Violences contre les élus : la démocratie locale en danger
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et dans ce club on va parler de la violence envers les élus elles ont augmenté de plus de 30% la démission du maire de Saint-Brévin est un déclencheur dans le débat public le gouvernement a pris des mesures mais sont-elles suffisantes les élus sont-ils suffisamment protégés notre démocratie locale est-elle en danger on va en débattre pendant plus d'une demi-heure avec vous Françoise Gatel bonjour merci beaucoup d'être notre invité c'est la triste Union centriste d'Ille-et-Vilaine vous présidez ici au Sénat la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation romain Gaspard merci d'être là journaliste à La Gazette des communes en duplex avec nous Anne-Françoise pieddalu merci beaucoup d'être avec nous vous êtes mère de Plougrescant c'est dans les Côtes-d'Armor et vous avez été victime de menaces de mort et d'actes de sabotage les freins de votre véhicule ont été sectionnés vous allez nous en parler dans quelques instants et Alex évidemment est avec nous pour faire le point factuel mais d'abord on va commencer puisque mercredi Françoise Gatel vous avez auditionné le maire de Saint-Brévin il a démissionné de son mandat après des menaces et l'incendie de son domicile il a ensuite été reçu à Matignon Quentin calmer nous refait le film de cette journée mercredi face au sénateur le maire des missionnaires de Saint-Brevin a retracé méticuleusement la chronologie d'un engrenage du projet de déménagement d'un centre de migrants près d'une école de sa commune jusqu'à l'incendie criminel de son domicile principal enseignement de ce témoignage accablant le maire s'est senti bien seul face à la violence des opposants au centre d'accueil le sous-préfet nous a tout simplement dit mais les menaces vous savez moi j'en ai tous les jours des menaces le commandant de gendarmerie avait c'est pas grand chose ce sont simplement des des menaces voilà c'est de l'intimidation ça ne sert à rien de déposer plein de toute façon on ne fera rien c'est la liberté d'expression plus tard ce mercredi Yannick morrèze assiste aux questions au gouvernement depuis les tribunes les miss cycles du Sénat salut unanimement son courage tenez bon face à la haine de l'extrême droite et des sbires Éric Zemmour Yannick Morez reçu ensuite à Matignon accueilli par Elisabeth borne et la ministre en charge des collectivités à la clé de nouvelles annonces pour mieux protéger les élus locaux il nous faut évidemment arrêter cette spirale infernale infernal de la violence faite aux élus dans notre République c'est absolument inacceptable voilà donc les mères comme Monsieur le Maire sont les garants de la sécurité publique de l'action sociale de la protection de l'environnement dans nos communes je veux que tout le monde l'entende tout le monde le sache et on doit tous se mobiliser pour protéger nos mères des annonces saluées par Yannick Morez mais qui ne changeront pas la donne pour lui il démissionnera bien de son mandat de mer déterminé à déménager de Saint-Brevin on va revenir plus tard sur les annonces du gouvernement Françoise Gatel mais le maire de Saint-Brévin que vous avez additionné il a dit qu'il était venu devant vous qu'il était venu témoigner au Sénat pour ne pas que cela se reproduise est-ce que sa démission aura au moins une mérite de mettre cette question de la violence envers les élus dans le débat public alors moi je souhaite vraiment que cela nous aide et à tout le monde à réfléchir et à éviter on lui doit ça Homère parce que c'est quand même une folie à laquelle personne n'a pensé c'est à dire quelqu'un qui s'est engagé pour être qui en plus ces médecins aujourd'hui parce que il a été une situation très difficile il va quitter sa commune il va changer de vie il va même arrêter d'être médecin c'est un truc de fou et que au-delà de la question de la de la violence et de l'agression il y a aussi bien d'autres sujets sur lesquels il faut réfléchir parce que je pense que cette situation elle nous a tous bouleversé enfin sidéré personne n'aurait jamais pensé aucun sénateur que la manière dont il nous a décrit cette enfin cette série d'événements nous on ne pensait pas que c'était juste possible donc maintenant il faut bien analyser la situation et faire que cela ne se reproduise pas il ne s'agit pas simplement de sanctionner ce qui agressent les mains je crois qu'il y a autre chose tout ça tout aussi grave on va en parler évidemment Anne-Françoise pied d'alu est-ce que est-ce que selon vous ça a libéré quelque part la parole chez les maires ce qu'a dit le maire de Saint-Brévin est-ce que ça fait que maintenant la parole des mères a plus d'écho écoutez je pense que le fait que ce maire de Saint-Brevin qui a vécu ce qu'il a vécu qui est quand même quelque chose d'énorme enfin de impensable en soi soit amener jusqu'à faire le dépôt de sa démission quitter sa commune et même là j'apprends d'arrêter son métier de médecin c'est quand même extraordinairement grave et est-ce que ça libérée la parole des élus je ne sais pas si c'est la libéré en tous les cas ça permet aux élus d'exprimer leur mécontentement leur le fait que ça soit horrible tout ce qui s'est passé le fait aussi qu'on se rend compte qu'on n'est pas seul on est parce qu'en fait j'entends également qu'on est quand même un certain nombre de d'élus à avoir déjà été victime de différents types de violences soit verbales soit dans le pire des cas physique et pour lequel il y a pas eu forcément des pots de plainte ça ça m'a beaucoup interrogé dans les débats qui ont eu lieu là ces derniers temps d'entendre qu'il y avait autant de d'élus au final qui se manifeste maintenant et qui disent ben non voilà elle m'est arrivé ici il m'est arrivé ça mais en fait j'ai pas fait de dépôt de plainte donc moi je pense franchement qu'il va falloir que au niveau du Pack Sécurité que j'ai bien écouté il y a des choses intéressantes je pense qu'il y a surtout aussi falloir travailler maintenant parce que ce n'est qu'un démarrage je pense pas de sécurité il faut continuer à avancer c'est que lorsque un élu se sent menacé temps verbalement alors pire physiquement et il est la possibilité d'exprimer cette crainte sans forcément s'asseoir le stade du dépôt plainte par exemple en ce qui me concerne avant de faire mon dépôts plein donc pour mes flexible de véhicule coupé chez moi j'avais été quelques temps avant victime de menaces de mort et donc c'est très grave mais je n'avais pas fait de dépôt de plainte à ce moment-là et c'est vrai que je m'interroge maintenant sur pourquoi j'ai pas fait cette époque plainte vous voyez c'est moi même je nous dis pourquoi j'ai pas fait d'autant plus que je vois bien que c'est quelque part un petit peu la façon de faire d'un certain nombre d'élus en fait on se dit avec recul maintenant je me dis bon faire des pots de plainte ça paraît très lourd ça veut dire aussi qu'il y a des conséquences derrière on sait bien que quand on fait un peu plein derrière bon ben il y a l'enquête voir une instruction on sait que c'est lourd et donc est-ce qu'on est prêt à vivre ça en plus des violences verbales et dont on est victime par exemple je ne sais pas et moi là ce qui a fait que j'ai fait mon dépôt de plainte c'est parce que il y a eu un passage à lattes c'est ma sphère privée qui a été donc agressée puisque c'est devant mon domicile mon ma voiture a été je pense la nuit sectionnée au niveau des freins les quatre freins les quatre flexibles voilà là je dis bon là c'est trop grave j'y vais je fais un dépôt de plainte mais moi je pense qu'il faudrait qu'il y ait quelque chose entre ce qu'on appelle la main courante mais qui en réalité n'a pas de valeur réelle et n'est pas forcément pris en considération et le dépôt de plainte c'est à dire qu'il est une démarche intermédiaire je sais pas laquelle il faut y réfléchir et qui permettent de libérer la parole des élus et qu'il puisse le dire et que ça puisse être pris en compte merci Anne-Françoise pédali pour cette semaine je restais avec nous évidemment dans ce club vous entendez ce que dit la mère Françoise Gatel j'imagine que c'est pas la première fois vous entendez ce type de témoignage mais c'est quand même assez poignant de dire ben on n'a pas porté plainte j'ai hésité finalement je me suis demandé pourquoi je l'avais pas fait et puis on comprend que c'est une charge supplémentaire finalement ce dépôt de plainte pour les élus il faut adapter tout ça je veux d'abord lui exprimer toute mon toute mon amitié ma solidarité parce que je pense que ce qu'elle déc qui est qui est vrai et vous l'avez dit ça arrive peut-être pas de manière aussi grave mais c'est menace dans beaucoup de communes c'est juste irréel pour les mains je pense que vous avez raison quand vous dites moi j'ai pas porté plainte c'est compliqué mais qu'en plus quel maire peut aujourd'hui enfin hier en tout cas pouvait penser qu'une menace de mort contre lui etait quelque chose qui pouvait s'avérer à un moment ça n'iront pense que ce sont des choses qui n'arrivent pas et aujourd'hui les choses aillent ça veut dire qu'il faut qu'il y a vraiment une prise de conscience dans notre société que ça peut arriver comme ça peut arriver à un policier ou à un pompier et qu'il y ait un lieu d'accompagnement et je pense qu'aujourd'hui on voit d'ailleurs les associations départementales demain crée des sortes de groupes de parole où vous avez un temps vous pouvez changer en disant voilà moi j'ai des menaces j'ai des choses un peu bizarres comment on fait il ne faut pas laisser le maire seul avec conseils il faut effectivement que la gendarmerie la justice accompagne tout ça mais c'est juste quelque chose d'irréel de comprendre à un moment que parce que vous êtes engagé pour rendre service aux gens et quelqu'un qui vous menace anonymement de mort et que ça peut aller jusqu'au fait que on va toucher au frein de votre voiture c'est c'est comme disent les enfants on est dans un monde de ouf non mais c'est vous voyez je même quand on parle on a des yeux comme ça parce qu'on se dit mais est-ce que c'est possible et d'autant romain que ces violences envers les élus elles sont en augmentation oui oui quand on prend 2022 par rapport à 2021 c'est 32% d'augmentation selon les chiffres du ministère de l'intérieur rien que sur ce trimestre là par rapport à l'année dernière c'est 3% d'augmentation encore donc on voit une forte hausse et puis c'est ce qui a été dit tout le monde ne porte pas plein donc quand on prend par exemple au dernier des mères le baromètre qui est fait chaque année sur les incivilités alors on parle ça va de l'insulte à l'agression ça peut enfin il y a une marche qui est large quand même c'est 63% des maires qui se disent victimes d'insultes ou d'agressions c'est quand même des chiffres assez impressionnants et on se dit que il y a maintenant 4 ans il y avait la mort du maire de signe pour des dépôts sauvages les élus avec qui on on échange régulièrement nous disent la situation c'est plutôt empiré et en tout cas ça ne s'est pas améliorer malgré cet électrochoc à l'époque d'un maire qui meurt à cause d'une altercation après un dépôt sauvage où il était allé rechercher les les déposants du du dépôt ça c'est des vrais interrogations et quand on prend dans le détail c'est quand même 165 agressions physiques l'année dernière c'est pas rien là-dessus avec des cas parfois très très grave donc il y a eu des mesures mais est-ce que c'est suffisant c'est toute la question il y a eu des mesures parce c'est vrai que on se souvient que la la mort du maire de cygnes ça effectivement comme le dit romain était un électrochoc il y a eu cette fameuse loi engagement et proximité importée par Sébastien Lecornu à l'époque et pourtant romain le dit la situation continue d'empirer pourquoi Françoise Gatel parce que je pense qu'effectivement après la mort du maire de Chine on a fait des choses protection fonctionnelle des élus un lien renforcé entre le procureur et les mers donc il y a eu des discussions et que le sujet pour moi n'est pas que celui de la réaction que l'on doit avoir quand il y a une agression c'est déjà le vrai sujet c'est de dire mais pourquoi on en est là et que je pense qu'il y a je l'ai dit mercredi dans ma question d'actualité je pense qu'il y a d'abord une vraie question d'éducation on sort de plusieurs années de bashing des élus enfin rappelez-vous quand même les élus c'est des gens un peu bizarres ils font des choses étranges la justice ça se fait enfin c'est quand même balance donc ça veut dire que à un moment il y a une forme d'irrespect ou de déconsidérations par rapport aux élus et que le maire il a perdu ce rôle qui l'incarnait de quelqu'un qu'on respecte parce que le maire c'est Monsieur ou Madame machin mais c'est quelqu'un qui incarne l'état donc respect donc ça c'est totalement effondré et qu'aujourd'hui on est dans une société où il y a de la violence verbale enfin je dis dans certaines assemblées c'était remarquable l'exercice de la violence verbale qui a un moment se transforme en couple parce que on n'arrive pas à se faire comprendre en criant voilà et c'est un peu partout comme ça et que nos concitoyens qu'on adore ils sont parfois plein de contradictions et d'une exigence par rapport à leur à leurs élus et donc quand ils sont pas contents ils se défoule sur les élus donc ça veut dire qu'il faut éduquer ça c'est la première chose ensuite il faut sanctionner et vraiment je dis aujourd'hui qu'il faut qu'on revienne sur cette disposition que le Sénat avait voté sur la sanction concours un agresseur d'élus amer qui fait son mandat de manière correctile et agressé il doit être considéré comme quelqu'un qui représente l'autorité de l'État comme un policier il faut sanctionner pour donner des exemples et puis il faut prévenir empêcher ce quand même regardez ce que nous a dit le maire de Saint-Brevin et d'autres je pense que la situation à Saint-Brévin a eu un défaut d'appréciation au démarrage et tout au long de son déroulement et que le truc il est un peu parti envahi gravement parce que je pense ou en tout cas il faudra s'interroger là-dessus et on le fera dans les auditions je pense qu'il y a eu une appréciation totalement insuffisante du risque qui ce fameux principe de précaution qui est dans la Constitution qui souvent nous embarrasse ça nous principe de précaution si on peut l'utiliser de manière intelligente en disant comment on peut prendre soin des maires et de la République c'est le sujet aujourd'hui et ça n'est pas qu'en augmentant les sanctions on va pas mettre on peut pas mettre un gendarme derrière chaque élu 24 heures sur 24 mais il faut organiser les choses pour limiter les risques sécurisés que comme l'a dit Madame le Maire tout à l'heure il y a un lieu où vraiment il y ait un échange et que les associations des lieux qui ont bien commencé prennent le temps de bain et conformes les élus à ça de nouvelles annonces qui ont été faites ensuite à la démission du maire de Saint-Brévin par le gouvernement effectivement la semaine dernière la mise en charge des collectivités Dominique Faure annoncé la création d'un centre d'analyses et de lutte contre les atteintes aux élus ce centre était une demande des élus locaux il va permettre de mieux suivre ce type de violence d'analyser le phénomène et de coordonner la réponse des forces de l'ordre sur le terrain et puis le gouvernement va lancer ce qu'il appelle un pack sécurité pour protéger les élus avec d'abord 3400 référents atteintes aux élus qui seront mobilisés dans les brigades de gendarmerie dans les commissariats pour offrir un point de contact et de dialogues avec les élus pour parler des violences et des pressions donc dont ils sont victimes le dispositif alarme élu va être renforcé alors comment ça fonctionne en fait quand un élu se sent menacé et bien il peut appeler le 17 la police et être secouru rapidement faire l'objet d'une vigilance renforcée de la part des forces de l'ordre les préfets se sont vus également rappeler le le principe une menace une évaluation pour permettre une analyse plus fine des différentes menaces qui pèsent parfois sur un élu et puis les forces de l'ordre devront aller à davantage vers ces mères pour leur permettre de porter plainte à n'importe quel moment et dans le lieu où il le souhaite le souhaite et puis enfin le gouvernement ave veut aggraver les sanctions pénales on va écouter sur ce point la ministre Dominique fort faire en sorte que la sanction quand on quand on s'attaque à un élu la sanction sur la même nature que la sanction qui est aujourd'hui conduite auprès d'un de quelqu'un qui s'attaque un gendarme ou un policier et donc ce n'est pas le cas aujourd'hui on n'a pas pu le passer dans la locmi mais on va passer le plus vite possible cette loi ça va permettre malgré tout de monter jusqu'à 10 ans d'emprisonnement quand on s'attaque à un élu et de monter à 150000 euros d'amende on le rappelle se durcissement des sanctions pénales pour les agresseurs d'élus avaient été introduit et voté par le Sénat l'automne dernier dans le projet de loi d'orientation du ministère de l'intérieur mais la mesure avait été retoquée par le Conseil constitutionnel pour des raisons juridiques est-ce que ces mesures vous avez l'impression qu'elles sont à la hauteur qu'elles répondent à ce que vous vivez quotidiennement sur le terrain alors concernant les différentes propositions qui sont par exemple de permettre qu'un élu puisse être entendu dans le dépôt d'une plainte dans un espace qui lui convient le mieux pour ma part ça c'est déjà produit ainsi puisque les gendarmes sont venus en mairie recueillaient ma plainte donc déjà là je trouve que c'était quand même un confort plutôt que de se rendre en gendarmerie pour faire ce dépôt donc pour ma part je trouvais que c'était effectivement quelque chose de bien de la même manière que sur le fait de pouvoir être inscrit sur un numéro de téléphone qui fait que lorsqu'on appelle le 17 automatiquement on apparaît comme menacé pour ma part ça c'est aussi déjà fait on l'a proposé au moment où j'ai eu les menaces de mort puisque j'avais quand même informé la sous-préfecture et les gendarmes sans faire mon dépôt de plat mais il y a quand même eu cette le fait que je ne sois rapproché d'eux et à ce moment-là ils m'ont conseillé donc ils m'ont fait inscrire sur ce fameux numéro sachant que par contre on apparaît comme personne menacée et je pense que là dans l'évolution qui va être amené à être porté ça sera sans doute inscrit mère menacée ou élue menacé je pense que c'est important que ça apparaisse d'abord ça permettra sans doute aussi de faire des statistiques beaucoup plus intéressantes sur le nombre de d'élus qui sont amenés à se sentir menacé donc pour moi ça s'est passé déjà j'ai envie de dire à la différence du maire de Saint-Brevin je veux quand même apporter le fait dans mon témoignage que ça soit le sous-préfet le préfet le parquet donc via le procureur les gendarmes j'ai vraiment été vraiment été bien entouré bien entendu écouter et entendu ça c'est quelque chose qui fait aussi que après lorsque j'étais mon dépôt de plainte et depuis que les pots de plainte qui a donc l'enquête qui est quand même ouvert pour tentative d'homicide et menace de mort réitérer à l'encontre d'un élu donc une personne dépositaire de l'autorité publique sont quand même des faits effectivement qui sont graves donc maintenant la démarche va suivre son cours au niveau de la justice mais à mon niveau par exemple comme les menaces portaient aussi sur la mairie bon il y a eu une équipe de gendarmes qui se sont donc déplacés en mairie pour nous conseiller voir un petit peu comment et la mairie en termes de sécurité par rapport aux parce que le contexte dans lequel je suis moins ce qu'il faut voir c'est que par derrière ce sont également les élus et les agents communaux aussi qui se sentent quelque part menacées donc voyez cet après-midi par exemple il va avoir une cellule psychologique qui va être mise en place pour les agents communaux alors demande donc suite à ce qui s'est passé parce que du coup la mairie on l'ouvre au compte-goutte on nous ouvre qu'en fonction des personnes qui viennent c'est pas une ouverture comme c'était jusqu'à présent ouverte à toute personne qui peut être amenée à vouloir venir demander un service en mairie ont beaucoup bien évidemment nos comptes on vérifie et donc ça oui c'est c'est énorme c'est quand on voit les conséquences qui à part derrière c'est aussi tout ça ouais Françoise Gatel c'est vrai qu'on a été saisi dans l'ordre du témoignage du maire de Saint-Brevin par sa description de son abandon finalement par l'État mais on entend aussi beaucoup d'élus comme Anne-Françoise pédalu dire non mais moi j'ai été soutenu j'ai été soutenue par le préfet ça dépend aussi beaucoup du préfet ce dans le détail à une inégalité ça dépend vraiment des cas faut pas généraliser l'abandon de l'état non voilà on peut pas généraliser ça renvoie plusieurs choses d'abord l'importance du corps préfectoral et de sa formation et qu'après tout ça c'est aussi une question de relation humaine d'écoute et d'attention et puis je pense qu'il y a des départements enfin dans mon département d'Ille-et-Vilaine c'est comme c'est une spécificité bretonne je n'en sais je veux pas dire qu'on est plus protégé mais en tout cas dans le département d'Ille-et-Vilaine moi je connais la mobilisation de la gendarmerie le gendarme il a le portable du maire et qui a une relation régulière donc peut-être que la ministre elle veut généraliser bonne pratique ça c'est parfait définir de la méthode donc on peut pas c'est très bien vous voulez saluer ou il augmente si on avait rien dit vous voyez bien en France il y a une émotion un truc épouvantable faut un truc qui nous donne l'impression que ça va être miraculeux ça n'arrivera plus jamais sauf que moi je suis un peu catholique mais je crois pas toujours miracle et que je pense que il y a bien d'autres choses derrière on l'a dit éduqué protégé trait autrement avec l'État donc quel dise en généralise on systématis ça veut dire qu'on prend conscience qu'il y a des et que ça n'est pas normal donc moi je je salue tout ça après dans ce cas décrit le maire c'est la question que vous posez c'est comment est-ce qu'à un moment si tout ça ça s'avère voilà comment est-ce que une décision d'État sur un sujet aussi sensible de cada même si elle Saint-Brevin ça s'est très bien passé on le met près d'une école ça génère de l'émotion des parents tout le monde commence un peu à avoir peur avoir de la crainte et puis dans cette situation est-ce qu'on peut parler de l'instrumentalisation de tout ça et des extrémistes parce que ce qui a aussi fait des rappeler les choses c'est que il y a des extrémistes là en l'occurrence d'extrêmement on a la même chose à gauche dans d'autres sujets voilà qui ont un moment instrumentalisé ce sujet en Bretagne quelques semaines avant et donc on a vu comment l'extrême droite s'emparer de ce sujet et que ça a fait une sorte d'incendie politicien d'incendie sociétale et qu'on est plus simplement dans une situation entre guillemets plus ordinaire ou le maire il a géré une situation difficile et que la question que moi je me pose sur la description de la situation de mer c'est est-ce qu'un moment il y a une appréciation de la situation et du risque exactement le principe de précaution on passe notre vie quand on est élu à devoir faire attention pour qu'il n'arrive pas d'incendie pour que ils n'arrivent pas enfin qui n'arrivent rien quel que soit et que là est-ce qu'à mon cadastre quand même un truc qui soulève de l'émotion même là où ça se passe bien il y a quand même de l'agitation politique très dangereuse en ce moment des extrémies est-ce qu'on a et le maire il sait aussi retrouver au milieu d'un phénomène dans un contexte politique qui est très lourd et très grave et ça faut qu'on tire les leçons de ça aujourd'hui il y a une hausse de la menace d'extrême droite un peu d'extrême gauche mais quand on voit la menace la plus violente c'est quand même celle d'extrême droite qui augmente et par exemple RuPaul montrait que 45% des arrestations de terrorisme d'extrême droite c'était en France là dessus on parle de 3000 militants c'est pas un nombre si énorme que ça mais par contre tous les services de renseignement le disent il y a une hausse de la menace il y a une organisation qui est plus forte et ça c'est c'est assez inquiétant parce que sur les les 10 derniers attentats politiques des jouets il y en a quand même sept qui viennent d'une menace d'extrême droite et c'est un peu sous les radars parce que on parle des agressions parlent des démissions c'est des vrais sujets mais il y a une problématique particulière sur comment est-ce qu'on traite cette violence-là et ce militantisme là qui est assez dangereux pour terminer plus généralement sur les conséquences de cette augmentation des violences je vais peut-être commencer par vous Anne-François spiezdalude dans quel état d'esprit vous êtes aujourd'hui est-ce que vous êtes découragé est-ce que vous avez eu envie de démissionner est-ce que vous avez envie d'être à nouveau candidate alors pour répondre dans l'ordre à vos questions pour ma part je ne souhaite pas je l'ai annoncé je ne souhaite pas démissionner alors je ne souhaite pas démissionner parce que quelque part j'aurais le sentiment qu'en le faisant je donnerai raison d'une certaine manière à ceux qui sont passés à l'acte en sectionnant mais flexibles et ça je ne veux pas bon c'est vrai aussi que je suis pas dans la situation d'une mère de Saint-Brévin donc à chaque chose et à chaque type de d'agression je pense qu'on peut avoir aussi une réaction différente par contre bon je ne me représenterai pas mais je me représenterai pas non pas par rapport à ce qui vient de se passer j'avais déjà décidé de ne pas me représenter c'est mon deuxième mandat de maire j'étais précédemment adjointe ça fera 18 ans d'élus j'estime que chacun doit prendre sa part dans une collectivité qu'un élu n'est pas là pour rester il est aussi là pour passer flambeau et l'important qui est d'autres personnes d'autres habitants qui se mobilisent et qui prennent en charge tout ce qui est à prendre en charge quand quand on émerge l'ensemble des domaines dans lequel on doit intervenir ça va d'une chose très simple à une chose beaucoup plus compliquée à des choses beaucoup plus compliquées et donc pour ma part en tous les cas ce que je peux dire c'est que je suis très intéressé par cette fonction c'est aussi pour ça que je me suis représenté au mandat précédent c'est-à-dire que j'apprends énormément donc c'est très enrichissant et ça c'est quelque chose que les élus qui se présentent ont tous je pense on est là pour l'intérêt général quand on se présente on n'est pas là pour soi on est là pour faire les choses au bénéfice des habitants voilà et donc pour ma part je me représenterai pas mais j'aurais quand même 69 ans à la fin de mon mandat j'estime que c'est bien il faut qu'il y ait des jeunes aussi qui prennent la relève et bon d'une certaine manière quand certains disent Yaka faucon il y a pas de problème mais la question c'est c'est est-ce que avec tout ce qui se passe la relève est là aujourd'hui Françoise Gatel est-ce qu'aujourd'hui notre démocratie locale est en danger alors moi j'aurais d'abord saluer les maires parce que quand même vous rendez compte de ce que dit Madame le Main est-ce que du chemin c'est des gens formidables tous les jours ils invendent des trucs globalement ils font un travail formidable et s'il n'était pas là je dis parfois quand je vais à des cérémonies de veau j'enfermé les yeux deux minutes et imaginez ce que votre vie s'il y avait plus d'élus si la mérite on n'est pas donc sont des gens vraiment courageux et je pense qu'il faut ils sont pas au dessus des lois mais ils exercent une fonction qui amène à ce qu'il soit pris en considération donc il faut déjà redonner du respect je pense qu'il y a vraiment un rôle d'éducation en 2020 par rapport à votre question sur qu'est-ce que ça va donner de ça il y avait 106 communes où il y a pas eu de candidat moi je pense qu'aujourd'hui faut vraiment vouloir être mais parce que si vous travaillez si vous avez une famille c'est compliqué de tout conjuguer parce que c'est un engagement personnel familial professionnel c'est très lourd et puis c'est du 24 24 c'est ce que dit vous êtes mère vous dites 1 2 3 nuits dans la semaine et vous êtes tout le temps un truc dans la tête vous m'arrêtez ça vous prend le ça vous prend le cerveau si je puis dire et d'un côté heureusement et que je pense qu'il faut d'abord que on est aussi quant à main et élu avant les former au finances à l'urbanie c'est parfait mais aujourd'hui il faut les former à cette pression morale il faut les accompagner parce qu'il y a une charge sur les familles et puis sincèrement le métier de main enfin la fonction de main pardon aujourd'hui il faut avouer que il y a pas grand chose pour faciliter l'exercice tout est très compliqué donc c'est comment l'État accompagne les maires pour permettre comment on arrête de leur complexifier la vie et de faire comme une augmentation des indemnités oui il y a la protection il y a la sécurisation il faut que quelqu'un qui s'engage comme mère quand il arrête il faut qu'il puisse retrouver un travail il faut que on reconnaisse sa contribution à la société comment on le fait pour les pompiers puis surtout c'est vraiment comment on lui donne les moyens d'agir pour conclure romain il y a inquiétude sur 2026 alors qu'il y a déjà des démissions record des nombres de démission record oui oui mais il faut il faut il faut pas l'oublier que les élus en plus les plus touchés par ces agressions par ces démissions c'est les petites communes c'est des élus qui sont quasi bénévoles qui se donnent qui cumulent souvent avec un métier à côté et donc c'est une vraie vocation et avec le vieillissement et avec l'impuissance et parfois aussi le consumérisme des habitants bah il y a des questionnements pour certains pour repartir et pour trouver une relève et dans des petites communes ou déjà c'était compliqué de de former des listes avec 11 conseils municipaux parce qu'il y a aussi cette difficulté là comment ça sera en 2026 c'est une vraie interrogation merci pour ce débat je vais remercier Anne-Françoise merci beaucoup d'avoir été avec nous et de nous avoir apporté votre témoignage merci infiniment Françoise Gatel romain vous restez avec nous on va regarder la rue de presse régionale [Musique] Alex on commence par La Voix du Nord qui revient sur la mort de trois policiers mais oui après le choc autour de cet accident à Villeneuve-d'Ascq place au temps de l'enquête et de l'hommage l'enquête d'abord le procureur livré plusieurs éléments hier sur ce qui s'est passé le chauffeur du véhicule qui a percuté la voiture des policiers et qui est lui aussi décide décédé était ivre et sous stupéfiant au moment des faits il était engagé à contresens sur une route départementale son compteur de vitesse était resté bloqué à 120 km/h le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé un hommage national à Roubaix pour les trois policiers décédés le choc également après une attaque au couteau hier à l'hôpital de Reims déséquilibré à poignarder une infirmière et une secrétaire à l'hôpital Maison Blanche et on a appris ce matin que l'infirmière était décédée elle était âgée de 38 ans la deuxième victime et grièvement blessée mais son pronostic vital n'est pas engagée le ministre de la Santé François Brune a annoncé la création d'un comité pour renforcer la sécurité à des champignons alors que les violences contre les médecins augmentaient de 23% en 2022 les ravages de la cuisine de plusieurs journaux régionaux la consommation de cocaïne en France a été multipliée par trois en 20 ans et se développe un peu partout dans le pays notamment dans la Nièvre c'est à la Une aujourd'hui du populaire du centre cela s'explique par un prix en baisse un marché étendu jusque dans les zones rurales une consommation qui explose également dans la région de Marseille c'est à la Une du journal La Provence toutes les catégories sociales sont concernées aujourd'hui par la cocaïne ce n'est plus et bien la panache de certaines soirées Elisabeth borne a dévoilé hier son plan pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre ah oui c'est à la une du Républicain Lorrain et de la Dépêche du Midi le gouvernement cible la décarbonation des usines et le changement des chaudières au fioul ce plan doit réduire de moitié nos émissions en 2030 par rapport à 1990 avant d'atteindre la neutralité carbone en 2050 mais la question du coût de cette transition écologique pose question c'est d'ailleurs la une du Picard aujourd'hui un rapport de France stratégie estime que cette décarbonation va demander un investissement public supplémentaire de 66 milliards d'euros par an et ce rapport prône une hausse de la fiscalité sur le patrimoine financier des plus aisés merci beaucoup Alex pour cette rue de presse la Une de La Gazette des communes cette semaine romain accès au droit quand les services publics se rapprochent des usagers oui c'est les dire c'est toute la question du rapport à l'usager et de comment est-ce qu'on fait pour que ils aient accès et que il y ait moins de non recours sur tout un tas de services et de prestations et c'est à dire dans d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis vous pouvez voir ou revoir cette émission sur public sénat.fr on se retrouve demain et prochain rendez-vous c'est à 18h Thomas Hulk sens publique très bonne journée [Musique]
Françoise Gatel