Grâce de Boualem Sansal : le bras de fer prôné par Retailleau critiqué par l'Élysée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et dans l'avion qui l'amenait en Allemagne, l'écrivain a reçu un appel d'Emmanuel Macron. On ne connaît pas le détail de cet entretien, mais le chef de l'État a tenu quelques heures plus tôt en visite à Toulouse à remercier l'Allemagne pour son intervention et le président algérien pour sa grâce. C'est le fruit des forts constants de la France et d'une méthode faite de respect, de calme et d'exigence, a-t-il déclaré l'exécutif et la gauche qui en profite pour tirer à Boulet Rouge sur la méthode Raillo qui appelait à serrer la vis à l'Algérie.
Arthur de la Borde. L'attaque la plus sévère vient de l'Élysée. Le bras de ferne pas, c'est clair, glisse un conseiller du président en visant la ligne de fermeté défendue à l'époque par Bruno Retaillot Place Bovau.
On n'obtient rien en se fâchant avec ceux qu'on sollicite, ajoute-t-il. Désormais, Emmanuel Macron espère que cette libération permettra de renouer le dialogue avec Alger et de relancer la coopération. Dans l'entourage de Bruno Retaillot, on s'étonne de voir l'Élysée présenter cette grâce comme un solde tout compte.
La libération de Boem sans sal n'épuise pas le sujet algérien, réplique un proche. Un français reste détenu, Christophe Glaise, et les tensions perdurent sur les OQTF, l'immigration familiale ou la coopération sécuritaire. C'est typiquement du macronisme.
On fait un coup, on s'en félicite mais on finit toujours par être rattrapé par la réalité, tacle l'entourage du patron de LR rappelant que c'est Berlin et pas Paris qui a réellement débloqué la situation. Et de conclure dire que la fermeté de Bruno Rotaillot a freiné la libération est faux car la réponse graduée a été bloquée par Emmanuel Macron et les diplomates. Arthur de la bord du service politique d'Europe.
Bruno Retailleau