ALEKSANDAR NIKOLIC est l'invité de FRANCE INFO !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Madame Darnicoli, j'aimerais vous entendre sur la situation, les mobilisations lycéennes, étudiantes aussi, puisque c'est en train de s'étendre aux universités.
- 0:19OuverteÉludée
Est-ce que vous comprenez ces tensions ? Je ne parle pas encore des violences, mais des tensions qu'on peut voir.
- 1:00RelanceRéponse directe
Mais pour vous ? Pardonnez-moi. Il y a une instrumentalisation, pour vous ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une espèce de récupération politique qui est attribuée à la France insoumise ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Comment vous analysez cette situation ? Vous avez été un moment dans les arcanes du pouvoir.
- 3:59OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une nécessité, justement, puisque vous parliez des violences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32InvitéChiffre
« quand vous avez un lycée à Nantes qui brûle, je rappelle qu'il avait, je crois, coûté 77 millions d'euros, par exemple. »
- 6:29InvitéChiffre
« Je rappelle que les émeutes de Naël, c'est un milliard d'euros pour l'État, »
- 6:52InvitéFait
« un lycée incendié, des personnels asperges et d'essence, un bilan de blessés qui s'alourdit. »
- 10:56InvitéChiffre
« je crois plus de 80 policiers qui ont été blessés. »
- 12:27InvitéChiffre
« Vous devez présenter à la mi-octobre un contre-budget avec 125 milliards d'euros d'économies sur un quinquennat »
- 12:59InvitéPromesse
« on disait qu'on était pour une augmentation de 5% par an des salaires des professeurs. »
- 16:47InvitéFait
« vous proposiez notamment de supprimer les réseaux de REP et de REP+, éducation prioritaire ou éducation prioritaire renforcée. »
- 20:11InvitéChiffre
« on sera autour de 60 milliards d'économies par an et ensuite à la fin du quinquennat 125 milliards d'euros d'économies par an. »
Temps de parole
- Invité45 %
- Invité 220 %
- Invité 314 %
- Présentateur8 %
- ?7 %
- Invité 43 %
- Invité 52 %
≈ 17,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Madame Darnicoli, j'aimerais vous entendre sur la situation, les mobilisations lycéennes, étudiantes aussi, puisque c'est en train de s'étendre aux universités. Images qu'on voit là, encore une fois, si vous nous rejoignez, la manifestation qui est partie de Saint-Denis, qui est arrivée à Aubervilliers. Là, on est en direct d'Aubervilliers, donc avec des tensions qu'on voit depuis quelques instants. Est-ce que vous comprenez ces tensions ? Je ne parle pas encore des violences, mais des tensions qu'on peut voir.
Non, je
ne comprends pas ces tensions et je ne
peux
pas ne pas évoquer les violences, je suis désolé.
Elles sont en lien, effectivement.
Forcément, et quand vous avez un lycée à Nantes qui brûle, je rappelle qu'il avait, je crois, coûté 77 millions d'euros, par exemple. On voit ce lycée qui brûle presque entièrement, on voit ces feux de poubelle partout, des policiers qui ont été victimes d'attaques à l'acide, des professeurs qui ont été agressés, du personnel scolaire qui est attaqué. On n'arrange pas les problèmes de l'école en dégradant l'école.
Mais c
'est le fait de qui
pour vous ? Pardonnez-moi. Il
y
a
une instrumentalisation, je pense vraiment, de la part de certains politiques, et je pense notamment aux élus de la France insoumise, qui mettent en avant, eux, certaines de leurs revendications, qui n'ont rien à voir avec les problèmes de l'éducation nationale, qui a des difficultés en termes de niveau, en termes d'orientation, en termes d'incitation à aller vers l'apprentissage, en termes justement de capacité d'assurer un avenir à nos jeunes. Et ça, on peut en parler sur le fond. Mais là, on entend parfois des discours qui n'ont rien à voir. Je voyais des images dans le lycée de Carpentras, contre Israël, avec des drapeaux palestiniens.
Il y a un mélange des genres qui a fait d'ailleurs que certains de vos collègues à BFM TV, par exemple, ont dû être expulsés avec le soutien de Baliba Kayoko, le maire de
Saint-Denis. Là, vous parlez
de Saint-Denis.
Oui,
bien sûr. Mais on a vu dans de multiples endroits des interventions de députés LFI qui viennent sur place et qui disent « on vous soutient également sur la forme de votre combat ». La forme du combat, c'est de brûler des poubelles sans agresser des professeurs, des lycéens, du personnel scolaire. Mais c'est une honte, évidemment.
Réan, Nézar, est-ce que vous vouliez réagir à cette question, et on en parlait déjà un petit peu tout à l'heure, mais d'une espèce de récupération politique qui est attribuée à la France insoumise ? Vous le disiez à l'instant et vous nous donniez votre point de vue sur la question, mais c'est aussi quelque chose qui a été mis en avant, par exemple, par le gouvernement.
Oui, après, moi, je n
'ai
pas d'élément, si vous voulez, probant, je suis enseignant.
Mais comment
vous analysez cette situation ? Vous avez été un moment dans les arcanes du pouvoir. Donc, évidemment, aujourd'hui, vous avez la casquette d'enseignant, mais il n'empêche que vous connaissez les arcanes du pouvoir.
Non, mais ce que je vous dis
d
'expérience de ces mouvements-là, expérience modeste,
mais
l'expérience de ces mouvements-là, c'est que parfois, il y a des tentations de récupération, d'instrumentalisation. Effectivement, des élus de la France insoumise qui vont dans des lycées pour soutenir les revendications lycéennes, je n'y vois aucun problème. Des élus de
la
France insoumise qui vont dans les mêmes manifestations ou blocus pour dire on soutient y compris les violences,
et
y compris, alors il n
'est
pas la France insoumise, il
est
au Parti communiste, mais y compris quand le maire de Saint-Denis indique que la violence peut être légitime.
Il est insoumise, il est la France insoumise. Pardon, j'avais
loupé cette...
Oui, ça a changé aux dernières élections.
Mais enfin, en tout cas, là, ça dépasse la ligne rouge, et donc je pense que tous les politiques, je n
'en
fais pas partie, mais je pense que tous les politiques, comme tous les adultes, encore une fois, dans la communauté éducative, devraient le condamner fermement, et dire par ailleurs que ça n'est pas dans l'intérêt de ces jeunes. Ce d'autant plus que, encore une fois, les revendications qui sont exprimées sont légitimes, elles ne trouveront de débouchés que si elles peuvent s'exprimer pacifiquement, et que si, par ailleurs, le gouvernement, je comprends que c
'est
ce qu'il est en train de faire, mais il faut qu'il le fasse, tendre la main, ouvre le dialogue. Et donc, s'il n
'y
a pas, d'un côté, l'appel au calme, et de l'autre, l'ouverture du dialogue, on ne
s
'en sortira pas, et notre pays a déjà connu par le passé des éruptions de violences dans sa jeunesse, elles ont rarement débouché sur des choses positives.
Quel
regard vous portez, Séverine ? Je vous donne la parole dans un instant, mais avant, Alexandre Nicolich, sur cette réunion de crise interministérielle qui aura lieu dans une vingtaine de minutes, qui va démarrer à Beauvau, est-ce que c'est une nécessité,
justement, puisque vous parliez des violences ?
Effectivement, il faut une réunion pour essayer de mettre les choses à plat, déjà faire un point sur la situation, les violences qu'il peut y avoir, mais ensuite, si ça peut permettre, justement, qu'on remette à plat aussi ce qu'on compte faire, justement, pour le futur de notre système scolaire, pour y ramener de l'autorité, pour faire en sorte qu'on sorte d'un collège unique qui fait qu'aujourd'hui, il y a des voies classiques, et c'est difficile de s'en départir, qui font que tout le monde va au collège, au lycée, ensuite, et à l'université, et qu'ensuite, on voit qu
'il
n
'y a
pas de débouché, parce que, oui, on recherche plus de chaudronniers que d'étudiants qui sont diplômés de sciences sociologiques. C'est comme ça. Donc, aujourd'hui, on doit aussi adapter notre système scolaire pour que nos jeunes aient un avenir, des meilleurs salaires.
Mais là, vous parlez
d'une réforme de fonds,
qui
serait nécessaire, mais ça, ça ne va pas se décider en
deux jours, donc ça ne va pas permettre de calmer la jeunesse.
Non,
mais
là, en l'occurrence, il faut ramener de l'ordre, parce que ce n'est pas en bloquant, en empêchant nos jeunes d'aller étudier, parce que certains refusent, et parfois même majoritairement, justement, de ces blocus, et qu
'ils
veulent juste aller étudier, aller dans leur lycée. Mais
il
y a
aussi beaucoup de lycéens qui, sans être violents, sont devant les lycées et
disent, en
fait, maintenant, c'est la seule solution qu'on a pour essayer de se faire
entendre. Mais bien sûr, mais ce n'est en aucun cas par la violence, parce qu'ils discréditent leur mouvement. Et après, vous le dites, il faut faire la part des choses, mais dans ce cas, si on fait la part des choses, il va falloir aussi qu'on applique enfin un modèle de casseur-payeur. Si vous détruisez du bien public, eh bien, c'est à vous, à vos parents, si vous êtes mineurs, d'en avoir la responsabilité. On ne peut pas être irresponsable de ces actes, même si on a 16 ans, 17 ans.
Si on s'estime à 16 ans, 17 ans, en capacité de dire ce qu'il faut faire pour le modèle scolaire, on doit être en capacité de comprendre que quand on détruit du bien public, eh bien, on doit en être responsable.
Pardonnez-moi, juste simplement, est-ce que vous considérez, puisque vous faites ce lien-là, mais peut-être que j'ai mal compris, que ceux qui cassent sont forcément des lycéens
?
Alors non, je pense, on ne sait pas encore.
D'accord, on est bien d'accord là-dessus. Je ne parle pas de lycéens, je dis que
ceux, en tout cas, et c'est tout le travail de police et de justice qui doit être réalisé ensuite, quand les personnes sont identifiées, eh bien, elles doivent être condamnées avec des peines obligatoires et des peines planchées systématiques pour qu'il n'y ait pas d'actes impunis, mais qu'ensuite, ils doivent payer ce qu'ils ont cassé parce que ça suffit d'avoir cette irresponsabilité. Je rappelle que les émeutes de Naël, c'est un milliard d'euros pour l'État, quand on parle d'économie qu'on doit faire. Et qui paie ? En fait, les assurances qui vont coûter plus cher pour l'ensemble de la population. À un moment, quand on casse, on doit être responsable.
Alors, plusieurs
interventions. À commencer par vous, Séverine, allez-y. On parlait justement des lycéens qui voulaient se faire entendre et des étudiants qui voulaient se faire entendre. Eh bien, le gouvernement, la réponse du gouvernement, par la voix de son ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, qui vient de poster il y a quelques minutes un message sur X où il écrit un lycée incendié, des personnels asperges et d'essence, un bilan de blessés qui s'alourdit. Les violences commises depuis ce matin aux abords des lycées sont d'une extrême gravité. Et puis, on a aussi cette réaction d'Olivier Faure. On le voit, vous le disiez. Ce sujet, il est éminemment politique.
Olivier Faure, qui dénonce, lui, l'irresponsabilité du gouvernement et appelle au
calme de toute
part.
J'ajoute, par ailleurs, sur le ministre de l'Éducation nationale qui, je le crois,
et
vous m'arrêtez, Serge, si je me trompe, dit qu'il faudrait assurer les cours à distance parce que les conditions actuelles ne permettent pas aux uns et aux autres de se rendre sur place pour étudier. Noémie, allez-y.
Alors,
les cours à distance dans les établissements qui sont
bloqués au
cas par cas, ce n
'est
pas... Oui,
pas généralisé. Oui, pas généralisé. C'est très bien de le faire, c'est à
ce stade, même si on imagine qu'ils vont vouloir éviter que le mouvement se propage à des établissements qui ne seraient pas touchés à l'heure actuelle. Un mot pour réagir sur ce que vous disiez. Il y a de très nombreuses interpellations. Aujourd'hui, on est déjà à plus de 600 interpellations, alors qu'hier,
il
y
en
avait eu 625 sur la journée et 440 mardi. Donc, effectivement, des forces de l'ordre qui ont pour consigne d'interpeller les fauteurs de troubles.
On
verra, effectivement, quelle est la réponse pénale qui est apportée. On parle, sans doute, en grande majorité de personnes mineures qui sont arrêtées. Donc, vous savez, par exemple, qu'on ne peut pas juger en comparution immédiate un mineur. Hier, certains...
De
moins de 16 ans.
De
moins de 16 ans, oui. Non, là, c'est des lycéens. Ils peuvent avoir 17 ans.
Je
pense
pas ça
en
comparaison. Ça dépend. Hier, j'ai échangé avec un
procureur qui disait que dans les jeunes qui avaient été interpellés, il
y en avait un certain nombre qui avaient 15 ans absolument
et pour lesquelles des mesures de réparation pénale allaient être prises, c'est-à-dire une mesure éducative et restaurative pour responsabiliser l'auteur de l'infraction tout en réparant le préjudice subi. C'est ce que vous appelez de vos voeux, le fait qu'effectivement la personne qui a cassé quelque chose prenne la mesure de ce qu'il a fait et contribue en quelque sorte à la réparation. Ce qui est sûr aussi,
c
'est qu'il peut y avoir et ça semble évident au milieu des lycéens des profils de personnes plus âgées qui viennent vraiment de façon militante, on va dire des casseurs habitués aux mouvements sociaux et ces personnes-là sont souvent plus difficiles à interpeller parce qu'elles ont l'habitude, parce qu'elles savent comment se disperser, comment échapper aux forces de l'ordre, comment changer de silhouette pour ne pas être reconnaissable, c'est-à-dire qu'ils vont porter au moment où ils mettent le feu à une poubelle
un
foulard rouge sur le visage et une capuche rabaissée sur la tête et puis quelques minutes plus tard, le foulard rouge aura disparu, la capuche également, il y aura un autre blouson qui aura pris la place et ça notamment, ça rend difficile l'interpellation parce que souvent, ces interpellations sont possibles parfois un peu en décalées grâce aux images de vidéosurveillance, mais quand la personne change d'apparence, ça rend les choses plus compliquées. Donc effectivement, en tout cas, on voit que la consigne a été donnée aux forces de l'ordre d'interpeller dans la mesure du possible.
On verra effectivement maintenant les suites qui vont être données par les procureurs, les suites judiciaires avec éventuellement des
audiences. Je pense qu'il faut qu'il y ait
des images qui attestent beaucoup plus précisément et je pense qu'il doit y avoir des autorisations préfectorales systématiques avec des drones justement pour pouvoir plus facilement identifier ensuite les auteurs des troubles. On parlait là des cours qui vont être faits à distance. Moi, je constate une défaillance, mais majeure justement et une crise de l'autorité. Quand je vois des policiers à Pantin qui sont obligés de courir et de tous fuir parce que justement il y
a
une pression de ces jeunes qui peuvent être des lycéens ou non, vous l'avez bien dit, mais c'est quand même incroyable qu'aujourd'hui on est en incapacité de pouvoir restaurer l'ordre face à des lycéens. Je trouve que les images qu'on peut voir un peu partout de ces feux, de ces agressions de personnel, de professeurs et de policiers parce qu'il y a je crois plus de 80 policiers qui ont été blessés.
Je
crois que les chiffres Hier c'était 83 policiers et gendarmes blessés et 119 élèves et 34...
Et j'insiste encore une fois,
je trouve que les médias l'évoquent très peu, mais au moins 7 attaques à l'acide. Est-ce qu'on se rend compte de ce que ça veut dire d'une attaque à l'acide ? C'est-à-dire brûler à vie pour des personnes qui subiraient justement ces agressions à l'acide et est-ce que des problèmes sur aujourd'hui le système scolaire peut justifier qu'on agresse des gens qui viennent juste essayer de rétablir l'ordre à l'acide qui peuvent être des pères de famille, des mères de famille. Enfin, c'est une honte. Noémie. On peut imaginer, encore une fois, que les personnes effectivement qui commettent les actes les plus graves dont vous parlez, il faudra qu'ils soient vérifiés, ce que je n
'ai
pas
eu... L'objet d'enquête dernièrement. Exactement.
Ce ne
sont
pas forcément effectivement des personnes
qui ne sont
pas des lycéens. Et c'est le propre maintenant de tous les mouvements sociaux. D'ailleurs, c'est qu'il y
a quasiment
à chaque fois une récupération et la présence de casseurs qui se constituent en black bloc et qui empêchent en quelque sorte les personnes qui
manifestent de façon pacifique. On peut dire que l'extrême-gauche, malheureusement,
a sali l'image des gilets jaunes qui, en reprenant ce mouvement et en en faisant un mouvement de casseurs,
a
sali
l'image du mouvement des retraites
en en faisant aussi un mouvement de casseurs avec des black blocs à la fin et qui, là, essaie de reprendre systématiquement ce mouvement. Tous les mouvements sociaux, aujourd'hui, sont cassés par l'extrême-gauche violente.
Alors, ça, c'est votre
point de vue. C'est un
peu plus minot.
Une question, M. Nécoly, puisque vous disiez tout à l'heure qu'il y
a
des problèmes de fonds. Vous devez présenter à la mi-octobre un contre-budget avec 125 milliards d'euros d'économies sur un quinquennat qui doit être présenté peut-être par M. Bardella. On verra. Quelle est la place de l'éducation nationale dans les économies ?
Est
-ce que vous considérez qu'il faut en faire sur l'éducation nationale ? Non. Je finis. Est-ce que vous considérez que sur le fond même des revendications des lycéens, voire des étudiants, il y a des choses que l'État ne fait pas aujourd'hui que vous, vous imaginez de
faire ? Alors,
on l'avait déjà évoqué sur l'élection présidentielle précédente où on disait qu'on était pour une augmentation de 5% par an des salaires des professeurs. Oui, comme parfois les programmes changent. Et justement, Marine Le Pen aura l'occasion de s'exprimer prochainement sur un programme sur l'éducation nationale globale. Elle l
'a
annoncé. Donc là, je ne
peux
pas vous dire exactement, mais en tout cas, ce qui était prévu, c'était ça, 5% d'augmentation des professeurs sur 5 ans, ce qui ferait une augmentation de l'ensemble des professeurs. De l'ensemble des professeurs.
C'est moins
que l'inflation, du coup. Comment ? Sur 5 ans, c'est moins que l'inflation. Et ça coûte combien, du coup
? Le
budget global ? Là, vous savez que on est monté à 63 milliards sur le budget de l'éducation nationale. C'était l'estimation, nous, qu'on avait prévue. Aujourd'hui, je constate que l'augmentation qui a été faite du budget de l'éducation nationale, qui est passée, je crois, de 40 et quelques milliards à 63 milliards d'euros, n'a pas, en tout cas, permis aux professeurs de mieux gagner leur vie par rapport notamment à l'inflation. Donc, le budget qui a été mis de manière supplémentaire a été mis sur les doublements de classe, par exemple, dans les quartiers difficiles, a été mis sur la bureaucratie supplémentaire.
Ça, c'est des choix politiques qui doivent être réalisés, justement, pour faire en sorte que ça serve les élèves au plus près et adapter notre système scolaire. Quand je vois les économies qui veulent être réalisées, justement, sur l'apprentissage, alors que ça devrait être prioritaire, justement, d'avoir aujourd'hui une éducation nationale qui essaie de favoriser, justement, les emplois qui sont non pourvus dans l'avenir, parce que l'important, ça va être d'assurer un avenir à nos jeunes.
Il faut évidemment toujours continuer à soutenir des étudiants qui vont ensuite aller à l'université, qui vont dans certains secteurs qui sont demandeurs, permettre justement qu'on ait une jeunesse bien formée, mais aussi sur des métiers manuels. Or, encore aujourd'hui et après combien maintenant ? Neuf ans de macronisme, je constate qu'il n'y a pas eu de changement de logiciel sur qui va vers l'apprentissage.
C'est toujours les élèves qui sont plus en échec scolaire et on ne favorise pas part de la prospective, en annonçant clairement quels seront les emplois demain qui seront demandeurs, parce que le monde du travail change énormément du fait de l'intelligence artificielle, de la robotisation notamment. Et bien là, ça demande un vrai travail de fond en plus de l'autorité qui doit être amenée beaucoup plus à
l'école. Donc
ça, c'est ce que vous souhaitez mettre en œuvre. Ryan Nezard, je voudrais vous entendre sur ce qui vient d'être dit.
Oui, en essayant d'être factuel, je pense qu'il
y
a plusieurs confusions qu'il faut essayer de lever ensemble. La première, c'est que la question que vous avez posée des économies, c
'est
en gros la question qui est posée, pas qu
'à
vous, mais à tous les candidats à la présidentielle, au groupe parlementaire, c'est que vous avez un budget qui est face à nous, manifestement, on l'évoquait tout à
l
'heure avant que vous arriviez en plateau, il ne suffira pas à enrayer la spirale de la dette malgré un effort d'économie qui est réel. Que proposez-vous pour aller plus loin ? Il y a une annonce qui a été faite de 125 milliards d'euros d'économie de la part du Ensemblement national. La question vous est posée de savoir ce qu'il
y a
dedans, vous répondez, on va revaloriser les enseignants.
Ah non, pas du tout, parce que la question, c'était sur l'éducation nationale. Oui, tout à fait. Soyez honnête. Mais du coup,
justement, je le suis, mais j'entends que vous dites qu'il
faut
mettre plus d'argent sur le budget de
l
'éducation nationale. Je peux parier,
peut
-être que je me trompe, que si on vous pose la question sur l'intégralité du budget, si on vous pose la question sur la justice, sur l'intérieur, sur les retraites, sur la santé, vous apporterez la même réponse et vous diriez qu'il faut
augmenter ce budget.
Ce que je veux dire,
c
'est que, mais
vous
êtes là, donc c'est avec vous que je dialogue, mais le dialogue pourrait être le même au fond avec tous les groupes parlementaires. Tous les groupes parlementaires veulent plus de dépenses et moins d'impôts. Non.
Bah écoutez,
en tout cas, on
verra quand vous présenterez un plan d'économie. Pour l'instant, quand je regarde année après année
les amendements qui sont déposés par votre groupe, mais pas seulement, c'est pas pour prendre uniquement celui-ci, par l'ensemble des groupes, à chaque fois, c'est pour dépenser plus et pour prélever moins. Juste, pardon,
pour
répondre à votre question sur le programme éducatif du Rassemblement National, je ne sais pas ce qu'il sera en 2027, c'est à vous qu'il appartient. Je me souviens de ce qu'il était en 2024, aux législatives, et vous proposiez notamment, je le dis parce que ça va concerner beaucoup de lycéens qui aujourd'hui se mobilisent, vous proposiez notamment de supprimer les réseaux de REP et de REP+, éducation prioritaire ou éducation prioritaire renforcée.
Très concrètement, ça signifie que les lycéens qui aujourd'hui se mobilisent parce qu'ils estiment que leurs lycées n'ont pas suffisamment de moyens de la part de l'éducation nationale, auront demain des postes en moins, des primes en moins et globalement des moyens en moins. Donc je me permets de dire, je le dis avec le sourire, qu'il y a quelques paradoxes à venir critiquer, et sur ce point évidemment on peut se rejoindre, des violences qui sont illégitimes, mais en même temps considérer que les réponses de fond qui sont aujourd'hui exprimées par les lycéens, vous allez y répondre par encore moins de moyens dans ces lycéens précisément. Je trouve qu
'il y a un paradoxe.
Je pense que vous ne comprenez pas le fond du problème. Évidemment, il y a plus de moyens qui sont mis en REP et en REP+. Il y a deux enfants par classe en moins en lycée justement, REP+, et notamment en Seine-Saint-Denis, c'est le ministre de l'Éducation
nationale. C'est pas qu'en Seine
-Saint-Denis, c'est sur l'entente du territoire, il ne
faut
pas laisser penser que c'est uniquement ce département. Non, mais il s'est exprimé sur la Seine-Saint-Denis, le ministre de l'Éducation
nationale. moi je parle des mobilisations, il y en a partout là aujourd'hui. Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous pouvez garder si vous avez votre problème
?
et
13% de dépenses supplémentaires
sur l'école
primaire et le collège.
Allez-y.
Et on voit bien que malgré des dépenses supplémentaires, ça fait partie des montants qui ont été mis justement sur l'augmentation du budget de l'Éducation nationale alors que nous on dit qu'il faut une répartition égale, et bien ne prend pas en compte le problème principal. C'est que beaucoup de professeurs ne veulent pas y aller parce que c'est beaucoup plus dur d'y enseigner. Pourquoi ? Parce qu'ils sont victimes beaucoup plus d'insécurité. Parce que c'est beaucoup plus dur d'enseigner dans ces milieux-là.
Mais du coup, c'est quoi la solution ? Pardonnez-moi.
Il faut arrêter de voir ça. Vous
allez leur retirer
leur prix, mais il y
en
aura encore moins. de moyens alors qu'on ne règle pas le problème de l'autorité. Ça sera toujours à fond perdu.
Et
si... C
'est
ce que vous dites et inaudit pour les enseignants. Vous dites aux enseignants, vous êtes... Je vous rejoins sur le fait que les enseignants subissent des violences. Je me permets de corriger un point. Partout sur le territoire national.
Mais c'est vrai. Encore plus dans
les collèges et lycérés plus. Partout.
Non, plus dans les collèges et
lycérés plus.
Pourquoi ils veulent
moins y aller alors ? Mais ils ne veulent pas spécialement moins y aller. Non, non, ils sont plus
jeunes. Parce que pour certains, ils gagnent mieux leur vie. Ils ont des primes mais ils ne veulent pas y aller. Quelle est la raison ? Je le dis de manière
factuelle. Ce n
'est
pas pour être polémique.
Je
le dis de manière factuelle. Quand vous avez des politiques, vous en êtes...
Ce n'est
pas député à
l
'Assemblée nationale. Vous êtes au Parlement européen mais vous connaissez ces sujets. Quand vous proposez à ces lycéens qui se mobilisent de leur dire on va en plus vous retirer des moyens et la réponse que vous allez donner aux enseignants c'est de leur dire ne
vous
inquiétez pas. Votre autorité sera respectée mais avec moins de moyens. Je vous le dis, c'est inaudible. Je le dis en tant qu'enseignant et en ayant connaissance de ce ministère qui
est
l'Éducation nationale. Je ne dis pas que tout a été parfait ces 9 dernières années. Loin de là. Il y
a
eu beaucoup d'erreurs et la première ça a été vous l'avez évoqué tout à l'heure d'avoir un ministre par an à l'Éducation nationale parfois plus parce que c'est un ministère qui a besoin de temps long et de constance et de moyens mais... Mais moi
j'entends aussi mais j'entends
monsieur que quand même je me fie encore une fois au chiffre je vois des résultats scolaires qui sont inférieurs avec plus de moyens.
Ça
montre bien qu'en y mettant plus
de moyens En y mettant plus de moyens vous
ne réglez pas le problème. Bien
sûr On m'a
interrogé sur les économies qu'il faut réaliser.
Allez-y rapidement s'il vous plaît
ensuite on avance. Je n'ai pas
répondu parce que je suis tout de suite allé sur l'Éducation nationale. Ce qu'on dit effectivement c'est que dans un premier temps ça va être annoncé la semaine prochaine notre vision justement pour réduire les dépenses publiques. Juste avant le début du débat budgétaire. Exactement. Et donc il y aura beaucoup plus de précisions.
C
'est qu'effectivement dans un premier temps on sera autour de 60 milliards d'économies par an et ensuite à la fin du quinquennat 125 milliards d'euros d'économies par an.
Pardonnez-moi je vous coupe je suis désolée.