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interviewSénat (sur YouTube)· 13 juin 2025 49 min

Protéines et alimentation : conférence de presse de l'OPECST

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

était un peu long à produire parce que dans l'intervalle, il y a eu une dissolution. Dans ma grande chance, Philippe Bolot a été réélu. Donc, on a pu reprendre le travail et le mener à terme finalement assez récemment.

C'était une expérience d'ailleurs très très intéressante pour moi. Je pense que Philippe vous dira la même chose. Nous avons réalisé une trentaine d'entretiens et nous avons fait trois déplacements, mais vous retrouverez le détail bien sûr dans les dossiers et dans le rapport lui-même.

Je vais vous présenter la première partie parce qu'on a fait on s'est posé quatre questions. Protéine et santé tout d'abord. La deuxième question c'était protéin et environnement.

Les deux ont des liens bien évidemment. La troisème question c'est celle des nouvelles protéines ou protéines alternatives. Il y a déjà eu des travaux là-dessus et notamment au Sénat sur la culture cellulaire, mais on a voulu élargir le spectre.

Et puis le dernier sujet, c'est dans l'hypothèse où on arrive à déterminer un régime qui serait idéal, qui serait euh évidemment intéressant pour la santé des personnes mais aussi pour l'environnement, comment fait-on pour que ce régime puisse être adopté au moins partiellement par nos compatriotes ? Voilà les quatre questions que nous nous sommes posées. Je vais vous présenter la première et la trisème et Philippe présentera la 2è et la 4e.

Première question autour de la santé et des protéines. Notre premier constat, c'est que dans notre pays, en France, on consomme assez de protéines et même beaucoup plus que nécessaire puisque sensiblement le double de ce qui est recommandé en dans l'apport quotidien soit 0,83 g par kilo de poids corporel. Ça c'est ce qui est recommandé et ce qui est consommé c'est 1 g,4.

Donc on est pas tout à fait au double mais on en est pas loin donc on a de la marge. Deuxième constat, ces protéines sont amenées aux 23ers par des produits d'origine animale et 1/3 par des produits d'origine végétale alors que la recommandation usuelle en matière de santé ça serait plutôt 5050. Alors évidemment, ces chiffres tout sont à prendre comme un ordre de grandeur puisque selon l'âge et les moments de la vie, les besoins peuvent varier pour la femme qui attend un enfant, pour les personnes de grand âge, pour les enfants et cetera.

Mais globalement, il faut retenir que le besoin est plus que largement couvert dans notre pays au moins. Ensuite, il y a des différences de qualité évidemment entre protéines et les protéines animales ont la qualité première d'être complète dans l'ensemble des acides aminés qui doivent amener à l'organisme. Pour les protéines végétales, ce n'est pas le cas.

Les céréales sont en effet pauvres en lisine et les léguminoses sont pauvres en acides aminés souffrés, notamment la métionine et la cystée. Cependant, nous avons pu établir dans nos auditions que ça n'est pas vraiment un problème puisque l'apport conjoint de céréales et de légumineuse permet de faire face à cette à ce déséquilibre. Et nous avons conclu que un régime végétarien est un régime tout à fait possible pour la santé, pour le maintien de la santé.

Euh pour peu qu'on soit un peu attentif à certains composants quand même, notamment la vitamine B12 pour les stricts végétariens et les apports en en minéraux tels que calcium mais aussi les minéraux, fer, zinc, parfois l'ode. Donc il y a quand même une vigilance à avoir et pour les végétariens stricts et même les végétaliens, une nécessité de de compléments. Nous avons aussi établi, nous avons pu comprendre que on ne mange pas bien sûr des protéines seules, mais qu'on les mange dans un aliment et qu'il faut prendre en cause aussi, il faut prendre en question les la digestibilité de ces protéines outre leur rapport en le rapport en en acides aminés différents, mais surtout la digestibilité puis le fait aussi qu'elles amènent d'autres éléments dans l'aliment, notamment des glucides, des lipides et cetera.

Voilà. Donc en conclusion de cette première partie des besoins plus que largement couverts dans notre pays, un déséquilibre vers les protéines d'origine animale alors que il est tout à fait possible de se contenter de protéines d'origine végétale et qu'en tout cas un équilibre à 5050 serait souhaitable. Et enfin un régime végétarien tout à fait envisageable moyennant quelques précautions et un peu de suivi des d'éducation préalable et de compétences.

Voilà, je laisse la parole à Philippe pour la deuxème partie. Alors cette deuxième partie bien écoutez, elle concernait la prise en compte des enjeux environnementaux associés à la production de de protéines qu'elle soit animal ou végétal. Et comme on était parti de l'assiette dans la première partie, se dire que finalement bien écoutez le contenu de nos assiettes aussi a un contenu carbone et qu'il est variable évidemment selon le l'endroit de la où on se situe sur la planète puisque quelques chiffres sont intéressants à citer dans le monde le la production agricole représente 22 % des émissions de gaz à effet de serre quand c'est 11 % en Europe et 20 % en France. vous dire que ces émissions de gaz à effet de serre de l'agriculture ont un profil particulièrement intéressant à souligner, c'est que à la différence d'autres secteurs comme le bâtiment, comme les transports, ce ne sont pas pour l'essentiel du CO2 mais du méthane, du CH4 pour 49 % de ces émissions et du N2O, 30 % des des émissions.

Dans un cas, c'est lié à la fermentation antérique des ruminants majoritairement et dans l'autre cas, c'est issu du métabolisme microbien euh qui se qui s'opère notamment dans les fumiers et dans les lisiers. En 2016, LINRA LINRA avait été chargé de la réalisation d'une expertise scientifique collective sur ces sujets-là et elle avait démontré que les productions animales représentaient de tiers des émissions du secteur agricole et qu'il y avait une grande variabilité qui existait selon les espèces et selon le régime alimentaire des animaux ou la génétique de ces animaux. Nous avons aussi regardé d'autres impacts en particulier le fait que les ruminants ou les d'ailleurs tous les animaux d'élevage consomment des protéines qui pour bien souvent sont des protéines végétales et donc il nécessitent des surfaces pour pouvoir les produire.

Alors avec deux constats intéressants à faire suivre. Le premier, c'est que mais ces surfaces dans certains cas peuvent correspondre à de l'importation massive et dans les pays où c'est produit, de la déforestation qu'il ne faut jamais oublier. Et la deuxième chose qu'on peut se poser, la deuxième question qu'on peut se poser en regardant ce sujet-là, c'est de se dire bah finalement est-ce qu'il y a concurrence vis-à-vis de ces surfaces là ? quelque chose que nous avons regardé et finalement les protéines végétales nécessaires à l'alimentation animale ne sont pas consommables par l'homme et on peut chiffrer même l'absence de de concurrence qui est de l'ordre de 80 % globalement et 90 % pour les ruminants.

Nous avons aussi regardé les impacts positifs de l'élevage et notamment au travers des systèmes de prairie, de la biodiversité qui les accompagne et du stockage du carbone. En conclusion de cette seconde partie, donc il convient de constater que donc le contenu carbone de l' de l'assiette dépend de ce qu'on imamment de la partie de la part des de la viande et notamment de la viande bovine avec malgré tout et sur c'est important à souligner une conséquence importante à cette conclusion, c'est que tout cela a des conséquences sociales et économiques pour les territoires fortement concernés par la production de viande. Et puis deux autres dernières conclusions de cette seconde partie sur les cultures de légumineuses, leur intérêt agronomique.

Outre le fait évidemment ça vous l'avez compris qu'elle soit riche en protéines, le fait qu'elle fixe de l'azote atmosphérique et donc finalement dans des systèmes agronomiques et des rotations bien pensées, elles peuvent apporter un certain nombre d'avantages. Et puis le dernier point, c'est que il y a un dernier levier pour bien gérer le contenu carbone de l'assiette, c'est celui du gaspillage alimentaire et éviter que nous ayons trop de d'émission de gaz à effet de serre associé à des productions qui finalement ne sont pas consommées parce qu'elles partent à la poubelle tout au long de la chaîne de valeur de la fourche à la fourchette. Voilà ce que nous voulions vous dire sur cette deuxième partie.

J'en viens maintenant à la troisème, les protéines alternatives qui ont suscité, je crois, l'intérêt du public et des médias ces dernières années. Alors, quelles sont-elles ? La la fermentation de précision, les cultures cellulaires, les insectes et les algues.

Sur la fermentation de précision, nous avons pu constater que cette technologie est mature en laboratoire. Alors, il s'agit de faire fabriquer donc des protéines par des micro-organismes dans des grands fermenteurs dans lesquels on introduit donc les aliments nécessaires pour cela, c'est principalement des glucides et de l'azote, moyenne en quoi on peut récupérer des protéines telles que de la caséine qui est la protéine du lait. Euh nous avons pu constater d'ailleurs qu'il y a des banques de données assez impressionnantes génétiques qui permettent de fabriquer de la caséine de et qui serait qui est fabriqué autrement par qu'on trouve dans le lait de vache, dans le lait de chèvre, dans le lait de chamelle, dans le lait de jument, dans tout ce qu'on veut.

Il y a une banque tout à fait impressionnante sur ce sujet, enfin en tout cas chez chez un des acteurs. Donc technologie mature en laboratoire qui permettrait de faire face à un manque de lait puisqu'on a on assiste à une décapitalisation quand même euh dans notre pays. D'autant que si la consommation de lait baisse, la consommation de fromage elle augmente et que la caséine et la protéine adocent pour fabriquer du fromage.

Donc on peut imaginer qu'avec une quantité de lait en baisse, on puisse fabriquer davantage de fromage en ajoutant de la caséine et en faisant face même à une augmentation de la consommation. Le passage à l'échelle industrielle constitue encore un défi, mais on est vraiment au bord et ensuite il faudra avoir une idée un peu plus précise de des équilibres économiques, mais on peut considérer que cette technologie est maintenant prête à passer à l'étape supérieure. Pour la culture cellulaire, il y avait déjà eu un rapport du Sénat, je peux vous y renvoyer.

Nous nous considérons que c'est une technologie encore en développement qui commence à s'affranchir de certaines limites mais qui n'a pas encore fait la preuve de son équilibre économique évidemment et qui peut être très interrogé dans son intérêt environnemental. L'avantage c'est qu'évidemment on ne tue pas des animaux pour le manger les manger. L'inconvénient c'est qu'on ne fabrique pas des produits finis comme un biftech puisque en fait on fabrique des cellules musculaires et dans un steak il y a bien d'autres choses.

Il y a des cellules de soutien, il y a des lipides, il y a des éléments qui favorisent la sapidité. Donc c'est quelque chose de tout à fait différent. Cependant, ça peut être une technologie qui permet de fabriquer des ingrédients qui peuvent ensuite être utilisés dans l'industrie agroalimentaire.

Euh le risque principal, c'est que à l'échelle industrielle, ça se révèle, ça reste extrêmement coûteux et que en août les autorisations de mis sur le marché dans le cadre de la procédure novel food sont quand même assez importants et limitants. Les insectes, technologie intéressante là aussi puisqu'ils sont riches en protéines, en nutriments. Et si dans beaucoup de pays du monde s'alimenter avec des insectes était quelque chose de quotidien.

Évidemment, il y a une très grosse barrière à franchir dans les pays européens et en France en particulier. Euh il faut quand même savoir que plusieurs insectes sont déjà autorisés dans l'Union européenne en alimentation humaine et animale. Mais le déboucher premier nous semble être évidemment l'alimentation animale.

La le facteur limitant étant le prix aujourd'hui puisque euh le la farine d'insectes va coûter une fois et demi, c'est 50 % plus cher que la farine de poisson. Ça peut changer du jour au lendemain si on avait des pratiques environnementales plus vertues et qu'on arrête de labourer les les océans pour nourrir des poisson d'élevage sur la terre ferme. Donc nous pensons, enfin nous concluons que même si actuellement économiquement les choses sont compliquées, il faut continuer à soutenir ces technologies pour lesquelles dans notre pays nous avons quelques avances et nous avons acquis des capacités et des compétences particulières.

Enfin, les algues pour terminer. Donc, il faut distinguer les macroalgues qui sont essentiellement ramassées en mer avec des problèmes euh pour les cultiver parce que le l'espace maritime est ça a été une de nos découvertes aussi et particulièrement contraint. Donc euh aujourd'hui, ces cueillettes en quelque sorte restent limité même si ces produits sont intéressants qu'un riches en protéines, en micronutriments et ont évidemment un bilan carbone très favorable.

En ce qui concerne la production d'algue et là il s'agit d'algues unicellulaire comme les la spiruline. Elle est encore peu développée. Elle a des obstacles de développement aujourd'hui et reste sur un créneau assez limité.

L'incertitude notamment des débouchés auprès des consommateurs finaux va entraver le développement industriel qui a quelques sujets aussi en matière de préservation de l'environnement. Voilà donc un peu dans dans un ordre quasi hiérarchique, fermentation de précision, technologie mature, développement économique à voir. Culture cellulaire, on laisse un peu de côté.

C'est vraiment à nos yeux une opportunité de niche pour l'instant. Les insectes, un vrai sujet mais un problème économique et les algues, ça reste quand même assez limité dans les dans les conséquences. La la dernière partie de notre document, une fois qu'on avait posé les constats qualité nutritionnelle, l'impact sur la santé, une fois que nous avions regardé le contenu carbone de l'assiette et et alors que nous avons examiné quelles étaient les les protéines alternatives, essayer de se dire bien comment toutes les comment les habitudes alimentaires peuvent changer pour pouvoir justement concilier au mieux les conclusions que nous portions dans les trois parties précédentes.

Bien, tout cela dépend d'arbitrage des d'arbitrage différent des consommateurs et un certain nombre de points ont été examinés pour vous montrer la diversité de ces arbitrages là. Le premier, c'est l'évolution de la part du budget des ménages consacré à l'alimentation. On peut comparer deux chiffres. celui des années 60 où cette ce la part du budget consacré à l'alimentation était de 35 % alors qu'elle n'est que de 24 14 % excusez-moi aujourd'hui.

Un autre élément de comparaison était de regarder enfin d'analyse de l'évolution des arbitrages était de regarder l'évolution de la consommation par protéine animale. Alors on constate que le lait se maintient mais quand on y regarde de plus près dans le segment lait, on voit que les les produits frais diminuent diminuent le lait. notamment alors que les fromages augmentent et puis il y a une protéine animale qui augmente énormément, c'est les œufs.

Quant à la viande, il y a une baisse tendantielle qui fait qu'on est passé de 90 kg par an par habitant en 90 à 83 kg par an et par habitant aujourd'hui. Un autre élément démonstrateur des leviers que détiennent les consommateurs pour changer de régime alimentaire, c'est suite de s'intéresser au régimes végétarien et végétalien. un une enquête avait été réalisée par l'iFOP pour France Agrimer euh et vous en retrouverez donc le détail dans le document et elle montrait que 2,5 % de la population euh a adopté un régime végétarien ou végétalien, c'est la population globale et quand on regarde de plus près pour les moins de 30 ans, on passe à 3 %.

Cette même enquête mettait en avant une part importante de la population qui souhaitait une évolution de l'assiette avec un passage de la des protéines animales vers les les protéines végétales. Et là, quand on y regarde de plus près dans les résultats de cette de cette enquête d'opinion, on voit qu'il y a des éléments qui sont favorables à ce changement de de composition de l'assiette et d'autres qui sont plutôt des freins. Parmi les éléments favorables, c'est le prix, c'est l'impact sur la santé et l'environnement, on vous l'a déjà dit.

Et parmi les éléments négatifs, les freins, c'est l'affichage, la compréhension du consommateur, la disponibilité des protéines végétales, le les modes de préparation qui peuvent être plus longs et plus contraignants et aussi le sujet des habitudes. Et de là, il en découle une une constat de notre rapport, c'est que finalement chaque fois que vous mettez dans une restauration collective la possibilité de d'accéder à ceux qui la fréquentent, d'accéder à des légumineux, c'est une porte d'entrée à la végétalisation du régime alimentaire. Et puis ce changement d'alimentation donc dans l'assiette c'est pour nous toutes et nous tous mais il y a aussi un changement d'alimentation qui a considéré pour les animaux d'élevage au travers notamment de leur consommation de protéines telles que les tourtaux les concentrés dont on sait qu'ils sont largement importés.

Vous trouverez dans le document pour les ruminances et il y a des taux qui sont très variables. Donc enfin il y a vraiment une dépendance qui est très forte. C'est plutôt comme ça qu'il faut le signaler et tout ça a questionne fortement les différents plans protéines qui avaient été mis en place et aussi toute la logique, tous les débats qui surviennent dès que nous avons des des nous sommes convoqués pour débattre sur des projets d'accord de libre échange.

Voilà ce que je voulais vous dire sur cette mais on reviendra sur ce dernier point lors des des recommandations. Voilà ce que je vais vous dire sur cette dernière partie. Recommandation ou pas question directement ? les recommandations.

Oui. Alors, attendez, je vais vous très rapidement, très très rapidement les recommandations pour le coup. Est-ce que j'ai Oui, elles sont elles sont elles sont là.

Je sont avec moi, je les ai ici. Alors, il y en a 10. Je vais vous donner les grands les grands axes, ça rentrait dans le détail.

La première, c'est affiner le la connaissance de l'impact environnemental. Donc vous avez vu que de manière assez détaillée, on est capable de dire quel est l'impact environnemental des protéines animales végétales. Et on a les protéines alternatives qui arrivent qui se revendique étant comme étant au-delà de ce qu'elles peuvent apporter un une un verdissement de l'assiette.

Il faudra regarder ça de manière très attentive parce qu'actuellement tout cela est au stade de du démonstrateur. Il faut regarder qu'est-ce que ça donne si on est au stade industriel. La recommandation numéro 2, je viens d'en parler, c'est fixer un un objectif d'autonomie protéique.

Malgré tous ces plans là, on importe beaucoup de l'extérieur et tout ça est défavorable à notre balance du commerce extérieur. Encourager la production de légumineuse. Pourquoi ?

Parce que finalement, vous savez, c'est parfois des variétés anciennes qui ont pas été suivies par les instituts techniques et qui nécessitent de le faire, d'avoir un suivi d'amélioration variétale et surtout après aussi de mécanisation euh et de d'industrialisation de la production. Après, il y a toutes les recommandations, elles sont au nombre de quatre sur les les protéines alternatives. Vous retrouvez l'essentiel de ce qui est écrit là dans les propos qu'a eu Arnaud Basin.

Mieux communiquer sur les protéines alternatives, c'est de dire que le le rôle des pouvoirs publics est de donner les bonnes informations et les bonnes incitations au consommateur. La 9e recommandation, c'est soutenir les offres alimentaires contenant des protéines d'origine variées pour l'équilibre qui avait été évoqué dans la première partie du rapport. Et la dernière recommandation, malgré tout, tout ce que nous avons pu dire, c'est de ne pas diaboliser la consommation de la viande, notamment parce que au travers du premier la première le premier constat qui nous a été donné par nos basins c'est la part relative protéine animale, protéine végétale sans pour autant dire qu'il faut passer à zéro, en équilibrant à 5050, on a quand même la possibilité de consommer un petit peu de viande dont on a montré dans le rapport que les protéines étaient pas si mauvaises que ça et pouvaient bien se compléter avec d'autres en matière de composition du régime alimentaire.

Voilà, pour pas être trop long. Des questions ? Oui.

Oui. Je crois qu'il faudra que vous preniez le micro madame pour ceux qui sont en ligne et puissent vous entendre. Oui.

Florienne Finé, je suis journaliste à contexte. Je voulais savoir concernant les filières de protéines végétales en France, effectivement c'est un sujet qui est pas nouveau. Concrètement, vous avez identifié les freins au développement de telles filières puisque en gros tout le monde s'accorde pour dire que c'est hyper bien d'un point de vue environnemental, que ça permet de limiter l'utilisation des engrais, ça permet de diversifier l'alimentation des Français mais mais rien ne bouge, on a l'impression.

Et est-ce que vous avez des préconisations à faire en vue de la prochaine Pâque ? Alors, ce qui est euh ce que nous avons entendu à de à plusieurs reprises, c'est que beaucoup des variétés n'ont pas été suivies comme d'autres ont pu l'être et notamment vis-à-vis euh des changements climatiques avec des améliorations variétales. Donc ça c'est déjà une contrainte. c'est vous avez des vie des vieilles variétés qui ont pas subi les évolutions pour avoir les bons rendements et les bonnes adaptations.

Bon, ça c'est une première chose. Et puis en plus ensuite à la suite de cela dans le dans le dans le dans la logique de l'offre et de la demande comme la demande étant assez faible, on n pas et bien toute la tout l'accompagnement qui va qui va bien sur la mécanisation agricole pour aller faire les récoltes sur les tamis ou les le tri des graines lors des dans les les usines de production et de conditionnement. Donc on a à chaque étape du cycle de vie, que ce soit de la graine à l'assiette, un certain nombre de contraintes et l'assiette c'est notamment après, vous le savez des protéines qu'il faut parfois faire tremper euh pour les euh avant de les préparer.

Donc il y a aussi des contraintes de préparation. Donc il y a aussi des logiques des trouver de trouver des recettes plus adaptées au mode de vie actuel par rapport à ces protéines qui étaient utilisées à une époque ancienne. On avait pas véritablement le même rapport à la préparation de l'aliments dans les foyers quoi.

Donc en terme de politique publique, est-ce qu'il y a eu des manques selon vous ? Est-ce qu'il y aurait des ou est-ce que il y aurait des solutions à adopter pour que ça marche là pour le prochain plan protéine qui sera lancé ? Par exemple, c'est une des recommandation que nous faisons avec Philippe Bolot, c'est d'essayer de comprendre déjà le détail de de des relatifs échecs des plans protéines antérieurs et on souhaite que le Parlement soit associé à cette démarche là pour qu'on puisse s'emparer de cette question.

Ensuite, il a vous l'avez évoqué vous-même des pistes sur la politique agricole commune qui pourrait être un soutien au développement de de ces filières dans notre pays puisque on a compris sous le contrôle de Philippe mais que il y avait une crainte de la part des agriculteurs de rendement insuffisant de de les variétés n'étant pas comment recherché pour résister plus au bras vageurs et puis des conditions économiques qui qui leur paraissent pas satisfaisantes. Donc ils vont à aux cultures qui leur permettent d'avoir plus de chance de gagner mieux leur vie tout simplement. Et donc sur la PAC, pardon, j'ai pas compris quelle était votre proposition, si vous en avez, enfin quel levier on peut activer pour que votre rapport se traduise concrètement.

Les recommandations là, elles sont surtout euh euh françaises mais en ben européennes. C'est à ceux qui vont négocier notre PAC à partir du moment où ils auront obtenu des résultats en France que c'est toujours pareil, vous pouvez aller recommander des choses à l'Europe ou à l'international quand vous êtes français, moyenne dans le fait que vous pouvez être exemplaire pour le faire. Donc moi, je pense que la première étape, c'est d'abord de pouvoir faire quelque chose chez nous pour après aller al évidemment s'il y a des choses qui dépendent de l'Europe, faut pouvoir les négocier pour pouvoir les faire chez nous. que c'est un peu une interaction entre les deux et c'est au négociateur d'aller faire ces choses-là.

Mais voilà, faut aussi savoir le faire chez nous. Mais la France a une enveloppe qu'elle peut distribuer comme elle veut globalement. Donc oui, ben ça c'est l'objet de la recommandation.

La numéro la numéro 9 je crois. Non, attendez, c'est la numéro 3, pardon. OK, merci.

Bonjour Christine Nicolet du quotidien du pharmacien. Pour revenir sur la fermentation, je voudrais savoir où on est le projet les ferments du futur qui avait d'ailleurs reçu une un financement de la part de l'État justement qui prenait le les ferments comme le l'avenir de l'alimentation en France. On pourrait effectivement parce que là là ce que vous dites, vous n'avez pas tenu compte quand même du des règlements climatiques.

Donc plutôt d'augmenter sans arrêt la part du végétal, il faudrait peut-être créer une nouvelle matrice végétale grâce à des ferments hein. Et donc je voulais savoir où on est ce projet qui a été soutenu par Lindra. Alors là, en fait, il y a une nous ce que nous faisons dans le rapport, c'est la fermentation de précision.

C'est-à-dire qu' en fait, on prend des micro-organismes à l'intérieur duquel on va aller injecter le gène de la production d'une protéine. Alors que la la fermentation à laquelle vous faites référence à votre question, c'est la fermentation de végétaux, de légumes comme la chouûe, comme d'autres aliments de ce type-là qui apportent des des nutriments de qualité. C'est pas du tout l'objet de de notre rapport.

N on a regardé la fermentation de précision. Là, vous parlez d'une des la préparation par fermentation des aliments. Non non, j'ai j'avais assisté une conférence sur de LINR dans le au salon de l'agriculture.

Il parlait de créer de nouvelles matrices végétales justement à base des micro-organismes et de la fermentation. Et donc il y avait ce projet n' pas entendu parler de ce projetl notre parcours. J'ai écrit d'ailleurs un article pour pas que vous dites dommage.

Oui, bonjour Judit Chet pour politico. Juste pour compléter la question de ma ton sœur, vous dites justement que le parlement devrait être mieux associé à l'évaluation des plans protéines, mais à date, on sait qu'ils ont pas produit nos résultats suffisants, mais justement, est-ce qu'il y a eu des évaluations conduites par le ministère de l'agriculture ou d'autres instances ? Alors écoutez le constat que nous faisons, c'est que il y en a eu beaucoup de ces plansl le premier je crois date de du gouvernement où a été monsieur Lefol ministre de de l'agriculture et puis après il y en a eu d'autres.

Il y a même eu des opportunités en sortie Covid pour essayer de via des financements dédiés de d'avancer quoi. Vous dire qu'il y a eu des évaluations très précises de tout cela, je ne saurais vous le dire. On a pas eu d'éco en la matière.

En revanche, c'est bien pour ça qu'on l'écrit, c'est qu'il va falloir commencer à regarder ça de près et d'évaluer pour pour pouvoir avancer quoi. Parce que sinon, on va tourner en rond. Surtout que ça existe depuis, comme je vous l'ai dit, depuis maintenant quelques décennies.

Donc il faut absolument évaluer. C'est la fonction du des parlementaires de la fonction d'évaluation. et dans cette évaluation, mais à la fois les plans euh qui de point de vue national disent on allit mettre une part de légumineuse supérieur dans les assiettes, mais c'est aussi l'évaluation des plans qui permettent de dire on va être autonome davantage vis-à-vis de l'élevage et éviter d'aller chercher nos protéines en Amérique du Sud qui font de la déforestation.

Donc c'est bien toutes ces tous ces plans là qu'il faut regarder de manière précise quoi. On a dans le rapport et et Philippe Bolot, vous l'a rappelé tout à l'heure, évoquer les causes qui à notre avis sont responsables de cet échec relatif des plans protéines. Maintenant, il faut absolument qu'on puisse au-delà, enfin, c'est un travail qui va au-delà du simple rapport que nous avons fait, estimer quels sont les freins, quel est leur poids respectif, quelle proposition faire pour que les choses fonctionnent mieux la prochaine fois.

On vous a évoqué l'ensemble des éléments que qui peuvent intervenir, mais après il faut il faudra aller dans le détail. C'est pour ça que nous souhaitons que le parlement soit associé à cette évaluation détaillée. Ça c'est une question visiblement qu'on a eu en ligne Damien Mess France inter.

Euh, on voit que vous avez pris un peu des pincettes sur la la proposition numéro 10 sur le fait de pas diaboliser la viande. C'est un peu un des frein des obstacles classiques à chaque fois qu'on parle de réduire la consommation de protéines animales. On sait que ça suscite des des crispations très fortes à chaque fois pour une filière qui est qui est d'ailleurs en grande difficulté.

Euh comment on fait pour avancer avec votre ambition euh sans se mettre à dos euh la filière de la viande et sans euh rejouer à chaque fois la polémique végétarien contre viandard pour le dire de façon un peu caricaturelle ? Et bien, on en a tracé un peu le les perspectives puisque dans la 4e partie, on s'est interrogé sur la modification des habitudes alimentaires en étant très modeste parce que c'est quelque chose de lourd à bouger, de complexe. Cependant, nous notons que les repas végétariens dans les cantines scolaires, c'est une c'est un succès et chez les étudiants, c'est encore plus un succès.

On a visité, nous sommes rendus à dans un restaurant du Cru tout près d'ici où on a 20 25 % de repas végétarien qui sont distribués chaque jour. Donc ça passe par des actions de ce type. Mais je pense pas qu'il y a de sujet d'affrontement avec la filière de la viande si on veut passer de 70 à 50 %.

Déjà euh pour ce qui est de d'utilisation de la viande de volaille, on importe plus de 50 % des poulets qu'on consomme dans notre pays. Donc si on monte en qualité chez nous pour satisfaire une certaine clientèle et qu'on utilise moins de de viande de volaille, il y a il y a pas d'affrontement. Au contraire, c'est paraît tout à fait cohérent et et logique.

Donc il y a il y a tous ces éléments de transformation progressive. Il y a aussi la disponibilité. Philippe a dit tout à l'heure que les habitudes, le temps qu'on passe à cuisiner et les produits qu'on utilise, c'est plus les mêmes qu'il y a quelques décennies.

En effet, les légumineuses sont des produits, si on les prend à l'état brut qui sont longs à préparer, qui demandent donc de programmer en quelque sorte son alimentation. Il pourrait y avoir dans les dans l'offre alimentaire quotidienne des aliments qui soient plus faciles à utiliser, directement utilisables comme le CFR l'agroalimentaire évidemment. Donc il y a tout un ensemble de de mesures et encore une fois euh c'est sur le temps long que ça s'inscrit et euh je enfin dans la mesure où on ne dit pas qu'il faut arrêter loin de là euh de les productions animales simplement que les protéines trouvent leur place tant du point de vue de la santé des protéines végétales pardon et alternative tant du point de vue de la santé que de l'environnement dans l'offre alimentaire globale.

Je pense pas qu'il y a de qu'il y ait de de conflits particuliers. Alors en ligne, on nous a demandé, je je prends la question puisque elle est tout à fait liée. Avez-vous conclu à une réduction chiffrée de la consommation de v de viande pourrait par exemple apparaître dans la SNK ?

Alors on l'a pas chiffré à 5 10 15 % mais on sait qu'il y a une baisse progressive. Alors on a un chiffre qui doit être d'ailleurs dans le rapport. Je ne l'ai plus peut-être dans le détail 90 à 83.

C'est ça. J'avais peur de dire une de de 290 aujourd'hui 90 kg par an et par habitant. On passe à 83 kg par an aujourd'hui.

Donc ça fait 7 kg de moins sur 90 et ça se fait sur plus de 30 ans. Donc c'est un une pente lente. Alors c'est une baisse essentiellement sur la viande rouge.

Sachant que sur la volaille, on est plutôt dans dans la compensation et dans la hausse. Ça ça renvoie d'ailleurs de façon positive à l'observation qu'on a faite tout à l'heure sur l'environnement à savoir que les bovins ça met évidemment beaucoup plus de gaz à effet de serre que les l'élevage de volaille ou même de porc. Donc euh je pense que ce mouvement, il existe, il est lent, il est progressif, il est dans la grande durée, mais euh il faut l'accompagner et c'est ce qu'on propose à travers les mesures que nous avons indiqué.

Enfin, justement, vous ventez dans votre rapport les mérites de l'élevage beau vin extensif, mais on sait que c'est celui-là qui est en train de disparaître en France. Euh donc qu'est-ce que vous proposez pour maintenir cet élevage vertueux, éviter on va dire le retournement des prairies ? Alors, nous sommes réunis ici pour examiner un rapport de l'OPEX, l'Office parlementaire, je voulais dire les l'acronyme et le et le dérouler en même temps.

L'OPEX, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. C'est pas un rapport de mission d'information d'une commission des affaires économiques qui aurait à statuer sur l'avenir de l'agriculture. On est là pour regarder le sujet des protéines. et la clé d'entrée qui peuvent être animales, végétales, qui peuvent être nouvelles en faisant des constats alimentation, des constats d'ordre impact de production, des constats l'évolution de leur consommation alors que votre question relève plutôt d'une politique agricole de de soutien.

C'est pas l'objectif de notre rapport. Nous, les les recommandations qui sont les nôtres, c'est celles en lien avec les protéines quand on les retrouve dans l'assiette. Donc pas de c'est c'est pas l'objet de la mission quoi parce que sinon après on pourra avoir la même chose sur c'est d'ailleurs la question que vous aviez un peu qui tout à l'heure sur le sur le les végétaux et cetera.

Voilà, c'est une mission de l'OPEX. on apporte un certain nombre d'éléments qui justement peuvent servir une future mission d'information d'une commission compétente sur le sujet pour après elle faire des orientations sur la les orientations en matière de agricole. Peut-être compléter en disant que si l'élevage des bovins en extensif est entre guillemets vertueux, c'est pas parce qu'ils émettent pas de gaz à effet de serre ceux-là.

C'est parce qu'il y a des compensations en effet par le les prairies et par le fait que les prairies séquestrent du carbone dans le sol. Là-dessus, il y a il y a aussi des débats quand même he pour évaluer ça précisément. Donc euh les l'élément qui nous a amené à faire cette préconisation, c'est que les protéines d'origine animale et notamment celles des bovins sont des protéines de bonne qualité que nous avons des paysages en France qui sont très étroitement liés aussi à cet élevage et qu'il y a pas de raison de de le mettre en cause mais que des études complémentaires seront toujours utiles sur le l'aspect de séquestration du carbone. qui fait encore un peu débat.

Et est-ce que vous avez des propositions sur la végétalisation des cantines scolaires ? parce qu'on sait que l'objectif fixé par la loi égalim n'est pas toujours respecté par les collectivités locales. Ça c'est une c'est un vrai point ça le c'est encore un point d'évaluation de de la loi égalime.

Alors quant à la préconisation pour revenir euh oui elle est quelque part je vais essayer de la retrouver et comme ça vous l'aurez de manière détaillée. Oui ça doit être ça. Soutient les offres alimentaires.

Voilà c'est ça. diversification des sources de protéines et des offres alternatives sérieuses destinées à acclimater le consommateur. De de ce point de vue, l'expérience des menus végétariens dans les cantines scolaires doit être soutenu et poursuivie.

Mais vous avez raison derrière c'est est-ce que ça marche ? Et visiblement effectivement le constat de des galim fait que ça marche pas vraiment quoi. Alors ça dépend d'où on est.

Il y a des endroits où ça marche bien permettraz à l'ancien mer que je suis de dire que la question des cantines scolaires et de ce que consomme réellement et de ce qui est gâché dans par dans les assiettes par le les les refus de consommation par les enfants, c'est quelque chose de compliqué. Donc il faut absolument investir dans la qualité gustative des produits qu'on sert et pour ça il faut faire de la formation pour tous les chefs. Alors je vais je vais vanter un peu mon département du Valdoise dont j'ai été le président pendant quelques années.

Nous avons une école des chefs aujourd'hui, c'est-à-dire des des instants de formation régulièrement suivis pour améliorer globalement la qualité gustative pour qu'il y ait pas de refus de consommation par les collégiens puisque là il s'agit de collégien dans les compétences des départements. Euh et ça passe aussi par la meilleure qualité des repas végétariens. Je crois que dans les crousses d'ailleurs, il y a eu des efforts aussi très importants du même type avec formation particulière.

Donc ça c'est indispensable. Oui, parce que encore une fois, comme je le disais en proposaire, on peut euh trouver le meilleur régime qui soit pour la santé, pour l'environnement. Faut-il encore le faire manger ?

Ça ça passe par la transformation des habitudes et entre autres par la qualité gustative, la formation des cuisines. Pas d'autres questions en ligne ? Oui oui, merci beaucoup.

Euh, bonjour Ry Barbé, journaliste pour la Croix. En parcourant le rapport, il vous indiquer que entre 2000 et 2020, la consommation de légumines des Français a été divisée par 4. Comment vous vous l'expliquez ?

Pourquoi ? Parce que du coup, ça veut dire qu'on avait une alimentation un peu plus vertueuse d'un point de vue de l'équilibre protéique il y a 20 25 ans de ça. Pourquoi ça a diminué autant ?

Alors, on n pas analysé les causes, nous n'avons pas de d'éléments précis pour vous répondre. On peut évoquer d'abord peut-être une baisse de l'offre tout simplement puisque on vous a dit que il y avait pas de recherche variétale, que il y avait des rendements qui étaient pas garantis, euh que il y a aussi des façons culturelles qui sont devenues plus compliquées. Pour la lentille qui est une légumineuse de référence quand même, il était beaucoup utilisé des herbicides parce que c'est une plante délicate à faire venir et aujourd'hui on a plus le droit de les utiliser. le changement climatique accentue les choses puisqu'on a pas de variétés qui sont prévues pour mieux y résister.

Et bref, je pense, mais ça c'est une hypothèse personnelle qui restera à vérifier que l'offre n'a pas n'a pas été à la hauteur. D'autre part, bah c'est le probablement la baisse des de la préparation des repas à domicile tout simplement et puis le la montée des repas tout préparés qui des plats comment prêt à consommer qui a fait que probablement il y a eu moindre recours à ces produits mais ça mérite d'être recherché en effet puisque là c'est un constat que nous avons fait. Il y a pas d'explication certaines.

Ouais. Je Et et autre question, comme vous catégorisez un peu les types de protéines dans le rapport, est-ce que il y a eu des il y a aujourd'hui un questionnement sur l'approvisionnement en protéines dans l'alimentation des Français ? Je sais pas s'il y a des chiffres qui existent.

Alors en ce qui concerne en gros l'apport, est-ce que les Français peuvent-ils compter sur un apport toujours aussi stable en protéin dans leur alimentation ? Est-ce qu'il y a des déséquilibres ? Non, il y a pas de déséquilibre puisque en fait dans la première partie sur la santé, je vous ai donné quelques éléments là-dessus.

En ce qui concerne l'apport, on a on est pratiquement au double de ce qui est nécessaire du point de vue de la santé. Donc il y a il y aura pas de sujet si vous voulez à court terme à moyen terme de de manque de protéines dans l'alimentation des Français. Euh le sujet c'est plus l'autonomie, la question de l'autonomie.

Alors euh pour les élevages de bovin, euh ils sont pas autonomes en protéines à hauteur de 75 %. Trouver ça dans le rapport. Pour les autres élevages, volaille porsin, je crois que c'est de l'ordre de 50 %.

Donc là, on a on a recours massivement à de l'importation. Tour tau de colza, tourtaux de tournesol et cetera pour pour faire le compte. En ce qui concerne l'alimentation humaine, je n'ai pas en tête la proportion des aliments, des protéines végétales importées, mais encore une fois là, on a on a pas d'inquiétude particulière, simplement si on veut monter en gamme et être enfin monter la proportion des protéines végétales dans nos assiettes aujourd'hui et avoir une certaine autonomie française ou même européenne. il est nécessaire de produire davantage ça.

Oui. Et ça ça suppose des recherches sur les sur les variétés, leur résistance, leur rendement. Ça suppose aussi de garantir un revenu décent au aux agriculteurs.

Donc là, il y a en effet des politiques publiques à mener. Pour compléter, je me souviens d'un débat. Alors, c'est pas dans le rapport, c'est pareil, c'est le souvenir d'un débat à l'Assemblée nationale.

C'est un débat sur l'utilisation des produits phytosanitaires et le la demande qui a été faite par la profession de ne pas importer les produits qu'on interdisait en France via les cultures ou via les aliments que que nous importions. Et à l'époque, il y avait eu un débat justement sur la lentille qui montrait bien qu'elle été produite au chez les Canadiens et qu'on avait et qu'elle correspondait à une part très importante de notre consommation. C'est ça que jeis.

Voilà. Et c'est donc c'est un élément de réponse pas chiffré mais qui montre qu'effectivement il doit y avoir comme tu l'as dit à regarder ça de plus près quoi. Monsieur un remord, c'est de la pure curiosité mais sur la fermentation de précision, ça fonctionne comment exactement ?

C'est vraiment ça c'est pour l'agroindustrie. Je sais pas c'est on introduit la protéine dans l'aliment directement. Comment ça fonctionne exactement ?

Je vais vous donner le détail de de tout ça. J'ai voulu être rapide tout à l'heure mais on va rentrer dans le détail. Donc vous avez des micro-organismes, une bactérie, une levure.

On fait l'édition de son génome et on va rajouter avec les moyens de la génétique actuelle euh des gènes qui codent pour la protéine qu'on veut récupérer. Donc vous voulez la protéine caséine du lait, il y en a plusieurs. Enfin, on va simplifier.

Vous vous introduisez ce gène là dans le génome de la levure. Vous la mettez dans un fermenteur avec un milieu de culture liquide. Et dans ce milieu de culture, il faut donner de quoi manger à la levure.

Vous allez lui donner des glucides essentiellement et un peu d'azote aussi puisque dans les protéines, il y a quand même de l'azote évidemment. Donc et vous laissez alors ça c'est variable quelques heures à quelques jours tout au plus la réaction sphère. le les êtres vivants que sont les levures ou les bactéries vont synthétiser la protéine en se nourrissant de ce qu'on lui a donné et ensuite on va l'extraire cette protéine euh la purifier et l'utiliser.

Donc euh je disais tout à l'heure qu'il y a des banques de données maintenant pour les différentes caséines de selon les espèces animales mais il peut y en avoir pour d'autres protéines. En ce qui concerne la technique elle-même, elle est pas nouvelle hein. Quand on fabrique de l'alcool, c'est exactement ce qu'on fait hein. prend des levures, on leur donne des glucides et fabrique de l'alcool.

Quand vous faites du pain, c'est aussi ce qui se passe puisque simplement à la cuisson, l'alcool va s'évacuer du pain et c'est une fermentation alcoolique. Donc la fermentation, c'est une technique euh maîtrisée par l'humanité depuis très très longtemps. Mais là, on passe à un stade où on fait fabriquer précisément la protéine que l'on souhaite grâce au génie génétique.

On le fait en France ou pas ? Oui. Oui, on le fait en France.

On le fait à Paris. On a visité à Paris une entreprise qui fait ça qui dans des fermonteurs qui font maintenant plus de 200 L sous le contrôle de Philippe. Le but c'est de passer maintenant à plusieurs mètres cubes évidemment pour avoir des productions qui soient significatives.

Nous avons mangé avec Philippe du fromage, plusieurs fromages et des yaourts produits avec de la caséine synthétique comme ça. Apparemment est pas mort. En tout cas, je sais pas si on est en bonne santé mais on n'est pas mort.

Et on a trouvé que c'était bon c'était pas vraiment du camemberber mais c'était un produit consommable. Après quand on a des habitudes de goût évidemment on est dérouté dès qu'on vous donne un goût même légèrement différent sous le même aspect mais en tout cas le produit existe et il attend de passer au stade industriel. Il y a une question pardon.

Oui oui tout à fait. Oui oua oui tout à fait du futur et on peut aussi pas micro personne vous entend là. On peut ne pas se contenter des protéines mais justement créer des nouvelles matrices végétales parce qu'avec le dérèglement climatique, il y a aussi un déséquilibre dans les il y a des cultures qui sont anéanties.

Donc on crée de nouveaux végétaux de meilleurs goûts qui demandent qui au point de vue culture qui sont moins contraignants qui sont bons au goût qui peut-être remplaceront les légumineuses qui sont boudé en général par les français. C'est ça aussi le problème. Nous on est le rapport il s'intéresse aux protéines et aux protéines alternatives notamment.

Donc à la fermentation de précision, on n'est pas sur le végétal avec les techniques génétiques. Mais protéines végétales quoi. C'est ça céral ce sont des protéines végétales.

Pour l'instant le on enfin on a la mise en culture de variété adoc, c'est quand même une solution beaucoup plus simple que que de que d'aller rechercher des protéines végétales qui elles-mêmes sont pas équilibrées en acide aminé. Donc autant tant qu'à faire, il vaut mieux produire des protéines animales par fermentation. D'accord.

Enfin vous prenez la végétalisation de l'alimentation, ça passe aussi par augmenter les le nombre de de végétaux à des dispositions des consommateur. Il y a une question en ligne. Vas-y, prendsle.

Oui. Alors, c'est une question de Cyriel Chazal d'Agrapress qui nous demande : "Serait-il nécessaire d'avoir un objectif chiffré de réduction des protéines animales dans la SNANK ? Stratégie nationale d'alimentation, ce qui n'est pas le cas actuellement.

On on a souligné qu'il y avait déjà un équilibre à trouver entre la part de protéines animale et végétale. Donc ça c'est des données qui sont déjà connues. Donc je pense pas qu'on implicitement elles font partie de cette stratégie nationale et qu'après on a aussi évoqué le sujet de l'importation de la la capacité qu'on a à couvrir notre consommation avec ce que nous produisons chez nous et donc en étant plus autosuffisant en production de protéines animales. deux conjugués qui sont implicites à tout cela fait que de mon point de vue et pas nécessaire de rajouter des objectifs chiffrés quoi.

Pour revenir très rapidement sur la fermentation, vous disiez que la technologie est quasi mature. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que scientifiquement on est quasiment au point ou qu'on est en France actuellement capable bientôt de passer à l'échelon industriel ?

Après, c'est une question d'investissement qu'il faut il faut avoir les reins solides pour passer à l'échelon industriel. Je crois que c'est ce qui était nous on a compris que c'était en train de se discuter parce que c'était il y a quelques mois que qu'on a fait cette visite. La technologie est mature dans la mesure où on mange les produits et que en effet bah après il faut encore que tout ça soit validé dans les procédures dans les comment dans le process novel food européen et cetera.

Donc mais il faut que il y a des capitals risqueurs qui maintenant soutiennent le passage à l'échelle industrielle. Mais la technologie, elle est pas quasi mature pour nous. Elle est mature.

Pour finir avec cette histoire de fermentation de précision euh pardon short pour le groupe Ebra, je crois qu'on va tous vouloir aller faire un reportage dans dans l'entreprise à Paris. Elle s'appelle comment du coup ? dans le rapport.

C'est dans le rapport la banque de données là, c'est ça dans la banque de données c'est c'est elle. Vous avez ça dans le dans la liste des des visites. Ah oui, c'est standing ovation pour tout vous dire.

Je voulais pas faire la pub. Moi je la fait et bon il y a il y a d'autres acteurs qui sont sur ce bien il nous reste à vous remercier vous souhaiter une très bonne journée et merci d'être venu à cette conférence de presse à l'heure où vous devriez vous alimenter de manière équilibrée et responsable et durable en protéines. Donc on va vous souhaiter un un bon appétit et vous dire que on est toujours ravi de remettre ces rapports de l'OPEX qui mettent la science au devant de la réflexion politique et donc c'est bien un travail fait avec on a pas Est-ce qu'on a précisé le nombre d'auditions que nous avions fait 30 ?

Oui. Donc des scientifiques qui sont venus nous aider à à porter les conclusions qu'on vous a présenté. Merci à vous.

Protéines et alimentation : conférence de presse de l'OPECST — Arnaud Bazin · Pourquijevote