Bardella de manière très désagréable. Vous n'êtes pas beaucoup plus vieux, comme vous l'avez
dit vous-même,
ça ne vous empêche
pas de tout juger, de donner votre avis sur tout. Je ne suis pas candidat à la présidence. Non, mais c'est encore pire, c'est que vous donnez votre avis sur tout sans être candidat au suffrage des Français qui pourraient alors dire s'ils estiment que vous avez raison ou pas.
Et quand vous êtes présent au suffrage des Français, ils ont estimé que vous avez
tort. C
'est peut-être vos
collègues qui font l'audience et peut-être que vous les plombez sans
le savoir. À l'insulte,
votre plein gré. Figurez
-vous, je m'inquiète tous les jours de savoir les audiences qu'on fait à la télévision. Je regarde si ça marche ou pas.
Vous n'avez fait aucune critique de fond sur ce qu'a dit Marine Le Pen lors de ce discours d'Ena Beaumont. Qu'est-ce que vous ne trouvez pas bien dans son programme logement
?
Ah non,
mais
moi je ne
vous
parle pas de son programme
logement. D'accord, c'était le discours de lundi, de dimanche, c'est un peu dommage. Non, non, mais moi je vous parle de la Ligue. Là, vous avez
parlé vous-même de la retraite à 60,
62 ans. Non, c'est celui-là qu'on a parlé, mais j'assume.
Mais je ne
sais pas
pourquoi
vous avez un
désaccord de fond. Moi, je pense que Marine Le Pen ne passera pas
en 2027 et que c'est Bardella qui passera en 2032. Bon, ok.
Alors, Fatima.
Mais, non, mais pourquoi vous estimez, excusez-moi, madame, pourquoi vous
estimez que
quelqu'un qui a commencé à travailler avant 20 ans devrait partir en même temps de quelqu'un qui a fait 5 ans d'études et qui
commence à travailler à
24 ans ?
Parce qu'on
n'en peut plus de payer pour tout ça. D
'accord.
Moi, je n'en peux plus
de payer pour ça. Alors, vous ne connaissez pas, en fait, le système
des retraites français. Quel est, en moyenne, le nombre de trimestres que fait quelqu
'un qui a travaillé avant 20 ans
? Non,
non, mais moi je...
Là, si on parle technique, il
n'y a
plus personne. Non,
non, c
'est pas
ça. Donc, au lieu de faire des déclarations, on va vous poser une question. Moi, je ne paye ce système. Non, vous
ne payez pas. Je ne
suis
pas là pour répondre au
fond de questions de
cours d'un député qui
est arrivé
avec sa batterie de questions. Je vous dis juste
que... Je n'ai rien craint du tout qui n'est pas ouvert mon dossier. Non, mais il y a
6 personnes qui n
'ont
pas ouvert mon dossier
depuis là. Je
vous dis juste que je paye pour ça, pour vos postures
politiciennes. C
'est ça que je dis.
C'est que vous êtes dans des postures
politiciennes. Donc,
M. Consili ne connaît pas le système des retraites français.
Je le connais très bien, je le paye tous
les
mois, beaucoup plus que vous.
Mais pas du
tout. Vous ne connaissez pas.
Vous êtes dans la posture et l'arrogance de classe. Non, pas du tout.
Je ne suis pas dans l'arrogance de classe. Je suis un modeste indépendant qui casse pour payer vos postures politiques. J'invite les gens
à regarder le reportage de cet été. Tant mieux pour vous, mais vous n'êtes pas très modeste.
Oui,
si, je suis modeste. Vous avez un espèce de palais d'été. C
'est très bien pour vous. Tant mieux pour vous. Alors là,
si vous
savez, vous êtes victime de votre propre palais.
Je ne
suis
pas du tout jaloux. Je n'en ai rien à faire. Bref,
aujourd
'hui... La Bretagne, vous savez, ce n
'est
pas non plus... Ce
n'est pas la Bretagne le problème, c'est votre palais d'été. Ce n'est pas un palais. Vous viendrez voir à l'occasion. Oh non, non, je n'irai
pas avec vous en vacances. Non,
non, non. J'ai besoin de vacances
de
temps
en temps.
Alors,
si vous planetez sur les retraites...
Voilà, donc
aujourd'hui, les personnes qui ont commencé à travailler avant 20 ans cotisent plus de trimestres que ceux qui ont commencé à travailler plus tard. Donc en fait, ce que vous appelez un système sous-disant juste que vous payez, ce sont entre guillemets les pauvres, les gens modestes qui paient pour les gens les plus favorisés. Le système des retraites français est complètement par-dessus tête. Donc vous ne payez pas. Vous pensez
de payer. Mais il faut pouvoir le financer quand même, monsieur. Il y a très peu de Fatima. Tout le monde peut
vérifier.
Fatima Hidbounoua,
notre prof de français. Alors, à mon avis, j'ai observé ce qui s'est passé sur ce plateau. C'est très étrange. Je vous le dis quand même. Mais bon, là où je pense que vous vous trompez, en tout cas, où ça n'intéresse pas vraiment les gens, c'est sur l'étiquette droite-gauche. C'est-à-dire, penser, discréditer le RN en disant « oui, mais ça, c'est de gauche ou ça ». Je pense que c'est une ficelle qui ne fonctionnera pas avec les gens, tout simplement parce que la notion même de droite et de gauche se redéfinit en permanence. Et on peut très bien, avant, on allait parler de la droite sur des questions sociétales ou sur la question du travail. Il
y
a des choses qui se redéfinissent. Donc moi, je pense qu'on perd beaucoup de temps sur ça et que c'est sans doute peut-être une erreur. En tout cas, ça ne concerne pas forcément beaucoup de gens. Ça, c'était le premier point. J'avais préparé une question, mais je la change complètement parce que vous avez dit quelque chose qui m'intrigue. Vous avez dit au sujet de
la
Banque de France et de M. Moulin, j'aurais beaucoup de choses à dire et on a l'impression que vous avez quelque chose de très croustillant à dire et donc j'aimerais savoir ce que c'est.
Il faut rappeler
qu'il a été
secrétaire général de l'Elysée.
Secrétaire général de l'Elysée, directeur du Trésor, directeur de cabinet dans les ministères qui s'occupaient des comptes publics.
Pendant ces
moments
-là,
il y
a
eu deux grosses, ce qu'ils appellent des erreurs, mais ce sont des fraudes de comptabilité, c'est-à-dire qu'ils ont volontairement surestimé les recettes de l'État, une année de 20 milliards, une autre année de 40 milliards.
Ce qui a permis de passer des budgets qui n'auraient pas dû passer, d'aller aux élections sur des copies qui avaient l'air satisfaisantes, qui étaient insatisfaisantes et ça nous a mis dans d'extrêmes difficultés puisque si tôt les élections passaient, le déficit de l'État a évidemment explosé et entraînant la hausse des taux parce que si vous dites au marché financier que vous allez faire X% de déficit et qu'à la fin de l'année, vous en faites beaucoup plus, les taux de marché explosent. Et qu'est-ce qui paie la différence ? C'est les contribuables. Donc c'est très grave ce qui s'est passé.
Donc mettre à la tête de l'État quelqu'un, enfin à la tête de la Banque de France, pardon, excusez-moi, quelqu'un qui a été co-responsable directement, qui a tenu la plume de ce maquillage de la comptabilité publique, c'est extrêmement grave. Si
vous arrivez au pouvoir, est-ce que vous supprimez la Banque de France ? Est-ce qu
'on
a besoin encore d'un gouverneur de la Banque de France alors que nous sommes passés à l'euro il y
a
maintenant quand même quelques années ? Est-ce que c'est vraiment utile ? Ça coûte, ça a un budget. Il y a d'ailleurs des locaux un peu partout en province. Il y a un train de vie assez important pour le gouverneur lui-même. Est-ce que vous supprimez tout ça ?
En fait, la Banque de France, elle est mal nommée. Aujourd'hui, c'est une succursale de la Banque centrale européenne avec un gouverneur qui a beaucoup de privilèges. La Banque de France elle-même rapporte de l'argent, si vous voulez tout savoir, sur la longue durée. On n'aura pas le temps d'en parler ici. Et on est obligé d'avoir une Banque de France qui assure normalement de manière indépendante la politique monétaire. Parce que si vous n'avez pas une Banque centrale indépendante, vous avez ce qu'a voulu faire M. Mélenchon, même s'il change d'avis un jour sur deux. Un jour, il dit qu
'il
faut brûler la dette. Alors, brûler la part de la dette détenue par la Banque centrale, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que du jour au lendemain, vous avez 500 milliards de masse monétaire C'est un effet considérable. Soit il dit qu'il faut la geler et dans ce cas-là, ça ne sert à rien puisqu'en fait, l'État est son propre financeur donc il paie des intérêts à la Banque de France. La Banque de France verse ses dividendes en fonds propres. S'il peut les verser en dividendes à l'État, il les reverse à l'État sinon il les garde dans ses fonds propres. Bon, donc tout ça n'avait aucun sens et heureusement qu
'il
faut une Banque centrale indépendante. Toutes les démocraties ont une Banque centrale indépendante.
Est-ce que Marine Le Pen est favorite trop tôt, aujourd'hui ?
Écoutez, on préfère avoir le soutien des Françaises et des Français plutôt que d'être critiqués. Voilà, par contre, effectivement, il ne
faut
pas se reposer sur nos lauriers, il faut continuer à convaincre et ce que j'ai trouvé vraiment très intéressant dans le discours de Marine Le Pen à Nain Beaumont sur le logement, c'est qu'elle est à l'offensive. Elle lance des nouveaux thèmes,
elle
lance des nouvelles propositions. On n'est pas du tout à gérer notre avance, on essaie d'augmenter cette avance, de faire des propositions qui peuvent sauver la vie des gens. Le loyer, aujourd'hui, il y
a
eu les chiffres qui ont été mis à jour hier
au
logement, il faut faire baisser le coût de construction, il faut faire baisser les loyers,
il
faut faire baisser le
coût
pour
devenir propriétaire. Vous
parlez de la dette, que répondez-vous à ceux qui disent ? Mais la perspective d'un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen et peut-être de la victoire de Marine Le Pen, c'est mauvais pour nos dettes vis-à-vis des marchés financiers, c'est un signal terrible qu'on va envoyer. Qu'est-ce que vous répondez ? Parce que ça veut dire que Marine Le Pen ne rassure pas.
Écoutez, c'est totalement le contraire. La dernière fois que Marine Le Pen a fait une conférence de presse, Reuters, qui est l'agence anglo-saxonne sœur de Bloomberg, a reconnu qu'elle avait fait baisser les taux.
Tout
le monde peut vérifier, c'est en ligne. Donc en fait, la parole de Marine Le Pen est rassurante puisqu'elle annonce un désendettement.
Ce
qui s'est passé à Carcassonne, vous l'avez vécu avec les policiers, vous l'avez vécu comme l'opportunité d'affirmer... Oui,
qui est municipal.
Oui, les policiers...
Qui a été pris en flagrant délit, on va dire, de racisme et de propos...
C'est ça, et qui
avait des liens avec le RN. Vous l'avez vécu comment comme une possibilité d'affirmer encore plus le changement du RN ? Ou alors au contraire, comme est-ce qu'on ne
va
pas se faire dépasser par notre propre droite si on arrive au pouvoir ? Comment vous le vivez en interne ?
J'ai surtout vécu douloureusement pour les gens qui se sont sentis insultés sur cette vidéo ignoble. Il y
a
des gens qui ont été insultés, des propos racistes, des propos homophobes. Donc il y
a
des gens qui se sont sentis insultés sans doute avec la diffusion de cette vidéo. Donc c'est à eux qu'on pense. Immédiatement, il a été viré. Et j'ai aussi trouvé ça très problématique parce qu'en fait, il y
a
une affaire dans l'affaire quand même. C'est que cette vidéo, elle a été cachée pendant plusieurs mois. Cette vidéo, elle a été connue de la justice et de la municipalité centriste qui a fait alliance avec le PS au deuxième tour au nom de la République. Moi, ce qui m'inquiète,
c
'est que malheureusement, il y
a
des abrutis partout et qu'il faille les virer, c'est fondamental. Mais pourquoi elle a été cachée, cette vidéo ? Je trouve qu'on est passé très vite là-dessus pour accuser le RN. On est un peu la pignata, vous savez, cette grande table dessus pour essayer de gagner des friandises. Mais au-delà de ça, je n
'ai
pas compris pourquoi tout le monde avait couvert cette vidéo pendant des mois. Pourquoi est
-ce
que l'ancien merde ne s'est pas expliqué ? Pourquoi est
-ce
que la justice n'a pas dévoilé cette vidéo pendant l'entre-deux-tours quand il était aux élections ? Voilà, j'ai trouvé qu'il y avait une affaire dans l'affaire. Vous
avancez à l'idée
d'une manipulation ?
En tout cas, contre
le nouveau
maire RN. Ça a été caché. Le nouveau maire RN, je ne sais pas, mais en tout cas, l'ancien maire a bénéficié d'une vidéo connue de la justice et de ses services qui a été mise sous le boisseau. Et je trouve que cette question est très grave parce que ça veut dire qu'en fait, il faut toujours lutter contre le racisme,
l
'homophobie et toutes ces saloperies. Il ne
faut
pas lutter contre le racisme uniquement quand c'est contre un seul adversaire politique.
Une
dernière
question.
Si vous arrivez au pouvoir, est-ce que vous changez toute la haute administration pour pouvoir gouverner, avoir les coups d'effranche pour appliquer votre programme ?
Non, pour du tout.
Il
y a la plupart de la haute administration, ils respectent les urnes, ils respectent la démocratie, ils sont républicains. Voilà, par contre, ce qui est vrai, c'est qu'un certain nombre d'idéologies ont pu mettre des gens qui ne sont pas là pour servir l'État mais qui défendent une idéologie. Et d'ailleurs, c'est très étrange parce qu'il y
a
un lobby officiel qui s'appelle le Lière. Je vous invite à vous intéresser à cette organisation qui est une structure qui réunit des hauts fonctionnaires, des collectivités territoriales et de l'État, des cabinets de conseil et des entreprises parapubliques type Veolia, tous ceux qui s'occupent des déchets, des travaux publics. Donc vous avez une institution aujourd'hui, donc je le redis publiquement parce qu
'ils
m
'ont
menacé de faire un procès, qu
'ils
me fassent un procès, le Lière, qui est en conflit d'intérêt permanent puisque vous avez des hauts fonctionnaires qui décident des normes mélangées avec des collectivités territoriales qui décident des marchés avec des cabinets de
conseil qui conseillent
ces marchés. Que dit le Lière ? Ils font avancer la transition écologique. Mais c'est facile de dire ça. Derrière, c'est des marchés publics, c'est des missions de conseil, c'est de l'argent public qui circule. Pourquoi ces gens ont le droit de se rencontrer
? C
'est très étrange.
Jean
-Philippe Tanguy, député Rassemblement National, était l'invité des Gégés suite des Grandes
Gales dans un instant avec
les vacances
luxueuses. d
'un
monsieur de Villiers à monsieur Consigny.
De Mathieu Pigasse. A tout de suite.
Jean-Philippe Tanguy