Pour gagner, la gauche doit-elle s'assagir ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Applaudissements] bonjour est-ce qu'on m'entend bien ouais bonjour à toutes et tous merci d'être venu pour ces amphis de manière générale et puis pour ce débat en particulier on a la chance de pouvoir débattre ensemble sur un thème qu'on a à volontairement posé sous forme de question la gauche doit-elle s'assagir pour gagner et autour de moi quoi ah ça c'est votre réponse mais attendez on va faire le débat d'abord et donc autour de moi pour en débattre c'était Golan Royal que vous connaissez je crois ancienne candidate à l'élection présidentielle ancienne ministre aussi et qui sort cette année parmi d'autres livres qu'elle a sorti un livre qui s'appelle refuser la cruauté du monde qui est sorti cette année qu'elle a dédicacé tout à l'heure mais que vous pouvez retrouver aussi à l'espace des livres et puis Stefano palombarini économiste à Paris 8 [Applaudissements] qui est membre du conseil scientifique de l'Institut La Boétie et qui a sorti de livres très important c'est dernières années le premier avec Bruno Amable en 2018 qui s'appelait l'illusion du bloc bourgeois et le deuxième on peut dire un peu la suite qui a eu lieu qui est sorti en fin de l'année dernière 2022 où va le bloc bourgeois et qui sont à lire là aussi et que vous pouvez retrouver au village du livre pour le déroulé parce qu'on a beaucoup de choses à se dire et en même temps on a 1h30 donc le débat va être dense ce qu'on va faire ce qu'on va introduire un peu chacun nos thèses ou en tout cas notre point de vue sur la question en 15 minutes chacun ensuite on fera un temps où les uns et les autres on va pouvoir rebondir sur ce que les autres ont dit avant on va se laisser 5 7 minutes chacun pour rebondir et puis ensuite on vous laissera la parole alors vu le nombre qu'on est pour que ça soit simple voilà comment on va faire il y a des personnes dans la salle qui vont récupérer si vous avez des questions écrites sur des petits papiers parce que si là on commence à vouloir donner la parole au micro on va pas y arriver et on récupérera ces petits papiers vous pouvez poser vos questions pendant toute la première partie on va dire pendant la première heure puis je lirai les questions et on y répondra de telle sorte à pouvoir en traiter un maximum voilà merci encore de votre Présence JE veux pas prendre plus de temps pour cette introduction et je laisse la parole à Stefano pour commencer pendant 15 minutes [Applaudissements] ok ben merci à tous d'être là merci d'invitations à ces débattre une invitation honnêtement qui que j'ai accueilli avec grand plaisir mais qui m'a mis un peu en difficulté quand j'ai vu la question devait répondre parce que est-ce que à gauche doit s'agir pour gagner il y a trois termes qui vont pas déçoit qu'est-ce que ça veut dire ça s'agir qu'est-ce que c'est la gauche et qu'est-ce que ça veut dire gagner donc donc trois termes sont un peu problématiques sur gagner ça le plus évident mais je vous rappelle que la dernière victoire de la gauche en France c'était François Hollande en 2012 donc c'est juste pour dire que qu'est-ce que ça veut dire gagner pour la gauche qu'il faudrait définir après l'autre l'autre réflexe que j'ai eu quand j'ai vu la question vraiment ça m'a remis en mémoire un épisode qui date de l'époque des gilets jaunes 2019 et vous savez déjà avec un épisode peut-être vous avez en tête aussi c'est des militante d'attaque Geneviève à Nice et qui avait été victime d'une charge très violente de la police qui était à l'hôpital et à laquelle les présidents Macron avait souhaité une guérison rapide et un retour en forme de sagesse donc mais je me suis dit je me suis dit si on m'invite chez les insoumis pour débattre d'une question est-ce qu'il faut s'agir ça ne doit pas être dans la signification que donner Macron à ce thème pour Macron ça s'agir ça veut dire rentrer à la maison et faire profil donc j'imagine que c'est pas ça la question et alors j'essayais après de réfléchir un peu à ce que ça voudrait dire ça s'agir la sagesse c'est un état d'esprit et c'est long et philosophes grec Aristote tous les autres la sagesse ça n'est à l'esprit qui repose sur une connaissance de soi-même et sur une connaissance du monde et alors regarde il y a peut-être quelque chose au niveau de la connaissance du monde c'est peut-être je pense qu'il y a un vrai thème central qui aurait débat politique en France parce que les mondes sociales on ne connaît jamais objectivement il n'y a pas une connaissance objective du monde social on regarde toujours les mondes sociales à partir d'une idéologie au sens positif du terme fausse conscience d'une idéologie d'un système d'idées d'une série de repères des séries des principes d'interprétation etc et la vision du monde qui est gémonique en France mais pas seulement en France ça concerne l'ensemble des pays occidentaux il y a eu un tournant hégémonique dans lequel c'est la vision du monde néopéral qui s'est imposée comme la vision dominante il y a 40 ans si on regarde la France avec une bataille entre vision du monde différente qui se développer dans les années 70 et bataille de la quinzaine de libéralisme est sorti gagnant au début des années 80 au niveau des séries dirigeantes françaises et après c'était gémonie c'est élargi à la population française mais une grande partie des citoyens français sont rentrés dans le monde libérateur et assez niveau je pense qu'il faut faire la différence c'est très important de faire la différence entre les soutiens en politique non libéral qui est minoritaire en France qui a toujours été minoritaire peut-être encore plus minoritaire aujourd'hui qui a 20 ans ou il y a 30 ans mais il y a jamais eu un bloc majoritaire des soutiens des politiques des réformes libérales en France il faut faire la différence entre ça et l'adhésion à la vision du monde et qui elle a pris une importance très importante une importance très forte dans la société française qu'est-ce que j'entends pour adhésion la vision du monde libéral donc je fais une petite pub un bouquin de d'un ami Équateur qui est vraiment mal qui a sorti un petit repère encaissais-je sur c'est une idéologie c'est une stratégie de politique économique mais c'est aussi une vision du monde une idéologie fondée sur un certain nombre des principes précaires par exemple principal peut-être c'est que la concurrence est toujours bénéfique que les rôles de l'État est d'organiser et de garanties de la concurrence puisque c'est la concurrence qui est toujours bénéfique par le principe et la concurrence sur les marchés des biens sur les marchés des services sur les marchés du travail quand on pense l'égalité par exemple l'égalité qui font ces données comme horizon idéal l'égalité qui doit conduire les politiques publiques c'est pas l'égalité des résultats parce que ça serait injuste je vais revenir après de viser l'égalité des résultats c'est l'égalité des chances c'est l'égalité des points de départ et après c'est toujours la vision du monde libéral et après une fois qu'on a établi en principe égalité des départs qu'on parle tous du même du même point l'égalité des chances chacun doit être récompensé selon ses efforts et selon ses mérite et donc c'est normal qu'il y a des gens qui s'enrichissent d'autres qui restent pauvres c'est parce qu'il y a des gens plus méritants et d'autres qui sont des phénoms il y a toute une série des principes de ce type autre principe fondamental c'est que toujours dans cet idéal de la concurrence ouverte libre et non foncé comme on dit c'est que c'est une initiative individuelle c'est la création individuelle c'est donc l'entreprise individuelle capacité entrepreneuriale qui crée de la richesse et donc il faut il faut ne pas entraver l'action des entrepreneurs c'est ça qui crée de la richesses pour la société tout inter tous ces principes on pourrait continuer très longtemps sur une tous ces principes là orientent la vision du monde évidemment de la partie de la société française qui est favorable aux politiques réforme libérales mais aussi d'une fraction de la population française et notamment une fraction importante de classe populaire qui souffre des politiques non libérales et qui est malgré cela du point de idéologie sous hégémonie si vous voulez un exemple très parent de ça regardez les sondages comment est perçu les statues des fonctionnaires publiques les statuts des fonctionnaires publiques par rapport aux principes de neubérisme que je viens d'évoquer c'est un contradiction et vous avez un tas de gens dans les classes populaires qui pensent que les statuts des fonctionnaires publiques c'est un privilège c'est quelque chose qui vous êtes fonctionnaire pour moi vous sortez de la concurrence vous êtes rémunérés des rémunérations à fixer pour l'ensemble de la carrière à peu près donc il y a pas de récompenses au mérite il y a pas de récompenses à l'effort il y a pas de combat pour pour montrer sa variable c'est-à-dire et donc et donc si si on considère que même si en réalité depuis une dizaine d'années c'était chez mon inégal c'est affaibli en France même si on considère que c'est une homonie qui craque quelque part mais que ça reste un fort c'est qui caractérise en terme politique les blocs qui s'est formé autour de la gauche des ruptures ils sont comme ça et qui pèsent à peu près 25% politiquement bon c'est ces blocs là c'est le seul qui porte une vision du monde différente alternative justement des ruptures et des sorties d'une libéralisme et des autres blocs macronistes évidemment il y a un cadre d'origine mais les blocs d'extrême droite qui n'est pas ni avant particulièrement avantagé ni particulièrement favorable politique non rurales c'est quand même une fraction d'électorale qui est sous hégémonie c'est-à-dire qu'il ne voit pas même s'il souffre des politiques non libérales même si quand on lui pose la question est-ce que vous êtes pour la retraite à 64 ans et répondre non il répond de non mais comme ils sont sous hégémonie de rurales il considère qui est une alternative réaliste n'existe pas une vraie alternative praticable n'existe pas à la stratégie qui le fait souffrir bon c'est qu'il y a une série des conséquences peut-être je reviendrai après sur le type d'attente des cesaires sur la hiérarchie des attentes sur effet des politiques économiques et sociales du coup sont minorés et que des attentes sur d'autres thèmes qui deviennent les attentes fondamentales pour cesaires à sécurité l'immigration identité etc mais donc si les paysages du point de vue idéologique ça fait à peu près en gros 70% de la société française qui est dans la vision du monde de libéral macroniste droite extrême droite si vous regardez du point de vue et à pépé 30% peut-être moins 80% qui est dans une autre vision du monde j'irais bien la question de la sagesse du point de vue des 70% d'électorales qui est dans la vision du monde libéral gauche ruptures et en dehors de la vérité elle propose des choses qui n'étaient pas la route il réaliste c'est des rêves certains moments de référents la compétitivité d'un français on nous promet on nous promet du bien-être ça serait ça serait le chômage qui se développe etc la gauche des ruptures regardez du point de vue de quelqu'un qui est énormément de libéral et en dehors du monde et donc elle peut pas être sage puisque la sagesse repose sur la connaissance du monde et alors si on regarde quelque chose de ce point de vue là est-ce que à gauche doit s'agir si on pose la question du point de vue de ceux qui sont dans le monde rural ça s'agir c'est laisser tomber votre idée qui aurait une vision du monde différente alternative révéler dans le cadre de ce qui était ce qui correspond à la réalité et c'est ça ça s'agit évidemment la gauche de rupture doit répondre non elle travaille que doit faire à gauche des rupture quand idéologique c'est travailler à sortir non pas tout et 70% qui est dans la vision du monde héritage parce que ça ça n'a jamais parce que une partie de ceux qui sont des dents sont avantagés par cette hégémonie mais il y a une fraction des cases populaires qui est sous hégémonie rurale qui souffre des politiques ne libérales et si la gauche de gagner puisque c'était la question et doit arriver à convaincre cette partie de la société française cette fraction de classe populaire qu'une autre politique est possible parce que un autre monde est possible [Applaudissements] merci beaucoup Stéphane et 12 minutes c'est bien analyse du temps Ségolène à toi merci merci manuel merci Stéphano merci de m'avoir invité à se débat très original je trouve c'est la question m'a beaucoup intéressée la gauche soit-elle le sas agir pour gagner il y a un vieux dicton populaire qui dit ceci le malheur assagi les hommes donc on peut en tirer comme conséquence que si la gauche ça s'agit elle disparaît ou alors elle sera le signal d'un malheur donc surtout il ne faut pas qu'elle sache mais si le regard de d'un peu plus près ce concept de sagesse on voit qu'il y a des aspects positifs dans la sagesse et puis des aspects moins positifs donc il ne faut pas non plus laisser aux adversaires le monopole de la sagesse je pense qu'il faut retourner ce concept en leur demandant premièrement qui établit les normes de la sagesse et deuxièmement qui est vraiment sage et qui n'est pas sage on observera au passage que sage ou passage on l'utilise à l'égard des enfants et on l'utilise aussi à l'égard des femmes j'ai beaucoup entendu moi en 2007 elle est pas sage elle est pas dans la norme elle elle a pas les épaules pour mettre le costume sous-entendu est-ce vraiment une adulte qui va garder les enfants est-ce qu'on pourrait lui confier un poids lourd bourré d'explosifs donc ce concept de passage c'est aussi une façon de disqualifier ceux qui osent sortir de la norme et si on regarde les synonymes positifs de sa s'agir on entend apaiser calmer tranquilliser soulager encourager modéré satisfaire s'adoucir se ranger se calmer tout n'est pas négatif vous en conviendrez dans ce concept de s'assagir et donc la vraie question c'est de savoir mais qui est sage et qui ne l'est pas et pour savoir qui est sage et qu'il ne l'est pas il suffit de renverser la question est-ce que les politiques que nous subissons nous apaise est-ce que les politiques que nous subissons nous calme est-ce que les politiques que nous subissons nous tranquillise est-ce qu'elle nous soulage est-ce qu'elle nous encourage donc qui n'est pas sage et dès lors que vous avez des politiques brutales qui s'imposent effectivement ceux qui conduit ces politiques brutales voudraient faire taire ce qui le subissent ce qui les subissent c'est à dire les rendre sages car derrière la notion de sagesse il y a la notion de bruit ceux qui font de bruit et ceux qui n'en font pas ceux qui sont corrects en ne faisant pas de bruit ceux qui sont incorrects en faisant du bruit et je voudrais illustrer cette cette démonstration par deux éléments le débat qui a eu lieu à l'Assemblée nationale sur la régression des retraites et ensuite je partagerai avec vous une phrase extraordinaire de Jean Jaurès du 19 juin 1906 qui empile dans notre sujet et qui est d'une modernité extraordinaire que s'est-il passé au débat sur les retraites effectivement la nupaisse vous avez fait du bruit vous avez protesté [Musique] [Applaudissements] et donc cette résistance bruyante était au fond déjà un faible écho de ce qui se passait dans la rue et qu'elle aurait été les aspirations ou le réconfort donné à ceux qui n'en seront rendement ont subi la taxe carbone c'est-à-dire les gilets jaunes et tout ce qu'ils ont subi et tous ceux qui étaient sacrifiés dans la réforme des retraites et notamment les basses retraites et les retraites des femmes je dis ça au passage à qui on vole deux ans de vie mais qu'aurait-il pensé si elle Assemblée nationale n'y est pas eu au moins un écho de ce qu'il disait de ce qu'il criait de ce qu'il voulait faire entendre et heureusement que ces parlementaires ont été là alors on a cherché un disqualifier on a la chercher à les humilier on a cherché à les critiquer on a cherché à les vulgariser on a cherché à vous diaboliser mais dans la rue c'était la moindre des choses et quand on regarde les mécanismes qui ont eu lieu à l'Assemblée nationale et c'est bien grâce à l'Union autour de est-ce qu'il y a une majorité relative qui a pu s'imposer à l'Assemblée nationale pour se faire entendre et pour faire du bruit justement on a entendu aussi dans ce recul de la dignité du travail et de la justice elle ne fait pas de bruit ce recul de la dignité au travail se recule de la justice cette montée des injustices ça ne fait pas de bruit ça ne fait pas de bruit un 49,3 ça ne fait pas de bruit un amendement vauter à minuit ça ne fait pas de bruit des négociations entre chef de de la droite qui impose ensuite toute qui retire leurs amendements même quand leurs amendements étaient fondés et les dans le sens de ce que voulait la gauche et donc tout ce qui se décide dans les salons feutrés et qui organise le recul des acquis sociaux c'est vrai ça ne fait pas de bruit et c'est pour ça que la colère a besoin de s'exprimer a besoin de faire du bruit sinon en effet il y a des régressions sociales et des gens qui meurent un petit feu et qui voient leur vie se dégrader sans que ça fasse de bruit et donc la responsabilité bien évidemment première de la gauche c'est une pas d'avoir peur quand on lui parle avec mes prix de décibels les décibels que l'on fait entendre à l'Assemblée nationale ce sont les décibels que l'on entend dans la rue ce que l'on entend dans les familles [Musique] et c'est pour ça qu'en relisant cette phrase extraordinaire de de Jean Jaurès que je voudrais partager avec vous le 19 juin 1906 la répression terrible sur les mineurs de Carmaux écoutez la modernité de ce texte il est à la tribune de l'Assemblée nationale il fait du bruit donc en disant cela vous allez voir le patronat n'a pas besoin lui pour exercer une action violente de gestes désordonnés et de parole tumultueuse n'en a pas besoin quelques hommes se rassemblent à huit clos dans la sécurité dans l'intimité d'un conseil d'administration et à quelques-uns son geste désordonné sans éclat de voix il décide que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers il décide que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclues et seront chassés ainsi tandis que l'acte de violence de l'ouvrier apparaît toujours et toujours défini et toujours visible et toujours aisément frappé la responsabilité profonde et meurtrière des grands capitalistes elle se dérobe elle s'évanouit elle s'exprime dans une sorte d'obscurité Jean Jaurès discours à la Chambre des députés du 10 juin 1906 [Musique] merci beaucoup alors on a eu on a choisi de prendre cette question et vous l'avez vu de l'aborder chacun avec des angles des regards différents pas forcément au vu de ce qui a été dit par Stefano et Ségolène depuis tout à l'heure pas forcément pour y apporter une réponse différente et j'ai l'impression que c'était un petit peu la réponse de la salle tout à l'heure aussi mais plutôt pour essayer de d'aborder à travers cette question un certain nombre de débats qui peuvent exister et y compris un certain nombre de débats stratégiques qui peuvent exister moi je vais l'aborder par par cet angle par cet angle là j'entends parfois dans la société où certains de nos partenaires traduire la question la gauche doit-elle ça s'agir pour gagner ou la poser d'une manière différente qui est non mais le programme que vous avez défendu à l'élection présidentielle ou le programme partagé qu'on a défendu ensemble aux élections législatives il est trop radical pour pouvoir être majoritaire et notre manière de poser la question de la gauche doit-elle s'assagir pour pour gagner donc je me suis intéressé à cette question sur intéressé à cette question en l'abordant de plusieurs manières différentes d'abord de dire que les problèmes qui sont en face de nous sont des problèmes radicaux au sens étymologique du terme c'est à dire des problèmes qu'il faut aller travailler traiter à la racine face à aliminant ça l'importance de la crise climatique dont on voit tous les jours les effets la réponse elle est nécessairement une réponse radicale face à l'importance de la crise démocratique qu'on connaît aujourd'hui l'élection après élections l'augmentation des taux d'abstention le fait qu'une grande partie de la population ne se reconnaissent tout simplement plus dans le système politique tel qu'il est aujourd'hui si vous voulez répondre à une colère radicale vous devez y apporter une réponse radicale sociale crise sociale enjeu des nouvelles questions qui se posent à nous et qui sont des questions qui sont défis majeurs qui nécessitent des réponses radicales deuxièmement et ça dialogue avec ce qu'a dit Stefano tout à l'heure et y compris peut-être ça soulève une contradiction peut-être pas entre ce qu'il dit et ce que je vais dire mais une contradiction peut-être qui existe dans la société on a fait à plusieurs reprises le travail de sonder la population sur nos propositions politiques je vais pas ici faire la critique des sondages il y a plein de choses à dire sur les sondages et vous le savez mais quand on pose des questions sur des questions qui sont au cœur du programme qu'on a défendu à l'élection présidentielle on l'a fait par exemple encore cette semaine avec un sondage qu'on a publié mardi si vous demandez à la population le pourcentage de gens qui sont favorables pour revenir à la retraite à 60 ans vous avez encore aujourd'hui autour de 65% de la population qui vous dit nous sommes favorables au retour à la retraite à 60 ans si vous posez la question aujourd'hui de l'augmentation du SMIC vous avez 80% de la population qui est favorable à l'augmentation du SMIC donc vous avez sur des mesures programmatiques radicales parce qu'elles sont radicales en tout cas du point de vue de l'espace politique tel qu'il est constitué aujourd'hui vous avez en réalité quand vous enlevez quand vous arrivez peut-être à décaper la couche de l'idéologie dominante néolibérale de l'appareil médiatique du travail de division qui est fait pour en réalité ou du travail d'instrumentalisation de polémique qui est fait pour qu'en fait on ne puisse pas faire ce que nous devrions nous pouvoir faire en tant que député responsable politique c'est tout simplement proposé aux pays un programme avec des propositions et demander aux gens ce qu'ils pensent de ces propositions une fois que vous arrivez à enlever cette couche là qui brouille le message alors vous avez dans la population un accord qui est un accord très largement majoritaire avec les propositions qui sont les nôtres c'est vrai d'un point de vue programmatique mais c'est vrai aussi d'un point de vue conceptuel je vous lis comme ça quelques sondages j'ai fait une collection parce que je les trouve intéressantes 62% des Français ont une mauvaise opinion du capitalisme 70% des Français considèrent que notre modèle économique est incompatible avec la protection de l'environnement et la lutte contre la crise climatique 93% désireraient revoir en partie ou complètement le système économique et sortir du mythe de la croissance infinie 84% des Français soutiennent l'idée que la lutte contre le réchauffement climatique devrait mobiliser autant de moyens que la lutte contre la pandémie de covid-19 ça a été fait en 2022 ça pour dire que que ce soit d'un point de vue programmatique ou d'un point de vue philosophique conceptuel la radicalité elle est pas un terme qui est à l'opposé de la majorité le problème c'est l'appareil de domination néolibérale à travers son système de domination et notamment et c'est un peu je pense que 10 Stefano avec la distinction qu'il fait entre les deux blocs et les trois blocs je vais revenir là-dessus le problème c'est cet appareil de domination c'est la bataille idéologique qu'on essaye de mener qui fait que ces propositions les gens sont d'accord avec mais il se posent la question de savoir si c'est vraiment possible de les mettre en place donc je trouve que c'est aussi important de de se rappeler de ça si vous arrivez à convaincre de la pertinence de la crédibilité de la possibilité d'y arriver alors il y a un accord avec un programme qui est un programme de transformation radical de la société deuxième débat stratégique c'est je le prends je prends la même question mais pas sur un autre champ qui est le champ de l'analyse des de l'évolution des formations politiques de gauche partout partout en Europe ce qu'on a eu des expériences parler de la Grèce Syriza pour nous ça a été initialement un formidable espoir on s'est dit ah il y a un pays au sein de l'Union européenne ou la chaîne néolibérale craque donc tout le monde s'est dit c'est possible de le faire quelque part et si c'est possible de le faire quelque part alors sans doute qu'on arrivera à le faire à le faire ailleurs et quand vous faites une analyse électorale de la progression de de Syriza élection après élection et quand vous mettez cette analyse électorale en correspondance avec l'orientation qui a été celle de cerise c'est Risa en 2009 aux élection législatives en Grèce et 5% . et vous avez les plans d'austérité mis en place par le gouvernement socialiste socialiste grec et élection après élection seriesa progresse et atteignent 27% en 2012 ils atteignent 36% en 2015 et là vous avez une coupure une rupture c'est le moment où la pression des institutions européennes en quelque sorte pour le caricaturé comme tel il renonce à la rupture il se bat on a pas le choix on va faire comme ça et si vous regardez la courbe électorale tous ces immédiatement à partir de ce moment-là où ça courbe de ses résultats électoraux redescend dans l'autre sens tout ça pour dire que ceux qui pensent d'un point de vue stratégique puisque la question qui nous est posée c'est comment la gauche peut gagner demain qu'on a plus de chance de gagner parce qu'on va prendre une ligne de centre gauche pour aller vite sont en en rupture ou en contradiction complète avec les dynamiques politiques qu'on a observé à l'échelle européenne ces dernières années troisièmement une fois qu'on a dit qu'est-ce qu'il fallait pas faire pour gagner la question qui nous est posée c'est qu'est-ce qu'il faut faire pour gagner alors j'ai pas la prétention d'avoir celle la réponse sinon ça serait un petit peu un petit peu trop simple mais oui c'est notamment dans les travaux de Stefano on a assisté ces dernières années à une transformation une reconfiguration de l'espace politique qui a été très longtemps configuré autour de deux blocs un système bip artisan classique et qui et ça a été flagrant notamment dans les élections présidentielles et législatives de 2022 et organisé aujourd'hui en trois blocs des gars importantes et je devrais même dire en quatre blocs parce qu'il y a un blog qui est en dehors du du système politique et c'est celui qui nous qui nous intéresse je dis trois blocs des gars importants vous prenez aux élections présidentielles le bloc libéral Macron Pécresse et 11,4 millions d'électeurs vous prenez le bloc Le Pen Zemmour c'est 11,3 millions d'électeurs vous prenez le bloc Mélenchon et les autres candidats issus de la gauche c'est 11,2 millions d'électeurs c'est pratiquement à l'électeurs près le même poids de ces trois blocs aux dernières élections présidentielles mais il y a un quatrième blog c'est le bloc des abstentionnistes c'est 12,8 millions d'électeurs davantage que chacun des autres blocs vous pouvez le faire aussi aux élections législatives c'est encore plus flagrant parce que la participation y est beaucoup beaucoup plus faible aux élections législatives le bloc libéral est un peu au-dessus il profite de cette faible participation il est en gros autour de 9 millions de voix le Bloc populaire est autour de 8 millions de voix et le bloc d'extrême droite est plus faible il est autour de 6 millions de voix mais vous avez 26 millions de personnes 26 millions de personnes qui vont pas voter donc l'illusion qui consiste à penser que la gauche sur le programme radical qui est le sien qui est le neutre celui qu'on défend pas ce qui correspond à la radicalité des crises auxquelles on est confronté l'illusion qui consiste à penser que pour réussir à gagner ça se joue à l'intérieur de ce de cet espace politique où il faut aller chercher en quelque sorte à reconfigurer le bloc macroniste pour essayer d'en tirer une partie me paraît une illusion je dis pas qu'il peut pas y avoir quelques électeurs qui se sont égarés mais c'est pas le coeur de notre action politique le cœur de notre action politique c'est d'aller travailler le quatrième bloc pour faire en sorte que nos propositions politiques puissent devenir majoritaire demain [Musique] alors vous allez me dire ouais c'est facile mais c'est c'est pas réaliste et je m'arrête là mais je vous donne juste quelques chiffres parce que je pense que ils permettent de de réaliser quelques quelques réalités on a fait il y a un travail d'analyse qui a été fait très intéressant je rappelle que la nuit pêche a gagné le premier tour des élections législatives mais on n'a pas gagné le deuxième [Applaudissements] alors est-ce qu'il a manqué beaucoup de voix pour faire en sorte que la nups puisse être majoritaire à l'Assemblée nationale parce que parfois j'entends certaines de nos partenaires dire oui la nupette d'accord vous avez fait 25 ou 26% mais vous avez pas fait 50%. et pour être majoritaire il faut faire 50% ça m'avait pas échappé mais c'est mieux pour arriver à être majoritaire de partir de 26% que de partir de 1,3 ou de 2,4 quand même je veux juste le dire donc après la question c'est comment on arrive à prendre ce qu'on a pas réussi à prendre la dernière fois aux dernières élections législatives pour que la nuit pêche puisse avoir une majorité relative aux élections législatives dans ce cas là il y aurait eu 200 députés de la nups 198 députés macronistes 80 députés du rassemblement national il leur aurait fallu avoir 51 500 7 voies supplémentaires alors certes vous allez me dire bien positionné dans les bonnes circonscriptions oui c'est vrai mais c'est pour donner un ordre de grandeur pour avoir alors non sur 20,7 millions de suffrages exprimés ça représente 0,25% du total des voix exprimées qui leur aurait fallu avoir en plus pour que la nuit pêche puisse avoir une majorité relative à l'Assemblée nationale après les dernières élections législatives bon vous avez vu la majorité relative c'est pas génial pour la majorité absolue il y aurait eu 289 133 députés macronistes 63 députés à rassemblement national et il a manqué 393 000 voix 393 000 voix sur 20,7 millions de suffrages exprimés c'est 1,9% du total tout ça pour dire que la victoire elle était pas si loin que ça la victoire elle n'était pas si loin que ça donc comment on fait pour aller la chercher à partir du moment où on considère que c'est en allant chercher ce quatrième bloc où sont les marges de progression pour gagner est-ce que les marges de progression elles sont dans le fait de s'assagir ou est-ce que les marges de progression elles sont dans le fait de ramener dans le système politique des gens qui ont sorti qui sont soumis à distance parce que soit ils considère qu'on est tous les mêmes soit ils considère que ça sert à rien que vous portez des bonnes idées mais de toute façon vous arriverez jamais à faire en sorte qu'elles sont majoritaire demain je mets quelques exemples la jeunesse aux élections présidentielles 38% des 18 24 ans votent Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle mais mais il y a que 66% des 18 24 ans qui vont voter alors qu'il y a 77 % de la population qui va voter 10 points de moins de vote dans la jeunesse par rapport à l'ensemble de la population aux élections législatives les 18 24 ans il vote à 42% pour la nuit pêche mais il y a que 24% des 18 24 ans qui votent aux élections législatives alors qu'il y en a 48% de la population c'est-à-dire 24 points de moins que la moyenne de la population qui ont voté parmi les 18 24 ans aux élections législatives là vous avez une marge de progression concrète si vous ramenez le taux de participation de la jeunesse au même niveau que le taux de participation de la population vous êtes en mesure de pouvoir l'emporter autre exemple les non inscrits les malinscrits sur les listes électorales je disais tout à l'heure 48 millions d'électeurs 5,2 millions de personnes qui sont non inscrites sur les listes électorales 7,6 millions de personnes qui sont mal inscrites sur les listes électorales là aussi vous avez des marges de progression importantes et le dernier exemple avant de laisser la parole à mes à mes collègues qui permet aussi de répondre là aussi à un mythe que l'extrême droite et Stefano je pense qu'il travaille sur ce sujet le confirmerait que l'extrême droite et une composante de son électorat qui soit une composante populaire je pense que personne ne le ni personne ne le conteste bien évidemment mais quand j'entends parfois dans la presse ou dans les médias dire toute façon ils ouvriers les plus pauvres les plus modestes qui votent à l'extrême droite et votre papa il vote pas pour vous je voudrais quand même rappelé que les personnes qui ont gagné qui gagnent étude électorale de l'élection présidentielle moins de 1250 euros par mois ils ont voté à 28% pour Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle mais il y en a 34 % d'entre eux qui se sont abstenus alors qu'il y a 26% de la population qui s'est abstenu et les moins de 1250 euros par mois aux élections législatives de 2022 il y en a 34% qui ont voté pour la nups mais là aussi il y en a plus de 60% qui se sont abstenus alors que l'abstention moyenne était autour de 50%. voilà donc moi j'ai pris forcément la question d'un point de vue comment on fait pour y arriver un point de vue peut-être qui est pas exactement sur le même terrain que que que mes collègues mais je crois que c'est complémentaire pour dire à la fois que la question qui nous est posée c'est moins de savoir si notre programme il est trop radical pour être capable de gagner je pense avoir répondu à cette question la question c'est comment on fait en sorte que autour de ce programme on arrive à montrer qu'il est possible de l'emporter qu'il est possible de gagner et c'est là où l'appareil médiatique dominant parce qu'il insiste sur nos divisions nos fractures pour ce qui veut nous empêcher de parler des sujets dont on veut te parler doit aussi être frontalement combattu voilà ma manière avec laquelle j'ai abordé ce sujet et maintenant on va réagir les uns et les autres sur cette question et les différentes interventions qui ont lieu et on commence avec toi Stefano [Applaudissements] [Musique] j'ai fait partir un chronomètre parce que on m'a dit sept minutes c'est un défi des choses une sur les visions différentes de la sagesse dans l'épisode que j'ai rappelé de cette dame de la CGT qui était à l'hôpital avec Macron avait souhaité de retrouver une forme de sagesse la réponse de la dame c'était Macron par des sagesse alors qu'il n'a pas la moindre idée de qu'est-ce que c'est la sagesse c'est moi qui c'est moi qui suis sage parce que je me bats pour nos draps alors que oui massacrer la sagesse et de mon côté donc donc effectivement il y a des visions de la sagesse et autre chose enfin je vais pas parler trop de ça mais ça m'a confirme que Mélenchon doit être un grand des terres de Jaurès parce que j'irai souvenir d'un épisode vous devez avoir en tête donc des dirigeants d'une entreprise de faire arracher les chemises en haut des dirigeants et donc Mélenchon était interrogé parce que c'est des interrogatoires qu'on dépasse la télé on vient intimer des condamner cette violence inouïe etc il disait oui ça c'est la violence pour vous c'est la violence alors que d'entrer des plumes on met des milliers de personnes au chômage dans un bureau de récurrence dans le bureau d'emportez même pas personnellement et donc sans doute sans doute j'imagine j'imagine qu'il y avait un tête qui est passage de Jaurès alors sur sur où sont les marches des progression pour être à gauche gagne alors déjà il y a un point sur lequel nous sommes complètement d'accord c'est que ce n'est pas en avant chercher des macronistes déçus que à gauche peut également progresser et ce n'est disons pour faire pour dire très vite il a existé une bourgeoise importante en France cette bourgeoisie de gauche bourgeoisie caisse moyenne qui a supérieure pour une partie est dans des projets des ruptures avec une partie droite à gauche mais votre à gauche parce qu'il verrompre avec un libéralisme qui fait souffrir évidemment particulièrement de casse populaire mais qu'un gendre de la souffrance aussi dans des couches moins pénalisées de la population y compris des cadres supérieurs chez les cadres supérieurs mais un choix présidentiel devait être à 18 au 19%. parce que si vous voulez des normes nos libéral fait que revenu de prendre en grande partie des primes des horaires ont sauté etc il n'y a pas que des classes populaires qui souffrentissage donc il y a une partie des anciennes bourgeoisie de gauche qui est pour la rupture avec nos libéralisme une autre partie des anciennes bourgeoisie de gauche est pour continuer des réformes libérales et ça si vous voulez cette partie de la bourgeoisie de gauche qui a voté Macron en 2017 parce que pour la continuité de politique de mais aussi parce que Macron progresse une promesse des progrès social sur le plan de liberté individuelles des droits etc non et comment trahis on peut pas on peut pas on peut pas imaginer par exemple forte que ça on est en train de régression autoritaire sur toute cette thématique mais tout est sondages montrent que cette fraction pour se comprendre Macron 2017 à hérité de la moitié la moitié l'autre moitié non elle peut rester à gauche mais hérité de la moitié de 2012 et donc il y a une partie d'électorat Macron qui provient à gauche et qui ne donne aucun signe de vouloir revenir en arrière et si vous regardez la présidentielle de l'année dernière il y a quand même des candidats c'est un candidats du Parti social hidago et Jadot qui ont construit avec campagne avec cette cible les macronistes dessus et ben regardez le résultat des macronistes non ils sont pas déçus ils sont peut-être perplexes il y a peut-être aussi un côté des déceptions peut-être ça existe mais les priorité c'est la continuité des réformes d'indrales et donc et d'autres dimensions c'est la continuité de la construction européenne qui ne doit pas être remise en question donc une façon et donc ils vont rester chez Macron même s'ils réprime les mouvements sociaux comme on l'a vu même c'est c'est les droits des manifestaires et bien causes même si etc toutes les choses que vous connaissez donc pensez qu'il y a des marches des progressions pour une gauche des rupture de ces côtés là ça me paraît vraiment hors des questions et on est d'accord et ce réceptionniste oui je suis d'accord avec ce que tu dis je me ferais pas non plus des des rêves trop grands parce que par exemple un bon indice donc c'est difficile c'est difficile de savoir est-ce qu'ils regardent tout à gauche plutôt centre plutôt à droite plutôt que c'est à droite on sait pas mais il y a quand même un indice assez fort vous regardez la présidentielle et législative c'est des élections qui ont lieu un mois deux mois d'écart avec un gros différentiel des participations d'abord des 25% je pense il y a des mémoires ça doit être 75% à la présidentielle et 50% originatives donc si les abstentionistes faisaient une grosse différence l'effet qui est beaucoup plus d'abstentionniste aux législative aurait dû faire baisser beaucoup à gauche logiquement effectivement à gauche a baissé mais un petit peu vous prenez l'ensemble des candidats de gauche à la présidentielle et les résultats de la nups originative je vais encore des mémoires il y a peut-être trois points des différences c'est pas c'est pas c'est 29 et 26 quelque chose comme ça et donc à contrario si on arrivait à faire monter le tour des participations ça fait une marge de progression c'est très loin d'être suffisant pour pour penser que ça permettrait de gagner mais bon c'est juste un indice c'est pas c'est pas certain que ce soit comme ça mais parce que quand raison sur les abstentionnistes c'est une raison sur une matière très floue dernier point alors j'ai déjà passé dernier point le troisième marche de progression c'est fameux fâché pas facho c'est à dire que les classes populaires qui vont extraite donc j'ai déjà dit à mon tout à l'heure ton monde analyse les ventes extraits droites c'est un vote qui s'est construit au cours du temps il y a 20 ans 30 ans c'était pour une grande partie en vente des protestations anti-système on en a marre donc votre à l'époque Jean-Marie Jean-Marie Le Pen comme comme espèce de gifle donné au système politique ce n'est plus le cas aujourd'hui et sans que du rassemblement national est très solide être solide c'est pas des haltères qui votent comme ça un coup pour pour pour créer le rage non c'est un vrai bloc qui s'est construit et mon analyse je le dis tout à l'heure c'est que c'est construit autour d'une sorte des résignations sur effet que les politiques publiques la route suivie par les politiques publiques politiques sociales des réforme des plus 40 ans c'est la route sur laquelle on va continuer bien sûr quand on fait des sondages juste une parenthèse quand on demande ponctuellement mais est-ce que vous êtes pour le SMIC oui est-ce que vous êtes pour la retraite à 60 ans oui est-ce que vous êtes oui oui est-ce que vous êtes pour un projet des sociétés dans lequel tout ça vient ensemble la réponse est un sondage ces élections la réponse est on y croit pas c'est il réaliste vous vendez du rêve voilà et donc gros obstacle une fois qu'il y a cette conviction c'est une fraction de classe populaire parce qu'il y a une autre fraction de gaz propière qui est qui justement trois élections de Mélenchon 2012-2017 2022 c'est les retours dans votre ouvrez à gauche qui était très largement perdu dans les années précédentes mais il y a une partie des classes populaires et des ouvriers sur votre extrait droite encore malgré malgré un retour de votre ouvrir à gauche et donc c'est une espèce de résignation surtout ce qui est thématique économique et sociale on attend plus grand chose on sait que ça va nous faire mal mais bon etc et la construction de l'extrême droite la construction est logique qui a pris des décennies à se faire parce que vraiment dans les années 80-90 pour beaucoup c'était j'ai mis des protester je vote je vote de peine non il y a une construction idéologique profonde qu'on va en oeuvre dans d'autres pays c'est pas disponible en France c'est pas du tout une exception c'est même l'exception française c'est d'avoir un bloc de gauche de ruptures qui en dehors de cette logique un paquet d'autres pays en Italie par exemple je connais bien c'est qui souffre des politiques non libérales pense que sur écran économique et social on peut pas attendre grand chose de différent mais pense que la qualité de leur vie peut non pas être améliorée parce qu'ils sont ils ne sont plus dans un horizon des progrès mais pas être défendu ou épaisseur s'attaque à l'immigration si on s'attaque d'insécurité si on défend identité si on défendent la tradition etc etc et donc votre extra comment on fait je conclue sur ça comme ça ça me permet de redire un mot sur la sagesse comment on fait pour parier à ces intérêts tout en devant consolidé un bloc qui existe mais qui qui vient des d'émerger c'est important qu'en France contrairement à l'Italie et contrairement à plein d'autres pays il y a un bord de gauche et rupture qui a été construit au cours des 10 15 dernières années donc c'est jeune et donc c'est forcément fragile et donc il faut faire attention pour partir à la recherche d'électorat populaire qui vont être la droite il faut faire gaffe on n'est pas désagréger ce qui existe qui doit être très sobre mais c'est qu'on construit et mais donc pour s'il y a une image de progression auprès des trades d'extrême droite ça passe par la remise au coeur du discours des thématiques économiques et sociales c'est ça qui est tout au fond de la hiérarchie de leurs attentes aujourd'hui et qui doit redevenir prioritaire dans sa tante en montrant qu'il y a une alternative crédible réaliste chiffrée moi j'ai beaucoup apprécié que les programmes par exemple la présidentielle de Mélenchon était chiffrée dans les détails parce que c'est ça c'est du gros boulot mais c'est qu'il faut faire [Musique] qu'il faut faire pour convaincre et donc si vous voulez j'ai terminé juste un dernier mot il faut arriver à Paris à ces électeurs tout un tout un continent à répondre aux électeurs qui sont dans la gauche de rupture et qui en plus des thématiques économiques et sociales sont très attentifs sont très sensibles on souffre beaucoup des autres formes des domination la domination patriar domination sociale de la circulation urbaine etc etc il faut continuer ça et il faudrait aussi est-ce qu'on peut arriver à faire tout ça ensemble alors si vous voulez c'est ça que je pense qu'une forme de sagesse à trouver de ce côté-là c'est très différent si vous mettez il y a 15 ans je pense aux parties des gauches au fond des gauches français de soumise etc et on est on était dans une situation de gauche était très fortement menacé de disparitions donc il fallait sauver la gauche il fallait sauver une perspective de gauche c'est que partie de gauche prend de gauche je prends sa soumise sans t'arrives à faire sont arrivés à faire et donc il faut se réjouir mais c'est très différent d'être dans une perspective dans lequel on est on a un risque de disparition il faut remettre sur pied quelque chose d'une perspective c'est on est à 25% enfin ça dépend des comment compte OK et on veut devenir majoritaire c'est plus du tout la même question et dans cette nouvelle question on veut devenir majoritaire je pense qu'il est débats est-ce qu'il faut regarder à gauche est-ce qu'il faut regarder à droite est-ce qu'il faut regarder en haut est-ce qu'il faut regarder en bas c'est un faux départ il faut agir dans toutes les directions possibles dans l'unité d'un programme de rupture crédible chiffrée des ruptures nettes avec baragisme mais il faut parer dans toutes les directions et pour parer dans toutes les directions il faut aussi admettre à l'intérieur de ce cadre unitaire il y a de la diversité il faut pas tolérer la diversité il faut penser que la diversité est une condition pour gagner et donc si la gauche vais gagner je pense qu'elle doit trouver cette forme de sagesse là considérer la diversité comme un atout organique merci alors voilà ce qu'on va faire c'est que je vais donner à parler à Ségolène pour qu'il puisse aussi réagir et par contre pendant que ces golems intervient si vous avez des questions je vous invite à remettre les petits papiers aux personnes qui normalement sont dans les couloirs et sont disponibles pour les récupérer elles sont bien là elles peuvent lever la main non si elles sont pas encore là elles vont arriver elles vont vous faire signer pour qu'après je puisse les lire voilà elles sont là c'est déjà fait super pardon merci ils sont plus bon plus vite que moi donc je voudrais prolonger ce que ce que vous avez dit notamment l'analyse de manuel en ajoutant que s'il a manqué quelques dixièmes de voix de quelques centièmes et quelques mois qui est pas grave 0,15 c'est aussi rappelons-nous parce que le barrage républicain n'a pas fonctionné de front républicain n'a pas fonctionné c'est à dire qu'on a eu un président de la République qui est venu quémander le Front républicain pour être élu à l'élection présidentielle et qui à l'élection législative qui a suivi n'a pas fait fonctionner le Front républicain et donc il a manqué en effet à la gauche un certain nombre de sièges qu'il aurait rendu majoritaire à l'Assemblée nationale et ça il faudra pas l'oublier et ne pas oublier non plus que cette majorité présidentielle qui fait des leçons de morale notamment sur la politesse et sur la cohérence politique ils ont quand même mis et quand je dis ça aux gens qui viennent me voir ils ont pas toujours bien réalisé ils ont quand même pris des bulletins de vote avec des noms du Front national pour mettre dans l'urne à l'Assemblée nationale pour les faire élire vice-président de l'Assemblée nationale de ceux qui ont fait cela parce que c'est toute une logique des choses [Musique] [Applaudissements] et je vais même vous dire il faut bien se rappeler de ça pour réfléchir à ce qui va se passer aux élections européennes parce que si la gauche n'est pas unie je vais vous dire ce qui va se passer d'abord on n'est pas à l'abri de l'extrême droite soit majoritaire au Parlement européen bon résultat et deuxièmement la gauche disparaîtra parce qu'elle aura tellement déçu dans sa division qu'il y aura une alternance entre la droite et l'extrême droite et je vais même vous dire une chose c'est que la droite récupérera le logiciel de la gauche et c'est ça qui risque de se passer si on n'a pas des leaders suffisamment responsables pour être unis lors de la prochaine échéance de l'élection européenne [Musique] et alors on entend même dire mais on atteint on entend pareil on entend même dire mais vous les élections européennes non mais le peuple ne vient pas voter les quartiers ne viennent pas voter les ouvriers ne viennent pas voter les catégories défavorisées ne viennent pas voter donc à quoi ça sert finalement que la gauche soit unie mais précisément compte tenu de ce qui se passe dans le pays dans le monde l'enjeu majeur de l'élection présidentielle c'est de faire venir la catégorie populaire pour une fois à l'élection européenne pour qu'il se rende compte que ceux qui se décident à l'échelon européen un impact direct dans leur vie voyez là le prix de l'essence est à plus de 2 euros mais que fait l'Europe que fait l'Europe pour dire à chaque pays que tu es baisser vos taxes ou à chaque pays je les profite et compagnies pétrolières ce serait quand même le rôle de l'Europe et ben non tout ce qui est dans la libéralisation du marché ça on peut y aller et tout le reste tout ce qui contraint y compris dans le secteur de l'énergie que je connais bien les obligations qui nous ont été faites à un moment j'étais ministre de l'Énergie je reçois une autre combinatoire de la commissaire européenne à l'énergie à la libre concurrence qui me dit il faut privatiser les barrages il faut privatiser les barrages et si j'avais obéi aux injonctions oui oui vous allez avoir la France aura tant de pénalité à payer tous les jours j'ai dit venez me voir donc je la reçois et je lui dis mais attendez les barrages donc il fallait retourner le raisonnement pour les sortir de leur cerveau se raisonnement de la du marché qui résout tous les problèmes et qui résout qu'il y a toutes les vertus je lui dis mais les barrages c'est l'énergie hydraulique c'est de l'énergie propre et en plus qui la seule énergie qui a résolu son problème d'accumulation d'énergie parce que cela vaut du solaire etc le vent il faut du vent le barrage il a résolu son problème d'accumulation d'énergie puisqu'il produit de l'énergie propre et je dis mais c'est contraire à l'accord de Paris sur le climat donc je lui ai mis un petit grain de poussière dans le cerveau et donc à ce moment-là je dis je ne ferai pas voter la privatisation des démarrages donc on a eu des injonctions on a eu des ordres on a eu des menaces et là je vois que le le processus le processus est reparti je dis cela parce que dans la question aussi de la sagesse vous voyez il y a un brouillage des repères et ce que j'appelle dans mon livre une politique par la peur et une politique par la peur est-ce que j'avais aussi l'effondrement des tendresse alors ça peut paraître bizarre politiquement politique jamais tendresse et bah si moi je crois qu'il y a c'est pas la même chose de vouloir le pouvoir pour le pouvoir ou de vouloir le pouvoir parce que de vouloir le pouvoir parce qu'on aime le pouvoir ou de vouloir le pouvoir parce qu'on aime les gens qui vous confie provisoirement le pouvoir c'est pas la même chose et à mon avis ça c'est l'essence de la gauche c'est d'aimer les gens c'est de vouloir leur émancipation ça a toujours été notre histoire donc à un moment cette histoire elle doit se cristalliser se reconstituer au moment des grandes échéances électorales sinon les gens ne comprennent pas c'est pas nous qui sommes importants c'est l'histoire que nous portons et comme disait François Mitterrand dans son dans ce dernier conseil des ministres là c'est émouvant ou était pas loin de de mourir ils disaient mais vous vous battrez le dos au mur vous verrez ce que je vous dis c'est encore d'actualité d'ailleurs il y a un principe général qui veut que les forces de l'argent n'en ont jamais assez et donc il s'en prendront à tout il s'en prendront en retraite il s'en prendront à la santé il s'en prendront à l'école pourtant ça faisait un certain nombre d'années qui nous disait ça et de petit à petit ils sont en train de tout saper alors que la France n'est pas plus pauvre qu'au moment même qu'au moment de la Libération quand Stéphanie cell crée la sécurité sociale et lui-même quand il dit indignez-vous résister et indignez-vous parce que s'indigner c'est déjà résisté et résister c'est déjà résisté au pire des mots c'est quoi le pire des mots dans une société ce dont rêve la droite et tout le camp conservateur c'est l'indifférence c'est l'indifférence c'est ça le poison dans une société et quand on regarde de près ce qui se passe là depuis quelques années là c'est la politique par la peur ça a commencé par le covid d'ailleurs je commence mon livre par les visites à ma mère qui est en EHPAD elle est décédée peu avant le covid et je connaissais pas le grand âge donc j'ai découvert à ce moment-là ce grand âge cette accompagnement de vie je pense envie de dire de fin de vie on devient très fragile comme ça comme du cristal et on se dit des mots qu'on ne sait jamais dit moi je venais d'une famille assez rigide etc on se disait pas je t'aime entre enfants maintenant les enfants les jeunes parents se le disent beaucoup nous on se le disait pas mais on se manifestait par les par les actes par l'éducation par la protection etc et c'est la première fois de ma vie que j'ai dit à ma mère je t'aime en lui caressant les mains et c'est la première fois qu'elle m'a dit je t'aime moi à moi sa fille et quand il y a le covid s'est abattu et que j'ai vu l'isolement des personnes âgées dans les EHPAD je suis dit mais qu'est-ce que la politique est devenue pour inventer des choses pareilles aussi féroces aussi cruelle on a vu même des conjoints rebrousser chemin parce que la police disait c'est pas une essentielle et donc les gens pleurer et retourner les gens qui sont décédés dans la solitude les enfants qui avaient pas le droit d'être là alors que le métro fonctionnait et que les transports en commun fonctionnaient et que les lignes aériennes fonctionnaient et ben non les familles n'ont pas eu le droit d'aller aux enterrements et tous les jours quand on a vu la comptabilité mortifère tous les soirs jamais un mot pour dire non il y en a qui ont été guéris il y en a qui vont mieux ou les soignants il y en a qui en sont décédés on n'a jamais eu d'ailleurs le nombre de soignants décédés jamais un mot d'encouragement jamais un mot de consolation jamais un mot de gentillesse est-ce que c'était le fait du hasard je ne crois pas je pense qu'il y a eu il y a eu dans dans cette technocratie et dans cette politique qui n'ont aucune expérience et aucun contact et puis sans doute des conseils de making c'est où je ne sais quoi en disant ben pourra s'agir les gens il faut leur faire peur et si les gens ont peur je vais vous dire ce qui se passe c'est logiquement quand les gens ont peur ils se replient iciole ils disent bon moi je vais me je vais me sauver je vais me débrouiller tant que je tant que je vais il s'occupe même plus de comment le voisin va donc ça rond toutes les chaînes de solidarité la politique par la peur et surtout ça fait taire c'est-à-dire on est dans la partie de la s'agissement négatif c'est-à-dire le renoncement finalement et je vais finir par un autre exemple c'est celui vous savez quand on nous a menacé des coupures de courant vous vous souvenez de ça c'était un mensonge la coupure de courant je le sais j'ai géré l'énergie et quand la il y a une instruction qui est partie à tous les préfets je la rend en public d'ailleurs dans mon livre il écrit textuellement par Matignon ce n'est pas possible de couper tout le monde parce que vous savez l'électricité ça fonctionne pas réseau donc on peut couper en gros à peu près 4 millions de Français pas 60 millions de Français c'est impossible ni 45 millions d'abonnés c'est impossible pourquoi c'est impossible parce que dès que vous êtes sur une boucle d'énergie qui est ralliait qui est relié à un point de névralgie par exemple une mairie un hôpital commissariat de police des éclairages publics etc on ne peut pas couper une partie donc c'était vraiment faire peur aux gens et c'était mis dans la circulaire au préfet vous ferez croire à tout le monde qu'on peut couper l'électricité vous souhaitez comme les gens paniqués les respirateurs artificiels les gens qui sont dit mais comment je vais rentrer dans mon immeuble avec l'interphone électrique etc donc on a bien paniqué les gens alors que c'était faux c'était impossible de couper le courant alors pourquoi ils ont fait ça j'ai beaucoup réfléchi pourquoi ils ont fait ça parce que si on observe bien ce qui s'était dit pendant toute cette période il y a une phrase qui revenait sans arrêt qui revenait pour le covid qui revenait pour qui revient pour l'inflation qui revenait pour les coupures de courant etc quelle est cette phrase que l'on entend des membres du gouvernement bien entendu aussi surtout tous les sujets écoutez bien le pire est devant nous vous l'avez entendu cette phrase le pire est devant nous mais est-ce que c'est la responsabilité d'un gouvernement de prédire le pire non c'est la responsabilité de la politique d'empêcher le pire c'est de dire [Applaudissements] bien sûr un gouvernement qui a la responsabilité de faire en sorte qu'on aille mieux que le pays aille bien que les enfants n'aient pas peur qu'on arrête de les mettre dans des ronds là comme pendant le covid au milieu de la cour de récréation effrayant plus les jeunes qui ont été isolés interdictions étudiants il y en a encore beaucoup qui sont malades psychologiquement de ce qu'ils ont subi beaucoup et là il bascule en plus dans la précarité on les a enfermés chez eux interdiction des plages interdiction des espaces verts là où le virus circule le moins donc vraiment une espèce de coercition et bien dans cette coercition premièrement on a été trop sage par rapport à la question qui nous est posée et la question est de savoir qu'est-ce qui se passerait une prochaine fois pour qu'on soit moins sage et qu'on puisse protester et même avancer des solutions alternatives qui soient écoutées du pouvoir je reviens au pire et devant nous qu'est-ce qui se passe quand on vous dit le pire est devant nous alors l'électricité le pire est devant nous inflation le pire est devant nous c'est que quand vous menacez les gens de coupure d'électricité il ouvre l'électricité ils disent ah on n'est pas coupé on a l'électricité il reçoit la facture qui a doublé triplée c'est pas grave au moins on a l'électricité voyez psychologiquement c'est-à-dire que cette menace du pire est devant nous fait effectivement accepter le pire sans broncher et c'est ça qu'il faut qu'il faut bien dire la population bien dire aux gens c'est que quand on vous dit il y a pas d'alternative ah non les prix augmentent mais on peut pas faire autrement ce qui est faux puisque dans d'autres pays on bloque les marges et on diminue avant il y avait des stabilisateurs incorporé vous savez au prix de l'essence et sans s'augmenter en baisser la TVA le rendement était tout aussi important parce que là le rendement augmente bon mais quand on vous dit le pire est devant nous effectivement vous vous acceptez le pire le pire sans bouger et donc c'était c'est une sorte d'écrasement de la capacité intellectuelle des gens de réfléchir et si vous anéantissez la capacité intellectuelle des gens de réfléchir vous anéantisser d'une certaine façon leur capacité de révolte ça bien sûr mais même leur capacité de penser de réfléchir de résister et au bout du compte si on prolonge le raisonnement si on vous dit mais finalement il n'y a qu'une solution c'est l'inflation c'est faut faire des économies sur l'hôpital c'est c'est incontournable on va diminuer le parce que le pire est devant nous la dette le pire est devant nous vous voyez il y a la même menace tous les jours le pays étendetté le pays étant non le pays n'est pas endetté quand vous regardez les les dividendes le CAC 40 etc mais non la production française la richesse française est bien plus élevée d'année en année donc il y a aucune raison qu'on nous menace par la peur de la dette pour nous imposer de la régression sociale ça aussi c'est un mode de mécanisme et donc pour en revenir à la question d'un bon fonctionnement des institutions et d'un bon fonctionnement de la démocratie mais il faut avoir la capacité toujours de se dire mais non il y a une alternative non on peut penser autrement non on peut raisonner autrement non quel est l'intérêt général du pays et comment la France peut se redresser pour que plus aucun Français ne se sentiment de déclassement insupportable qui fait dire moi beaucoup de gens que je viens il se penche vers moi je fais des dédicaces ils disent mais ça va descendre jusqu'où et ben la gauche elle arrête la responsabilité de se dire au français justement ça ne va plus descendre on va stopper cette descente et on va pouvoir remonter la pente ensemble alors il nous reste 10 minutes donc on va aller vite s'il est on va finir dans 10 minutes et après il y a une autre conférence ici si on peut me ramener les questions s'il vous plaît je vais pour qu'on ait le temps de répondre à quelques questions juste moi en attendant qu'on me ramène les questions vous dire merci vous dire que bon par rapport aux remarques de de Stéphano je suis d'accord avec l'idée que l'ensemble des abstentionnistes ou que les abstentionnistes votent pas dans des grandes proportions différemment que l'ensemble de la population par contre il me semble que quand il y a des catégories de la population qui ont des habitudes électorales particulières si vous arrivez à modifier la participation électorale de ces catégories là alors ça vous profite davantage qu'aux autres pour répondre comme ça et puisqu'on parler tout à l'heure beaucoup de la crédibilité de nos propositions et de la capacité pour gagner ce que vous disiez ce que tu disais notamment Stefano c'est-à-dire rendre le programme crédible lutter contre la désespérance il y a besoin de montrer que c'est possible j'appuie bien évidemment ce qui a dit Ségolène Royal tout à l'heure sur la nécessité d'ouvrir un espoir dès les prochaines élections et notamment de la liste commune aux élections européennes [Applaudissements] une fois ceci dit je lis les questions rapidement et on aura et je laisserai 5 minutes à chacun de mes invités pour y répondre comment faire face à la campagne de diabolisation de la gauche pour aller chercher ce quatrième bloc que pensez-vous de la mesure de rendre le vote obligatoire la Révolution par les urnes n'est pas une façon de céder à la bourgeoisie au patronat de sa stagiaire que pensez-vous des débats au sein de la nuit pêche concernant les élections européennes je crois qu'on a déjà répondu à cette question ne faudrait-il pas une chaîne de télévision nups pour contrer la TV de vos ré pour gagner plus rester unis jusqu'en 2027 [Applaudissements] être plus sage dans la forme ne risque-t-il pas simplement de réduire les champs de l'acceptable l'outranse bien doser peut faire partie d'une stratégie de promotion de nos idées il en reste deux quid de la radicalité dans la je n'arrive pas à lire et là dans un Quick de la radicalité dans le fond et de la modération dans la forme comment répondre à cette phrase non je ne vote plus tous pourris qui va commencer on répondra peut-être pas à toutes mais est-ce qu'il y a certaines questions qui vous ont inspiré je pense que toutes les thématiques sur le virus il faut travailler et comment est-ce qu'on peut redonner notamment en vie aux jeunes de revenir voter aux catégories populaires de revenir voter c'est à dire comment est-ce qu'on peut faire en sorte qu'elle puisse croire à nouveau en la politique vous voyez ce que ce que j'ai tout à l'heure est compris sur les prochaines échéances européennes ou là il faut vraiment une voilà une union très forte est-ce que je voudrais vous dire ici c'est que moi je vais prendre l'initiative pour déclencher cette cette dynamique d'union [Applaudissements] [Applaudissements] parce que je pense que c'est très important pour la pour la gauche je pense que les filles a fait un travail formidable de mobilisation pour l'Union je suis choqué aussi de voir que alors que certains militants à les fils se sont sacrifiés lors des élections législatives pour laisser des sièges aux autres partis que tout d'un coup et bien cet échéance là a été oublié et comment faire croire aux Français que demain d'autres échéances la gauche sera unie pour se mettre à leur service alors que là dès qu'il y a des enjeux d'appareil et bien on oublie l'Union et on oublie la façon dont on a bénéficié de l'Union au moment des élections législatives [Applaudissements] donc d'une certaine façon il y a aussi une question de morale politique on va beaucoup moquer moi sur la morale politique et ben oui moi je crois à la morale politique si vous voulez je crois la parole donnée je crois aux stratégies de rassemblement je prends aux stratégie de convergence et donc nous allons prendre une initiative [Applaudissements] ouais des questions une est-ce que est-ce que imaginaire évolution pour pas résure n'est pas déjà cédé à bourgeoisie donc ça s'agir ça dépend de l'alternative je veux dire s'il n'a pas de révolution parures est-ce qu'il y a une révolution en dehors des urnes en France est-ce qu'on pense que c'est quelque chose d'envisageable idéalement tout peut être envisagé après la politique c'est une question de rapport des forces moi avoir une révolution parure vu l'état des rapports d'efforts ça me semble déjà un sacré objectif pas tout simple en tenir l'autre l'autre qu'il y a ça c'est souvent obligatoire bon ça c'est des discussions très anciennes mais sur ce qui nous intéresse aujourd'hui il faut faire attention parce que gagner sur la base d'un programme de rupture c'est pas juste faire élire un président ou faire réduire une majorité à l'Assemblée nationale si derrière si ça c'est la prise du pouvoir par résurre et la prise du pouvoir sur la base d'un programme en déruptures c'est le début d'une histoire dans lequel il y aura pas des victoires ça sert un échec si derrière éventuel prise du pouvoir il y a pas un mouvement social très fort très exigeant qui qui sera c'est des histoires que vous connaissez donc si on revient à la Révolution par résurre il faut que ceux qui votent votre par conviction votre paradison votre engagé qui qui implique que l'engagement va au-delà du vote que ça continue après en termes d'exigence très forte et donc gagner l'élection par votre obligatoire ça me paraît ça me paraît une base trop fragile pour imaginer une vraie victoire après merci allez il me reste trois quatre minutes pour répondre à quelques autres questions qui ont été posées juste bon sur de faudrait-il pas créé une chaîne de télévision UPS non mais c'est pas une question c'est une question très importante la réponse elle est évidemment oui qu'il faudrait créer une chaîne de télévision UPS mais la question c'est comment parce que que en vérité une fois qu'on a discuté de tout ça on voit bien qu'on a un problème de la super structure médiatique sa capacité mais qui est juste un des outils l'idéologie dominante ne se réduit pas à l'appareil médiatique on vit dans l'idéologie de merde on va avoir des films au cinéma imprégnés de l'idéologie dominante on a des habitudes de consommation imprégnées de l'idéologie de le capitalisme à cette à cette force de rentrer dans chacun des segments de nos vies mais bien sûr la dimension médiatique elle est importante et donc face à cette question ça mériterait une table ronde à part entière mais forcément il y a des médias alternatifs aujourd'hui ils existent il faut les appuyer faut les soutenir mais on voit bien qu'ils ont pas la force de frappe la puissance quand aujourd'hui par exemple pour prendre cet exemple les grandes chaînes d'information continue et le problème c'est que construire une chaîne concurrente ça nécessite des investissements financiers une puissance financière que on n'a pas les uns et les autres donc oui c'est vrai il faut arriver à construire les outils de l'alternative à l'idéologie dominante mais ensuite la question qui nous est posée c'est comment comment on y arrive sur la question du vote obligatoire et je pense que oui pour aller chercher ce que on a appelé le quatrième bloc les abstentionnistes etc moi je fais partie de ceux et je pense tous ceux qui sont dans cette salle aussi qui pensent que pour y parvenir parce que les gens ne croient plus aux règles du jeu ça passera nécessairement par un changement des règles du jeu et ce changement des règles du jeu c'est de nouvelles institutions c'est la Constitution c'est aller vers une sixième république avec la proportionnelle ça c'est clair et oui le vote obligatoire de mon point de vue peut en faire partie mais attention si on représente le vote obligatoire tout seul comme ça non c'est dans un processus global dans lequel il va y avoir la reconnaissance du vote blanc dans lequel il va y avoir la proportionnelle aux élections dans lequel on va avoir voilà la capacité pour les citoyens de pouvoir aussi dire que dans l'offre politique il y a pas quelque chose qui leur qui leur correspond mais oui bien sûr cette dimension elle me paraît elle me paraît déterminante après il y a eu des questions sur comment faire face enfin face à la campagne de diabolisation de de la gauche je vais vous dire franchement être meilleur dans la conviction être plus puissant avoir un mouvement politique encore plus présent parce que la diabolisation elle est relayée par les vecteurs de l'idéologie dominante aujourd'hui et si vous voulez être en capacité de contrer un discours n'attendez pas les bonnes grâces de l'appareil médiatique vous les aurez jamais la question c'est si vous voulez les contrer il faut que et c'est ça l'histoire de la gauche il faut avoir vos émetteurs il faut avoir un mouvement qui sont encore plus puissant que le neutre enfin une coalition qui est encore plus puissante que la nuit pèse et c'est pourquoi par exemple dans les discussions sur la nups on dit la nuit pêche ça peut pas être qu'un accord électoral au sommet ça doit être aussi des structures de base parce qu'on a besoin de travailler la société au quotidien on a besoin de faire en sorte que c'est pas juste au moment des élections que tu voyais on est ensemble on peut gagner il faut faire un travail de bataille politique idéologique au quotidien justement pour lutter contre ce poids de l'idéologie dominante quant aux questions sur la radicalité sur la forme et sur le fond là aussi c'est une question compliquée c'est difficile là pour moi d'y répondre en quelques instants ce que je veux juste dire c'est une adhérons pas nous-mêmes parfois à la caricature que les médias essayent de faire de nous le travail du groupe insoumis à l'Assemblée nationale c'est un travail sérieux c'est un travail d'un monde mon précis c'est un travail de dépôt de proposition de loi oui c'est vrai les insoumis il faut rentrer à l'Assemblée nationale une réalité et parfois ils utilisent des mots que peut-être certains n'avaient plus l'habitude d'entendre à l'Assemblée nationale parce qu'il décrivent une réalité qui dure et on le fait sans prendre de gants on dit les choses telles qu'elles sont ça c'est vrai mais je voudrais pas que parce qu'on fait ça on occulte tout le travail concret sérieux qu'on fait à l'Assemblée on dépose des propositions de loi on compte des associations on essaye de convaincre et on peut avoir à la fois la radicalité de de la forme et le sérieux sur sur le fond et on peut aller avoir avoir à la fois le le la radicalité sur le fond et le sérieux sur la forme bien sûr qu'on peut avoir les deux mais être sérieux ça veut pas dire être silencieux et être sérieux ça veut pas dire être sage voilà c'est peut-être la conclusion du débat bon voilà bref c'est un long débat qui mériterait qu'on en discute encore plus merci beaucoup de votre attention merci beaucoup de votre participation merci Ségolène Royal merci Stéphano palombarini Merci à VOUS bon courage pour la fin de ces et juste pour
Manuel Bompard