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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 29 mai 2017 8 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Après Trump, Macron face à Poutine ! - Les questions sms #cdanslair 29.05.2017

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse partielle

    Macron peut jouer la fermeté, mais est-il crédible vu sa jeunesse et son manque d'expérience ?

  • 0:57OuverteRéponse partielle

    Comment trouver un terrain d'entente sur la Syrie ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    La France est-elle dépendante de la Russie pour son approvisionnement énergétique ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Au-delà de la Crimée et de l'Ukraine, Poutine a-t-il vraiment des visées sur les Pays-Baltes et les axes démocratie populaires ?

  • 3:56OuverteRéponse directe

    Que vaut l'armée russe à ce jour ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Le sort des homosexuels en Tchétchénie a-t-il été évoqué lors de cette rencontre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06IntervenantFait
    « Napoléon était assez jeune, Alexandre aussi, donc ce n'est pas une question d'âge, c'est une question de tempérament et de conviction. »
  • 0:15IntervenantFait
    « Kennedy a été élu, c'était un président aussi qui a été respecté aux Etats-Unis. »
  • 0:52IntervenantFait
    « La France ne veut pas de Bachar Al-Assad alors que Vladimir Poutine est son allié. »
  • 1:04InvitéFait
    « Il y a des terrains d'entente parce que d'abord il y a la lutte contre Daesh, on est d'accord là-dessus. »
  • 1:09InvitéFait
    « Les Russes ont sauvé la peau de Bachar Al-Assad, clairement. »
  • 2:05IntervenantFait
    « Non, la Russie est dépendante de la France pour l'achat de son énergie qu'elle a besoin de vendre. »
  • 2:22IntervenantFait
    « On a considéré qu'il fallait augmenter les approvisionnements en provenance de Russie parce que le Proche-Orient est trop instable. »
  • 2:37IntervenantFait
    « Non, non, parce qu'il est assez intelligent pour savoir que ça lui causerait beaucoup plus de problèmes à contrôler que non. »
  • 4:23IntervenantFait
    « Le sort des homosexuels en Tchétchénie a-t-il été évoqué lors de cette rencontre ? »
  • 4:25IntervenantFait
    « Oui, même publiquement dans la conférence de presse. »
  • 4:49IntervenantFait
    « Tout Emmanuel Macron, toute sa campagne, quand il a tourné vers l'Europe, c'était ça. C'était de dire, en fait, ce n'était pas l'Europe à 28, à 27, c'était, d'une certaine manière, l'Europe à 2. »
  • 5:22InvitéFait
    « Relations compliquées, comme avec tout le monde. »
  • 5:43InvitéFait
    « On a trois empires. On a trois vieux empires, l'Empire ottoman, l'Empire russe, l'Empire perse, qui se frottent, au fond, géographiquement, dans les mêmes régions. »
  • 6:04PrésentateurFait
    « Vladimir Poutine est le pivot et le centre absolu de la politique en Russie. »

Temps de parole

  • Invité24 %
  • Présentateur23 %
  • Intervenant21 %
  • Intervenant 218 %
  • Intervenant 313 %

9,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Intervenant

Macron peut jouer la fermeté, mais est-il crédible vu sa jeunesse et son manque d'expérience ? Napoléon était assez jeune, Alexandre aussi, donc ce n'est pas une question d'âge, c'est une question de tempérament et de conviction. Manque d'expérience ? Kennedy a été élu, c'était un président aussi qui a été respecté aux Etats-Unis. Donc on a eu des jeunes chefs d'État qui étaient compétents et qui s'affirmaient, et des plus anciens qui l'étaient moins. Ce n'est pas une question d'âge. Il l'acquiert, et la manière dont il a gagné l'élection présidentielle montre que vous pouvez ne pas avoir l'expérience de tout le monde et battre tout le monde.

Donc je pense que l'idée de l'expérience, on va la révisiter quand même avec le cas Macron. Et il a fait ses preuves, vous considérez, ce week-end auprès de... Je pense qu'il a tenu son rôle, il a tenu le rôle de la France, il a montré en effet qu'il pouvait le faire. Maintenant il faudra voir si les résultats, si le verbe est suivi par les faits. La France ne veut pas de Bachar Al-Assad alors que Vladimir Poutine est son allié. Comment trouver un terrain d'entente sur la Syrie ? Vous nous avez donné la réponse tout à l'heure. Ça va être compliqué.

1:02
Invité

Oui, parce que ça va être compliqué. Mais il y a des terrains d'entente parce que d'abord il y a la lutte contre Daesh, on est d'accord là-dessus. Et on est aussi d'accord parce que les Russes ont sauvé la peau de Bachar Al-Assad, clairement. Mais c'est pas... Ils aimeraient trouver une solution politique. Ils sont pour qu'il y ait une issue politique. Alors elle est très difficile à construire parce qu'il y a des tas d'acteurs qui interviennent. Donc bon, il y a possibilité d'avancer vers un dialogue, une issue politique. Il faut que ce mouvement s'accompagne. Mais évidemment, on part de deux points où on n'est pas d'accord. L'idée, c'est d'aller vers un accord.

Mais ça s'appelle la politique.

1:39
Intervenant

Je me souviens qu'ici même sur ce plateau, Jean-Dominique Merchet, vous nous aviez expliqué au moment des frappes chimiques que Vladimir Poutine était embarrassé, était gêné et envoulait à Bachar Al-Assad ce qui s'était passé.

1:50
Invité

Bachar Al-Assad n'est pas une marionnette de la Russie. Bien au contraire. D'une certaine manière, parfois on se demande si Bachar Al-Assad ne manipule pas un peu les Russes. Mais bon, c'est une autre affaire.

1:59
Intervenant

La France est-elle dépendante de la Russie pour son approvisionnement énergétique ? Non, la Russie est dépendante de la France pour l'achat de son énergie qu'elle a besoin de vendre. Quand c'est comme ça, la France pourrait acheter ailleurs. C'est plus pratique de le faire là. Et la Russie, dans ce type de transaction, il y a une double dépendance parce que la Russie a besoin d'exporter son gaz et la France a besoin d'énergie. Et on a considéré qu'il fallait augmenter les approvisionnements en provenance de Russie parce que le Proche-Orient est trop instable. Au-delà de la Crimée et de l'Ukraine, Poutine a-t-il vraiment des visées sur les Pays-Baltes et les axes démocratie populaires ?

Non, non, parce qu'il est assez intelligent pour savoir que ça lui causerait beaucoup plus de problèmes à contrôler que non. Donc il restera en dehors. Il veut les embêter, il veut faire pression sur eux, mais pas envoyer des troupes pour reconquérir. Parce qu'après, il aurait à faire une résistance qu'il n'est pas capable de gérer.

2:54
Présentateur

Moi, je pense que c'est juste dans la mesure où on monte de la fermeté. C'est-à-dire que, en fait, Poutine, il avance, il touche là où il y a des failles. Et quand il trouve une faille, il s'engouffre dans la faille. Je crois que la réaction tardive, mais quand même assez, finalement, cohérente et forte de l'OTAN et d'Obama, dans sa dernière période, quand ils ont décidé de se remobiliser, finalement, de repivoter vers l'Europe pour envoyer des troupes là-bas, a été une très bonne initiative.

Je notais qu'il y a quelques jours, Alexandre Orloff, l'ambassadeur de Russie en France, notait avec une certaine amertume que des Français, on le voyait d'ailleurs dans votre documentaire, étaient présents en Estonie, et il disait que c'est la première fois que la France se trouve aussi proche de Moscou militairement depuis 1812, disait-il. C'est la manière de vous faire un peu de chantage. Espérons que ça finira mieux.

3:56
Intervenant

Que vaut l'armée russe à ce jour, Jean-Louis Merchet.

4:02
Invité

Oui, elle s'est rétablie. Elle s'est rétablie, clairement, c'est une armée opérationnelle qui, dans tous les domaines, notamment dans le domaine nucléaire, qui est quand même le domaine qui compte au final, est capable de faire des choses, oui, c'est une armée de bon niveau aujourd'hui.

4:19
Intervenant

Le sort des homosexuels en Tchétchénie a-t-il été évoqué lors de cette rencontre ? Oui, même publiquement dans la conférence de presse. Donc, effectivement, ça a été dit très nettement, non seulement en privé, mais également en public. Et ça pèse, ça, encore une fois ? Oui, parce que là, c'est un défi quand même ouvert à Poutine et auquel il ne peut qu'être sensible, toujours, dans la détermination de ce rapport de force. Le moteur franco-allemand relancé, Merkel et Macron pourront-ils être plus convaincants ensemble ? C'est le pari depuis le début. Tout Emmanuel Macron, toute sa campagne, quand il a tourné vers l'Europe, c'était ça.

C'était de dire, en fait, ce n'était pas l'Europe à 28, à 27, c'était, d'une certaine manière, l'Europe à 2. Et donc, je pense qu'effectivement, pour eux, ils ont bien compris l'un comme l'autre, sachant en plus que la Grande-Bretagne n'est plus exactement dans le même jeu, que s'ils marchent ensemble, j'allais dire, s'ils chassent ensemble, ils pourront ramener des gibiers plus importants que s'ils étaient en marche séparée. En marche séparée, c'est hommage à la République en marche, c'est ça, non ? Allez. La Russie entretient-elle de bonnes relations avec la Turquie et l'Iran ?

5:22
Invité

Relations compliquées, comme avec tout le monde. Évidemment, on a l'impression, avec la Turquie, pareil, des hauts et des bas. En quelques mois, on a vu les Turcs abattre un avion russe et puis ensuite devenir son allié au moment de la prise d'Alep. Avec l'Iran, pareil, des relations très compliquées. En fait, on a trois empires. On a trois vieux empires, l'Empire ottoman, l'Empire russe, l'Empire perse, qui se frottent, au fond, géographiquement, dans les mêmes régions. Ils sont obligés de cohabiter ensemble. Ils ne s'aiment pas beaucoup. Mais bon, ils ont une vieille habitude de travailler ensemble.

5:59
Intervenant

Quel rôle vous voulez exactement, Dimitri Medvedev ?

6:02
Présentateur

Aucun. Plus grand-chose. Vraiment, c'est vrai que dans le dispositif politique russe, il faut bien comprendre, et c'est d'ailleurs à la fois la force et la fragilité de ce régime, c'est que Vladimir Poutine est le pivot et le centre absolu de la politique en Russie. Donc, il y a beaucoup d'observateurs de la scène politique russe qui disent « Qu'est-ce qui se passe le jour où Vladimir Poutine sort du jeu ? » Est-ce qu'ils ont peur ? Il y a une espèce de vertige de sa sortie potentielle. Et en même temps, c'est vrai que c'est comme un cannibalisme, c'est-à-dire qu'il récupère tout, donc il paralyse aussi ce pays qui est devenu le système d'un seul homme.

6:39
Intervenant

On parle de démocrature aujourd'hui. Je crois que c'est intéressant. C'est une notion. Il a été élu, donc ce n'est pas un dictateur. Et en même temps, il a rassemblé tellement de pouvoirs. Et Medvedev, très sincèrement, même quand il était président, était le fantoche de Poutine. Avec le recul, a-t-on eu raison de ne pas livrer les deux navires de guerre ? Les Mistrales.

6:57
Invité

Oui.

6:58
Intervenant

On a eu raison ?

6:59
Invité

De ne pas les livrer ? Oui, d'abord parce qu'on a réussi à les revendre tout de suite aux Égyptiens. Et d'ailleurs, les Égyptiens sont en train d'acheter des hélicoptères aux Russes pour les mettre dessus. Voilà. Tout le monde est content.

7:09
Intervenant

Une dernière question. Vladimir Poutine est-il satisfait de sa visite en France ? On peut le penser. Oui ? On peut le penser parce que... Il avait la mine un peu fermée quand même. Oui, c'est une ouverture pour lui. Ah oui, d'accord. Ok, très bien. Allez, merci à vous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 23h45. On se retrouve demain pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.