"ILS FONT LE SAV DE TRUMP !" CE QUE DISENT LES MÉDIAS FRANÇAIS SUR LE VENEZUELA
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et à tous. Vous regardez l'œil de Moumou, votre émission hebdomadaire qui osculte chaque semaine nos grands médias et vous enlivre les dérives, les dérapage et quelques rares accomplissements. Ce programme n'existe grâce à vos dons.
Notre avenir dépend de vous et de votre générosité. On n pas le milliardaire qui nous finance. Alors si vous en avez marre de Pascal pro et de toute sa clique payé grassement par Bolorayet, c'est ici que ça se passe.
Gâtez-nous, on a encore tellement de choses à vous dire. Avant de démarrer cette nouvelle chronique, je voulais lire un communiqué officiel. En mon nom personnel ainsi qu'au nom de l'ensemble des équipes du Média TV et du directoire, je tenais à vous souhaiter une belle et heureuse année 2026.
Que celle-ci soit remplie de joie, de bonheur petits et grands pour vous et vos proches. Non, je déconne évidemment. Je vous souhaite une très belle et très heureuse année 2026 et je joins évidemment les équipes notamment du média.
J'accueille avec grand plaisir Bellir Nabli, l'invité, le premier invité de l'année quand même. Ça fait quel effet ? Bonjour et merci de cette invitation.
Je suis honoré d'ouvrir donc l'année si j'ai bien compris. Ah bah absolument. Euh vous avez une actualité euh littéraire dont on va évidemment parler.
Alors, vous êtes professeur de droit, vous êtes essayiste également et puis euh bah les fidèles du média vous connaissent puisque vous êtes régulièrement intervenu sur cette antenne. Et puis je précise que euh je vous avais euh sollicité, vous aviez répondu très euh très aimablement, je vous avais sollicité avant les fêtes de fin d'année, avant les fêtes de Noël, enfin on s'en fout, c'est ce débat me fatigue complètement avant les fêtes d'hiver. Euh je vous avais sollicité et évidemment là nous sommes mardi, nous enregistrons ce mardi et puis euh il s'est passé ce qui s'est passé ce weekend avec évidemment euh euh la capture euh du président vénézuélien et et puis euh la main mise de de des États-Unis sur euh sur ce pays.
Et donc évidemment euh ça va prendre une grande partie euh de et ça a pris une grande partie de l'actualité durant ces derniers jours et nous allons évidemment en parler. Mais avant les tops et les flops, place au préambule avec un S cette fois-ci parce que il y en a plusieurs. Alors, on avait parlé la semaine juste avant Noël, je crois, on avait parlé de cette histoire de bûche.
Alors, je sais pas si vous êtes au courant de cette histoire de de bûche qui serait traquée par des policiers algériens. Ça ça vous parle ça ou pas ? Ça m'a l'air très intéressant dans tous les cas.
Ouais, c'est news, je précise que vous aviez pris les vacances. Ces news en fait avait fait un un un un un un reportage complètement stupide où notamment Gabriel Clusel expliquait que il y avait des policiers en Algérie qui traquait les les bûches de Noël parce que par anti catholicisme ou antichrétienneté, je sais pas trop. Et puis donc la la télévision algérienne, nos amis d'Al24 s'en sont amusés, notamment Narimè Zekar qui est notre concert de de d'Al 24 et voilà ce qu'elle a produit.
Alors entre autres parce qu'il y a eu plusieurs reportages où ils se sont littéralement pardon de l'expression foutu de la gueule le C News au point que des pâtisseries maintenant ont des bûches de Noël c'est news. Je vous laisse regarder. Je déclare donc ouverte la cérémonie des hebb show awards de la fake news.
Alors vous vous demanderez pourquoi. Et bien parce que quand les fake news deviennent un sport national en France on ne peut que récompenser la performance. Je vous mets d'abord très rapidement dans le contexte. vous l'aurez sans doute constaté euh avec la polémique sénil de la brigade antibûche en Algérie et l'état de déliescence de certaines de certains médias français.
Al 24 News a donc jugé utile d'aller plus loin en lançant un sondage dans le but des lucidés. Une seule question simple et directe mais au combien importante pour le public français. Quel média français décrocherait la palme d'or de la fake news selon vous ?
Et donc on a enregistré une participation assez massif. Alors je vous mens pas que sur ce point là le résultat a été assez serré entre le journal du dimanche et le point mais c'est le JDD qui l'emporte avec qui remporte le prix du média écrit pressécrite de la meilleure fake news avec 40,3 % des voix. Bravo ! dans la catégorie radio.
Alors, quelle est la radio française qui m le plus ? Et là, sans trop de surprise, c'est Allez, qui c'est qui c'est ? Je suis je suis je suis Europ.
Voilà qui remporte le prix avec un beau 58,2 % des voix riche ce soir. Et bien sûr pour la catégorie que nous attendions tous, quelle chaîne de télévision arrive en tête en terme de désinformation en France ? Et bien sûr, c'est une victoire fracassante pour l'indétronnables CS, plus communément appelé fake news, avec un incroyable 85,1 % des voir.
Je pense que même les employés de C News ont voté. Ah ben c'est chaud. Bah du coup, bravo, c'est news.
Allez news. Voilà donc trois médias mais bizarrement un seul et même commanditaire. Je vous invite à applaudir Vincent Boloré aussi qui a signé un magnifique triplet ce soir.
Félicitation. Donc trois gros chèques symbolique pour vous. Monsieur Boloré qui nous regardait sûrement parce qu'il faut bien reconnaître une chose, la désinformation aujourd'hui ça paye.
Plus c'est anxiogène plus ça fait de l'audience et plus c'est approximatif plus ça tourne en boucle. C'est la formule parfaite. Et ils appellent ça la liberté de la presse.
Ici on appelle plutôt ça l'oligarchisation des médias. On peut imaginer qu'après avoir sorti un truc aussi stupide d'ailleurs qui a été effacé complètement effacé par ces news en en douce ils ont effacé toutes les vidéos et tous les tous les articles qui avaient un rapport avec les histoires de bûches de Noël algérienne. Euh Gabriel Clusel bon elle aurait pu se mettre un peu à l'écart se dire "Bon bah j'ai fait une connerie une énorme connerie, je vais peut-être pas la ramener." Bah elle ose encore la ramener hein.
Et elle se fait recadrer par la députée Lfi Farida Amrani parce que elle va confondre Gabriel Clusel deux origines à savoir l'origine algérienne et l'origine marocaine réelle de Farida Amrani. Mais en fait elle s'en fout un peu parce que tout ça c'est rien que des Arabes. Je vous laisse regarder cet échange de de tweets assez sympa et je précise que Gabriel Clusel contre toute déontologie l'appelle ma chérie. pas je qu'est-ce que quoi c'est pas on parle pas comme ça une députée ils sont pas proches a priori et ils ont pas de rapport et la la ma chérie, il y a un côté je trouve extrêmement condescendant qui cherche à rabaisser la personne qu'on en face de soi.
Sauf que là évidemment la députée Amrani ne s'est pas laissé faire une une avant-dernière chose. Alors c'est je voulais apporter ma solidarité avec Ellisabeth Lvi qui est privée de liberté d'expression chez notre ami Pascal Pro. Elle elle pensait que la liberté d'expression, ce qui n'arrête pas de clamer à longueur d'antenne, était quelque chose complètement euh complètement euh acquis.
En fait, pas du tout. Pascal pro va la recadrer de manière assez sévère. Je vous laisse écouter.
Je je suis frappé par le fait que euh pour vous, on a le droit d'être pour ou d'être contre. Moi d'un côté, j'assiste à western où un méchant est dzingué par les par les bons et je suis contente. Mais d'un autre côté, si je vouis, je suis aussi consciente que demain, ça va être très compliqué de dire à la Chine ben non mais à Taïwan vous on en parlera tout à l'heure, c'est autre chose.
On nous tout à l'heure les on a pas le droit d'être partagé. On n pas le droit d'être partagé. Je vais vous dire pourquoi on n pas le droit d'être partagé. parce que c'est le narcotrafic et c'est vos gosses, c'est la cocaïne.
Donc faut pas dire en permanence que on mène une guerre mondiale contre le narcotraafiquant et quand un narcotrafiquant est pris, faut pas venir pleurer. Et Pascal, on peut pas parler de liberté d'expression toute la journée, me dire que sur un événement pareil, on a le droit qu'à une seule position. Qu'est-ce que vous en pensez de de le fait de brandir comme ils l'ont fait alors notamment au moment de la fermeture de C8 ?
Alors, c'est je rappelle que C8 a été fermé par la volonté de Bolloré, pas du tout par l'ARCOM. L'ARCOM a juste retiré euh la TNT, donc ça aurait très bien pu rester en l'état sur un réseau X Y Z. Qu'est-ce que vous pensez du fait de brandir comme ça à chaque fois la liberté d'expression comme quelque chose de pur ?
On va parler après du du de l'état de droit, mais je fais un petit parallèle mais cette espèce de pureté que serait la liberté d'expression totale et absolue qui évidemment renvoie au premier amendement des États-Unis d'Amérique, alors on est en France comme diraient certains. Ouais, on est chez nous, c'est ça ? Ouais.
Tout ça pour dire premièrement que effectivement ils sont malins parce que la liberté d'expression est à la base de la vie démocratique. Hm hm. Mais là où ils le sont beaucoup moins qu'il relève d'une forme de démarche un peu maiavelllique, c'est que cette liberté d'expression qu'il mobilise, elle a géométrie variable.
La liberté d'expression dont il parlent, c'est celle qu'ils exercent. Par contre, lorsqu'on oppose notre propre liberté d'expression pour notamment les critiquer, là on voit une rigidité euh euh s'exprimer mécaniquement, systématiquement de leur part. Donc on voit on voit bien que c'est biaisé comme conception.
D'autant plus que la liberté d'expression en droit français h elle est limitée, hein. Elle n'est pas absolue. Est limitée dans par des qualifications qu'on connaît tous hein.
On peut pas injurier à l'injure publique, à la diffamation. sont des donc des déaux des délits pau qui constituent des limites à la liberté d'expression. Donc même un média mainstream comme C News devrait le savoir et respecter à la fois les limites de la liberté d'expression et je dirais même plus leur propre cahier des charges, hein.
Ils ont des obligations en tant que que chaîn en cela c'est à cause du fait qu'ils transgressent leurs propres obligations particulières en tant qu'ant qu'ils sont régulièrement sanctionnés par l'ARCOM. Hm hm. Mais vous savez aussi que leur victimisation n'a n'a ne peut pas avoir de limite.
Ils peuvent se victimiser à vitamernam. Il y a pas de il y a pas de règle. Il y a pas de de de lois qui interdisent de victimiser quit à mentir notamment sur l'affaire de C8.
Enfin com comment on en voit le bout de ça ? Bah, c'est là où c'est intéressant et c'est en cela que Ces News n'est pas euh enfin le phénomène C News s'inscrit dans un mouvement plus global qui fait directement écho notamment euh au trumpisme. Parce que du côté euh des États-Unis, il y a aussi cette mobilisation, cette convocation de la liberté d'expression pour mieux l'instrumentaliser contre euh ses ennemis, ses adversaires politiques.
Et c'est en cela que c'est très malsin comme démarche parce que finalement c'est une manière en vérité d'essayer de légitimer le monopole de la vérité vraie de la parole publique et de de diaboliser son adversaire et d'essayer de l'écarter précisément de l'espace public dès lors que il ne s'aligne pas sur votre propre idéologie lorsqu'il s'agit d'idéologie et dans le cas de ces news incontestablement On a plus affaire à une chaîne d'opinion et donc teinté d'idéologie que d'une chaîne d'information, ce qu'il refuse évidemment d'admettre à longueur d'antenne. Alors, une autre chose, alors un autre une autre grosse information à part le Venéuela, ça a été évidemment ce drame subi par notamment des jeunes des jeunes gens même très jeunes dans cette boîte de nuit en Suisse. et et donc on devrait normalement devrait y avoir une espèce de d'accord pour pour avoir un moment de deuil, un moment de recueillement, un moment de de respect.
Bah non, pas du tout. Ils vont tout simplement aller euh se planter euh directement face à Mélenchon et à la LFI pour faire un lien entre l'incendie, la mort de ces 40 pauvres gamins. C'est offert par Louis Morin qui est un alors Louis Morin c'est un journaliste officiellement mais moi je le qualifie de fanzous de Rotaillot parce qu'il a fait un un reportage enfin un documentaire où il va suivre Rotaillot pendant des mois et des mois et c'est vraiment agéographique.
C'est complètement à la gloire de Rotaillot. Euh et donc Louis Main euh va réussir à raccrocher les wagons de ce drame dans cette boîte de nuit en Suisse avec Mélenchon et Lfi. Je vous laisse écouter.
C'est absolument abject. Louis. Oui.
Un petit mot sur l'émotion euh à géométrie variable que l'on peut avoir sur ce type d'événement. C'est un événement qui est évidemment extrêmement proche de nous, qui se déroule en Suisse et vous le savez hein, dans la hiérarchie de l'information, il est normal de traiter avant tout les événements qui sont proches de nous. H visiblement, ce n'est pas la même logique pour l'ensemble des personnalités politiques parce que vous voyez du côté de de LFI, il n'y a eu aucune réaction Jean-Luc Mélenchon, aucune réaction de Mathilde Panu, aucune réaction de Rima Hassan sur X qui sont pourtant d'habitude si promptes à réagir et même à surréagir au moindre événement qui peut se dérouler beaucoup plus loin, notamment dans la bande de Gaza Et et effectivement cette cette émotion à géométrie variable aujourd'hui, elle est extrêmement choquante parce que elle est le signe d'une volonté de séparatisme, d'une volonté de diviser plus que de rassembler.
Et et aujourd'hui, devant un tel drame, devant euh l'horreur qui vient de se dérouler, on a besoin au contraire de se sentir les uns avec les autres, de se sentir qu'on est uni. Donc euh c'est un peu comme c'est un peu comme les les musulmans, enfin les musulmans d'apparence hein, quoi qu'ils fassent, euh s'ils sont intégrés, s'ils font des des études, c'est qu'ils vont faire de l'entrisme pour les frèistes. S'ils sont barbus avec une géaba, ce sont des fréristes.
Non, dans tous les cas, ils sont perdants. On a un peu l'impression qu'avec lesfill, c'est à peu près la même chose. Alors, je suis pas l'avocat des filles.
Je dis simplement que on a l'impression au fil des des des tables rondes, des des rendez-vous là sur ces chaînes que il faut toujours raccrocher les choses à Léfi et que LFI prennent position ou ne prennent pas position, de toute façon, ils ont perdu et ça leur permet à ces chaînes-là, me semble-t-il de taper à bâton rompu sur leurs adversaires politiques puisque comme vous l'avez dit tout à l'heure, c'est une chaîne d'opinion. Est-ce que Est-ce que vous partagez ce point de vue ? Objectivement, il y a une obsession et lesfi.
Pas la peine d'être militant ou apparenté. Objectivement, il y a une obsession des médias mainstream autour de l'objet et lesfill comme si il s'agissait là de l'adversaire à battre. Toute la question est étant de savoir pourquoi.
Hm hm. Euh et puis euh ce sentiment de diabolisation, il est nourri aussi par ce phénomène plus global qui euh la faculté des acteurs publics à nourrir la postvérité, c'est à instrumentaliser les faits, hm hm à essayer de de jouer avec les faits pour leur faire dire ce qu'il ne signifie pas. Et donc LFI fait l'objet de cette de cette instrumentalisation là.
Euh le problème c'est qu'il n'y a pas forcément de contrepouvoir hein, il n'y a pas de fact checking là pour le coup euh dont pourrait bénéficier LFI sauf peut-être certains médias ou certaines émissions comme celle-ci qui sont susceptibles d'apporter la contradiction euh par rapport à un certain narratif. Mais effectivement, la difficulté aujourd'hui c'est véritablement faire face à cette poste vérité qui consiste à pouvoir mentir et on té instrumentaliser ou détourner ou réécrire les fait dans une posture qu'on pourrait qualifier de révisionniste et donc fin au-delà du destin de LFI, c'est véritablement le destin notre vie démocratique qui qui se joue et là on devrait en appeler à l'éthique à la déon ontologie d'un certain nombre de journalistes notamment. Mais malheureusement, ça renvoie au débat sur l'attribution de la tierre de presse et les réglementations concernant et l'encadrement concernant le monde journalistique qui n'existe absolument pas.
Et cette volonté évidemment la profession s'y oppose de manière farouche sans quoi il pourrait pas continuer à déverser ce genre de de d'information ou de ou d'éléments de poste vérité comme vous l'avez précisé. Alors euh on a commencé effectivement l'année par des mauvaises nouvelles, mais enfin on va on va quand même passer, j'ai présenté mes vœux, donc on va essayer d'être un peu sympa et un peu cool. Euh grâce à Alix Bouyaguet de France Info, elle va souhaiter une belle et heureuse année par Ricochet à son poulin Jordan Bardella.
Alors, je je le redis, c'est pas euh c'est ça la vise pas elle directement. Quoique, mais je veux dire, c'est incroyable à quel point il y a un depoid de mesure lorsqu'elle parle du Front National, enfin du Rassemblement national en l'occurrence euh euh et qu'elle s'adresse à des gens de Delfi qu'elle va pilonner pilonner pilonner de contrevérité, de mensonge absolu qui va se faire recadrer, qui va devoir présenter ses excuses. Et ben là, écoutez la manière dont elle parle de Jordan Bardella.
Jordan Bardella, lui est à Bruxelles et ben c'est pourtant lui qui ramasse la mise depuis la rentrée. Le patron du RN a évolué dans une sorte de réalité parallèle hein. Il alterne entre ces séances de dédicace dans toutes les librairies de France avec un livre qui se vend comme des petits pains. 80000 exemplaires à ce stade.
C'est beaucoup. Et puis aussi des séances de rencontrre. Dernièrement c'était avec des des entrepreneurs surtout pour préparer une éventuelle présidentielle.
On sent vraiment que la condamnation en première instance euh de Marine Le Pen dans l'affaire des emplois fictifs du Front National, même si rien n'est définitivement joué, on sait que son procès en appel se tient dans 15 jours, à malgré tout enraciner l'idée dans l'esprit des Français, ben que le candidat ce serait lui. Alors, quel est le deuxième enseignement de cette enquête ? Et bien que le procès en incompétence ne fonctionne pas.
C'est vrai que depuis quelques mois euh tous les opposants de Jordan Bardella l'accusent de ne pas avoir le niveau, de pas maîtriser ses sujets notamment en économie. Bah on voit que ça fait totalement pit hein, c'est pas un argument qui porte auprès des Français. En ce moment Jordan Bardella marche plutôt sur l'eau.
Quoi qu'ils disent même de travers, quoi qu'il fasse même mal, bien il traverse une séquence qui est assez rare en politique he qui est une séquence d'adhésion. Euh c'est vrai que euh c'est de la même façon, on avait vu ça avec Nicolas Sarkozi, c'était en 2007, il y avait un vote pour et non pas un vote contre lors de son élection. lors de son élection effectivement euh un désir comme ça de Nicolas Sarkozy et qui euh voilà ôte toute rationalité dans une envie de dégagiste totale.
Alors le premier top, il va aller à nos amis de LCI qui ont qui ont voilà, il s'appelle top stopper les rotos. Euh donc j'ai entendu stopper les rotatives, c'était une expression, je dis ça pour les plus jeunes, c'est une expression avant il y avait les rotatives qui qui imprimaient les journaux et puis quand il y avait une super information à 23h ou à minuit, on disait stopper les retos de toute façon à refaire la une. Et bien là, c'est exactement ce qui s'est passé sur LCI puisqu'ils ont suite au décès de Brigitte Bardau, dont on a beaucoup parlé, ils ont retrouvé l'un des acteurs principaux euh qui va faire des révélations fracassantes.
Il s'agit du fromager de Brigitte Bardau. Je vous laisse regarder. Retour en France où l'on pleure la disparition de Brigitte Bardau à l'âge de 91 ans.
Prenons tout de suite la direction de Saint- Tropé. On retrouve sur place Emma Chala et Clément Mouftard. Et les tropéziens et les tropéiennes que vous avez rencontré sont très émus encore ce matin.
Tout à fait. Une vive émotion car au-delà de l'icône du cinéma qui était Brigitte Bardau, c'était ici une habitante, une voisine côtoyée au quotidien et notamment par les commerçants. Et je suis justement avec Louck.
Bonjour. Bonjour. Vous êtes paysan et fromagé depuis 50 ans.
Également, vous étiez le fromager de Brigitte Bardau durant 50 ans. Elle aimait vos variétés de fromages. Lesquels étaient-elle ?
Vous avez ici un plateau. Alors voilà, ce Brigitte était quelqu'un d'extraordinaire et de délicat. Et ce qu'elle aimait beaucoup, c'était ce cabre mort qui est juste demi-sec et comment dire, il est à la fois doux et beaucoup de d'arôme.
Et ensuite de ça, quelquefois quand elle avait un petit peu de monde, elle prenait des affinés comme ça qui ont à peu près 3 4 mois d'affinage et c'était toujours merveilleux de l'avir parce que c'est quelqu'un qui était d'une grande délicatesse, d'une grande simplicité et la vie c'est merveilleux quand vous avez quand vous rencontrez des gens de cette qualité quoi. Merci beaucoup Loï. une vive une vive émotion donc de tous les commerçants ici à Saint-Tropé qui vont continuer de rendre hommage durant ces prochains jours à l'icône du cinéma français disparu hier.
Alors moi ce qui m'éclate c'est qu'il arrive avec son plateau de fromage. Alors soit c'est préparé, soit le gars sort tout le temps avec son plateau de fromage mi cuit, mi doux, mi salé, mi sucré, je sais pas mais c'est ça pose quand même quelques questions. Je trouve ça assez assez extraordinaire.
Ils arrivent toujours au bout du bout. Il y a il y a plus aucun témoin, il y a plus rien. Ça pose la question des des chaînes d'infini. qui vont aller chercher le fromager qui va faire l'artap de ces produits.
Je trouve ça assez assez exceptionnel. Alors, il y a il y a un top sociologie à venir qui est appliqué à la géopolitique, c'est Sabrina Medjeber. Alors, elle je sais pas d'où elle sort. so disdisant les sociologues.
Alors, j'ai cherché, il y a absolument aucun travaux, on l'a déjà dit ici, mais il y a aucun aucun travail ni aucun travaux qui soit des références, des bouquins, des livres, enfin, il y a rien. Et bon, elle se qualifie quand même de sociologue et elle détient la totalité des pièces du dossier Madurau et elle nous en livre les éléments clés en exclusivité. Ça se passe sur l'œil de Moumou.
Je vous laisse regarder en effet et je considère cette journée comme étant une journée historique, une journée où l'histoire n'a pas balbucié, une journée où un homme a pris le courage de faire sombrer une narcodictature qui a libéré tout un peuple parce que c'est pas seulement en effet le le le Maduro qui en l'espèce est qualifié comme étant un narcotrafiquant qu'il fallait neutraliser, mais c'est tout un système qui a enerné tout un peuple, qui a opprimé tout un peuple qui a violé les libertés individuelles et les libertés collectives du peuple vénézuélien. C'est un régime qui a euh asphixi l'économie littéralement. C'est un régime qui a corrompu l'économie pendant plusieurs plusieurs dizaines d'années.
Donc ce qu'a fait Donald Trump, il l'a fait avec courage. Il n'a pas il n'a pas pardon balbué. Et l'histoire retient aujourd'hui que il me semble que le peuple vénézuélien ne se confond pas en en en comment dire en spectacle lacrimal parce qu'il y a eu une soi-disant ingérance étrangère, mais je pense qu'il se ravit, il se réjouit aujourd'hui d'être libéré d'une véritable emprise.
Xenia parlait tout à l'heure de c'est le pétrole. Peut-être qu'il s'agit d'une sorte de satisfaci ou ou d'une sorte de faci parce que en réalité l'intérêt économique c'est le pétrole. Mais Donald Trump, j'ai écouté sa sa conférence de presse, il a parlé d'immigration, il a parlé des gangs de traînes des Araguais, il a parlé du gang des soleils.
C'est ces gangs de narcotraafiquants qui tuent des Américains et qui tuent également des Vénézuéliens. Donc Donald Trump a remis également au goût du jour le principe de la frontière. La frontière pour chez qui pour nous est conçue comme une sorte de virtualité sans titre ni propriété.
Donald Trump a rappelé ce qu'est une frontière. Donald Trump a rappelé ce qu'est une propriété. Donald Trump a rappelé ce qu'est la sécurité.
Et en cela, je trouve que c'est historique à la fois pour le peuple américain parce que c'est évidemment une formidable publicité, une véritable opération de communication à la gloire de l'opération qu'il a mené, mais également un rappel au bon sens de Raymond Aaron. respecter à l'extérieur en paix à l'intérieur. Vous devez en croiser quelques-unes et quelques-uns des gens comme ça, des gens de plateau télé, des chroniqueurs et chroniqueuses qui n'ont absolument aucune légitimité.
Enfin, je dis ça, est-ce que ça vous arrive régulièrement ou ça c'est quelque chose de c'est un épiphénomène pour vous ? Alors, si j'ai bien suivi, elle est plutôt euh chroniqueuse de CS ? Ah oui, complètement même que sur C News et elle est qualifiée de sociologue, donc de de scientifique.
Mais c'est quand même une une spécialité euh de C News de pouvoir avoir comme chroniqueur des gens qui ont aucune légitimité. Donc non, j'ai je n'ai pas ce plaisir de rencontrer des gens qui soient complètement illégitimes. Au contraire, euh il y a quand même cet effort des chaînes mainstream, des chaînes d'information à essayer de gagner en en légitimité en essayant d'inviter des gens plus ou moins experts.
La question est de savoir finalement l'enjeu pour moi il est moins dans l'expertise que dans le pluralisme des habits, des approches susceptible d'être appliqué à l'actualité et là c'est pas gagné effectivement il y a des profils qui sont à peu près toujours les mêmes d'ailleurs c'est à peu près toujours les mêmes invités donc ça je trouve ça plus intéressant c'est moins la qualité d'expert vous trouverez toujours des des universitair des sociologues. très large les sociologies très large le droit et cetera. Le problème c'est de savoir si les médias permettent de croiser différents regards, différents types d'analyses.
Et là pour le coup, je trouve qu'on n'est pas à la hauteur de ce pluralisme là. On pourrait dire la même chose du point de vue strictement des politiques. Oui aussi, c'est vrai.
Je je parlais plus de légitimité hein que que de que d'expertise. Légitimité. Bah, vous êtes plus expert que moi sur la nature et les équilibres des plateaux, mais il y a quand même une volonté de donner cette impression d'une répartition des cartes.
Vous avez grosso modo le chroniqueur ou éditorialiste politique, donc un un généraliste, un journaliste généraliste euh et des experts de différents domaines, le militaire, l'internationaliste, le juriste, le spécialiste de de questions politique. Voilà. Donc non, d'un point de vue de l'apparence, on a ils arrivent à euh à relever ce défi là.
Hm hm. Euh après euh encore une fois tout l'enjeu, il est plutôt dans euh le degré d'analyse, c'est sa profondeur, la possibilité de pouvoir exprimer vraiment ce qu'on pense. Autrement dit l'enjeu de l'autocensure parce que même si on ne vous cadre pas a priori, bah vous savez qu'on est quand même dans un type de média.
Et puis oui, cette sanction, on n'est pas obligé de l'intégrer, on a chacun son curseur aussi. Bref, il y a des il y a plus de codes non écrits, des règles non écrites que de de de véritables codes a priori. Alors, je rappelle que c'est important euh vous me corrigez si c'est pas le cas, mais je pense que si.
Euh je rappelle que vous êtes euh de manière bénévole sur les plateaux de télé et et vous m'aviez expliqué la la fois vous étiez passé, je crois, il y a il y a un an et quelques euh vous m'aviez expliqué enfin vous nous aviez expliqué que euh vous n'étiez pas rémunéré de façon à conserver votre liberté justement de pouvoir dire, ne pas dire et surtout de pouvoir ne pas revenir. Oui, c'est c'était la enfin c'est ça reste la première raison. Après, ça ne veut pas dire qu'à contrario quelqu'un qui qui est payé est forcément plus restreint.
Ça renvoie notre éthique personnelle. Hm hm. Euh tout simplement.
Deuxièmement, à titre personnel, j'ai j'ai intégré quand même l'équipe de de chroniqueurs de de France info le soir. Oui. De tout est politique de 18h à 19h30 et ça ne change absolument rien.
Ça ne change absolument pas ma posture, ma la manière dont j'aborde euh mes interventions, quelle que soit la chaîne ou quel que soit finalement le cadre dans lequel s'inscrit cette intervention. Donc encore une fois, ça renvoie notre éthique personnelle. Personnelle, ouais, bien sûr.
Qui qui est pas forcément tenu par l'argent. Je suis d'accord, mais je je je tenais à rappeler ce fait qui est quand même assez rare dans la dans les intervenants et les chroniqueurs qu'on peut croiser sur les plateaux de télévision. Euh un top journalisme moderne et intelligence artificielle.
On va revenir dans quelques dans dans semaines, je crois, sur les questions d'intelligence artificielle parce que ça ça vient vraiment brouiller et rebattre les cartes de l'information. Et là, il y a une certaine Myiam Palomba. Est-ce que vous la connaissez Myiam Palomba ?
Vous avez de la chance. C'est une exfiltrée de de chez Hanouna qui rela sur le Venezuela, on va voir une vidéo qui évidemment une une vidéo issue générée par l'intelligence artificielle et et elle se déclare journaliste he il y a aucun problème pour elle. Simplement elle va relayer alors que tout le monde l'alerte en lui disant attention c'est une c'est une vidéo générée par Lia.
Il y a plein d'éléments qui montrent. Il y a un drapeau par exemple vénézuien qui flotte. vous allez voir.
Alors que personne ne le tient mais bon, elle s'en fout complètement. Vive le nouveau journalisme. Alors on va embrayer sur un vrai top.
C'est rare, c'est un peu bizarre mais c'est comme ça. C'est un top priorité réelle. Il va Bernard Gua pour sa clairvoyance sur ce que raconte l'attaque évidemment du Venezuela par les US et qui évidemment la principale information c'est que les États-Unis ont violé le droit international et là je dis chapeau Bernard Geta parce qu'il a vraiment il a vraiment ciblé l'information principale et pas parler d'un d'un exploit extraordinaire comme on va pouvoir le voir par ailleurs.
Je vous laisse écouter. Écoutez, je me dis euh surtout que ce samedi va rester comme un jour euh anniversaire d'un événement euh capital euh la fin de l'ordre euh international qui avait été euh instauré à la fin de la 2e guerre mondiale et qui reposait sur le droit sur le droit international. On a vu cet après-midi, on a entendu cet après-midi euh un président euh des États-Unis dire non seulement qu'il avait fait arrêter de de quel droit en vertu de quoi euh un chef d'état pour lequel par ailleurs je n'ai mais alors rigoureusement aucune sympathie.
C'est un type absolument abominable. Mais là n'est pas la question. Là n'est pas la question.
En vertu de quoi le président des États-Unis fait arrêter par une opération militaire un chef d'état étranger sur son propre territoire et surtout en vertu de quel pouvoir vient-il dire à la face du monde nous allons diriger le Venezuela et les compagnies pétrolières américaines vont investir et développer l'extraction pétrolière au Venezuela. vous savez la principale la première réserve connue de pétrole au monde et même s'il a corrigé depuis ce que dit Bernard Geta va à l'encontre de par exemple de de ce qu'a pu écrire Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux dans un premier temps qui a d'ailleurs été salué le message de félicitation d'Emmanuel Macron a été salué je le rappelle par deux grands pontes internationaux à savoir Pascal pro et Donald Trump ça raconte quand même quelque chose top affabulateur cette fois-ci. Je suis naturellement pour le cuménisme, pour le rapprochement des religions, la discussion entre les religions.
Bah quand il s'agit vraiment de Cuménisme et là, ils vont essayer de jouer cette carte là euh sur les chaînes Bololand et c'est Christine Kelly qui va s'y coller et elle va parler du sens de Noël avec une brochette de gens que vous allez voir. En fait, c'est un ramassi de réac ordre. Alors, on va mettre de côté pour être sympa euh le personnage euh euh tout droit sorti de de Disney.
Euh mais euh le prêtre par exemple avec le col romain, c'est Rafra. Et Rafra, c'est vraiment l'un des pires réac qui va participer à des camps, je dis bien des camps notamment, je crois que c'était en Norelo nos amis antifascistes l'avaient l'avaient révélé, des camps de de formation et d'instruction d'identitaire. Donc, on est on a on est face à quelqu'un euh euh de manière quelques-uns même.
Euh tous ces gens-là en fait ont un point commun, c'est pas du tout qu'ils ont une religion propre, c'est qu'ils sont tous ultra réac euh euh ultra passéistes sur un certain nombre de questions de société notamment et forcément, ils s'entendent comme des larons en foire sur ce plateau en plus d'une chaîne de Boloré. Euh alors là beaucoup encore plus problématique plutôt un top négationniste. Alors tout à l'heure vous avez employé le terme négationniste.
C'est quand même fou qu'on en revienne à parler de ça de révisionnisme et de et de négationnisme. Oui c'était révisionnisme juste pardon. Mais qu'on revienne à utiliser ces termes en 2025-26, ça pose quand même quelques questions.
Thomas donc le journaliste remet le couvert donc après avoir nié je rappelle les crimes de guerre de l'armée française en Algérie et il l'avait fait face à Jean-Michel Apati. Euh là, il va y aller gément. Euh si on est en anticolonial, c'est simplement qu'il y a un loup antisémite en soi.
Il va s'attaquer directement à euh Émeric Caron face à Manuel Bompard. Alors non le euh qualifiant d'antioniste ou d'anticolonial, mais évidemment le contrô antisémite. Il y a une autre réaction, je voudrais vous lire, celle de votre collègue député LFI Emriic Caron.
Les États-Unis sont quand même beaucoup plus doux qu'Israël. Les Israéliens ne se seraient pas embarrassés à kidnapper Maduro et sa femme. Il les auraient réduit en poussière avec une centaine de membres de leurs famille, de leurs amis, de leurs connaissances et des gens qui passaient par là.
Est-ce que l'obsession anti-israélienne d'Emer Caroun commence pas commence-t-elle pas à poser un problème pour vous et les filles ? Mais est-ce que c'est faux ce qu'il dit que évidemment que les les le gouvernement israélien a des méthodes qui sont des méthodes inacceptables ? Mais là en l'occurrence, on parlait du Venezuela et là son obsession anti-israéenne et on peut même dire anti-juif, ça commence à se voir.
Non non. Alors d'abord, il y a pas d'obsession anti-juif à la France soumise. Non, il y a pas d'obsession antijuif à la France assoumise et et pardonnez-moi et pardonnez-moi la France, je dis il y en a pas chez Hemmer Car non plus et et pardonnez-moi d'être effectivement obsédé ou en tout cas très fortement préoccupé par les souffrances du peuple palestinien.
Les souffrances du peuple palestinen, elles sont quand même engendrées par la politique du gouvernement israélien. Donc on peut être obsédé euh c'est pas le bon mot obsédé, mais en tout cas très fortement préoccupé, indigné, révolté contre les souffrances du peuple palestinien et dénoncer la politique du gouvernement israélien tout en dénonçant ben évidemment et les souffrances du peuple iranien. Tiens, Donald Trump aussi menacé les Iraniens cette nuit.
C'est une révolte politique ou économique en Iran là en ce moment. Non mais alors ça c'est une polémique que j'ai vu pendant l'été. Il y a eu pour ça je vous propose de clarifier.
Je j'ai pas besoin de clarifier parce que je pense que les médias l'ont bien fait. Il y a eu des nouvelles manifestations qui ont eu lieu qui se sont déclenchées quelques jours avant le le premier de l'an qui avait pour motivation pour point de départ la situation économique en Iran. C'est pas juste moi qui le dit.
C'est parti des commerçants des bazars de sur euh la le problème de l'inflation, de la surinflation et dans un contexte qui a un contexte plus large évidemment et ces manifestations qui font partie de ces motivations économiques, elles ont évidemment et elles portent évidemment une opposition et un rejet plus large que je soutien. Est-ce que vous souhaitez que le pouvoir des mola tombe ? Mais évidemment, mais je l'ai dit à à plusieurs enfin à multiples reprises.
D'ailleurs, on a beaucoup commenté la prise de parole de Jean-Luc Mélenchon devant une commission d'enquête à l'Assemblée nationale il y a quelques jours où il a rappelé évidemment notre opposition totale au régime iranien. Comment vous est-ce que d'abord vous avez vécu vous cette accusation d'antisémitisme ? Non non pas du tout.
Non, parce que on se rappelle, on en reparlera tout à l'heure, mais on se rappelle de la votre altercation avec enfin pas c'est vous nêtes pas le fautif mais avec Olivier Rafovic, le porte-parole francophone de de l'armée israélienne qui vous avait qualifié d'avocat du Hamas. Euh mais jamais vous jamais ils sont allés jusqu'à vous qualifier d'antisé ? Non, mais ce qui est important c'est la démarche et le raisonnement qui procède d'une stratégie de communication que vous avez bien mis en lumière.
à savoir que pour neutraliser toute critique de l'État d'Israël, il y a ce contre nous, ce contreargument qui consiste à qualifier son adversaire ou son euh son interlocuteur d'antisémite. C'est un élément qui dégrade le débat public et malheureusement il n'y a pas assez de on peut pas dire qu' de comment dire de front démocratique ou des démocrates face à ce type d'élément dégrader le débat public dans la mesure où on voit bien qu'un une qualification aussi grave à la fois juridiquement et moralement que celle d'antisémite est mobilisé dans tous les sens et ça a été pensé et assumé hein notamment par le par le pouvoir israélien incarné notamment par Benjamin Netaniaou qui qui a vraiment euh lui assumer le fait de condamner d'accuser des autorités onusiennes, notamment le secrétaire général de l'ONU de d'antisémite et d'autres d'autres autorités même Emmanuel Macron. Euh et là pour le coup, Emmanuel Macron s'est retrouvé piégé parce que lui-même comme son euh parti politique euh a cédé finalement ont cédé à ce type de de contrediscours et de de ou de d'accusation de manière plus ou moins explicite et ils se sont retrouvés victimes h en même temps de ce type d'argument fallacieux de la part de Benjamin Netaniaou. résultat, il ne faut pas céder en réalité parce que une fois qu'on cède, il y a ce risque du du boomerang dès lors que finalement ce type d'accusation est infondée et qu'on laisse se diffuser de manière aussi infondée.
Absolument. Ouais, tout à fait. Alors justement sur ces questions rhtoriques, euh euh il y a il y a un flop soutient l'agression américaine mais par anticipation et c'est chronique.fr.
Tiens donc Kako, vous nous dites ce que c'est chronique. Oui, c'est alors chronique avec un cas avec un cas mais on va voir de toute façon le par vous parlez du compte Twitter. Ouais.
Ouais. C'est c'est le compte du collectif auquel j'appartiens, que j'ai cofondé avec des chercheurs, des acteurs publics. Il y a notamment Nicolas Caden, enfin différentes personnes qui sont spécialisées ou experts de leur domaine.
Nicolas Caden pour la pour la laïcité bien sûr euh Fatma Bouvet de la maison pour tout ce qui est lutte contre le racisme et d'autres et d'autres l'ami Johann Soufi pour le alors pour le droit international pénal et cetera et cetera. Donc et ce qui nous rassemble, c'est à la fois la volonté de participer au débat public pour défendre des valeurs qui sont notamment celle de la justice internationale mais aussi la justice écologique et sociale. Donc on assume notre démarche qui consiste à essayer de mobiliser nos connaissances respectives et mettre cela à disposition du débat public eu égard à à la dégradation de ce dernier comme vous le savez très bien.
Oui. Je vous invite évidemment à aller aller consulter le compte notamment Twitter et puis sur les réseaux sociaux en général puisque vous êtes aussi sur Instagram d'aller voir les différentes publications et là vous rappelez alors je crois qu' c'est un petit clin d'œil he c'est même un petit coup de pied vous rappelez le soutien de Gluxman à Maria Corina Machado, donc la prix Nobel de la paix mal nommée qui justement va appeler de ses vœux son ami son frère d'arme Donald Trump à s'en prendre à son pays d'origine et et donc c'est toujours bien de rappeler d'où les gens parlent et de rappeler leur récente prise de position. Euh oui, bien sûr.
Je peux réagir sur Alors, on parle enfin la période historique qu'on est en train de vivre, c'est vraiment celle du de la perte de de toute boussole tout. Et c'est ça qui instit autant de confusion dans notre débat public, dans notre vie démocratique. On a des gens qui changent de d'analyse, de position, de regard en fonction en fait en fait ben des victimes, des protagonistes, des agresseurs, des intérêts tout simplement.
Et le cas de Raphaël Gluxman est tout à fait significatif. On pourrait parler de du président Macron dans son rapport au droit international parce que dans un certain moment de son l'exercice de son mandat, il avait mis il avait rappelé la position traditionnelle de la France en matière diplomatique à savoir qu'on se définissait qu'on définissait nos nos positions notamment eu égard à ce que dit le droit international puis progressivement il a manifestement il s'est départi de cette de cette variable lourde. Et bien là avec Raphaël Gman, on a un cas vraiment spectaculaire qui dans la mesure où notamment il a il a défendu l'hypothèse la thèse suivant laquelle le peuple Hugour était victime d'un génocide de la part des autorités chinoises, ce qui peut être discuté rationnellement et mais suivant une définition qu'il n'a jamais rappelé, précisée avec une forme d'approximation de légèreté qu'il l'ont qu'ils l'ont amené infiné à ne pas reconnaître par ailleurs qu'il y avait un génocide à Gaza ou un génocide commis par l'armée israélienne contre les Palestiniens de Gaza alors même que pour le coup il y a une possibilité de dégager un consensus ou un un relatif consensus parmi les internationalistes sur la question sur le fait que l'essentiel des éléments constitutifs de la définition du génocide tel qu'é fixé par le droit international convention donc sur la prévention du génocide et le statut de Rome à l'article 6.
Tout ça pour dire que on a une hypothèse plutôt plausible rappelée par la Cour internationale de justice qui a souligné le risque plausible de génocide qui a souligné qu'il fallait absolument prendre des mesures pour éviter la commission d'un tel génocide. mesures qui n'ont pas été prises par les puissances étatiques. Quel cas on est bien obligé de considérer que l'hypothèse d'un génocide à Gaza est plus est plus avéré que jamais et malgré cela, il a tenu une position qui a consisté à neutraliser une telle hypothèse mais sur la base d'aucun raisonnement, d'aucune définition si ce n'est si ce n'est des éléments de pure subjectivité.
D'ailleurs, sa dernière intervention sur LCI était tout à fait significative euh sur ce point-là dans la mesure où il a écarté cette qualification, on ne sait pas pourquoi. Euh s'il a il a dégagé un élément euh qui euh procédait strictement de son impression personnelle et non pas de la définition de du droit international en la matière. Donc là, c'est de la légèreté, de la l'inconsistance qui est infin euh brouille le débat public et euh illustre parfaitement euh fait qu'un certain nombre de responsables politiques ne sont pas fiables dans leur positionnement, aussi noble soit-il.
Je rappelle que Raphaël Gman est entré dans la reine politique euh à un double titre, l'Union de la gauche. Premièrement, je vous laisserai constater ce qu'il en est en la matière désormais. et deuxièmement la défense des des droits de l'homme.
Donc là, il y a de mon point de vue euh un double retournement euh qui et c'est pas son cas qui m'intéresse, mais qui sape la croyance des citoyens dans les responsables politiques et dans leurs paroles publiques. Donc la défiance citoyenne qui nourrit la crise démocratique en particulier en France, elle ne tombe pas du ciel, elle est pas irrationnelle, elle est elle procède d'éléments objectifs comme Linus cet exemple. H alors vous vous avez parlé de d'impression d'impression que il tirait des conclusions d'après des impressions.
On va on va en reparler très rapidement. Et c'est parti pour le dernier flop. C'est le flop sousant advitam.
C'est ça concerne Françoise Degou qui ment une nouvelle fois et qui n'a jamais souligné. Alors, elle va faire un un tweet pour expliquer que le méchant Mamdani, donc le maire de de New York a a prêté serment sur le Coran parce que accessoirement il est musulman, hein. Mais jamais évidemment elle ne s'est prononcée sur le fait qu'on le fasse sur la Bible au cours des derniers siècles aux États-Unis.
Donc euh là, elle va uniquement, je suis allé vérifier, elle n'a elle ne s'est jamais jamais prononcé sur la Bible. Par contre, quand c'est quelqu'un qui ressemble à un Arabes, un arabes d'apparence euh euh comme dirait euh euh Pascal Boniface, je ne voilà je me demande où elle veut en venir. Je vous laisse lire euh ce message qu'elle a qu'elle a posté.
Prêter serment sur le Coran est aussi déplacé, ah bon, je pas s'est déplacé à mes yeux que de prêter serment sur la Bible. Je rappelle qu'elle ne s'est jamais prononcé sur la Bible comme le font les présidents américains. C'est malaisant dans les deux cas.
L'église chez elle, l'État chez lui, disait Hugo. On appelle carrément à Victor Hugo. Rien n'a ajouté.
Donc elle pose la photo évidemment de Mamie en train de prêter serment de Je ne alors je je le redis, je ne comprends pas le sens profond si tentez qu'il y en ait un. Le sens profond de de à quoi veut-elle en arriver ? Elle a été, je le précise par transparence, elle a été ici chroniqueuse pendant pendant quelques temps, je crois, pendant de 2 ans et quelques.
Je avec la mort des dinosaures et le triangle des Bermudes, ça restera un mystère pour moi. Mais elle a totalement vrillé, notamment après le 7 octobre. Euh elle ne fait plus partie des chroniqueuses et des chroniqueurs du média, je le précise, parce que la question revient de manière assez assez régulière quand on on parle de Françoise Degou, même quand on en parle pas d'ailleurs, quand elle essaie de faire parler d'elle.
Maintenant, les chroniqueuses sur Sud Radio avec des gens qui flirtent avec le complotisme. Enfin bref, elle est à sa place pour le coup. C'est c'est l'affaire Maman, c'est quand même extraordinaire.
Je on arrive quasiment à le faire passer pour un arabe alors que le mec il est pas du tout il a aucune origine autre que que les siennes qui sont à la fois asiatique et africaine et et là on a l'impression que parce que alors je crois que c'était un c'était un super reportage de frontière qui avait qui avait produit un un tweet à la con ils expliquaient c'était assez drôle ils expliquaient que la preuve qu'il est islamiste, que c'est un frèiste que c'était un proche des frères musulmans, c'est que 20 % de son staff, enfin de son staff, 20 % des haut cadres de la ville de New York ont été nommés après son arrivée sont pro proestiniens et que donc ça sous-entendrait que alors en fait ils n'ont pas compris, ils sont ils sont enfin ils ont pas non plus le le le gaz à tous les étages mais ils ont pas compris qu'en disant 20 % de gens qui sont pro palestiniens signifie que 80 % donc l'écrasante majorité justement ne sont pas et si ça avait été le cas de soutien à des frèistes ou à je ne sais qui mamani aurait nommé 80 % de gens proches soit du milieu musulman, soit du de des Palestiniens, enfin, je ne sais pas. Et donc, il y a toujours ce trucl et c'est ce que fait Françoise Degouis. Pardon, je vais pas être trop long, mais c'est ce que fait Françoise de Goou, c'estàd que même Danier, on le raccroche comme l'ont fait les gens de Franc Hirur et compagnie là, Entoven, Forest et tout ça, on le raccroche comme il est pas vraiment arabe, on le raccroche aux frères musulmans pour pouvoir le disqualifier.
Et est-ce que c'est quelque chose qui vous apparaît comme problématique évident ou pas ? Non, c'est c'est significatif. C'est significatif d'une présemption de dangerosité qui est qui est rattaché à toute figure arabe arabe ou musulmane dans la vie publique occidentale parce que c'est pas propre aux États-Unis.
Si on avait le même phénomène en France, naturellement qu'on aurait assisté au même traitement politique et médiatique. Mais ça reste problématique, c'est significatif mais c'est pas une manière pour moi de de fémiser la chose. C'est tellement euh ahurissant par certains aspects que c'est ça devrait susciter une réaction à un moment donné presque un sursaut moral qui n'a pas lieu. qui n'a pas lieu parce que finalement cette obsession et cette présomption de dangerosité pour toute figure araboom-musulmane, elle est ancrée, profondément ancrée.
Elle est nourrie par une actualité qui nourrit l'angoisse de chacun, une actualité qui va de des attentats terroriste jus jusque un sentiment d'insécurité de certains qui est associé précisément à ces figure arabusulmane mais qu'on doit en vérité inscrire dans une histoire plus large puisque finalement lorsqu'on prête attention à la construction narrative autour de cette figure arabo-musulmane, on voit bien qu'elle nous renvoie à un passé colonial qui ne passe pas, qui ne passe toujours pas, qui continue à construire l'imaginaire collectif, les inconscients individuels et c'est la réalité, elle est là. La nouveauté relative par rapport à je dirais au toute dernière décennies, je dirais c'est la normalisation de ces fantasmes, y compris dans le débat public, sur des chaînes mainstream dans la bouche d'éditorialistes reconnus par leur père et cetera. Elle est là, c'est la nor c'est par là que la normalisation de l'extrême droite partisane à travers le RN mais aussi reconquête hein Eric Zemour continue à être invité sur les plateaux comme si rien de rien n'était c'est comme s'il n'avait pas été condamné à plusieurs reprises de pour incitation la haine raciale et autres euh tout cela se prolonge par une normalisation de leur propre discours en réalité donc mais en même temps au-delà de la séquence présente tout cela plonge euh ses racines dans une histoire profonde qui fait que c'est particulièrement complexe, difficile à déconstruire, à remettre en cause.
Moi ce qui me rend enfin ce que je trouve spectaculaire, c'est d'avoir l'impression d'avoir affaire à des gens qui n'ont pas conscience de d'où vient leur discours. Ah, ça c'est une bonne question. Je sais pas si pens Oui, déjà faut dire qu'il pensent dire enfin qu'il développe une analyse objective.
Si on interroge notamment un certain nombre de journalistes qui ont décliné le portrait de Mamdani à l'image de ce que vous avez rappelé, à savoir finalement un un portrait biaisé et avec une vraie pesanteur quasi raciste euh pour du moins islamophobe. Derrière ce sentiment de délivrer une analyse objective, il y a en vérité une pesanteur qui qui s'explique par une construction mentale, un inconscient travaillé par un passé colonial qui reste profondément ancré. Donc c'est de l'immatériel, donc c'est difficile et en même temps, il y a une part de matériel, de physique.
Pourquoi ? parce que ça a été rappelé notamment par un certain nombre d'historiens dont Benjamin Mora récemment qui soulignait à juste titre qu'un certain nombre qu'un certain nombre de responsables politiques actuels en France qui siège à l'Assemblée nationale certains même au gouvernement sont les enfants sont le produit de cette histoire coloniale. je pense à des responsables politiques euh soit pied noir, soit enfant de l'OS et cetera ou dont les parents ont été des responsables de l'AS.
Donc c'est un passé tellement ancré dans notre présent qu'il participe largement euh à l'explication de ce type de discours qui semble enfin qui essaie de donner l'apparence de l'objectivité mais qui en réalité procède d'une subjectivité euh teintée à la fois d'un regard racialiste islamophobe et qui crée un climat euh fort nausé à bon. Merci beaucoup Bélier Nabli. Nous allons maintenant passer au microscope.
Alors pour ce microscope, nous recevons Oh bah Bir Nabli, il est déjà là. B Nabli, vous avez édité donc je rappelle que vous êtes professeur de droit essayiste. Vous avez édité l'état de droit dans la collection que sais-je ?
Alors je je l'avais déjà présenté brièvement. On va on va en parler un peu plus précisément. C'est la moine des choses.
Euh je redis que ça m'a plongé quelques années en arrière parce que je ne savais pas que la cette belle collection, cette très belle collection que sais-je existait toujours. Donc ça m'a renvoyé à des années lointaines. Euh et vous l'avez publié il y a quelques mois déjà.
Euh j'ai envie de dire vous avez presque eu luné par rapport enfin au regard de l'actualité. Est-ce que c'est une quelque chose que vous sentez comme intemporel ou est-ce que vous imaginez qu'il allait alors pas pas l'affaire vénézuélienne mais enfin qui que ça allait alimenter peut-être des des des pages d'histoire à venir dans un futur très proche ? Non, c'est un c'est un sujet vraiment qui est au cœur de la séquence historique que l'on vit les uns les autres.
Hm hm. Euh on l'a dit précédemment, cette séquence historique, elle est marquée par une perte de des boussoles de nos boussoles en tant que démocrate. On a parmi les des gens qui se revendiquent démocrates, bah certains qui finalement cèdent finalement à des valeurs autoritaristes, enfin racistes et autres.
Et donc une paire de boussoles euh cette paire de boussole était elle est incarnée notamment dans le rapport qu'on a au droit. Euh qu'est-ce que je veux dire par là ? L'idée d'état de droit, qu'est-ce que ça signifie ?
Ça signifie que l'État euh le pouvoir de l'État, sa puissance doit être limitée par le respect du droit. Hm hm. OK.
Euh après, le concept, il ne se limite pas à cela. Le principe est intéressant, mais l'enjeu, il est dans qu'est-ce qu'on met dans le droit. Hm hm.
Vous avez des droits au sein de certains États qui ne sont pas libéraux, c'est qui ne reconnaissent pas des droits et libertés des individus. Donc, vous avez des états autoritaires qui vont vous dire "Oui, mais nous aussi nous sommes des états de droit en dépit du fait que nos nos droits nationaux ne respectent pas les droits et libertés." Donc l'enjeu, c'est de savoir qu'est-ce que chaque État, qu'est-ce que chaque pays met dans son corpus juridique, dans son droit national.
Dans le cas de la France, il y a eu la déclaration 1789 qui a été insérée dans notre constitution, on en prend plus depuis 58. Et c'est en ce sens que notre état de droit protège les droits et libertés tel que consacré par la déclaration de 1789 et par d'autres sources alors constitutionnelles voire internationales et européennes et qui fait que notre état de droit a priori est libéral au sens de il garantit nos droits à liberté. L'enjeu aujourd'hui pour la France comme pour les autres démocraties, c'est de savoir c'est finalement si l'on va garder cet attachement à la protection des droits et libertés par le pouvoir lui-même.
C'est ça qui est en train d'être testé par les différents pouvoirs politiques plus ou moins illibéraux qui se manifestent à des degrés différents dans les différentes démocraties. aux États-Unis, c'est euh comment dire c'est manifeste, c'est un conflit euh notamment entre le pouvoir fédéral, pouvoir exécutif de l'administration Trump et de l'autre les juges fédéraux. Et d'une certaine manière les juges fédéraux sont pratiquement les derniers remparts avant une forme de basculement de la nature même du régime américain.
Sachant que et ça c'est très important par ça nous renvoie à notre propre situation. Sachant que ce qui a incarné traditionnellement Hm hm. le 4e pouvoir, à savoir les journalistes en général et les médias en particulier, ce 4e pouvoir qui était en fait un contrepouvoir n'est pas forcément la hauteur de sa fonction démocratique.
On va on va y venir très rapidement. Et donc c'est ça l'état de droit, c'est pas simplement un concept juridique. Euh être en mesure d'analyser l'état de l'état de droit dans un pays, c'est une manière aussi de mesurer la qualité de sa vie démocratique.
Alors ce que ce qui est très important dans ce que vous dites, c'est que on mesure, si je comprends bien que l'état de droit, la notion d'état de droit n'est pas universel. Euh tous les états de droit n'ont pas la même qualité dans la mesure où certes si on s'en tient une définition à minima de l'état de droit, c'est quoi la définition à minima ? C'est le fait qu'il existe des normes juridiques, des règles juridiques hiérarchisées et qui sont garanties par un juge.
Voilà. Donc on a un grand théoricien Hans Kelsen qui a défendu cette conception de l'état de droit. L'état de droit, c'est simplement le fait que il puisse exister un ensemble de normes juridiques hiérarchisées dont la garantie respecté par un juge.
Sauf que précisément sous l'influence de gens plus exigeants du point de vue libéral au sens politique du du terme libéralisme politique, on a voulu intégrer dans cette définition le fait que parmi les normes juridiques supérieures, donc la constitution en particulier, il puisse être garanti, protéger donc nos droits et libertés, ce qui a pu justifier infiné le développement de ce qu'on appelle la justice constitutionnelle, donc le contrôle de constitutionnalité des lois. Et pourquoi c'est très important ? Parce que dès lors qu'on a un mécanisme de contrôle de constitutionnalité des lois, ça signifie que une majorité au pouvoir, une majorité politique, bien que légitime du point de vue démocratique, lorsqu'elle adopte une loi, cette loi ne peut pas faire n'importe quoi.
Elle doit respecter notamment une norme juridique supérieure, la Constitution, qui contient qui protège nos droits et libertés. Et c'est en cela que il y a ce bruit de je dire ce bruit de couloir, ce bruit de fond h h chez des voquiers, chez des retaillot qui veulent chez le Pen aussi qui veulent refaçonner notre Constitution pour appauvrir sa substance, c'est-à-dire revenir sur certains droits, sur certaines libertés, remettre en cause aussi du même coup le principe même du contrôle de constitutionnalité des lois et donc infiné remettre en cause non pas l'état de droit en général, mais notre conception de l'état de droit, c'est-à-dire un état de droit libéral au sens de protecteur de nos droits de liberté. Euh voilà l'enjeu, voilà euh en quoi le destin des États-Unis comme le destin de la Hongrie dont on parle beaucoup parce que la Hongrie incarnerait la dérive illibérale des démocraties contemporaines en passant par la France parce qu'on n'échappe pas naturellement à cette dérive eu égard au prisme au paradigme enfin à la pesanteur notamment de la sécurité qui qui est désormais érigé comme première des libertés hein dans l'esprit du législateur ce qui ce qui tend à justifier quoi concrètement remise en cause d'un certain nombre de droits et libertés au nom de notre protection, au nom de la sécurité qui serait la première des liberté, un contresens, ce qui est surtout un slogan bien sûr qui a été consacré par l'extrême droite.
Il y a une affiche comme ça avec Jean-Marie Le Pen, la sécurité première de nos libertés, c'est un slogan qui s'est complètement normalisé dans le débat public. qui est là, on a une très belle illustration de la victoire idéologique la victoire dans la bataille culturelle de l'extrême droite en France. C'est le fait d'avoir passé d'avoir érigé ce slogan dont la philosophie renvoie au penseur Thomas Hops euh à l'avoir diffusé dans dans le débat public comme référence commune.
Voilà voilà l'enjeu de l'état de droit aujourd'hui en quoi le le destin même de de ce qu'on appelle la démocratie est lié à cette idée suivant laquelle le pouvoir politique doit voir sa sa puissance limitée par le respect du droit. Mais attention, pas n'importe quel droit, un droit protecteur des droits et libertés. Et j'en profite parce que on peut passer pour un dou naïf souvent lorsqu'on défend soit l'état de droit, soit même le droit international.
Naturellement le droit tel qui s'applique, ce qu'on appelle le droit positif peut voir doit pouvoir être critiqué. On ne doit pas être satisfait par nature instinctivement spontanément. mécaniquement par l'état du droit, on doit garder notre regard critique euh pour l'améliorer justement dans un sens qui subjectif.
Oui. L'état du droit n'est pas l'état de droit. Exactement.
Ex alors il y a cet aspect mais les deux sont liés. Attention les deux sont liés. Mais tout ça pour dire que défendre le fait, ce que j'essaie de défendre dans le débat public, savoir défendre le fait que le droit est une référence dans notre doit participer à la à la définition de cette boussole morale d'une certaine manière dans le débat public.
C'est pas une manière de sacraliser le droit parce qu'il faut le rappeler et on le sait tous, le droit est d'abord et avant tout c'est pas quelque chose qui tombe du ciel. C'est pas quelque chose qui est bon par nature. C'est le produit d'un rapport de force.
C'est le produit d'un rapport d'intérêt. Donc on peut se retrouver avec un avec un droit inique. On peut se retrouver dans un pays où le droit qui est applicable est profondément injuste.
Donc on doit garder notre raison critique. On doit être garder notre capacité à contester le droit tel qu'il existe. H Et donc l'état de droit lui-même peut et peut-être être discuté voire contesté.
Euh là où personnellement je justement je je défends le droit comme référent de nos raisonnements en tant que démocrate, c'est le droit international. Je considère que effectivement que le droit international tel qu'il existe, c'est-à-dire fondamentalement tel qu'il a été érigé après la 2e guerre mondiale à travers deux textes de référence, la charte des Nations- Unies, hm hm d' d'une part et la déclaration universelle des droits de l'homme. D'autre part, euh le droit international donc qu'on qualifie de de libéral euh me satisfait.
Il pose des principes fondamentaux auxquels j'adhère. Principe de souveraineté des États et donc d'égalité des États. Euh non recours à la force, interdiction du non euh du recours à la force pour régler nos pour régler les différents états, sauf exception légitime défense qui elle-même n'est pas absolue.
Je vais pas revenir sur le débat autour de la réaction israélienne poste 7 octobre. Et 3è aspect important, à savoir la reconnaissance, y compris au niveau international de droits et libertés à l'endroit des individus qui sont susceptibles d'opposer ces droits et libertés aux États eux-mêmes euh avec le développement en fond en toile de fond de juridiction internationale, la Cour internationale de justice pour régler les différents entre États et la Cour pénale internationale qui est susceptible de mettre en en accusation des chefs d'état ou des chefs militaires eu égard la la commission de de crimes internationaux. Tout ça pour dire que ce droit international tel qu'il a tel qu'il est né, tel qu'il s'est développé depuis 45 reflète des valeurs auxquelles personnellement j'adhère.
Et c'est en cela que je défends l'idée de le placer au cœur de nos de notre représentation des relations internationales. Parce que si on neutralise le droit international en considérant que c'est juste de la théorie ou juste des quelque chose de purement moral, qu'est-ce qui reste ? Bah la loi du plus fort, la loi de la jungle et surtout l'absence de langage commun, de termes commun.
Et finalement celui qui garde le dernier mot, bah c'est tout simplement le le le plus fort. C'est ce qu'a compris à la fois Vladimir Poutine dans sa confrontation avec l'Ukraine et surtout aujourd'hui le président Trump, président américain qui précisément a compris tout l'intérêt de ne jamais invoquer le droit international pour mieux légitimer, justifier le rapport de force parce que il a acté le statut de première puissance mondiale des États-Unis que pour lui de en fait Trump ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'il considère que il y avait quelque chose de frustrant dans le fait d'être la première puissance mondiale sans pouvoir traduire en acte ce rapport de force favorable. C'est ça qui le il comprenait pas parce que lui c'est un businessman qui justement déduisait mécaniquement dans les négociations commerciales un rapport de France en en acte.
Et là il en fait il comprenait pas qu'en tant que chef de la première puissance mondiale, il ne pouvait pas pour autant pour autant imposer sa volonté. Et donc là, son deuxème mandat est beaucoup plus radical que son premier mandat parce qu'il a décidé en fait de passer outre toute contrainte, toute limite dès lors que en tant que première puissance mondiale, il était légitime de son point de vue à imposer sa propre volonté et et qu'il avait pourtant dénoncé au moment de notamment l'invasion de l'Irak en 2000 en 2003. Euh euh alors je je vais alors le le retourne, je vais euh euh vous juste pour rebondir sur ce que vous venez de dire, je vais vous montrer un extrait.
Hm hm. C'est l'intervention d'un journaliste qui s'appelle alors qui a du Figaro qui s'appelle Arthur Arthur Berda et il va de manière absolument époustoufflante parler de la de la question il va partir de la question évidemment de du Venezuela et il va en venir à expliquer que les filles parce qu'il faut toujours raccrocher les filles he sinon ça ça pas d'intérêt. Il va expliquer sur BFM TV, on n'est pas sur ces news hein.
Il va expliquer euh que LFI minimise la révolte du peuple iranien dans un premier temps. ce qui est pas le cas. Euh euh ils ont été très clairs sur ça sur ça d'après les messages que j'ai pu voir de la part des cadres de ce parti et puis enfin de ce mouvement et puis en fait il va expliquer que si soi-disant les cadres LFI ont minimisé leur soutien au peuple iranien sous-entendu ils soutiennent les molas euh c'est parce que rebelotte il ne souhaiterait pas déplaire aux Arabes de banlieu qui sont naturellement antisémites et donc soutient des mola.
Et alors il le dit pas comme ça Berd parce qu'il a pas le courage de le faire. Il y avait un il y avait un confrère à lui là de bah de BFM qui avait dit euh qui avait accusé Villepin d'être antisémite et il avait dit euh euh les il s'est excusé après mais il avait dit que ces propos-là, les propos de Villepin concernant je crois que c'est les acteurs américains qui ont causé pas trop se prendre position par rapport à ce qui se passait au Moyen-Orient. Euh il avait dit que c'était un propos antisémite et il avait dit si on avait entendu ça de la part d'un petit arabe de banlieu ce c'est ce c'était normal de la part de Villepin c'est quand même problématique.
Et donc il est revenu en arrière, il a il a fait machine arrière. lui n'a même pas ce courage, le le le petit B n'a même pas le courage de citer les gens et il va surtout employer et c'est pour ça que je voulais juste vous le faire écouter, il va surtout employer un terme qui est celui qu'il est journaliste au Figaro, celui de droit de l'omiste, c'est-à-dire un terme complètement emprunté à l'extrême droite de l'extrême droite. Je rappelle que le terme droit de l'omiste ou droit de l'homisme signifie qu'on use et qu'on abuse des droits de l'homme pour pour transformer la société en un truc où débarquerait tous les tous les migrants de la terre que il y aurait plus de d' espèce de truc on va fumer des pétards et je ne sais quoi d'autre.
Et donc ça c'est un journaliste sur BFM TV qui va tenir ses propos. Je vous laisse écouter. Embryon de révolution qui devrait normalement réjouir les droits de l'omistes de tous horizons mais pas les mélanchonnistes qui décidément ne sont jamais à une contradiction prêt.
Non, pour éviter de se mettre à dos, la clientèle électorale durement conquise ces deux dernières années à grand renfort de communautarisme, les insoumis ont décidé de minimiser la révolte perse et de n'y voir qu'un mouvement contre la vie chère. Il faudrait presque se pincer. Oui, je voudrais juste revenir sur l'expression que vous avez évoqué un droit de droit de le miste.
Elle symbolise parfaitement cette expression. Encore une fois, cette diffusion du langage, des mots, des représentations de l'extrême droite mais dans une dans une dynamique de normalisation. Euh lorsque vous rappelez qu'elle est issue de la droite de l'extrême droite, en vérité, elle est utilisée, elle est y compris maintenant chez certaines figures de la gauche ou se disant de gauche, on va dire hein, pour décrédibiliser, décrédibiliser, disqualifier euh toute personne qui tout simplement rappellerait ou revendiquerait des droits et des libertés.
D'ailleurs même Vals, alors premier ministre de François Hollande se référait à cette expression pour la pour disqualifier la frange de la gauche qui lui faisait front. Donc euh c'est une c'est une expression vraiment significative de la diffusion de la matrice idéologique de l'extrême droite et euh ce qui était euh ce qui incarnait euh un progrès, à savoir la défense des droits de l'homme est devenu presque une insulte, une injure dans le débat public. Euh tout simplement parce que ça traduit une acceptation, une résignation face à un imaginaire qui pour le coup est issu de l'extrême droite.
Hm. Je vous renvoie vers la tribune euh parue je crois il y a il y a de 2 3 ans maintenant. Euh la tribune parue dans dans l'humanité en soutien à la à la LDH au moment où elle a été sévèrement attaquée notamment sur ses subventions et sur cette base là.
Exactement. C'était quelque chose qui s'apparentait. Il y a donc c'est une illministration par extension d'une inversion des valeurs.
Absolument. Ouais, tout à fait. Comme respeceer le droit international serait serait prendre partie ou fait et cause pour un camp entre guillemets plutôt que l'autre.
Je alors je le je disais le retourne mais je ne peux pas. Nous sommes mardi. Hier soir, vous étiez cher Bellir invité sur France info donc vous l'aviez précisé tout à l'heure et il s'est passé quelque chose d'assez exceptionnel puisque Gilles Brnstein qu'on a enfin que j'ai peut ici épingler à plusieurs reprises pour des parties prix qui me semblaient complètement déplacé notamment face à Rim Hassan sur les questions moyen-orientales où je pense qu'il franchit les bornes.
Enfin son jeune de mot. Je pense que Bordstein franchit franchit les bornes sur ces questions là. Et là ça va être sur la question du Venezuela.
Il va tenir face à vous. Alors je précise que avant la séquence qu'on va voir, vous avez tenu un long discours enfin argumenté posé ne ne s'appuyant que sur le droit international et voilà ce que va répondre Gilles Bornstein. J'avoue que même le connaissant, j'ai été un peu scotché.
Je vous laisse écouter. Sur la scène internationale. Trouve tout cela assez théorique finalement.
Absolument pas. Laissez-moi développer. D'accord.
Je comprends que le droit international doit être une boussole. Mais à un moment, il faut parler des peuples. Si ne pas respecter le droit international permet justement de minorer l'importance de la loi du plus fort, alors la question est posée.
Vous avez dit ce qui se joue, c'est un rapport au droit, mais ce qui se joue aussi, c'est l'intérêt du peuple vénézuélien. Et si effectivement cet acte qui n'a pas respecté le droit international, évidemment on n'y est pas, permet des élections libres et permet que finalement ça ait mieux pour le peuple vénézuelen, alors la question est posée. J'ai un autre exemple.
Non, non, mais là vous portez atteinte à la souveraineté des Vénézuezuéliens. C'est pas au aux États-Unis d'intervenir pour régler un conflit interne. Ce n'est pas aux États-Unis d'intervenir théoriquement.
Après, il faut voir le résultat théoriquement bien sûr. Après, il faut voir le résultat et ce qu'il en adviendra pour le peuple vénézuélien ne peut pas être complètement évacué. Laissez-moi terminer, ne peut pas être complètement évacué du débat.
On a eu le même débat au moment de l'intervention américaine à Teran. Alors effectivement les bombardements en Irak, non là je parle de la terre. Les bombardements américains suite à ceux d'Israël, les bombardements américains contre les installations nucléaires étaient à l'inverse venait à l'encontre du droit international.
Mais le monde est-il plus sûr avec un Iran qui a un arsenal nucléaire dégradé quitte à ce que le droit internation Je me rappelle sur ce plateau, vous avez dit cette intervention ces bombardements me choquent parce qu'il ne respecte pas le droit international. Certes, ça ne respecte vous changez de registre mais dans un premier temps, vous parlez du respect du peuple et après vous parlez du d'un monde plus sûr. On n'est plus dans le même reg le le le bien-être des peuples et la sur Mais je n'ai pas je n'ai pas la prétention de je ne suis pas un universitaire, je voilà, je vous dis ce que je ressens en tant que citoyen.
Si le monde si après cette intervention en Iran par exemple, si le monde est moins dangereux, et bien je m'accommode je m'accommode du fait que le droit international n'ait pas été respecté. Si à la fin des fins le peuple vénézuélien y trouve son compte, je crois que je m'accommoderai du fait que Donald Trump n'it pas respecté le droit international. Donc il n'y a cohérence journalistiquement.
Alors ce qui est exceptionnel c'est que il va expliquer qu'il y a une géométrie variable, une appréciation qu'en gros on peut s'asseoir sur le sur le droit si dans sur la base de la fin justifie les moyens si ça profite au aux citoyens vénézuéliens. euh vous allez lui revenir à la charge en lui expliquant que c'est pas aux États-Unis de de décider de l'autodétermination, par définition, euh d'un peuple, en l'occurrence les Vénézuezuéliens, il va revenir à la charge en disant que ça ça le dérangerait pas du tout de s'affranchir du droit international si c'est pour que ça aille mieux. Mais alors, on a envie de dire comment quoi mieux comme en Irak, comme en Syrie, comme en Libye.
Enfin, c'est on a quand même quelques exemples. Et d'ailleurs, vous dites à un moment vous parlez de l'Irak. il parlait de l'Afghanistan mais sauf que bah quand on a en tête l'Irak, on imagine bien que c'est pas la solution la solution miracle.
Et puis dernier argument, alors ça m'a sillé dernier argument, il va dire je je ne suis pas universitaire et je m'exprime comme un citoyen donnant mes impressions. C'est pas son travail. Les journalistes a priori devraient s'appuyer sur quelques éléments.
Comment vous avez vécu cette séquence ? comme une séquence significative de d'une séquence plus large, la séquence historique dont je parle de dont nous parlons depuis le début de l'émission. Savoir qu'on est entré dans une dans un nouveau cycle de notre histoire contemporaine euh qui conjugue à la fois euh perte de quelconque boussole, remise en cause de ce qui constitue les référents du débat démocratique, notamment le respect du droit, qu'il soit dans l'ordre interne ou dans l'ordre international.
Euh alors là, ce que je trouve plus intéressant que la mise en avant d'une forme de subjectivité qui est dangereuse en soi parce que sinon on parle plus la même langue. Au-delà de la subjectivité qui met en avant, c'est au nom de d'un certain pragmatisme. Il faudrait accepter la loi du plus fort parce qu'il serait faire montre d'un d'une forme de pragmatisme.
Sauf qu'en fait c'est un piège que d'accepter ce type de raisonnement. Pourquoi ? Parce que aujourd'hui ce pragmatisme, il vous s ou il peut vous satisfaire de l'ors que ça bat sur ça bat sur l'un de vos adversaires ou ennemis politiques. cette cette force en l'occurrence Maduro H mais il y a le risque d'un que cette force se retourne contre vous dans la mesure où nous français nous représentons que qu'une puissance moyenne parce que nous européens paisons peu face à la puissance américaine.
Donc si on accepte en tant qu'européen ou en tant que français la loi du plus fort par pragmatisme, cette forme de cynisme, pragmatisme affiché, cette forme de cynisme en fait, elle risque tout simplement de se retourner contre nous. Et là, lorsque il y aura un moment, en fait, le basculement, il est très simple, c'est si les États-Unis décident d'imposer, de traduire en acte leur volonté de s'accaparer le Grandlande, qu'est-ce qu'on aura comme contreargument ? Hm.
On respecte ou pas le droit international en l'occurrence ? Ah oui laou par pragmatisme, ils sont plus ils sont plus forts. Doit-on se plier à leur volonté ils diront qu'il y a pas de dictateur au Groenlande et que c'est pas le même qu'à l'école et ainsi de suite.
Non mais surtout euh c'est un faux pragmatisme que d'essayer de se plier à la loi du plus fort. C'est une c'est surtout du cynisme mais un cynisme qui qui a le enfin qui revit le risque de de s'abattre à un moment donné contre nous-mêmes européens français ou autres. Merci infiniment.
Je je rappelle Bernabli l'état de droit inédit et que sais-je ? Je vous invite vraiment à à le lire. En plus, il se lit assez facilement et puis on peut le reprendre de manière assez régulière et récurrente lorsqu'on a un doute et j'aimerais bien que mes confrères et mes consœurs aient parfois des doutes sur ce qu'il raconte notamment face à vous.
Je vous remercie donc infiniment. On va rapidement passer au coup de cœur et puis et puis après je rendrai l'antenne promis juré. Le coup de cœur de la semaine va aller à Jean-Michel SC qui est un photographe de presse que j'ai connu il y a enfin que je connais depuis un petit moment que j'ai connu quand je travaille à Libération qui est excessivement talentueux et il va euh alors le vernissage a lieu le 9 janvier à partir de 19h.
Il va donc inaugurer une exposition à la galerie Impression avec un S qui se trouve 17 rue Mélet Mes Lay. C'est dans le 3e arrondissement de Paris Métro République et donc l'exposition va avoir lieu elle du 7 janvier au 7 février. Évidemment, je vous y invite et je rappelle, le vernissage a lieu ce vendredi 9 janvier à partir de 19h.
Merci infiniment à toutes et à tous. encore tous mes vœux pour cette nouvelle année. Merci d'avoir suivi cette émission et je vous dis à la semaine prochaine.
M.
Bruno Retailleau