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Discours / meetingyoutube.com· 14 mars 2014 49 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Discours de Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) - 07/03/2014

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 48 %Défensif 9 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 21:47Invité politiqueChiffre
    « Les 85 premières fortunes du monde détiennent l'équivalent de ce que possède la moitié la plus pauvre de l'humanité, soit 3,5 milliards d'hommes et de femmes. »
  • 32:12Invité politiqueFait
    « il ne leur donne pas de moyens supplémentaires mais il leur en enlève »
  • 33:50Invité politiqueFait
    « mais il rêve d'accéder à la mangeoire »
  • 34:23Invité politiqueFait
    « et dénonce le chômage, les bas salaires, les petites retraites, voire le CAC 40 »
  • 35:08Invité politiqueFait
    « ceux qu'elle veut faire payer ce sont les immigrés »
  • 35:23Invité politiqueFait
    « car ce vote sera interprété comme l'exigence d'une politique plus dure contre les chômeurs »
  • 36:12Invité politiqueFait
    « qui nous explique qu'une autre politique est possible dans le cadre de cet ordre social injuste »
  • 36:35Invité politiqueFait
    « au pouvoir aujourd'hui si ce n'est la politique de Sarkozy »
  • 40:30Invité politiqueFait
    « qui ont volé ou dilapidé des millions d'échapper à la justice »
  • 40:49Invité politiqueFait
    « c'est-à-dire sur le vol légal des travailleurs »
  • 40:58Invité politiqueFait
    « les privilèges des grandes fortunes coûtent cher à la société »
  • 44:35Invité politiqueFait
    « c'est le fruit du recul de l'activité militante »
  • 46:57Invité politiquePromesse
    « un véritable parti ouvrier communiste capable de peser dans la vie politique »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:02
Nathalie Arthaud

Travailleuses, travailleurs, camarades et amis, Jean-Pierre l'a dit, il existe 25 millions de prolétaires dans ce pays qui ont entre leurs mains toute l'économie, qui font tout fonctionner. Pour que cette salle dans laquelle nous nous retrouvons soit chauffée, éclairée, sonorisée et propre, il en a fallu du travail. Il a fallu des maçons, des électriciens, des plombiers, des agents de maintenance et toute une série de petites mains. Après avoir occupé les employés chargés des plannings, cette location occupera des comptables, des employés de banque. Et c'est sans compter le conducteur de métro ou de RER qui vous a conduit ici, ou ceux qui ont fabriqué la voiture que vous avez utilisée.

C'est sans compter le vendeur, le fabricant de sandwichs qui vous a peut-être nourri sur le chemin. Et pour que tout cela fonctionne, il faut un réseau de communication, des téléphones portables, des ordinateurs. Et je vous fais grâce encore de l'énumération de tous ceux qui ont construit, rénové ce bâtiment, et ceux qui ont extrait les matériaux utilisés, ceux qui ont conçu, fabriqué les outils nécessaires, et même ceux qui les ont instruits, formés et soignés, tout ce beau monde.

Tout ce que la société crée, tout ce qui s'y passe, relève d'une gigantesque chaîne de travail humain, dont il est impossible de distinguer le début et la fin, ou de dissocier la contribution des uns et des autres. Et dans cette chaîne, il faut évidemment inclure les chômeurs et les retraités, qui même excluent la production, ayant contribué dans le passé, ou y contribueront demain. C'est donc le fruit du travail collectif, le fruit d'une classe sociale, la classe ouvrière. Parce qu'il n'y a pas de meilleur mot pour désigner dans un même ensemble tous ceux qui sont à la base de toutes les richesses.

Sans la classe ouvrière, sans cette immense chaîne de travail manuelle et intellectuelle, le capital n'est rien. Sans les bras, sans les cerveaux des travailleurs, la société ne tournerait pas, et sans la classe ouvrière, la bourgeoisie n'existerait pas. Mais un seul travailleur, un travailleur pris isolément, n'est rien non plus sans l'ensemble de la classe ouvrière. C'est collectivement que les travailleurs peuvent peser. Tout travailleur en a fait l'expérience. Que l'on soit ouvrier, employé, technicien ou ingénieur, on est subordonné, dépendant, soumis au bon vouloir patronal.

Pour être embauché d'abord, puis dès qu'il s'agit de demander quelque chose, que ce soit une augmentation de salaire, des jours de congé, un changement d'équipe ou de poste, c'est le patron qui décide et ordonne. Et si l'on n'est pas content, il nous demande d'aller voir ailleurs. Seuls, confrontés au patron, les travailleurs ne peuvent pas se défendre. Même une catégorie sociale, une corporation coupée du reste de la classe ouvrière, ne fait pas le poids. Oh, dans une période faste, quand la bourgeoisie pouvait accroître facilement sa fortune, il lui est arrivé d'accorder des avantages catégoriels, d'acheter ce dont elle avait le plus besoin, de privilégier les uns par rapport aux autres.

Cela ne lui cotait pas trop, et cela avait le gros avantage de diviser les travailleurs, de monter les uns contre les autres. Mais dans cette période de crise, il n'y a pas plus d'issues catégorielles qu'il n'y a d'échappatoires individuels. La crise a décuplé l'agressivité et la cupidité de la bourgeoisie. Non seulement le grand patronat ne veut plus rien lâcher, mais il veut même reprendre tout ce qu'il a cédé à un moment ou à un autre.

Il remet en cause les avantages particuliers, revient sur ce que certaines catégories croyaient être des acquis, avec d'autant plus de facilité que les travailleurs concernés sont une minorité, et qu'ils apparaissent aux yeux des autres comme des privilégiés. Mais les attaques de la bourgeoisie concernent directement ou indirectement tous les travailleurs. Personne n'y échappe, et la réponse ne peut être que collective. La réponse ne peut être qu'à l'échelle de la classe ouvrière. Les luttes, entreprise par entreprise, usine par usine, n'y s'y feront pas. Jean-Pierre a rappelé la grève des ouvriers d'Aulnay, et on se souvient de celles des travailleurs de Continental, de Fralib, de Goudieur.

Même après avoir réussi à rassembler et former une force de frappe, ils n'ont pas réussi à empêcher la fermeture de leur usine. Car cela ne dépendait pas seulement d'eux. Pour que la direction d'une multinationale comme Continental ou Peugeot recule sur la fermeture d'une usine et renonce aux gains qu'elle en attendait, il faut que les travailleurs instaurent un rapport de force à l'échelle de toute la société. Un rapport de force tel que le patronat dans son ensemble prenne peur de perdre le contrôle de la situation et recule.

L'histoire du mouvement ouvrier a démontré maintes et maintes fois la supériorité des travailleurs quand ils parviennent à s'unir autour de leurs revendications de classe, par-delà leur situation individuelle, leur métier, leur corporation. Les grandes avancées ont toujours été arrachées par des luttes qui ont soulevé la classe ouvrière dans son ensemble. Plus que jamais, il est nécessaire que la classe ouvrière se fasse entendre en tant que telle, en tant que force sociale, en tant que force politique. Des dirigeants politiques aux médias, tout le monde prêche aux travailleurs la résignation, la nécessité de faire des efforts, de faire des sacrifices.

Au nom de la compétitivité et de la dette, ils voudraient que les travailleurs acceptent les licenciements, les bas salaires, l'intensification du travail, l'aggravation de l'exploitation. Eh bien non, les travailleurs sont à la base de tout, de la création de toutes les richesses. Et s'il y a une classe sociale dont les revendications sont légitimes et prioritaires, c'est bien la classe ouvrière. Et ces exigences correspondent à celles de la grande majorité de la population, à commencer par la lutte contre les licenciements, parce que le chômage n'est pas un fléau seulement pour les chômeurs.

Il est aussi pour les travailleurs en activité qui vivent avec la menace permanente du licenciement. C'est un fléau aussi pour les petits artisans, pour les petits commerçants. Quant à la principale usine d'une ville ferme, c'est la mort annoncée des petits commerces, des buralistes, des coiffeurs, des bouchers, des garagistes. C'est une ville ruinée. C'est une région qui s'enfonce un peu plus encore dans la misère. Les intérêts de la classe ouvrière correspondent à ceux du plus grand nombre. Et lutter pour les exigences fondamentales de la classe ouvrière, c'est se battre pour que la classe productive ne soit pas poussée vers la déchéance, c'est sauver ce que la société a de plus vital.

C'est se battre pour la jeunesse, c'est se battre pour l'avenir de toute la société. Dès les premiers pas de la classe ouvrière, dès ses premières luttes, il y eut des travailleurs pour exprimer cette conscience d'être à la base de tout. Voici comment en parlait un travailleur des chemins de fer de Silesie, en Prusse, en 1844, dans une lettre à un de ses camarades. La situation a pour nous un avantage. Nous sommes venus ici par milliers. Nous avons appris à nous connaître, et notre fréquentation mutuelle nous a ouvert l'esprit à la plupart. Il n'y en a plus guère parmi nous qui croient aux vieilles blagues. Ce qu'on n'osait pas penser tout bas, à la maison, nous le disons maintenant tout.

C'est nous qui entretenons les riches. Et nous n'avons qu'à le vouloir pour qu'ils crèvent de faim s'ils ne veulent pas travailler. C'est cette conscience de classe qui doit à nouveau s'exprimer. Mais cette conscience de classe n'est pas innée. Elle se forge. Les premiers ouvriers, pendant la révolution industrielle, n'ont pas mis longtemps pour comprendre que le patronat était prêt à les exploiter jusqu'à ce que mort s'en suive. Mais il fallut des luttes, des grèves et bien des combats pour qu'ils réalisent leur force collective et la nécessité de l'organiser.

Et ce n'est qu'en découvrant les idées socialistes défendues par des militants comme Marx et Engels que leur conscience de classe prit tout son sens. Car comprendre que la société est divisée en exploités et en exploiteurs, en riches et en pauvres, est une chose. Mais être conscient de la force révolutionnaire des opprimés en est une autre.

Grâce aux idées socialistes et communistes de l'époque, les travailleurs découvrirent qu'ils n'étaient pas voués à être soumis au patronat, que leur place dans l'économie leur donnait la capacité et même le devoir de renverser la domination du capital, responsable des inégalités, des injustices et des oppressions, qu'ils formaient la seule classe révolutionnaire capable de conquérir, pour tous les opprimés, une existence vraiment humaine. Leur conscience de classe devint ainsi une conscience politique. Les premiers partis ouvriers se fondèrent sur cette base et contribuèrent en retour à diffuser cette conscience dans la classe ouvrière.

Ils durent le faire en combattant l'influence dissolvante de la société capitaliste qui favorise l'individualisme et la débrouille. Et ils se heurtèrent à la politique consciente de la bourgeoisie et de ces vallées qui, dès les débuts du mouvement ouvrier, cherchèrent à annihiler les efforts d'organisation des travailleurs, par la répression comme par la corruption. Diviser les travailleurs, chercher à les empêcher de se constituer en force collective consciente, les opposer les uns aux autres, est une politique dans laquelle la bourgeoisie est passée maître aujourd'hui, que l'on connaît bien.

Le patronat utilise toutes les différences qui peuvent exister parmi les travailleurs pour les aggraver et pour en faire des divisions. Et s'il n'y en a pas, il les crée. Il y a les salariés du public, les fonctionnaires, et ceux du privé, ceux des ateliers, ceux des bureaux, ceux de la chaîne et ceux du contrôle, les CDD, les CDI, les intérimaires, les stagiaires, les travailleurs qui ont une carte d'identité française, ceux qui sont étrangers. Le patronat individualise les salaires. Il accorde des primes à la tête du client, recrute des mouchards. Tout est bon pour diviser et introduire la méfiance entre les travailleurs. Et ce n'était pas différent dans le passé.

Mais le mouvement ouvrier, digne de ce nom, combattait ces divisions et faisait en sorte que la classe ouvrière serre les rangs en mettant en avant ce qui unissait les travailleurs, en luttant contre les préjugés, en affirmant contre la bourgeoisie parasitaire et nuisible la fierté d'être ouvrier et à la base de toutes les richesses, en affirmant contre le patronat la fierté de n'exploiter personne et de pouvoir parler au nom de tous les opprimés. L'appartenance à la classe ouvrière et à ses organisations était en soi un motif de dignité. À juste titre, car à cette époque, le mouvement ouvrier véhicula avant tout le monde les idées les plus progressistes.

La réduction de la journée de travail, la lutte contre les préjugés religieux, antisémites, racistes, la lutte pour le droit des femmes. Quand la bourgeoisie refusait d'assurer de quoi vivre aux travailleurs malades, invalides ou âgés, les organisations ouvrières s'organisaient pour le faire. Quand la bourgeoisie refusait l'éducation aux femmes et aux jeunes des classes populaires, les partis et les syndicats ouvriers s'enchargaient. Quand l'accès aux loisirs et au divertissement était interdit au peuple, les travailleurs montaient leurs propres chorales, leurs théâtres, leurs équipes sportives, leurs sociétés savantes.

Contre l'individualisme et l'arrivisme prêchés par la bourgeoisie, les partis ouvriers mettaient en avant la solidarité, le dévouement, les luttes collectives. Contre les idées nationalistes, ils prônaient la fraternité des travailleurs de tous les pays, tissaient des liens avec les travailleurs des autres pays et se sentaient concernés par les luttes ouvrières menées à l'autre bout du monde. C'est ainsi qu'il y a 150 ans tout juste, en 1864, des militants fondaient l'Association internationale des travailleurs, proclamant la solidarité des travailleurs par-delà les frontières dressées par les bourgeoisies.

Oui, l'honneur du mouvement ouvrier conscient a été non seulement de faire en sorte que les exploités se battent pour leurs conditions d'existence, mais aussi d'avoir défendu des idées bien plus générales, celles de la critique radicale de la société capitaliste, de son caractère injuste, incontrôlable, anachronique, celles de transformer cette critique en combat, avec comme objectif ultime l'expropriation de la classe capitaliste et la disparition de la propriété privée des moyens de production, de l'exploitation et de la concurrence. Le mouvement ouvrier a levé non seulement le drapeau de la défense des exploités, mais aussi le drapeau de la société communiste.

Cette conscience a reculé au fil des décennies. D'abord, parce que les premiers partis ouvriers, le parti socialiste d'abord, puis le parti communiste, ont fini par s'intégrer aux institutions de la bourgeoisie et à tourner le dos aux perspectives révolutionnaires dont la classe ouvrière est porteuse. C'est peu dire que ces partis ne combattent plus les pressions idéologiques de la bourgeoisie dans la classe ouvrière. Ils contribuent à les distiller eux-mêmes. Aujourd'hui, le parti socialiste ne prétend même plus représenter les intérêts des exploités. Il a bel et bien enterré toute idée de transformation sociale.

Et il voudrait, comme le patronat, enterrer aussi les mots comme exploiter, classe ouvrière, lutte de classe et surtout ne plus entendre parler de conscience de classe. Quant au parti communiste qui a gardé une influence plus grande, il a une responsabilité majeure dans la démoralisation des travailleurs et dans la perte de leurs repères. Faut-il rappeler que c'est le parti communiste qui a fait de Mitterrand, homme politique bourgeois par excellence, un homme de gauche ? Faut-il rappeler que c'est le parti communiste qui a redonné crédit aux dirigeants socialistes rejetés par la population après avoir envoyé des centaines de milliers de jeunes mener une sale guerre coloniale en Algérie ?

Le parti communiste a ensuite usé son crédit pour soutenir le gouvernement Jospin. Et enfin, il a permis, avec Jean-Luc Mélenchon, l'élection de Hollande et ils s'en sont même vantés. Tout cela au nom de l'idée qu'il n'y aurait point de salut pour les travailleurs sans l'arrivée de la gauche au pouvoir. Mais on a vu de quoi était capable la gauche au gouvernement, même flanqué du parti communiste. Tout cela ne pouvait que dégoûter, démoraliser un nombre croissant de travailleurs, à commencer par les militants ouvriers eux-mêmes. Et en particulier par ceux du parti communiste. Parce que c'était à eux que revenait la tâche de défendre l'indéfondable devant leurs camarades de travail.

C'était à eux que revenait le sale boulot de lanterner les travailleurs. Combien de fois les ministres communistes se sont-ils retrouvés à justifier la rigueur salariale, les reculs des services publics, les privatisations et mettant en porte-à-faux les militants de leur propre parti ? Combien de ces militants se sont sentis trahis et ont abandonné l'activité militante ? Loin de diffuser la conscience de classe, le parti communiste a été le vecteur de l'électoralisme. Il n'y a rien de plus illusoire et de plus démoralisant. Il faut en tirer la leçon. Il est vain d'espérer changer efficacement la vie des travailleurs par les élections.

La seule voie véritablement efficace pour changer la vie pour les travailleurs est celle des luttes collectives contre le grand patronat capitaliste pour lui contester la direction sur l'économie. Quant aux confédérations syndicales, elles partagent avec les grands partis de gauche la responsabilité de la démobilisation des travailleurs et du recul de la conscience de classe. Au lieu d'expliquer aux travailleurs que leur sort dépend du rapport de force qu'ils seront imposés face au patronat, ces directions syndicales font mine de prendre au sérieux les mensonges du patronat estampillés par le gouvernement.

Elles cautionnent la politique de négociation à une période où il n'est pas tant que le patronat ne peut rien négocier si ce n'est des mesures qui aggravent la situation des travailleurs. Il ne faut pas être dans l'opposition mais dans la proposition disent-elles. Il ne faut pas être dans une attitude négative mais avoir une attitude constructive disent-elles. Mais pendant ce temps les lettres de licenciement tombent le chantage à la compétitivité fait reculer les conditions de travail des millions de travailleurs sont menacés dans leur existence même.

Ce ne sont pas les travailleurs qui se détournent des syndicats ce sont les directions syndicales qui tournent le dos aux travailleurs en se refusant d'organiser leur défense. Bien heureusement les organisations syndicales ce ne sont pas seulement des directions coupées du monde du travail ce ne sont pas seulement des appareils préservant surtout leur propre existence ce sont essentiellement les militants qui dans leurs entreprises sont confrontés à la lutte de classe et qui se battent comme ils le peuvent.

Bien des choses dépendent de ces militants de leur état d'esprit et de leur capacité de comprendre le pourquoi de leur direction et le pourquoi de la désaffection des travailleurs à l'égard des syndicats. Il faut que ceux d'entre eux qui se posent des questions mesurent la responsabilité des partis de gauche dans la démobilisation des travailleurs et surtout il faut qu'ils surmontent ce qui fut l'appelé des méthodes staliniennes le fait de faire les choses sans les travailleurs et même de se méfier d'eux. Les militants ont donc à discuter critiquer et contrôler les directions qui prétendent parler en leur nom mais ils doivent aussi accepter le contrôle de leurs propres camarades de travail.

Ils doivent reprendre confiance dans la classe ouvrière s'appuyer sur leurs camarades de travail sur les plus combatifs car lorsque les travailleurs décideront de se lancer dans le combat ils se battront avec la détermination que l'on a vue chez les ouvriers de Peugeot à Aulnay ou encore de ceux de Continental. Le parti socialiste des origines ne renaîtra pas des cendres du PS actuel et le parti que se dit encore communiste ne se relèvera pas non plus de ces trahisons mais il y aura tôt ou tard un réveil de la conscience de classe. Le capitalisme n'a pas changé.

Ses aspects révoltants sont plus révoltants que jamais parce que la richesse et les possibilités offertes à l'humanité sont incomparablement plus grandes aujourd'hui qu'elles ne l'étaient il y a un siècle ou un siècle et demi. Au début du capitalisme l'exploitation féroce de la bourgeoisie avait de quoi révolter mais les richesses issues de cette exploitation n'étaient encore qu'un îlot de prospérité dans un océan de misère rurale. Aujourd'hui la bourgeoisie baigne dans un océan de richesses mais ces richesses au lieu d'être un avantage pour la société sont devenues un frein un facteur de spéculation de crise de chômage et de misère. Un chiffre résume la folie du capitalisme.

Les 85 premières fortunes du monde détiennent l'équivalent de ce que possède la moitié la plus pauvre de l'humanité soit 3,5 milliards d'hommes et de femmes. Ce décalage extravagant entre l'étalage de richesses de la classe exploiteuse ces jets privés ces hôtels particuliers ces produits de luxe et la pauvreté voire la condition d'affamer d'une partie de l'humanité ne peut pas perdurer.

sous prétexte que les riches ont le droit d'investir leur fortune où ils le veulent y compris de les jouer au casino de la spéculation il faudrait accepter le gâchis effroyable des possibilités productives en dépit des progrès scientifiques et techniques et de l'accroissement fantastique des moyens de production il faudrait s'interdire de maîtriser les conséquences de l'activité humaine sur la nature il faudrait continuer de condamner une partie de la planète au sous-développement aux guerres à la barbarie dans le manifeste communiste en 1848 Marx et Engels écrivaient pour opprimer une classe il faut pouvoir lui garantir des conditions d'existence qui lui permettent au moins de vivre dans la servitude mais l'ouvrier moderne loin de s'élever avec le progrès de l'industrie descend toujours plus bas au-dessous même des conditions de vie de sa propre classe le travailleur devient un pauvre le paupérisme s'accroît plus rapidement encore que la population et la richesse il est donc manifeste que la bourgeoisie est incapable de remplir plus longtemps son rôle de classe dirigeante elle ne peut plus régner parce qu'elle est incapable d'assurer l'existence de son esclave dans le cadre de son esclavage et il poursuit en concluant l'existence de la bourgeoisie n'est plus compatible avec celle de la société et c'est bien d'actualité parce qu'aujourd'hui les contradictions du capitalisme ont pris des proportions inédites et la déchéance dans laquelle nous pousse la domination de la bourgeoisie menace d'entraîner toute la société dans sa chute regardez l'état de notre monde les inégalités ne cessent de s'aggraver entre les plus riches et les plus pauvres à l'intérieur de chaque pays comme entre pays malgré les immenses possibilités de l'humanité plusieurs centaines de millions de personnes sur cette planète sont condamnées à la sous-alimentation et menacées de famine pour des centaines de millions d'êtres humains l'accès à un logement digne de ce nom à des soins convenables à la culture voire simplement à de l'eau potable est un rêve inaccessible et combien de pays sont en ce moment à feu et à sang la Syrie s'enfonce dans une guerre atroce dans le reste du Moyen-Orient c'est une paix armée fondée sur l'oppression du peuple palestinien la multiplication des zones sous l'emprise des forces moyenâgeuses puisant leur inspiration dans le fanatisme religieux sème la terreur en Afghanistan mais aussi au Pakistan en Afrique le génocide rwandais n'a pas mis fin aux atrocités elles se sont poursuivies au Congo et elles s'étendent aujourd'hui en Centrafrique où l'intervention de l'armée française ne fait que rajouter de l'huile sur le feu ici même en Europe après la chute du régime autoritaire et corrompu de Yanukovitch sous la pression de la contestation populaire l'Ukraine s'enlise dans les affrontements entre nationalismes rivaux faute d'autres perspectives la rapidité avec laquelle les affrontements internes à l'Ukraine se sont transformés en crise internationale montre la fragilité de la situation internationale elle montre aussi comment se met en marche l'appareil de propagande des médias pour distiller un climat de vatanguère comment toute la presse toutes les télés relaient en l'amplifiant le bras de fer entre la Russie et les Etats-Unis et le présentent comme un affrontement entre autoritarisme et démocratie entre une Russie menaçante et un camp occidental porteur de liberté et de prospérité quelle triste plaisanterie les classes laborieuses d'Ukraine payent durement les conséquences de la crise de l'économie capitaliste elles payent aussi la décomposition de l'économie engendrée par l'éclatement de l'Union soviétique qui a débouché sur le pillage de nombre d'entreprises de mines et de banques par les oligarques issus de la bureaucratie mais aussi par les grands groupes industriels et bancaires occidentaux mais aujourd'hui elles sont en plus sous la menace que la situation politique dégénère en affrontements sanglants et peut-être en guerre civile comme la Yougoslavie les a connus non les classes populaires d'Ukraine n'ont rien de bon à attendre ni de Poutine ni des prédateurs capitalistes d'Europe ou d'Amérique le seul espoir pour l'avenir est que l'effervescence populaire comme la déliquescence actuelle de l'Etat amène la classe ouvrière de ce pays numériquement puissante à intervenir sur la scène politique pour se défendre et surtout pour peser sur l'avenir du pays en fonction de ses intérêts de classe le pourrissement dans lequel s'enfonce une partie de la planète ne peut pas ne pas avoir de conséquences sur nous et le fait même que l'armée française soit engagée dans les guerres impérialistes le montre quant aux événements d'Ukraine ils se déroulent aux portes de l'Europe mais la situation pèse aussi sur nous tous à un autre niveau la misère et le chômage vont de pair avec le chacun pour soi avec le délitement moral de la société avec le repli sur soi et ils favorisent la résurgence des idées réactionnaires du sexisme des idées religieuses la remontée des idées racistes antisémites et des communautarismes qu'elles soient exprimées par Dieudonné par Le Pen par le ministre Valls fleurie sur le terreau d'un capitalisme qui dégénère et si nous faisons le choix de défendre une politique qui se place exclusivement sur le terrain de la classe ouvrière c'est qu'elle est la seule classe qui peut s'attaquer à la racine du capitalisme la classe ouvrière est la seule force porteuse d'autres valeurs que celle du nationalisme et de l'individualisme elle est la seule classe capable d'empêcher la société de prendre un coup réactionnaire oui les travailleurs sont la seule force progressive de notre temps mais pour faire progresser à nouveau la société les exploités doivent reprendre le combat pour leurs intérêts et affronter la classe capitaliste et celle-ci ne leur laisse de toute façon pas le choix pour sauver leur peau les travailleurs devront réagir et se battre mais ils doivent être conscients que même leurs exigences élémentaires ne pourront être satisfaites que s'ils sont prêts à remettre en cause le pouvoir absolu de la bourgeoisie sa mainmise sur l'économie et sur la propriété il faut non seulement qu'ils n'hésitent pas face au pouvoir de la bourgeoisie mais ils vaincront d'autant plus facilement s'ils y sont préparés et s'ils visent consciemment le renversement de la bourgeoisie et de tout son système à notre petite échelle nous pouvons contribuer à faire vivre ou conforter cette conscience de classe ne serait-ce que dans une petite fraction de la classe ouvrière il faut le faire car c'est cette conscience qui peut dans une période de remontée des luttes transformer les travailleurs isolés en une classe sociale agissante en une force politique capable de peser il faut que la classe ouvrière se manifeste dans toutes les occasions de la vie politique et qu'elle mette en avant son programme les valeurs de son camp sa propre politique il faut qu'elle le fasse aussi dans les élections ce sera le sens des listes luttes ouvrières faire entendre le camp des travailleurs que nous présenterons aux élections municipales et aux européennes aux municipales il y aura 204 listes luttes ouvrières dans les grandes villes et dans les villes ouvrières quant aux européennes nous présenterons des candidats dans toutes les circonscriptions du pays y compris dans la 8ème circonscription des dom-toms où les militants de lutte ouvrière à la réunion se présenteront en commun avec nos camarades de combat ouvrier qui militent aux Antilles nous avons dit et répété que les élections municipales ont beau être des scrutins locaux les votes auront une signification politique nationale les hommes politiques de gauche mais aussi de la droite par hypocrisie et par crainte que le discrédit de leur parti les affaires ne leur nuise se démarquent de la politique nationale ils insistent sur le caractère local de ces élections municipales mais cela ne doit tromper personne croire que les municipalités peuvent faire quoi que ce soit pour protéger les travailleurs les chômeurs les retraités les handicapés les enfants étant l'heure aucune municipalité n'a les moyens de combattre le chômage et la baisse du pouvoir d'achat les deux fléaux qui frappent le plus la classe ouvrière les possibilités des municipalités sont extrêmement réduites même celles qui sont de bonne volonté à l'égard des plus pauvres ont à composer avec les étages supérieurs de l'appareil d'état les préfectures les ministères et avec la crise ces minces possibilités ne font que se réduire pour garder une part croissante de son budget à la disposition des grandes entreprises et de la grande bourgeoisie l'état se décharge sur les municipalités de ces quelques fonctions utiles à la population et non seulement il ne leur donne pas de moyens supplémentaires mais il leur en enlève et il y a autre chose même dans les élections dites locales nous tenons à exprimer les intérêts collectifs de l'ensemble de la classe ouvrière car les solutions favorables aux classes exploitées ne sont pas locales et parce que le problème du rapport de force ne se pose pas entre les municipalités et l'état central mais entre la classe ouvrière d'un côté et la bourgeoisie et son état de l'autre et c'est sans compter que beaucoup de notables locaux ont leur part de responsabilité dans la politique de classe que mène leur parti au pouvoir alors les travailleurs les chômeurs les retraités écoeurés par la politique du gouvernement doivent se saisir de ces élections pour dire leur colère et la dire avant tout aux deux côteries à la droite et la gauche qui se relaient au pouvoir pour mener fondamentalement la même politique consistant à aggraver leur situation au profit de la grande bourgeoisie tant que nous ne sommes pas capables de les chasser nous sommes peut-être obligés de les subir mais rien ne peut nous obliger à les approuver et à redemander des coups en votant pour eux il y a aussi les listes présentées par le Front National le Front National joue sur le fait que leur parti n'a jamais été associé au pouvoir central et il en fait un avantage politique mais il rêve d'accéder à la mangeoire les dirigeants du Front National sont aussi hypocrites et arrivistes que les autres depuis quelques années ils ont compris que le Front National a compris que son électorat réactionnaire composé d'anciens de l'Algérie française d'antisémites nostalgiques de Vichy ou d'intégristes catholiques ne lui permettraient pas d'accéder à la mangeoire alors la dynastie Le Pen s'est diversifiée la famille millionnaire fait désormais dans l'indignation sociale et dénonce le chômage les bas salaires les petites retraites voire le CAC 40 tout cela pour faire croire que Marine Le Pen défend les ouvriers mais elle fait comme tous les autres qui ne déplore pas le chômage qui ne dénonce pas les impôts qui pèsent sur les plus modestes tout le monde sait le faire même et surtout ceux qui sont responsables de la situation verser des larmes de crocodile faire des promesses est à la portée de tout démagogue mais encore une fois dans cette société et surtout dans cette période de crise tous ceux qui ne sont pas déterminés à faire payer la bourgeoisie et à s'en prendre au profit des grands groupes capitalistes aux exploiteurs aux licencieurs se préparent à gouverner contre les travailleurs Le Pen ne s'en cache pas ceux qu'elle veut faire payer ce sont les immigrés c'est à dire un grand nombre d'entre nous c'est à dire les travailleurs ceux parmi les exploités qui envisagent de voter pour le Front National votent contre leurs propres intérêts car ce vote sera interprété comme l'exigence d'une politique plus dure contre les chômeurs d'une politique hostile aux syndicats aux travailleurs qui veulent s'organiser et se défendre bien sûr il faut dénoncer la politique de Hollande mais il faut que cette dénonciation vienne des travailleurs et qu'elle se fasse sur la base de leurs intérêts la droite et l'extrême droite n'ont pas le monopole de l'opposition les travailleurs peuvent faire entendre leur camp et leurs intérêts de classe en votant pour les listes luttes ouvrières quant à la gauche de la gauche au parti communiste ou à Jean-Luc Mélenchon qui nous explique qu'une autre politique est possible dans le cadre de cet ordre social injuste ils ne méritent pas la confiance des travailleurs ils ont tous fait voter Hollande et l'ont cautionné et encore aujourd'hui ils expliquent qu'il n'y avait pas le choix parce qu'il fallait se débarrasser de Sarkozy mais qu'avons-nous au pouvoir aujourd'hui si ce n'est la politique de Sarkozy tous les partis qui alternent au pouvoir font miroiter des mille et des cents au moment des campagnes électorales pour une fois élus piétiner leurs promesses au pouvoir ils s'usent et ils finissent par décourager leur propre électorat ce qui leur vaut de perdre les élections suivantes puis dans l'opposition c'est reparti pour un tour renouvelant les mêmes promesses véhiculant les mêmes illusions c'est un éternel recommencement et c'est à ce cirque-là que participent aussi le parti communiste et Mélenchon et bien les travailleurs doivent dire qu'ils ne sont pas dupes et certains électeurs se réfugient dans l'abstention en disant qu'ils se ressemblent tous et ils n'ont pas tort oui tous les politiciens ont été formés et sélectionnés pour leur fidélité à la bourgeoisie et au système du Front National au Parti Socialiste jusqu'au Parti de Gauche et au PCF ils placent tous leur activité politique dans le cadre de la propriété privée des entreprises des lois du marché du profit et de la concurrence et de la bourgeoisie alors oui ceux qui pensent que les politiciens qui se succèdent au pouvoir sont là pour lanterner les travailleurs ont raison mais s'ils s'abstiennent alors qu'ils ont la possibilité de dénoncer cela par leur vote et il est possible de le faire en votant pour les listes lutes ouvrières ils se baillonnent ils s'auto-censurent en s'interdisant de les dénoncer ils font le jeu de leurs ennemis dans combien de pays les électeurs n'ont pas d'autre choix que de voter pour un personnel politique choisi soumis au pouvoir en place dans combien de pays les travailleurs essayent de construire leur syndicat et leur parti ils ne peuvent pas le faire parce que c'est la dictature ici ce n'est pas le cas alors il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain quand les travailleurs ont la possibilité de rejeter sans ambiguïté leurs ennemis politiques et d'affirmer leur propre politique ils doivent le faire certains croient diminuer la portée du vote pour nos listes en les qualifiant de vote protestataire et bien oui c'est un vote protestataire car il est plus qu'urgent de protester et de dire que ça suffit c'est un vote utile car c'est montrer que l'on ne se résigne pas au chômage à la perte du pouvoir d'achat à l'aggravation de l'exploitation non ce n'est pas un vote défouloir comme le disent certains avec mépris c'est un vote préparatoire parce que protester en appelant aux luttes des travailleurs c'est préparer l'avenir voter pour les listes luttes ouvrières permettra aux classes populaires de montrer qu'il existe dans le pays une opposition ouvrière au gouvernement qu'il y a des travailleurs conscients de leurs intérêts et des luttes à mener et au delà de la dénonciation de la politique d'un gouvernement ce vote montrera que l'on rejette un ordre social dans lequel les ouvriers passent leur vie à construire des immeubles ou des automobiles sans pouvoir se loger dignement ou s'acheter une voiture autrement qu'en s'en détend pour des années que l'on rejette cet ordre social qui use les uns au boulot quand les autres sont condamnés au chômage que l'on rejette cet ordre inhumain qui force les salariés d'EDF ou de Veolia à couper l'eau le gaz ou l'électricité aux démunis et les licencie pour ne pas avoir obtempéré que l'on rejette cet ordre injuste qui permet à ceux qui ont volé ou dilapidé des millions d'échapper à la justice quand une caissière de supermarché est licencié pour avoir récupéré un bon de promotion que l'on rejette l'ordre capitaliste dans son ensemble qui est basé sur l'exploitation c'est-à-dire sur le vol légal des travailleurs et qui fait que l'enrichissement d'une minorité dépend de l'appauvrissement de tous les autres les privilèges des grandes fortunes coûtent cher à la société mais le fonctionnement erratique irrationnel de cette économie qui va de crise en crise coûte bien plus cher encore comment accepter qu'en quelques mois de crise on détruise les richesses les moyens de production les usines que les travailleurs ont mis des générations à construire il n'y a pas d'économie plus folle alors au-delà de la politique politicienne ces élections permettent aux travailleurs aux chômeurs à la jeunesse consciente du sort que le capitalisme lui réserve de faire un geste politique sans ambiguïté elles permettent d'affirmer la dignité ouvrière la fierté d'appartenir à une classe sociale qui produit tout qui fait vivre la société et qui représente la seule voie pour que la société reparte de l'avant alors votez et faites voter les listes lutte ouvrière la constitution de 204 listes lutte ouvrière est un encouragement cela n'aurait pas été possible sans le choix et l'engagement de plusieurs milliers de femmes et d'hommes des classes populaires de se présenter sur des listes qui se revendiquent clairement du camp des travailleurs cela ne représente qu'une petite partie des agglomérations plus ou moins importantes du pays mais notre présence est nettement plus importante que lors des municipales précédentes dans un climat politique plus défavorable c'est un gage pour l'avenir l'écho que nos idées ont trouvé malgré la démoralisation et l'écœurement général montre ce que pourrait faire un véritable parti présent dans toutes les villes dans tous les quartiers dans toutes les barres d'immeubles dans toutes les entreprises alors camarades il nous reste 15 jours je fais appel à la participation de tous pour convaincre leurs proches discuter autour d'eux dans leurs entreprises avec leurs voisins pour celles et ceux qui le veulent bien pour distribuer des tracts coller des affiches et pour apporter leur contribution à l'une ou l'autre des multiples activités propres aux campagnes électorales bien sûr le résultat ne dépend pas seulement de nos efforts nous sommes dans une période politique où les idées de la bourgeoisie ont tellement pris le dessus que seule une minorité peut marquer sa sympathie pour la politique que nous défendons mais le problème n'est pas de faire de pronostics et ce n'est pas non plus de se décourager face aux faibles scores électoraux il faut commencer par agir par un bout il faut commencer par agir par un bout c'est ça le nombre de travailleurs se retrouvent livrés à eux-mêmes isolés et déboussolés c'est le fruit du recul de l'activité militante la constitution de nos listes montre qu'il suffirait de la présence de militants pour regrouper et entraîner ne serait-ce qu'une fraction de travailleurs à donner de la voix alors nous avons à faire tout ce qui est dans nos possibilités pour que cette minorité soit la plus conséquente possible plus le nombre de ceux qui voteront pour nos listes sera important plus les objectifs de lutte que nous proposons seront entendus et cela comptera pour l'avenir oh bien sûr aucun vote même pour faire entendre le camp des travailleurs ne remplacera une lutte réelle de ce camp mais cela peut contribuer à la préparer en faisant mûrir les consciences les votes pour les listes de luttes ouvrières s'ils sont en nombre significatifs seront un encouragement un encouragement pour ceux qui sont déjà convaincus que les exigences que nous défendons sont à imposer pour sauver la classe ouvrière de la déchéance matérielle et de la démoralisation un encouragement pour beaucoup d'autres pour beaucoup d'autres pour tous ces travailleurs qui subissent aujourd'hui les coûts mais qui n'ont pas encore assez confiance dans leurs propres forces collectives alors faisons notre maximum pour que ce soit le cas dans cette campagne pour les municipales et au-delà et au-delà des municipales et des européennes qui suivent immédiatement nous poursuivrons avec tous ceux qui se sont joints d'une façon ou d'une autre à ces deux campagnes de sorte que de nouvelles fractions de la classe ouvrière fassent du drapeau des travailleurs et des idées communistes leur propre drapeau aussi je fais appel dès maintenant à tous ceux qui sympathisent avec nos idées à tous ceux qui sont candidats sur nos listes pour prolonger leur engagement lors des élections européennes il est important que tous ceux qui dans les élections municipales auront voté pour les listes luttes ouvrières confirment leur vote aux élections européennes ce sera la preuve que le courant qui exprime les préoccupations les intérêts et les objectifs du camp des travailleurs est présent indépendamment de la nature des élections nous le disons bien souvent et je le répète ce soir un véritable parti ouvrier communiste capable de peser dans la vie politique avec la présence que cela suppose dans les entreprises dans les quartiers populaires ne se développera que lorsque la classe ouvrière aura repris confiance en elle et fera surgir des dizaines de milliers de femmes et d'hommes prêts à se dévouer pour la cause de leur classe sociale pour la classe ouvrière il ne se développera que lorsque la jeunesse aussi bien ouvrière qu'intellectuelle estimera que changer la société est un enjeu autrement plus enthousiasmant que de trouver une petite place dans cette société pourrie et lorsqu'elle consacrera son énergie et son intelligence à l'émancipation sociale plutôt qu'à des carrières individuelles un véritable parti ouvrier se développera comme dans le passé à travers bien des luttes bien des grèves bien des affrontements avec la bourgeoisie et son appareil d'état mais toute lutte politique peut constituer un pas en avant dans la prise de conscience des travailleurs et dans le développement du courant qui donnera naissance aux partis les campagnes électorales sont des luttes politiques elles permettent aux camps des travailleurs de se faire entendre et de se confronter aux partis de la bourgeoisie alors dans les 15 derniers jours de cette campagne saisissons-nous au mieux des possibilités qui nous sont offertes gagnons à ces idées de nouveaux militants des femmes et des hommes qui face à la crise de la société capitaliste cherchent leur voie et ont envie d'agir camarades bon courage et vive le camp des travailleurs vive le communisme Moltes