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Podcast / conversationMarie-Charlotte Garin· 8 janvier 2025 8 minAutoproduitMixteJusticeSolidarités & familleInstitutions & électionsÉducation & recherche

Mettre fin à l'impunité sur le viol - #CultureDuConsentement #2

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « si la personne dit non c'est non »
  • 0:25Fait
    « le consentement il doit être donné sans pression sans contrainte sans manipulation »
  • 0:50Fait
    « le consentement il doit être explicite »
  • 2:40Fait
    « on vient mettre fin à la présomption de consentement »
  • 5:00Promesse
    « il faut changer la loi pour y introduire la notion de consentement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

si la personne dit non c'est non dans la précédente vidéo je vous disais que le consentement c'était la frontière très claire et très nette entre le viol et un acte sexuel donc quand on veut initier un acte sexuel avec un ou une partenaire c'est pas compliqué il faut s'assurer du consentement de l'autre personne bon je vous arrête tout de suite il s'agit pas de contrat en fait ça c'est un mythe c'est un fantasme ça n'existe pas dans des relations saines c'est surtout de la communication c'est on s'assure de pas avoir d'ascendant sur l'autre que l'autre personne est aussi enthousiaste à le même désir que c'est un partage commun et en fait ça peut se passer de manière très simple quand c'est qu' unee relation saine si la personne n'a rien dit alors tout le délire sur qui ne dit mot qu' sent à la poubelle c'est fini ça si la personne n'a rien dit c'est non si la personne dit oui parce qu'on a beaucoup insisté parce qu'elle a été contrainte c'est non CD c'est pas consentir ça aussi on laisse tomber le consentement il doit être donné sans pression sans contrainte sans manipulation le consentement il doit être explicite ça peut être un oui clair affir mais ça peut aussi être une autre forme d'expression positive qui vient venir confirmer à son ou sa partenaire qu'on a du désir et qu'on a envie d'avoir une relation sexuelle il faut aussi pouvoir prendre en compte certaines vulnérabilités dans un cas où un des partenaires est beaucoup plus âgé a beaucoup plus d'influence dans le cadre professionnel dans un cadre où la potentielle victime est dans une situation de vulnérabilité accrue si la victime potentielle est face à quelqu'un de très célèbre très influent qui a des moyen de d'ouvrir des portes professionnelles ça n'est pas du consent à chaque fois qu'il y a une asymétrie de pouvoir et donc de la domination ça demande d'être extrêmement vigilant sur la question du consentement le consentement c'est pas figé il faut absolument se le répéter c'est pas parce que vous avez dit oui à un moment que vous pouvez pas changer d'Ave plus tard on peut dire oui on peut dire non on peut être d'accord pour une partie de l'acte sexuel mais pas tout l'acte sexuel le consentement c'est au cœur de nos relations humaines en vrai on mobilise et on l'utilise au quotidien et d'ailleurs on l'apprend de plus en plus aux enfants on apprend aux enfants qu'un adulte est pas obligé de les toucher s'ils ont ont pas dit oui qu'ils sont pas obligés de faire la bise en fait ce qu'on essaie d'apprendre aux enfants c'est que ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent de leur corps et pourtant la société aujourd'hui elle véhicule exactement l'inverse pour les corps des femmes elle donne l'impression que les corps des femmes sont à disposition des hommes et qu'ils auraient finalement un droit inaliénable à coucher avec nous à pouvoir utiliser notre corps sans qu'on est consenti et ça on le voit beaucoup dans les affairees de viol qui font l'actualité médiatique aujourd'hui il y a évidemment l'affaire pelico il y a aussi le viol de Milly en région parisienne et tout ça ça nous montre à quel point la culture du viol elle est partout dans notre société tous les stéréotype de genre tous les clichés sur la place de la femme dans la société il véhiculent cette idée que finalement on serait à disposition aujourd'hui on parle de consentement partout dans la société et pourtant la loi elle n'a pas évolué avec la société déjà on n'est pas en accord avec le droit international la France a ratifié un texte qui s'appelle la convention d'Istanbul qui est un texte super important pour lutter contre les violences sexité sexuelle et dans dans ce texte on nous dit qu'il faut qu'il ait la notion de consentement dans la loi c'est pas le cas en France il y a pas si longtemps nos voisins en Espagne et en Belgique ont fait évoluer le droit à mesure que la société a évolué pour introduire la notion de consentement dans la loi aujourd'hui en France il s'agirait pas de supprimer les quatre critères remplacé par le consentement il s'agit bien de venir rajouter la notion de consentement pour élargir ces quatre critères très concrètement ça a plusieurs impacts assez majeurs le premier c'est qu'on va pas ler consentement à l'Assemblée nationale au Sénat dans le gouvernement on va avoir un débat de société sur le sujet c'est hyper important deème c'est qu'on vient mettre fin à la présomption de consentement qu'il y a vous savez cette idée dont je parlais que les femmes finalement seraient à disposition comme ça au bon plaisir des hommes ça c'est fini on vient dire que s'il y a pas eu un consentement libre éclairé explicite il y a pas eu de consentement du tout c'est plus quelque chose qui est donné comme ça qui est attendu de la part des femmes enfin on vient donner un outil sur supplémentaire au juge qui va lui permettre d'aller au-delà des quatre critères pour prendre en compte des cas de viol qui aujourd'hui ne sont pas bien apprécié par la loi par exemple les fameux cas de sidération ça aurait un avantage très important qui est celui que ça mettrait fin à la roulette russe dans ce pays avec la justice aujourd'hui on a des avocates de victimes de viol qui nous expliquent qu'elles savent pertinemment que en fonction du juge qu'elles auront en face d'elle l'affaire ne sera pas du tout traitée de la même manière il y aura des juges qui auront été bien formés au question de violence sexiste et sexuelle qui auront un peu plus de recul sur certains biais sexistes qu'on a parce qu'on vit dans une société sexiste et qui du coup pourront apprécier la jurisprudence donc c'est-à-dire les décisions de justice qui ont déjà été prises par le passé pour pouvoir faire rentrer dans les quatre critères des cas qui peut-être il y a 20 30 ans ne seraient pas rentrés par là mais par contre il y a d'autres juges qui vont dire ah non non c'est pas de la violence c'est pas de la menace c'est pas de la contrainte c'est pas de la surprise et du coup même s'il y a des preuves on ne condonnera pas l' pour viol c'est hyper important qu'on ait ce débat sur la question du consentement aujourd'hui parce que finalement on a eu Mitou qui a été une déflagration dans la société et il y a eu aucune forme de débouché politique comme si le monde politique n'avait pas vraiment entendu toutes ces femmes qui ont dit mais en fait moi aussi j'ai été victime et il y a pas eu de résultat avec le mouvement n tout il y a eu des millions de femmes qui ont été dans la rue ça a été une déferlante violette partout dans le pays et d'un coup les hommes se sont rendus compte que c'était leurs mère leurs sœurs leurs cousines leurs filles leurs voisines leurs tantes leur amis qui avaient été victime et pour finalement il y a rien qui a changer les hommes ne se sont pas particulièrement remis en cause on nous a traité de féministes hystériques de femmes dangereuses pour les hommes alors qu'en fait on demande juste à pouvoir exister dans ce pays sans craindre pour notre intégrité physique sans avoir peur de se faire violer sans avoir peur de rentrer le soir et de se faire agresser sans avoir peur pour nos petites sœurs sans avoir peur pour nos enfants avec toute la question de l'inceste qui est aussi partout dans la société c'est pas très compliqué on demande simplement à être protégé on est quand même aujourd'hui dans un monde ou entre croiser un ours dans la forêt et croiser un homme dans la forêt les femmes choisissent quasiment systématiquement de croiser un ours dans la majorité des cas les femmes interrogées en vidéo ont répondu et ça c'est quoi c'est le résultat de la culture du viol en fait on a peur de se faire violer on a peur de se faire agresser tout le temps à la délégation au droit des femmes quand on a commencé la mission d'information pour voir si on changeait le code pénal pourrait introduire la définition du consentement ou pas j'étais hyper honnête sur le que si jamais je me rendais compte que ça mettait trop en danger les victimes d'hier d'aujourd'hui ou de demain c'était ok de pas y toucher on a auditionné plus d'une centaine d'experts expertes et de personnes concernées ça veut dire des victimes de viol des associations qui les prennent en charge des professionnels du droit des professionnels de justice des professionnels de police des professionnels de santé on a essayé de vraiment aller à la rencontre de toute la chaîne de prise en charge des victimes de viol dans ce pays au bout de plusieurs mois d'audition moi j'ai acquis la solide conviction qu'il faut changer la loi pour y introduire la notion de consentement attention ça va pas tout révolutionner en réalité on a aussi besoin de mettre beaucoup plus de moyens pour nos forces de justice pour nos forces de police pour que les forces de justice soient mieux formées et plus de temps pour traiter les dossiers sans qu'il y ait des délés d'attente interminable pour les victimes c'est très douloureux de se replonger dans son dossier 3 ans plus tard quand on a été victime de viol même chose pour les forces de police on a besoin qu'elles aient plus de moyens pour pouvoir enquêter plus sérieusement et d'ailleurs pendant les auditions je crois que ce sont les gendarmes qui ont dit que le parole contre parole ça n'existe pas si on a vraiment les moyens d'enquêter on arrive toujours à prouver qui est victime qui est agresseur il faut plus de moyens pour les associations qui accompagnent les victimes elles font un travail essentiel très clairement elles font le travail que l'État ne fait pas donc elles ont vraiment besoin de plus de financement pour pouvoir le faire correctement évidemment on doit mettre des moyens sur la prévention notre outil de prévention le plus puissant c'est enfin mettre en place la loi de 2001 sur l'éducation à la vie sexuelle et affective c'est pas hyper compliqué c'est juste pour pouvoir expliquer à nos enfants comment ça marche être une femme être un homme dans la société comment ça marche les relations sexuelles c'est quoi le consentement c'est quoi dire oui c'est quoi dire non et comment est-ce qu'on est libre de le faire à tout moment vous l'aurez compris introduire le consentement dans la définition du viol ça va pas tout révolutionner mais par contre c'est un excellent point de départ pour tout changer tout changer c'est mettre fin à l'impunité et on en parlera dans la prochaine vidéo