Ukraine: Raphaël Glucksmann denounces "a plan of capitulation"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:46OuverteRéponse directe
Croyez-vous aux progrès des discussions sur le plan de paix ou les Ukrainiens font-ils bonne figure par crainte de perdre le soutien américain ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Faut-il assumer un rapport de force avec l'administration Trump ?
- 2:10OuverteRéponse directe
La France doit-elle compenser le retrait américain en Ukraine ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Pourquoi soutenir l'Ukraine ?
- 4:16RelanceRéponse directe
Les propos du chef d'état-major sur la guerre sont-ils justifiés ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Faut-il rétablir le service militaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:50Fait
« L'Europe doit compenser et la France au premier chef. »
- 3:33Fait
« Pourquoi nous soutenons l'Ukraine ? Pas simplement parce que l'Ukraine est victime d'une agression. Pas simplement parce que nous voulons soutenir une nation dont le seul crime est de vouloir vivre libre. Pas simplement parce qu'il y a une violation patente du droit international, mais parce qu'il s'agit de notre propre sécurité. »
- 5:01Fait
« Un pays européen, membre de l'Union européenne et de l'OTAN peut être envahi par l'armée russe dans les années qui viennent. »
- 12:36Fait
« Le régime algérien fait de la relation à la France un sujet de politique intérieure permanent. »
- 17:55Fait
« C'est le rassemblement de tous ceux qui croient à une ligne de gauche claire. »
- 18:38Fait
« Je ne m'engage pas en politique pour faire de l'entre-soi. »
- 19:21Promesse
« Jamais je ne soutiendrai Jean-Luc Mélenchon et jamais je ne mentirai. »
- 20:46Fait
« Je me suis plantée, j'étais mal préparé, il faut que j'accélère. »
- 21:30Promesse
« Nous allons reprendre le drapeau tricolore des mains de l'extrême droite. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique]
Bonjour Raphaël Glman. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour. Bonjour Agath. On va parler du retour du service militaire envisagé par le président de vous et de votre place atypique au sein de la gauche. Êtes-vous suffisamment préparé, entouré ? D'abord, alors que Donald Trump avait donné jusqu'à jeudi à l'Ukraine pour accepter un plan de paix très défavorable, hier à l'occasion d'une réunion à Genève avec des Européens, américains et ukrainiens ont salué des progrès dans les discussions. Le futur accord de paix devra respecter la souveraineté de Kiev, écrivent les deux parties. On écoute le président ukrainien.
Il est important de maintenir le dialogue avec les représentants américains et nous avons des signes que l'équipe du président Trump nous entend. Vous y croyez vous Raphaël Gusman à ses progrès ou alors les Ukrainiens font bonne figure parce que ils n'ont pas le choix, ils redoutent de perdre le soutien des Américains ? Il faut entamer un rapport de force avec l'administration Trump parce que le plan proposé par Trump n'est pas un plan de paix, c'est un plan de capitulation. Ce plan obligerait l'Ukraine à céder des territoires que la Russie n'a pas réussi à conquérir militairement. Il limiterait l'armée ukrainienne.
Il obligerait les Ukrainiens à inscrire dans leur constitution que jamais ils ne rejoindront l'OTAN. Il réserverait 100 milliards d'euros pour un fond américano russe de coopération. Ce plan, c'est un plan de soumission qui a été dicté par le créelin. Et donc ce qu'il faut faire maintenant, c'est que les Européens comme ils l'ont ils ont commencé à le faire avec il étai à Genève. Déjà ce qu'ils ont fait de poser le rapport de force. Il faut assumer le rapport de force. Assumer le rapport de force avec les Américains parce qu'en fait la tentation américaine c'est de balancer sous le bus et la souveraineté ukrainienne et la sécurité du continent européen.
Trump pense qu'il peut parler directement à Poutine de notre avenir à nous européens. Et donc à un moment, il faudra qu'il y ait un leader un leader européen qui se lève et qui regarde Trump dans les yeux et qui lui disent tout simplement non. Qui pourrait faire ça aujourd'hui ? Et bien moi je l'attends. J'attends ce moment que ce soit le président français, le chancelier allemand, la présidente de la Commission européenne, tout le monde depuis des mois est face à Trump comme un lapin pris dans les phards d'une voiture. Il faut assumer désormais une forme de solitude européenne. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que si Kief refuse ce plan, d'ailleurs, j'insiste sur le fait que manifestement les Américains ont un petit peu lâché de l'est nu pour les Ukrainiens. Est-ce que vous dites clairement ce matin sur France info la France doit compenser ce que l'Amérique retire en terme d'al ? L'Europe doit compenser et la France au premier chef. Ça fait des mois qu'on sait que Donald Trump abandonne les Européens, leur sécurité collective, qu'il entend d'er directement avec Vladimir Poutine et donc l'Europe doit développer des capacités de défense autonome. Moi au Parlement européen, je suis rapporteur sur la question de la défense européenne et du prenour juste après cette émission.
Exactement, c'est voté cette semaine et pour la première fois les fonds européens vont être réservés aux productions européennes. Notre argent n'ira pas enrichir l'industrie militaire américaine. Il faut que l'Europe assume désormais d'avoir sa propre voie et donc qu'elle assume que le soutien à l'Ukraine doit d'abord venir de l'Europe. Elle ne peut pas vivre sous le chantage permanent d'une administration américaine si prompte à céder à la Russie de Vladimir Poutine. Parce que au fond, et il faut le rappeler, pourquoi nous soutenons l'Ukraine ? Pas simplement parce que l'Ukraine est victime d'une agression.
Pas simplement parce que nous voulons soutenir une nation dont le seul crime est de vouloir vivre libre. Pas simplement parce qu'il y a une violation patente du droit international, mais parce qu'il s'agit de notre propre sécurité. Que la Russie menace notre sécurité. Justement sur ce point, il y a des bas face à la menace russe des propos du chef d'état-major des armées mardi dernier au congrès des maires de France ont fait beaucoup réagir. On l'écoute. Ce qu'il nous manque, c'est la force d'âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l'on est.
Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants parce qu'il faut il faut dire les choses, alors on est en risque. Ouais. Ces propos ont suscité un toolé dans la dans une partie de la classe politique. Vous à rebour du reste de la gauche, vous avez dénoncé les pseudo pacifistes et les patriotes de Pacotti, je cite, qui ont critiqué Fabien Mandon. Ça veut dire que tous ceux qui qui sont choqués par ces propos sont des capitulaards. Le chef d'étatmajor a eu raison. Il a eu raison de dire publiquement ce que disent l'ensemble des services de sécurité en Europe.
C'est-à-dire qu'il faut se préparer, qu'il faut nous préparer à une confrontation militaire directe avec la Russie dans les années qui viennent. Qu'un pays européen, membre de l'Union européenne et de l'OTAN peut être envahi par l'armée russe dans les années qui viennent. Donc il faut se préparer à ce que avoir des morts à accepter des morts. C'est ça que vous dites raison et il a eu raison de dire il a eu raison de dire que la guerre n'est pas qu'une affaire de confrontation militaire ou d'équipement que c'est aussi l'affrontement de volonté et qu'il faut pour les nations européennes trouver en elle-même une force d'âme. Donc il faut accepter de perdre ses enfants. Une force d'âme.
et pour ne pas perdre ces enfants justement pour éviter que nos soldats puisqu'il parle de soldats bien sûr que nos soldats meurent au front et bien il faut montrer cette force d'âme dès maintenant pour dissuader l'ennemi de nous attaquer. L'enjeu, j'ai j'ai vu moi les cris d'orfait. Nous voulons nous voulons la paix. Nous ne voulons pas la guerre. Mais vous les ent moi je vous dis que si vous voulez la paix, si vous voulez la paix, il faut trouver cette force d'arme et dame ou dissuader dame et dissuader la Russie d'attaquer un pays de l'Union européenne.
C'est fondamental parce qu'en fait aujourd'hui les Russes pensent que nos sociétés sont incapables de résister, qu'elles seraiitent incapable de montrer cette force d'âme. Nous devons leur prouver qu'ils ont ça veut dire qu'il aura des mor monsieur monsieur ça veut dire que là vous nous dites ça fait longtemps que vous alertez sur cette question Poutine veut envahir potentiellement une partie de l'Europe donc vous vous nous dites il faut se préparer à ce qui est des morts aujourd'hui.
C'est ce que disent l'ensemble des services de sécurité européens quand le chef des services allemands monsieur Bruno Cal arrive devant le Bundestag et dit que nous devons nous préparer une attaque d'un pays membre de l'Union européenne et de l'OTAN avant 2029. Il ne fait pas de la poésie. Il alerte en fonction des choses qu'il sait, il alerte son opinion publique et il alerte les décideurs politiques et les déchaînement de toute une partie de la classe politique depuis la France insoumise jusqu'au Rassemblement national contre le chef d'état-major des armées vient montrer une chose, c'est que l'esprit de capitulation et de défaite est extrêmement puissant dans cette classe politique.
C'est qui ? Vous visez Marine Tondelier, Fabien Roussell, le Rassemblement national, tous ceux qui sont au fusquéou je vise tous ceux qui ont crié nous voulons la paix comme si le chef d'état-major des armées voulait la guerre. Il ne veut pas la guerre. Nos militaires ne veulent pas la guerre. Nos services de sécurité ne veulent pas la guerre. Le seul qui veut la guerre, c'est le tyran qui déclenche les guerres. Mais alors, Raphael Duxmen, on va au bout de votre logique parce que vous ne cessez d'alerter face à la menace russe. Est-ce que ça signifie qu'il faut rétablir le service militaire ? Emmanuel Macron envisage d'annoncer jeudi l'instauration d'un service militaire volontaire.
Une idée qui l'avait déjà introduite dès le mois de juillet. Est-ce que le moment est venu ? S'il ne s'agit pas d'un gadget comme le SNU, service national universel, oui, le moment est venu. Vous savez, c'est Jor qui disait dans l'armée nouvelle que la défense de la nation n'était pas que l'affaire des militaires, que c'était l'affaire de la nation toute entière. La défense de la France n'est pas que l'affaire des militaires, c'est l'affaire de toute la société. Et donc oui, je suis pour un service national volontaire. volontaire mais pas obligatoire. Je suis pour aussi et j'irai plus loin, je suis pour aussi qu'on développe les réservistes. Vous savez en France, il y a 47000 réservistes.
Vous prenez un pays comme la Finlande, un pays de moins de 6 millions d'habitants qui compte 900000 réservistes. Tous les pays européens sont en train de développer leurs réserves justement et je croise partout en France, partout en France, des citoyennes et des citoyens qui veulent participer à la défense collective de notre démocratie, de notre nation. par exemple des informaticiens qui veulent coopérer avec les autorités pour lutter contre les attaques cyber.
La guerre aujourd'hui, ce n'est pas que un front militaire, c'est aussi toutes ces attaques cyber qui par exemple percutent nos hôpitaux, nos infrastructures stratégiques et il faut donner une place aux citoyens dans la défense de la nation. Moi, j'irais j'irai plus loin une seconde pour être concret, on parle de 10000 à 50000 personnes par an d'une durée d'environ 10 mois rémunéré, on sait pas encore peut-être 500, 600 ou 700 800 € on sait pas. On sait que les armées françaises comptent 200 militaires d'actives, 47000 réservistes. À quoi va servir ce service national volontaire ? À aider à la défense de la patrie et à permettre aux jeunes qui veulent s'engager de pouvoir le faire.
Mais moi, je vais aller plus loin que ça. Quand on a supprimé le service militaire sous Jacques Chirac, ce qui est fascinant, c'est qu' à aucun moment, on ne s'est posé la question à quoi servait ce service militaire et faut-il le remplacer par quelque chose d'autre s'il ne fonctionne plus. Le service militaire permettait d'assurer la cohésion de la nation. Aujourd'hui, on est dans une société qui se désintègre. On est dans une société où un jeune né à Trappe ne croisera jamais dans sa vie un jeune qui est né dans le 7e arrondissement bourgeois de Paris. Et ça ne peut pas fonctionner une République comme cela.
Il faut que les gens se croisent, que les citoyennes et les citoyens se croisent à un moment et qu'ils puissent se mettre pendant un lapse de temps déterminé au service de l'intérêt général. Alors certainement pas un service militaire universel et obligatoire. Il faut qu'il y ait une dimension service civique dedans. D'accord. Donc président un service militaire volontaire et avec une dimension civique mais pas un service militaire obligatoire. Mais un service obligatoire qui puisse être civique ou militaire mais il faut que chacun Service obligatoire ou volontaire service écoutez là franchement obligatoire civique ou militaire.
Écoutez-moi, je vais reprendre pour que ce soit extrêmement brièvement. Brièvement ouais le président de la République sans proposer un service militaire volontaire. Je suis pour mais moi je dis qu'il faut aller plus loin et proposer un service universel et obligatoire mais qui ne sera pas nécessairement militaire qui peut être aussi civique. On peut vouloir s'engager dans la transition écologique, dans la solidarité sociale mais donner de son temps à la collectivité. On est dans une société aujourd'hui qui crève de son individualisme. Il faut qu'on puisse sortir de soi, de son environnement, de son quartier. Il faut qu'on puisse se mettre au service de la collectivité et de la nation.
C'est ça faire République. Vous savez aujourd'hui on se désintègre. Aujourd'hui, les gens vivent dans des quartiers qui sont isolés les uns des autres. Ils ne se croisent plus, ils ne font plus corps. La nation n'a plus de matérialité. Il faut qu'on recrée ces struct ces structures intégratrices dans notre pays. Il y en a un qui est sorti de prison aujourd'hui, c'est Boems en salle gracié par l'Algérie. Après 1 an de prison rentré en France mardi, l'écrivain franco-algérien s'exprime pour la première fois depuis sa libération au micro de France interre. Moi je suis depuis toujours pour la réconciliation entre la France et l'Algé qui ne s'est pas fait. Elle aurait dû se faire en 1962.
On a raté le coach à cette époque, on aurait pu le faire. C'était sur France Télévision. Il a été gracié par le président algérien Abdel Majid Teboun qui a répondu favorablement à une demande des autorités allemandes. Quel regard portez-vous sur cette discrète libération ? Déjà, c'est un immense soulagement. Un immense soulagement parce que chaque nuit, chaque jour que Boem Sansal passait dans ces dans cette jaôle était une honte. une honte pour ces joliers et une souffrance indescriptible pour tous ceux qui sont attachés à la liberté d'expression, à la liberté de penser, à la liberté d'écrire. Et donc il faut se réjouir de cette libération.
Et vous savez quand on embastille des écrivains et bien on montre sa propre faiblesse et la France sonore en recevant en Boem sans sals digne et son fils courageux. Et moi, je pense que c'est un grand moment que de retrouver Boem en France libre de ses paroles et de ses mouvements. Est-ce qu'il faut apaiser la relation avec l'Algérie comme le dit Boem Sansal ? Comme le dit le président ou vous êtes un partisan, j'en doute, mais de la méthode forte prenée par Bruno Rotaillot. On doit être ferme mais il ne faut jamais faire de notre relation avec l'Algérie un sujet de politique intérieure. Le régime algérien fait de la relation à la France un sujet de politique intérieure permanent.
Il ne faut pas qu'on fasse la même chose. Et certains ont la tentation de le faire. Vous savez, ça peut vous sembler bizarre, mais moi j'aime la clarté. Donc le ministère qui doit euh gérer les relations avec l'Algérie, c'est le ministère des affaires étrangères. Ce n'est pas le ministère de l'intérieur. L'Algérie est un pays indépendant avec lequel nous avons des relations de pays étrangers à pays étrangers, même si nos relations sont très proches. Donc ce n'est pas au ministère de l'intérieur, comme l'a fait monsieur Rotaillot, d'utiliser l'Algérie pour en faire un tremplin pour des des carrières politiques internes. C'est précisément ce qu'il faut éviter.
Ça n'empêche pas la fermeté, mais la fermeté ça passe aussi par la diplomatie. Et maintenant, comment faire pour faire sortir notre confrère Christophe Gless, condamné à 7 ans de prise en ferme en Algérie pour une soi-disant apologie du terrorisme dont le procès en appel aura lieu le 3 décembre ? Comment on fait pour le faire sortir ? Je crois que le président Macron va rencontrer le président Teboun où la est en train de le faire. Ouais. En Afrique du Sud, il faut demander sa libération et l'obtenir par les voies diplomatiques. Pourem Sansal, l'intervention du président allemand a été décisive. Pourquoi ? Déjà, ça montre que l'Europe peut fonctionner parfois et il faut le reconnaître.
Mais pourquoi ? C'est parce qu'en fait, il n'y avait aucun soupçon d'utilisation pour une politique intérieure dans l'intervention du président allemand et que sans doute c'était plus facile pour les autorités algériennes de céder non pas directement à la France mais à l'Allemagne. Il faut faire le même canal que Christophe Glace par les Allemands par exemple. Je sais pas, il faut impliquer en tout cas nos partenaires européens et je pense de manière générale dans nos relations avec l'Algérie et avec le continent africain, l'Europe peut-être un soutien immense parce qu'il n'y a pas le même passé.
Dans un instant, on va parler de vous, de vos ambitions, de votre situation, de votre place au sein de la gauche. Mais tout de suite, il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Dianne Ferchit. [musique] Le premier ministre Sébastien Lecornure envoie la balle aux parlementaires sur la question du budget. réunit aujourd'hui les chefs de groupe à Matignon alors que la partie recette du projet de loi de finance pour 2026 arrive dans sa version initial en commission au Sénat. La colère de la FIR Viticol, elle réclame 200 millions d'euros pour financer une nouvelle campagne d'arrachage de vigne face à la crise du secteur.
Des représentants de cette filière seront reçu ce soir au ministère de l'agriculture. Il va sortir pour la journée de la prison de Vendin Levieil pour un entretien d'embauche. Un détenu libérable en 2029 ne sera pas sous escorte policière [musique] pour cette permission de sortie. C'est ce que confirme son avocat sur France info. C'est un de ses proches qui va venir le chercher et le ramener à la prison. Près d'une femme sur quatre a déjà subi des violences économiques de la part [musique] de son conjoint. C'est ce que révèle un sondage.
If ilop que France Info a pu consulter des violences qui prennent des formes très variées comme le fait de ne [musique] pas avoir sa propre carte bleue ou de ne pas pouvoir dépenser d'argent sans demander l'aval de son conjoint.
[musique]
France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Raphaël Gluxman député européen place publique on parle de la gauche maintenant Paul avec un Jean-Luc Mélenchon très combattif hier après-midi à Aubervilie on l'écoute. Alors, ce seront des élections politiques du fait du contexte actuel d'effondrement du pouvoir politique et parce que nous serons à 1 an de l'élection présidentielle dont ceci pourrait bien être un galot d'essai. Cette élection peut donc préfigurer le monde que nous voulons commencer. Et vous, Raphael Glan, est-ce que vous êtes prêt à partir au galot ?
Nous nous sommes prêts et il a raison Jean-Luc Mélenchon, de dire que ça va être un moment politique décisif et euh nous nous allons lui montrer que nous sommes majoritaires à gauche aujourd'hui. Nous l'avons montré déjà aux élections européennes et nous assumerons la confrontation lors des élections municipales et nous montrerons que la gauche démocrate républicaine et bien est dominante à gauche dans notre pays. Nous montrerons que toutes les attaques des insoumis contre des maires de gauche qui ont mené des politiques sérieuses sur le plan de la transition écologique, de la justice sociale ou de la sécurité et bien que toutes ces attaques seront vaines.
Et nous verrons comment tous les Michaell de la fausse de ce pays à Montpellier par exemple et bien gagneront face aux attaques des insoumis. Nous assumerons cette confrontation et nous la remporterons. Vous dites que vous êtes majoritaire à gauche. Mais alors de de quelle majorité vous parlez ? puisque vous étiez samedi avec François Hollande et Bernard Casneu. Un meeting organisé par la socialiste Hélène Jaufroid qui est opposée à la ligne d'Olivier Fort. Le weekend d'avant, vous aviez accepté l'invitation de Bernard Casner, un meeting de son parti la convention. Qu'est-ce que ça signifie ?
une nouvelle alliance social-démocrate qui est en train de se former avec votre camp en fait tous ceux qui voulaient la peau d'Olivier Fort au Congrès. C'est ça non ? C'est beaucoup plus large que ça vous savez. C'est le rassemblement de tous ceux qui croient à une ligne de gauche claire. C'est avec Bernard Casneuve, avec François Hollande, mais aussi avec les socialistes, avec les écologistes. Mais vous refusez de participer à la primaire des socialistes, Rapha Glxman. Est-ce que vous dites avec même des gens du centre, vous savez, parce que le moment est extrêmement grave et que nous devons nous rassembler. Nous sommes à minuit mo- aujourd'hui.
Le vrai combat, c'est que dans notre pays l'extrême droite peut l'emporter en 2027 pourquoi dans ce cas vous refusez pardon Raphael Luxman mais pourquoi dans ce cas vous refusez de participer à la primaire des socialistes ? Est-ce que vous avez beaucoup critiqué Emmanuel Macron et son son caractère jupitérien ? Est-ce que vous vous n'avez pas cette tentation jupitérienne de dire je vais m'imposer par les sondages, je n'ai pas besoin de participer à une primaire savez. Et en même temps vous appelz au rassemblement. Cette primaire, les partisans de cette primaire en fonction des interlocuteurs ne vous donnent même pas le même périmètre.
Quand j'écoute certains, j'entends que Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise sont invités à cette primaire. Si vous invitez quelqu'un à une primaire, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que s'il l'emporte, vous êtes prêt à le soutenir ou alors ça veut dire que vous mentez. Et bien moi, je vais vous dire quelque chose. Jamais je ne soutiendrai Jean-Luc Mélenchon et jamais je ne mentirai. Et donc il faut mettre fin à cette hypocrisie. Donc les socialistes ment Olivier F. Non parce que les socialistes ne veulent pas de Jean-Luc Mélenchon la primaire, mais les autres qui participent disent exactement l'inverse. Donc il y a là un flou.
Mais par ailleurs, par ailleurs, je vais vous dire prévoir une primaire, prévoir une primaire à l'automne 2026. À ce moment-là, Jean-Luc Mélenchon sera en campagne et parlera au français. Jordan Bardella ou Marine Le Pen, ça dépend de la justice, seront en campagne surtout et parleront aux Français et nous c'est la malédiction de notre espace politique. Alors nous, on parlera entre nous. Et comment c'est possible quand on voit que Rapha Lapha Lan, quand on voit que vous C'est extrêmement important de le comprendre. Je ne m'engage pas en politique pour faire de l'entre soi et l'enjeu de ces élections c'est pas de savoir qui sera le premier à gauche. Ce n'est pas ça qui est intéressant.
L'enjeu de cette élection, c'est d'aller au deuxème tour et de battre le rassemblement national. Oui. Raphaël Gusman, comment vous faites ? Pardon ? Parce que vous n'avez pas convaincu votre propre camp. euh une partie de votre propre camp. En tout cas, après une émission sur LCI, lors de laquelle vous avez débattu avec des Français puis avec Éric Zemour. Qu'est-ce que vous vous dites aujourd'hui ? Euh je me suis plantée, j'étais mal préparé, il faut que j'accélère. Qu'est-ce que vous vous dites ? Non mais déjà, je n'ai pas convaincu ou mon camp d'abandonner euh cette idée de primaire. Mais vous savez, il y a du temps. Et moi, vous m'avez parlé de candidature jupitérienne.
Moi, je ne sais pas qui sera la personne la mieux placée. Ce que je sais, c'est que cette personne devra faire sauter le plafond de verre qui pèse aujourd'hui sur la gauche française. Mais qu'est-ce que vous dites après cette émission ? Est-ce que vous dites "Je dois changer de méthode Déjà dans cette émission, j'ai dit une chose fondamentale qui sera extrêmement importante pendant l'ensemble de la campagne qui vient. Nous allons reprendre le drapeau tricolore des mains de l'extrême droite. Je l'ai dit en regardant Éric Zemour dans les yeux.
Je lui ai dit qu'il n'allait pas gagner et que la France ne leur appartenait pas et que désormais nous allons mettre fin à notre aphonie sur ce que voulait dire être français. cette émission. Et ensuite sur la discussion avec les Françaises et les Françaises, j'ai dit pendant l'émission que nous étions en train de travailler à notre programme. Donc oui, il fallait pas s'attendre à ce que je débite des propositions extrêmement concrètes. Nous sommes en train de les travailler. Ça ne se produit pas en quelques semaines. C'est un travail de longue haleine. Et donc oui, il nous reste encore beaucoup beaucoup de travail.
Vous savez le problème c'est que notre espace politique social démocrate écolo a toujours concocté des projets présidentiels en quelques semaines avant l'élection. Nous ça fait depuis 1 an qu'on travaille et il nous reste encore un an de travail avant vous. Est-ce que vous avez est-ce que vous aviez assez travaillé cette émission vous ? Mais moi, je suis dans un dialogue. Je vais toutes les semaines partout en France pour discuter, pour entendre aussi, pour écouter. Tout à l'heure, vous avez parlé de présidence jupitérienne.
Moi, je pense qu'on a besoin d'écouter les Françaises et les Français, d'être aussi dans une posture de réception, d'entendre la colère, d'entendre l'indignation à l'hôpital, à l'école, parmi les policiers. Moi quand je vais avec Aurélien Rousseau dans la bac faire des tournées avec la baque de des dans les Yveline et bien j'entends la colère des euh policiers. J'entends la colère. Il faut qu'on avance. Non mais je veux dire il faut savoir écouter et ensuite oui bien sûr je vais pas vous cacher. Moi je suis pas quelqu'un qui va vous expliquer qui fait toujours tout bien. Sans doute j'aurais pu faire mieux.
Sans doute, j'aurais pu faire mieux à cette émission et cette émission était difficile, mais vous savez, ça ne changera rien à la trajectoire qui est la nôtre. Ça changera rien à la ligne qui est la nôtre. Rien à la détermination qui est la nôtre. Et moi je l'assumerai jusqu'au bout parce que je sais la gravité des enjeux. C'est le moment de la question qui Rapha Luxman. C'est la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info ce weekend. La ministre de la culture Rachida Dati euh s'est habillée en ripeuse. C'est le mot qu'on utilise dans les services de collecte des déchets pour désigner les personnes qui ramassent les poubelles à l'arrière du camion. Écoutez Rashidati.
Ah c'est à vous. Ah ben je vais vous la vider. Voilà c'était Rachidati. Toute de jaunes fluo et de vert vêtu. Poubelle à la main. La vidéo a été vue 10 millions de fois sur les réseaux sociaux. Certains à gauche protestent contre une mise en scène. Pourquoi c'est interdit d'aller rencontrer des Ébou ? Non et c'est pas ce qui me choque le plus. Je vais vous dire la vérité he c'est pas ce qui me choque le plus chez Rachid Adati. Euh ce qui me choque c'est les liens avec l'Azerbaïjan. Ce qui me choque c'est les affaires de corruption. Ce qui me choque c'est les menaces sur certains journalistes du service public. Ce qui me choque, c'est pas ça.
Et je pense d'ailleurs, je vais vous dire bien sûr, ça c'est un coup de comagnes et et c'est pas vraiment être à l'écoute des éboueurs que de les utiliser pour faire de la com. Mais oui, mais sauf que on va on va pas faire semblant, je veux dire la com, la gauche aussi fait de la com. Tout le monde fait de la com. Donc en fait en réalité le problème c'est pas ça. Le problème c'est qu'on doit éviter la bascule de Paris et que j'aimerais que tout le monde prenne conscience qu'en fait on peut perdre et que donc il va falloir se mobiliser que cette campagne est fondamentale. Comme je le disais tout à l'heure ces élections municipales vont être extrêmement importantes aussi pour la suite.
Moi je veux contribuer à ce que la gauche démocrate remporte le maximum de villes conserve ces villes parce que ça change la vie des gens et que ça permet de mettre en place la transition écologie. Je suis désolée, il faut que je rentre. Merci Paul. À demain. Vous restez avec nous tout de suite les informés.