Le biocontrôle, un allié de l'agriculture ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le biocontrôle et quels sont ses enjeux ?
- 4:37OuverteRéponse directe
France Biocontrôle, c'est quoi ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Aujourd'hui, c'est du concret dans votre exploitation ?
- 6:02OuverteRéponse directe
Pouvez-vous citer un exemple qui marche de biocontrôle ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Le biocontrôle est-il contraignant à utiliser ?
- 8:58OuverteRéponse directe
Quel avis portez-vous sur ces produits ?
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
mesdames messieurs bonsoir très heureux de vous retrouver ici en direct du Parc des Expositions de la Porte de Versailles dans le cadre du Salon de l'Agriculture on va s'intéresser au biocontrôle aux techniques alternatives au pesticid et pour en parler j'accueille Benoît bitau bonjour Benoît il faut prendre le micro député de charante maritime et il va ajouter bonjour à tous et paysan également charante maritimeant voilà à vos côté Anneclaire goet bonjour annecla vous êtes agricultrice en Loire Atlantique le potager de jade notamment à découvert sur Internet vous produisez quoi alors je allez-y allez-y je produis essentiellement de la tomate je je suis présidente de l'organisation de producteur idéal où on retrouve aussi d'autres maréchés sur des productions plein ch notamment une vingtaine une vingtaine exactement et idéal c'est s'écrit yd e a l à vos côté Alain carou bonjour bonjour vous êtes président de France B contrôle et membre du bord IBMA global ce qui signifie IBMA global c'est quoi c'est au niveau mondial IBMA global c'est l'Association internationale des fabricants de solution de biocontrôle à ma droite mais il est à gauche Dominique potier député de Meur et Mosel oui j'ai j'étais paysant et aussi voilà exactement et puis Flora liimage bonjour Flora bonjour vous êtes secrétaire général de France biocontrôle et àos côté Jean-Marie bisien producteur et administrateur de la coopérative saveéol vous produisez bien sûr des tomates voilà des tomates ou ou des insectes enfin des insectes pour faire des tomates voilà mais dans le Finistère en fait voilà très bien faut parler bien fort dans dans le micro alors le B contrôle est-il à la hauteur des enjeux de la production agricole est-ce qu'il constitue un ensemble de solution respectueuse de l'environnement et répondant aux attentes des consommateurs bon ben ça on va pouvoir en débattre Alain Cariou la première question votre association France biocrôle c'est quoi France biocontrôle et bien c'est l'association le regroupement des fabricant français de solutions de biocontrôle France biocontrôle est affilié à la première association mondiale de fabricants de biocontrôle qui compte 200 adhérents issus de 35 pays au travers de la planète et le biocrôle c'est alors le biocontrôle ben si on voulait simplifier c'est la nature pour protéger la nature et si on veut rentrer un peu dans le détail ben c'est des des solutions qui utilisent les mécanismes naturels ben pour protéger nos cultures vos cultures et c'est des solutions pour 2050 ou dès aujourd'hui c'est une réalité ah mais c'est une réalité les les solutions biocontrôle sont bien connues et on a des exemple autour de la table par les producteurs qui cultivent sous-abri les tomates notamment mais c'est une réalité aujourd'hui avec un panel de solutions pour la vigne par exemple ou pour laaborculture qui sont à la fois techniquement au point et qui sont économiquement viables d'accord alors maintenant on va s'intéresser un peu aux évolutions tendance Flora c'est quoi les tendances actuelles en matière de biocontrôle oui alors le biocontrôle connaî un essort certain depuis ces dernières années on le voit avec le chiffre d'affaires des produits de biocontrôle en France qui a connu une progression mais qui connaî maintenant un un ralentissement on le voit aussi avec les indicateurs de la stratégie nationale de déploiement du biocontrôle qui mesure le nombre de produits de biocontrôle officiellement listés ainsi que le pourcentage d'usage couvert donc là aussi il y a une progression nous avons réalisé un baromètre des adhérents de France biocontrôle sur le chiffre d'affaires et nous avons nous voyons qu'il y a un chiffre d'affaires proche de 50 millions d'euros en 2024 et une progression de 4 % par rapport à 2023 donc il a il y a une progression mais il faut travailler sur les leviers pour accélérer d'accord et aujourd'hui donc on sent que ça se développe de quelle façon sur quel créneau en particulier comment ça se développe ça se développe donc sur certaines sur les filières agricoles c'est là que on a le plus grand pourcentage de notre chiffre d'affaires à hauteur de 86 % pour les viticultures l'arboriculture et le maréchage et on a tout de même 6 % de chiffre affire en grande culture et votre association fait la promotion du biocontrôle voilà vous avez choisi votre camp oui nous notre objectif c'est d'accélérer donc on travaille en lien avec IBMA global pour accélérer au niveau européen puisque nous avons nous n'avons pas de Fast Track pour ACC pour approuver les substances actives de biocontrôle et donc nous relayons des messages auprès des instances des pouvoir public français nous travaillons aussi pour démontrer que le biocontrôle ça marche et aussi sur des actions de d'accompagnement et de et de formation des acteurs face track il faut expliquer en un mot accélération donc voie rapide pour le biocontrôle voilà exactement vous pouvez pas aller plus vite que que l'homologation habituelle Anneclaire justement aujourd'hui c'est du concret dans votre exploitation oui complètement aujourd'hui le biocontrôle ça fait partie de de notre quotidien et c'est pas d'aujourd'hui parce que moi voyez je suis fille et petite fille de de producteur je suis la 5è génération et et et mon grand-père était très très fier quand il utilisait du biocontrôle déjà à l'époque donc c'est quelque chose qui est monté en puissance euh mais qui est qui est très présent chez nous alors tout n'est pas encore terminé on a besoin de d'aller encore plus loin on a besoin de de de d'innovation on a besoin que justement vous puissiez accélérer la recherche accélérer les les les les démarches quand c'est possible pour que nous sur le terrain on puisse utiliser et encore grandir avec le biocontrôle est-ce que vous avez un exemple qui marche de biocontrôle à me citer oui évidemment on utilise par exemple des macrolofus dans nos Ceres pour lutter contre l'alorode bon voilà ça c'est quelque chose qu'on qu'on utilise depuis longtemps et macrolofus c'est quoi ça ressemble à quoi ça s'applique comment c'est c'est une petite punaise verte qu'on introduit dans nos cultures c'est un auxiliaire qui qui qui travaille à réguler nos prédateurs et en l'occurrence le prédateur de la mouche blanche l'alorode donc ça c'est vraiment le cas classique en tomate euh et heureusement qu'on a cette auxiliiare qui aujourd'hui nous permet d'être dans des démarches euh de de de de de culture sans pesticides hein on est tous très engagé dans ce genre de démarche donc sans ça ça ne serait pas possible euh et et on a besoin d'aller encore plus loin sur des nouveaux ravageurs émergent sur euh des maladies et cetera donc on a on a besoin de cette innovation cette recherche et on a besoin enfin le frein comme malheureusement dans beaucoup de sujets en agriculture et sans doute ailleurs c'est le temps parce que voilà parfois on a des solutions mais on narrive pas à les sortir pour des raisons de démarche de longueur administrative et voilà ça c'est une aspiration que nous aussi les producteurs on voudrait voir accélérer bon chez savol aussi je vois partout communiquer tomat sans pesticides ça fait longtemps que vous utilisez le biocontrôle euh pour moi presque depuis toujours en fait on est la 2è génération la 3è génération de Maréchet qui arrive là et on a commencé à élever nos insectes en fait à partir du moment où on a utilisé les bourdons sous ser pour féconder nos nos fruits au meilleur moment quand il faisait beau et l'utilisation des des bourdons pour la fécondation nous a quelque part poussé à à aussi utiliser au lieu de pesticides chimiques d'autres alternatives la liste des pesticides chimique diminuant ben ça nous pousse et c'est très bien à trouver d'autres alternatives donc on a on a fait notre propre élevage d'insectes de parasitoïd et de prédateur là j'ai juste vous ven justement le fameux macrolofus qui est là une petite punaise prédatrice donc donc on produit pour nos adhérents et aussi pour un cercle de producteurs en fait c'est a ce qui est important de dire c'est qu'on a créé une alliance nature et saveur entre quatre opérateurs bretons pour vendre nos tomates sous le label sans pesticid grâce à nos insectes et à notre surtout notre façon de de les élevé qui est proche de de la production ce qui permet d'avoir une une rapidité d'action parce que ce sont quand même des des micros insectes ou des insectes très petits qui n'iment pas trop voyager donc c'est indispensable de les avoir tout près des seres de production et là c'est quoi comme c'est c'est en carcia Formosa d'accord ok qui est utilisé contre contre la mouche blanche voilà pour bien expliquer est-ce que c'est pratique à utiliser c'est contraignant ou c'est simple c'est beaucoup moins contraignant que de faire des des pesticides ou des traitements ça c'est clair moi j'ai quasiment pas traité mes tomates depuis que je me suis installé en 97 et contraignant non enfin aller étaler quelques petits insectes dans les rangées de tomates non je trouve pas ça contraignant bon ben très bien Messieurs les Députés vous avez vu donc ce qui'est le biocontrôle vous avez vu des producteurs qui utilise le biocontrôle la question c'est il faut les promouvoir alors justement quel avis vous portez déjà sur ces produits Benoît Dominique allez l'un après l'autre mais pas trop long eu l'honneur en en 2014 de porter un amendement qui a qui a donné un statut au biocontrôle dans la loi d'orientation agricole qui était pour le coup une vraie loi d'orientation agricole tourner vers l'agroécologie on avait donné un statut au biocontrôle par ailleurs c'était l'occasion également de faire un statut privilégé pour ce biocontrôle en matière de coupfil pour les régimes d'autorisation j' on étais sur le stand de l'an 16 tout à l'heure un produit classique c'est autour de 24 mois un produit biocontrôle en 12 mois normalement l'autorisation doit être délivrée donc ils sont prior dans la chaîne du régime d'autorisation de mise sur le marché et puis dernier point dans la loi égalim en 2018 on a introduit également par amendement socialiste l'idée d'un plan stratégique national du biocontrôle qui tous les ans peut être révisé et réactualisé le combat d'avenir qui aurait dû être intégré dans la loi sur le dispositif le règlement sur européen sur les pesticides c'était évidemment une définition européenne du biocontrôle malheureusement à l'époque la Commission le Parlement a renoncé à cette directive ou règlement benoît va me corriger mais en tout cas le bioc contrôle n'est pas reconnu à l'échelle européenne et je crois que pour son plein déploiement sur le plan du marché en terme d'échelle de marché cette disposition européenne est importante ça peut être un combat pour la mandature qui vient benoî tu étais au Parlement européen à ce moment oui oui il s'agissait d'un règlement effectivement qui a été repoussé parce que il y avait la menace de de de la réduction d'utilisation des substances de synthèse et donc c'est toujours ces curseurs là c'est-à-dire que quand on avance sur le biocontrôle on fait reculer l'utilisation des pesticides de et donc il il y a un petit peu de résistance on parle beaucoup des lobbyes quand on parle de l'Union européenne ben il y a des lobbyes qui continuent de prenner la solution basée sur les pesticides mais sur les biocontrôles on consacre aujourd'hui et notamment dans la loi d'orientation agricole enfin la presque loi d'orientation agricole qui vient d'être votée on consacre le principe de souveraineté alimentaire et moi j'aime bien identifier ce qui menace aujourd'hui la souveraineté alimentaire c'est le dérèglement climatique et c'est l'effondrement de la biodiversité la que la biodiversité est notre partenaire dans dans dans le soutien de la souveraineté alimentaire et que donc on doit on a besoin de la préservver et et et et de l'utiliser dans ces logiques de de souveraineté alimentaire et donc forcément les solutions de biocontrôle sont la réponse à la souveraineté alimentaire à l'inverse d'un cercle vicieux basé sur l'utilisation massive de pesticides de substances de synthèse qui bien sûr vont taper les les les prédateurs les ravageurs qu' dont on a besoin mais qui vont aussi euh mettre en difficulté les les prédateurs de de ces insectes et et donc les auxiliaires de l'agriculture et donc c'est complètement inverser une tendance que de faire le choix de reculer par rapport à des substances de synthèse qui sont très peu sélectives et donc nous éloigne du biocontrôle et de faire le choix de cette biodiversité parce que c'est de la biodiversité qui apporte des vraies réponses et c'est ça qui va nous permettre demain de tenir la souveraineté alimentaire dont on a besoin et qui est consacré dans tous les textes dont on parle aujourd'hui politique après les solutions c'est les politiques publiques c'est-à-dire qu'aujourd'hui malheureusement trop de politiques publ continue de de perfuser des des des pratiques agricoles qui sont encore énormément dépendantes des substances de synthèse on pourrait imaginer un transfert de crédit qui serait ce qu'on appelle des paiements pour services environnementaux qui rémunérerait des producteurs qui prennent soin de cette biodiversité qui utilisent cette biodiversité pour nous éloigner des pesticides et d'être au rendez-vous de histoire sur ce sujet de la souveraineté alimentaire en en intégrant la lutte contre le dérèglement climatique et la lutte contre l'effondrement de la biodiversité ouais qu'est-ce que vous avez besoin puisque vous avez messieurs les députés qui sont présents qu'est-ce que vous avez le plus besoin aujourd'hui aujourd'hui on a besoin de convaincre on a besoin de convaincre les filières on a besoin de convaincre les producteurs que le biocontrôle c'est une réalité que ça marche juste un exemple il y a quelques semaines nous avons organisé trois séminaires avec des les les 60 meilleurs techniciens de la pomme en France Val de Loire tarnégaron et et et Provence le constat qu'ils font quel est-il on va prendre un exemple le puisson cendré le puisson cendré en bio c'est pas un problème en conventionnel sen est un pourquoi et bien parce que les bios utilisent certaines solutions qui commence d'être utilisé mais trop peu encore par les conventionnels et voilà voilà un exemple très concret d'une solution qui existe qui est là grâce grâce aux dérogations de donné par le le ministère de de l'agriculture il faut le il faut le dire et qui satisfait platement techniquement et économiquement puisque cette solution en fait est moins cher que la solution conventionnelle qui qui peut être utilisée voilà et en plus il y a un effet qui seoule puisqueune des questions qu'on nous pose souvent c'est mais est-ce que c'est est-ce que c'est plus cher bien dis NON je viens de vous répondre et le deuxième effet qui se coule c'est qu'en plus vous avez des auxiliaires c'estàd que dans les vergers que ça soit dans le Limousin que ça soit en Val de Loire ou en Provence et bien vous trouvez vous trouvez enfin après florison ben vous trouvez des tyflodromees et cetera lorsque vous avez utilisé des produits biocontrôle ce qui est généralement moins le cas quand vous avez utilisé des produits de synthèse efficacité égale à l'hectare c'est moins cher que les pesticides chimiques dans un certain nombre de cas oui très clairement de quoi avez-vous besoin encore dans l'utilisation Flora non comme levier d'action alors comme comme levier d'action c'est un changer les états d'esprit oui c'est possible oui on y va oui c'est sûr oui c'est oui c'est c'est c'est efficace et et oui ça va vous rapporter messieurs les producteurs et Messieurs les messieurs les filières deuxièmement deuxièmement faire en sorte que l'agence sanitaire française lève lève un certain nombre de de freins est-ce qu'il est normal qu'un produit contre la tavelure soit homologué dans les 26 pays de l'Union et soit depuis 12 ans en dérogation en France je pense que la réponse est dans la question et troisièmement c'est lever effectivement les freins au niveau européen il y a il y a 17 pays qui sont déclarés au mois de décembre favorbles à à une définition européenne du biocontrôle il y a des choses qui se concoctent en ce moment en faveur du biocontrôle et on a besoin de ces trois leviers un faire changer les esprits plus positifs oui c'est sûr oui c'est c'est efficace de lever les barrières nationales et troisièmement lever un certain nombre de barrières au niveau international au niveau européen parce que les molécules elles sont là Menois je tois y rire tout à l'heure parce que le le l'exemple du puisson sandra est est un très bon exemple on en parle beaucoup puis c'est un un parasite qui est quand même très répandu et on sait que des solutions de biocontrôle sont particulièrement efficaces et elles sont efficaces dans la durée et donc je voulais opposer la la solution basée sur les substances de synthèse qui va certes tuer les pucerons mais qui va faire que une seconde génération de pueron peut arriver très vite et se réinstaller et comme on aura aussi euh taper euh les solutions de biocontrôle il faudra à nouveau traiter le puceron alors que quand on est sur des solutions de biocontrôle on a les populations de puceron les population de prédateur du puisseron qui sont là et qui s'alimentent de la présence du puisseron et donc il y a pas de réinstallation du puisseron sur la parcelle et donc on a vu depuis un an avec le mouvement des agriculteurs que un des sujets des revendications si c'est si ce n'est le sujet important des revendication c'est le revenu et bien avec des solutions de biocontrôle on apporte aussi des solutions au revenu parce que ce qui fait le revenu des agriculteurs c'est bien sûr le chiffre d'affaires mais c'est de l'autre côté le les coûts de production c'est-à-dire ce qui reste dans le portefeuille de l'agriculteur c'est la soustraction qui est entre ce chiffre d'affaires et les et les et les et les coûts de production et donc si on a des réponses de biocontrôle qui participe à faire baisser les coûts de production on a aussi des solutions du revenu et ça télescope complètement cette idée que des approches écologiques sont antinomiques avec des approches économiques aujourd'hui avec des solutions de biocontrôle ô on fait la démonstration exactement inverse on a Dominique si tu veux souhaites réagir ce don tu as besoin je pense la le biocontrôle l'industrie du biocontrôle les fabriques les chercheurs les producteurs les filières c'est d'une vision claire d'une vision politique claire on avait depuis 2014 une trajectoire qui était celle de l'agroécologie qui avait chargé le biocontrôle mais également toutes sortes de de de un processus de rééquilibrage entre le fait de produire le fait de protéger l'environnement et comme le disais bien Benoît je partage complètement le premier levier de notre souverereaineté alimentaire c'est la santé des écosystèmes c'est la santé des sols c'est la santé des systèmes bon euh aujourd'hui depuis 3 ans ça a commencé ça s'accélère avec la guerre de l'Ukraine ça s'accélère avec les tensions géopolitiques et a un mouvement profond de cont-révolution culturelle o on oppose un productivisme ancien euh à l'écologie c'est on fait fausse route on va fracturer la société on va perdre du temps il y a une réalité objective scientifique c'est que les système doiv évoluer pour s'adapter et atténuer le dérèglement climatique et que sans une santé des sols il y a aucun artifice aucun artefact qui va permettre de maintenir les pertes de productivité donc le biocontrôle parmi d'autres solutions n disent quoi ce qui est important c'est pas il y a un problème il y a un pesticide c'est il y a un problème il faut protéger les cultures et pour protéger les cultures la mosaïque paysagère la la diversité dans le temps sur une même parcelle le choix des variétés la lutte y compris de la chimie végétale euh des des systèmes d'hormonees et cetera et et tous les dispositifs de biocontrôle sont et les mteilles enfin j'ai pas énoncé tout ce qui est possible sont des solutions qui globalement sont des garanties de productivité pour demain et j'espère je le crois aussi de revenus pour nos agriculteurs donc la première chose c'est qu'il faut reprendre la voie d'une agroécologie du PACT vert tous ceux qui sont les ennemis du pacte vert et de l'agroécologie sont les ennemis du revenu agricole et et du renouvellement des générations je le dis avec force parce que on voit bien une ambiance actuellement sur le salon qui me paraît assez tragique donc il faut être clair dans ces positions l'agroécologie c'est garanti notre souveraineté alimentaire et du revenu paysan le biocontrôle n'est qu'une technique parmi d'autres dans un faisceau de de solution ne confondons pas solution chimique et protection des cultures que diable pas pas ne faisons pas cette régression et mettons les moyens utiles à la recherche et à la conversion des systèmes il passe par la bio mais pas seulement par la bio il passe par toute une gamme de solutions et et je crois que c'est c'est la force de la France que de rester leader sur ce champ là plutôt que d'abaisser nos normes et de faire des normes l'alpha et l'oméga des question de l'agriculture Jean-Marie de façon courte parce qu'on arrive mais allez-y prenez le temps pour rajouter mais je pense que le biocontrôle a aussi dans nos productions un double un double intérêt c'estàdire que l'intérêt pour le producteur évidemment de l'utiliser mais quand même pour le consommateur final enfin le consommateur final est attaché à à à prendre des produits qui soient sains donc on le fait on sait le faire donc ça c'est c'est l'objectif de base quand même qu'il faut garder en ligne de mire après sur les bi contrôle moi je mettrai juste un bémol sur le fait que faisons bien le tri sur la gamme de biocontrôle que l'on peut nous mettre à disposition avec une efficacité maximale c'estàdire que faisons aussi apparaître le BOC contrôle dans nos dans nos centre de recherche et soyons sûr de la bonne utilisation de biocontrôle pour ne pas tuer trop vite une solution et et mal l'utiliser et trop rapidement et que ce soit trop coûteux pour l'exploitation par que un agriculteur qui est déçu par le biocontrôle aura du mal êre reconvaincu à nouveau Alain je rebondis je suis tout à fait aligné sur ce que tu viens de dire puisque euh le biocontrôle ça nécessite d'être d'agronome ça nécessite un accompagnement et il faut pas aller trop vite effectivement dans dans la mise en œuvre de nouvelles solutions euh mais n'oublions pas qu'il y en a quelques-unes qui sont là depuis des décennies quand même et et qui sont maîtrisés la bio a été un formidable est un formidable exemple hein dont il dont on peut s'inspirer mais il y a pas que la bio hein euh et il faut justement notre enjeu notre enjeu il est d'aller chercher ceux qui ne sont pas convaincus par la bio ces agriculteurs ces producteurs qui depuis 10 ans 20 ans 30 ans euh sont le fruit de 40 ans 50 ans de de politique euh agricole euh en France et bien il faut aller les former les écouter les former les accompagner pour que justement ils euh ils viennent à ses solutions et ils puissent les utiliser toute dernière question souvent dire attention le biocontrôle c'est bien mais ça marche que dans certains cas certaines productions souscer et cetera aujourd'hui on a d'autres cultures sur lequel ça fonctionne bien peut-être pour les rappeler contrôle ça fonctionne sur toutes les cultures il suffit de prendre l'exemple de de ce qui se passe au niveau international regardeer au Brésil regardez aux États-Unis mais c'est les grandes cultures c'est c'est c'est bien entendu les cultures sous abri mais c'est excusez-moi pour les producteurs sousabri mais c'est c'est c'est une un marché c'est un de marché qui existe mais la vigne l'arboréculture C cultures pérenes la pomme la pêche la prune maintenant et puis la vigne et et on voit bien le le blé le soja le maïs également en conclusion le biocontrôle le biocontrôle c'est aujourd'hui c'est maintenant et c'est l'avenir pour les producteurs mais également pour un environnement préservé sain et une alimentation saine pour tous bon benoî bitau Anne clergillet Alain Cariou Dominique potier Flora limache et Jean-Marie bisien merci beaucoup d'être venu ici sur le plateau TV Agri dans le cadre du salon agriculture pour débattre cette question et puis merci à vous
[Musique]