2027 : Y. Braun-Pivet dénonce un « club de machos » - C à Vous l’Intégrale - 09/07/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est en direct avec toute l'équipe jusqu'à 21h. Bonsoir à tous les 5.
A la une, H-3. - Hâte que ça commence. On attend beaucoup de monde. - On va se retrouver entre potes.
On va aller chercher la victoire. - Vive le Maroc et la France aussi. - L.Sénéchal: C'est à 22h...
La dernière fois, on les avait battus en demi-finale. On va recommencer! - A.-E.Lemoine: Ne leur portez pas l'oeil!
Dans votre Edito, Patrick, le pari pas si risqué de M.Le Pen. - P.Cohen: Il y a un enjeu politique dans ce feuilleton qui nous occupe depuis 3 jours.
Les Français sauront-ils avant de voter si M.Le Pen est définitivement condamnée? Tous les éléments en notre possession ce soir indiquent que la réponse est plutôt non. - A.-E.Lemoine: Ca interroge et ça fera réagir notre invitée, la présidente de l'Assemblée nationale, députée Ensemble pour la République des Yvelines, Y.Braun-Pivet.
Merci d'avoir accepté notre invitation alors qu'un rapport accablant dénonce de violences systémiques et des traitements inhumains à la prison de Condé-sur-Sarthe. - A.Lambret: Attouchements, hurlements la nuit...
G.Darmanin, le garde des Sceaux, a répondu. - A.-E.Lemoine: Dans la Story de L.Amar, la réponse à cette question: quel chef d'Etat peut confondre l'Iran et le Japon?
C'est facile. ... - L.Amar: D.Trump dans tous ses états en Turquie, au sommet de l'Otan.
Il reprend les frappes sur l'Iran. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h, A.Hathaway, T.Holland et M.Damon. ... - A.-E.Lemoine: Ils sont tous les 3 à l'affiche de "L'Odyssée", la nouvelle super production de C.Nolan, en salle mercredi prochain.
C'est avec eux que s'achèvera pour nous cette 17e saison. Un grand duo fait son retour près de 40 ans après leur plus célèbre tube. - Est-ce que tu viens pour les vacances... - A.-E.Lemoine: David et Jonathan se retrouvent.
Ils sont nos invités. On se souviendra aussi de B.Tyler. - P.Lescure: Cette Galloise avec sa voix rauque et son regard bleu acier.
Elle est partie à 75 ans. Elle était malade depuis quelque temps. On se souvient de son 1er tube.
C'est un coup au coeur. - A.-E.Lemoine: Et de son passage dans l'émission où elle avait été extraordinaire.
Tout de suite, L'Edito de P.Cohen. Le pari gagnant de M.Le Pen. - P.Cohen: On parle du pari judiciaire qui était jugé périlleux il y a 2 jours par la plupart des observateurs.
Nous l'avions dit ici, avant que M.Le Pen prenne la parole: former un pourvoi en cassation, c'est prendre le risque considérable d'une condamnation définitive et d'une sanction devenue exécutoire avec port de bracelet électronique dans la dernière ligne droite de la campagne. La situation s'est éclaircie depuis.
Les magistrats de la Cour de cassation ont refait leurs calculs et soupesé les hypothèses. Les avocats du RN ont annoncé leur stratégie. C'est celle du sablier, qui consiste à gagner un maximum de temps.
Le plus probable aujourd'hui...
Est-ce que les Français voteront l'an prochain sans savoir si M.Le Pen est définitivement reconnue coupable de détournement de fonds publics? - A.-E.Lemoine: La Cour de cassation a promis hier de statuer avant le premier tour de l'élection présidentielle. - P.Cohen: Ce n'est pas tout à fait ce qui a été dit par R.Heitz. - R.Heitz: Ce qui est important, c'est que nous sommes en ordre de marche pour prendre cette décision avant le scrutin présidentiel.
Nous ferons tout, en ce qui nous concerne, pour tenir cet objectif. Nous nous y sommes engagés. - P.Cohen: Un objectif pour lequel "nous nous mettrons en ordre de marche"...
Qu'est-ce que ça dit? Que la justice, pardon de la comparaison, ce n'est pas la SNCF. Il faudra composer avec les justiciables, des passagers prêts à tout pour retarder le train, voire le faire dérailler.
C'était le sens de la 1re prise de parole des avocats de M.Le Pen sur le plateau de "C à vous". - Le délai habituel, c'est 18 mois.
Aujourd'hui, rien ne motive que madame Le Pen soit traitée autrement qu'un citoyen lambda. Il n'y a plus aujourd'hui d'exécution provisoire. - P.Cohen: C'est la 1re fois que j'entends des justiciables réclamer une justice plus lente pour eux-mêmes. - Une justice adaptée à la complexité de l'affaire. - Et au même rythme que pour tout un chacun. - P.Cohen: Pour ajouter à la complexité, les conseillers de M.Le Pen peuvent faire valoir que certaines règles de droit qui s'appliquent à leur cliente sont contraires à la Constitution.
C'est la QPC qui peut être soulevée à tout moment avant l'audience de cassation. Si la question soulevée est jugée ni nouvelle ni sérieuse, la Cour de cassation peut l'écarter en 24 heures. En cas contraire, elle dispose de 3 mois pour l'étudier, la transmettre éventuellement au Conseil constitutionnel.
Elle a largement de quoi faire dérailler le calendrier promis par les hauts magistrats. On peut faire confiance à l'inventivité procédurale des avocats de M.Le Pen, qui ont déjà réussi à retarder de plusieurs années ce procès grâce à de multiple recours.
Le risque pour M.Le Pen d'être lestée d'une condamnation définitive avant le 1er tour est minimum. Quant au risque qu'elle termine sa campagne avec un bracelet électronique, il est quasi nul.
C'est un très haut magistrat qui le dit. Une fois le pourvoi rejeté, il faut environ 2 mois pour que la peine commence à être exécutée. C'est le délai déjà subi par N.Sarkozy. - A.-E.Lemoine: Le Conseil constitutionnel serait responsable de la mansuétude de la cour d'appel? - P.Cohen: Le journal "Le Monde" y voit la main de R.Ferrand, votre prédécesseur à la présidence de l'Assemblée.
Le journal évoque une décision du 28 mars 2025 qui recommandait de pondérer l'inéligibilité avec la préservation de la liberté de l'électeur. La cour d'appel se serait appuyée sur cette décision pour sauver, en quelque sorte, la mise de M.Le Pen.
J'ai travaillé là-dessus aujourd'hui. Ca n'a aucun sens. D'abord, la cour d'appel ne cite à aucun endroit dans son arrêt la décision du Conseil constitutionnel.
Ensuite, cette décision n'a aucun rapport avec l'affaire Le Pen. Il s'agit d'une QPC qui porte sur l'obligation faite aux préfets de déclarer inéligible d'office un élu de Mayotte. L'inéligibilité de ce conseiller a été validée.
On m'a confirmé que la mention de la liberté de l'électeur n'est que le rappel d'une jurisprudence habituelle. Rien de neuf. Enfin, R.Ferrand a pris ses fonctions quelques jours avant cette décision, qui a été instruite avant lui et délibérée avec les 8 autres membres du Conseil.
Au choix des complots faciles, celui-là en est un. - A.-E.Lemoine: Il est probable que les Français voteront en avril prochain sans savoir si M.Le Pen est définitivement coupable de détournement de fonds publics.
Est-ce que ça pose un problème démocratique? - Y.Braun-Pivet: De toute évidence, oui.
Ils pourront voter en toute connaissance de cause. Les décisions de justice sont publiques. Ils peuvent se référer aux débats, à l'arrêt rendu par la cour d'appel.
Ils peuvent avoir toute connaissance des faits reprochés aujourd'hui à M.Le Pen. - A.-E.Lemoine: Elle est présumée innocente jusqu'à l'arrêt de la Cour de cassation. - Y.Braun-Pivet: N'oublions pas que la Cour de cassation n'est pas un 3e degré de juridiction.
Elle ne revient pas sur les faits. Les faits ont été jugés par la cour d'appel. Elle a fait l'objet de 2 condamnations.
La Cour de cassation vient simplement dire si les magistrats de la cour d'appel ont justement appliqué le droit. Ce n'est pas un 3e degré de juridiction. Ce n'est pas un appel d'un appel.
Maintenant, M.Le Pen, et c'est bien normal, est une justiciable comme les autres. Elle a des recours.
Elle les exerce. Je me suis toujours battue pour que la justice soit la même pour tous. Il ne faut pas une justice plus rapide ou plus lente.
Elle a les mêmes droits que tout le monde. - A.-E.Lemoine: Elle dit qu'elle ne joue pas la montre.
C'est le cas? Il n'y a pas de stratégie du sablier? - Y.Braun-Pivet: Elle a le droit de se pourvoir en cassation.
La Cour de cassation statuera. On a besoin d'une justice indépendante qui soit la même pour tous. J'étais très favorable à ce qu'on supprime la Cour de justice de la République pour que tout le monde soit jugé de la même façon.
Je suis très favorable pour l'indépendance des parquets. Je vois que certains aimeraient remettre cette dépendance... - P.Cohen: C'était une réforme constitutionnelle qui n'a pas abouti. - Y.Braun-Pivet: A laquelle je suis favorable.
Mais je me sens un peu seule. Les fondements d'un Etat de droit, c'est une justice indépendante. Pour que les citoyens puissent croire en la justice, elle a besoin d'être indépendante.
C'est fondamental. On verra bien dans quel délai l'appel... - A.-E.Lemoine: Vous souhaitez que la Cour de cassation statue avant le premier tour de l'élection présidentielle? - Y.Braun-Pivet: Si c'est dans des délais normaux, oui.
Il n'y a aucune raison d'accélérer ou de retarder les délais. C'est difficile de garder son impartialité et de faire attention à ne pas être perturbé par des échéances, quelles qu'elles soient. Il faut revenir au fond des choses.
On a quelqu'un qui a été condamné à 2 reprises par le tribunal puis par la cour d'appel pour des faits en lien avec la probité. Il n'y a aucun enrichissement personnel, mais il y a un détournement de fonds publics. C'est grave.
C'était manifestement systémique. J'ai cru comprendre que les Français, à travers toutes les études que l'on peut lire, sont très attachés à la probité de leurs élus. - A.-E.Lemoine: Ils pourraient élire pour la 1re fois une présidente de la République condamnée. - Y.Braun-Pivet: S'ils le font, ils le feront en connaissance de cause.
Je pense que la probité reste une priorité pour nos compatriotes. - A.-E.Lemoine: Dans le dernier sondage Ifop publié hier, la dirigeante du RN gagne 4 points par rapport à la mi-juin pour se situer à 36 % d'intentions de vote.
E.Philippe obtient 19 %. C'est un pari gagnant que fait M.Le Pen en se présentant malgré cette condamnation? - Y.Braun-Pivet: On est en juillet 2026.
L'élection présidentielle est en avril et mai 2027. La campagne va commencer. Je crois en la politique.
Une campagne sert à porter des idées, une vision, à convaincre et à confronter les visions qui s'opposent. La campagne va commencer. C'est une mise de départ. - A.-E.Lemoine: Ca pourrait donner le sentiment que les Français ne lui tiennent pas rigueur de cette condamnation. - Y.Braun-Pivet: On verra bien.
Je crois en la politique. Je crois en la campagne. Je suis convaincue que le projet pour la France de M.Le Pen est mauvais pour notre pays, qui va le diviser et dresser les Français les uns contre les autres.
Il n'a rien à voir avec ce qu'est notre pays. Nous allons pouvoir le démontrer dans le cadre d'une campagne électorale. - P.Cohen: On va écouter 2 candidats du bloc central, 2 anciens Premiers ministres, qui disent à peu près la même chose: vivement qu'on parle du fond.
C'est E.Philippe et G.Attal qui réagissent à la candidature de M.Le Pen. - G.Attal: On ne peut pas dire que ça arrange qui que ce soit de voir un tel affaiblissement de la fonction présidentielle et une prise en otage de la campagne présidentielle.
Je préférerais qu'on parle de fond. La situation évite d'avoir à parler du fond du programme du RN. - E.Philippe: Madame Le Pen est désormais pour l'Europe.
Je dis que ces questions sont des questions sérieuses pour la France de demain. Elles sont sérieuses pour nos enfants. Je veux les traiter sérieusement. - P.Cohen: Pour l'instant, vous ne soutenez aucun candidat. - Y.Braun-Pivet: Je n'ai pas changé. - P.Cohen: Est-ce que ces deux-là peuvent attendre janvier ou février, c'est en gros l'accord qu'ils ont passé, pour se départager?
Ca vous semble un calendrier raisonnable? - Y.Braun-Pivet: Non.
C'est trop tard, évidemment trop tard. Mais surtout, c'est pas une question de personne. Quel est le projet qu'on porte ensemble?
Qu'ils se rassemblent, c'est la base. Pour porter quel projet? En ce moment, des idées différentes émergent, des désaccords, sur la question des retraites, par exemple.
Ce n'est pas possible. Pour porter une vision et un projet pour la France, il faut convaincre les Français. On ne peut pas avoir 12 projets qui se fassent concurrence.
C'est une question de personne, mais avant tout une question de projet. Discutons pour voir quelle est la vision et le projet que nous portons pour la France, avec un regard lucide sur ce que nous avons fait. J'entends que tout sera nouveau et qu'on ferait table rase.
Ce n'est pas la vision que j'ai. Ca fait 10 ans que nous sommes aux responsabilité. Nous n'aurons aucune crédibilité vis-à-vis des Français si nous ne leur disons pas "ça, nous l'avons bien fait et nous en sommes fiers".
Par exemple, le budget de la défense. Nous avons baissé l'impôt sur les sociétés. Nous avons de la réussite de la politique de l'apprentissage.
Après, il y a aussi des choses qu'on n'a pas bien faites et sur lesquelles on a échoué. On pense à la réforme démocratique. On n'a pas fait le non-cumul des mandats... - P.Cohen: Il faut un droit d'inventaire? - Y.Braun-Pivet: C'est important.
Les Français attendent un message de vérité. Il faut qu'on leur explique pourquoi on ne l'a pas fait. Je suis aux responsabilités.
C'est aussi mon job de faire cet inventaire. Je n'attends pas qu'eux le fassent. Ils doivent le faire, mais moi aussi et tous les responsables de la majorité, sinon nous n'aurons aucune crédibilité pour demander aux Français de nous faire à nouveau confiance. - A.-E.Lemoine: Le Sénat a rejeté pour la 3e fois la proposition de loi sur l'aide à mourir.
G.Larcher, président du Sénat, a promis dans une interview au "Figaro", de saisir le Conseil constitutionnel sur ce texte pour lequel l'Assemblée nationale aura le dernier mot mercredi prochain. Il rappelle que le gouvernement a toujours la possibilité de le suspendre avant mercredi, avant le vote définitif à l'Assemblée.
C'est de l'obstruction? - Y.Braun-Pivet: Non.
Chacun est dans son rôle. Saisir le Conseil constitutionnel, c'est très bien. Il y aura des parlementaires, des députés et des sénateurs qui le saisiront.
Peut-être aussi le président de la République. Sur un texte aussi grave et aussi lourd, il faut s'assurer que nous avons bien légiféré. Le regard du Conseil constitutionnel m'apparaît comme très important et précieux.
Ensuite, il y a une procédure parlementaire. Le gouvernement n'a fait que suivre la procédure. Dans le cadre de cette procédure, l'Assemblée nationale a le dernier mot pour une raison très simple: nous sommes les élus du peuple.
Nous sommes élus au suffrage universel direct. Nous avons réussi à délibérer sur ce texte. A plusieurs reprises...
J'ai présidé beaucoup de débats...
Je suis très fière de l'Assemblée nationale. Elle a réussi à débattre sereinement, à respecter les convictions de chacun. Nous avons adopté, jusqu'à présent, un texte qui m'apparaît rigoureux et équilibré.
J'espère que nous le voterons la semaine prochaine. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il n'y aura pas d'interruption de la procédure législative. Le texte est inscrit.
Le vote a été décidé. Il aura lieu mercredi prochain. - P.Lescure: Sujet qui reste inflammable entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre.
Une polémique a éclaté hier soir après la publication d'un article du "Figaro" révélant l'organisation d'une réception quelques heures après le vote, au ministère de Relations avec le Parlement. Un conseiller a relayé l'initiative aux membres de la convention citoyenne sur la fin de vie. Il évoquait un "cocktail de célébration".
Indignation de B.Retailleau. La rencontre va être reportée.
Vous êtes très favorable à ce projet de loi. Il faut laisser faire le chemin parlementaire? - Y.Braun-Pivet: C'est un sujet trop lourd.
On voit bien que certaines consciences sont bousculées. Celles aussi qui sont favorables à l'aide à mourir. Ce ne sont pas des décisions faciles et ce n'est pas un vote facile.
Je ne connais aucun parlementaire qui ne se soit pas interrogé aux tréfonds de sa conscience pour décider du chemin qu'il allait prendre. Evidemment que ça n'est pas un vote que l'on célèbre. On ne le fête pas.
C'est un sujet trop lourd. On va permettre à des gens atteints de maladies graves et incurables, qui souffrent de souffrances qui ne sont pas apaisables...
Evidemment qu'on ne célèbre pas cela. Il faut simplement se satisfaire, peut-être, d'un travail accompli du mieux que nous pouvions. Nous avons essayé, en tant que parlementaires, de prendre en compte cette situation terrible dont tout le monde a connaissance.
Gardons de la gravité sur ce sujet, que l'on soit pour ou contre. Avançons. - A.-E.Lemoine: C'est la chronique d'A.Lambret. - A.Lambret: C'était l'une des vitrines de la politique antistups du gouvernement: ce quartier ultra sécurisé pour isoler les narcotrafiquants les plus dangereux.
En particulier à Condé-sur-Sarthe, un quartier présenté comme un modèle pour l'exécutif. Non, selon la contrôleuse générale des prisons. D.Simonnot a effectué une visite surprise en mai.
Elle publie un rapport pour dénoncer des tendances systémiques contre les détenus. Un lieu de violences et d'abus de pouvoir. - D.Simonnot: Les surveillants sont jeunes.
On m'a expliqué qu'ils étaient souvent jeunes. C'est pas parce qu'on a peur qu'on doit se conduire comme une ordure. Personne ne doit être traité comme ça en République, quoi qu'on ait fait.
Sinon, on devient plus barbare que les barbares. C'est inadmissible, révoltant. - A.Lambret: Quelques exemples sur la base de témoignages recueillis par la contrôleuse.
Des fouilles à nu, humiliantes, brutales, qui donnent parfois lieu à des attouchements au niveau des fesses et des parties génitales. Des réveils brutaux avec des coups et des cris, quand on allume pas la lumière en pleine nuit pour réveiller les détenus. Il y a aussi des mots racistes ou les chants. "Ici, c'est chez nous, c'est le IIIe Reich.
Les nazis, c'est nous." Des faits commis par des agents cagoulés en permanence, ce qui empêche les détenus de les identifier. Devant la gravité des accusations, G.Darmanin a défendu sa prison.
Selon lui, "les exigences sécuritaires, éthiques sont respectées". G.Darmanin et son entourage précisent que si les agents sont cagoulés, c'est parce qu'ils sont dans une prison où sont détenus les prisonniers les plus dangereux de France.
C'est pour les protéger. Le ministère précise aussi que tous les établissements étaient équipés de caméras de surveillance et que les agents sont équipés de caméra-piétons. G.Darmanin promet néanmoins une mission de contrôle.
En tant que parlementaire, vous pouvez visiter les prisons. Vous vous y êtes rendue en décembre dernier, à Condé-sur-Sarthe. Des surveillants qui chantent "ici, c'est le IIIe Reich, les nazis, c'est nous", ça vous surprend?
La réponse du garde des Sceaux vous satisfait? - Y.Braun-Pivet: Si ces faits sont avérés, ils sont très graves.
Je suis allée dans cet établissement pénitentiaire à 3 reprises. C'est un établissement ultra sécurisé qui, avant d'accueillir la criminalité organisée, accueillait déjà les détenus jugés parmi les plus dangereux de France. Pour faire face, au narcotrafic notamment, nous avons vu que nous avons besoin de systèmes de détention plus sécurisés.
Certains commanditaient des meurtres depuis l'établissement, continuaient à piloter les trafics. C'est la raison pour laquelle on a ces quartiers hautement sécurisés. Il faut trouver le bon équilibre.
Avoir des conditions de détention qui permettent de mettre fin à ces trafics et à ces faits très graves...
De l'autre côté, il faut que les conditions de détention ne soient pas contraires à la dignité humaine, ne soient pas constitutives d'une faute. - A.Lambret: Est-ce le cas? - Y.Braun-Pivet: On a le rapport de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté.
C'est très important d'avoir ces paroles très libres pour faire ce type de rapport. Il va y avoir une inspection de la justice. J'ai cru comprendre qu'il y avait un certain nombre de plaintes.
La lumière va pouvoir être faite sur ces faits. Il faut trouver le bon équilibre. On a besoin de ce quartier ultra sécurisé pour lutter contre la criminalité organisée.
Cet établissement, c'est là où il y a eu un attentat. Des surveillants ont été victimes d'armes blanches dans le cadre d'une visite d'une unité de vie familiale. Je m'étais rendue sur les lieux.
C'est terrifiant...
Il y avait du sang partout. L'agression avait été d'une violence inouïe. On n'a pas affaire à des enfants de choeur.
Pour autant, ils doivent avoir des conditions de détention dignes. C'est l'honneur de notre République. Il faut enquêter sur ces faits et trouver le bon équilibre pour préserver l'ordre public en ayant des bonnes conditions de détention.
Et en même temps, des bonnes conditions d'exercice pour nos surveillants, qui garantissent leur sécurité. D'où leur cagoule pour préserver leur anonymat. On peut comprendre.
Autrement, il pourrait y avoir des pressions exercées sur eux et sur leur famille. Il faut voir dans quel univers on est, avec des gens ultra dangereux de l'autre côté. C'est important qu'on ait des autorités administratives indépendantes qui peuvent faire ce type de rapport.
Maintenant, allons au fond des choses. - A.-E.Lemoine: Merci.
La Story de L.Amar. ... - L.Amar: C'est l'histoire d'une énième volte-face.
Hier, D.Trump est arrivé furieux au sommet de l'Otan, à Ankara. Quelques heures plus tard, il est reparti ravi. ... - L.Amar: Après des mois de relation compliquée avec ses alliés européens, Trump a fini par les rassurer sur le principe de sécurité collective, sur la désignation de la Russie comme une menace de long terme et sur le soutien à l'Ukraine, désormais autorisée par le président américain à fabriquer des missiles Patriot.
L'échange avec V.Zelensky a parfois été lunaire. ... - L.Amar: Le président américain a aussi profité de ce sommet pour évoquer l'une de ses fixettes, le Groenland, qui devrait être sous la tutelle des Etats-Unis, dit-il.
Tout ça en présence d'un secrétaire général de l'Otan muet, voire complaisant. Ca n'a pas du tout plu à ce journaliste danois. - L.Amar: Le Groenland, l'Ukraine, la relation avec les Européens, mais surtout l'Iran au programme du sommet de l'Otan.
L'armée américaine a frappé 90 cibles militaires la nuit dernière. Le cessez-le-feu est terminé, dit D.Trump, après que 3 navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz par l'Iran.
Ca a fait repartir le cours du pétrole à la hausse. Quasiment 80 dollars le baril, au plus haut depuis le protocole d'accord signé par les deux parties le mois dernier. Trump très véhément contre l'Iran, quand il arrive à se souvenir du nom du pays. - L.Amar: E.Macron appelle au sang-froid et à la patience.
Dans ce contexte, D.Trump a surpris tout le monde. En partant d'Ankara, il a changé d'avion au dernier moment.
Selon le "New York Times", c'était une demande du service secret chargé de le protéger. - L.Amar: D.Trump est donc reparti avec son habituel Air Force One et non avec le Boeing 747 flambant neuf offert par le Qatar, estimé à 400 millions de dollars.
Il était auparavant utilisé par la famille royale. Les démocrates ont dit que ce cadeau était de la pure corruption et une grave menace pour la sécurité régionale. - A.-E.Lemoine: C'est une belle histoire, celle d'une mobilisation sans précédent qui a sauvé une vie, celle d'Elio, 4 ans, atteint d'une leucémie rare et agressive que seule une greffe de moelle osseuse pouvait efficacement combattre.
Ses parents avaient lancé un appel aux dons qui avait ému la France entière. 70 000 candidats au don en quelques semaines, plus qu'en une année entière. Parmi eux, un donneur compatible, une greffe réalisée avec succès.
Hier, Elio a pu quitter l'hôpital sous une holà de l'équipe soignante. - OLE! - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Thomas Papavoine.
Merci de votre présence. Qu'elle est belle, cette holà. - T.Papavoine: Elle fait plaisir.
C'est un sentiment de victoire. On est tellement contents pour lui d'enfin sortir de cette chambre, qui était vraiment toute petite. Il était bloqué.
Maintenant, il était content de pouvoir en sortir. On le voit heureux. - A.-E.Lemoine: Comment ça s'est passé?
Hier soir, c'était la 1re soirée? - T.Papavoine: Avant-hier.
Ca a été une 1re soirée à la maison. Ca a été un moment exceptionnel de se retrouver ensemble tous les 3. Ca faisait des mois que ça ne nous était pas arrivé. - A.-E.Lemoine: Vous vous relayiez à l'hôpital. - T.Papavoine: On se relayait toutes les 24 heures avec ma femme. - A.-E.Lemoine: Là, vous avez partagé un moment ensemble. - T.Papavoine: Il rêvait de partager des olives avec nous. - A.-E.Lemoine: Si Elio a pu rentrer à la maison, c'est parce que la greffe de moelle osseuse a été un succès.
En général, pour être rassuré, il faut laisser passer un délai de 100 jours. Là, vous êtes à mi-parcours. - T.Papavoine: Oui.
On est très angoissés, là. Elio est retourné à l'hôpital hier parce qu'il avait une petite fièvre. Pendant 100 jours, dès que ça ira moins bien, on devra y retourner.
C'est pas la même chambre. - A.-E.Lemoine: C'est pas un box stérile.
Vous avez le droit de le serrer dans vos bras. - T.Papavoine: Sa maman était tellement heureuse de pouvoir l'embrasser et lui faire des câlins.
C'était un moment tellement important. On était avec lui, mais sans le toucher. C'était très perturbant. - A.-E.Lemoine: Il faut rester vigilant.
Il faut que l'immunité d'Elio remonte à un niveau suffisant pour lui permettre de diminuer le traitement, de faire à nouveau des vaccins et de retrouver la vie en collectivité. - T.Papavoine: Il va refaire ses petits vaccins.
Progressivement, il pourra retrouver la collectivité, ses copains, dehors, les lieux où il y a du monde. Ce sera long. Ce sera pas avant 6 à 7 mois, de pouvoir retrouver du monde.
On y arrive. C'est un grand pas. - A.-E.Lemoine: Elio est de retour à la maison parce que vous avez trouvé un donneur compatible.
Il y avait 1 chance sur 1 million pour le trouver. C'est ce que vous avaient annoncé les médecins. Vous ne connaissez pas ce donneur. - T.Papavoine: C'est de la solidarité anonyme, comme on aime l'appeler.
On ne sait pas si c'est une femme, un homme, d'où il vient...
C'est formidable. - A.-E.Lemoine: Etre ici ce soir, annoncer cette bonne nouvelle, la partager avec le plus grand nombre, c'est une façon de lui dire merci.
Il ne se reconnaîtra pas parce qu'il ne sait pas si c'est lui qui a été utilisé pour Elio. Merci à tous ceux qui ont été candidats. - T.Papavoine: On parle de 70 000 personnes alors que normalement, on a 20 000 nouveaux inscrits par an.
En 2 mois, c'est considérable. Ca a permis de recharger le fichier pour Elio et tous ces gens en attente de greffe. Il y a 400 enfants par an en attente d'une greffe.
C'est très important pour eux. - A.-E.Lemoine: Il ne faut pas que l'histoire d'Elio reste une exception. - T.Papavoine: Non.
Il y a le plan greffe pour augmenter le fichier. - A.-E.Lemoine: Il faut s'inscrire sur le site.
Ca peut paraître lourd, douloureux...
Vous dites que c'est assez simple. - T.Papavoine: Donner sa moelle osseuse, c'est une prise de sang qui dure 4 heures.
C'est pas douloureux, pas invasif. Ca permet de sauver beaucoup de monde. - A.-E.Lemoine: La greffe en elle-même, c'est un geste assez rapide. - T.Papavoine: On s'en fait tout un pot.
C'est une poche de cellules souches. Dans cette poche, c'est plein de petites cellules qui vont le sauver. C'était un moment très émouvant.
On était tous là à la regarder. C'était formidable. - A.-E.Lemoine: 52 minutes précisément, qui devaient être les plus longues de votre vie. - T.Papavoine: C'était très long.
On regardait tout. On avait très peur qu'il se passe quelque chose. Tout s'est très bien passé.
Il regardait son petit dessin animé. On était beaucoup plus inquiets que lui. - A.Lambret: Votre quotidien, pendant des mois, c'était une organisation de chaque seconde, extrêmement complexe, des gardes de 24 heures pour vous et votre femme, qui vous relayiez à l'hôpital pendant la nuit.
Un sur place et l'autre à distance, mais toujours en visio. La maladie, ça transforme les parents en aidant? - T.Papavoine: Oui.
C'est terrible. Notre vie est complètement bouleversée. On ne fait plus que ça. - A.-E.Lemoine: Vous n'êtes plus parents, presque. - T.Papavoine: On n'est plus un couple.
On ne vit plus ensemble. C'est des moments très longs et difficiles, mais on est obligés d'être là pour lui. On peut pas le laisser tout seul une nuit, même une heure.
Il ne peut rien faire tout seul. On est obligés d'être en permanence avec lui. - A.Lambret: Vous racontez aussi l'hôpital vu de l'intérieur, les chambres stériles, les services pédiatriques, les soignants qui tiennent parfois dans des conditions difficiles, par exemple une panne de climatisation à l'hôpital de la Timone, à Marseille, avec plus de 30 degrés dans des box stériles.
Y.Braun-Pivet, est-ce que l'hôpital, aujourd'hui, est suffisamment armé pour accompagner ces enfants gravement malades mais aussi leurs parents? - Y.Braun-Pivet: Oui, je le crois.
En tout cas, il faut. C'est des histoires terribles à chaque fois, terribles à vivre au quotidien. Les parents ont besoin, comme vous le disiez, d'être auprès de l'enfant.
Il faut penser à l'enfant mais aussi à son entourage. Pour surmonter cette épreuve, l'enfant a impérativement besoin d'être accompagné. Après, on voit que c'est souvent la double peine à l'extérieur.
Il y a un parent, voire les 2, qui doit arrêter de travailler. La fratrie, quand il y en a une, est aussi en souffrance. C'est toute l'organisation autour qui est difficile.
Il va falloir s'occuper de ça. On a voté un certain nombre de textes pour faciliter le congé du parent aidant, etc. Mais peut-être qu'il faut davantage avancer là-dessus. - A.-E.Lemoine: Merci, Thomas Papavoine, d'être venu ce soir.
Est-ce qu'Elio est devant la télévision? - T.Papavoine: Je pense qu'il est en train de me regarder.
Je lui fais un bisou! - Y.Braun-Pivet: On est heureux pour vous.
Vous nous donnez le sourire. C'est une tellement belle histoire et une tellement belle mobilisation. - A.-E.Lemoine: On se joint à vous, même si on n'a pas le droit de trop l'embrasser sur les joues.
On lui envoie! On n'oublie pas son visage ni son sourire, en toutes circonstances. Merci d'être venu.
Le 5/5 de L.Sénéchal. - Y.Braun-Pivet: Je vous en prie. - T.Papavoine: Avec plaisir. - A.-E.Lemoine: La France en surchauffe. - L.Sénéchal: C'est le retour du rouge sur la carte vigilance météo. 9 départements en alerte maximale, 76 en orange.
Ca continue de grimper, comme le thermomètre. Plus de 30 la nuit dernière dans les Pyrénées-Orientales. C'est inédit en France.
Impossible de dormir dans ces conditions, sauf si on a la clim. C'est pas le seul best-seller en ce moment. Mieux que le ventilateur, il y a le brasseur d'air, plus volumineux, à fixer au plafond. - Le matin, on se lève de bonne heure et on ouvre les fenêtres.
Je mets de suite le brasseur d'air. Franchement, c'est formidable. Surtout quand on n'a pas 20 ans. - On a eu un boom des ventes en France.
On est vraiment sur des quantités multipliées par 3 par rapport à l'an dernier. - L.Sénéchal: C'est pas tout à fait un ventilateur.
Le brasseur d'air mélange tout l'air... - A.-E.Lemoine: Fais attention quand tu brasses de l'air! - L.Sénéchal: C'est beaucoup plus efficace.
Le vent, à l'extérieur, c'est une catastrophe. Il agit comme un sèche-cheveux. C'est le cocktail infernal.
Plus de 30 degrés, un vent à 30 km/h et un taux d'humidité en dessous de 30 %, ça donne plus de 300 départs de feu hier. 3000 ha ont brûlé dans la Drôme. - C'est un bel endroit.
On se sent impuissants. - Ca me donne la chair de poule, quand on voit les flammes. - Triste et terrible. - Les premiers jours, cette odeur me réveillait. - L.Sénéchal: Dans les Pyrénées-Orientales, les feux ne sont toujours pas fixés, même si les pompiers reprennent le dessus depuis 2 jours.
Certains habitants ont tout perdu. - Mon fer à repasser! Super.
Comme si une bombe au napalm était tombée. Mais fringues, tout...
Ma vie était là. - L.Sénéchal: Le risque incendie va perturber les cérémonies du 14-Juillet et les feux d'artifice.
Il y a eu jusqu'à 50 % d'annulation pour les professionnels parce que la végétation est trop sèche. - Tout est sec. Il suffit d'une étincelle pour que tout s'embrase et les champs autour aussi.
Chaque année, on tire le feu d'ici. Il y a toujours des petites braises qui partent à droite et à gauche. Les pompiers sont présents.
Là, ils ont autre chose à faire. - L.Sénéchal: Un feu d'artifice, c'est un risque incendie.
Ca pollue, surtout quand on balance 850 000 fusées en 40 minutes, comme l'a voulu Trump pour les 250 ans des Etats-Unis. En plus, on voit rien, je trouve! Le niveau de particules fines s'est envolé.
Pendant quelques heures, Washington est devenue la ville la plus polluée au monde. - A.-E.Lemoine: On espère un feu d'artifice français au Mondial de foot. - L.Sénéchal: France-Maroc, quart de finale, c'est dans un peu plus de 2 heures.
Aux Etats-Unis, le match a déjà commencé entre supporters. Ils se chambrent gentiment, y compris en France. - Lui, c'est le Maroc et lui, c'est la France. - Le Maroc a des chances.
J'espère quand même que la France va gagner, 2-1. - L.Sénéchal: Il y en a qui sont un peu déchirés, les binationaux ou les couples des 2 nationalités, les Français d'origine marocaine, qui ne savent plus sur quel pied danser. - Les 2 drapeaux sans préférence.
Moi, un peu plus que mon mari. - Il n'y aura pas de dispute. - Que le meilleur gagne.
Si c'est le Maroc, je descends! - On met les 2 drapeaux. Celui qui perd, on l'enlève. - Trahison, disgrâce... - L.Sénéchal: La France entière se met aux couleurs de nos Bleus.
Une bannière a été accrochée à l'Hôtel de ville de Paris. La capitale va vivre au rythme du match ce soir, avec quelques risques de débordements. Il y a eu une alerte des services de renseignements.
Des quartiers entiers sont rendus aux piétons, des grandes fan-zones dans le coeur de Paris. Les terrasses grignotent sur le trottoir. A Royan, en Charente-Maritime, les cafetiers ont investi la plage pour le match, avec un écran géant et peut-être plus. - On va en mettre un 2e sur la partie haute pour être sûr que tout le monde voie le match et que ça se passe bien pour tout le monde. - L.Sénéchal: Nos Bleus sont prêts à affronter les Marocains.
Ils s'attendent à un vrai duel tactique. - Content d'avoir gagné cette bataille. C'était pas facile. - Rester calme, maître de ses émotions, surtout. - On a un mental.
On s'adapte à toutes les situations. Maintenant, direction les quarts. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Vanessa Le Moigne, journaliste pour beIN Sports.
Est-ce que vous êtes tendue? Là, c'est l'équipe la plus forte que la France affronte depuis le début de la compétition. Il y a une pression particulière. - V.Le Moigne: Vous venez de me mettre la pression d'entrée.
J'étais plutôt relaxe. Ca y est, j'ai la boule au ventre! - A.-E.Lemoine: Ah bon?
C'est de ma faute? - V.Le Moigne: Je suis un peu tendue.
Je suis confiante. Mais...
J'ai couvert la Coupe d'Afrique des nations 3 fois. Je connais très bien cette équipe marocaine. Lors de la Coupe du monde 2022, j'ai encadré les matchs du Maroc.
J'ai vu cette équipe progresser. - A.-E.Lemoine: Cette génération de joueurs se déploie. - V.Le Moigne: Exactement.
Si une équipe, aujourd'hui, à l'instant T, peut battre cette équipe de France...
En même temps, justement, parce que ce match, c'est face à eux, c'est le Maroc. - L.Sénéchal: Il y a le duel entre les 2 capitaines. - A.-E.Lemoine: J'ai déconnecté.
Je comprends pas. - L.Sénéchal: A.Hakimi et K.Mbappé se connaissent super bien.
Ils ont joué ensemble au PSG. Ils sont amis. On va regarder en particulier ce duel.
Hakimi plutôt en défense et Mbappé en attaque. - V.Le Moigne: Il y a plusieurs duels.
Il y a Mbappé face à Hakimi, mais il y en a d'autres. Issa Diop, en défense, a disputé l'Euro des moins de 19 ans avec K.Mbappé en 2016.
Ils ont gagné ensemble. - A.-E.Lemoine: C'est un avantage ou un inconvénient de se connaître aussi bien? - V.Le Moigne: Pour K.Mbappé, c'est un avantage.
Il le connaît. Je vais vous rassurer. Je sens que j'ai mis...
En 2022, cette équipe fonctionnait beaucoup en contre, très bloc bas. - L.Sénéchal: Un peu comme les Paraguayens. - V.Le Moigne: Exactement, mais c'est une équipe plus plus plus par rapport au Paraguay, même s'ils savent très bien jouer les fautes pour avoir des coups de pied arrêtés.
Ils sont très bons sur les coups de pied arrêtés. En revanche, ils sont beaucoup plus créatifs qu'en 2022, donc il y a de l'espace, et nous, on aime ça. - A.-E.Lemoine: On respire!
C'était l'info qui manquait! Y avait pas les espaces! - V.Le Moigne: Il y a les 4 fantastiques devant. - A.-E.Lemoine: Dembélé, Mbappé, Olise... - V.Le Moigne: D.Doué ou B.Barcola.
Ce duel face à Hakimi, beaucoup plus que K.Mbappé, ce sera soit Barcola, soit D.Doué. - P.Cohen: Apparemment, ce sera D.Doué. - V.Le Moigne: Il a fait une très bonne entrée face au Paraguay.
Il a décroché un penalty. - L.Sénéchal: Il n'a pas de carton jaune, contrairement à Barcola. - A.-E.Lemoine: Les supporters s'intéressent aux joueurs mais aussi aux arbitres. - L.Sénéchal: Depuis le coup de fil de Trump pour faire annuler le carton rouge, il y a une suspicion générale sur ce Mondial.
Avec l'IA, sur Internet, on imagine un mauvais perdant qui change le score du match. Depuis, il y a eu l'élimination cruelle de l'Egypte contre l'Argentine. L'Argentine a marqué 3 buts après la 78e minute alors qu'un but égyptien a été annulé à cause d'une faute au tout début de l'action.
L'Egypte porte plainte auprès de la Fifa contre l'arbitre, un Français. Les supporters égyptiens ont même parlé de corruption. - L.Sénéchal: Pour France-Maroc, pour la 1re fois, ce sont 5 arbitres de la même nationalité qui vont officier.
Ils sont tous argentins. Le profil de l'arbitre principal est disséqué. Il a déjà mis 10 cartons rouges en un match.
C'est un record? - V.Le Moigne: Je pense. - L.Sénéchal: Il serait fan de Messi en plus.
D.Deschamps appelle au calme. - A.-E.Lemoine: Mais il joue pas, Messi! - D.Deschamps: Je considère comme mon adversaire, le Maroc.
Je vais pas considérer l'arbitre comme un adversaire. Au contraire, il est là pour faire appliquer le plus justement possible les lois du jeu. - L.Sénéchal: Vous vous méfiez de ces arbitres argentins? - V.Le Moigne: Je sors d'une CAN où j'ai eu, pendant un mois, toutes les suspicions possibles.
On surfe là-dessus. Je m'y attendais. Dans la Coupe d'Afrique des nations, on a souvent taxé les Egyptiens de tricher, d'acheter...
Ca entoure souvent les compétitions. C'est pas nouveau. Je pense que vous avez suivi, messieurs, je sais pas...
Non, parce que plus jeune... - A.-E.Lemoine: Là, je disjoncte une 2e fois! - V.Le Moigne: Dans l'histoire, on a tellement vu souvent des choses bizarres au niveau des arbitres.
Il y a toujours eu cette suspicion. Encore aujourd'hui... - L.Sénéchal: Schumacher, le gardien allemand, il aurait dû être exclu! - V.Le Moigne: En 98, l'équipe de France en finale face au Brésil...
On voit le coup de poing du gardien sur Ronaldo. Je me demande comment il prend pas rouge là-dessus. - P.Cohen: C'est un peu plus collectif, aujourd'hui.
Il y a la VAR. - V.Le Moigne: Vous avez vu le match contre le Paraguay? - P.Cohen: Oui. - V.Le Moigne: Bah voilà. - A.-E.Lemoine: C'est quoi votre pronostic? - Y.Braun-Pivet: Moi, je pense 3-0, parce qu'il y aura de l'espace. - A.-E.Lemoine: Vous, Vanessa? - V.Le Moigne: Je suis très superstitieuse.
Je veux dire 3-1. On va quand même prendre un but, je pense. - A.-E.Lemoine: OK, tout va bien.
Je reste zen. 3-1, je reste zen. On parlait du Paraguay.
K.Mbappé continue à être insulté par la sénatrice paraguayenne, qui persiste et signe. - L.Sénéchal: Je vous rappelle les épisodes précédents.
Elle avait comparé la famille de Mbappé à des singes. Elle avait affirmé qu'il tétait des noix de coco plutôt que du lait maternel. "Indigne de sa fonction", avait répondu notre capitaine.
Elle a récidivé. - L.Sénéchal: Encore plus dingue, regardez l'image d'une manifestation anti-Mbappé au Paraguay.
Un mannequin à l'effigie du capitaine des Bleus d'abord pendu puis brûlé. Qu'est-ce qui leur prend? Ils sont toujours comme ça? - V.Le Moigne: Les Argentins avaient fait ça aussi après la Coupe du monde en 2022.
C'est ce qui s'était passé aussi. K.Mbappé focalise un peu l'attention.
Je me demande pourquoi on lui donne l'heure, à cette dame. On est là à lui répondre. Il n'aurait pas dû lui répondre.
Que la Fédé porte plainte, oui. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'elle est toujours la bienvenue en France, cette sénatrice?
Elle a ses habitudes... - V.Le Moigne: Elle a dit qu'elle était en déconstruction. - P.Cohen: Elle aussi, elle a disjoncté. - Y.Braun-Pivet: Continuons à ne pas prêter attention à cette dame.
C'est invraisemblable. - L.Sénéchal: Elle est visée par une enquête du parquet de Paris. - A.-E.Lemoine: Il ne joue pas, mais c'est une star du Mondial: Z.Ibrahimovic. - L.Sénéchal: Vous êtes fan?
Il analyse la Coupe du monde avec T.Henry, notre Frenchie. Ils vont jouer au tennis ballon sur le plateau.
Les interventions de Zlatan cartonnent sur les réseaux sociaux, par exemple ce message d'au revoir qu'il a enregistré pour chaque équipe. Rires. - L.Sénéchal: Il joue les méchants façon Dark Vador sur son plateau.
Il y a des sbires pour pousser ça. Au bout d'une semaine, il s'est vu attribuer le trophée d'employé du mois chez Fox. - A.-E.Lemoine: Ah bon? - V.Le Moigne: Il a pris la place de la présentatrice. - A.-E.Lemoine: Elle est au chômage? - V.Le Moigne: Je sais pas... - L.Sénéchal: Non, elle est là, mais il brille plus qu'elle. - A.-E.Lemoine: Que des mauvaises nouvelles, Vanessa Le Moigne.
Merci d'être venue sur le plateau. Merci, Y.Braun-Pivet.
Dans un instant, A.Hathaway, T.Holland, M.Damon...
David et Jonathan...
Un hommage à B.Tyler, les Actualités de Bertrand...
On se dira au revoir un peu avant 21h. D'ici là, on reste avec vous.
Marine Le Pen