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interviewPublic Sénat· 10 septembre 2024 26 min

La gauche se fracture-t-elle à nouveau ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

justement on va parler de Michel Barnier Michel Barnier qui consulte pour former son gouvernement pour composer sa majorité et notamment s'assurer du soutien de la droite et du centre et et parmi les partis dont il soit s'assuré dont il doit s'assurer le soutien il y a horizon le président du groupe horison Laurent marcangel était notre invité il y a quelques minutes on va l'écouter nous l'avons écouté nous avons expliqué ce que nous pensons devoir faire pour le pays pour éviter une crise une paralysie un blocage nos institutions euh et nous allons nous réunir vous le savez demain à Reims les sénateurs les députés députés européens mais également le Bureau politique d'horizon donc il doit vous convaincre ce n'est pas à qui le soutien d'horizon je veux pas faire de mystère que au regarde mon parcours politique je suis plutôt proche de ce que peut faire Michel Barnier c'est pas une décision que je vais prendre seul et c'est une décision que nous prendrons collectivement voilà Marcelo on entend Laurent marcandil qui est un un des leaders d'horizon le parti d'édard Philipe le soutien n'est pas complètement acquis à Michel Barnier il est pas complètement mais c'est quand même quasiment quasiment fait parce que on a beaucoup de rétiscence côté Renaissance ou côté ensemble pour la République c'est les macronistes historiques là quand même on a Michel Barnier qui a été un ancien collaborateur d'Antoine rufnac ex-maire du l'homme qui a mis le pied à l'éri en politique à Édouard Philippe donc il y a une histoire il y a un historique a une proximité idéologique on est est quand même pas très loin donc pour l'instant on est encore dans une phase de négociation alors c'est normal que dans une négociation vous attendiez un petit peu avant de donner votre votre votre votre aval immédiatement puisque il y a il y a il y a la question des places qui est en jeu mais globalement on se dirige quand même vers une participation beaucoup moins problématique que pour les amis historiques d'Emmanuel Macron qui eux sont vraiment en plein dilemme stratégique ouais c'est compliqué déjà pour Philippe de composer au sein même de l'ancienne majorité présidentielle oui oui bien sûr alors bah il y a aussi un peu de rhtorique hein dans tout ça c'est effectivement les différents acteurs ont plutôt un sentiment à passer à l'opinion publique qui est que c'est c'est pas c'est pas tout fait pour Emmanuel Macron et voilà que il faut bien montrer à un moment donné qu'on négocie qu'on a obtenu aussi il faut montrer à ses troupes qu'on a obtenu des postes qu'on a obtenu des choses donc il faut un peu un climat d'une négociation qui montre que tout n'est pas fait d'avance évidemment par contre on voit que c'est quand même assez largement rhtorique puisque euh on n'imagine pas les différents membres de l'ancienne majorité présidentielle y compris Renaissance et y compris le cœur de cible du macronisme défier Emmanuel Macron en refusant au fond de participer au gouvernement ou en montant la barre très haut dans des exigences donc voilà on voit on voit quelque chose se passe évidemment en macronie vous savez en 2018 avec avec des collègues on avait étudié le parti d'Emmanuel Macron on a fait une grande étude sociologique sur les sur les marcheurs et n nos conclusions c'était que on voyait les les les ferments possibles de au fond non pas de de division mais que les différents courants reviennent un jour à leur famille politique de départ et donc on revoit effectivement ça il y a des macronistes qui sont issus de la gauche qui ont peur au fond que les républicains mettent trop la barre à droite sur les questions d'immigration de de de sécurité peut-être aussi sur les questions budgétaires donc voilà mais on voit on voit bien que le cœur du gouvernement ça va être la charnière centrale des macronistes des centristes et des républicains ce qui est intéressant c'est que effectivement Édouard Philippe lui n'a jamais vraiment cru au dépassement macroniste il a toujours dit souvenez-vous son premier journal télévisé le jour où il est nommé à matigon dit moi je suis un homme de droite il a toujours estimé en gros que passer la parenthèse Emmanuel Macron on reviendrait un clivage gauche- droite chacun reviendrait au berkaaille d'une certaine façon et là ça s'illustre puisque c'est comme ça à mon avis qu'il faut comprendre l'interview au vitriol de l'ancien chef du gouvernement mardi dernier dans les colonnes de du du enfin sur le site internet de du point dans lequel Édouard Philippe dit moi je suis candidat à la présidentielle et si a une présidentielle anticipé j'irai à ce moment-là il tourne une page avec Emmanuel Macron ce qui lui permet maintenant de rentrer dans une sorte de négociation directe avec Michel Barnier la négociation ne se fait pas sur le Cotat macroniste elle ne se fait pas via l'élyisée elle se fait en tête à-tête Édouard Philippe il était dimanche à Matignon et donc Michel Barnier sera mercredi à reins pour les journées parlementaires d'horizon le le le mouvement d'Édouard Philippe et on voit bien que l'idée c'est maintenant de rentrer des gens de faire rentrer un certain nombre de philippistes au gouvernement ce sera pas Christophe Béchu le ministre démissionnaire de de la transition écologique qui a déjà dit que lui retournait à anger ça peut être par exemple à Frédéric Valtou l' faitmère ministre des à la santé bref il a un certain nombre de candidats dans sa besacee donc des anciens ministres du gouvernement Atal qui pourrai rester dans le gouvernement Barnier est-ce qu'il y a pas un risque de donner au français l'impression d'une dissolution pour rien ah oui ça c'est optiquement ce serait quand même très problématique d'avoir une équipe qui ressemble à la précédente donc Michel Barnier va devoir s'arrimer enfin arrimer à lui un certain nombre de de la majorité sortente parce qu'il en aura besoin à l'Assemblée et au Parlement d'une façon générale en revanche il a besoin que en terme d'affichage on a l'impression qu'une nouvelle page se tourne donc il aura besoin de faire rentrer des personnalités qui ne sont pas trop identifié comme étant des des personnes de la incarnant la continuité avec le macronisme ouais c'est c'est du coup un peu il est un peu dans un dilemme Michel Barnier à la fois s'assurer le soutien des macronistes ou exmcronistes et en même temps montrer qu'une page s'est tournée et élargir son gouvernement je pense qu'effectivement si prenait le risque vis-à-vis de l'opinion publique de donner le sentiment qu'au fond tout ça n servit à rien les législativ au fond avant les législatives ont tourné autour de la même question est-ce que la majorité absolue pourrait être obtenue si les républicains joigit la majorité présidentielle de l'époque on a le sentiment qu'on est revenu à ce point initial de départ donc effectivement si l'image était renvoyé dans l'opinion que les législatives n'en servi à rien qu'on retrouve des membres éminents de l'ancienne équipe dans le nouveau gouvernement quoi que Michel Barnier puisse faire ou tente de de faire je pense qu'aux yeux de l'opinion c'est cette image là qui va qui va s'imposer donc il me semble que s'il a envie d'incarner que quelque chose de nouveau se passe il faudrait qu'il ait aucun membre du précédent gouvernement qui se retrouve dans l'actuel gouvernement pour une raison toute simple c'est qu'X yeux de l'opinion quand on a perdu les élections on n' pas vocation à siéger au gouvernement et puis sans doute faire émerger des personnes alité nouvelles notamment issu des territoires puisque le nouveau Premier ministre indiqué à quel point cette dimension lui l' encienne élu savoyard lui était chè et importante donc là il a un coup à jouer là-dessus par contre si effectivement le la nouvelle équipe c'est des têtes bien connues des principaux partis politiques avec des visages que l'on connaît tous et avec des memes de l'ancien gouvernement en terme de gestion de l'opinion publique ça va être très très compliqué le sujet va va se poser il peut y avoir des frictions puisque le chef de l'État suggérera et a suggéré déjà d'ors et déjà un certain nombre de noms mais il y a surtout la question des postes on va dire le domaine réservé armée Affaires étrangères oou là Michel Barnier s suit bien l'esprit des des institutions devra quand même laisser la main au chef de l'État si on a Sébastien lecornus qui est en ce moment ce qui tient la corde aux armées euh donc qui conserverait son ministère qui conserverait son ministère en tout cas c'est ce qui tient accord après un remaniment vous savez comment c'est c'est un domino il suffit que je domino il suffit queon change une case et tout peut changer mais en tout cas c'est ce qui tient l'accorde ce soir enfin ce matin ça veut dire que dans ces cas-là on peut se retrouver avec le ce ce désagrément que vous que vous pointiez à savoir que on a des éléments de continuité qui soient visibles et qui contraignent Michel Barnier à surjoué le fait que ce sera une rupture alors que il y aura des continuités en tout cas dans le casting d'autant si ces personnalités qui resteraient au gouvernement étaient par exemple issu auparavant des républicains et donc ça donnerait effectivement le le le le sentiment que d'une certaine manière les les républicains dont les résultats aux élections depuis ces dernières années ont quand même été assez décevants pour eux finalement réussissent un coup de poker absolument incroyable de revenir en force d'occuper le poste à Matignon d'occuper soit des républicains soit d'anciens républicains les princip princip fonction au niveau du gouvernement je voudrais simplement rappeler que factuellement le parti les républicains en moyenne au cours de toutes les dernières élection présidentielle 2022 législative 2022 européenne 2024 législative 2024 ils arrivent en 5e position et ils réunissent de l'ordre maximum de 2 millions de voix sur 49 millions d'électeurs donc voilà le nouveau Premier ministre il a quand même aux yeux de l'opinion à expliquer où on en est de ce point de vue-là oui al pour être les les grands gagnants les républicains ils ont bien joué leurs cartes alors certains parlent de Hold Up c'est vrai que les chiffres que que vous que vous citez sont assez euh assez significatif en ça ça ça ça montre quand même que quel quel va être le défi pour Michel Barnier il ne peut pas se contenter dans ce contexte là arithmétique de ne faire qu'un gouvernement LR sinon ça ça nourrira l'idée que ce gouvernement n'est pas représentatif qu'il est issu de jeux d'appareils contre nature en revanche la difficulté c'est comment il élargit on vient de le on vient d'en parler c'est très difficile avec les macronistes parce que beaucoup de ministres sortants sont candidats à restés mais si Michel bniier les conserves ça donnera l'impression qu'il n'a pas écouté le message des ures et il a par ailleurs dit sur TF1 qu'il souhaitait euh aussi recruter enrouler des gens à gauche or pour l'instant on a beau faire le tour on ne trouve aucun candidat prêt à sauter le pas et à participer à un gouvernement Barnier donc peut-être que par la force des choses il va se retrouver euh on va dire sur ce périmètre on va dire LR et dans ces cas-là ça risque d'envoyer un message un petit peu de périmètre un peu restreint à l'opinion publique c'est en ça qu' me semble que ça ça roue de secours de ce point de vue là pour gérer cette situation c'est d'amener des visages nouveaux et d'amener des visages nouveaux qui viennent de la vie politique locale c'est que si euh s'il a cette énorme contrainte et je pense qu'elle est là cette énorme contrainte je pense que c'est sa seule sa seule cartouche qui peut utiliser qui est de nouveaux visages qui apparaissent des des nouvelles personnalités des gens plus jeunes voilà qui donne le sentiment vraiment d'être en cohérence quand il a dit et bien il y a de bonnes idées partout qui soi en cohérence quand il dit il faut écouter les solutions pratiques qui viennent des territoires et d'une certaine manière le le message qui est que une page doit se une page doit se tourner donc si si si si sinon effectivement malgré tout toutes les tentatives l'idée que au fond le suffrage universel n'a pas été respecté est une idée qui peut elle prendre dans l'opinion je me demande si elle a pas déjà pris dans l'opinion dans l'opinion de la gauche c'est fait elle a déjà définitivement pris mais est-ce que ça peut pas faire t d'huile je rappelle que Michel Barnier son CV européen prestigieux vraiment on peut vraiment dire que c'est un des représentants de la France qui a eu le CV le plus prestigieux parmi les plus CV le plus prestigieux au plan européen mais dans certaines parties de l'électorat il y a le thème du dénis de démocratie qui lui rappelle 2005 la question européenne déjà et s'il revient en disant aux françaises et aux Français il faut faire des sacrifices parce que les contraintes européennes ça ça peut nourrir cette espèce de de de bulle de mécontentement de colère et de sentiment d'un dénis de démocratie donc il faut qu'il fasse monter des personnalités un peu fraîche et nouvelle il peut avoir aussi un deuxième levier qui vient s'ajouter au fait d'aller chercher de la dans la société civile ou dans les locaux c'est de faire un gouvernement resserré tous les chefs de gouvernement nous promettent un gouvernement resserré et à chaque fois ça finit à 42 43 ministres mais là il aura peu de texte à faire passer il a peu de temps parce que il y a le budget à à à examiner dans très peu de jours il peut simplifier l'équation en disant je fais une équipe de 15 personnes ça suffira et on fonce on va parler de la gauche justement la gauche qui refuse a priori de rentrer dans le gouvernement Barnier d' C question Emmanuel Macron est-il parvenu à fracturer le nouveau front populaire ce qui est sûr c'est que l'épisode cas ne a laissé beaucoup de trac on va remembobiner un peu he pour ceux qui sont passés fin juin du guet Bell à Michel Barnier début septembre on est fin août quand on apprend que l'Élysée a décidé de tester hein c'est le terme à la mode de tester le nom de Bernard casenuv à Matignon l'ancien Premier ministre est reçu lundi dernier lundi 2 septembre à l'Élysée entretien d'1h15 pendant lequel il aurait indiqué son intention de remettre sur la table la R forme des retraites quand il sort de l'Élysée Bernard casen discute avec quasiment tout le monde sauf sauf les grands barons du Parti socialiste aucun échange avec Olivier fort aucun échange non plus avec Boris Valot ou Patrick canner patron des socialistes à l'Assemblée nationale et au Sénat pourtant Orian la seule condition à laquelle l'hypothèse cas9 aurait pu tenir la route c'est en cas d'absence d'une censure des socialistes lors du vote d'une motion à l'Assemblée nationale ça aurait peut-être mérité quelques coup de fil en amont et si on continue refaire le film quelques heures plus tard l'hypothèse était enterrée oui le bureau national he c'est tous les chefs à plume du parti le bureau national se réunit quelques heures après la réunion Macron casneu rendez-vous est pris le mardi toujours la semaine dernière 18h30 la plupart des responsables se connectent en visieux pour en vision pour discuter de l'hypothèse casenu par 38 voix contre 33 il décide de rejeter un amendement prévoyant la chose suivante on va voir la phrase le PS ne censurera pas a priori un gouvernement de cohabitation mené par Bernard casazenu Premier ministre partant du programme du NFP et dans le cadre du Front républicain cet amendement déposé par les courant minoritaires du parti a donc été rejeté en bureau national ce qui ne voulait pas dire que le Parti socialiste censurait automatiquement le gouvernement cas9 non en effet Orian non mais on a quand même connu des soutiens plus francs surtout à l'égard d'un ancien camarade on rappelle que Bernard casenu a quitté le PS en 2022 pour s'opposer à l'accord passé avec la France insoumise une formation politique dont j'ai eu à subir la violence c'est ainsi qu'il présentait les choses à l'époque la question est de savoir si Emmanuel Macron avait vraiment vraiment envie de nommer Bernard casne à matigon réponse de François Hollande c'était ce lundi sur France Inter Emmanuel Macron ne voulait pas en tout cas c'était pour lui la dernière des hypothèses nommée Bernard casenu mais que le la direction je dis bien la direction du Parti socialiste lui a donné le prétexte pour justement ne pas le nommer une déclaration dont ce délecte Jean-Luc Mélenchon sur Twitter sur x l'ancien candidat à la présidentielle parle d'aveux de François Hollande retour à la case double langage tromperis jeu d'appareil politicien une chose est sûre Jean-Luc Mélenchon n'avait aucune envie de voir Bernard quisenu à matigon Marcelo vous qui savez tout des couiss est-ce que François Hollande quand il dit Emmanuel Macron n'avait pas envie de nommer Bernard Casel à mantigon il dit vrai il voulait pas d'un Premier ministre de gauche j'ai plutôt tendance à acheter cette hypothèse là c'est pourquoi parce que au fond Emmanuel Macron ne voulait pas que le nouveau gouvernement détricote sa politique économique et sociale or Bernard casazneuf souhaitait revenir immédiatement sur la question des retraites qui éta un point central qui est la mesure phare on va dire du du second ququena Macron donc ça ça ne pouvait pas aller et Bernard casenu était tout à fait convaincu que si le chef de l'État le nommait à Matignon c'est qu'il n'aurait pas eu d'autres choix il le savait très bien donc effectivement le Parti socialiste dans ce bureau national un peu épique qui finalement donne raison à la partie qui veut rester dans l'attelage avec LFI offre cette porte de sortie au chef de l'État le chef de l'État à un moment avait plutôt envisagé de nommer Bernard casneuve ministre d'État dans un gouvernement qui aurait été chapauté par le patron du C monsieur baudet donc on avait il était il voulait bien l'enrôler mais il refusé Bernard cas aurait refusé visiblement l'hypothèse alors Bernard casenu en fait été contacté au moment où la par par Emmanuel Macron le jour où où Michel Barnier a été désigné quelques heures avant le chef de l'État a appelé que Bernard casenu était dans le TGV il allait a en Provence donner des cours et et Bernard casenu a tout de suite refusé ancien Premier ministre il ne pouvait pas accepter et on le comprend d'être ministre d'État sous la tutelle en l'occurrence de Michel Barnier mais l'hypothèse avait déjà été travaillée pour un premier ministre s'appelant monsieur baudet on a vu que du coup cette période elle recrée des tensions au sein du nouveau front populaire on Steve parlait de cette passe d'arme entre entre François Hollande et et Jean-Luc Mélenchon est-ce qu'Emmanuel Macron réussi à refracturer la gauche qui s'était uni au législativ les prochains épisodes vont nous le dire on voit qu'il y a quelque chose effectivement l'enquête qu'on a réalisé au svipuf avec hipsos le monde la Fondation jean-jan Montaigne l'Institut Montaigne montre des choses intéressante de ce point de vue-là on a testé les préférences de différents scénarios de coalition de gouvernement et on voit que quand on regarde sur les sympathisants socialistes mais même sur les sympathisants écologistes et dans une moinre mesure sur les sympathisants communistes l'hypothèse d'un gouvernement ensemble plus la gauche sans la France insoumise était assez largement soutenu par les sympathisants socialistes on avait plus de 40 % des sympathisants socialistes qui disaient oui ça c'est c'est une solution possible et souhaitable voilà souhaitable et possible donc on voit effectivement que dans l'électorat du centre gauche entre le bon résultat de raphaë gluxman aux européennes toute la séquence qui vient de se traverser il y a effectivement cette grande question qui est en train de se nouer qui est la stratégie par rapport à la présidentielle de 2027 avec la question de fond soutenir Jean-Luc Mélenchon candidat unique ou avoir son propre candidat Olivier fort a pris soin récemment d'envoyer message en disant si le nouveau front populaire ça fonctionne comme fonctionnait laanups sans coordination avec du Mélenchon qui fait des déclarations sans avoir concerté avant avec ses partenaires on aura notre candidat à l'élection présidentielle et Olivier for pense très fort à lui-même donc je pense que c'est ça qui est en train de se jouer au-delà de toute considération stratégique est-ce que le Parti socialiste a enclencher grâce aux élections européennes quelque chose qui lui laisse envisager de redevenir le partti partenaire le plus important à gauche le le l'épine dorsal c'est le rêve de François Hollande fondamentalement donc on voit qu'Emmanuel Macron il il contribue un petit peu à ça parce qu'effectivement d'avoir autant brouillé les pistes d'avoir autant hésité sur Bernard cas9 ça a fait faussephé à l'intérieur du parti socialiste et il y a des membres des instances dirigeantes du parti socialiste qui sans doute attendaient la nomination de Bernard Caseneuve aussi comme un moyen parce que au moment où Jean-Luc Mélenchon dit allez on banco sans les insoumis pour défier un peu Emmanuel Macron mais il y a beaucoup de socialistes qui dis ah oui très bien on y va et peut-être que beaucoup de socialistes vivaient ça aussi comme on verra bien chemin faisant si on arrive à envoyer le message à Jean-Luc mélenfon que finalement on y arrive sans lui donc je pense voilà qu'il y a quelque chose de cet ordre là qui s'est qui s'est qui s'est passé et on voit effectivement toute cette incroyable aventure de l'hypothèse de de Bernard cas9 avec une sorte de gigantesque partie de poker menteur je rebondis sur un point qui a été dit tout à l'heure en même temps je suis un peu désespéré de voir une vie politique française où une personnalité peut dire ah ben moi j'ai été premier ministre donc je redescends pas en 2e Divion mais c'est fou quoi c'est c'est absolument fou euh le exemple de François hand aussi voilà donc donc VO VO voilà don fabus on a connu des voilà ce sont de grands républicains je pe je peux pas croire dans dans cette dans cette idée ils ont évidemment le bien public en tête est-ce qu'il y a une volonté chez Emmanuel Macron Marcelot de de fracturer cette gauche et de fracturer ce nouveau front populaire il y a une volonté effectivement d'essayer de dissocier de disloquer le Parti socialiste de LFI à la fois pour casser la dynamique NFP qui qui était ex nupes c'est d'ailleurs le Paris stratégique raté de la dissolution le chef de l'État se disait qu'après des européennes qui avaient été sanglantes entre PS et LFI ces deux forcesl ne pourraient pas retravailler ensemble dans un temps record et que ça allait profiter à la macronie ça pas été le cas les les logiques d'appareil les logiques électoralistes ont été beaucoup plus fortes donc il a il aurait aimé cette dislocation ne serait-ce que pour créer un périmètre dans lequel on aurait eu de la droite du Centre et une gauche social-démocrate ça n'a pas fonctionné ça s'est joué à peu on vient de le rappeler bureau national il y a trois quatre voix qui qui ont joué c'est beaucoup des députés parce que les députés ont besoin de l'accord électoral avec LFI c'est moins le cas ici au Sénat où quand vous interrogez des socialistes il y ap beaucoup plus de soutien à Bernard casneuve et beaucoup plus de critique ouverte à LFI envers LFI donc c'est quelque chose qui peut néanmoins avoir des secousses dans les prochains mois que va faire Raphael gluxman pour l'instant il est silencieux peut-être il fait il prépare un événement pour le 5 octobre peut-être prendra-t-il la parole et décidera-t-il de jouer un rôle que frerapp Bernard casenu est-ce qu'il va continuer son activité de d'avocat d'affair et revenir à une vie normale ou est-ce qu'il va considérer que désormais il a un rôle à jouer ça changera peut-être aussi la donne un mot sur le rassemblement national dont on a beaucoup dit ces derniers jours qu'il est qu'il avait un rôle d'arbitre est-ce que c'est réellement le cas Reno cotes oui de facto oui puisque effectivement si le rassemblement national s'abstient sur un certain nombre de de de votes où le gouvernement est obligé d'aller au 493 bah effectivement ça devient un acteur extrêmement stratégique mais je pense que les trois blocs dans la situation du du Parlement ont une capacité de nuisance importante euh c'est le résultat de la composition de la nouvelle Assemblée mais oui oui bien sûr le rassemblement national est en position plutôt assez stratégique pour le moment il joue après une campagne d'entre deux tours qui était tellement difficile pour eux c'est à la fois les candidats qui sont apparus dont certains d'entre eux avaient tenu des propos racistes et cetera ou homophobe donc une situation difficile mais aux yeux de l'opinion toujours dans l'enquête que nous avons réalisé après coup après le résultat des élections législatives on a quand même 35 % des personnes qu'on a interrogé qui disent la coalition la plus légitime pour gouverner su été le rassemblement national et ses alliés est-ce que du coup Emmanuel Macron Marcelo il se retrouve pied et point lié avec Marine Le Pen il va devoir composer avec le rassemblement national c'est sûr d'ailleurs c'est ce qui a coûté son poste à Xavier Bertrand quand le rassemblement national a dit on censurera immédiatement l'hypothèse Bertrand est tombé dans la minute et en ce moment et l'hypothèse Barnier elle est à surnager réapparu plus exactement à ce moment-là parce que le rassemblement national a laissé planer certains on parlit de Deal c'est pas encore complètement établi laissé planer l'idée d'une bienveillance au moins au début donc effectivement le rassemblement national va tout faire pour faire sauter à l'accorde le chef de l'État si vous me permettez l'expression après attention le rassemblement national ne peut faire tomber le gouvernement que si la gauche s'associe en même temps à une censure à l'Assemblée nationale donc la gauche va aussi se poser la question de savoir ce qu'elle fait notamment le 31 octobre niche parlementaire donc journée où le rassemblement national aura la main sur l'ordre du jour à l'Assemblée nationale il y a la question de l'abrogation de la des retraites du projet de loi sur les retraites qui est posé la gauche si assoera-t-il si assoira-t-elle donc c'est vraiment maintenant pas seulement le rassemblement national mais c'est le jeu combiné du rassemblement national et de la gauche qui va être déterminant dans l'avenir du gouvernement Barnier avec un risque pour le le rassemblement national d'apparaître comme comptable jubilan de Michel Bernier c'est un reproche qui commence à être fait notamment par Fabien roussal ce matin je suis pas sûr qu'aux yeux de son électorat ça soit vécu ça soit vécu comme ça je suis pas étonné que Fabien Roussel le prenne comme ça mais aux yeux de son électorat non son électorat est toujours je pense que le rassemblement national est pour le moment cohérent dans sa stratégie ils veulent montrer que il respecte il donne sa chance d'une certaine manière à Michel Barnier à Michel Barnier de répondre à leurs attentes donc il continuent leur positionnement assez assez stratégique merci merci à tous les deux d'avoir été avec nous