"J'espère que Gabriel Attal sera candidat à la présidentielle" (Paul Midy)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Gabriel Attal devrait annoncer sa candidature à la présidentielle. Vous le soutenez, pourquoi ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Gabriel Attal a une image parisienne. Comment compte-t-il s'en départir ?
- 3:18FerméeRéponse partielle
Est-ce que le respect des droits des LGBT est une priorité aujourd'hui en France ?
- 4:45OuverteRéponse directe
Quels sont les sujets prioritaires selon vous pour la campagne ?
- 5:57RelanceRéponse partielle
Gabriel Attal ne dit pas encore officiellement qu'il est candidat. Ne rate-t-il pas sa communication ?
- 7:15RelanceRéponse directe
Vous dites qu'il faut être clair. Pourquoi ne pas annoncer maintenant sa candidature ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:45Paul MidyChiffre
« Pendant les Trente Glorieuses, les salaires ont été multipliés par trois dans notre pays. »
- 7:57Paul MidyFait
« La dernière fois que j'ai débattu avec eux, on a débattu d'un sujet qui est très intéressant, celui de la retraite par capitalisation. »
Temps de parole
- ?100 %
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Il viendra bientôt rejoindre la liste officielle des déjà déclarés à la candidature à la présidentielle, Gabriel Attal devrait bientôt annoncer officiellement qu'il se lance dans la course de 2027. Alors, 500 élus locaux aujourd'hui, hein, dont le président de la région PACA, Renaud Muselier, ou le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, l'appellent à se présenter dans une tribune, donc dans la Tribune du Dimanche, ce dimanche. Euh, bonsoir, Paul Midy. Bonsoir. Vous êtes député Ensemble pour la République de de l'Essonne. Vous soutenez Gabriel Attal qui qui multiplie, hein, on l'a remarqué, les déplacements en province depuis la la sortie de son livre fin avril, très médiatique. Il finira en meeting à Paris le 30 mai. Et il y a cet appel, hein, dont je parlais aujourd'hui. Alors, on
va on va parler évidemment du du fond avec vous, mais d'ores et déjà c'est saluer une sacrée maîtrise quand même de de la communication, hein. Rien n'est semblé laissé au hasard. Écoutez, c'est une très bonne nouvelle en tout cas qu'on est déjà à 500 élus, maires et élus locaux, et ce sont les premiers qui ont signé cette tribune pour appeler Gabriel Attal à être candidat à la présidence de la République. Moi, je l'ai fait il y a quelques semaines. J'espère qu'il sera candidat. Je comprends que ça sera le cas d'ici notre grand meeting du 30 mai, auquel j'invite toutes les Françaises et tous les Français qui voudraient commencer à parler de fond dans cette campagne présidentielle. C'est ça qui est intéressant dans cette tribune des élus, c'est la volonté de
sortir la France du déclin, de pas avoir à choisir la sauce à laquelle on va être mangé par les Américains et par les Chinois. Et nous, on pense que c'est possible. Voilà, moi, c'est pour ça que je crois en Gabriel Attal et qu'on a devant nous un an de campagne présidentielle. Il faut qu'on aborde tous les sujets avec les Françaises et les Français pour faire le bon choix dans un an. En tout cas, il va y avoir du boulot, hein, quand on regarde les les chiffres de de l'économie, on en parlera euh tout à l'heure. Euh, alors, c'est pas un hasard, évidemment, on le sait, en politique, tout est maîtrisé, surtout quand on annonce comme ça une candidature à la présidentielle. Il est allé chercher des des élus euh locaux. C'est vrai que on a souvent dit ici ou là Gabriel Attal a une image assez
parisienne, on l'a entendu beaucoup parler de la fête du jambon, là il va aller dans l'Aveyron, c'est justement pour mieux se se départir de cette image un petit peu de de bobo de de l'école alsacienne si j'ose dire. Oui, ça c'est l'image qu'on lui a collé mais vous savez, je pense que ça bon, ça correspond pas à ce qu'il est. Et surtout quand on est en campagne et j'espère qu'il va l'être bientôt dans quelques jours, moi j'espère qu'il le sera le plus vite possible. Parce que il faut aller discuter, écouter les Français, construire un programme présidentiel, donner une vision pour la France. On sort d'une séquence d'une dizaine d'années, on va rentrer dans une séquence de 5 à 10 ans donc il faut collectivement, démocratiquement on fasse les bons choix. Si on ne parle que
d'immigration ou que comment on va taxer plus les riches, je pense qu'on va faire une grosse erreur dans 1 an et donc ça ça se passe partout dans tous les territoires. Ces élus qui ont signé cette tribune, ils viennent de tous les territoires de la France. Et évidemment Gabriel Attal, il est sur il va dans tous les territoires, dans toutes les types de géographie pour parler avec les Françaises et les Français et construire un projet pour la France, je pense c'est ce qui est le plus important à faire dans les prochaines semaines. à juste titre, c'est bien de pas parler que de certains sujets, il n'empêche je m'en souviens très bien quand quand Gabriel Attal a quitté son poste de Premier ministre lors de la dissolution, l'une des dernières choses qu'il a dit
"Je veillerai à ce que les droits des LGBT soient respectés." Je vous pose la question, est-ce que c'est vraiment la priorité aujourd'hui dans une France qui n'est ni l'Iran ni l'Afghanistan pour pour ces ? Alors, je pense que attention parce que là vous avez fait une petite différence entre dire dans un discours que il faut respecter les droits des LGBT, ce qui me paraît est logique bien sûr, une évidence mais il l'a bien souligné à son départ comme si c'était la chose la plus importante. vous vous souvenez que ce dernier ce discours de départ avait été long, il l'avait lui-même reconnu, il avait donné beaucoup de chantiers pour la France et je pense que c'est un chantier important. Vous me donnez l'occasion de dire que nous avons un compatriote français au Sénégal qui a
été arrêté parce qu'il est homosexuel ou en tout cas présumé homosexuel, c'est un scandale absolu et évidemment j'espère que le Sénégal va libérer ce compatriote français. Ce que je veux vous dire c'est qu'il y a en effet des des priorités qu'attendent les Français, le pouvoir d'achat, l'économie l'économie, le pouvoir d'achat, les salaires. Vous savez moi d'abord avant d'avoir été député, j'étais entrepreneur. J'ai créé, développé plein d'entreprises, j'ai créé des centaines voire même des milliers d'emplois et donc le sujet du salaire pour moi est un sujet qui est extrêmement important. Je pense quand vous avez une perspective de voir votre salaire augmenter, bah c'est pas la même vie que quand vous avez l'impression que ça va aller de plus en plus mal. Et donc il faut qu'on
retrouve une économie qui est dynamique, une économie avec des bons salaires, des salaires qui augmentent. On l'a déjà eu dans ce pays. Pendant les Trente Glorieuses, les salaires ont été multipliés par trois dans notre pays, c'est pas tombé du ciel. C'est pas tombé du ciel et il y a des pays qui l'ont fait en 10 ans en Pologne, c'est pas si loin de chez nous, les salaires ont été multipliés par trois et s'ils continuent à cette vitesse, les salaires en Pologne seront plus élevés dans quelques années qu'en France. Donc moi je pense qu'il n'y a pas de fatalité. On n'est pas là pour choisir la version du déclin que nous servent les les les Américains ou les Chinois, il faut qu'on se batte et je pense que c'est possible, vous avez raison, moi je mets l'économie
comme sujet numéro 1. Jules Torès, vous êtes bien intervenu. sur le fond, il y a quand même un sujet de forme avec Gabriel Attal, c'est vrai Stéphanie l'a dit, c'est un très bon communiquant, quand il a été à Matignon, il a été très bon communiquant, quand il était au ministère de l'éducation nationale, il était très bon communiquant puisque c'est vrai il a imposé un certain nombre de thèmes dans l'actualité même s'il est pas assez resté assez longtemps pour évidemment faire une sorte de révolution. Est-ce que vous ne trouvez pas quand même que là il rate un petit peu sa communication dans le sens où on a l'impression que on sait que Gabriel Attal va être candidat à l'élection présidentielle mais il ne le dit toujours pas. Il y a eu ce livre qui est est paru un homme libre. Il y a en effet
cette tribune avec 500 élus locaux. Il y a en même temps les embrouilles à Renaissance avec le départ de Madame Borne qui veut créer qui n'est pas d'accord avec ce que veut Gabriel Attal. On comprend pas où va vraiment Gabriel Attal. Est-ce que il ne gagnerait pas à dire maintenant aujourd'hui demain peut-être pas sur ce micro mais qu'il est candidat à la ? Est-ce que ce serait pas plus ? Alors déjà je Non mais je note avec satisfaction votre impatience mais vous allez voir ça va venir dans les prochaines Il s'était déjà déclaré tellement que Je suis impatient aussi parce que je pense vraiment qu'il faut aller sur le fond mais pour répondre à votre question qui est intéressante vous savez moi je je me souviens d'un moment qui était celui de la dissolution, on a
été remis en campagne sur le terrain. Moi je fais beaucoup de porte-à-porte pendant mes campagnes et et je me souviens très bien d'un point que beaucoup de mes concitoyens nous ont dit pas forcément qui votaient pour moi que Gabriel Attal il est clair. Ils comprennent ce que ce qu'il dit. Et donc vous savez vous pouvez appeler ça de la communication. Moi j'appelle ça pouvoir bien dialoguer discuter avec les Françaises et les Français. Puis on est nombreux vous savez qu'on est 67 millions. Et donc ça demande un tout petit peu de méthode et donc le fait d'être clair [raclement de gorge] de dérouler étape par étape voilà il faut pas tout faire en même temps. un cap clair. Il faut avoir un cap clair exactement. Donc donc j'entends ce que vous dites. Moi moi je pense que
il faut dérouler étape par étape et et je suis d'accord avec vous le plus vite le mieux. Mais Paul Midy vous dites justement il faut être clair mais j'insiste non pas que ces sujets soient pas importants mais toujours dans la tribune ce matin les jeunes avec Macron proche de Gabriel Attal propose la légalisation de la GPA, le vote à 16 ans, l'interdiction de de la mise à mort dans les corridas et et de la chasse à courre. Alors moi je veux bien mais c'est vrai qu'on a du mal à à voir clair sur le positionnement de de Gabriel Attal. Oui, alors d'abord on adore les jeunes qui s'engagent en politique et je les salue et et c'est encore mieux quand il propose des idées. C'est des propositions qui versent au débat. Savez-vous la dernière fois que j'ai débattu avec eux, on a débattu d'un
sujet qui est très intéressant, celui de la retraite par capitalisation. Oui. Pourquoi il faut qu'on arrive à mettre de la retraite par capitalisation dans notre système corrida mais oui. Oui mais c'est c'est le dernier que j'ai débattu avec eux et je je les pousse plus sur ces sujets-là que sur ceux que vous avez mentionnés mais euh chacun peut faire des propositions sur les sujets qu'ils veulent. Pourquoi euh et et et ils étaient emballés par le sujet. Euh la retraite par capitalisation, il faut y aller pour deux raisons. La première c'est que c'est beaucoup plus efficace comme système de retraite compte tenu de la démographie vers laquelle nous allons euh bientôt un actif pour un euh retraité euh mais aussi pour financer notre économie et ça revient sur le sujet numéro 1 dont je
vous parlais, financer notre économie pour aller faire plus d'innovation et parce qu'on fait plus d'innovation, on fait de la productivité, parce qu'on fait de la productivité, on augmente les salaires. Moi c'est ça que je veux. Je veux qu'on retrouve une perspective pour toutes les Françaises et tous les Français d'augmentation des salaires dans ce pays. Ça c'est un sujet que je mets Je je pense que tout le monde sera d'accord avec l'augmentation euh des des salaires encore bah oui mais [rires] C'est et c'est Oui Véronique Jacquier Oui mais vous savez alors je peux réagir à ? Oui allez-y je vous en prie Paul Midy. Mais mais c'est très intéressant ce que vous dites. Tout le monde est d'accord. Et ben pourquoi on se fixe pas un ? Pourquoi on se fixe pas un ? On se
fixe bien au niveau mondial un objectif de zéro carbone à 2050. Moi je voudrais qu'on se fixe un objectif d'augmentation des salaires. Il faudrait baisser les les charges sociales parce que sinon les les entreprises vont étouffer vous savez très bien. vous faites parfaitement le raisonnement. Euh oui bah c'est pas compliqué en même temps. monsieur. Non mais c'est intéressant parce que je crois que c'est ces dernières années il y a beaucoup été discuté de baisser les taxes sur les entreprises, je soutiens, de faire la politique de l'offre, je la soutiens à fond mais quand on positionne le débat comme ça, on positionne le débat pour ou contre les entreprises, c'est pas ça le sujet. C'est pas pour ou contre les entreprises, c'est est-ce qu'on veut faire ce qu'il faut pour augmenter les
salaires ou ? Et quand on se donne on se donne l'objectif d'augmenter les salaires, et ben on a un autre débat sur peut-être qu'il faut baisser les charges. Oui, c'est ça. Véronique Jacquier. Oui, Paul Midy, est-ce que cet cet appel des 500 élus, c'est pas un peu une opération de diversion pour faire oublier que Gabriel Attal est quand même l'héritier du macronisme et euh s'il devait donc se déclarer, quelle serait la mesure forte qu'il pourrait prendre pour vraiment renverser la ? Et pour dire "Je ne suis pas comptable de ce qui s'est passé pendant 10 ans." alors qu'il a quand même été Premier ministre, qu'il a été ministre de l'Éducation nationale, ministre des Comptes publics. Ça va être compliqué quand même. Donc il il il faut inventer quelque chose. Oui, je pense
que alors d'abord il faut qu'il y ait des mesures qui soient très claires euh et qui embarquent les Français d'une façon positive parce que nous on pense qu'il y a pas de fatalité, qu'on peut redresser ce pays. Ce pays a été un des plus beaux pays du monde et pendant très longtemps une très très belle économie. Euh c'est possible d'y revenir. Voilà, c'était pas ça venait de pas été fait par magie et donc ça n'est pas par magie que on est en déclin ou pas. Euh [grognement] maintenant euh je je pense que une une des grosses différences, quelque chose qui il sera très différent, c'est notamment sur le régalien, la fermeté, l'autorité. Euh je pense que nos compatriotes n'ont pas été satisfaits ces dernières années sur ces sujets-là. Je pense qu'il y a un besoin
d'autorité qui est très large dans le pays, besoin de fermeté et donc sur les sujets de sécurité, d'immigration, il faudra euh qu'on ait une parole très claire. Gabriel a commencé à l'avoir. Euh souvenez-vous [raclement de gorge] sur l'immigration, alors c'était peut-être passé un tout petit peu inaperçu ou au second par rapport à sa proposition qui était d'interdire le le le voilage des fillettes. Euh l'abaya, ça s'était mis mis en place. Mais les propositions que nous avons faites sur l'immigration, de revenir vers une préférence travail, euh d'avoir des quotas qui sont proposés par les partenaires sociaux votés euh par le Parlement euh de vraiment avoir un permis à point pour rentrer dans ce pays comme le font les Canadiens de revenir sur les accords de 1968 avec
l'Algérie. Voilà, ça ce sont des choses je pense qui vont être de nature à embarquer une majorité de Français et vous avez raison voilà, c'est c'est un peu Quand je vous écoute, je me dis que je je m'interroge sur les différences avec ce qui va être désormais son grand rival dans le bloc central centre-droit Édouard Philippe qui affirme lui aussi qu'il est droit. Quelles sont aujourd'hui les valeurs qui distinguent les deux ? Alors déjà rival, je n'accepte pas le mot. De de fait, ils vont l'être. Le grand rival c'est c'est Jordan Bardella et Jean-Luc peut-être un accord bien sûr il y a pas de raison d'ailleurs. Alors j'y viens alors les deux c'est et notre grand rival sont les populistes. Donc les populistes d'extrême droite c'est j'imagine ce sera Jordan Bardella euh
voyons Voyons ce que dira la justice qui sera candidat pour le Rassemblement National et Jean-Luc Mélenchon qui est candidat pour la France Insoumise. Ça ce sont plus que des rivaux, c'est les gens qu'on veut battre parce qu'on veut battre leurs idées et on veut pas qu'ils gouvernent la France. Donc Édouard Philippe ce n'est pas un rival, il fait partie de notre famille politique, on partage énormément de valeurs ensemble, on a parfois gouverné ensemble et on sera ensemble à la fin. Il y a pas de scénario où L'un se retirera au profit de l'autre si Bien sûr exactement. En cas de en cas de duel possible entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella évidemment que nous serons ensemble et j'espère qu'il nous rejoindra. Donc vous savez moi je vais pas faire le jeu des 7
différences. Il n'y a qu'un candidat des partis de gouvernement qui pourra aller face à Jordan Bardella parce que il a beaucoup plus de chance d'être au second tour que Jean-Luc Mélenchon et qui sera en capacité de le battre. Et donc il faut qu'on travaille tous ensemble. Voilà. Merci, merci euh Paul Midy, député Ensemble pour la République de l'Essonne, d'avoir été avec nous euh dans le studio.
Paul Midy