Nicolas Dupont-Aignan sur BFMTV (05/01/2022)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:10OuverteRéponse directe
Avez-vous été choqué par les propos du chef de l'État ?
- 5:54RelanceRéponse directe
Vous avez raison de différencier la forme et le fond ?
- 6:20RelanceRéponse partielle
91% des Français éligibles sont vaccinés. Et alors ?
- 7:42RelanceRéponse directe
Par rapport à quel pays s'en sort mille fois mieux que nous ?
- 9:03OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes aussi choqué lorsque des soignants disent que les non-vaccinés embolisent le système hospitalier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Invité politiqueChiffre
« il a supprimé 17 000 lits »
- 7:12Invité politiqueFait
« la vaccination n'empêche pas la transmission »
- 9:50Invité politiqueChiffre
« il n'y a que 15% des lits qui sont occupés par des malades Covid »
- 12:42Invité politiqueFait
« ce qu'a fait Mme Merkel en Allemagne, d'offrir un masque FFP2 »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan46 %
- Présentateur32 %
- ?7 %
- Invité6 %
- Invité 25 %
- Invité 32 %
≈ 53,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
à tous, très heureux de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à midi. Emmanuel Macron déclenche une tempête politique à trois mois du premier tour. Dans une interview aux Parisiens, le président justifie sa stratégie contre le Covid avec des mots qui choquent. Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder et donc on va continuer à le faire jusqu'au bout. Le chef de l'État ajoute « Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable et un irresponsable n'est plus un citoyen ». Avalanche de réaction de la classe politique. Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle et notre invité dans un instant sur BFMTV. Une nouvelle incident à l'Assemblée.
L'examen du projet de loi sur le pass vaccinal a dû être interrompu vers 2h du matin. Les élus d'opposition ont exigé la venue du Premier ministre dans l'hémicycle, sans succès. Après plusieurs suspensions de séances et de nombreux rappels au règlement, les débats se sont donc arrêtés et reprendront à 15h. Nouveau record de contamination battu hier soir, 271 000 cas en 24h. Le cap des 200 000,
le
cap des 20 000 patients hospitalisés a également été franchi. Et on compte 3665 malades en soins critiques. Et puis un rendez-vous à 11h. Le témoignage d'Amélie Bourbon-Parmes, l'ex-femme d'Igor Bogdanoff, mort lundi, 6 jours après son jumeau. La disparition des deux frères a provoqué une grande émotion et aussi beaucoup de questions, car ils n'étaient pas vaccinés. Quatre vérités à la une du Parisien ce matin. Quatre vérités et une bombe ! La petite phrase d'Emmanuel Macron sur les non-vaccinés provoque un séisme politique. Je veux continuer à les emmerder, dit-il, jusqu'au bout pour justifier sa stratégie de lutte contre le Covid.
Alors au-delà du terme grossier, il y a, et c'est sans doute d'ailleurs encore plus grave ou spectaculaire, une accusation du chef de l'État qui fait énormément réagir également. Un non-vacciné
est
un irresponsable et un irresponsable n'est plus un citoyen. C'est dans ce contexte que le débat sur le pass vaccinal a été interrompu à l'Assemblée. Reportage Anthony Lebos, Alizé Boissin, Philippine David et Guillaume Barquis.
C
'est une petite phrase très familière et très agressive.
Moi,
je ne suis pas pour emmerder les Français. Eh bien là, les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Fini la pédagogie, place au clash. À l'Assemblée, l'opposition peste et s'indigne. Il s'agit d'un pénal insanitaire. Un président ne devrait pas dire ça.
C
'est une guerre à une partie des Français dont, je rappelle, n'ont violé aucune loi dans notre pays. Des propos polémiques alors qu'Emmanuel Macron appelait à stopper l'affrontement lors de ses voeux du 31. Deux semaines plus tôt, il disait même ne plus vouloir utiliser de termes blessants.
Il y a des mots qui peuvent blesser et je pense que c'est jamais bon, c'est même inacceptable. Le respect fait partie de la vie politique et sans doute que j'ai appris.
Les propos du chef de l'État, en plein cœur du débat sur la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal, ont provoqué une nouvelle suspension de séance à l'Assemblée.
Alors, ce mot, emmerder, ce verbe, plus précisément. Alors, moi, il m'a fait penser à Charles Aznavour, mes amis, mes amours, mes emmerdes. Il m
'a
fait penser au film L'emmerdeur avec Jacques Brel, Lino Ventura. Et il a surtout fait penser à une phrase de Georges Pompidou. On va peut-être pouvoir voir d'ailleurs cette citation. Alors, qui est un propos rapporté de celui qui était, à l'époque, puisque ça se passe en 1966, Premier ministre. Et que dit Georges Pompidou ? Arrêtez d'emmerder les Français. Il y a trop de lois, trop de textes, trop de règlements dans ce pays. On en grève, laissez les vivre un peu et vous verrez que tout ira mieux. Foutez-leur la paix, il faut libérer ce pays. Georges Pompidou en 1966. Avec Laurent Neumann, nous accueillons Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour, Bruce Toussaint.
Vous êtes candidat à la présidentielle. Avez-vous été choqué par les propos du chef de l'État ? Écoutez,
pas
choqué,
indigné. Ce
sont des propos qui déshonorent sa fonction,
qui
montrent son incapacité,
son
danger. Je vous rappelle que le 31, il disait qu'il fallait réconcilier les Français. Donc, c'est stupéfiant. Ce sont des propos calculés,
parce
que c'est pire. Ce serait un propos d'humeur,
vous
vous souvenez, traversé dans la rue, qui n'a pas eu de propos d'humeur. Là, c'est un propos calculé, où un président de la République,
qui
est censé rassembler les Français, unir, apaiser, en fait,
pour
dissimuler le fiasco de sa politique sanitaire, parce que c'est ça l'objectif,
pour
effacer le fait qu'il a supprimé 17 000 lits, pour effacer le fait qu'il n
'a
pas installé de purificateur d'air dans les écoles, pour effacer le fait, sur le fond, qu'il avait dit qu'en se vaccinant, il n
'y
aurait plus de transmission et qu'il y
aurait
une immunité collective, une protection collective. Comme tout ça a échoué, il contre-attaque, et c'est bien lui, il va dans une fuite en avant,
où
il fracture, et il dresse une partie, une majorité des Français contre une autre partie des Français. Et il dénie à cette minorité le droit de penser différemment, alors même qu'il
n'y a
pas de loi d'obligation vaccinale. Vous savez, dans la vie, il faut être cohérent. Si Emmanuel Macron pense ce qu'il dit, mais pourquoi il n
'a
pas fait voter une obligation vaccinale
?
Les gens qui ne sont pas vaccinés ne sont pas des fichiers S, ne sont pas des délinquants, et on pourra parler du fond. Mais sur la forme, c'est délirant, mais il n'est plus apte à être présidé. Vous avez raison de différencier ? Il faut différencier la forme et le fond.
S'il n'y avait pas
l'élection présidentielle, s'il
n
'y avait pas l'élection présidentielle dans 90 jours, un peu plus, 97, 96, il faudrait demander la destitution de cet homme, qui devient dangereux.
–
À cause d'un mot ? – Pas un mot, une stratégie, une volonté d'utiliser une majorité contre une minorité. – 91
% des Français
éligibles
sont
vaccinés.
–
Oui,
et
alors ? – Vous ne pensez pas qu'au fond, et je parle du fond, maintenant,
vous
ne pensez pas qu
'une
majorité,
peut
-être même écrasante de Français,
est
d'accord avec ce que dit le chef d'État
? – Je comprends,
les citoyens sont égaux.
Ils
sont égaux. On n'a pas le droit, encore moins quand on est président, d'utiliser une majorité contre une minorité. Et je vais vous dire pourquoi. Il fait ça.
Il
fait ça parce que le 12 juillet, il a dit, « Vaccinez-vous, pas obligatoirement pour vous, parce qu
'on
sait que les jeunes n
'ont
pas de formes graves, sauf comorbidités,
je
précise. Vaccinez-vous pour les autres.
»
Et en fait,
on
est arrivé à 90%, 77%, mais 90%, si on prend, vous connaissez tous un peu plus. – Sûr, les égiles. – Et on n'a jamais eu autant de cas, et tout le monde reconnaît aujourd'hui, tous les experts, que la vaccination n'empêche pas la transmission. Sinon, il n'y
aurait
pas 300 000 cas.
Et
que la vaccination a un intérêt
pour
protéger des formes graves pour les publics fragiles, mais pas pour les autres. Et donc, comme ça échoue ce qu'il a dit, et comme il a tout misé sur la vaccination, et qu'il supprime les lits, il continue à supprimer des lits, qu'il ne fait rien sur le reste.
Sa
politique échouant lamentablement.
Il
y a deux sortes de personnalités. Il y a ceux qui disent, « J'ai peut-être été trop loin là-dessus, on va doser. » Non, lui, en fait, il n'accepte pas... Il
échoue
lamentablement par rapport à quoi ? Par rapport à qui ? Par rapport à quel pays ? Par rapport à la transmission. Mais quel pays, par exemple, s'en sort mille fois mieux que nous ?
Il y a des pays comme la Suède qui vont beaucoup mieux, il n
'y a
pas toutes ces contraintes. D
'accord. Et il n'y a pas la Suède
? Mais il y a des pays qui...
Autour de
nous, vous trouvez que vraiment, nos voisins, par exemple, c'est
intéressant de se comparer aux autres pays
qui sont autour de nous. Il y a deux choses. Vous trouvez vraiment que quand on va en Allemagne,
en Italie, en
Grande-Bretagne, je ne vous dis
pas que c'est facile. Mais
en Grande-Bretagne, il n
'y a
pas de mesure privative de liberté à ce point.
Pas
du tout. La Grande-Bretagne ne prive pas de liberté et n'astreint pas et ne réduit pas. Est-ce que vous avez vu les termes ? Je vais les réduire. Et est-ce que vous avez vu le terme « j'ai envie
de
les emmerder » ? Ça veut dire qu'on est dans le pouvoir personnel, dans le caprice personnel.
Parce
que j'ai envie de les emmerder. Pourquoi les députés, hier soir, on est restés jusqu'à 2h du matin très en colère ? C'est parce qu'en fait, tout le projet du gouvernement n'est pas sanitaire. Il n
'y
a rien sur les lits.
Il
n
'y
a rien sur les soins. Il n'y a rien sur les purificateurs. Non, le projet du gouvernement, c'est un homme seul en conseil de défense qui décide... Il n
'est
pas seul. Si, parce qu'il est seul, il n'est irresponsable au sens juridique. Quand vous êtes en conseil de défense, il y a 50 ans de secret des délibérations. Laurent Neman.
Est-ce que vous êtes aussi choqué, Nicolas Dupont-Aignan, lorsque vous entendez, par exemple, des soignants dire que les non-vaccinés embolisent le système hospitalier, voire même que les non-vaccinés, et je mets des guillemets, évidemment, emmerdent les vaccinés ? Oui, c'est faux. Je suis très choqué pour deux raisons.
Qu'est-ce qui est faux
? Je vais vous dire ce qui est faux. D'abord, il y a 63% en décembre,
des
décès, 63%, les deux tiers, qui sont des vaccinés.
Vous savez pourquoi ? Il
y a plus de vaccinés. Vous savez pourquoi ? Parce que 90
% de la population
est vaccinée, donc
mécaniquement... Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on peut être vacciné
et
mourir.
Je
finis la phrase parce que c'est très important.
Et
deuxième point, je finis ma phrase. Et
deuxième
point, vous savez qu'il n'y a que 15% des lits qui sont occupés par
des malades Covid.
Et
si l'hôpital est en
trombeauze,
c'est parce qu'on a supprimé des lits. Il faut qu'on écoute ensemble Valérie Pécresse et on reprend l'interview du sartre. La
République,
c'est de rassembler les Français et de ne pas les diviser. Alors aujourd'hui, il est absolument impératif, et je le dis solennellement, de rétablir l'unité de la nation. Ce n'est pas au président de choisir entre ceux qui sont citoyens et ceux qui ne le sont pas. Il faut arrêter ce quinquennat du mépris et moi, j'y mettrai fin. Quel est le
mot
à répondre à une partie de la majorité qui vous accuse de jouer double jeu dans l'hémicycle
? Aujourd
'hui, la position qui est la mienne est très claire.
Moi,
je ne m'opposerai pas à ce pass vaccinal dès lors
qu
'il protégera les Français, mais que les libertés seront assurées, c'est-à-dire dès lors qu'il y aura un temps limité à son application. C'est ce que les sénateurs feront adopter dans le cadre de l'examen au Sénat. Pourtant,
les propos d'Emmanuel Macron sont dans le
débat.
Très courte, de Valérie Pécresse, ce matin devant son QG de campagne. J'aimerais qu
'on
revienne sur ce qu
'on
disait, c'est important. Parce que Laurent Le Mans a souligné un point important. Pas un jour dans cette émission et tout au long de la journée sur la chaîne sans qu'on entende des soignants
de
plus en plus fatigués, exaspérés, de voir arriver dans leurs services d'urgence et ensuite dans les services de réanimation
des
gens qui ne sont pas vaccinés. Et vous disiez, oui, mais les chiffres, mais vous le savez bien, il y a 91% de gens non vaccinés
et non moitié. Grosso modo, la moitié, dans les services de réanimation aujourd'hui, moitié vaccinés, moitié non vaccinés. Si vous regardez ceux qui arrivent,
si
vous regardez ceux qui arrivent, vaccinés, le Premier ministre l'a dit d'ailleurs, comorbidité souvent. Pareil pour les non vaccinés, comorbidité. Et c'est un chiffre qui est impressionnant. 100%,
100
% des gens qui arrivent en réanimation
n
'ont pas été soignés à temps. Ça veut dire quoi
? Parce
que le gouvernement,
dans
sa stratégie du tout vaccinal,
qui
peut être utile le vaccin pour les personnes fragiles, moi je l
'ai
toujours recommandé pour les personnes âgées et fragiles, mais dans la stratégie du tout vaccinal,
le
pays a fait la grave erreur de bloquer les soins précoces. L'Ivermectine qui soigne au Japon, qui soigne au Mexique, qui soigne en Inde, qui soigne dans le monde entier. Il y a 73 études dans 24 pays qui prouvent l'utilité. Et donc, entre le Doliprane et la réanimation, je demande depuis le début qu'on ait une palette. Comme je demande le masque FFP2, si on avait suivi ce que j'avais demandé, ce qu'a fait Mme Merkel en Allemagne, d'offrir un masque FFP2 que portait Mme Pécresse. Très protecteur, 100 fois plus protecteur que le masque habituel, pour les personnes âgées et fragiles, vaccinées
et
qui peuvent finir en réanimation. Non vaccinées, c'est leur choix, en tout cas, et qui ne veulent pas un abonnement vaccinal. J'insiste un dernier point. Pourquoi le gouvernement est nerveux
?
Parce que ce ne sont pas simplement les non vaccinés qui sont concernés par cette chasse à l'homme institutionnalisée.
Ce
sont aussi les vaccinés
qui
ne suivront pas le nombre de doses. J'ai eu hier
un maire qui m'a appelé. Qui perdront
leur face. Et qui perdront leur face. J'ai eu un maire qui m'a appelé. Un maire centriste.
Et
il me dit je vais vous soutenir pour la présidentielle parce que je viens de faire ma troisième dose et j'en ai assez qu'on me prenne pour un con. On va me faire une quatrième dose, l'infirmier m'a dit, dans quatre mois. Et on va me priver de liberté. Donc le problème, on peut avoir tout le débat sur le vaccin.
Moi
je pense qu
'il
doit être à bon escient. Mais qu'importe. On
n'a pas le droit de priver. Vous n'êtes pas
vacciné. Je ne suis pas anti-vax. Je
n
'ai pas dit que vous étiez anti
-vax. Je ne suis pas vacciné. Je demande la
liberté de choix. Et je vous dis qu'un pays
qui
prive de liberté élémentaire et qui s'attaque à une catégorie de citoyens, demain
ce seront qui ? Les
fumeurs
? Bien. La réaction de Nicolas Dupont-Aignan ce matin sur BFM TV après les propos du chef de l'État. Merci à vous d'avoir choisi BFM pour cette...
Nicolas Dupont-Aignan