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InterviewLes Écologistes (sur YouTube)· 10 juin 2026 19 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & familleÉducation & recherche

Pour Marine Tondelier, "Gérald Darmanin aurait dû présenter sa démission pour Lyhanna" (BFM)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonsoir Marine Tondelier, merci d'être là. Vous parlez de l'affaire Lyhanna et de la protection des enfants.

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Vous évoquez un continuum de maltraitance envers les enfants et les femmes. Pouvez-vous préciser ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Vous critiquez la réponse politique à l'affaire Lyhanna. Pourquoi ?

  • 4:46RelanceRéponse directe

    Vous parlez de dysfonctionnements policiers. Quels exemples concrets ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Vous mentionnez un lien entre patriarcat et traitement des victimes. Pouvez-vous l'expliquer ?

  • 7:57RelanceRéponse directe

    Gérald Darmanin aurait dû démissionner selon vous. Pourquoi cette position ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonsoir Marine Tonelier, merci d'être [musique] d'être là. Je rebandis sur ce que disait à l'instant Bruno Rotaillot. Euh vous chez les verts, c'est la culture de l'excuse de l'excuse sociale. Voilà ce que disait Bruno Rotaillot à l'instant. Moi, écoutez, je suis venu pour parler des enfants et de comment on les protège dans cette société parce que en réalité cette affaire Liana est terrible. C'est l'injustice de trop. Moi, je pense très fort ce soir à ses parents, à sa famille et en réalité à toutes celles et ceux chez qui cette histoire ce qu'il voit à la télé réveille des choses des des choses dont ils ont parlé pour lesquelles justice n'a pas été faite. Des choses dont ils n'ont peut-être jamais su parler, des parents qui s'en veulent pour leurs enfants. Ça réveille beaucoup de

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souvenirs traumatiques à tout le monde. Mais la réalité c'est que les enfants ne sont pas protégés dans cette société. Pas que sur le plan pénal. Ils ne sont pas protégés parce qu'on ne les forme pas à l'école à ces sujets. Ils ne sont pas protégés parce qu'ils sont aujourd'hui euh beaucoup dans la pauvreté, mal logés, mal nourri avec des enfants qui ne mangent pas à leur fin. Ils ne sont pas protégés parce que la santé mentale est un vrai sujet chez les jeunes. Ils sont maintenant y compris euh exclus des wagons de de train. La dernière fois qu'on avait parlé des enfants dans notre société, c'était pour dire qu'on allait faire des wagons SNCF où il serait interdit. Vous voyez, il y a il y a quand même un continuum du fait que les enfants et les femmes en réalité,

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il y a un continuum sur le fait que notre société ne traite pas bien les enfants, ne traite pas bien les femmes, ne les considère pas à l'école. L'autre, il y a vraiment un contexte patriarcal et peut-être que ça fera rire certains, moi ça ne me fait pas rire parce que c'est pas une question de posture, d'idéologie ce que je vous dis, c'est une réalité. Ce sont des faits qui ont des conséquences graves, parfois très graves. Mais le discours que l'on vient d'entendre, c'est un discours de toujours plus de fermeté. de peine plus longues, peine plus lourdes ou peine plus systématique euh de peine définitive que l'on vient d'entendre. Pour vous, ce chemin là que vient d'écrire, c'est pas le bon pour protéger les enfants précieux. Mais il ne vous échatera pas que la différence entre

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Bruno Retaillot ou monsieur Darmanin et moi, c'est que c'est eux qui ont été responsabilités et ils le sont depuis 10 ans. Depuis 10 ans. Et donc depuis 10 ans parce qu'il y a eu mis parce que la parole s'est libérée parce que des femmes et des enfants ont eu le courage de parler et d'en entraîner d'autres dans les sillages. Il y a eu beaucoup plus de plaintes sur les viols. On est passé de 17000 plaintes à 50000 pratiquement x 3. Mais le nombre de condamnation lui n'a pas augmenté parce que les moyens pour instruire n'ont pas augmenté parce que les magistrats et les enquêteurs le disent, ils sont démunis, n'arrivent pas à faire face et donc le signal qu'on envoie c'est est-ce que ça vaut la peine d'aller porter plainte ? Moi je le dis oui oui et reui. Mais

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j'étais en l'occurrence encore cet après-midi avec une amie qui me racontait le drame de sa fille. Sa fille qui en 2012 est violée par son prof de sport. Elle met 12 ans en parler à sa mère. C'est-à-dire que sa mère vit comme beaucoup de parents dans ce pays. La descente enfer d'avoir une fille qui premièrement développe une phobie scolaire, ne veut plus à l'école, qui va très mal, qui tombe dans l'addiction, qui fait des tentatives de suicide sans de savoir ce qui se passe et comment aider sa fille. 12 ans après, sa fille lui avoue ce viol auprès de son prof de sport. Elles vont voir France Victime qui leur explique avec beaucoup d'attention quelles sont les différentes possibilités. C'est une association qui vient en aide justement. Exactement. Et qui explique, elle m'a

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dit, ils ont été super. Donc qui explique à cette jeune femme que la maman ne sait pas trop comment aider, les possibilités qu'elle a ce qu'elle veut porter plainte. Sa maman se bat pendant des semaines, des mois pour qu'elle prenne la bonne décision pour l'accompagner. Elle prend rendez-vous comme France Victime lui avait conseillé de le faire appelé avant au commissariat comme ça il vous prévoit un rendez-vous, il vous accueille un peu à part, il font en sorte qu'il y ait une femme qui la reçoive. Elle arrive le jour avec beaucoup d'anxiété, vous l'imaginez. Et à l'accueil, elle elle dit au guitier, ben voilà, moi j'ai rendez-vous, je m'appelle comme ça, je viens pour déposer plainte pour un viol. Ils disent que vous pouvez répéter, il y a beaucoup de monde, c'est

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très bruyant et devant tout le monde, elle doit répéter en haussant la voix avec tout le monde qui entend dans une petite ville qu'elle vient déposer plainte pour viol qu'elle s'appelle Intel en a et plusieurs fois. Il dit "Votre rendez-vous n'est pas inscrit, il y a dû avoir une erreur donc bah on va trouver quelqu'un." Elle dit "Moi, je peux pas parler un je me sens pas capable d'en parler un homme, je voudrais une femme et je je suis pas sûre d'y arriver." Ils finissent au bout d'une demi-heure par trouver une femme qui n'a pas de bureau, donc qui va dans une sorte d'open space où des hommes passent tout au long de l'entretien. Et quand elle explique très douloureusement ce qui s'est passé et la dame finit évidemment par lui demander le nom de la personne, elle le dit "Est-ce que vous

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pouvez l'appeler ?" Elle dit "Je suis plus sûre de l'orthographe". Elle dit "Écoutez, pour être sûr, je vous sors." Elle avait ramené toutes ses pièces, elle sort le butin scolaire en disant "Voilà, c'est mon prof de sport, son nom est là." Réponse de de de la policière. Bah vous aviez des bonnes notes pour ton sport. Cette jeune fille s'est effondré, elle est repartie, elle n'a jamais porté plainte et et sa maman m'en parle encore tout à l'heure en disant "Je vis dans la peur per fermanente, je suis cette personne. Je suis cette personne. Tous les ans, je vois si elle encore d'alcissé et cetera. Je ne sais pas quoi faire. Ma pige, je pourrais plus la faire porter plainte. elle est traumatisée de ce qui s'est passé mais de sa réception par la police et et on

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voit bien c'est pas des responsabilités individuelles. Il y en a sûrement comme dans tous les métiers, le métier de journaliste et le métier politique aussi. Mais la question c'est comment on accueille ces victimes ? Comment on leur donne confiance dans le fait que sont bien accueillis ? On a développé des formations mais pas assez ça se voit. Et donc je pense que enfin moi en tout cas si vous voulez bien qu'on en parle, j'ai des propositions très précises à faire là-dessus qui seront utiles et qui ont fait leur preuv des des des comme ça des choses très fortes mais mais qui ne marchent pas dans les floqué euh cet effroyable euh raté et même le mot raté est faible enfin cette cette ce déshonneur face à une jeune fille à une jeune fille qui vient porter plainte

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au fond on pourrait dire le même mots on pourrait dire le même mot pour la maman de Rosan maman de Ros qui a fini par aller déposer plainte avec sa fille qui devant le silence des enquêteurs à tous les lundis parce que sa fille souffrait était frappé à la porte du commissariat au point qu'on lui a dit mais écoutez madame laissez-nous tranquille son cours et si vous continuez on vous on parlera de harcèlement avant de vous poser la question sur les les réponses une question quand même parce que depuis le début vous parlez beaucoup de la question des hommes et des femmes de la question du je crois que le mot que vous avez utilisé c'est virilisme c'est patriarcal et en même temps vous dites que la police policière, c'était une femme policière et en même temps on a ses

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chiffres 62 sur le même rapport les auteurs d'agression 99 % des viols sont commis par des hommes et la manière dont les policiers à propos des responsables politiques euh faisant donc j'imagine aussi un lien sur la façon dont ces questions-là sont traitées. Je vous pose la question 72 % des magistrats sont des magistrates, ce sont des femmes. La mère de Paris vous parl c'était une femme. J'ai bien vu que monsieur Truchotud, adepte de votre antenne, m'a répondu ça. Je vois pas le rapport en fait. Ango sous sa responsabilité en tant que maire de Paris, il y a eu le drame de est-ce que est-ce que le simple fait est-ce que c'est un problème parce qu'il y a trop d'hommes au pouvoir ou est-ce que est-ce que je vais vous dire ce qui est un problème, c'est que

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imaginez vous êtes une femme et sûrement que ça vous est comme beaucoup de femmes arrivé, vous avez vécu quelque chose de traumatique. Vous avez un président de la République qui euh à propos de par nous explique en gros que c'est un monstre sacré, que vous comprenez, il a peut-être fait des choses terribles mais il fait la fierté de la France. Donc vous comprenez que si votre agresseur est acteur et qu'il fait beaucoup d'entrées à ses films, c'est pas grave. Imaginez, vous êtes maquilleuse et en 2019 vous dénoncez ce que Patrick Bruel vous a fait soubir en 2019. On explique dans la presse he partout que vous êtes en gros en quête de notoriété et assoiffé d'argent que c'est ça que vous cherchez. Et c'est parce que 30 femmes finissent les uns entraînant la parole

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des autres et les unes entraînant la parole des autres parler que ce soir, des années après, après avoir fait tant de victimes, il est euh sur le point d'être mis en examen peut-être. Euh vous voyez, c'est ça a du sens. Et même la première dame qui elle explique que maintenant les femmes qui soutiennent d'autres femmes sont le mot est terrible des salones. C'est son expression et à aucun moment j'ai entendu s'en excuser. Non mais vous imaginez quand même qu'on a on a un petit problème. C'est ça l'image qui est renvoyée en permanence aux victimes, aux femmes et aux enfants dont la parole n'est pas écoutée dont la parole n'est pas respecté. Ma est une femme. Donc je veux dire vous avez euh Oui. Mais moi je vous parle des des victimes qui très essentiellement sont

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des femmes. Et donc ce [grognement] que je vois quand même c'est que au lieu de s'excuser ce qui en politique devrait être beaucoup plus courant que ça ne l'é monsieur Dormanin je l'ai pas en tendu dire. Moi, j'ai ces circulaires sous les yeux, on peut les montrer est-ce que c'était prioritaire ou pas. Je l'ai pas entendu se enfin se remettre en question. Il aurait dû démissionner. Il aurait peut-être que Macron aurait refusé sa démission en disant "Écoutez, j'ai besoin de lui à bord. Euh, c'est une responsabilité politique collective et mais mais il aurait dû au moins avoir cette dignité de dire écoutez je suis là depuis des années à l'intérieur parce que c'est y a pas que la justice qui a déconné Caliana, il y a aussi le côté police." Mais qu'est-ce que ça aurait changé ?

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Bah, excusez-moi, on se sentira un peu respecté parce que le problème c'est pas juste qu'il ne démissionne pas, c'est ce qu'il dit. C'est le le la vingue dictectte populaire qui lance comme monsieur Retaillot d'ailleurs sur les magistrats. D'ailleurs euh on voit bien dans ces parties-là, attendez, dans ces parties-là, moi j'ai bien compris maintenant, quand c'est pour n'importe quel cas, les magistrats sont euh pas assez durs et sont gauchistes, mais quand c'est pour juger Nicolas Sarkozi ou Marine Le Pen, là les magistrats sont beaucoup trop durs. C'estàd que la justice doit être dure avec tout le monde sauf avec eux-mêmes. Et l'exemplarité, ça compte en politique. Mais les magistrats aussi peuvent faire des erreurs. les gendarmes des erreurs et les journalistes et les politiques

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aussi. Et donc moi ce que je dis c'est que dans les autres pays d'Europe, je parle même pas de l'Union européenne, je parle des 44 pays du continent européen, la France en nombre de procureurs par habitant et 43e sur 44. Les magistrats sont quatre fois plus nombreux. Les procureurs sont quatre fois trois quatre fois plus nombreux dans les pays qui sont autour de nous. Et donc à l'impossible, nul n'est tenu. C'est comme si vous faisiez travailler en routier 3 jours de suite s'endormir et qu'à la première fois il passe la bande parce qu'il s'endort à moitié au volant, vous l'appeliez à sa responsabilité individuelle. C'est à un moment c'est intenable, on le sait. Ça fait des années qu'ils alertent. Monsieur Darmanin a eu sur son bureau et monsieur Retaillot aussi des rapports

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qui disaient que ça craquait, qu'il n'y arrivait pas. Donc d'abord les moyens, vous nous disiez à l'instant, il y a des solutions très concrètes à mettre en application. La première, quelle est-elle pour vous ? La mesure la plus urgente pour vous ? Bah pour moi, je je vais faire de chronologique. Premièrement, faut que les enfants comprennent ce qui leur arrivent. Vous voyez dans le périolaire, c'était c'est une autre histoire qu'en a mais la plupart des victimes, elles ont entre 3 et 4 ans. Pourquoi ? Parce que les agresseurs, ils savent qu'à cet âge-là, c'est plus difficile que les enfants ne sont pas sensibilisés. Nous, nous nous battons pour avoir des cours d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dès la maternelle. Non pas pour leur apprendre

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ce que certains projettent là-dessus et fantasme complètement, mais pour leur dire une chose simple. Ça c'est ton corps. Personne ne doit toucher leur expliquer. Je sais bien qu'il y a des gens qui disent "Oh là là maternelle". Bah oui, mais en fait, tant que vous ne le faites pas, les enfants, ils comprennent pas ce qui se passe. Et beaucoup de parents ne sont pas non plus formés. Alors, à chaque fois que j'en parle, j'ai des parents qui me disent "Merci, du coup, j'étais j'ai acheté le livre, c'est mon corps, je l'ai lu à mon enfant, c'est simple en fait quand on s'y met, mais j'aurais jamais osé si je vous avais pas entendu le dire." Donc je le dis et je le redis. Si on veut protéger les enfants, [grognement] il faut dans toutes les familles en parler.

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Ce livre, on devrait l'envoyer à toutes les familles en France, celui-là ou un autre. Et dans les familles qui ont elles-mêmes un problème avec le sujet, bah si on veut les toucher ces enfants, faut les former à l'école. Donc ça c'est en parler à tout âge de manière adaptée. Deuxièmement, c'est quand un acte survient donc normalement la personne du coup est consciente quel que soit son âge que c'était pas OK, il faut qu'il y ait des personnes de confiance à qui on parlait. Ça c'est très dur parce que des fois les parents ne sont pas une personne de confiance surtout quand les violences sont familiales parce que parfois la maîtresse n'est pas une personne de confiance si c'est arrivé à l'école. Donc il y a il y a des cas différents, ça c'est un sujet. Et puis ensuite vient

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le moment où là je parle des des enfants ou des femmes qui ont le courage d'aller porter plainte parce qu'aujourd'hui il faut beaucoup de courage pour le faire. Ben je suis désolée, on a un problème dans comment ça se passe en France. Le nombre de témoignages que je reçois tous les jours de personnes victimes de viol qui vont au commissariat qui sont mal reçus. Je parle de même la nuit même elles viennent de se faire violer qui sont mal reçues. On le elles font la queue des heures. Après on leur dit il faut aller à l'industrie de médec à l'industrie à l'institut de médecine légale. C'est c'est c'est un parcours du combattant. Moi, je veux qu'on s'inspire des exemples qui marchent. Je sors pas des des pollutions, des Je ne sors pas des propositions qui n'ont jamais fait

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leur preuve. Je vous sors des exemples qui marchent. En Belgique, il y a des centres de prise en charge des violences sexistes et sexuelles. La Belgique s'est engagée par une secrétaire d'État écologiste à ce qu'il y en ait un à 1 heure de chez vous. Chaque victime en Belgique en a un heure de chez elle. Il y en a 13 aujourd'hui. Ouvert 24h sur 24, 7 jours sur 7. Ces centres sont non pas dans des commissariats mais dans des hôpitaux. Vous arrivez dans cet hôpital, vous avez tout ce qu'il faut. Vous avez un des équipes pour les soins d'urgence. Si vous avez des lésions, si vous avez besoin de contraception d'urgence, si vous avez été violenté, vous êtes pris en charge médicalement en urgence. Puis vous pouvez si vous le souhaitez aller voir justement la médecine légale parce

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que on sait que dans les cas d'agression sexuelle, ils reçoivent beaucoup d'enfants ces centres. Si dans les 72 heures les prélèvements ADN notamment ne sont pas faits, vous ne pourrez jamais prouver ce que vous avancez et que les classements sans suite pour ça nombreux. ce momentl qu'il y avait eu avant la plainte de Rosa, une autre petite fille dans l'affaire avec Diana [raclement de gorge] qui avait porté plainte qui avait 7 ans et ça a été classé sans suite faute de preuve, faute de preuve. Donc là vous avez c'est un enfant parle qui rentre d'une garde chez son papa et qui est la maman parfois parfois elle le sait des années après mais parfois elle comprend tout de suite qu'est-ce que vous faites ? Bah là, vous allez à l'hôpital, vous avez les soins d'urgence,

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le le médico légal qui fait son travail, puis vous avez des psychologues, des équipe psychologue. Vous prenez soin des gens et les soins psychologiques pour les personnes victimes de violence, qu'elles soient qu'elles aient porté plainte ou pas, doivent être pris en charge gratuitement partout. Et puis vous avez une autre étape, c'est que vous pouvez porter plainte sur place avec des policiers formés, certains pour les adultes, certains pour les enfants. Tout est au même endroit et vous pouvez faire tout le parcours dans des lieux sécurisés, chaleureux, non anxiogène avec pas tout le monde qui se mélange et et vous vous croisez des auteurs de délit, des victimes de délit, de tout types de délit. Vous êtes pris en charge et c'est sécurisé. Tant qu'on ne sera

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pas capable de faire ça en France, on n'y arrivera pas. Et donc moi, je suis en train de programmer un déplacement dans les jours qui viennent en Belgique pour aller visiter un tel centre. Celles et ceux qui veulent venir avec moi, je les emmène. Euh une question aussi de ce que l'on fait des pédocriminels. Euh deux euh propositions qui sont euh avancées par les uns et par les autres. Euh l'exemple de la Grande-Bretagne, de la Pologne, des États-Unis où là pour le coup il y a une sorte de fichier public, plus ou moins public, faut aller demander mais pour savoir si quelqu'un qui est en relation avec notre enfant a déjà été condamné. Et la 2è question c'est la castration chimique. Est-ce que vous considérez que des pédocriminels qui ont purgé leurs peines peuvent se

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réintégrer dans la société ou est-ce qu'il faut mettre en place une castration chimique obligatoire ? Alors sur votre première question sur le le le fichage le fichage. Moi j'en discuté avec l'adjointe à la mairie de Paris, l'adjointe écologiste qui depuis les élections municipales est en charge des affaires scolaires qui récupèrent un dossier explosif qui est elle-même une jeune maman comme moi et qui toutes les semaines reçoit des témoignages à Cablon. Elle elle me dit aujourd'hui dans le périolaire, on peut maintenant solliciter les fichiers pour savoir si la personne a été condamné. Mais quelqu'un qui a fait l'objet de plusieurs contaminations et pour qui tout aurait été classé sans suite, nous ne le saurons jamais. Et par ailleurs du coup nous elle dit en fait on a des

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fichiers internes, qu'est-ce qu'on fait ? On demande, on appelle l'arrondissement d'à côté, il était chez toi, qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi il est parti ? Donc informellement, en se débrouillant et en bricolant, ils arrivent à arrêter des choses mais quand la personne vient d'un autre endroit, ils ne le savent pas. Donc ça c'est un vrai problème. Dans je discutais avec des gens qui gèrent des foyers pour la parce que vous savez que dans les foyers de l'aide sociale à l'enfance, un enfant sur deux de la est victime de violence sexuelle dans la famille d'accueil ou dans son parcours encore dans toute la chaîne de distanctionnement. Une petite fille a signalé avoir été victime de Jérôme Barella alors qu'elle été elle-même bien sûr mais c'était pas dans le foyer je

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pense c'était à son domicile comme les autres. Mais ce que me dit un un quelqu'un qui travaille dans ces centres, c'est que quand ils ont demandé ce qu'on appelle les certificats d'honorabilité, c'est-à-dire la preuve, il faut dire moi j'ai j'ai certificat, voilà, etth ben, ils ont demandé à tout le monde, il y en a 3500 qui ne l'ont jamais donné. Donc ça veut dire que des 3500 personnes qui travaillaient dans ces dans ces centres-là en fait n'ont pas été cherché parce qu'ils savaient qu'il ne l'auraient pas. Vous vous rendez compte quand même, est-ce que ces fichiers doivent être publics ? C'est-à-dire que en Grande-Bretagne, on en donnait l'exemple tout à l'heure, vous pouvez aller voilà, est-ce que ce fichier doit être public et ensuite est-ce qu'il faut une castration publ

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chimique ou est-ce que une fois que la perne est purgée, ils peuvent repartir dans la société. Alors sur le fichage, je aujourd'hui c'est fait dans la PJI, c'est pas encore assez systématique et simple et fluide dans le péri scolaire, surtout quand il y a des gens qui déménagent et c'était le cas de Jérôme Paris là. Mais ce qui ça ça couvre pas tous les enfants. Par exemple, quand vous prenez une assistante maternelle, quand vous prenez un babyitter, en fait on devrait systématiser non pas mettre les fichiers en open source sur Wikipédia, ça n'existe pas de faire ça pour des tas de raisons, mais que que ce système de certificat d'honorabilité soit élargi à toutes les personnes qui sont en contact avec des enfants, y compris dans le milieu sportif où les écologistes

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Sabrina Sbayi ont mené une commission d'enquête très courageuse sur les abus. Et en fait, c'est quoi aujourd'hui ? On s'inquiète pour son enfant quand il va au sport, quand il va une soirée pyjama, quand il va au périolaire, quand il est chassimel toute la journée en fait. Donc on a besoin de systématiser ces procédures. Pour ce qui est de la castration chimique, je n'erai pas les questions. Moi, je suis simple dans la vie. Je veux qu'on me dise ce qui fonctionne et ce qui fonctionne pas. Sur la castration chimique. Je je je ne vois pas aujourd'hui dans ce qu'on me met sous les yeux le fait que ce soit efficace et en tout cas que ce soit efficace seul. Et c'est ça le problème avec la droite, c'est qu'il faut des mesures très démonstratives, très choc qui seront reprises, qui feront une

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dépêche à tout le monde politique. Je demande juste ça veut dire que concrètement quelqu'un un homme qui a été condamné pour pédocriminalité qui a purgé sa peine repart dans la société. Je n'ai pas du tout dit ça. Ce que je vous dis, c'est que la castration chimique, qu'elle soit à la demande de la personne ou obligatoire sans traitement psychologique, sans accompagnement de cette nature parce qu'il y a des il y a peut-être un lien hormonal, c'est ce que vise la castration chimique, mais il y a aussi un problème de santé mentale quand même assez large dans le pays sur des tas d'aspects et qu'on ne sait pas prendre en charge. Et tant qu'on ne prendra pas mieux en charge la santé mentale, c'est pas une question d'être bisouours, de voir la prévention je ne sais pas quoi.

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C'est ça ne marche pas. Tout le monde le sait, tout le monde le voit. Tous les chiffres en attestent. Les taux de récidive à la sortie de prison, excusez-moi, on est le pays qui met le plus en prison depuis 10 ans. Les autres pays autour de nous mettent de moins en moins en prison. Nous, on en fait de plus en plus. C'est un choix, c'est un parti prix. Est-ce qu'il y a moins de récidif ? Non. Donc moi, je veux quand on quand on prend des décisions politiques, qu'on les prenne sur des faits et sur des choses qui marchent. Pour ça, je vous prends un exemple qui marche en Belgique. Merci beaucoup Marine Tandoné d'avoir été avec nous ce soir en direct. Je vais prendre vos derniers mots et vos critiques sur les mesures les plus spectaculaires comme vous disiez mais

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pas forcément les plus efficaces. On va accueillir Sarah Knainfo. Vous allez pas être déçu he en direct avec nous ce soir. Bonsoir Sara Knafo eurodéputé reconquête en direct de New York. Particularité New York où vous vous trouvez en ce moment. Vous voulez vous avoir ce soir euh en