"Les agriculteurs sont les premiers écologistes", assure Arnaud Rousseau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour Arnaud Rousseau bonjour vous dirigez donc depuis hier le premier syndicat agricole de France la FNSEA vous avez été désigné dans un contexte de difficulté croissante pour les Français notamment en termes de pouvoir d'achat c'est difficile de se nourrir certains se prive même un réduisent les portions saute des repas 709 % des Français ont sérieusement restreint leur consommation alimentaire selon une récente enquête de l'Ifop la baisse des prix c'est pour quand ben écoutez la baisse des prix ce sera quand les agriculteurs pourront se rémunérer et vivre de leur métier et d'une manière générale la baisse des prix ce sera le choix des Français de ce qu'ils mettront dans leur assiette ce qu'on observe en agriculture c'est que depuis deux ans c'est 32% d'augmentation des coûts de production et que les lois égalimes que nous avons voulu permettent aujourd'hui aux producteurs de garantir que à partir des coûts de production ils pourront continuer à faire leur métier et moi j'entends parce que nous disent les Français et pour l'agriculteur que je suis voire mes compatriotes ne pas être toujours en capacité de se nourrir c'est un vrai problème et c'est la raison pour laquelle on a proposé au gouvernement ce chèque alimentaire alors les prix commencent à venir sur cette disposition 32% juste d'augmentation des coûts de production en quoi en deux ans et vous disiez et qu'est-ce qui augmente concrètement c'est l'engrais absolument c'est l'engrais c'est l'alimentation animale c'est le coup le coup des collaborateurs et ça ça ne baisse pas depuis quelques puisque le coût des matières premières commence à baisser sur ce que nous montre les indicateurs de coût de production fait par filière qui sont la base de la construction reconnue par tous les partenaires des des filières c'est que au moment où je vous parle les coûts ne baissent pas encore probablement vont-ils le faire dans les semaines qui viennent mais je le redis pour les agriculteurs en ce moment ça n'est pas le constat dans les exploitations vous dites les augmentations que les Français constatent quand ils font leurs courses ça ne se traduit pas aujourd'hui par une amélioration du niveau de vie des agriculteurs alors depuis 10 ans on a eu de la déflation dans les négociations commerciales entre exactement 10 ans quel métier supporterait une déflation pendant 10 ans et bien c'est ce qu'a vécu l'agriculture française et c'est vrai qu'avec les lois égalim l'année dernière pour la première année nous avons eu une augmentation et jeu m'en félicite parce que la vérité c'est qu'on a perdu près de 25% de nos éleveurs c'est que il reste 420 25000 exploitations professionnelles et que le choix c'est encore une fois qu'est-ce qu'on veut est-ce que on une agriculture française avec des produits français dans son assiette ou est-ce que finalement on fait la place à l'importation et c'est ce qu'on observe et vous avez dit les prix baisseront quand les agriculteurs arriveront à se rémunérer ou à vivre correctement c'est pas le cas aujourd'hui les autres vous dites les prix qui ont augmenté c'est pas dans la poche des agriculteurs la loi égalime elle garantit aux agriculteurs la non négociabilité de la matière première agricole voilà ce qu'elle prévoit et donc au moment où je vous parle ces indices de coût de production ne baissent pas et quand ils baisseront alors de manière normale où il y aura une répercussion mais ce que je veux dire encore autrement qui profite de la hausse des prix ecoutez ce sont les industriels ce sont les distributeurs non mais je crois que les Français doivent comprendre dans des proportions raisonnables que une alimentation française de qualité c'est un coup c'est le prix de notre modèle social c'est le prix des exploitations nombreux sur le territoire national et finalement c'est le refus d'une alimentation de plus en plus importée en France ils disent on peut pas se le permettre vous parlez par exemple de de la nourriture d'alimentation de il y a un secteur qui s'ouvre particulièrement c'est c'est le bio trop cher les Français peuvent plus le permettre oui c'est exact et c'est un rêve parce que nos producteurs en agriculture biologique traversent une crise sans précédent mais c'est aussi la réalité de l'adéquation au marché aujourd'hui il y a à peu près 10% des surfaces françaises agricoles qui sont agriculture biologiques ça représente un peu moins de 60 000 producteurs en France et l'objectif européen c'est 25% d'ici 2030 donc l'objectif français 18% mais encore une fois il faut rester corréler au marché il faut rester corréler à la capacité pour les Français d'investir moi ce que je veux dire encore une fois c'est que si on veut une alimentation française de qualité et c'est ce que nous avons nous sommes reconnus comme étant l'agriculture parmi les plus durable au monde et que cette agriculture elle a un coût et une agriculture finalement importée à bas coût c'est aussi une mise en difficulté des producteurs français sur tout le territoire et si les Français veulent demain dans leur assiette une alimentation de qualité et d'origine française ce qui est de moins en moins le cas alors il faut accepter d'en payer le prix en revanche et on l'a bien dit ce qui est important c'est que l'ensemble de nos concitoyens puissent se nourrir et c'est la raison pour laquelle cette histoire du chèque alimentaire comporte c'est aussi le moyen d'accompagner ceux qui sont dans la difficulté c'est un serpent de merde justement le gouvernement parle depuis 2 ans est-ce que vous avez une réponse des pouvoirs publics sur pourquoi ça prend autant de temps écoutez nous avons réinterroger notamment le ministre Bruno Le Maire sur ce sujet nous ne sommes pas favorables aux paniers anti-inflation parce qu'à nouveau il exerce une pression à la baisse sur les prix des producteurs français or tous les Français ont vu que les salaires ont augmenté que leur vie est augmentée quel est le problème de fond le problème de fond c'est qu'on a délégué notre souveraineté à d'autres pays et l'inflation a explosé depuis que le conflit Russo ukrainien a fait monter parce que nous n'avons ni l'énergie ni l'alimentation très sensiblement les prix nous on dit si on veut être capable de résister à ça d'offrir une souveraineté alimentaire française produire pour nourrir les Français c'est ça notre métier à nous les agriculteurs alors il faut le faire sur les territoires et il faut accepter le chèque alimentaire considère que ça coûte trop cher à la nation mais en tous les cas nous on considère pas ce chèque alimentaire ce serait un chèque qui serait ciblé on pourrait pas acheter n'importe quoi avec uniquement des produits français des produits bio par exemple bien sûr des produits de des produits dans notre tête c'est de l'ordre de 1 à 3 € par jour et pareil en droit évidemment en contrôlant que que ce soit bien ciblé sur ceux qui en ont le plus besoin et évidemment sur les produits français puisqu'on ne va pas avec de l'argent public financé de l'alimentation d'importation après ça peut être du bio évidemment des produits première nécessité des choses qui vont permettre aux gens de pouvoir s'en sortir dans le contexte difficile qu'ils vivent vous évoquez le bio l'objectif de 18% pour la France en 2030 de surface convertie au bio est-ce qu'on va y arriver écoutez vu le contexte actuel je ne sais pas si on y arrivera la première chose dont je pense qu'il est urgent d'agir c'est aider les produits les producteurs bio qui sont en ce moment dans une difficulté majeure et bien par un plan massif on l'a fait dans d'autres le gouv ernement l'a fait quand il s'est agit d'aider les viticulteurs après le gel ou d'aider les producteurs porcins en pleine crise on doit aider le bio et le projet qui était annoncé d'une dizaine de millions d'euros n'est pas à la hauteur de l'enjeu donc avant de viser l'objectif de 18%, sauvons déjà les entreprises qui en ce moment sont devenus difficultés majeure faut bien comprendre sans le plan d'aide vous dites les 18% on y arrivera pas personne n'ira au bio mais ça n'est pas possible il faut pouvoir évidemment je vous ai dit on est à de l'ordre de 10% si on veut atteindre cet objectif il faut que les produits se vendent il faut que les le consommateur achète ses produits or pluvert c'est plus cher les produits bio valent plus cher et vous nous avez rappelé que le contexte inflationniste ne permettait pas toujours d'atteindre l'objectif donc coron le marché à la demande faisons en sorte de sortir les entreprises les agriculteurs qui produisent dans l'agriculture biologique de la panade dans laquelle ils sont avec un plan massif et ensuite on pourra se fixer les objectifs ambitieux et ça pour bien comprendre l'Europe le permet l'Europe va pas dire c'est de la distorsion vous aider des secteurs il faut rembourser comme ça était le capable l'Europe permet d'aider dans les situations de crise on peut le faire aussi sur le plan national dans un centre de domaine et c'est ce que nous demandons très clairement pour les producteurs biologiques diminuant ça suffit pas en un mot il faut combien d'après vous vous avez il faut l'estimer les chiffres ne sont pas ressortis mais c'est de l'ordre de 50 à 100 millions rapidement 5 à 10 fois plus que ce qui est mis sur la table absolument mais on était capable de sortir entre près de 300 millions pour les viticulteurs il y a 2 ans 230 millions pour les producteurs pour ça l'année dernière encore une fois si on veut une agriculture biologique de proximité et l'objectif c'est pas de d'importer des produits bio c'est de les faire chez nous avec une demande sociétale mais en ce moment une crise majeure dans ce domaine Arnaud receveur rester avec nous nouveau président de la FNSEA on est au lendemain de votre désignation on va parler de la situation qui menace pour cet été la sécheresse avec des nappes phréatiques qui sont déjà à des niveaux bas à très bas 8h41 d'abord le fil info avec Eddy Bergel quelle sera la vie du Conseil constitutionnel sur la réforme des retraites réponse ce soir 18h une centaine de rassemblements prévus partout en France pour cette journée décisive les manifestations sont interdites jusqu'à demain matin aux abords du Conseil constitutionnel les sages se prononcent également sur le référendum d'initiative partagée porté par la gauche un des deux opposants au projet de méga bassine blessé pendant les affrontements de sainte Soline dans les Deux-Sèvres fin mars et sorties de l'hôpital son pronostic vital était engagé un temps un autre homme de 32 ans et lui toujours dans le coma sans amélioration en Savoie quatre skieurs italiens ont été emportés par une avalanche hier en août Tarentaise l'un d'entre eux a réussi à s'en sortir mais trois sont toujours portés disparus selon un bilan provisoire le week-end dernier six personnes sont mortes dans une avalanche en Haute-Savoie le foot de partout hier soir entre l'OGC Nice et balle pour le quart de finale allez de la Ligue Europa conférence les Niçois joueront leur place en demi la semaine prochaine à domicile France Info le 8 30 France Info mais il a la trousse Laurent Sénéchal toujours avec un Rousseau nouveau président de la de la FNSEA le premier syndicat agricole vous avez vous en fait une double casquette que vous êtes producteur vous êtes agriculteur vous faites du colza du tournesol du blé de la betterave et du maïs vous êtes aussi transformateur puisque vous présidez un groupe le groupe avril que le grand public connaît plutôt par ces marques d'huile les marques par exemple Le Sueur épigé parler de Bruno Le Maire mise de l'économie dit moi je vois que les prix baisses il dit l'énergie s'abaissent le blé s'abaisse le fret maritime s'abaisse est-ce que ça veut dire que sur les produits de base les pâtes faites à base de blé les huiles éventuellement le sucre est-ce que c'est pris là peuvent baisser ces prix là pourront baisser et c'est l'objectif à partir du moment où l'ensemble des maillons de la filière que ce soit le producteur le transformateur aura les moyens de répercuter ces baisses ce qui est sûr et c'est pour ça que je vous parlais des indicateurs de production c'est qu'il faut objectiver cette baisse le coût de l'énergie c'est à dire Bruno Le Maire regarde pas les bons indicateurs quand il dit ça baisse il faut que les trimestres que la pression soit mis pour accompagner la baisse qu'on est en train d'observer mais dont je vous dis qu'au moment où on se parle elle est pas objectivée dans les chiffres des entreprises maintenant évidemment notre objectif c'est d'accompagner ces coûts de production et de faire en sorte que dans le cas de contractuel qui unit les transformateurs et distributeurs les clauses puissent se mettre en place et donc quand ça monte pouvoir accompagner la hausse et qu'on s'abaisse pouvoir accompagner la baisse donc pour les Français qui nous écoutent qui sont impatients vous dites ça va baisser alors pas tout de suite mais il y a de l'espoir pour la fin de l'année peut-être pour le milieu d'année il peut y avoir de l'espoir pour la fin de l'année pour autant encore une fois que les sujets qui concernent les salaires qui concerne l'énergie le packaging les transports tout ça soit accompagné ce que je voudrais dire c'est que une agriculture sans valeur c'est une agriculture sans saveur et que si on veut conserver de la production en France et de et de la transformation en France et nos produits agricoles ont besoin d'être transformés la brique de lait le paquet de farine ou le kilo de sucre n'arrive pas comme ça dans la cuisine des Français sans une transformation si on veut obtenir ça il faut qu'on garde de l'activité en France ou alors on importera et donc faisons le pari que la baisse des prix devrait s'enregistrer dans les mois qui viennent mais encore une fois les indicateurs aujourd'hui que nous regardons ne mesure pas cette baisse les discussions vont reprendre quand en train industriels distributeur producteur et Bruno Le Maire voudrait que ça aille plus vite j'imagine dans les mois qui viennent mais là encore les relations entre les distributeurs et les transformateurs font l'objet d'accord contractuels je ne connais pas les contrats de tout le monde j'imagine que dans les semaines et les mois qui viennent les choses sont en garder l'autre actualité qui concerne notamment l'agriculture c'est le niveau des nappes phréatiques qui est bas à très bas pour 7 15% des nappes en France à expliquer hier le bureau de recherche géologique et minières c'est à quelle conséquence sur les agriculteurs est-ce qu'aujourd'hui en France des agriculteurs combien ne sont privés d'eau écoutez d'abord ce sujet de l'eau qui est un sujet en ce moment qui est devenu très clivant je voudrais rappeler qu'il y a pas d'agriculture sans eau on ne sait pas faire pousser des légumes des fruits des végétaux la pousse d'air pour les animaux on ne sait pas le faire sans eau donc 60% des ressources en eau de la France l'agriculture par définition et elle vit de l'eau et l'agriculture elle ne capte pas l'eau puisqu'elle a transforme en aliment pour les Français disparaît pas cette eau évidemment un Français qui mange une tomate ou qui mange une salade par définition il a l'eau que l'agriculture a utilisé pour lui fournir ce produit c'est une préoccupation ce que vous dites sur la baisse des nappes phréatiques et c'est la raison pour laquelle en conscience les agriculteurs se disent que face à des mouvements de pluviométrie de plus en plus erratiques on a besoin de planifier et de faire la planification écologique est proposée par le gouvernement et notamment de stocker l'eau et de le faire en responsabilité quand l'eau est disponible et non pas comme j'entends forme de privatisation ou de captation de l'eau on sait que dans un certain nombre de territoires absolument nous on dit en fonction des territoires les besoins ne sont pas les mêmes on sait qu'il va pleuvoir plutôt un peu plus au nord de la Loire plutôt un peu moins au sud de la Garonne et contre la Garonne et la Loire les choses sont moins précises on sait aussi que s'il faut de l'eau pour l'agriculture il en faut évidemment pour l'ensemble de nos concitoyens de l'eau potable pour le reste de l'activité économique que donc la question du partage le haut est une question centrale auquel les agriculteurs vont répondre on sait aussi qu'on aura besoin de participer à la sobriété l'agriculture le fait déjà le fait déjà depuis des années avec un mètre cube d'eau aujourd'hui on fabrique 30% de plus d'alimentation qu'il y a 15 ans donc on est sur activité là l'agriculture n'ignore pas que le changement climatique en route va être un changement majeur dans ces pratiques l'agriculteur n'est pas climato-sceptique je crois je vous ai déjà entendu dire ça bien entendu tous les agriculteurs constatent que la fenaison les vendanges les moissons depuis 15 ans ont été avancés de lors de 10 à 15 jours et donc factuellement sur le terrain les agriculteurs l'observent mais quand l'eau vient à manquer il faut privilégier qui quand il y a pas assez d'eau pour tout le monde écoutez d'abord évidemment la consommation d'eau potable mais encore une fois ce qu'il convient ce n'est pas de de constater le manque c'est de planifier les conditions qui permettront d'utiliser au mieux l'eau disponible et donc ce que nous disons c'est que évidemment s'il y a pas d'eau il faudra qu'on puisse la rationner et la partager mais que ce qu'on constate c'est qu'à certains moments de l'année et notamment l'hiver on peut avoir des excès d'eau et qu'on se dit que c'est bien dommage de ne pas la stocker ça n'est d'ailleurs parmi tes bois d'inciter rien de nouveau quand on a fait dans les années 60 les barrages de le lac du Der le lac de la forêt d'Orient qui permet à la scène l'été donc au Parisien d'avoir en permanence un flux d'eau ça ne possède problème à personne donc accepter de regarder ce qui est plus du tout le cas aujourd'hui oui mais la scène continue à couler l'été à Paris y compris en ce moment et donc c'est bien la question du stockage qui nous est posée et la manière d'utiliser de manière raisonnable avec la sobriété nécessaire l'eau disponible qui a construit beaucoup de ses retenu d'eau aujourd'hui ne parvient même plus à remplir suffisamment ces bassines pour fournir suffisamment d'eau pour les agriculteurs et elle traverse en ce moment aussi un épisode de sécheresse accrue l'Espagne est-ce que finalement la solution c'est pas changer de culture parce que ce que sous-entend déjà Emmanuel Macron a en évoquant la réorientation de du modèle de production agricole en France dans les années à venir me permettre l'agriculteur que je suis dans ma ferme seine-et-marnee produit depuis deux ans du tournesol qui est une culture que mon espace à Sion et que mes parents et mes grands-parents on avait jamais fait et avant il y avait du maïs il y avait des betteraves il y avait enfin que je continue à faire par ailleurs mais ce que je veux dire c'est que j'ai introduit des nouvelles cultures dont le cycle nécessite moins d'eau parce que l'agriculteur c'est un pragmatique et qu'il voit bien ce qu'on peut faire donc il y a l'assolement mais il y a aussi les méthodes culturelles on sait que par exemple quand on fait de l'agriculture de conservation des sols on augmente le niveau de matière organique des sols qui permet de mieux retenir l'eau et donc de la restituer plus facilement on sait que grâce à l'innovation on pourra avec le peu d'eau dont on dispose mieux la porter vous voyez donc c'est un panel de solutions qui vont nous permettre demain grâce à l'innovation d'être meilleur juste pour en finir sur Sainte solide est-ce que le jeu en vaut la chandelle est-ce que cette bassine agricole mérite toute cette tension ce niveau de tension et cette violence qu'on a vu parfois ces dernières semaines business qu'il faudrait mieux pas finalement abandonner ce projet alors je veux pas que sainte Soline soit l'alpha et l'oméga du sujet de l'eau elle a été montée je voudrais juste rappeler que ce projet a fait l'objet d'une large concertation encore en début de semaine d'une confirmation par justice de sa pertinence donc sainte Soline c'est un modèle qui est insolite se fera sainte Soline se fera la justice vient de l'Europe non pas coûte que coûte parce que encore une fois elle correspond à un projet largement concerté qui permet dans le Marais Poitevin dans ce type de modèle d'avoir ce type de réserve de substitution qui n'est pas forcément le modèle ailleurs le sujet profond c'est pas sainte solide le sujet profond c'est comment demain en France avec globalement moins d'eau à certains endroits globalement plus d'eau à d'autres on est capable de planifier écologiquement des choses qui ont du sens pour l'agriculture pour le reste de nos concitoyens pour le système écologiquement vous vous dites mais bien sûr les agriculteurs sont les premiers écologistes mais tout le monde le sait depuis longtemps mais on distingue l'écologie qui est une science de l'écologie politique qui est un mouvement politique par ailleurs Arnaud Rousseau président de la FNSE invité du 830 vous restez avec nous 8h51 c'est le fil info avec Elie des manifestants bloc ce matin les grands axes d'entrée dans Rouen action coup de poing d'opposant à la réforme des retraites alors que tous les regards sont braqués sur le Conseil constitutionnel les sages rendent leur avis sur la réforme à 18h journée d'attente et de suspense du côté d'Emmanuel Macron selon les infos de France Info le chef d'État reporte sa réunion avec les cadres de la majorité prévue cet après-midi à lundi 15h pas d'embauche jusqu'à nouvel ordre chez EDF l'entreprise gèle les recrutements en raison de pertes records l'an dernier un jeune homme de 21 ans arrêté aux États-Unis dans l'enquête sur la fuite de documents confidentiels Pentagone assure que l'affaire pose un risque très grave pour la sécurité nationale le suspect est un employé de la gare de nationale aérienne Novak Djokovic chute d'aller huitièmes de finale au Masters 1000 de Monte-Carlo le Serbe pourtant favori battu hier en 3.7 par l'italien lorenzo-musetti France Info le 8 30 France Info mais il a la trousse Laura sanéchal Arnaud Rousseau président écologiste donc de la FNSEA le 1er syndicat agricole on parlait de la question de l'eau la question de la qualité de l'eau si c'est posée ces dernières semaines avec l'utilisation des phytosanitaires on en a trouvé dans l'eau potable un phytosanitaire interdit depuis 2019 et qu'on ne cherchait pas jusqu'à présent qu'on trouve encore en l'occurrence comment vous expliquer que ces pesticides se trouvent dans l'eau potable alors d'abord je voudrais peut-être avant d'attaquer le sujet revenir sur le sujet des pesticides puisque aussi la on a du mal à avoir une vision claire sur le sujet nous ce qu'on porte à l'effetsea c'est le fait qu'il y ait pas d'interdiction d'utilisation de molécules sans solution alternative compris quand nous sommes là je parle du S mais de la chlore substance cancérigènes suspectées au niveau européen on va faire en sorte de pouvoir se passer de toutes les molécules qui posent un problème à la société nous ne sommes pas nous les agriculteurs en dehors de la société nous disons en revanche on pourrait dire les premières victimes de l'utilisation de ces pesticides c'est la raison pour laquelle encore une fois il faut planifier écologiquement les sujets qui vont nous permettre dans un monde ouvert de faire en sorte qu'on continue à produire pour nourrir en France et faire en sorte qu'on apporte toutes les garanties sur les nocité de la manière dont on produit de fait vous savez les eaux on retrouve aujourd'hui à peu près tout si tu utilisé par le consommateur dans l'eau on retrouve des pesticides mais on retrouve aussi de l'œstrogène par exemple qui le fruit de la contraception féminine on retrouve tout un tas de produits de l'industrie le sujet c'est comment demain on est plus performant sur le plan environnemental et comment on le planifie et c'est la méthode qu'on a souhaité mettre en place avec la première ministre qui consiste à dire faisons le point des molécules qu'on a besoin d'abandonner regardons ce que pour faire en termes de recherche et l'innovation pour faire en sorte que demain l'agriculture continue à produire et surtout qu'on renouvelle les générations qu'on permette à des jeunes demain de venir s'engager dans ce métier qui va avoir un fort renouvellement je vous pose la question encore différemment pourquoi est-ce qu'on a tout pris besoin de ces pesticides alors qu'on sait qu'ils sont qu'il favorise des cancers mais parce que si on ne produit plus demain en France on importera l'alimentation qui utilise des produits dont on ne veut pas en France dans des conditions qui ne sont ni notre modèle social ni notre qualité et qu'on détruira l'agriculture avant la santé pas du tout c'est l'un et l'autre et d'ailleurs on peut pas départir les deux les produits qui aujourd'hui sont retrouvés dans l'eau seront à terme retirés je dis à terme parce que là non le S métolaclore au moment où on se parle n'est pas retiré et c'est la raison pour laquelle l'Union européenne dit d'attendre encore un an et finalement le gouvernement ça fait choisir la voie vous avez compris que pour l'enjeu pour l'agriculteur c'est de continuer à produire une alimentation de qualité parmi les plus durables pour le consommateur français et je veux dire à vos auditeurs que quand ils consomment français ils ont de ceux qui se fait de mieux sur la planète qu'il y a des efforts à faire en termes de pesticides en termes de méthodes de production qu'on est prêt à le faire mais que tout ça ne se fait pas du jour au lendemain français on mange moins de pesticides que quand on mange en tous les cas on mange clairement une alimentation bien supérieure en qualité que quand elle est importée il suffit pour ça de voyager ou de regarder un certain nombre de reportages comme vous voyez ce qui se fait en Chine qu'on va regarder ce qui se fait en Russie alors je peux vous dire que les agriculteurs français sont très fiers de ce qui produit et on est aussi des champions européens des pesticides ça n'est pas exact pardonnez-moi et on a bien diminué alors évidemment en volume on peut le regarder comme ça parce que l'agriculture est plus gros producteur agricoles européen mais quand on regarde à l'échelle ramener à la à la tonne utilisée on est 9e en Europe et on a diminué si je peux dire à l'échelle mais encore une fois essayons d'être pragmatique autour de cette question l'agriculture a déjà entamé largement et regardons ce qui a été fait depuis 15 ans les progrès en la matière regardons comment on peut planifier la sortie potentielle des pesticides que les agriculteurs seraient prêts à ne plus utiliser pour peu qu'ils aient des alternatives nous ne voulons pas d'interdictions sans solution parce que sinon ce sera moins de production et si on ne produit pas on ne nourrit pas en France et on importera et ça on ne le veut pas Arnaud Rousseau depuis bientôt 20 minutes on parle de d'augmentation des prix des Français qui se prive on parle de l'eau qui manque y compris pour irriguer des parcelles agricoles de ces pesticides que l'Europe de toute façon veut grandement contenir à l'échange 2030 on se dit au fond l'agriculture de demain elle ressemble à quoi pas de pesticides peu d'eau mais mais quand même des produits qui coûtent un peu plus cher que que ceux à quoi on a droit aujourd'hui l'agriculture de main elle continuera est une solution pour notre pays et d'ailleurs dans les projets qu'on porte on veut rediscuter d'un pacte avec la société c'est ce qui est porté dans le pack pour la loi d'orientation agricole qui est le gouvernement travaille en ce moment d'agriculture comme une citadelle siégé oui parce que moi je veux expliquer aux Français je veux expliquer à l'ensemble de nos compatriotes que les agriculteurs encore une fois ils veulent bien faire ils veulent continuer à faire vivre leurs exploitations qui sont qui sont des micros entreprises mais qui irriguent les territoires ils veulent renouveler les générations expliquées que ce métier a du sens et que si demain comme on a fait pour l'industrie il y a une trentaine d'années on la voit disparaître alors ce sera une agriculture d'importation ce sera une agriculture finalement sans valeur et sans saveur et ça on ne le veut pas pour autant l'adaptation a continué à commencer elle va continuer et on est résolument engagé ça vers ça les agriculteurs veulent reprendre l'initiative à l'offensive veulent expliquer comment ils font ils ouvrent leur ferme ils expliquent mais encore une fois regardons ce qui se fait ailleurs et chacun comprendra que l'alimentation française est parmi les plus les meilleurs au monde Arnaud Rousseau merci beaucoup président de la FNSEA invité ce matin du 8 30 de France Info bonne journée merci à vous
Sandrine Rousseau