Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseMinistère Enseignement supérieur et Recherche· 23 septembre 2026 101 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesNumériqueInstitutions & élections

EN DIRECT - Conférence de presse de Philippe Baptiste pour la rentrée étudiante 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 81 %Attaque 5 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 50:34OuverteRéponse directe

    Sur le repas à 1€ : quid des autres activités des CROUS (réhabilitation, résidences) ?

  • 50:34OuverteRéponse directe

    Projet de loi sur l'enseignement supérieur privé : pourquoi pas un arrêté en attendant ?

  • 51:18OuverteRéponse directe

    Bilan des frais différenciés appliqués par les universités ?

  • 52:03OuverteRéponse partielle

    Un tiers des lycéens se réorientent après Parcoursup : inquiétude ?

  • 52:03OuverteRéponse directe

    Les 500M€ de budget 2027 sont-ils en euros constants ?

  • 52:46OuverteRéponse directe

    Bilan des 143M€ pour le repas à 1€ : compensations et investissements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:37Philippe BaptisteChiffre
    « En 2026, l'enseignement supérieur accueille plus de 3 millions d'étudiants »
  • 25:55Philippe BaptisteChiffre
    « nos dépenses de recherche et de développement plafonnent à 2,2 % du PIB »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

7:19

Tu es encore vivante.

7:27

Alors mesdames et messieurs, euh je vous propose de prendre prendre place euh un petit mot tout d'abord pour vous simplement pour vous souhaiter la bienvenue à l'hôtel à l'hôtel Boncours pour cette conférence de presse traditionnelle de rentrée. Ça marque évidemment le début d'une année un petit peu un petit peu particulière à la lumière de l'élection présidentielle du prochain prochain du printemps prochain et on y reviendra. Mais je je voudrais dire en peut-être en amont et que la proximité de cette élection doit pas nous empêcher d'agir et d'essayer d'agir jusqu'au dernier jours de de de de en tout cas de de mon mandat. Ça c'est c'est certain parce que

8:11

je crois qu'on a besoin de préparer l'avenir du pays. On a besoin du de l'avenir de de préparer l'avenir de la formation, de la recherche et les chantiers et les chantiers restent quand même très nombreux aujourd'hui et je crois pas qu'on ait intérêt à une quelconque forme d'immobilisme. Alors, je pense que vous lisez probablement les les titres des journaux et même occasionnellement probablement leur contenu aussi les et même dans les rubriques qui ne concernent pas directement l'enseignement supérieur de la recherche et il vous a pas échappé évidemment que les contraintes budgétaires sont évidemment extraordinairement fortes et je vais pas revenir sur les les causes de tout ça mais évidemment entre une une dette qui est élevée des des taux d'intérêt qui

8:54

sont forts, un spread qui est qui est élevé une croissance qui est qui est qui est molle et évidemment le prix des carburants directement impacté par par les les tensions géostratégiques dans le golf. Euh tout ça fait qu'évidemment euh les contraintes budgétaires sont particulièrement fortes. Dans cet exercice qui est un exercice qui est périlieux, le le gouvernement a choisi de privilégier le long terme et de préserver au-delà de préserver, il a fait des choix d'investissement pour le long terme et en particulier pour les questions d'enseignement supérieur et et de recherche. sur le périmètre de nos missions, le budget 2027, il prévoit une progression de près de 500 millions

9:37

d'euros par rapport à 2026, à peu près à part égal entre l'enseignement supérieur, la vie étudiante d'une part et puis la recherche d'autre part. Donc c'est un vrai investissement qui est évolu premier ministre, c'est un vrai choix. Donc c'est un budget qui est un budget qui est à la fois contraint, qui est un budget qui est un budget de un budget de raison et un budget qui est ambitieux pour réduire la dépense publique et en même temps un budget où il y a de véritables priorités. Alors peut-être pour commencer en ce qui concerne l'enseignement supérieur et la vie étudiante là aussi le contexte de nos missions est aussi assez exceptionnel. En 2026, l'enseignement supérieur accueille plus de 3 millions d'étudiants. Alors, ce

10:21

sont des effectifs qui sont totalement inédit, qui confrontent l'enseignement supérieur et particulièrement les universités à des exigences qui sont sans précédent. Cette augmentation, c'est la somme évidemment de différents facteurs, une croissance démographique évidemment au début des années 2000, l'allongement de la durée moyenne des études et puis un taux de réussite au baccalauréat qui ne se dément pas puisque il n'a cessé de franchir de nouveaux records et dépasse depuis plusieurs années 95 % en filière en filière générale. Alors la plateforme Parcours Sup, elle permet d'absorber et de gérer l'immense majorité des des des demandes et j'aurai l'occasion de revenir sur les chiffres de la campagne actuelle un courant courant octobre, on

11:05

n'est pas encore à l'heure du bilan. les il y a des étudiants qui n'ont pas encore d'affectation et qui représentent un une fraction vraiment minime des candidats mais pour chacun d'entre eux ça représente encore une une une source d'inquiétude et évidemment on est très mobilisé sur cette question et il y a évidemment sans sans vous enfin il y a évidemment un sujet de tension spécifique à l'Île-de-France mais comme les années précédentes et je voudrais saluer j'en profite pour saluer le travail mené par les commissions d'accès à l'enseignement supérieur que je vais régulièrement visiter et qui font un travail travail un travail vraiment de enfin il regarde les dossiers des étudiants un par un en regardant ce qu'ils veulent faire, où ils habitent, quels sont leurs vœux,

11:45

quelles sont les places disponibles. Donc il y a vraiment un travail de mobilisation que je voudrais vraiment saluer. C'est des commissions où vous avez des personnels, des des lycées évidemment, mais aussi des professeurs de l'enseignement supérieur, des personnels du rectorat et vraiment c'est un travail assez remarquable. Elles ont travaillé tout l'été pour ça. Bon, deux points peut-être sur sur parcours supin. Euh je voudrais quand même revenir sur le fait que bon le le projet de loi de régulation sur l'enseignement supérieur privé une fois qu'il sera adopté au Sénat, ça permettra de quelque part garantir que sur parcours supu toutes les formations sont de qualité et que cette qualité elle aura été contrôlée. Et donc ça c'est quand même un enjeu qui

12:26

est absolument majeur. penser qu'il y a eu un certain nombre de dérives sur l'enseignement supérieur privé qui malheureusement continuent à continu à perdurer. On n pas les outils de contrôle, c'est pour ça qu'il faut un texte d'une part et donc il faut absolument être en mesure de garantir aux jeunes que les formations dans lesquelles ils s'engagent sont des formations sérieuses et solides et c'est absolument central. Deuxième point que je voulais mentionner rapidement euh je je voulais rappeler qu'avec ma collègue Stéphanie Rist, la ministre de la santé, on on a on a entendu évidemment une attente qui est qui est forte he de la part des familles et de la part des jeunes aujourd'hui de travailler sur la lisibilité des dispositifs qui permettent l'accès aux études de santé.

13:09

La réforme, elle est prête. Elle sera en vigueur à la rentrée 2027 et elle permettra aux établissements de s'y préparer. Un 5 millions d'euros ont été débloqués dès cette année pour pour faire ça. Je crois que c'est une réforme qui est absolument nécessaire pour simplifier des dispositifs qui sont trop nombreux et trop complexes qui se qui sont autour de la première année d'étude de santé. Aujourd'hui, euh accéder à l'enseignement supérieur, c'est évidemment euh la première étape, mais il faut aussi permettre aux étudiants de suivre leur scolarité et la suivre dans les meilleures conditions possibles. Alors, je m'étais engagé, les frais d'inscription resteront stables cette année. Et puis par ailleurs, le système de bourse évidemment permet aujourd'hui de couvrir un grand nombre

13:53

d'étudiants et je veux rappeler quelques chiffres. Ils étaient en 2026 plus de 6600, c'est-à-dire plus d'un tiers des étudiants qui sont couverts dans des formations dans les formations éligibles. Donc c'est quand même beaucoup de enfin c'est c'est quand même un système massif. Les aides aux étudiants, elles représentent un engagement financier qui est quand même de 2,5 milliards d'euros pour le ministère. C'est quand même des budgets qui sont des budgets qui sont quand même assez considérables évidemment et qui sont mobilisés pour euh pour les actions sociales pour les étudiants. Alors évidemment euh pour que ces bourses fonctionnent, pour que les dispositifs soient utilisés, ben il faut que les étudiants y aient recours. Et il y a évidemment un sujet qui est qui a

14:36

été identifié déjà depuis quelques temps et on a fait de gros efforts pour améliorer la lisibilité du système et simplifier le parcours des étudiants en la matière. Depuis, je voudrais dire que depuis l'année dernière, un nouveau portail numérique vraiment qui est, je crois plus ergonomique et plus simple a été mis en place hein grâce au dossier social étudiants. Les procédures ont été simplifiées pour qu'il suffisse d'une seule demande pour obtenir une bourse et un logement étudiant par exemple. Plus d'un million de dossiers ont été déposés et cette plateforme a permis, je crois vraiment de de à la fois de verser les bourses plus tôt que les années précédentes pour beaucoup d'étudiants et permettant aussi aux étudiants concernés de faire leur rentrée universitaire dans

15:17

de meilleures conditions. Simplification des pièces justificatives aussi. Enfin voilà, donc vraiment je pense un travail de simplification vis-à-vis de de de nos étudiants. Et puis il y a une démarche qui s'appelle Campus Z0 non recours qui permet de pousser vraiment au bout cette approche proactive. Ce sont huit universités qui se sont impliquées dans cette dans cette expérimentation euh et elle s'engage à faire connaître toutes les possibilités de soutien aux étudiants qui pouvent en avoir besoin, même de manière ponctuelle. Donc là, c'est vraiment un travail ambitieux qui est menié en lien direct avec le Cru et j'aurais salué encore une fois le travail du Cru et et du KNOUS, cher Benedict Duran et tous les acteurs de l'action sociale qui ont vocation à irier les pratiques de manière de

16:02

manière plus générale. Alors cet accompagnement des étudiants, il est pas évidemment il est à la fois indispensable parce que je pense que ça cette simplification mais l'accompagnement des étudiants ne se limite pas au bénéficiaires de bourse. Vous savez que nous avons généralisé le repas à 1 € depuis le mois de mai dernier et qui permet aujourd'hui à tous les étudiants de France d'avoir accès à des repas de qualité pour une somme extrêmement modique. Alors comme vous le savez, le logement pèse souvent trop euh trop lourd pardon dans le budget étudiant et en particulier dans les grandes villes dans les grandes villes universitaires et évidemment tout particulièrement en Île-de-France. Alors en 2025 avec François Bairou, nous

16:44

avions annoncé la construction de 45000 logements étudiants. Cet objectif ambitieux, chiffré, il est associé à un calendrier et le calendrier est complètement tenu et c'est vraiment un travail de mobilisation entre les recteurs, les préfets dans chaque rectorat, dans chaque préfecture pour tenir des ambitions qui ont été qui ont été [raclement de gorge] déroulées. enfin vraiment région par région, rectorat par rectorat, ville par ville. Euh et je dois dire que des annonces sur le logement étudiant, il y en a eu beaucoup, il y en a pas eu beaucoup de tenu. On n'est pas au bout des 45000 mais aujourd'hui vraiment il y a eu un engagement qui a été absolument massif et donc je voulais souligner la la

17:28

qualité du travail et madame la rectrice, je compte sur vous pour remercier là aussi les équipes. Euh je et évidemment je je remercie aussi le ministère du logement qui est qui est aussi très impliqué sur ces questions. Vous savez que ça a été le enfin c'était une annonce qui a été faite l'an dernier mais c'est 5 milliards d'euros qui ont été aussi c'est la banque des territoires qui a mobilisé 5 milliards d'euros pour ce programme. Donc c'est aussi beaucoup de beaucoup d'argent. Alors nous continuerons aussi à tout faire pour améliorer l'accès aux études et les conditions de vie des jeunes ultramarins en particulier dans dans l'hexagone et dans les autres mers. Ils sont exposés plus encore que leurs camarades aux conséquences de l'éloignement familial. en particulier

18:08

évidemment pour ceux qui vont étudier dans l'hexagone. Et alors depuis cette année, c'est quand même une nouveauté aussi. Ceux qui étudient dans l'hexagone bénéficient d'une priorité pour l'accès aux résidences des des crousses, ce qui a permis d'augmenter significativement leur nombre dans ces résidences. Donc, il y a eu des changements de bar qui permettent de garantir aux étudiants ultramarins qui viennent dans l'hexagone leur garantir euh enfin en tout cas augmenter la probabilité qu'ils aient un qu'ils aient un logement au cru. Euh dernier point que je voulais mentionner sur les étudiants, c'est en particulier la question de la santé mentale. Vous savez que c'était la grande cause 2025, elle l'a été à nouveau en 2026. Euh les jeunes parmi les étudiants et parmi eux les étudiants

18:51

sont surreprésentants surreprésentés pardon parmi les les victimes des souffrances psychiques et le ministère est très impliqué dans l'accompagnement et dans la prise en charge des étudiants qui en ont qui en ont véritablement besoin. Alors aujourd'hui, nous avons un nouveau dispositif qui a permis d'avoir un numéro national unique, le 30 40, qui qui permet d'avoir vraiment un point d'entrée unique, simple et pour tous les étudiants aujourd'hui qui peuvent être accompagnés et derrière bah se décline en fait tous les dispositifs qui ont été mis en place ces derniers ces dernières années. de santé psyétudiant ou un accès à un centre médico psychologique, un service de santé étudiante ou encore une association spécialisée. Et puis je vous rappelle aussi qu'on a augmenté

19:35

évidemment le nombre de séances au sein du dispositif santé psy étudiant. Les bénéficiaires ont désormais accès à 12 séances he qui sont sur pour lesquelles il y a rien à débourser. Et donc ça c'est véritablement aussi un vrai changement je pense pour pour les étudiants qui en ont qui en ont besoin. Euh juste pour avoir un ordre de grandeur le ce dispositif il a permis de proposer 300000 séances chaque année. Donc on est quand même sur des chiffres qui sont des chiffres qui sont assez massifs. Je sais pas s'il faut s'en féliciter ou pas mais enfin quelque part ils illustrent aussi l'ampleur aussi des l'ampleur des l'ampleur des besoins. Alors, depuis plusieurs années, le ministère s'est aussi engagé pour un meilleur accompagnement des étudiants en situation de handicap. On a désormais

20:20

plus de 80000 étudiants qui sont en situation de handicap dans les établissements. C'est c'est un doublement c'est un doublement par rapport aux années 2020. Et c'est évidemment une très bonne nouvelle, c'est aussi un défi et le ministère met tout en œuvre pour le relever. L'année dernière, ce sont 21 millions d'euros qui ont été alloués aux établissements pour répondre réellement aux besoins des étudiants en situation de handicap, en particulier pour l'accessibilité des formations, la vie étudiante et sans compter 16 millions d'euros alloués à l'adaptation des locaux. Donc je veux dire, il y a il y a il y a quand même un vrai engagement là aussi je pour pour ça. Je je crois vraiment que le le modèle est pas exactement le même que celui qu'on a dans le collège et les

21:03

lycées. C'est c'est des dispositifs qui sont différents et véritablement le but du jeu est aussi d'avoir simplement des universités, des écoles qui sont inclusives et qui intègrent directement au dans à la fois dans leur programme, dans leur façon de faire, dans leur immobilier euh et qui les étudiants les étudiants handicapés. Alors l'enseignement supérieur là aussi je pense que ça vous n'a échappé à personne n'est pas complètement séparé du monde du monde qui l'entoure. Les étudiants sont exposés aux passions tristes qui traversent notre société. Et j'ai fait de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme une priorité absolue. Priorité qui je dois dire c'est aussi imposé. Je garde quand même le

21:45

souvenir en arrivant ici d'avoir eu à faire face à un déferlement de de de difficultés et de problèmes sur le terrain autour de autour de ces questions et de l'antisémitisme en particulier. Donc priorité qui s'est imposé mais qu'on a essayé de relever. Euh c'est évidemment lié enfin au au remou qui ont qui ont eu lieu après la tragédie du 7 octobre. Euh la ligne qu'on a choisie a été très claire dès le début et je crois qu'on l'a vraiment tenu la fermeté la plus absolue. Et c'est euh et je dois dire que l'entrée de la loi euh en vigueur de la loi Lévialair relative à la lutte contre l'antémitisme de l'enseignement supérieur, elle nous a aussi donné les outils. Elle a doté les établissements

22:29

d'outils qui permettent de répondre rapidement, efficacement à ces questions et en particulier le renforcement de la formation et surtout la mise en place de section disciplinaires communes académiques. Et je crois que ça répondait ça répond à un besoin qui était vraiment réel. Et je voudrais là aussi [raclement de gorge] saluer la mobilisation des recteurs, des présidents d'université, des directeurs d'école et les acteurs associatifs qui jouent un rôle absolument essentiel sur cette question. Et alors dans la même logique, puisque là on a parlé de de racisme et d'antisémitisme, dans la même logique, je voudrais vraiment qu'on arrive à faire évoluer aussi les procédures disciplinaires autour des violences sexistes et sexuelles, de donner de nouveaux outils à nos

23:09

établissements pour sanctionner les comportements inacceptables qui restent malheureusement encore trop présent trop présent sur les bancs. Donc je pense qu'il faut vraiment qu'on arrive et je crois qu'on a vraiment un vrai intérêt à s'inspirer de ce qui a été fait dans le cadre de la loi les vifes à l'air. Voilà. Et on travaille évidemment avec les parlementaires sur la proposition de loi dite intégrale. Quelques mots enfin sur la les mesures en faveur de la transition écologique dans notre ministère. Sur la période 2127, ce sont 1,2 milliards d'euros qui ont été investis dans des projets immobiliers dans le cadre des contrats de plan État Région et en particulier sur la rénovation énergétique des bâtiments. 1,2 milliards

23:52

d'euros de 21 à 27. Donc quand quand j'entends dire parfois que il y a eu une forme de de d'inaction ou ou un manque de mobilisation, je 1,2 milliards d'euros, c'est quand même des sommes qui sont absolument considérables qui ont été mobilisées sur ces sujets-là. Ça veut pas dire qu'on est au bout. Vous savez qu'on a un patrimoine immobilier qui est considérable dans l'enseignement supérieur. C'est le deuxième patrimoine immobilier de l'État. Et donc évidemment, il faut qu'on soit de qu'on continue à à mener à à faire des choses. Il y a déjà eu des rénovations importantes et il faut évidemment continuer. Ce qui ce qui caractérise le parc immobilier de l'enseignement supérieur, c'est avant tout son hétérogénéité avec des bâtiments qui sont en très mauvais état

24:30

mais aussi beaucoup de bâtiments qui sont soit en bon état, soit neuf, soit complètement rénovés. Donc évidemment les épisodes de canicules qu'on a vu cet été, malheureusement ils sont possiblement appelés à se à se à se répéter ou en tout cas il faut qu'on s'en qu'on s'en prémunisse. Ce qui impacte à la fois évidemment les étudiants et les personnels. Donc on poursuit ces travaux et on regarde évidemment établissement par établissement ce qu'on peut faire et comment est-ce qu'on peut évidemment améliorer les choses. Voilà, c'était là à grand trait les grands chantiers qui avaient qui ont été qui ont été du ministère en faveur de l'enseignement supérieur et de la recherche et et de de l'enseignement supérieur pardon et de la jeunesse. Et je vais maintenant parler

25:11

un tout petit peu plus peut-être de questions de questions liées autour de autour de la recherche. Alors évidemment comme je le disais initialement, l'attentisme c'est c'est c'est c'est pas une option. Et parmi tous les défis qui sont devant nous, il y en a trois que qui me paraissent devoir faire l'objet d'une attention toute particulière. La défense de notre souveraineté par l'investissement dans la recherche et dans l'innovation. Je crois que c'est vraiment un enjeu majeur, absolument majeur, la réponse aux questions habissales soulevées par l'intelligence artificielle en matière d'enseignement supérieur comme de recherche. He je crois que c'est vraiment aussi un sujet fondamental. Et

25:55

le troisème point que je je vais essayer d'aborder, c'est la question de la défense des libertés académiques. Alors, peut-être commencer par les les questions de souveraineté. Alors pour préparer l'avenir du pays, je crois vraiment mais très profondément que nous devons investir à davantage dans la recherche. Je crois que c'est pas une conviction récente de ministre, c'est une conviction que j'ai chevillé au corps depuis très longtemps. Depuis plus de 15 ans, nos dépenses de recherche et de développement plafonnent à 2,2 % du PIB. C'est totalement insuffisant. Ça nous place loin derrière l'Allemagne, les États-Unis, la Corée du Sud, Israël et cetera. La Corée du Sud

26:37

plutôt à 5 % des des du PIB et bientôt la Chine qui accessoirement bénéficie aussi d'un petit effet volume par rapport par rapport à nous qui n'est pas qui n'est pas complètement négligeable. On est loin de nos objectifs. Au début des années 2000, les gouvernements d'alors avaient fixé une cible de 3 % des dépenses du PIB. nous en sommes loin. Je dois dire que c'est pas seulement le fait de l'État, c'est il y a a évidemment une une responsabilité une responsabilité de l'État bien sûr sur ces questions là, mais c'est aussi beaucoup si vous faites la comparaison entre les parts respectives des des du des des publics et et privés, c'est aussi que les entreprises françaises n'investissent pas suffisamment en RD et l'écart est encore plus fort pour les

27:21

entreprises, donc pour le privé que pour le public par rapport à nos compétiteurs directs. Et je voudrais dire que c'est pas un jeu de chiffre ou que c'est pas une compétition avec nos adversaires pour avoir la première place euh dans les stats. La question elle est pas là, c'est qu'en fait derrière ne pas investir dans la recherche, ça veut dire d'une part ne pas investir dans l'innovation, ça veut dire derrière avoir des produits qui sont possiblement [grognement] pas forcément à la pointe de la technologie et donc derrière des parts de marché qui sont pas forcément les celles celles qu'on voudrait espérer, mais c'est aussi tout simplement un risque de vassalisation technologique qui est absolument réel, qu'on peut connaître déjà aujourd'hui dans un certain nombre de secteurs et je

28:04

veux dire tant qu'on le connaît dans un certain nombre de secteurs mais pas uniformément sur tous les secteurs, c'est pas grave parce que on peut avoir des points forts et puis des points qui sont moins forts. Le vrai enjeu pour la France aujourd'hui et pour l'Europe plus généralement c'est de savoir si on n'est pas dans un risque de vassalisation un peu généralisé sur l'itation de technologie. Et ça, je pense qu'il y a un vrai sujet sur là-dessus, un vrai point de d'alerte et d'attention. Il faut qu'on soit capable évidemment de réinvestir. Donc c'est c'est vraiment essentiel et et quand je dis ça, c'est évidemment on pense derrière à la recherche très dirigée, une recherche qui serait très pilotée et cetera. C'est vrai, mais bien sûr, il faut qu'on investisse là-dessus,

28:47

mais il faut aussi qu'on investisse sur de sur euh et on le fait à travers les agences de programme, mais il faut aussi qu'on soit capable de soutenir et de renforcer une recherche libre, une recherche qui n'est pas dirigée, une recherche qui est pensée et qui est pilotée par la communauté des chercheurs parce que c'est pas simplement pour le plaisir de défendre la science et l'autonomie des scientifiques qui me semble être un enjeu majeur. Mais c'est aussi parce que c'est notre intérêt. Je je pense que vous avez tous en tête le fait que euh le Tflon n'a pas été inventé pour les poils, que les antibiotiques ne sont pas nés d'un programme de recherche qui

29:30

visait à développer la pénicilline. Et si je se prend un exemple plus récent aux impiques qui fait le qui fait la richesse du laboratoire danois Novocirsk, les ventes correspondent à 10 % du pip danois de de de d'Olympique. [grognement] Et bien ce ce médicament n'a pas été pensé et imaginé pour perdre du poids. [grognement] Donc je veux dire c'est enfin tout ça ce sont des illustrations peut-être un peu simplistes et un peu grossières mais du fait que la recherche doit se penser à la fois évidemment verticalement pour définir des programmes, définir des priorités, faire des roadmap évidemment sur un certain nombre de sujets, mais il faut aussi être capable d'alimenter une recherche libre qui est donnée et qui est pilotée

30:14

par les chercheurs eux-mêmes et qui vont faire des découvertes qu'on ne connaît pas aujourd'hui. Et je pense qu'il faut être extrêmement prudent quand je vois aujourd'hui atlantique en particulier des proposition autour d'un new Golden Age of Science qui est le qui serait l'espèce de nouvelle road map de l'administration américaine quand même très très largement focalisé sur des développements très programmés et très justement dirigés. Je pense qu'il faut être extrêmement prudent sur ces euh sur cette manière de de penser la recherche de moyens et de long terme. Voilà, je crois vraiment que les calculs de de de court terme et les économies de court terme, elles ont des résultats à long terme et qu'il faut faire attention

30:59

à ça. Chaque euro qu'on retire ou qu'on ajoute aujourd'hui à la recherche, c'est aussi l'euro qui est nécessaire pour préparer la prochaine rupture technologique. Et donc c'est pour ça quelque part ce réinvestissement qu'on a cette année sur les questions de recherche me semble être me semble être important. La réalité c'est que nous courons le risque nous courons un risque en Europe mais spécifiquement en France d'une forme de déclassement assez durable. Vous le savez, la France, la place de la France dans la les publications scientifiques reculent quels que soient les indicateurs. Alors, il y a pour ça de très bonnes explications, en particulier le le poids des grands pays asiatiques, le poids de la Chine, le poids de l'Inde aussi qui qui

31:43

mécaniquement aussi dilue la part des la part des publications des grands des des des grands pays historiques de sciences bien sûr. Et et ça c'est normal et puis on peut même se réjouir du fait qu'il y a plus de pays qui fassent de la recherche et qui investissent dans la recherche. Mais il y a pas que ce phénomène là, il y a aussi le fait que quand même notre part d'audience qui est passé de en 20 ans de 4,33 % à 2,7 % et on est passé de la 5e à la 10e place et ça ne s'explique pas exclusivement par la place prise par l'Inde et la Chine aujourd'hui. Alors, rien n'est inétait n'est inégable et je crois que certaines mesures produisent aujourd'hui des effets qui sont des effets tangibles, des effets des choses qu'on a voulu, qu'on a pensé

32:28

pour essayer justement de lutter contre ça. C'est beaucoup des des des objets où on essaie de focaliser un peu les efforts et de concentrer aussi un peu nos efforts. Je pense en particulier les programmes de recherche qui sont financés par France 2030, les PEPR qui ont permis par exemple la production d'articles de très très grande qualité avec des taux de citation très élevé hein. 25 % des publications scientifiques qui en sont issues fin figurent pardon parmi les 10 % les plus cités au monde. Donc quelque part, on voit bien que quand on arrive de manière extrêmement volontariste à concentrer des efforts sur un certain nombre de sur un certain nombre de programmes et de sujets en faisant confiance aux chercheurs qui sont derrière, et ben on arrive à avoir des des effets euh qui

33:11

sont des effets importants. Et puis je crois aussi profondément que pour rester à la pointe de la recherche, la France doit disposer de compétences et donc continuer à rester attractive. La compétition mondiale pour les talents, elle est sans précédent. La France est depuis longtemps une destination qui est une destination privilégiée pour les étudiants du monde entier et il faut s'en réjouir. Notre notre histoire, elle est notre recherche, elle est historiquement une recherche internationale et je voudrais rappeler que aujourd'hui quatre doctorants sur 10 sont des étrangers et vous allez dans des laboratoires de recherche, vous entendez parler toutes les langues du monde. Enfin, je veux dire, c'est quand même enfin et et heureusement et et quand vous et quand

33:55

j'entends aujourd'hui des discours qui sont des discours de fermeture ou de xénophobie en disant on accueille trop d'étudiants internationaux et cetera tout ça, mais je pense qu'il y a une profonde incompréhension en particulier sur les questions de recherche de ce que sont aujourd'hui les dynamiques de la recherche et la nécessaire capacité à la fois d'accueillir les talents aussi de laisser partir des des talents de chez nous. cette circulation des cerveaux, ces allers-retours, ils sont absolument consubstantiels à ce qu'est la recherche aujourd'hui. Euh, évidemment, on doit faire notre part pour améliorer l'attractivité de la France, des carrières scientifiques à la fois pour les jeunes français et puis pour les chercheurs internationaux. La loi de programmation de la recherche, elle a

34:34

permis de faire quand même plusieurs choses sur le sur ce sujet. n'est-il pas allé au bout de tout contenu des conditions économiques courantes. On a on a on n'est pas allé au bout de tous les sujets mais il y a eu quand même quelques éléments très forts que je voudrais rappeler. Revalorisation des carrières scientifiques, une progression de la moyenne indemnitaire de [raclement de gorge] 120 % entre 2020 et 2024 pour les enseignants chercheurs. Quand même 320 € par mois et de 150 % pour les chercheurs. 340 € par mois de plus pour les chercheurs et les enseignants chercheurs. les programmes d'excellence, enfin je parle pas aussi de la revalorisation des bourses de test par exemple qui ont été extrêmement significatifes. Mise en place de programmes d'excellence

35:16

comme des chaires de professeurs juniors qui ont des effets positifs qui sont concrets qui ont permis d'attirer ou de faire revenir en France des chercheurs qui autrement auraient choisi un autre pays. Des programmes comme Make Our Planet Again, Great Again ou Choose France for Science qui ont été portés par le président de la République et qui ont montré en fait quelque part que la France continuait de défendre son rang. en recherche malgré parfois des vents contraires à l'international. On a accueilli des chercheurs de rang mondial qui sont venus renforcer des équipes dans nos laboratoires. C'est à chaque fois des nombres qui sont des nombres qui sont pas des très grands nombres. On est en train de parler à chaque fois de quelques centaines de chercheurs qui

35:52

viennent renforcer nos équipes sur les milliers ou des dizaines de milliers de chercheurs. On est ça c'est ça peut être déterminant d'avoir ces très grands talents qui viennent et qui viennent renforcer nos équipes. Je crois profondément que ces programmes, ils doivent s'encrer dans la durée si on veut garder notre place. C'est vraiment essentiel. C'est aussi pour défendre notre attractivité qu'on a porté le plan Tool France for Higher Education en avril dernier. Il doit nous permettre d'accueillir de continuer à accueillir des étudiants du monde entier avec des objectifs qui sont des objectifs ambitieux d'accueil, d'ouverture à l'international, au monde entier, mais aussi peut-être en ayant des stratégies que ce sont des stratégies plus affumées, plus affirmées, une logique

36:32

plus qualitative que celle qui avait court jusqu'ici et puis en focalisant sur des priorités, en particulier les filières scientifiques et technologiques pour lesquelles nous manquons singulièrement de candidats en France et en Europe. Et donc c'est là aussi un enjeu majeur. Alors mesdames et messieurs, un l'enseignement supérieur et la recherche sont par définition exposé de manière anticipée aux transformations de notre monde. Et depuis quelques années, l'intelligence artificielle incarne évidemment ces questions. Comment faire évoluer euh nos enseignements, nos modalités d'évaluation, notre manière de faire de la recherche ?

37:16

Et euh je risque de vous décevoir. Je crois qu'il n'y a pas de réponse toute faite à ces questions qui sont assez habissal. Ça n'empêche pas d'avoir des convictions. Tout d'abord, je pense qu'il faut prendre acte de la place qu'a prise l'IA dans nos sociétés. Et donc, je crois que nous nous devons de préparer notre jeunesse à un monde qui vit avec l'IA. Euh c'est les les débats qu'on peut encore avoir de temps à autre à savoir si ou non il faut autoriser l'IA pour faire ceci ou pour faire cela. Enfin me semble assez lunaire. Qui songerait sérieusement aujourd'hui à demander à des étudiants de se passer de tout

37:57

recours à internet pour réfléchir à que ce soit une dissertation ou un projet scientifique ? Ça n'existe pas. Donc je pense que on vit dans un monde où l'IA est aujourd'hui partout et donc il faut aujourd'hui être en mesure d'utiliser ces ces outils. Il faut et et je crois évidemment que notre responsabilité c'est d'aider, c'est de préparer l'étudiant pour justement s'approprier ces outils et cela passe par le renforcement de compétences, la capacité à comprendre aussi ce que sont ces outils et ça je crois que c'est vraiment fondamental et cette capacité à comprendre ce que sont ces outils d'intelligence artificielle, évidemment on va pas essayer de faire la même explication à des gens qui sont des étudiants des étudiants en sciences ou

38:42

en mathématiques. ou à des entitants qui font des sciences humaines et sociales. On c'est c'est ou qui font qui font qui se préparent à un métier technologique. Donc il faut adapter évidemment la formation mais moi je voudrais rappeler que quand même des expliquer ce qui est un outil d'IA, comment il fonctionne. Alors peut-être pas tout expliquer parce que des choses qui peuvent être très compliquées mais il y a aussi des choses qui peuvent être extrêmement simples. On peut faire des on peut faire des cours, on peut expliquer à des jeunes lycéens comment fonctionne tel ou tel outil, comment est-ce que quels sont les algorithmes qui sont derrière. Et je crois que ce travail là, il est absolument essentiel. On peut pas se passer d'avoir un moment où on explique aux uns et aux autres comment

39:21

fonctionnent ces outils. Sinon, on est dans la pensée magique. Et la pensée magique, elle alimente les fantasmes et elle alimente les folies et on en entend quelques-unes aujourd'hui. Voilà. Donc, je crois que c'est vraiment quelque chose qui est qui est essentiel. Je pense qu'il faut être capable aussi de mobiliser les les les jeunes évidemment pour expliquer qu'ils font confronter les sources, qu'il faut être évidemment capable de sortir des réponses qui sont immédiates et toutes faites. Voilà, quelque part c'est un peu enfin si je devais si si je devais résumer sur les questions de de formation, il me semble que il faut être à la fois en mesure aujourd'hui de promouvoir ce que ce que ce que nos amis du du monde scolaire appellent les savoirs fondamentaux mais que qui existe aussi

40:02

dans le monde de l'enseignement supérieur, c'est-à-dire quelque part les savoirs fondamentaux des disciplines. Et effectivement peut-être sans intelligence artificielle, être capable de maîtriser les outils fondamentaux, c'est absolument essentiel. Utiliser et comprendre les outils, c'est une deuxième c'est un deuxième enjeu majeur. Et puis aussi, je crois qu'il faut préparer nos étudiants à apprendre à à vivre des ruptures extrêmement violentes dans leur monde professionnel. parce que le bouleversement de l'IA qu'on est en train de voir aujourd'hui qui va s'adosser demain aux évolutions autour de la robotique, mais c'est encore un autre sujet. Ce n'est ce n'est évidemment probablement qu'une des évolutions extrêmement brutales, extrêmement rapides euh auxquelles ils

40:42

seront confrontés demain. Voilà, donc il faut pas se laisser dominer par la puissance de ces outils. On peut pas juste simplement être passif. Je crois vraiment que il faut travailler et on va le faire dans les mois qui viennent avec tous les acteurs de l'USR qui eux-mêmes expérimentent Tatonn et c'est vrai en France, c'est vrai en Europe, c'est vrai partout dans le monde réfléchissent sur cet outil, réfléchissent sur leur valeur ajoutée aussi quand vous êtes enseignant sur la manière dont se sur la manière dont on peut les utiliser et et ça c'est vraiment un travail qu'on va vouloir lancer. Voilà, je pense que c'est il faut à la fois récuser les fantasmes et les peurs. On en a beaucoup entendu il y a quelques il y a quelques il y a encore depuis quelques jours ou depuis quelques semaines.

41:26

Regarder avec le recul nécessaire les appels les appels des acteurs dominants à faire un moratoire qui qui ne profiteraiit qu'à eux. euh réfléchir aussi à notre capacité aussi à susciter euh euh les investissements de la curiosité et puis rappeler aussi simplement que ces outils d'intelligence artificielle euh ils sont pour la recherche des des enjeux qui sont enfin des des des moyens d'accélérer le développement d'un certain nombre de recherches qui sont considérables. C'est-à-dire que on entend beaucoup parler en ce moment de risque majeur et cetera avec un certain nombre de fantasmes encore une fois, mais il y a aussi derrière, et ça c'est pas des fantasmes, c'est la réalité, c'est des accélérateurs qui sont absolument

42:09

extraordinaires. Discuter aujourd'hui avec des biologistes, discuter aujourd'hui avec des gens qui travaillent dans le dans le domaine de la santé aujourd'hui, les accélérations qu'on pe qu'on va pouvoir avoir avec les outils d'intelligence artificielle, c'est c'est la réalité de la recherche d'aujourd'hui. Donc il y a aussi une terre d'opportunité, ce qui veut pas dire qu' ça nous exonère de contrôle et de lucidité mais en tout cas enfin faut vraiment quand même bien peser les opportunités qui sont devant nous aussi. Alors pour revenir à un sujet peut-être un peu plus terre à terre pardon de de cette longue digression sur l'intelligence artificielle je voudrais revenir sur l'efficacité de notre action. Je crois qu'elle passe aussi par une meilleure organisation de une meilleure

42:53

organisation et et en particulier des transformations qui sont peut-être un peu loin des regards aujourd'hui mais qui sont réelles. Vous savez que on est un ministère d'opérateur, c'est-à-dire que on a une administration qui enfin des opérateurs qui que sont des universités, des écoles, des organismes de recherche qui bénéficient d'une grande autonomie et de beaucoup de beaucoup de liberté. Et c'est très bien ainsi. Mais euh pour le coup, on a encore la question de notre organisation interne et de l'organisation du ministère qui elle est parfois très concentrée encore aujourd'hui. Et depuis mon arrivée, j'ai voulu donner corps à une vraie déconcentration de l'action publique en ce qui concerne l'enseignement supérieur et la recherche. Je crois vraiment que c'est

43:34

la condition et le complémentaire d'une réelle autonomie des établissements. Donc c'est un pilotage qui est plus stratégique du ministère, plus de subsidiarité dans l'action. [raclement de gorge] C'est-à-dire que quelque part, il y a un certain nombre de décisions qui aujourd'hui j'en suis convaincu, peuvent être prises directement soit par les établissements eux-même, soit par au niveau des des recteurs et ça sert à rien de tout faire remonter aujourd'hui au ministère. Et [grognement] vraiment, on porte cette cette idée-là. Les assises du financement de l'université, elles ont rendu leur conclusion cet été et elles ont montré que c'était une condition nécessaire pour que les établissements remplissent leur mission en faisant un bon et plein usage de leurs moyens. Donc les directions

44:16

générales du ministère se sont réorganisées. Je voudrais remercier les deux directeurs qui ont qui ont vraiment joué un rôle absolument essentiel avec l'aide du secrétariat général pour pour mener à bien ces ces transformations, pour jouer pleinement leur rôle de tutel en accompagnement des services déconcentrés, plus forts et avec un rôle des recteurs qui a été renforcé. Les recteurs en particulier, ce sont eux qui pilotent les discussions avec les universités sur les contrat d'objectif, de moyens et de performance. Alors, derrière ce ce cycle comp, c'est pas un cycle technocratique, c'est simplement une en fait une discussion qui a lieu aujourd'hui avec chaque établissement pour que la stratégie de l'établissement

45:00

soit mise sur la table de manière extrêmement claire. C'est bien la stratégie de l'établissement, c'est pas la stratégie qui est dictée par le ministère. Le ministère, l'État vient avec des besoins qui vont être des besoins très macroscopique qui vont être de dire bah c'est vrai, on a besoin de plus d'ingénieurs, plus de techniciens parce que c'est un besoin de la nation. Euh c'est des voilà et comment est-ce que vous vous allez l'implémenter ? Et puis après chaque université a son autonomie, sa stratégie et ce ces contrats d'objectif et de performance. C'est le moyen, c'est le moment justement où c'est les deux se retrouvent et puis se retrouvent en présence aussi évidemment des collectivités territoriales, ce qui est un enjeu majeur parce que ces universités elles sont pas hors sol.

45:38

L'université de Peau, c'est pas la même chose que Sbon université. C'est pas le même territoire. C'est pas les mêmes acteurs aujourd'hui. C'est pas les mêmes acteurs industriels à côté. Et donc il faut que cette discussion elle ait bien lieu localement avec un pilotage qui soit local lié par les donc par les recteurs et avec le support et l'appui évidemment des directions générales que je remercie. Donc voilà, on généralise cette année ce qu'on avait expérimenté l'an dernier dans deux régions. Les compes seront on aura des compes pour chaque université donc dans chaque région et on l'avait expérimenté dans la région PACA et dans la région Nouvelle Akitè. Voilà. Euh de vous dire aussi que on va progresser pour confier davantage la gestion des ressources humaines aux

46:19

établissements dans une logique d'autonomie comme ça a été proposé par euh les assises de l'enseignement supérieur et de l'enseignement supérieur tout court pardon et [grognement] ça concerne en particulier les personnels non enseignants et les biates. Aujourd'hui leur gestion est centralisée au niveau du ministère alors que on voit bien qu'en fait la vie se passe localement dans les établissements. Donc évidemment, tout ça n'a pas beaucoup de sens et je souhaite que nous avancions avec toutes les parties prenantes pour sortir de ce système et donner davantage la main aux établissements. C'est un exemple parmi d'autres de chantiers concrets sur lesquels il est temps de travailler et d'avancer. Voilà, cette territorialisation de l'action publique, elle vise à

47:00

rapprocher du terrain, c'est-à-dire des territoires des étudiants, des citoyens d'aujourd'hui et de demain. Moi, dans l'année qui commence et qui a déjà commencé, je crois qu'il est indispensable que les Français puissent s'emparer du sujet de l'université car il les concernent tous. Et alors, je pense en particulier à un point qui est celui des libertés académiques et c'est pas un sujet qui concerne simplement les université, les libertés académiques. C'est un défondement de notre démocratie. Les universités, elles ont été le lieu, le creuser du libre débat de la dispute mais de la dispute respectueuse [grognement] où s'est forgé notre capacité collective à partager des désaccords qui sont peuvent être profonds. Et l'université,

47:44

elle a été depuis ses fondements le lieu privilégié de la controverse dans laquelle sans sans laquelle il n'y a pas de recherche vivante ni d'avancée de la science et elle doit demeurer se ferment de nos libertés communes et ce sera là aussi un des axes forts que je porterai dans les dans les derniers mois. Voilà mesdames et messieurs, j'ai voulu présenter non seulement un peu l'action bilan du ministère mais aussi les priorités que je vais porter jusqu'au bout. défense de notre souveraineté par la défense de l'excellence et de la recherche française, la réponse au défis de notre temps, en particulier avec l'IA et puis la défense des libertés académiques qui sont au fondement au fondement pardon de notre pacte démocratique. L'année qui commence sera l'occasion de

48:27

nombreux débats. Mon mon j'ai plusieurs souhaits mais celui dont je vais vous faire part c'est que dans ces débats, on parle de l'enseignement supérieur et de la recherche parce que je sais pas si vous az remarqué, c'est pas forcément un sujet euh dont vous parlez tous les jours. Hélas, je suis premier à le regretter. Euh et je pense que on a on a des questions qui sont des questions vraiment de rupture devant nous sur ces grands sujets. Si je regarde juste les questions d'enseignement supérieur, il y en a quelques-unes que j'ai déjà un petit peu levé que je voudrais remettre sur la table aujourd'hui et encore une fois sur lesquels pour le coup on va pas avancer dans les mois qui viennent qui sont des sujets qui doivent être des

49:10

sujets je crois débattus lors du du lors des débats pour autour de la présidentielle. Quel doit être le statut du baccalauréat ? à quoi ça doit servir ? Quelles sont les conditions d'accès à l'enseignement supérieur ? Quel effort budgétaire additionnel est-ce qu'il faut faire pour qu'on pour la recherche et l'enseignement supérieur ? Comment est-ce qu'on peut le faire en particulier pour l'enseignement supérieur ? Donc quelque part derrière c'est la question des des droits et comment est-ce que ces droits peuvent ou doivent évoluer ou pas ou ne pas évoluer ? Et à ce moment-là, si on les fait pas évoluer, bah ça veut dire qu'il faut être en mesure de rajouter quelques milliards d'euros dans le budget pour nos universités demain. Et je voudrais que ces questions là soient discuté

49:50

parce que ne pas en discuter maintenant, c'est se garantir qu'il ne se passera rien demain. Et je crois qu'il faut en parler au français parce que simplement bah c'est la place de de nos étudiants demain. C'est notre c'est un modèle c'est des modèles de société qui s'affrontent aussi et évidemment il il reviendra au français de se prononcer sur ces choix qui nous engage pour les décennies à venir. Voilà, je vous souhaite une excellente rentrée et je serais heureux d'essayer de répondre à vos questions. Je vous remercie. Je te laisse. Ah pardon. On va prendre tr questions d'affilé et on vous demande de bien vous présenter non immédiat.

50:34

Bonjour Marie-Christine Corbier du journal des Échos. J'ai deux questions. La première sur le repas 1 € vous êtes félicité des 143 millions d'euros dédiés à au repas 1 €. Qu'en est-il du reste des activités des crousses par exemple de la réhabilitation des résidences universitaires ou autres ? Est-ce que on prend à une partie des activités pour donner à d'autres ou pas ? Et la deuxème question, c'est sur le projet de loi enseignement supérieur privé. Vous disiez à l'instant, on n' pas les outils de contrôle, c'est pour ça qu'il faut un texte. Euh je regardais cet été euh ce qu'a fait le ministère de l'agriculture avec un sujet euh microscopique mais qui est le sujet des écoles d'ostoporostéopathes animaliers qui

51:18

posent des règles hyper encadrées dans un arrêté. La question que je me pose, c'est est-ce qu'il est pas possible, vu qu'il y a pas de projet de loi tout de suite, de de prendre un arrêté finalement pour faire avancer le sujet ? Merci. Bonjour, Marine Doval pour la FP. Depuis la rentrée, les frais d'application différenciés doivent s'appliquer strictement, même s'il y a une petite marge de 30 % cette année. Est-ce que vous avez déjà un premier bilan des universités qui les appliquent enf est-ce que ça s'applique bien ? Voilà. Merci Swisic Lennev, journal Leonde. Une question sur Parcours Sup, vous avez évoqué le travail des commissions rectorales qui qui se poursuit

52:03

et qui fait qui fait beaucoup de bonnes volonté. Néanmoins, on s'aperçoit que un tiers des lycéens se réorient un an après leur affectation première. Donc est-ce qu'il y a pas là quand même lieu de s'inquiéter sur sur ce souhait de se réorienter et donc d'être mal affecté dès le départ finalement ? Et deuxème question sur le budget, les 500 millions que vous évoquez seront-ils seront-ils en euros constants 500 millions véritables ou vont-ils être finalement eux aussi un peu soumis au aux dépenses de fonctionnement avec le coût des fluides et cetera qui est le cas pension bien sûr qui risque de manger une partie ? Merci. Peut-être je donc le les alors vous me

52:46

donnez de bonnes idées mais les 143 millions d'euros sont bien des 143 millions d'euros additionnels qui viennent en plus de toutes les autres missions du CRU. Je je dis ça sous l'œil vigilant de la présidente du Knous. Donc c'est bien 143 millions d'euros additionnels. Honnêtement, on est vraiment dans le dans le dans la mise en œuvre de cette mesure qui qui enfin voilà, on est vraiment dans le respect des dans le respect de l'engagement qui avait été pris avec le Parti socialiste sur sur cette question là et et on se aussi un peu aux difficultés qui étaient difficultés qui étaient difficultés prévisibles, c'est-à-dire et ben en baissant en donnant un accès à 1 € aux étudiants non

53:30

boursiers, on a généré et ben évidemment un afflo flux de de dans dans dans les restaurants universitaires. Donc dans les 143 millions d'euros, il y a à la fois de quoi compenser le manque à gagner pour les restaurants universitaires en passant de 3 € 50 à 1 € évidemment et mais c'est aussi des recrutements donc 200 personnes qui ont déjà été qui ont déjà été recrutées et puis c'est aussi des investissements. Dans un cas ça va être des machines qu'on va acheter, dans l'autre cas ça va être une augmentation des stocks. dans le 3è quand vraiment c'est au cas par cas restaurant universitaire par restaurant universitaire et on fait le maximum les les miracles sont jamais enfin mais voilà mais on fait le maximum

54:14

euh ça c'est le premier point sur le bilan pour les droits différenciers donc on est euh comme vous le savez c'estes ces droits différenciers ont été mis en place en 2019 ce qui a été changé c'est un petit peu les modalités et les contraintes d'application avec un décret qui a été pris cette année, c'est un décret qui les conditions s'appliquent de manière progressive. Alors, il y a un peu il y a double progressivité parce que la première chose, c'est que déjà, bon déjà, je rappelle, je l'ai déjà dit, je pense 50 fois, mais je vais le redire encore une fois de plus, ces droits différentiels ne s'appliquent pas au doctorat, donc s'appliquent que au niveau licence et au niveau master, pas au niveau des tésards, donc des doctorants.

54:58

Licence et master, il y a des dispositifs d'exonération qui sont de 30 % aujourd'hui à la main des établissements qui baisseront progressivement pour aboutir à 20 % dans 2 ans, 3 ans, je sais plus. 2 ans 2 ans voilà pardon excusez-moi dans 2 ans. Ça c'est la première mesure. Deuxième mesure c'est que quand vous êtes à l'intérieur d'un cycle bah il y a pas de changement de vos droits. Donc ça veut dire que si vous avez commencé votre licence l'an dernier et ben cette année vous continuez à bénéficier des tarifs et vous n'êtes pas concerné par les augmentations. Et puis je voudrais aussi rappeler que il y a des mécanismes qui permettent de garantir que tous les étudiants qui sont qui sont accueillis dans le cadre de conventionnement entre établissements sont aussi exonérés. Donc

55:43

dit autrement quand vous mettez bout à bout l'ensemble de ces dispositifs aujourd'hui ça a été conçu pour être progressif et pour ne pas se retrouver dans des situations ou pour ne pas être dans des situations brutales vis-à-vis de vis-à-vis des étudiants. Donc globalement je pense que les choses se mettent en œuvre progressivement. Il y a les les universités honnêtement jouent le jeu. Parfois elles communiquent de manière habile mais elle joue le jeu. Euh elle joue le jeu et on n pas de aujourd'hui on n pas d'alerte particulière, on sera évidemment vigilant mais le bilan ne pourra être fait que significativement plus tard. Je sais enfin ouais c'est ça. Donc on est on sera plutôt au début d'année prochaine pour faire le pour faire un bilan d'application. Il nous faut quand même

56:26

plusieurs semaines ou plusieurs mois pour pour digérer tout ça. Mais on est on est très on est attentif et on est attentif et vigilant euh pour les pour les règles pour l'enseignement supérieur privé. Alors, si s'il y avait euh la possibilité de faire ça avec un arrêté, je serai je serais ravi de le faire, mais je je crois malheureusement qu'on a un peu exploré, on a fait le tour de notre prison à de nombreuses reprises et je crois malheureusement que que c'est que ce n'est pas du tout possible parce qu'en fait on a des textes qui régissent enfin vous savez que la régulation de l'enseignement supérieur enfin l'enseignement supérieur privé aujourd'hui est régie par une multitude de textes qui sont quand même assez complexes et assez enchevétrés et donc des ça dépend du statut des

57:06

établissements que et cetera, on est obligé de légiférer si on veut avoir un minimum de contrôle sur la qualité des établissements euh sur les sur les KS. Euh oui, vous avez raison, vous avez un nombre significatif de lycéen qui se qui se réoriente beaucoup plus que il y a 30 ans ou enfin je c'est un des enfin c'est un des phénomènes marquants. Vous avez aussi beaucoup plus de reprise d'études que ce qu'on avait précédemment. C'est des gens qui commencent une carrière professionnelle et puis qui choisissent de reprendre leurs études. Euh je vous cache pas pour être un tout petit peu schizophrène, je je enfin à la fois évidemment c'est un problème pour nous parce que ça génère des

57:50

inscriptions et donc il faut être capable de gérer ces questionsl euh dans dans un cadre très contraint et en particulier la crise en Île-de-France. Euh évidemment que c'est une difficulté, mais j'ai quand même du mal à trouver que c'est une mauvaise nouvelle. Enfin, le fait qu'on ait des gens qui se réorient et qui enfin qui se pardon qui reviennent vers les études après avoir exercé pendant 2 3 ans, je trouve que c'est quand même très positif. Enfin, ça montre quelque part on n'est pas nécessairement dans un parcours hyper linéaire. Enfin, si vous n'avez pas votre master à 22 ans ou 21 22 les calculs sont bons, c'est pas grave. Je dire enfin vous avez le droit de l'avoir plus tard. Enfin, je je pense que c'est

58:35

c'est quand même un c'est là pour le coup, c'est vraiment un mal français, quoi. Je enfin, on est on est vraiment dans le dans le travers qui consiste dire alors pour un alors pour pour un lycéen la question de la réorientation, je pense que ça pose deux sujets. Ça pose la question de l'orientation au lycée évidemment, ça c'est sûr. Et puis ça pose aussi parfois la question de l'adéquation des choix et des capacités académiques des jeunes. et et on sait très bien qu'on a un certain nombre de formations qui sont très attractives aujourd'hui pour les lycéens parce que ils projettent un idéal de métier, un idéal de formation et qui correspondent pas à leur niveau réel. Enfin, si on prend euh au hasard les études de droit aujourd'hui, bah c'est effectivement les

59:19

études de droit génèrent un nombre considérable de demandes euh partout en France à laquelle on a on arrive péniblement à répondre avec des taux de succès qui sont quand même assez faibles à la fin, mais c'est aussi parce que initialement les étudiants qui se dessinent vers ces vers ces enfin il y a il y a il y a moi je crois qu'on a aussi un devoir de vérité et ça rejoint un tout petit peu la question que je posais à la fin qui était qui est de dire enfin c'est C'est c'est c'est de se dire simplement à quel moment est-ce que est-ce que on confronte le bâchelier qui s'oriente vers ça ou l'étudiant vers ben est-ce que cette formation elle est adaptée au parcours que tu as eu précédemment ? C'est pas une question qui est très facile et très agréable à poser mais il y a deux façons de le

1:00:01

faire. C'est soit en discutant à l'entrée de la formation soit de lui dire bah écoute on verra dans les 4 ans qui viennent ce que tu vas faire. ce qui est le choix qu'on a fait jusqu'à maintenant et qui me semble ne pas forcément être un choix complètement judicieux, mais ça c'est mon avis personnel qui n'engage que moi. Euh pardon et sur le budget euh Ah oui, le casse pension, pas de casse-pension. Donc il n'y aura pas de il y a pas de mesure casse-pension. Euh il y a pas de Alors, je votre question sur les sur les fluides et cetera, je vous confirme que les budgets ne sont pas calculés en dehors de l'augmentation du prix des fluides parce qu'après sinon ça va devenir vraiment très compliqué.

1:00:46

Donc donc on est bien sur 500 millions d'euros sur l'ensemble qui va arriver en plus. D'accord. Et dedans, il y aura pas de mesures imposées, il y a pas de casse pension ou de choses comme ça qui seraiit quelque part des des des contrainte additionnelle par rapport à ce qu'il y avait les années précédentes. Donc il y a pas de il y a pas de mauvaise nouvell et c'est l'investissement en plus pour un certain nombre de pour un certain nombre de sujets.

1:01:16

Bonjour à vous Laurent Simon, Metws, journal des chercheurs. Euh deux questions peut-être. La première, vous avez fait le constat qui est largement partagé du décrochage de la France dans la compétition mondiale. Quelles en sont les causes selon vos hypothèses ? Une fois le constat posé, c'est les les causes sont intéressantes. Euh la deuxième, c'est à propos d'une note récemment par russe du fingt tank Teranova qui décrit les fragilités de l'ESR français notamment en cas de d'alternance politique au profit du RN en 2026. Je voulais savoir si vous aviez une analyse par rapport à ça ou une réflexion. Et la dernière c'est par rapport à Lia mais ça nous concerne tous dans la pièce. Lia est en train de popériser les titres de presse puisque grâce au résumé IA qui sont dans tous

1:01:56

les navigateurs, on a plus d'audience. Il y a eu de nombreuses tribunes récemment.

1:02:07

Merci Anaïs Gérard de la F. J'ai deux questions. Une sur le projet de loi qui rebondit sur la question de Mar Christine. Est-ce que vous avez un plan B ? Si il n'arrive pas l'ordre du jour de l'Assemblée nationale à la fois un plan B de véhicule législatif type PPL Chanel qui est en cours d'examen enfin qui a déjà été commencé à examiner et plan B sur le fond pour la régulation du privé les EPE et cetera et cetera. Il y a beaucoup de choses qui sont déjà mis en place en anticipation du projet de loi. Qu'est-ce qui se passe s'il y a pas de régulation du privé ? Et deuxième question, vous avez parlé de la déconcentration de la gestion des personnels administratifs et de bibliothèque. Est-ce que ça fait partie du paquet

1:02:50

délégalisation que vous avez engagé avec le Conseil constitutionnel ? Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur cet aspect-là ?

1:03:04

Bonjour Clément Soudaille du journal La Croix. Une question à propos du classement PISA qui a été publié dans laquelle la France fait pigure. C'est sur des élèves de 15 ans mais donc qui arriveront dans quelques années dans l'enseignement supérieur. Comment est-ce que vous anticipez cette arrivée ? Quelle remise à niveau ? Voilà.

1:03:30

Peut-être. Oui. Euh alors euh les causes de la perte de compétitivité de la France, c'est alors le le constat est enfin facile, pas si facile que ça parce que il a été quand même pendant très longtemps contesté et cetera. Donc l'avantage des études qui ont été menées là et qu'on avait demandé de au HCRS de mener, c'est de d'utiliser différents type d'indicateurs, différentes méthodes et qui quelque part permettai un petit peu justement de de dire que quelle que soit la méthode et quelle que soit l'angle d'observation, on avait un sujet effectivement de de perte de compétitivité. sur les sur les causes fondamentales. Bon, la première des causes la plus évidente, c'est ce que j'ai mentionné

1:04:15

tout à l'heure, c'est le fait qu'on a de nouveaux acteurs qui sont arrivés et qui viennent bouleverser le monde de la recherche. L'Inde, la Chine, l'Inde avec un peu de retard par rapport à la Chine sont devenus des acteurs importants de la recherche, d'abord sur les volumes et puis maintenant sur la qualité. C'est-à-dire que quelque part, on a vu d'abord nos collègues chinois produire de plus en plus d'articles et de contributions scientifiques et puis on a vu dans un deuxième temps la qualité de ces ces productions augmentait de manière extrêmement rapide et extrêmement forte et je vous rappelle qu'ils sont très nombreux. Donc je je donc premier effet un effet de dilution qui est un effet de dilution mécanique. Ça c'est la partie facile. Ce qui est

1:04:58

plus compliqué c'est quand on regarde d'autres pays comme l'Espagne ou l'Italie, ils ont aussi connu des formes de d'effritement mais en différentiel par rapport à nous, ils ont eu plutôt une tendance qui était meilleure que la nôtre. Donc quelque part ça nous questionne aussi sur notre propre modèle et sur notre manière de sur la manière dont dont on fonctionne aujourd'hui. Moi je je crois que aujourd'hui mais pour le coup ce débat a pas été complètement mené avec la communauté scientifique et je pense qu'il faut le mener avec la communauté scientifique. Moi je pense que il y a plusieurs choses. Il y a le fait que probablement on a toujours un petit peu de mal à concentrer nos ressources. C'est un vrai c'est un vrai sujet. Je vous ramène pour ceux qui suivent les questions de

1:05:41

recherche avec attention au au mots malheureux d'Antoine Petit il y a quelques années sur sur le sujet. Euh voilà, je pense que ces questions c'est c'est cette question de la capacité à concentrer les recher à concentrer les moyens parfois sur un nombre qui est un peu plus limité d'équipe et cetera reste quand même un sujet qui queon a du mal à mener. Je pense que c'est un premier sujet je pense. Et ça c'est en lien avec d'autres d'autres questions et des sujets qu'on a abordé précédemment. Je pense aussi qu'on demande qu'on a demandé ces dernières décennies à nos universités un travail gigantesque sur l'accueil à la fois de plus

1:06:25

d'étudiants et surtout d'étudiants qui ont des profils de formation initiale qui sont extraordinairement divers, beaucoup plus que ceux qu'ils accueillaient il y a 20 ou 30 ans. Donc ça veut dire que des étudiants qui parfois vous accueillez aujourd'hui quand vous êtes maître de conférence et que vous arrivez dans votre université, vous accueillez aujourd'hui des étudiants qui viennent d'avoir le baccalauréat qui peuvent avoir eu un baccalauréat professionnel, un baccalauréat technologique, un baccalauréat général avec des étudiants qui avaient 16 ou 17 de moyenne et puis d'autres qui avaient qui ont qui ont des profils parfois extraordinairement fragiles. Et donc ça veut dire qu'on a

1:07:08

changé aussi quand même on a changé un peu le métier je crois je pense he des enseignants chercheurs en leur demandant et ils se sont investis aussi beaucoup sur ces questions-là et sur des dispositifs de remédiation de remise à niveau et cetera. Vous pouvez pas tout faire dans une journée hein. Et donc je pense que probablement il y a eu des effets de bord aussi sur les temps de recherche et sur la capacité à développer une recherche en même temps en parallèle sur le sur le sujet. Je pense que ces deux pistes encore une fois je suis très prudent parce que je pense que ce sont que des que des pistes et que le sujet le sujet est relativement complexe mais c'est probablement deux éléments qui sont deux éléments importants sur le fait est-ce qu'il faut s'inquiéter si le

1:07:45

Rassemblement national arrive au pouvoir ? Oui, mais je pense que la enfin mais on peut s'inquiéter dans notre domaine mais pas seulement dans notre domaine. Et voilà. Maintenant, la question c'est si derrière la question est de savoir en gros qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui, j'entends ça régulièrement quand je vais dans les laboratoires dans les universités, qu'est-ce qu'on peut faire pour se protéger d'un régime illibéral qui de viendrait viendrait fragiliser profondément ? Mais la vérité c'est qu'en fait s'il y a un régime libéral par définition effectivement on sera enfin voilà on sera on sera collectivement en difficulté. La meilleure réponse est effectivement de se mobiliser maintenant pour être certain que le Rassemblement national n'accèdera pas au pouvoir. Euh PJL,

1:08:28

est-ce qu'il y a un plan B ? Non, il y a pas de plan B. Euh il y a pas de plan B, mais ce projet de loi, il arrivera il arrivera au bout parce que il est absolument indispensable aujourd'hui pour assurer aux jeunes justement la qualité de les formations dans lesquelles ils veulent s'engager. Les biats, est-ce que ça fait partie des packages de délégalisation ? C'est un c'est ce sont deux packages qui sont enfin c'est deux sujets qui sont un peu différents. Je suis en train de dire une bêtise. Madame directrice voilà c'est ça c'est un sujet qui a don j'ai pas c'est bon j'ai pas dit de bêtises. C'est un sujet c'est un sujet qui a été qui a été effectivement soulevé lors des assises de l'enseignement supérieur et qui est qui va mériter évidemment un dialogue social

1:09:07

qui doit être mené évidemment activement avec l'ensemble des parties prenantes. PISA et enseignement sup. Ça rejoint le point précédent, c'est que on a un problème effectivement de niveau global des étudiants qu'on récupère dans le sucre. Alors le fait que les taux de succès au baccalauréat est cru de manière aussi aussi violente ces dernières années quelque part augmente aussi la diversité des profils et simplement bah oui ça pose ça pose des difficultés. Il faut mettre en place des dispositifs de remédiation. Et encore une fois, même moi quand je je prône à titre personnel l'idée que bah il faut réfléchir justement au rôle du baccalauréat et ce qui doit être demain, je je je n'imagine pas un système dans lequel on interdirait l'accès à l'enseignement supérieur à des

1:09:48

Bâcheliers. Mais par contre euh je pense que il faut euh garantir le fait que ben selon le bac que vous avez eu, selon le niveau que vous avez, et ben peut-être qu'il va falloir faire une année de propédotique, une année de remise à niveau, une année qui va permettre de garantir que vous avez une chance réelle de suivre la formation dans laquelle vous vous inscrivez. Et pardon, j'ai pas répondu sur la question sur la question de Lia et et de Je suis pas sûr de voilà, je suis pas sûr d'être très pertinent sur le sujet. Bonjour, Hortens Crépin pour la radio RTL. Le ministre de l'éducation nationale, Édouard Geffrey a a pris une circulaire pour que ça rejoint un petit

1:10:33

peu la réponse que vous avez apporté il y a il y a quelques instant pour que les candidats à la présidentielle ne puissent pas faire campagne dans les établissements scolaires. Est-ce que vous pourriez prendre une circulaire également pour que cela puisse s'appliquer dans les établissements de l'enseignement supérieur ou peut-être passer certaines consignes pour que le débat puisse être apaisé ? Merci.

1:10:58

Bonjour, Isabelle Cormati pour Newstank Éducation. Vous avez parlé de faire évoluer les procédures disciplinaires concernant les VSS pour les enseignants chercheurs. Qu'est-ce que vous entendez concrètement par ça ? Et deuxième petite question, vous aviez annoncé une convention sur les libertés académiques qui devaient commencer à l'été 2026. Qu'est-ce qu'il en est aujourd'hui ?

1:11:23

Bonjour Pauline Bluto, journaliste pigiste. J'ai plusieurs questions sur les études de santé. On parle de la suppression des parcours passelass. Je voulais savoir ce qu'il en était des licences sciences pour la santé. On l'a pas abordé. Elles ont été développées dans les universités depuis quelques années. Donc voilà, je voulais savoir si elles étaient concernées aussi. Euh j'ai vu dans le dossier de presse que vous annonciez la le déploiement euh de la première année des études de santé dans dans plusieurs départements, une quinzaine de sites l'année prochaine. La conférence des doyens de médecine s'inquiète du budget. Donc voilà, je vous pose la question aussi. Et dernière question plus d'actualité sur la suspicion de fraude aux écos donc pour l'internat de médecine.

1:12:03

Voilà, vous avez beaucoup parlé de fantasme dans les commentaires que vous avez glissé. Est-ce que c'est un fantasme ou une réelle inquiétude ? Merci.

1:12:15

J'ai peut-être essayé de répondre, il y en a beaucoup. Donc euh sur la situation dans le sur la question de la campagne et de du fait que est-ce qu'on pourrait prendre une circulaire qui interdirait les débats politiques dans dans les établissements ? Je pense qu'il faut quand même rappeler que la situation n'a rien à voir. Les étudiants sauf cas exceptionnel sont des jeunes qui sont des jeunes qui sont majeurs majeurs qui vont je le souhaite voter aux prochaines aux prochaines élections. Et puis l'université, c'est un peu ce que je disais dans le second discours introductif, c'est quand même

1:12:59

un endroit où le débat le débat d'idée est consubstantiel à l'idée même de ce qu'est l'université. Donc je serai le dernier à interdire à interdire ces ces ces débats-là. Les points de vigilance, c'est ce que vous avez appelé le débat apaisé. Enfin, je je c'estd comment est-ce que d'abord ce qui est intolérable c'est les dérapages, la violence qu'elle soit verbale, la violence qu'elle soit physique évidemment ça c'est parfaitement intolérable et on sait que ben les échéances politiques proches sont souvent propices à ces dérapages. Donc on sera vigilant, on sera intransigeent, on sera extrêmement dur sur ces questions-là, ça c'est sûr. Mais moi je suis pas du tout pour interdire

1:13:43

le débat et puis je souhaite aussi qu'il y ait pluralité dans le débat. Je dire, je pense que c'est aussi important, on gagne tous à avoir un débat qui soit un débat le plus le plus ouvert possible. Euh les procédures disciplinaires sur les VSS. Je pense que l'idée simple hein, c'est euh on a on a fait pour les les la loi sur l'antisémitisme et le et le racisme. On a fait dans les dans les enseignements supérieurs, on a fait des commissions disciplinaires qui sont des commissions disciplinaires au niveau académique, c'est-à-dire entre les différents établissements qui sont souvent présidés par un juge professionnel. Et ça ça permet d'aller plus vite, d'être plus efficace et d'avoir un droit qui soit aussi moins

1:14:26

susceptible de recours divers et varié. Donc aller vite et avoir de la qualité, c'est le premier gage d'efficacité globale pour lutter contre les violences. et je pense qu'il faut s'en inspirer. Dis autrement, moi je plaiderai assez pour qu'on fasse la même chose. On est en plein débat encore sur ce sujet-là, donc je peux pas aller beaucoup plus loin tout de suite. Convention sur les libertés académiques, c'est je vous accorde, ça a pris un petit peu de retard. Il y a beaucoup d'auditions. Les personnes qui sont en charge du sujet font encore beaucoup d'auditions et auditionnent énormément d'acteurs. Mais le projet est pas du tout abandonné. Le le calendrier est un tout petit peu décalé, mais c'est vraiment il y a pas de changement sur le fond. sur les questions santé passelas. Donc

1:15:09

l'idée est très simple, c'est de dire le système qui a été mis en place, enfin je rappelle à tout le monde avant 2019, on avait la passesse. La passesse, c'est un une forme de concours, enfin s'appelait pas concours parce qu'on était poli et que voilà, mais qui était un coup pré et au bout de 2 ans vous enfin de 1 an ou de 2 ans, vous sélectionnez des étudiants sur des connaissances qui sont quand même essentiellement à base de QCM euh et qui reproduisent de manière mécanique à peu près le niveau du baccalauréat. Donc globalement quand même les 2 ans que vous avez passé la valeur ajoutée, on peut quand même on peut quand même en

1:15:53

discuter fondamentalement. Et puis au-delà de ce côté reproduction, 80 % de jeunes qui au bout de 2 ans se retrouvaient et qui n'avaient pas réussi entre guillemets le concours de médecine pour passer en 2e année ouologie ou autre et ben se retrouver sans rien et bah parfois abandonner leurs études avec des profils quand même qui s'engageaient dans ces études de médecine qui étaient de de première année de médecine qui était quand même de très bons profil et donc enfin un gâchi quand même assez phénoménal. Et donc c'est pour ça qu'on a voulu changer le système. Le système qui a été mis en place a été un système qui a été qui était probablement trop compliqué avec à la fois des passes et des last. des systèmes qui étaient à la qui se ressemblent un peu mais qui sont

1:16:37

en même temps fondamentalement différents. Donc là, on va vers un système qui est beaucoup plus simple qui est de dire que simplement on a une première année. À la fin de cette première année et bien vous enfin une première année qui avec quelque part, j'allais dire une majeure et une mineure, même pas deux majeurs, c'est deux quelque part à la fois vous travaillez sur la santé et vous travaillez sur un autre sujet, enfin une autre discipline qui est à choisir dans un nombre limité de disciplines. ce qui aussi évite la profusion des modèles et cetera. Une dizaine de mémoires, une quinzaine, voilà bon 10 15 disciplines qui sont clairement en lien aussi avec la santé. À la fin, bah vous validez ces vous validez ces deux ces ces deux

1:17:22

licences en fait que vous faites un peu en parallèle quoi ou ces deux morceaux de licence que vous faites en première en première année en parallèle. Soit vous continuez vos études de santé si vous êtes parmi les parmi les meilleurs étudiants qui av qui ont réussi, soit sinon ben vous pouvez continuer en 2è année de votre licence et vous avez une deuxième chance en 2è année. C'est ça le modèle. C'est un modèle qui est simple qui permet de ne pas faire échouer de bons étudiants et leur donner la capacité de continuer leurs études. C'est vraiment je crois vraiment absolument essentiel. J'ai bien entendu les inquiétudes des doyens de des doyens de de médecine. Je crois qu'on a eu beaucoup beaucoup de réunion avec eux pour travailler le sujet, pour avancer et puis une fois qu'on l'a

1:18:03

vraiment travaillé et cetera, ben on a avancé et derrière on s'est engagé sur les moyens et comme je l'ai indiqué il y a quelques jours, il y a bien 5 millions d'euros qui sont qui sont bien prévus pour accompagner la mise en place de cette réforme. C'est un gros travail, c'est un vrai gros travail qu'il faut qu'il faut faire avec les avec les les universités et avec les doyens. Donc voilà, mais on mais on va le faire. Euh je dis juste enfin je je vais pas revenir sur les raisons, mais aujourd'hui vous êtes bâchelier en Île-de-France et vous voulez vous avez envie de devenir médecin ou dentiste ou

1:18:47

autres profession médicales. Vous arrivez sur Parcours sup, vous aviez le choix cette année entre plus de 100 formations différentes pour faire votre première année sans formation en Île-de-France qui est capable d'expliquer ce maqui qu'on a. Voilà, donc c'est trop compliqué, il faut simplifier. Donc c'est vraiment on n pas le choix, il faut le faire, on le fait. sur la question de des fraudes à l'internat. Honnêtement, enfin, je me suis exprimé sur le sujet, il y a eu cette alerte voilà qui a beaucoup inquiété et on peut comprendre en particulier les les étudiants qui ont investi beaucoup de travail et puis

1:19:31

c'est c'est des formations qui font qui attirent beaucoup l'attention de de tous. Donc beaucoup d'émotions sur le sujet. Nous n'avons à ce stade aucun élément objectif qui soit inquiétant. Aucun ni statistique, ni factuel et cetera. Pour autant compte tenu de l'émotion générale, on a fait le choix avec Stéphanie Rist à nos deux inspections de travailler le sujet et de nous remettre un rapport qui nous permet de garantir que quelque part nous n'avons effectivement aucun sujet dans les 15 jours enfin 15 15 octobre je crois. un mois c'est donc voilà honnêtement à ce stade je

1:20:14

n'ai aucune aucune inquiétude mais mais je pense quee effectivement on doit enquêter à fond complètement pour [grognement] pour pour on le doit à tout le monde.

1:20:28

Bonjour Noémi Bonin France Info. Deux petites précisions d'abord sur l'enveloppe supplémentaire pour le le repas en euro. Est-ce que c'est fléché sur plus de recrutement plus sur le bâti plus sur je ne sais quoi ? Vous dites souvent à ce sujet que en fait de la dentelle mais les syndicats qui étaient mobilisés les deux personnels hier disent que c'est bien d'avoir de l'argent mais à moment donné on peut pas pousser les murs. Donc à quoi vont servir ces ces euros supplémentaires ? Deuxième demande de précision sur le budget. ce que vous disiez sur la recherche, vous semblez regretter que il y ait pas assez de d'investissement dans l'enseignement supérieur dans la recherche ? Euh

1:21:11

est-ce que euh comment dire euh pardon, j'ai mangé j'ai mangé ma question mais ça va me revenir. [grognement] Euh je vais y répondre. Vous voilà, vous vous parlez de à la fois du du budget de l'État et à la fois des entreprises. Euh est-ce que dans un monde idéal, c'est à l'État de plus investir sur ce sujet-là ? où euh finalement c'est pas forcément à la puissance publique mais aux entreprises privées de euh mettre un petit peu la la main à la poche euh pour faire briller la recherche française. Merci. Bonjour Camille Mordela Ef pour parler du PLF 2027. Est-ce que si on se retrouve dans la configuration qu'on a eu ces précédentes années à savoir un PLF qui peut tarder à arriver à signer,

1:21:55

il y a certains des projets que vous avez engagés qui pourraient se voir un peu reporté ou difficulté de mise en œuvre. Je pense par exemple à la pérénisation du repas crousse à 1 € peut-être la mise en place de la réforme des études de santé. Enfin, est-ce que potentiellement il y aurait d'autres réformes comme ça qui pourraient se voir retarder ? Et j'en profite pour les études de santé pour demander une petite précision. Vous aviez en effet annoncé l'enveloppe de 5 millions. Mais est-ce que c'est vraiment tout l'argent que vous avez prévu pour cette réforme ou est-ce qu'il pourrait y avoir une rallonge, enfin une somme supplémentaire mise à la disposition des universités qui ont l'air de considérer que c'est un coût pour elles de mettre en œuvre cette réforme. Et dans ce cas, à combien

1:22:32

avez-vous budgétisé cette réforme ? Merci.

1:22:48

Jacubovic AEF info encore euh question sur les compes. Plusieurs présidents d'université notamment via la voix du président de France université ont exprimé des inquiétudes quant à la capacité de l'État à tenir ses engagements financiers. Il y a eu notamment la dernière vague 1 du comptablissements la trème vague voulais dire la la vague mais le 3è versement ouais le trème versement qui a eu lieu cet été. Certains établissements ont même déclaré ne rien avoir reçu. Est-ce que vous confirmez cette information et est-ce qu'une enveloppe est bien définie dans le prochain PLF sur les compes ? Et si oui, à quelle hauteur sera-t-elle ?

1:23:33

Parfait. Euh je vais peut-être commencer par répondre par celle-là. Euh alors euh oui euh l'inquiétude euh tout le monde est inquiet. Euh c'est bon j'essaie de répondre [grognement] sérieusement. Euh donc euh donc euh 3è versement dans un là on est en train de parler al pardon parce que c'est un tout petit peu technocratique peut-être pour les pour les vos collègues qui suivent pas avec autant de passion. Euh voilà. Donc il y avait précédemment des contrats d'objectif et de performance qui étaient des contrats d'objectif de moyens et de performance qui étaient qui focalisé uniquement sur une petite fraction du budget des universités. Le grand changement qu'on a fait c'est que là les comptes sur lesquels on travaille

1:24:16

aujourd'hui dont je vous ai parlé c'est un compte qui qui a une qui voit globalement tout le budget de l'université pas simplement une petite fraction. Donc là, on est sur l'histoire et sur les voilà le sol ses précédents compes. En fait, ils avaient des objectifs, d'accord ? Et dans il y avait objectif et il y avait performance. Objectif, moyen et performance. Mais quand vous avez des objectifs, des moyens et la performance, ça veut dire vous regardez les objectifs et la performance et vous vous en dzens. Donc dit autrement pour chaque comple l'exercice qui a de chaque université qui était concerné et un exercice qui a été mené qui a été de regarder les objectifs, regarder ceux qui ont été atteints et ceux qui n'ont pas été

1:24:59

atteints. D'accord ? Et puis à la fin, bah en fonction d'une magnifique équation que le directeur général de l'enseignement supérieur de l'instation professionnelle pourra vous détailler au tableau, et bien ça vous mène à quelque part soit vous avez 100 % de l'enveloppe si vous avez été un élève parfait et je crois que nous n'avons pas d'élèves parfait mais on a un élève parfait. Voilà, on a un élève parfait qui a eu 100 % et puis après nous avons d'autres élèves mais comme nous sommes quand même très généreux, il y a pas d'élève qui a eu euh moins bien que 8/10. Donc donc voilà tout voilà donc ça veut dire quelque part ils ont eu entre 80 % et 100 % de la valeur totale du compé

1:25:44

précédemment et ben effectivement la somme des trois versements peut faire que le troisème versement était très faible si vous avez pas atteint le reste. Je sais pas si j'ai été clair. Voilà. Mais donc quelque part quand on me dit bah j'ai pas eu tout mais en même temps il a jamais été question d'avoir tout. Donc je mais je serais ravi de le réexpliquer au président de l'université qui aurait mal compris. Mais je suis sûr qu'ils avaient bien compris. Mais et peut-être sur sur l'avenir. Et alors est-ce qu'il y a une nouvelle enveloppe ? Oui, il y a une nouvelle enveloppe. Oui. Oui, il y a une nouvelle enveloppe clairement identifiée qui est je que je vais pas vous annoncer maintenant parce que c'est pas le Mais oui oui oui, il y a une nouvelle enveloppe qui est qui est bien

1:26:21

additionnelle, saclé, clair et cetera. Donc euh santé, les 5 millions d'euros dont on parle, c'est pour l'an prochain. Et à côté de ça, il y aura un effort qui a un effort qui est important dans le budget sur pour accompagner l'ensemble des réformes de santé qui ont été euh qui ont été décidées ces dernières années. Il y a eu beaucoup de travail qui a été mené pour la formation des futurs médecins. vous savez qu'on tire sur le manche de la formation des des futurs médecins et donc il y aura à la fois des annonces qu'on fera en terme de nombre de postes nombre de voilà pour pour accompagner la formation des futurs médecins et des budgets additionnels qui seront qui seront en plus. Là, c'était vraiment les 5 millions d'euros pour la première année spécifiquement et pour

1:27:05

accompagner cette cette première vague. [grognement] Euh le la question euh fondamentale du PLF 2027 et euh et de l'avenir du PLF. Alors moi je je enfin je suis un peu comme tous les observateurs. D'abord, je pense qu'il faut qu'il soit discuté au Parlement. Si on trouve le moyen effectivement de le voter, c'est évidemment la la meilleure des solutions. J'espère que j'espère qu'il y aura une discussion constructive de la part de de de la part de tout le monde et au-delà des postures et au-delà des voilà, je pense que c'est fondamental. Euh qu'est-ce qui se passe si on se retrouve dans la situation je pense que vous faisiez référence au service voté, c'està-dire qu'en gros vous vous retrouvez dans la situation où on narrive pas à voter un budget d'ici

1:27:48

la fin de l'année. Et donc qu'est-ce qui se passe ? Vous êtes dans laassation service voté. Mais c'est sûr qu'il y a pas le repas 1 € parce que le repas à 1 € c'est 150 millions d'euros enfin 140 9 3 143 millions d'euros euh 143 millions d'euros additionnels. Si vous avez pas les 143 millions d'euros additionnels, ben en fait je dire enfin il génère pas tout seul et les services votés c'est la c'est de la reconduction budgétaire. Donc quelque part, vous prenez des budgets des années précédentes et vous pouvez pas a priori enfin les les les changer. Donc ça veut dire que on va se retrouver dans une difficulté fondamentale sur la question du repas du repas à 1 €. C'est c'est mais c'est vrai pour pardon, c'est vrai pour le repas 1 € mais c'est vrai pour un nombre

1:28:31

incalculable de sujets. C'est comment est-ce que on assure nos dépenses de défense ? Comment est-ce qu'on assure nos dépenses de sécurité qui sont en augmentation et cetera ? service voté, c'est une catastrophe pour le budget pour le budget pour le budget de la nation et c'est pas simplement pour l'État mais c'est aussi pour évidemment tous ceux qui ont des pandes directement et indirectement les entreprises. Enfin c'est la c'est la c'est la pire des solutions. Donc donc évidemment qu'il y a des conséquences. Alors quand j'entends des partis qui d'un côté disent il faut faire ceci, il faut faire cela, faut tenir vos engagements et en même temps on va pas voter le budget, j'y vois comme une forme de contradiction mais je suis probablement je suis probablement le seul.

1:29:07

Après le budget de la recherche, État ou entreprise, je pense que on a fait des l'État a fait des efforts, on voit bien qu'on n'est pas encore au bon niveau, mais si vous regardez le détail de la dépense, l'État est un peu en retard par rapport à d'autres pays de l'OCDE, mais aujourd'hui ceux qui sont très en retard, ce sont les entreprises privées. Aujourd'hui, en France, on a un vrai problème. lié à notre structure industrielle qui est qui est quand même qui est pas la même que celle de avec plus de tertières et moins d'industrie et donc qui est pas exactement la même que nos voisins allemands ou italiens par exemple bien sûr mais derrière si on a une ambition et si on croit au fait qu'on veut réindustrialiser le pays, qu'on a

1:29:52

besoin de technologie, qu'on a besoin d'être autonome, il nous faut des entreprises qui investissent dans leur RD. C'est pas la même recherche et c'est pas l'investissement dans la RD qui va faire qu'on va augmenter au classement de Shanghaiï mais tout ça est quand même fondamentalement lié. Donc il faut qu'on soit capable de vraiment d'assumer ça. Mais derrière c'est la question aussi de la place qu'on donne à l'investissement de manière général et le c'est le modèle social. C'est c'est le fait que quelque part on a fait le choix ces dernières décennies de préserver un modèle social très très généreux. C'est la question des réformes des retraites qu'on a pas réussi complètement mener au bout et cetera, tout ça. Et derrière nos capacités d'investissement qui sont

1:30:25

derrière. c'est vous pouvez pas à la fois investir en en allant acheter en allant acheter de la dette pour payer les retraites et et et en même temps l'innovation et la recherche. Donc le on voit bien que quelque part on est à un moment qui est un moment de vrai bascule. Il faut vraiment tenir compte de ça. C'est qu'est-ce qu'on veut financer demain ? Empré sur les marchés. Quand on emprunte sur les marchés pour investir dans l'avenir, pour investir dans la croissance, pour investir dans la compétitivité des entreprises, pour investir dans la recherche, pour investir dans la formation, ben c'est un paris qui est assez sain, il me semble, parce que quelque part, on fait le pari derrière que on va générer de la croissance et cetera. Quand on investit bah au niveau dans lesquels on on

1:31:08

investit aujourd'hui en Europe sur les retraites pour pour en allant emprunter sur les marchés, on voit bien que tout ça a une limite. Donc voilà, mais visiblement je a des gens qui considèrent qu'on peut revenir à la retraite à 60 ans. Enfin, on pourrait même faire plus tôt mais bon euh voilà. sur le coup des séché alors sur pardon oui, j'ai pas répondu. Euh c'est alors làdedans euh sous le contrôle de madame la présidente euh le le les 143 millions d'euros donc qui vont servir entre autres il y a 204 204 personnes qui ont été recrutées en

1:31:51

plus. C'est fait, faut payer les salaires additionnels parce que c'était ça été progressif et en fait les coûts ils arrivent ils arrivent l'an prochain. Donc il faut payer les salaires, il y a déjà 200 personnes qui ont été recrutées. Est-ce qu'il faut aller plus loin ou pas ? Je pense qu'on va continuer à regarder ce sujet vraiment au cas par cas. C'est aussi des investissements sur les machines, des investissements sur les stocks, parfois des investissements pour agrandir un une salle ou n'importe quoi. Enfin vraiment c'est du cas par cas. J'ai pas une réponse à vous donner qui est c'est vraiment chaque restaurant un par un, on regarde ce qui se passe. Enfin, c'est vraiment le travail du KNOUS et on regarde comment on fait. Et puis évidemment dans les 549 millions

1:32:29

d'euros, il y a aussi la compensation du repas à 1 €. Avant c'était 3,50 € maintenant c'est 1 €. bah vous multipliez le nombre de repas par les 2,50 € de pertes qu'il faut compenser. Voilà donc les ces 149 millions d'euros, c'est la somme de donc de la compensation en année pleine du manquier gagné, des salaires additionnels et puis des investissements pour pousser les murs. He je sais pas si je suis clair.

1:33:03

Bonjour madon l'Amoureux pour Nanc éducation et recherche. Peut-être sur le PLF 2027, quels vont être les les points de défense du ministère, en tout cas les sujets qui vous semblent les les plus les plus menacés en terme d'investissement sur formation, recherche et innovation ? Euh vous n'avez pas détaillé le les sujets du reste des 500 millions d'euros. Alors, j'ai bien compris que les annonces n'auront pas lieu maintenant, mais on peut dister la santé, les compes. Est-ce que l'Inel les VSS pourront pourront pourront faire l'objet ? Est-ce que vous pouvez nous donner un petit peu une liste de sujets prioritaire ? Et dans la continuité de cette question là, il y a une masse de chantiers quand même qui est engagé sur les derniers mois de de mandat. Est-ce qu'il y en a certains que

1:33:40

vous jugez particulièrement prioritaires si vous n'avez pas le temps de tout aboutir ?

1:33:49

Oui. Alors peut-être pour répondre sur le sur le sur le sur le PLF. Donc il y a évidemment là on a beaucoup parlé réforme de études de santé, on a parlé vie étudiante avec le repas à 1 €. Euh il y a évidemment à côté de ça des mesures qui vont aller aussi pour soutenir les universités d'une part hein, un certain nombre de de mesures qu'on va qu'on va prendre pour les pour continuer à les soutenir. Et puis aussi quand même un gros volet sur la recherche comme je vous l'ai dit, c'est à peu près moitié moitié sur les 500 millions d'euros avec justement enfin moi je je crois vraiment au fait que il faut réinvestir dans la recherche, c'est un enjeu majeur et donc on va aussi on va aussi il y a une

1:34:34

partie très significative de ces montants qui seront aussi pour les questions de recherche.

1:34:44

Présite le Nev. Je je reprends pour deux deux questions sur les comptes toujours. Celui de signé par ex-Marseille université prévoit que 40 % des postes de titulaires ne seront pas remplacés une fois partie à la retraite. Est-ce que c'est donc un encouragement à faire comme ça qui est qui est celui des rectorats désormais ? Et sur la délégalisation qui qui a été effectivement engagée, il y a le sujet qui semble listé, c'est celui notamment de la gouvernance des universités. Donc, est-ce qu'il faut vraiment changer la façon de nommer les présidences et les membres des conseils ? Est-ce que ça relève de la voie réglementaire d'après vous du coup ou est-ce qu'il faut que ça reste de l'ordre de la loi fort ?

1:35:27

Sur le moi je j'ai je désolé parce que j'ai pas révisé mais j'ai pas exactement en tête le compte de d'Exmseille université. Donc je je vous je vous je vous confirme pas. Après, vous savez, on est pas tout à fait au sommet d'une vague en terme de nombre d'étudiants. Après, on a les prévision démographique qui quand même nous montre que dans les 15 ans qui viennent, on va avoir une déprise démographique mécanique assez forte et assez pardon et assez assez violente sur la question des étudiants. Donc réfléchir effectivement au volume de de de non remplacement, je pense que c'est pas illégitime. Ça dépend vraiment d'une

1:36:10

diversité à l'autre. Donc je il y a pas de j'ai pas il y a pas une consigne nationale sur le sur le sujet. Je voudrais quand même en revenant 30 secondes sur la question démographique, c'est pas le seul point d'entrée, mais c'est un des points d'entrée. On a déjà des universités en France qui sont en déprise et vous en avez d'autres en Île-de-France qui sont sur lesquels on on est en bon où c'est où c'est un où c'est un petit enfer. C'estàd que donc on est vraiment dans des situations qui sont extraordinairement hétérogènes. Je crois que la question du aussi dans la question des remplacements, il va y avoir beaucoup de départs à la retraite. Il y a aussi euh quand vous recrutez quelqu'un, vous le recrutez évidemment pour de nombreuses années. Incalculable

1:36:54

à ce stable compte tenu de d'incertitude sur l'âge de départ à la retraite, mais enfin nombreuses on va dire. Et derrière, il y a aussi la question de est-ce qu'on veut recruter à l'identique ? C'est-à-dire vous avez un professeur dans telle discipline, est-ce qu'on veut recruter un autre professeur exactement dans la même discipline ? L'université a jamais fait ça, hein. C'estàd que il y a toujours une évolution, ne serait-ce qu'avec la science, avec les évolutions et cetera. Enfin, il y a plein de disciplines qui aujourd'hui ont disparu. C'est normal parce que elles sont plus enseignées et cetera. Mais enfin, il y a quand même un aussi un sujet aujourd'hui. Nous, on pousse beaucoup et de manière extrêmement claire en disant en gros, on veut plus de scientifiques, plus d'ingénieurs,

1:37:38

plus de techniciens parce qu'on a le sujet de réindustrialisation du pays. Et donc, je pense que ça doit se traduire aussi au travers des recrutements qu'on veut faire demain pour avoir des politiques de formation qui sont adaptées à ça. Mais voilà, et c'est c'est vraiment au cas par cas. délégalisation euh ah oui gouvernance. Euh les les les sujets de délégalisation qui sont sur la table sont des sont pas des des choses qui sont euh fondamentales. C'est-à-dire que on est sur des ajustements quelque part. C'est laisser un peu de liberté d'ajustement pour que chaque université ait un peu de liberté dans sa dans son système de gouvernance. C'est-à-dire quelque part la taille des conseils

1:38:23

qu'on pourrait ajuster légèrement mais mais pas en changeant fondamentalement la composition des conseil, la durée du mandat d'un président qui pourrait être de mémoire entre 4 et 5 ans si j'ai alors qu'aujourd'hui elle est voilà donc c'est on on donne un peu d'espace de liberté dans un système qui reste un système qui est très contraint simplement pour tenir compte des spécificités locales. Vous savez, c'est le même modèle aujourd'hui pour tout le monde. Et vous prenez notre plus petite université qui de mémoire doit être l'université du M et non. Bon ou peut-être Nî, oui, pardon. Voilà où vous prenez Oui, mais il a un statut spécial. Enfin bon, ou euh voilà

1:39:07

où la ou euh où Paris sa clé, c'est enfin non pas Paris saclé, mauvais exemple ou Sorbonne université euh c'est les mêmes statuts qui régissent l'ensemble de la gouvernance. C'est gant c'est très gênant ça. Ben c'est ben parce que c'est pas des fois vous construisez un nombre de conseils, un nombre de d'entités qui prennent des décisions pour à la fin avoir des volumes de formation d'étudiants qui sont très très faibles. Enfin, c'est comme si vous disiez une entreprise du K40 et une PME, elle doivent avoir la même gouvernance. Ben, on peut se poser la question. Enfin, c'est c'est pas complètement illégitime. Au-delà de ce sujet-là, je crois que dans les questions qui ne seront pas ouvertes là et qui pour le coup, je pense doivent être discuté dans

1:39:51

l'avenir, il y a aussi la question de la manière dont les universités, la gouvernance des universités, la place des personnalités qualifiées. Je crois que ces questions-là, elles doivent être discutées aujourd'hui. Moi, je suis très favorable à ce qu'on ait plus de personnel qui est qualifié, des conseils qui soient plus réduits, une place de l'industrie qui est plus forte. Je ces questionslà, c'est mon opinion personnelle, c'est pour l'avenir. Je suis persuadé que vous avez trouvé plein d'universitaires qui sont pas d'accord avec moi. J'ai aucun doute là-dessus, mais je trouve que ces questions-là méritent d'être discutées. On est bon. Merci beaucoup.

1:40:38

D'accord. Voilà. OK.