"Notre jeunesse mérite mieux qu'une bataille de slogans" déclare Edouard Geffray
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Monsieur le Premier ministre, quelles réponses concrètes pour la jeunesse mobilisée ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Quelles décisions concrètes pour le budget 2027 face aux revendications ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Monsieur le Premier ministre, depuis plusieurs semaines, des milliers de lycéens et d'étudiants se mobilisent. Nous vous avions déjà d'ailleurs interpellé sur le sujet, c'était le 6 octobre dernier. Leur inquiétude mérite des réponses, leur colère mérite d'être entendue. Les violences, les pillages et les dégradations de ce weekend sont cependant inacceptables. Les casseurs ne doivent pas confisquer la parole d'une jeunesse qui s'inquiète légitimement pour son avenir. Les questions posées par cette jeunesse sont essentielles. Pourra-t-elle choisir son orientation, obtenir un diplôme qui ouvre des perspectives, trouver sa place dans notre ? Depuis 2017, nous avons agi. Dédoublement des classes, revalorisation des enseignants, réforme du lycée professionnel, développement de
l'apprentissage, nous avons engagé des transformations majeures. Mais nous savons aussi qu'il reste beaucoup à faire. Trop de professeurs non remplacés, trop d'orientations subies, trop de pressions liées au contrôle continu et trop de conditions de travail indignes. Notre groupe porte avec Gabriel Attal un pacte pour la jeunesse fondé sur l'exigence. Redonner tout son sens à nos diplômes. Davantage d'épreuves terminales, des formations supérieures plus courtes, des plus proches des métiers qui recrutent, la garantie d'un emploi, d'une alternance ou d'une poursuite d'études pour chaque lycéen. Une école exigeante, une orientation choisie et mieux accompagnée, des qualifications reconnues, des droits et des devoirs. Arrêter d'offrir à notre jeunesse des
espoirs qui n'existent pas. Nous demandons des actes. Reconsidérer les suppressions de postes prévues au budget 2027. Améliorer les remplacements et alléger la pression du contrôle continu. Et face à ceux qui réclament la suppression de Parcoursup, rappelons une évidence. Supprimer une plateforme ne crée ni place dans les formations, ni débouchés professionnels. La jeunesse française mérite mieux qu'une bataille de slogan. Elle mérite une bataille pour son avenir. Monsieur le Premier ministre, quelles décisions concrètes votre gouvernement prendra-t-il dès le budget 2027 pour répondre à cette ambition, je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée, la parole est à Édouard Geffray, ministre de l'éducation nationale.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée Genetet, vous avez raison, notre jeunesse mérite mieux que des batailles de slogans. Alors, première chose peut-être, regardons objectivement les faits. Entre 2017 et 2027, si si on prend juste le PLF tel qu'il vous a été proposé, tel qu'il sera évidemment amendé, le budget de l'éducation nationale a augmenté de 32 % avec 900000 élèves de moins. On peut pas tout à fait oublier ça. À la rentrée prochaine, dans le premier degré, nous aurons pour la première fois, et là encore un PLF pour l'instant à changer, un nombre d'élèves par classe inférieur à celui de la moyenne de l'OCDE. Je crois que c'est un objectif qui était régulièrement invoqué sur tous les bancs depuis de nombreuses années.
Dans le second degré, je me permets de signaler que nous avons une stabilité, une légère progression du taux d'encadrement des élèves, moins importante que dans le premier degré, il est vrai, et par ailleurs, il y a une chose que tout le monde ignore, c'est que la dépense publique pour le lycéen français, la dépense publique moyenne, est supérieure de 28 % à celle de l'OCDE. Non mais c'est important de rappeler les choses telles qu'elles sont. Alors, dans ce contexte, oui, évidemment, il faut répondre aux revendications des lycéens. Si si, c'est vrai. On a commencé d'abord à le faire avec le remplacement. Excusez-moi, ça ça vous dérange si je termine et puis on se reparle après, hein, on se donne rendez-vous. Donc, pour le remplacement, nous avons d'ores
et déjà attaqué le sujet, comme vous le saviez, nous avons 114 lycées rouges il y a 15 jours, nous n'en avons quasiment plus pour la rentrée de des vacances de la Toussaint. Mais il y a évidemment d'autres enjeux sur le nombre d'élèves par classe au lycée, sur l'orientation scolaire, sur le bâti, sur Parcoursup, en réalité, sur la procédure globale d'orientation et de poursuite d'études. Sur tous ces sujets-là, nous avons notre plateforme qui ferme vendredi 23 à minuit. Nous allons traiter l'intégralité de ce que nous n'avons pas eu le temps de traiter d'ici là pendant le weekend et en début de semaine prochaine, comme le Premier ministre l'a dit, nous annoncerons les décisions qui seront claires, qui seront fermes et qui seront mesurables en terme d'engagement et qui
se traduiront par exemple au Parlement dans le cadre du projet de loi de finances 2027. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le ministre.
Anne Genetet