Les débats de l’été - Émission du 21 juillet 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedo, c'est parti pour débat de l'actualité sur les réseaux sociaux, l'application Sud Radio et surtout le 0826 300300 pour animer, participer évidemment à la conversation et puis témoigner peut-être de ce que vous voyez, exprimer votre avis, vous le savez, c'est votre émission, vous êtes sur de radio, vous parlez vrai. Nous sommes aujourd'hui en compagnie de Paul Aziber, directeur général de Vortigen.
Bonjour. Bonjour Maxime Lucne journaliste au journal du dimanche. Merci beaucoup d'être avec nous.
Nous sommes également avec Noémi Aliwa, journaliste et séiste de hauteur de la terreur jusqu'au sous nos draps. C'est aux éditions Plomb également en compagnie de Jacques Miard, maire de maison la fite et auteur de Bye bye démocratie. Bonjour Jacques.
Vous allez bien ? On ne se pose jamais la question donc on est certain que ça va. Mais oui, mais oui, ça c'est une bonne méthode.
Vous avez raison. Au programme de ces discussions ce matin où on attend une fois de plus vos commentaires, vos analyses, vos réactions. Vous avez sans doute entendu parler de ce PDG américain qui a eu le malheur d'aller au concert de de codeplay et pas de chance, la grande caméra chargée de repérer les téléspectateurs qui ou les les spectateurs qui s'embrassent, qui se calinent, ben sont tombés sur eux.
Ben c'était pas sa femme, c'était sa DRH d'une grande entreprise. Résultat quand il est rentré aux États-Unis et ben la décision a été simple. Écoutez, monsieur, vous allez démissionner.
Est-ce que en France on doit aller vers ce modèle- là ? Faut-il licencier pour adultère ? On se posera la question ou au contraire, vous trouvez que on tombe dans vraiment le moralisme à l'américaine ?
Et puis la loi du plomb, vous n'avez pas pu passer à côté. Cette loi qui interdit l'introduction de de la réintroduction de certains produits phytosanitaires pour les agriculteurs est vivement contesté par les ONG, par les politiques. Une pétition a été mise en ligne.
Résultat plus d'un million de signatures. Ça n'est jamais arrivé depuis que ce dispositif a été mis en place par l'Assemblée nationale. Et mine de rien, ça arrive très souvent sur des sujets ou industriels ou agricoles.
Est-ce que vous agriculteurs qui nous écoutez, est-ce que vous trouvez qu'on vous soutient encore ? Parce que nous, on va se poser cette question. La France soutient-elle encore ces agriculteurs ?
Et puis c'est le sujet qui va nous occuper dès à présent. Béisier Limoche Dî. Mais qu'est-ce qui se passe en France ?
Est-ce qu'on perd le contrôle de ces territoires ? J'attends vos remarques, vos réflexions, vos commentaires. Application Sud Radio, réseaux sociaux, numéro de téléphone 0826 300.
Ben laissez-moi vous raconter peut-être un peu si vous n'êtes pas au courant de ce qui s'est passé. Compienne, une trentaine d'individus armés ont attaqué le commissariat à coup de mortier. Charleville, Misière, affrontement entre des forces de l'ordre et des habitants.
J'ai de projectile, dégradation. Dans ce qui s'est passé aussi à Béier, on en a beaucoup entendu parler. Plus d'une cinquantaine de personnes cagoulées avec des appartements incendiés, des coups de mortier également et puis ce qui s'est passé du côté bien sûr de Nî ou de ou de Limoge.
Je me tourne vers vous d'abord Jacques. Est-ce que vous en tant que maire de maison la Fite puisqueon voit maintenant que ça s'étend absolument partout sur le territoire vous êtes confronté peut-être pas de manière aussi intense mais à ce type de phénomène ? Heureusement non.
Mais je voudrais dire une chose. En réalité euh il faut réagir, mais pour réagir, il faut attraper ces ces oaos et les mettre dans des unités disciplinaires. H il ne faut pas les mettre en prison parce que ça va être mal en pis, mais il faut les attraper, les mettre dans unités disciplinaires, loin de leurs activités.
Hm. Et ça a été fait dans le passé avec, je cite toujours à l'antenne, Marc de la Perrière qui avait, comme vous le savez euh engager euh un certain nombre de militaires à la retraite pour remettre dans le droit chemin un certain nombre de délinquants adolescents voire jeunes adultes. Ouais.
Mais Jacques, ça ça on est d'accord, pardon Jacques, ça on est d'accord que c'est c'est la théorie où on arrive à les arrêter. Alors là, on est dans une situation, on arrive même pas à les arrêter tellement les faits sont graves et violents. Alors, ça c'est moins certain.
Je pense qu'on va les arrêter parce que on a un certain nombre de moyens pour savoir qui ils sont. On a un certain nombre de moyens pour ensuite faire des enquêtes et petit à petit, on peut je dirais les reprendre. H écoutez clairement ce qui se passe, c'est du côté de de Nî qu'on comprenne notamment la détresse des habitants de certains quartiers.
J'ai sorti ma tête par la fenêtre, j'ai vu qu'il y avait du monde qui paniquait, une dame qui criait, un appartement qui brûlait. C'est un peu le bordel comme vous pouvez le voir. Franchement, je peux vous dire que ça faisait peur.
À 20h maximum, je ferme les rideaux. On vit dans la peur quoi. Parce que vraiment, on se sent dans l'insécurité.
Mes parents habitent ici et je ne veux plus qu'ils sortent. Je leur demande de fermer les volets et de de vivre dans le noir le temps que ben il y a quelque chose qui soit fait réellement pour essayer. Donc voilà, des habitants qui sont totalement tétanisé qui ne qui n'ont même plus le droit en réalité de sortir.
C'est ça qui se passe aujourd'hui sur le territoire Paul Aziber. Oui, absolument. Enfin, c'est c'est ce qui se passe sur le territoire.
Le problème, c'est aussi l'évolution qu'il y a eu peut-être dans le fonctionnement de cette de cette délinquence, des têtes de réseau. C'est-à-dire qu'avant, il y avait des têtes de réseau, des points de qui étaient tenus par cité. Aujourd'hui, on a une sorte d'Uberisation ou de franchisation en fait des euh de ces de ces points.
Et donc, on a à faire enfin en tout cas, c'est ce qui ressort des euh des entretiens qu'on peut avoir avec les forces de l'ordre, avec les forces de police qui interviennent, même les euh et même celles qui interviennent en dernier ressort, c'est-à-dire tout ce qui est BRI, Raid et cetera. euh des euh un système de quasiment comme un McDonald's avec des avec des franchisés euh des euh euh des une déconnexion totale euh des euh des personnes qui sont dans cette situation et qui pourent euh on voit des têtes de mis à prix pour 500 € euh une une il y a une déconnexion totale de des des personnes qui sont dans la situation et de en fait c'est une désinhibition totale ce que vous décrivez, c'est-à-dire que des jeunes capables d'aller tuer quelqu'un pour 500 €. On se rappelle d'ailleurs, rappelez-vous, de cet évadé du côté de Lyon, son surnom c'était le Joker.
Il il était connu aussi pour à peine quelques milliers d'euros avoir traversé la France et avoir voulu atteindre la vie de quelqu'un. C'est c'est la situation dans laquelle on est. Lucas Plan Vergne, bien sûr.
Ben le le constat, il est loin d'être nouveau, mais effectivement ce qu'on ce qu'on remarque également c'est que il y a un rajunissement de de cette délinquence. Là dans le cas notamment de Limoge, on parle de d'enfants soldats. Donc effectivement, il y a une impunité et ça pose effectivement la question également même si on les arrête de de la justice des mineurs.
Géral Armanen, ministre de la justice récemment a évoqué la possibilité d'abaisser la majorité pénale. Je pense que c'est une solution qu'il faut envisager. Il y a également, outre le fait de déployer des CRS, c'est nécessaire bien sûr pour pour assurer la sécurité, mais il y a également des solutions je pense plus pérennes.
Il y a quelques jours par exemple dans le Valdoise, une famille dans laquelle deux dealers sévissaient a été expulsé de son de son logement social. Le préfet justifie ça comme une mesure qui donne l'exemple. Je pense que c'est également euh voilà sur ce type de mesures euh plus pérennes euh qu'il faut se pencher.
H et avec des peut-être à chaque fois des mesures un peu plus concrètes. Il y a il y a souvent un débat qui revient qui est notamment la responsabilité du Conseil constitutionnel. On se souvient de la loi, la proposition de loi de Gabriel Atal sur la justice des mineurs en peut-être en essayant d'agir un peu plus à la racine Noémi Aliwa.
Comment vous observez ça ? Est-ce que vraiment la France perd le contrôle de ces territoires où ce sont peut-être des faits et c'est plus dramatique court marque ch chaque été parce qu'en réalité bon il fait chaud donc les jeunes s'amuse un peu voilà donc bon faut peut-être qu' a essayer quelques forces de l'ordre pour se détendre non non bien sûr que c'est c'est beaucoup plus grave que ça ça fait longtemps malheureusement que ces problèmes prospèrent dans notre pays c'est pas nouveaux je me souviens de du terme qui avait été utilisé en 2002 par George Ben Soussan il parlait des territoires perdus de la République. Il y a des territoires perdus de la République en France depuis bien longtemps.
C'est-à-dire que ce sont des territoires dans lesquels la loi de la République ne s'applique pas, des territoires dans laquels la police a du mal à entrer, a du mal à faire régner l'ordre et tout ça. Ça dure depuis bien trop longtemps maintenant. La seule différence et c'est peut-être là où on peut essayer de voir, on peut essayer d'être un petit peu optimiste, c'est qu'aujourd'hui on sent bien qu'on a malgré tout un certain nombre de politiques qui ont décidé de prendre ces problèmes à bras lecorp.
Vous savez, j'ai grandi dans la ville de Sarcel dans le Valdoise. Sarcel dans le 95. J'ai publié un livre qui s'appelle Les uns contre les autres.
D'ailleurs, aux éditions du Ser il y a quelques années dans laquelle je retraçais toute l'histoire de cette ville qui est au fond une ville symbole de beaucoup de villes en France, c'est-à-dire des villes qui ont été construites après la guerre, ce qu'on appelle des banlieux. en banlieu des grandes villes avec ces fameux grands ensembles qui à l'époque incarnaient une sorte d'espoir d'utopie pour beaucoup de gens qui ne pouvaient pas se loger et qui sont arrivés dans ces habitations là en imaginant que ça allait pouvoir leur permettre d'accéder à à une sorte de classe moyenne et au fond ce sont devenus des territoires concentrés à l'extérieur des grandes villes ou en banlieu qui aujourd'hui concentrent les problèmes. Ce que j'essaie d'expliquer et ce qui me paraît aussi très important, c'est qu'en plus de la question de la sociologie, de la justice, de l'éducation qui sont des questions fondamentales, il y a aussi l'idée de ghetto de ghetto qu' qu'il faut casser.
Souvenez-vous des propos de Manuel Vals qui avait dit justement qu'il fallait détruire ces ces villes-là pour les reconstruire différemment, pour leur donner de l'espoir, pour leur donner de l'élan, pour leur donner du souffle. À l'époque, il avait parlé d'appartide social, ethnique, ça avait fait scandale, mais je pense que cette question-là aussi est souvent euh en en fond euh dans les problèmes qui nous animent aujourd'hui. Nous sommes au cœur de la discussion Bier, Limoche, Compienne, Charleseville Misière, de plus en plus de villes de de en région.
En fait, en réalité, c'est ça qui est déstabilisant aussi. Ça ne touche plus les les grandes métropoles. C'est comme le narcotrafic.
On assiste à des scènes de de guerrier urbaines qui touchent même les plus petites villes euh isolées, tranquilles comme on disait à l'époque. Vous êtes peut-être témoin vous de ça où au contraire vous avez réussi à vous en tirer. Béisier, Nî, dans dans ces coins-là. 0826 300, appelez-nous pour témoigner.
Vous êtes bien sur Sud Radio. À tout de suite. Sud Radio.
Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai.
Sud-adio. Parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.
Maxime Liedo. Et tous vos pronostics, je le rappelle mon cher Jean-Paul sont toujours à retrouver sur le site sudradio.fr.
Et en plus, je rappelle que enfin et je constate que vous êtes décidément très très connecté à l'actualité musicale pour faire des c'est vous êtes un peu notre Martin Solvec des courses. Mon cher Jean-Paul, merci encore. On continue ce débat.
Vous étiez du côté de Compienne mais figurez-vous que ça chauffe aussi du côté de de Compienne puisque une trentaine d'individus ont attaqué le commissariat il y a il y a 2 tr jours à coup de mortier plus d'une trentaine de tirs et c'est vrai que c'est les maires aussi qui sont quand même en première ligne de tout ça. Je vous voyais réagir Jacques Millard quand on faisait le tour de table tout à l'heure. C'est qu'est-ce que vous vouliez dire ?
C'est-à-dire que sur sur le simplement dire que si l'État n'arrive pas à rétablir l'ordre et bien ce sont les Français qui vont s'armer et ça ce sera très grave. C'est la raison pour laquelle je lance un appel au ministre de l'intérieur. Soyez fermes.
Il faut attraper ces oaos, les mettre dans des unité disciplinair loin de leur base. Il y a pas d'autres solution sinon ça va empirer et ça va tourner à une épreuve très très forte avec les Français qui en ont ralbol. Mais Jacques, en réalité, quand vous parlez des Français qui risquent de s'armer, ça existe déjà de plus en plus.
On voit des associations d'habitants pour certains quartiers organiser organiser des rondes, faire le tour de certains quartiers. C'est Paul Aziber, vous vous le disiez vous qui avez l'habitude quand même de fréquenter les forces de l'ordre dans vos métiers, il il constate aussi ce phénomène. Oui.
Alors effectivement je travaille beaucoup avec les forces de l'ordre. le fait que les Français s'armment en revanche, je suis pas tout à fait d'accord surtout sur les rondes enfin les les les vigilanies à la française, c'est pas du tout la même chose que aux États-Unis ou qu'ailleurs. Il y a une incapacité en fait à agir et ils prennent plus de risque qu'autre chose.
Enfin, moi j'irais pas du tout encourager ce genre de de choses. Malheureusement, pas de l'encourager, il s'agit de l'éviter. Exactement.
Exactement. Exactement. C'est pour ça Noémi, souvenez-vous après les dernières émeutes, c'était après la mort de Naël.
Souvenez-vous, il y avait eu plusieurs jours de de d'émeutes et on avait dit que c'était les dealers qui avaient réussi à éteindre à éteindre l'incendie, à éteindre le le le débordement urbains. Et donc, on se dit que il y a on parlait tout à l'heure de la façon dont l'État avait peut-être déserté certains territoires ou certains territoires avaient fait en sorte que l'État se retire. Et bien ce sont dans certains endroits les trafiquants, les imams, ce sont d'autres autorités qui font la loi et enation les associations qui vit bien sûr.
C'est et c'est très compliqué de s'adapter euh à ce contexte puisque par exemple là dans certaines communes, on voit que des couvre-feu sont mis en place. Donc c'est le cas du côté de NIM tout. Tout à fait.
On va pas contester ces couvre-feu mais finalement ça revient à faire ce que les dealers qui contrôlent le quartier demandent. C'est-à-dire, il n'y a personne dans les rues. En fait, on leur rend presque service.
Ben, on leur rend pas service mais malheureusement indirectement voilà, ça fait leur jeu et je pense pas que ce soit comme ça qu'on que le problème va être résolu, c'est sûr. Vous parliez de d'onim et de ce couvre-feu, c'est c'est le cas de ce côté-là. Bonjour Didier.
Oui, bonjour. Vous nous appelez 0826 300. Vous vous connaissez bien ce ce quartier justement dont dont il est question, qui a été clairement victime de de de zone hein, de d'imag de guerrière urbaine, de fait de guerrière urbaine.
Vous connaissez bien ce quartier ? Vous avez vu les choses évoluer de façon aussi dramatique ou c'est vraiment quelque chose de de nouveau d'une certaine manière ? Non non, ça ça il y a toujours eu du trafic mais ça a jamais été aussi violent que c'est violent maintenant.
C'est quand même dramatique pour notre jeunesse. Euh on est en train de on est en train de de devenir un pays sans fo ni loin. Alors, est-ce qu'il faut attendre que ce soit le le kid qui vit dans ce quartier qui à un moment perde la tête et commence à à faire des choses qui très répréhensibles ?
Je sais pas trop comment le le gouvernement fait pour pouvoir accepter ça. On dirait qu'il y a une paix sociale qui est qui est voulue. On prend tout on prend tous ces gens qui habitent dans les quartiers pour des pour des gens pauvres, pour des idiots et et on se dit démerdez-vous.
C'est pas comme ça que ça doit se passer. C'est quoi ? C'est un sentiment de d'abandon que vous décrivez.
C'est-à-dire que quand vous essayez peut-être de relayer aux forces de l'ordre, aux autorités supérieures, il y a pas la réponse suffisante. C'est ça, Didier ? Non, les forces de l'ordre, je pense qu'elles font elles font leur travail.
Après derrière, il y a la justice qui est qui est on ne peut plus l'xiste. On a vu ce qui s'était passé pour le 14 juillet, on a vu les peines qui ont été prononcées. C'est c'est se [ __ ] de la gueule du monde.
Vous ce que vous voyez aussi à NIM, c'est-à-dire que peut-être que les jeunes que vous voyez le lundi soir monter dans un camion de police, vous les recroisez peut-être le mercredi, le jeudi dans la même rue en train de de commettre les mêmes sévices. Mais c'est des mineurs, vous voulez faire quoi ? Hm.
Beaucoup de mineurs. Bah, beaucoup de mineurs. Et puis de toute façon, le couvre-feu, il est fait pour des gens de moins de 15 ans.
Oui. Vous croyez que les autres, ils vont rester ils vont rester enfermés chez eux ? Hm.
Donc, c'est quoi ? C'est c'est les parents à ce moment-là qui sont défaillants. Bah, les les parents euh les parents peut-être sont défaillants, à savoir que maintenant la violence qui est qui est faite par ces jeunes envers les policiers, elle est faite certainement aussi envers leurs parents.
H Mais Didier, vous habitez à NIM depuis combien de temps ? Ça fait plus de 25 ans. Et et en plus de 25 ans, comment vous vous agissez ?
Comment vous réagissez aujourd'hui ? Parce que votre ville est un peu près partout. Si si on enlève à mon avis la géolocalisation qu'on ne voit pas mign, on peut penser que c'est des scènes qui se passe au Brésil ou au Mexique.
Comment vous réagissez ? Quels sont les témoignages que vous avez autour de vous ? Vous avez vous réfléchissez à partir peut-être de la ville ?
Non non, absolument pas. Non non non. Celui celui qui celui qui se drogue pas, celui qui va pas dans enfin moi je vais dans les quartiers, j'ai jamais été j'ai jamais été agressé ou ou menacé ou quoi que ce soit.
Donc vous c'est intéressant ce que vous disiez. Ça veut dire quoi en réalité que le le c'est devenu malgré les scènes de violence qu'on observe, c'est devenu quoi ? Un coin totalement maîtrisé par les dealers.
À partir du moment où vous posez pas de problème, vous pouvez y on va dire y déambuler tranquillement. Bah c'est évident. Ah mais attendez, pardon Didier, c'est évident peut-être pour vous mais pas pour nous.
Vous êtes en train de raconter des frontières invisites entre les différents quartiers où l'ordre règne uniquement parce qu'ils sont maîtrisés par les c'est eux qui ont l'argent, c'est eux qui ont les armes. On peut pas faire ça, c'est pas possible. H Merci beaucoup Didier d'avoir témoigné sur Sud Radio 0826 300 avec quand même ses propos absolument de de dire c'est pas c'est eux qui foutent un bordel général, pardonnez-moi l'expression, mais c'est réellement eux en fait qui régissent l'ordre.
On change de mentalité quand même. Noémie Ali, c'est-à-dire que ça y est, on a on est passé dans une autre dimension. On est passé dans une autre dimension et quand même le le témoignage de Didier était extrêmement intéressant parce qu'il a quand même insisté sur l'âge des délinquants sur le fait qu'ils étaient pour la plupart des mineurs.
Ça veut bien dire qu'il y a quelque chose à faire sur la justice des mineurs. Ça veut bien dire qu'il faut une réponse pénale qui soit adaptée à des jeunes qui ne sont plus complètement jeunes parce que le temps les temps changent et la loi doit changer. La loi doit s'adapter aussi à une société où les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas les jeunes d'hier.
Ce ne sont pas les jeunes d'il y a 50 ans. Et le problème c'est que aujourd'hui ces jeunes qui sont aujourd'hui qui se comportent comme des adultes doivent être jugés comme des adultes, doivent être responsabilisés. C'est très important parce que Didier il a insisté là-dessus.
Et juste rapidement une deuxième chose parce qu'on a entendu plusieurs témoignages de gens qui habitent dans des quartiers populaires et qui nous qui nous témoignent de leur souffrance. C'est très important d'entendre ça parce que vous savez personnellement, j'en veux beaucoup à une partie de la gauche qui qui a toujours considéré que la sécurité au fond c'était un truc d'extrême droite, qu'au fond bien sûr, bien sûr. Vous avez le fameux débat sur est-ce qu'il faut armer ou non les policiers municipaux.
Et là, c'est très clair. Vous avez toujours les écolos et l'extrême gauche et une partie de la gauche qui considère au fond que il ne faut pas non plus trop par les policiers, il ne faut pas trop protéger leur leur population finalement. Et ça c'est un drame.
Pourquoi ? parce que ce sont d'abord les catégories populaires qui souffrent de de tout ça et c'est elles les premières qui doivent être protégées. Donc si on se soucie du plus faible, on doit se soucier de ces populations qui se retrouvent démunis face à cette délinquence débridée au quotidien et qui doivent qui doivent la supporter.
Lucas Plana vient sur ça justement. Je suis tout à fait d'accord avec Noémi. Il y a sur sur la nécessité peut-être de modifier aussi un moment la justice.
Didi nous le disait. Le problème c'est que le mec qui est à un moment dans le dans le camion de flip ou le lundi soir et encore dans la rue le jeudi. Bien sûr, c'est ce que je disais tout à l'heure, il y a la question de la de la justice des mineurs et de potentiellement l'abaissement de la majorité pénale.
Et pour abonder dans le sens de Noémie, c'est vrai que on on le dit depuis tout à l'heure, le constat est posé par les professionnels du secteur, par de plus en plus de responsables politiques, par les Français à à longueur d'enquête d'opinion. Euh pour autant, il y a une partie de la classe politique qui continue de tenir le même discours qu'on entend depuis depuis des dizaines d'années. On l'a encore vu avec Mathilde Panot il y a pas plus tard qu'une semaine. d'aller sans camé surveillance mais c'est très intéressant ce sujet parce que par exemple moi je je suis allé dans le cadre de mon travail à Fachetuménil qui est une commune une des rares communes en France aujourd'hui aux mains de la France insoumise et en fait on se rend bien compte que sur le terrain le maire LFI ne fait pas ce que ce que prône les cadres les cadres de la France insoumise au national c'est-à-dire que alors en fait les politiques se font lire avec l'étiquette de France insoumise peut-être sur fond de Gaza conflit au proche orient moment quand ils sont dans le siège de la mairie quoi, ils sont plus pragmatiques.
Oui. Ben tout à fait parce que tout simplement il y a des réalités de terrain, il y a des demandes de la population. En l'occurrence ce maire LFI ne désarme pas complètement sa police municipale dans le sens où elle a elle a des armes non létales mais elle a tout voilà, ils ont par exemple des des du des gazeuses.
Donc il la sur la vidéo surveillance également il il l'augmentent. Euh ils font même des partenariats avec les communes voisines. Donc on voit bien que finalement les grandes euh les grandes théories nationales euh ne ne collent pas toujours aux réalités concrètes du terrain.
H hm. Jacques Miard sur ça, mot de la fin peut-être un peu sur euh sur ce sur ce sujet et vous savez c'est une politique, vous savez, il faut se méfier je dirais des politiques à coup. Il faut pratiquer une politique de long terme et comme je l'ai dit tout à l'heure, il faut sortir ces gamins de là où ils sont, les mettre dans unité disciplinaire.
C'est pas un problème de je dirais de justice pénale, c'est un problème de rééducation. Et la rééducation, il faut qu'elle se fasse. Est-ce que vous pensez, pardonnez-moi Jacques, est-ce que vous pensez queon a suffisamment peut-être de personnel formés pour s'occuper des des des jeunes qui dès 12 13 ans sont dans un environnement d'une telle violence ? où il faut faire un effort mais parce que ce sont des mineurs effectivement vous ne traitez pas des mineurs comme vous traitez des adultes mais vous les remettez dans le droit chemin un peu avec discipline et ordre.
H mais bon discipline est-ce que c'est c'est c'est la c'est c'est on va dire que c'est le nouveau le nouveau slogan de votre partie Jacques Mi j'ai l'impression discipline et ordre. Ben parce que vous savez l'ordre c'est l'ordonnancement naturel des choses et c'est pas je dirais de réinventer le fil à couper le beurre c'est qu'il y a un moment il faut savoir prendre des mesures et les appliquer et les appliquer Paul Azibert Ouais non mais absolument sur les sur les mesures et moi sur je peux terminer surtout sur le modus opérandi en fait qui change et on est on parle des violences qu'il y a dans ces lieux des en fait ce sont des violences qui sont aussi opportunistes. Ce qui m'intéresse, c'est aussi la tout ce qui est euh euh influence, manipulation de l'information, manipulation en tout cas des euh des réseaux.
Je pense qu'il y a un certain nombre de de déstabilisations qui peuvent avoir lieu aussi qui sont voulues dans les quartiers justement pour laisser euh le le deal se faire. D'autre part, on parle du du trafic de stube. Si on parle de la mexicanisation, en fait, on va de plus en plus et c'est là qu'il va falloir trouver une réponse judiciaire adaptée.
On va de plus en plus vers une mixécalisation, c'est-à-dire des des réseaux qui sont plus tenus à l'intérieur des cités mais en dehors, qui sont gérés par les réseaux sociaux et qui vont aller vers des vers des crimes et des délits vachement plus simples euh que on n plus sur du braquage de fourgon, on n plus sur du braquage de banque compliqué, on est sur de l'enlèvement sur du homejacking, sur des choses comme ça et c'est de plus en plus là-dessus qu'on va avoir à agir demain. Et donc changement total du du paradigme de changement total de paradigme. Absolument.
Béier Limoge Nîme la France pertelle le contrôle de ce territoire ? Oui. À plus de 95 % sur les réseaux sociaux et l'application Sud Radio.
Dans un instant, mon cher Paul, vous parliez de manipulation de l'information. Est-ce que c'est ce qui se passe sur un thème aussi sensible et explosif que la loi du plomb ? La France soutient-elle encore ses agriculteurs quand on voit la horde de soulèvement et beaucoup de responsables politiques qui appellent à ce qu'on revienne sur cette loi parce que ce serait des machines à cancer et au passage Chandrine Rousseau qui confirme elle en a rien à péter du revenu des agriculteurs.
C'est avant tout une question de santé publique. 0826 300 300 vous êtes agriculteur ou au contraire vous défendez cette loi ou peut-être que non vous êtes restaurateur et vous jugez que cette loi réintroduit des produits dangereux. C'est une chaîne qu'il faut sauver. 0826 300, vous êtes sur Sud Radio.
À tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud-adio, parlons vrai.
Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo. Autre sujet qui va nous occuper, j'ai besoin de vos appels. 0826 300 et vous voulez alimenter, participer à la conversation, il y a les réseaux sociaux et l'application Sud Radio.
Évidemment, pour cela, toujours en compagnie de Noémi Ali, journaliste, essayiste, auteur de la terreur jusqu'au Sodra. C'est aux éditions Plomb. Paul Aziber, directeur général de Vortigen, Lucas Planav, journaliste au JDD, le journal du dimanche et à distance Jacques Millard, maître de maison la fite et auteur de bye bye démocratie pour ce débat qui très franchement agite la France depuis 2 jours alors qu'elle a été votée avec peut-être en effet quelques sous-brosseau.
C'est la loi du plomb. Loi Duplomb qui est critiquée notamment parce qu'elle réintroduit à titre dérogatoire, faut-il encore le le préciser, et sous condition un pesticid, les néonicotnoïdes notamment pour tuer parfois les quelques abeilles. L'ancytamiprine, j'ai réussi à dire la première fois à la radio, c'est exceptionnel.
Et grâce à une à une pétition, le bravo un peu méprisant, il était génial. Bravo, c'est bien. Est-ce qu'on veut une gommette verte ?
Non, Noé, il aura pas besoin d'une gommette verte. Mais c'est vrai que c'est quand même un un débat qui agide, notamment parce que c'est aussi la première fois qu'une pétition mise en ligne atteint le million de signatures qui oblige donc les les les députés notamment à rediscuter de cette loi autour de la table. Comment vous vous regardez ça ?
Parce que on peut le voir de différentes panières. Est-ce que et c'est la question qu'on vous pose, est-ce que la France est encore capable de soutenir comme il se doit ces agriculteurs ? Parce qu'on a l'impression que rappelez-vous le débat sur le glyphosade, c'était déjà électrique.
Rappelez-vous des débats sur les agriculteurs. À chaque fois, c'est extrêmement, comment je pourrais dire ça ? virulent Lucas Panadien, comment vous comment vous observez ça ?
Euh alors plusieurs choses déjà sur la sur la pétition, on est le même. Alors évidemment autant de signature sur une pétition, ce n'est pas rien. Donc ça ne signifie pas rien.
Maintenant pour ma part, je pense qu'il faut tout de même relativiser. Ce n'est pas comme si 1 million de personnes étaient descendu dans la rue pour militer contre la loi du plomb. On sait que la que parce que notamment là c'est la gauche qui conteste cette loi.
Donc on sait qu'ils ont une capacité de mobilisation voilà une capacité de mobilisation en ligne. On est un peu aujourd'hui dans dans on en parlera aussi tout à l'heure mais d'une dans la société de la pétition. C'est chacun y va de de sa petite pétition de son petit collectif.
Là, c'est un c'est beau c'est c'est pas un petit collectif, hein, bien sûr. C'est c'est plus d'un million de personnes. Euh maintenant, euh au mieux, il y aura un un débat qui n'y a pas eu d'ailleurs à l'Assemblée nationale.
Y Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée, a déjà dit que de toute façon, c'était euh symbolique et que il n'est pas question de revenir sur cette loi. Donc, on sait que les écologistes essayent de faire pression notamment sur l'exécutif, sur Emmanuel Macron pour qu'il ne promulgue pas cette loi. Je pense qu'on en est loin.
Et puis on on disait qu'effectivement c'est assez inédit qu'une pétition récolte autant de signature. En revanche, il y a déjà eu des pétitions et des mouvements spontanés qui se forment. Je pense notamment à la réforme des retraites et euh si je dis pas de bêtises, la réforme des retraite est toujours en vigueur et on n'est pas revenu dessus.
Donc Ouais, bien sûr. Et ça avait été en plus en 493 donc peut-être un peu plus contestable. Alors que là, en réalité, quand on regarde le détail des chiffres, c'est quand même 70 % des sénateurs qui l'ont voté voté Paul Aziber et 60 % des députés.
Donc soit on le voit comme en réalité un nid encore très actif de gens qui permettent peut-être de remobiliser une démocratie qu'on qualifie souvent de dormmente en France ou au contraire on se dit qu'il y a une volonté de déstabiliser des lois qui sont en réalité votées parfaitement démocratiquement. Non, mais moi je trouve ça très bien qu'il y a eu une pétition justement sur la loi du plomb et que on puisse avoir des pétitions qui aujourd'hui dépasse le million de personnes. C'est très bien à deux égards.
C'est très bien d'abord que effectivement bon on a on a une représentation nationale mais que des pétitions puissent être examinées. D'autre part, c'est très bien aussi parce que ça peut permettre de d'aller décortiquer cette pétition, d'aller décortiquer qui l'a signé, de voir le nombre de réelle signatures, de voir aussi les influences qu'il a pu y avoir pour que cette cette pétition soit soit signée et toutes les campagnes de de d'information de lutte informationnelle pour que cette pétition sorte. Et ça ça permet de donner des indications sur les mouvements qui sont en place aujourd'hui pour aller influencer la loi en dehors des des entreprises de ce que vous nous décrivez.
C'est-à-dire que ce genre de mobilisation permet de voir parfois les ONG qui se mobilisent, de décuments. C'est presque un outil parfait. Mais c'est c'est un outil parfait pour voir effectivement euh où on en est de la lutte informationnelle et euh et euh euh des euh non pas des des offensives d'influence, mais en tout cas euh de qui sont les acteurs de l'influence aujourd'hui.
On a beaucoup désigné les lobbyistes, on a beaucoup désigné même dans des dans dans des films a raison mais en même temps c'est leur métier. En revanche, bah tous les acteurs qui vont aller saisir les parlementaires, c'estàdire il y a pas les les c'est c'est comme le le le le bon et le mauvais chasseur quoi. Il y a pas celui qui va faire 40000 mails à des députés et qui va être le bon le bon lobbyiste parce que c'est une on va faire 40000 mail à des députés qui est le mauvais lobbyiste parce qu'il dépend des intérêts industriel.
Elle est très intéressante mais elle est intéressante aussi parce qu'elle donne au français la possibilité de de s'exprimer et c'est très bien. Bonjour Jean-François, bonjour à vous et à toute votre équipe. Je suis dans Merci beaucoup de de nous appeler au 0826 300.
Vous vous êtes concernement concerné ? Vous êtes directement concerné mon cher Jean-François parce que vous êtes agriculteur céréalier, c'est ça ? Voilà.
Moi je suis céréalier dans votre garon. Oui. Voilà.
Sur une une une superficie de 150 écart. Oui. Voilà.
Et euh voilà. Moi je suis je suis je tiens quand je vois ce qui se passe mais je me dis euh c'est c'est du grand n'importe quoi. Mais parce que Jean-François parlons franchement cette loi du plomb qui a été votée pour vous elle va réussir à être utile ?
Ça va peut-être améliorer votre quotidien c'est ça ? Vous vous réjouissez ? Je vais vous dire c'est pas compliqué c'est du bon sens paysan.
H allez-y pour le bon sens paysan mon cher Jean-François. On vous écoute. Voilà c'est du bon sens paysan et je vous expliquer pourquoi.
C'est très simple. Parce que ce que nous on ne fera pas en France, on ne produira pas. On va perdre notre agriculture comme on a perdu l'industrie, comme on a perdu la sidérurgie, comme on perd tout au fur et à mesure comme tous ces petits commerçants qui ferment tous les jours.
Le dernier rempart, c'est l'agriculture. H ça continue avec des gens qui ne produisent rien, des surtout et qui n'ont jamais rien fait de leur vie et surtout qui ne connaissent pas l'agriculture qui viennent s'en mêler. Je je vous expliquer très simple.
Euh les néonicotinoïdes pour qu'ils soient nuisible à l'homme, il faudrait moper la dose par 130 ou 140. Mais quel agriculteur va aller m'occuper la dose par 130 ou 140 au plus que ça coûte ? Ouais.
Déjà pour commencer puis deuxièmement ce qui rentre pas si on demain on rentre on ne le fait plus. Ça va rentrer d'ailleurs aujourd'hui des néanicotides. Monsieur vous en mangez enfin vous en avez de tout ce qui rentre de de de des autres pays européens.
Oui, mais mais en en fait en fait c'est c'est peêtre c'est peut-être sur ça qu'il faut insister Jean-François pour arrêter d'affoler les esprits, c'est que tous les autres pays européens l'utilise la France une fois de plus dans ce domaine-là était l'exception. C'est ça. Mais mais bien sûr.
Donc ça veut dire c'est c'est le même problème que que les OGM. Oui. En France tout le monde monsieur Bovet le grand agriculteur qui a jamais vu un tracteur de sa vie qui qui qui expliqué qui arrê les OGM.
D'accord. Et ça rentre en Espagne quand vous quand vous mangez vous mangez certains gâteaux euh je serai pas la marque je peux pas avoir d' nuit mais avec de de de la farine de maïs même la farine de blé avec des gèmes en en en Espagne B ou euh ça rentre en France et et vous et vous le mangez pareil c'est transformé vous le voyez pas. Donc en en fait on vient se tirer totalement une balle d' pied Jean-François c'estàd que tout ce qu'on consomme pas directement de la France les autres pays européens le font directement.
Merci beaucoup de nous avoir appelé au 0826 300 300. Merci beaucoup d'être l'agriculteur céréalier que vous êtes métier indispensable en France et d'écouter aussi Sud Radio Jacques Miard. Vous voyez acquiessé franchement à l'écoute de l'auditeur Jean-François.
Oui mais je veux dire il a parlé je dirais de bon sens. Il y a il y a deux aspects. Il y a d'abord premièrement le million d'internautes.
Faut pas parler de je dirais de personnes. Ce sont des internautes. C'est-à-dire on a changé de monde et on peut communiquer aujourd'hui par le digital, par l'électronique et ça s'amplifie surtout qu'il y a eu une je dirais une une réponse médiatique très forte.
On en a parlé sur tous les médias. Deuxièmement, effectivement, est-ce que la France est dans l'erreur alors que tous nos petits partenaires au niveau européen accepte que effectivement ça ne soit pas banni, que les néocités ne soient pas bannis. J'ajoute d'ailleurs que j'ai dans ma dans ma commune une société qui a mis au point des betteraves qui résistent justement à la maladie des betteraves.
Donc on voit très bien qu'on a des solutions, on voit très bien qu'on peut y arriver mais aujourd'hui, pardon de le dire, j'ai le sentiment qu'on a un effet panurge tout le monde. Voilà et ça c'est dangereux mais il faut reconnaître qu'il y a une mobilisation des internautes et c'est à nous à argumenter. Merci beaucoup Jacques Mier et je remercie encore l'auditeur Jean-François.
Vous êtes nombreux à nous appeler 0826 300. Dans quelques instants, on partira du côté du Rossillon avec Dominique qui revient aussi sur ce problème peut-être d'interdire en France des choses qui sont largement de documenté, qui sont largement, on va dire en place installé dans les autres pays européens et qui minent notre agriculture. 0826 3003 300 réseaux sociaux, application de sud radio pour poursuivre ce débat et venir d'une certaine manière en studio par les vrais.
C'est le slogan, vous le savez. Et on revient dans quelques instants. À tout de suite.
Sud Radio. Sud Radio, parlons vrai. Parlons vrai.
Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedu.
Toujours en compagnie de Paul Aziber, directeur général de Vortigen, de Lucas Planaverne, journaliste au JDD journal du dimanche, Jacques Mayard, maire de maison la fite et auteur de Bye bye démocratie aux éditions Lafonpress et Noémi Allia, journaliste essayiste et auteur de la terre jusque sous nos draps. aux éditions Plomb et on était en train d'avoir une une conversation sur tout ce que vous entendiez depuis depuis tout à l'heure Noémi en disant mais il y a quand même aussi quelque chose qui est peut-être gênant dans le fond avec cette pétition c'est que si ça ravif peut-être une démocratie qu'on dit à tort souvent trop trop essoufflé en France c'est gênant parce que ça vient remettre d'une certaine manière en cause de la science. Oui.
C'est-à-dire que à mon sens, la démocratie fonctionne évidemment pour le les régimes politiques, mais ça ne fonctionne pas euh pour euh pour arbitrer la science et les études scientifiques. Euh c'est on peut pas euh considérer que c'est parce que un certain pourcentage de la population sera pour ou contre tel médicament. Dans ce cas-là, s'il y a une majorité, alors il faudra le l'autoriser ou l'interdire.
Vous savez, je pense tout simplement qu'il faut savoir admettre ses limites, faire preuve d'un peu de modestie, notamment sur des sujets euh aussi importants que ceux euh que ceux qui touche la science. Et là, en l'occurrence, vous l'avez rappelé euh brièvement, mais euh le c'était l'agence européenne de la sécurité des des aliments qui a conclu qu'il n'y avait pas de risque de cancer. Donc il faut écouter les spécialistes, il faut écouter sur le coup les experts.
Vous savez, je me souviens au moment du du Covid, au moment du Covid, beaucoup considérait qu'ils avait déjà la science infuse, qu'ils étaient capables de considérer que tel médicament pourrait résoudre tous les problèmes. Il y avait eu alors il y avait eu souvenez-vous le professeur Raoud qui était arrivé et qui avait parlé de l'hydroxyclogrokine et ensuite il y avait eu tout un comité scientifique qui avait considéré que ce n'était pas la bonne solution. Mais justement, c'est c'est aussi à ça qu'on voit que le que le débat ne se limite pas à dire "C'est la science, c'est la science".
Je pense que effectivement là, cette pétition peut permettre de lancer le débat pour expliquer ce que la science dit et pour expliquer plus concrètement cette loi parce queon a bien vu effectivement sur le Covid notamment que sur d'autres sujets, il ne suffit pas de brandir la science pour que pour que voilà les gens comprennent ce qu'on essaie de leur dire. Justement, bien sûr, il faut qu'il y ait du débat. Non, mais je suis d'accord.
Il faut qu'il y ait du débat. Par contre, c'est pas ça qui va changer la loi. C'est pas ça qui va au bout du bout réussir à à avoir le dernier mot.
Ce n'est pas la démocratie de déterminer comment la science doit agir dans les qu'est-ce qu'est-ce qui est cancérigène et qu'est-ce qui ne l'est pas. Encore une fois, il faut s'en remettre à des experts. Je vous propose d'écouter.
Pétition traduit l'anxiété des Français. H il faut le savoir. C'est un problème d'anxiété.
C'est un problème de peur, méfiance, de crainte de l'apocalypse. Hm. Bon crainte de l'apocalypse.
Espérons que ça n'arrive pas tout de suite Jacques. Pas tout de suite. Pas tout de suite.
On par on parle on parle de de science. La semaine dernière, juste après le vote de cette loi précisément, je recevais Laurent Duplomb qui est le sénateur LR qui est à l'origine de cette loi et qui porte ce texte. Lui-même est agriculteur et surtout ce système de pétition fonctionnement débat antiscience, je vous propose de l'écouter.
Voici ce qu'il disait. C'était la semaine dernière sur cette même antenne. La gauche et l'écologie n'ont de cesse à vouloir être sur un triptique qui est assez simple.
On commence par la porort, la désinformation et la porort. Une fois qu'on a bien fait peur et ben on culpabilise les Français et une fois qu'on les a culpabilisé et bien on leur interdit. Ce que je dis souvent, la gauche des interdits n'a aujourd'hui de limite pour rien.
H Paul Aziber, directeur général de Vkingen, c'est ce que vous décriviez un peu tout à l'heure, c'est la logique comme ça d'approche, d'influence qui parfois mène une certaine partie. pas de chance, c'est un peu à gauche, mais peut-être d'ONG ou autres qui qui essaent de disyer une certaine certains éléments de langage, on va dire. On l'avait vu dans d'autres cas dans le débat public.
J'irai pas j'irai pas du coup sur un plan politique, mais en revanche, c'est très intéressant d'écouter ce que disait euh monsieur le maire, ce que disait Noémi et ce que ce que dit effectivement le sénateur Duplomb là-dessus. C'est ce qui en ressort, c'est effectivement qu'il y a une anxiété des Français. C'est pour ça qu'il y a cette qu'il y a cette pétition et que c'est intéressant du coup d'avoir une pétition.
En revanche, la pétition ben le le ne doit pas remplacer la vérité scientifique. On doit écouter la voix des Français. Mais pourquoi il y a cette voix ?
Pourquoi il y a cette anxiété ? C'est parce qu'en réalité il y a une manipulation par l'émotion, il y a une manipulation par l'anxiété. Quand on parle en fait d'écoanxiété euh on parle d'utilisation de la peur pour arriver à des fins et elle est là plutôt la manipulation de l'information et et elle est là la lutte informationnelle et c'est ça qu'on voit.
Donc il y a un un camp ou en tout cas des attaques informationnelles qui sont faites de façon à utiliser l'émotion contre l'information. L'information c'est la science. Il faut peut-être réussir à redonner de l'émotion à la science.
H pétition loi du plomb. La France soutient-elle encore ces agriculteurs ? Vous nous dites non à plus de 81 %. paysan 47 qui nous dit jouer sur la peur pour empêcher les agriculteurs français d'avoir les mêmes moyens que les autres agriculteurs de lieux.
C'est ça qui va renforcer les importations massives de produits bas de gamme venu de partout et après on s'étonne notamment qu'on arrive à faire glisser le le mercur et je crois que c'est ce que vous voulez nous dire aussi Dominique bonjour. Oui bonjour. Bonjour les auditeurs et bonjour à tous les intervenants. 0826 300 vous aussi vous voulez peut-être appuyer sur le le cas de risque venu des des autres pays européens et le risque d'importation massive.
C'est ça. Bah écoutez, oui, effectivement le risque d'importation massive remet au neutre toutes les actions que l'on pourrait entreprendre chez nous puisque si on fait rentrer des produits qui sont traités avec ce genre d'intr en masse à la place des produits les produits qui sont produits chez nous, on affaiblit non seulement nos agriculteurs, mais on affaiblit aussi le PIB de notre pays. C'est complètement absurde.
Et moi je crois que pour faire le lien avec le sujet précédent où on perd le contrôle sécuritaire de nos de nos villes, c'est surtout qu'on perdu le contrôle de l'Élysée, on a perdu le contrôle de Mats. Ces gens-là travaillent contre contre la contre la nation, contre le bien du du pays. J'en veux pour preuve regarder par exemple, moi je suis dans le Rousillon, on demande aujourd'hui aux producteurs lavandicoles, ceux qui produisent donc de la lavande d'arcer leur leur comment on appelle ça ? parce que un très très grand organisme très connu dont on a beaucoup parlé pendant la période Covid a mis au point un substrat qui remplace à la vente.
Donc on a fait passer aujourd'hui au niveau de l'Europe un comment une norme une norme qui fait que la lavande est devenue un puit toxique et en fait c'est une un problème de lobby. Donc vous avez deux lobby qui s'affrontent, le lobby de l'écologie et le lobby des 60 600 lobbyistes qui sont à à Bruxelles et qui aujourd'hui interviennent de manière extrêmement agressive. Les uns pour la comment on appelle ça ?
Le les intran, les autres pour ou plutôt contre les intrants et en fait plus personne ne s'y retrouve. Et moi, la seule chose que je puisse faire aujourd'hui, c'est soutenir mes agriculteurs parce que un pays sans agriculture, c'est un pays qui est mort, qui n'a plus de nature, qui n'a plus d'avenir et qui n'a plus d'autonomie. Et aujourd'hui, j'en ai assez assez de voir tous nos députés, tous nos sénateurs, tous nos ministres euh faire fit finalement de la grandeur de notre pays, de ce qui fait sa force.
Et je rappellerai simplement une chose, c'est qu'Elmou et François Mitteran s'étaient mis d'accord pour que la France soit le grenier de l'Europe. Aujourd'hui, on est dernier de l'Europe. Voilà ce qu'on est devenu.
Et maintenant euh c'est la responsabilité de nos politiques. C'est vers eux qu'il faut se tourner. Je pense que députés doivent être pris par le colback et bien sévèrement secoué que vous soyez pour ou que vous soyez contre.
Mais maintenant, il va falloir qu'on éclaircisse les choses. Merci beaucoup mon cher Dominique de nous avoir appelé puis surtout d'avoir fait preuve de votre parler est vraie ici sur Sud Radio. Mais c'est c'est peut-être vrai aussi malheureusement la sensation qu'on beaucoup de de d'agriculteurs, d'hommes sur le terrain en général d'avoir une déconnexion de ceux Élsée Matignon mais en réalité de ceux qui nous qui nous qui nous dirigent pour les Berges. voyez acquié à ce que disait le le le camarade Dominique.
Non mais très brivant parce que ça me rappelait alors sans faire de politique mais ça me rappelait une citation de Lénine qui disait que le que le donner une une définition du gauchisme en son temps qui disait que le gauchisme était un mouvement qui par son radicalisme se coupe des masses et se montre incapable de s'implanter dans la classe ouvrière et et c'est peut-être ça la déconnexion totale. Merci de nous avoir appelé au 0826 300 300 et d'avoir parlé vrai notamment concernant les les agriculteurs et la nécessité pour eux quand même à un moment de d'imposer ce d'imposer ce projet. On parlait quand même de la place de l'État et de ceux qui nous dirigent.
Peut-être que ça va être le cas pour le pour notre prochain sujet. Vous avez forcément vu ces ces images qui ont énormément tourné avec ce PDG d'Astroner qui est une qui est une entreprise américaine qui a eu le malheur de faire quoi ? d'aller à un concert de code play en réalité et de s'afficher non pas avec sa femme mais avec sa sa maîtresse et donc dans ces traditionnels concerts où on s'amuse à à à trouver des des personnes amusantes dans le public et à zoomer sur eux sur les grands écrans que vous pouvez apercevoir dans les salles de concert ou dans les stades et ben ils ont été pris en flag grand délit d'amourette en lieu public en réalité bah si c'était que ça l'image serait drôle en effet on les voit un peu paniquer à l'antenne mais c'est que en rentrant aux États-Unis et ben son conseil d'administration a décidé qui failait tout doucement s'écarter 0826 300 300 pour ce ce débat.
Est-ce que vous pensez que la France va devoir tout doucement licencier aussi pour adultère ? C'est très marrant. Il y a un article aujourd'hui dans aujourd'hui en France qui explique parfaitement ce mécanisme en disant alors en France on est peut-être un peu plus protégé mais mais bien dég ce n'est pas si illégitime que ça parce que si vous portez atteinte à la à l'image de l'entreprise si vous donnez en de de mauvaises raisons et si vous n'incarnez pas votre rôle de PDG et en interne et à l'extérieur ça peut provoquer des décisions qui font que on vous demande de partir.
Comment vous regardez ça Noami Alua ? Je vous vois exaspéré pratiquement déjà. Alors déjà pour rebondir sur ce que vous disiez, il me semble quand même que la culture en France n'est pas du tout la même culture qu'aux États-Unis.
Les Américains vivent dans un pays qui est quand même plus purin, plus religieux, qui ont une culture de voilà de de la transparence qui est plus développée que dans notre pays. La France est quand même le pays de la révolution, le pays du libertinage, le pays du French Kiss. Donc je pense malgré tout sur ces sujets.
Vous pensez ? Oui, même si même si la France l' de moins en moins, mais malgré tout le fond l'ADN de notre pays est très différent de de l'ADN des États-Unis. Maintenant, c'est vrai, vous avez raison, il y a une révolution qui est en cours, une révolution puritaine.
Euh, je me permets parce que vous l'avez cité, mais mon dernier livre s'appelle La terreur jusque sous nos drap, par chez plomb et il déplore justement cette idée-là, cette idée qu'au fond euh cette idée qu'au fond on arrive à une sorte de puritanisme sous prétexte de bons sentiments, toujours de de bonne de de bonnes raisons, hein. En l'occurrence, moi j'attaque un peu le néoféminisme qui est aussi une façon de faire régresser le désir, l'amour. Moi, je défends beaucoup l'amour. dans ce livre surtout mais ça avec tout ce que ça comporte comme comme zone grise et cette zone grise c'est ce qu'on voit aussi dans cette affaire-là euh finalement ce que vous voyez c'est les règles morales peuvent s'impliquer pour résumer je trouve ça évidemment scandaleux terrible dangereux le fait de régenter le la vie privée avec du politique avec de de du travail et cetera, je on est complètement dans un dans un système qui est extrêmement dangereux pour la vie privée.
H Jacques Millard, rassurez-moi, on n' pas de vidéo de vous avec votre maîtresse au concert de Manu Chao par exemple. Mais moi je fais mieux que ça. Pourquoi voulez-vous avoir une maîtresse ?
C'est mieux d'en avoir plusieurs. Comme ça vous êtes certain d'atteindre votre but. Mais c'est c'est là on voit que vous êtes un politique de la vieille école Jacqu parce que c'est une capacité d'organisation.
Je crois que c'est extrêmement dangereux que de faire introduire, je dirais, cette espèce de moralisme dans la vie privée. Je peux vous dire que si jamais c'était le cas en France, il y aura plus il y aurait plus aucun mariage qui tiendrait, hein. Voilà.
Donc, il faut quand même arrêter. Nos amis américains excellent, je dirais, dans ce qui est une une morale de faux cul, hein. Voilà.
C'est pas la peine d'insister. C'estàd qu'ils peuvent tous passer en coulisse à partir du moment où officiellement ça rou études et qu'il nous foutent la paix. Hm.
Non mais Jacques, est-ce qu'on on l'a pas quand même un peu atteint en politique ? Est-ce qu'aujourd'hui on accepterait par exemple euh certains hommes politiques ou à la présidence suprême s'il n'étaient pas mariés, s'y s'il n'y avait pas la petite image idéale ? pour qui a été l'accé du de la tromperie notre président de la République, souvenez-vous enfin comment l'oublier d'ailleurs avec son bien sûr mais si je à mon sens c'est pas tout à fait le même sujet pour le coup parce que il y a en ce qui concerne les élus, il y a la question de justement du fait qu'ils sont élus de l'exemplarité on peut on peut on peut en débattre he mais il y a aussi le fait que parfois ces élus je parle pas en l'occurrence pour pour François Hollande mais mettent en avant certaines valeurs parfois des valeurs familiales et en réalité peuvent peuvent se contredire eux-mêmes.
Donc il il y a un rapport à la tromperie. C'est quand même important qu'un élu soit honnête vis-à-vis de ses électeurs. Maintenant là, on parle du Non, non, il y a un rapport avec le mensonge, c'est différent.
Ça c'est le mensonge c'est quelque chose qui effectivement n'est pas acceptable dans la vie politique. Je dirais on ne va pas se mêler de la vie privée de nos concitoyens sinon on va dans le mur. Bien sûr.
Et là c'est c'est c'est un autre sujet parce qu'on est sur une entreprise privée une par ailleurs une entreprise valorisée à un milliard de dollars. Donc c'est on parle pas d'une d'une petite PME. Euh et voilà, moi euh je suis assez rassuré parce queonnêtement euh euh j'ai vu beaucoup de réactions.
Euh j'avais peur d'être le seul euh à être scandalisé par cette histoire et je suis je suis je suis vraiment rassuré euh parce que voilà, on parle de quelqu'un qui a cofondé cette entreprise euh et qui aujourd'hui euh à cause d'un d'un moralisme de Pacoti euh se voit contraint de de quitter ses fonctions. Voilà, il s'agit pas il s'agit pas pour ma part évidemment de défendre l'adultère ou ou quoi que ce soit, mais je pense que que ce monsieur et d'ailleurs la DRH avec qui elle était également vont sans doute le payer amoureusement, vont sans doute le payer même financièrement dans leur dans leur mariage, dans leur couple. Et j'ai envie de vous dire ça ne nous regarde pas forcément.
Maintenant, de là à perdre son son boulot pour ça, ça me pose un vrai problème. Paul Zibert, directeur général de de Vortigen, vous qui voyagez aussi beaucoup qui allz à l'étranger, est-ce que vous voyez quand même arriver comme ça une vague de puritanisme peut-être même dans dans les dans dans les affaires ? C'est vrai que on a vu pendant un temps une émergence de de contrat de renseignement sur la vie privée avant de de d'entrer dans des entreprises ?
Ouai, il y a plusieurs choses. Al bon, c'est pour terminer sur le puritanisme effectivement, mais sur le puritanisme aux États-Unis, c'est Tockville sur qui expliquait que la nouvelle Angleterre était fondée sur une base de religion et non de commerce. Donc de toute façon, c'est la base des États-Unis.
Donc c'est pas étonnant que ça vienne de là. En revanche, si on s'intéresse au au fond euh du sujet, c'est-à-dire le licenciement de ce PDG et surtout le l'affichage euh de ce PDG sur cette sur cette euh caméra, il y a plusieurs choses et notamment euh des leçons à tirées de la part des chefs d'entreprise et qu'il y ait ou non licenciement pas avec la carte avec si il me semble qu'il a démissionné il me semble qu'il a démissionné son enfin c'est c'est en fait il a été plus ou moins démon de façon transitoire ce que j'ai compris et donc il est C'est c'est plus simple de démissionner quand ton conseil d'administration effectivement euh euh ça c'est beaucoup plus facile. Mais euh non, il y a en revanche des bonnes des leçons à tirer en terme de en terme de prudence, en terme de euh de de d'affichage, en terme de de également de de lutte contre des des potentiels compromates.
Et puis euh une fois de plus, il y a la loi du marché. C'est-à-dire que je suis tout à fait d'accord, moi je à titre personnel par exle je dirais non. Il faut absolument pas qu'il démissionne et c'est terrible.
Il faut pas que ça moi personnel comment je m'organise dans dans ma vie privé je fais voilà absolument pas encore pour l'uditeur. Non non mais j'éteindrai le micro pour pour vous raconter ça mais en revanche euh c'est on est dans une économie de marché donc on va dépendre et en réalité les produits vont dépendre aussi de ce que vont penser les consommateurs. massivement cette activité, c'est mieux pour l'entreprise.
Donc il faut plutôt préparer les les PDG et préparer les entreprises à ne pas se retrouver dans ce genre de situation et a des des hygiènes de de comportement et de vie. Ils ne sont pas trois aujourd'hui. Ils sont quatre, c'est pas les mous, c'est les mousquetaires, ils sont quatre.
Noémie, Paul, Lucas, Jacques, c'est leur prénom. On se retrouve dans quelques instants pour conclure cette ces grands débats de l'été avec les coups de cœur et les coups de gueule de chacun. Vous êtes bien sur Sud Radio.
À tout de suite. Sud Radio, votre attention est notre plus belle récompense. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.
Maxime Liedu. Dernière ligne droite de vos grands débats de l'été pour discuter toujours en compagnie de Noémi Allia, journaliste essayé et auteur de la terreur jusque sous nos drap. On a bien vu à quel point elle pouvait être épouvantable par moment avec débat précédent.
Paul Aziber, directeur général de Vortigen, Lucas Planavergne, journaliste au JDD journal du dimanche et Jacques Mayard, maire de maison La Fite et auteur de Bye bye démocratie. Euh c'est l'heure pour essayer de terminer quand même avec un certain relâchement, une certaine bonne ambiance de vos coups de cœur et de vos de vos coups de gueule. Je commence par vous Lucas Planavergne, c'est votre coup de gueule contre les Rivrins du 6e arrondissement à Paris qui ne veulent pas d'un magasin Carrefour.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Oui, alors c'est un coup de gueule mais c'est aussi et surtout un appel. Alors, vous avez sans doute entendu parler ces derniers jours de ce collectif d'habitants du très chic arrondissement de Paris qui s'oppose à l'arrivée d'un Carrefour City dans leur quartier.
H alors bien sûr, il y a de quoi se marrer, s'énerver même devant ce spectacle de bourgeois du showbiz, de privilégiés qui souvent prôent pour les autres une diversité qu'il ne supporterait pas pour eux. Bien sûr, on serait par exemple tenté de rappeler à la députée socialiste Céline Hervieux qu'elle est engagée contre ce simple projet de suérette alors qu'elle vote en faveur des salles de shoot dans les quartiers des autres. Mais passer cette première action pour une fois je propose qu'on mette notre agacement de côté afin de nous rassembler tous autour d'un objectif commun, la quête universelle du beau.
Ça c'est beau. Car outre le leur refus de mixité sociale, les habitants du 6e justifient aussi leur protestation parce qu'ils veulent, je cite, préserver leur accès au beau à une certaine esthétique. Et au fond, peut-on leur donner tort sur ce point précis ?
Qui n'a pas besoin de beau dans sa vie ? On a tous besoin d'immeubles qui ne tombent pas en ruine, de commerces locaux accueillants, d'espacces publics entretenus, de rues propres, sans détritu, sans délinquence. Le vrai problème, ce n'est pas que les stars du 6e arrondissement veulent du beau, c'est que le beau, on ne le propose pas à tout le monde.
H pourquoi ce droit à l'esthétique serait-il réservé au quartier UP de la capitale et non aux zones plus populaires ? Pourquoi la fameuse France périphérique devrait-elle se contenter d'être une France moche faite de béton de zones commerciales et des livre ça la France moche parce qu'on voyait justement les le béton les panneaux immondes les mauvais éclairages un compte sur les réseaux sociaux très suivi également aussi la France et justement c'est cette polémique et l'occasion de nous rappeler que le beau ce n'est pas un luxe c'est un besoin qu'on a tous disait que le beau sauvera le monde et on devrait l'écouter aujourd'hui pour dire qu'on veut du beau dans le 6e arrondissement bien sûr mais on le veut aussi dans le 19e à Saint-Denis à Tar d'inquerc à Marseille à pas que dans les grandes villes d'ailleurs à Sargemine ma petite ville de Moselle on veut du beau dans les quartiers populaires dans les quartiers riches aussi dans les campagnes oubliées en somme remettons du beau partout pour tous ça ça c'est un sujet qui a agacé Noémiwa je crois que si vous ne l'aviez pas fait mon cher Lucas Noémi fonçait dessus en disant c'est insupportable alors sur un autre angle parce que je vous rejoins complètement évidemment on a tous besoin de beau et vous avez bien fait de de citer la fameuse formule de Dostovski la beauté sauvera le monde. Mais en dehors de la question du beau, il y a quand même la question, on parlait tout à l'heure de la morale des focus, c'était l'expression de Jacques Miard que j'ai bien aimé.
Là, on est complètement là-dedans. C'est-à-dire que vous avez quand même des élus qui au quotidien, des élus de gauche voire d'extrême gauche qui vous expliquent qu'il faut accueillir plus de migrants, qu'il faut ouvrir les portes de la France à la terre entière et qui ensuite se retranchent chez eux et défendent dans leur petit territoire des des des régimes extrêmement sécuritaires. Et c'est ce que j'appelle la gauche diguse, c'est-à-dire ce sont des gens qui vous font des grandes leçons de morale, qui vous expliquent que la sécurité n'est pas une nécessité.
C'est c'est un sujet d'extrême droite et cetera, mais chez eux chez eux ils ont des digicodes, ils sont dans des tours d'ivoir, ils sont dans des endroits protégés et ils vous font des leçons de moral et ça c'est insupportable. Ça c'est insupportable ça. Ce qui et ce qui est un ce qui n'est pas insupportable pour Paul Aziber qui va nous mettre un peu de baum au cœur, c'est un coup de cœur.
Un coup de cœur pour un sondage qui estime que les Français sont largement pro réindustrialisation. Oui, absolument. Euh Maxime euh selon le dernier baromètre Verriant qui a été publié début juillet on se rend compte que alors les chiffres ne ne parle pas tout de suite naturellement puisque 62 % des Français jugent que l'industrie française n'est pas solide, 86 % estime qu'elle est menacée, 67 % pensent que les normes environnementales fragilisent l'industrie, 65 % qu'elles mettent en danger des milliers d'emplois.
Donc effectivement, ça ressemblerait plus à un coup de gueule, mais en réalité ce qui se cache derrière ça, c'est que les Français ont pris conscience et sont tout à fait attaché à l'industrialisation des territoires, à l'industrie, mais également à l'agriculture. qu'en fait les débats qu'on a eu depuis tout à l'heure et même le débat sur la loi du plomb et même sur cette pétition dont on parle depuis de depuis ce matin euh et bien ça prouve que en réalité les Français derrière sont pro réindustrialisation, sont pro emploi, sont pour une un allègement des normes et sont pour qu'on leur fout la paix et sont très conscients de la nécessité pour protéger leurs emplois, sont très conscients de la nécessité de la croissance, de la nécessité de la compétitivité. Et ce sondage variant nous fait ben dire que les Français veulent de l'industrie, veulent de l'allègement et veulent du bon sens.
Et le le maire Jacques Miard le disait en réalité, du bon sens. H et puis c'est ce que c'est c'est aussi dans le lien de ce que disait Dominique tout à l'heure. Au bout d'un moment, on ne peut pas en permanence interdire et faire n'importe quoi en France précisément parce que sinon c'est les autres pays européens et en effet ça revient dans les nombreux fils rouges qui ont traversé ces débats.
Jacques Millard puisque Paul a évoqué votre nom prénom. Vous vous avez un coup de cœur pour le le livre d'Olivier Marlex, député dont on a appris la mort tragiquement il y a de semaines. Une chose, c'est qu'il existe un lien consubstantiel entre la beauté et la liberté.
H et je voudrais un coup de chapeau à mon collègue qui malheureusement n'est plus de ce monde, c'est Olivier Marlex. J'ai dévoré, c'est tout à fait remarquable. Il s'inscrit dans ce que j'ai inscrit, dans ce que j'ai écrit dans Bye bye démocratie.
J'en recommande la lecture. C'est très bien inscrit par un homme qui était extrêmement cultivé. C'est passionnant et je peux vous dire que vous apprenez beaucoup de choses sur l'état de la nation et je le recommande du fond du cœur parce que Olivier était un copain.
On s'était battu ensemble à propos d'Alstom et je tiens à dire que là il avait au combien raison et c'est un homme qui va nous manquer. Les liquidateurs d'Olivier Marlex. C'est aux éditions Robert Lafond ce que ce que les ce que les liquidataurs et le macronisme on infligé euh à la France et à la France, on en parlait, ça a été le fil rouge de cette conversation.
Noémie Ala, vous voulez nous nous parler de l'importance de la science dans le dépat public ? Oui. Alors plutôt comment vous savez on parlait de du Reasa de Naj Valallo Belcassem à la cour des comptes.
Ça a beaucoup fait jaser la semaine dernière à la cour des comptes sans concours, sans formation financière, sans la moindre expérience en audit publique. Et en fait c'est pas un casé, c'est pas un cas isolé, c'est plutôt une mécanique bien huilée puisque c'est c'est on peut le voir ces derniers ces derniers temps, la cour des condes ressemble de plus en plus à un épad pour les éléphants socialistes. C'est un article du Figaro qui nous l'apprend, il faut le lire.
Il est très intéressant. signé et Paul Suji, je vois Jacques Mer qui est en train de sourire, on voit qu'il y a Vincent Payons et d'autres figures. Il y en a d'autres plutôt de gauche d'ailleurs Vincent Payon et d'autres figures de la gauche déclinantes qui ont trouvé et bien un avre bien payé à l'abri du suffrage universel et de ses remou comme d'autres.
Ils ont conquis des postes à la faveur de leur réseau de copinage d'une culture de recage dont la 5e République a le secret. Alors, il s'agit pas de dénoncer leurs compétences, mais de noter un contournement. La Cour des comptes n'est pas un placard doré pour ancien ministre fatigué fatigué.
C'est un sentinel budgétaire, un organe de contrôle, un î d'expertise garanti par sa neutralité. Quand elle devient le salon thé de la Vieille Garde socialiste, elle perd sa raison d'être. Et ben voilà et puis l'existence peut-être de la Cour des comptes tiens, est-ce qu'elle sera toujours là en 2040, ce sera notre sujet de 12h30 avec Bruno Tertré, géopolitologue, directeur adjoint de l'Institut Montigne qui a coordonné une étude sur quels sont les points forts, les points faibles avec peu près toutes les les statistiques possibles et inimaginables de disponible et on va voir sur la productivité peut-être sur notre capacité encore à faire des enfants sur l'écologie, sur l'industrie.
Dans quelle direction va la France si on essaie de se procèder jusqu'en 2040 ? Discussion sur le futur. Merci à tous.
Noém Ia, journaliste, essayiste, auteur de la terreur jusqu'au sous drap. C'est aux éditions Plomb et c'est décidément terriblement d'actualité. Paul Aziber, directeur général de Vortigen, merci d'avoir été avec nous ce matin.
Lucas Planav, journaliste au journal du dimanche au JDD et Jacques Millard, maire de maison la fite et auteur de ce grand succès bye bye démocratie qui montre à l'antenne ces deux éditions la fond presse. Dans un instant, on ira du côté de Nim. Mais qu'est-ce qui se passe dans cette ville ? obligé d'instaurer un couvre-feu de 21h à 6h du matin pour protéger ses habitants des violences semblables à des guérurias urbaines qu'on peut observer au Mexique ou ailleurs.
On sera avec le maire Jean-Paul Fournier. Vous êtes sur Sud Radio. À tout de suite.
Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedu avant d'aller du côté de Nî, ville sous couvre-feu et ville en pleine avec des scènes réellement de de guerrière urbaine et de rejoindre le maire pour comprendre clairement ce qui se passe et qu'il nous explique les motivations de l'installation d'un couvre-feu et puis à 1230 la France de 2040 quels sont nos atouts ou au contraire les domaines sur lesquels nous frôons l'alerte rouge et que nous allons devoir absolument réalimenter nous allons faire quelque chose de tout aussi compliqué de tout aussi important c'est le tour du tour. Bonjour Joseph Rise.
Bonjour Maxime. Bonjour à tous. Comme chaque jour aux alentours de midi, vous nous racontez le Tour de France à travers trois mots que vous avez choisi et aujourd'hui à la Philippe dopage et sexe.
Ouais, tout à fait. Ouais. Alors, je sens que vous êtes pressé de la fin de la chronique, mais on va d'abord commencer par à la Philippe, mon cher Maxime, le double champion du monde français qui a levé malheureusement les bras sur la ligne d'arrivée hier à Carcasson.
Pourquoi ? Bah parce qu'il pensait avoir gagné mais en fait pas du tout. Il y avait deux coureurs qui étaient arrivés devant lui et il ne les avait pas vu tout simplement.
C'est une journée catastrophique pour Junior à la Philippe. En début d'étape, il chute, il se déboite l'épaule et il la remet lui-même. Alors, apparemment, ça lui arrive souvent.
Ne faites pas ça chez vous. Mais lui, il a réussi à se remettre lui-même l'épaule qui s'était luxé. Il retourne dans le ploton, il attaque, il se retrouve parmi les premiers.
Il pense avoir gagné au sprint face à Watonart, le coureur belge. Mais comment cela a-t-il pu arriver ? Explication de l'intéressé.
Ouais, après la chute, ma radio marchait pas. Donc j'ai fait la sprint comme si c'était pour gagner l'étape et je savais pas qu'il y avait des mecs devant. Donc je sais même pas qui a gagné d'ailleurs.
Teamin ou voilà bravo et c'est comme ça. Et c'est Vard qui vous a dit que vous avez pas gagné. C'est W il m'a dit il y a des mecs devant.
J'ai dit merci gros. Voilà merci gros. Belle spontanéité.
Merci. Non non il est comme ça Julien la Philippe on l'aime comme ça. Les coureurs qui communiquent effectivement par radio et les oreillettes en course avec les coachs positionnés dans des voitures à l'arrière du peleton mais après sa chute bah elle ne fonctionnait plus. interview réalisé une heure après mais juste après l'arrivée à la Philippe, il était quand même très remonté hein, il était très mécontent d'avoir, je le cite l'air d'un con fusigant des radio de merde.
Le deuxième mot où là aussi on peut avoir l'air d'un con quand on est chopé, c'est le mot dopage mon cher. Ouais. Alors pour le moment, il y a personne qui a été chopé.
La domination de Poggachar en tout cas à la gas, il a plus de 4 minutes d'avance. C'est le maillot jaune en ce moment du Tour de France. il est Sloven, il a déjà gagné trois fois le Tour de France mais moins il y a de suspense sur le tour, plus la colère elle monte et plus le dopage mot est évoqué.
Aucun cas officiel, aucun contrôle positif pour le moment, mais une suspicion, des bruits qui courent, des déclarations dans les journaux, des déclarations anonymes dans West-Fance par exemple, un manager d'équipe, on ne sait pas laquelle estime que tout cela finira mal. Mais quand Sipoga Gachar avait voulu battre le record dans la montée de Otakam, il le prenait. Il s'est relevé dans les deux derniers kilomètres.
Aujourd'hui, les instance, dit-il sont embarrassé. Elles ne savent pas comment faire. Avec l'argent, on peut avoir son propre laboratoire.
Plus question ici d'accusation finalement peu clair, hein. C'est assez clair. On parle même ici d'un dopage potentiellement organisé. organisé oui presch mafieux c'estàd qu'on imagine des équipes qui seraient capable de financer des petits labos clandestins pour au moment de l'US postal mais là en tout cas ce manager souscouvert d'anonymat a des accusations finalement qui sont assez claires.
Et puis vous nous avez fait rêver avec ce dernier mot Joseph le mot sexe. Ouais le mot sexe parce qu'il y a quelques années finalement Maxime on se branchait à la télé et on pouvait apercevoir sur nos télés sur la route du Tour de France et ben des sexes des sexes d'hommes qui étaient dessinés un peu partout à la peinture blanche sur le bitum. Mais en ce moment et ben c'est Pulkin.
Alors pourquoi ? Comment est-ce que pourquoi Ouais effectivement alors il y en a toujours autant qui sont dessinés hein on va pas se mentir c'est toujours un hobby très clair de certains et certaines blagues. Mais euh parce qu'un homme est payé pour les effacer.
Euh ce sont les nettoyeurs, il les transforme. Fantastique. Je l'ai vu.
Je l'ai vu. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, on va on va quand même raconter ça. Ils ont il les transforme ces sexes d'homme.
Il les transforme en bonhomme, en hibou. Cet homme, c'est Patrick d'Akane. Plusieurs médias l'ont interrogé dont le média brut et vous allez voir qu'il assume son surnom euh avec le sourire.
On peut le dire des sexes m'en parlais pas. Si on en a une sur la route, vous allez voir. Vous voyez un sexe qu' a des familles avec des enfants, tout ça.
C'est pas beau. C'est pas c'est pas une belle image. Ça représente pas le Tour de France ça.
On m'appelle s de vulgarité les faceurs de bit hein. Bon moi ça m'a fait marrer. Puis bon ça fait partie du jeu hein.
Sans vulgarité. Sacré surnom. Ouais sacré surnom comme on dit.
Mais Patrick Dancoin il a surtout le sourire et explique un peu plus sérieusement son rôle. Euh ma fonction c'est des fa des graffiti des sexes, des messages politiques, racisme. Je pourrais continuer des années à faire ça, je ferai ça des années.
Je suis à la retraite et je continue à travailler parce que j'adore ça. Je fais le Tour de France et je fais Paris Roubé aussi. Mais bon, avant faut savoir que je travaillais euh avec des le boulevard des allongés.
Vous allez me dire "C'est quoi le boulevard des allongés Bah, j'étais croquement mort et maintenant je travaille avec des bons vivants et là ça me plaît. On voit tous ces gens là sur le côté. Et voilà Patrick qui est aujourd'hui a une journée de repos quand même sur la route du Tour de France comme les cours d'ailleurs.
Retour du Tour de France Maxime demain avec une étape entre Montpellier et le Montventou. Et on rappelle qu'il y a une télocalisation ce soir dans les vraies voies à partir de 18h. Le Sud Radio est à Montpellier.
Exactement. spéciale et Sud Radio en général de toute façon au même titre que pendant les jeux c'est la radio où vous pouvez notamment suivre le Tour de France. Merci beaucoup Joseph Ruiz avec plaisir.
Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedu juste après le le tour du tour par Joseph Ruis, c'est le moment où vous composez le 0826 300 pour réagir à ce qui s'est dit dans l'émission ou pour réagir si vous n'avez pas eu l'occasion de nous appeler entre 10h45 et mid au thème de nos débats. Bonjour Christian. Oui, bonjour.
Bonjour, comment ? Mais et vous Christian, comment ça va ? Ah nous ça va très bien pour l'instant.
Mais alors ça va très bien. Je vais vous demander comment vous faites parce que vous êtes du côté de de Béier et c'était dans nos c'était dans nos débats tout à l'heure. C'est vrai que Béier comme Nî, comme Limoche, comme Charleville Misière, comme Compienne sont des villes qui depuis quelques jours sont vraiment victimes de scènes de de guerrier urb de guerrière urbaine en tout cas véritablement de de violence entre force de l'ordre, trafiquants, habitants.
Vous vous êtes abé. Comment ça se passe sur place ? En en fait sur place, d'abord il y a eu des renforts de CRS qui sont arrivés, donc ça a calmé un peu le jeu.
Maintenant la la question qu'il faut se poser, c'est pourquoi on a tous ces événements aujourd'hui alors qu'on a un président qui a dit pour se faire respecter, il faut il faut utiliser la force. Moi je pense que le le le cartel de la Drol pour se faire respecter effectivement, il utilise la force. Il a bien compris le message de notre président, mais je pense que notre président, il a mal appliqué les choses.
C c'està-dire mal appliquer les choses. Bah en fait, il donne pas il donne pas suffisamment de moyens et surtout de capacité de réaction aux forces de l'ordre. Si une force de l'ordre réagit trop violemment, c'est la force de l'ordre qui se trouve condamnée.
C'est un peu stupide. Ouais. Vous vous faites allusion notamment à l'échange qu'avait eu Robert Ménard et président de la République à l'émission de TF1 où Robert Ménard disait "Mais nous on a besoin de moyens notamment sur la police municipale.
C'est urgent. D'où d'ailleurs ce projet de loi qui va avoir lieu normalement qui est en phase d'écriture et qui sera discuté en conseil des ministres à la rentrée. Mais à Béisier concrètement, on avait tout à l'heure un habitant de de Nî qui nous disait "Mais en réalité comment ça se passe ?" C'est très simple.
Ce sont beaucoup des mineurs, des mineurs qui sont peut-être dans dans le camar des policiers le lundi mais qui sont relâchés le mercredi. Est-ce que c'est aussi à ça que vous assistez du côté de Béisier, mon cher Christian ? Ah bah c'est c'est chez nous c'est beaucoup plus simple.
Ils sont ils sont arrêtés à 20h et ils sont libérés à 22h. Ah oui, c'est c'est à ce pointl euh bah oui, c'est un peu le problème. C'estd que nous avons un préfet qui est très gentil qui a dit il faut effectivement réagir violent mais derrière il est pas il a dit qu'il allait ramener l'ordre républicain.
Oui. Oui. Mais vous pouvez ramener ce que vous voulez mais dans la mesure où derrière vous avez aussi des juges qui qui font leur boulot et qui font en sorte que les gens aient effectivement une sanction.
Vous savez dans les dans les systèmes et dans les cartels de la drogue pourquoi les gens sont respectés ? parce que si vous commencez à faire une bêtise, on va vous tuer vous et toute votre famille. Donc c'est sûr que eux ils ont une discipline que n'ont pas euh ça c'est sûr qui ont des règles, qui ont des lois.
Oui mais et et Christian, j'aimerais vous poser aussi cette question. Tout à l'heure, on avait je crois Didier qui nous appelait de Nî mais qui décrivait quelque chose de presque surréaliste. C'est-à-dire qu'en réalité, on avait changé de paradigme.
Avant les le le trafic de stupéfiant, les trafiquants eux-mêmes, les habitants, c'était vraiment désordonné. C'était désordonné. Là, Didier nous disait "Ah mais moi c'est pas Oui, c'est ça." C'està-dire que nous maintenant, il y a des frontières invisibles.
Moi par exemple, j'ai 60 ans, je pose pas de problème. Bon ben, ils sont là, on les voit mais il y a plus de violence. C'est-à-dire qu'il se règlent les contre eux entre eux.
Mais quand nous on trafique pas de drogue, on touche pas, on les voit mais ils gardent le quartier. C'est pareil du côté de Ils sont non seulement ils sont structurés mais ils sont alors ils ont ils ont très très vite appris puisque maintenant ils sont respectueux euh des gens qui habitent à côté, voir certaines personnes sont même aidées dans leur courses et cetera et et ils règlent leur compte entre eux. Mais le seul problème qu'il y a quand même, c'est que le règlement de compte, il est fait avec des armes lourdes maintenant, hein.
Ce sont quand même des gros calibres et malheureusement, ils savent pas viser, ils savent pas tirer et donc vous risquez vous d'avoir euh une balle perdue qui vous arrive chez vous alors que vous êtes absolument pour rien dedans. Donc, il faut être cohérent. Soit soit soit vous dites la drogue elle est interdite et on applique effectivement une loi d'interdiction qui soit clair et nette.
Soit vous légalisez la drogue et puis à ce moment-là vous aurez un autre une autre procédure de fonctionnement de la drogue. Mais là on est on fait on on est dans l'a peu près on interdit on interdit la drogue mais tout le monde se drogue. Oui.
Et est-ce que vous savez tout le monde se drogue ? Ça va même très haut dans le dans le Oui. dans dans la hiérarchie.
Non mais c'est Oui. Oui. Bah de toute façon de plus en plus la drogue touche tous les milieux.
Je vais pas vous faire passer par un spécialiste que vous n'êtes pas mon cher Christian mais est-ce que est-ce que vous savez quel type de drogue ? parce que on est malheureusement sur des éléments aussi dangereux, aussi puissants que la cocaïne. On a vu l'explosion du trafic de cocaïne en France où ça reste, j'ai envie de dire non pas gentiller, mais ça reste du cannabis traditionnel avec une explosion du trafic et de tout ce qui va avec derrière.
Non, il y a il y a il y a il y a il y a une croissance normale. C'estàdire qu'on va commencer par vous intéresser avec des drogues douces, d'accord ? Des drogues de cigarettes, des drogues douces, des drogues sympathiques, hein, surtout dans les boîtes de nuit.
Et ensuite, on va on va vous rendre dépendant de ces drogues-là et on va vous amener à des drogues beaucoup plus dures et beaucoup plus chères. Et là, vous allez tomber vous allez tomber dans la dans la drogue dure et pour ressortir de la drogue dure, ça va être une une un calvaire. Ça va être un chemin de croix difficile.
Hm. Merci beaucoup. Et donc, vous serez amené à rechercher de l'argent et de l'argent liquide pour aller effectivement en fait, c'est un cercle vicieux.
C'est un cercle vicieux, Christian. C'est-à-dire que non seulement on vous on commence à vous acclimater avec de la grde et en plus après on vous fait grimper dans ça au point d'en être dépendant financièrement. Merci beaucoup Christian.
Vous habitez Béier de nous avoir appelé 0826 300. Nous partons dans quelques instants du côté de Nî avec Jean-Paul Fournier qui est le maire LR de cette ville. Dès ce soir, un couvre-feu sera en place dans sa ville dans les secteurs sensibles de 21h à 6h pour tous les mineurs de moins de 15 ans et ce pendant 15 jours renouvelables si nécessaire.
On sera avec lui pour comprendre cette décision et de voir quel contexte concrètement et qu'est-ce qui se passe concrètement dans sa volle pour aller jusqu'à une telle décision. Vous êtes sur Sud Radio, on revient dans quelques instants. À tout de suite.
Sud Radio ! Sudradio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.
Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo. L'actualité est marquée par ces scènes et ses images assez stupéfiantes, assez inquiétantes, assez vertigneuses du côté de Béier, du côté de Limoge, du côté de Comptiène, mais également du côté de Nim. Bonjour Jean-Paul Fournier.
Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le maire l'R de Nî.
Vous avez décidé d'installer un couvre-feu qui sera en place dès ce soir de 21h à 6h du matin. Ça concerne tous les mineurs de moins de 15 ans et certains quartiers sensibles. Est-ce que vous pouvez d'abord nous expliquer pour qu'on comprenne bien ce qui se passe à NIM depuis plusieurs jours ?
On parle de quoi ? De plus d'une de près d'une dizaine de fusillades en moins de 15 jours. Pas mal de fusillades puis des des morts aussi puisqu'on a eu deux morts au sujet de balle perdu.
Donc je sais intenable. Je pense qu'il faut un petit peu restaurer tout ça, restaurer le couvre-feu pour les moins de 16 ans. Donc je pas pas moins de 15 ans, moins de 16 ans des des jeunes qui seront reconduits chez eux et on convoquera les familles aussi.
Hm. Et pour qu' chercher. Mais ça fait combien de temps que que qu'il y a un tel contexte ?
On parle. Est-ce que ça a été le les fameux les fameuses festivités du 14 juillet qui ont déclenché ça ? Vous avez l'habitude peut-être Jean-Paul Fournier depuis quelques temps d'assister à ce phénomène d'ultraviolence fusillade, blessé, mort, balle perdu.
Oui, on a quand même pas mal de problèmes avec ces quartiers. Donc j'ai décidé de d'effectivement de faire un couvre-feu. J'en ai averti le préfet pour qu'il pour qu'il accepte cette position.
Et pourquoi est-ce que vous pensez, pardon Jean-Paul Fournier, vous êtes le maire LR de NIM. Pourquoi vous pensez que le le couvre-feu est efficace à ce point ? C'estàd que c'est en réalité peut-être le seul pouvoir que vous ayez qui agisse aussi rapidement.
Alors oui, c'est c'est sûr que j'ai averti parce que la sécurité je connais c'est un un domaine régalien de l'État. Donc j'ai averti le ministre de l'intérieur qui est venu ici à Nî, il m'a promis des des un renfond de CRS qui est commencé aujourd'hui. Donc il y aura à peu près plus de 80 CRS qui vont arriver ici.
Donc je pense qu'effectivement ça va un petit peu dissuader les gens de se tirer de ch. Mais vous vous savez vous savez aussi ce qu'on ce qu'on pourrait vous faut répondre à ça euh Jean-Paul Fournier de dire "Bon écoutez, en réalité les gens qui sortent cagoulés, armés, qui tirent sur les policiers ou qui organisent des fusillades à à en plein jour, c'est peut-être pas ceux qui vont se laisser intimider par un couvre-feu. Est-ce que vous avez les garanties pour pouvoir le faire respecter ?
Alors moi, j'ai pas de garantie mais enfin si on peut arriver un petit peu à planifier tout ça, je crois qu'il faut le faire. Donc aujourd'hui il a t tout ces tous ces jeunes qui sont dans les quartiers qui sont un petit peu qui couvrent tout ça, c'est pas normal. Puis effectivement, il faut que les familles s'y intéressent un peu plus.
Hm. Et vous, je rappelle que vous êtes le maire et l'onim, parlez-nous de ce qui se passe concrètement. Qu'est-ce que vous voyez depuis depuis tout à l'heure sur l'antenne de Sud Radio au 0826 300 ?
On a beaucoup de témoignages. Certains parlent de jeunes mais qui sont mineurs. Beaucoup de mineurs.
On parle de certains qui sont peut-être arrêtés et libérés si ce n'est le jour d'après uniquement quelques heures après. Est-ce que c'est vous aussi ce que vous constatez sur le terrain dans votre ville Jean-Paul Fournier ? Ah ben oui, ça c'est sûr que ça c'est le problème.
Les les jeunes moins de 16 ans qui sont arrêtés vont au commissariat, ils vont ressortir quelques instants après. C'est pas normal. Donc moi je n'y veux rien là.
Par contre, j'ai pas beaucoup de moyens pour changer les choses. Et qui qu'est-ce que vous avez à votre disposition ? Le le maire que vous êtes, qu'est-ce qu'il a en en son pouvoir encore aujourd'hui pour essayer d'agir efficacement contre ce fléo ?
Alors, moi j'ai ma policie municipale, 180 policiers municipaux qui sont sur le terrain systématiquement dans le secteur. Puis en plus, c'est ce qui se passe sur la vide. C'est pas mal de de choses qui se passent sur la vide pour pour l'été.
Donc je peux pas me permettre d'avoir et les problèmes de la ville et les problèmes des des des des des des des de ces mineurs. Est-ce que Jean-Paul Jean-Paul Fournier, est-ce que en tant que que maire de Nim, est-ce que vous avez vous armé votre police municipale ? Alors ma police municipale est armée depuis depuis quelques temps, depuis des années.
Moi ils sont armés, ils ont des des gilet par bal enfin j'ai tout l'arsenal pour les protéger. Après il faut que j'ai la possibilité un maire de Nim peut pas tout. Moi, j'ai pas de compétences systématique pour la police.
Oui. Et est-ce que vous avez eu des contacts avec directement le le ministère de de de l'intérieur parce que vous vous faites partie malheureusement des des villes dont dont les images ont été spectaculaires ces derniers jours. Alors le ministre de l'intérieur connaît bien le problème de NIM puisqu'il est venu euh à Nî.
J'ai eu son au téléphone son directeur de cabinet qui m'a dit qu'il allait envoyer des policiers supplémentaires animes. C'est vrai. Mais je sais que je suis pas la la seule ville à avoir ce ce type de problème puisque il y aimage et beaucoup de villes ont les mêmes problèmes.
Et et on parle quels sont vos espoirs du couvre-feu quand on quand on lit un peu ce qui se passe autour de votre ville ? On voit quand même qu'il y a une pharmacie qui a clairement été obligée de de de fermer des bureaux de poste des médiathèques qui ont décidé de se cloîrer. Est-ce qu'il y a un espoir peut-être que ces lieux rouvrent à nouveau ?
Jean-Paul Fournier ? Alors, je pense que c'est ça peut être dissuasif. Je dis pas que ça va régler tous les problèmes parce que j'ai il y a longtemps que j'aurais fait ce ce ce coup au feu.
Mais ça va être dissuasif. H si je dis au aux jeunes attention il faut que vos parents viennent à la à la police pour vous récupérer ça peutêtre un petit peuadé il y a quelquesun hm bien sûr et vous avez pu en discuter déjà avec peut-être des parents, c'est-à-dire des parents totalement démunis qui vous demandaient de prendre un couvre-feu parce qu'il n'avaient pas les moyens de les garder à la maison ? Ah non parce que ça ils m'en ont pas demandé mais moi je l'ai exigé j'ai dit après tout maintenant j'en ai marre un couvre-feu à partir d'aujourd'hui le couvre-feu va fonctionner à partir de 9h ils seront plus d'hors en principe et et c'est pour une durée de 15 jours. 15 jours renouvelable hein puisqueeffectivement l'arrêté que j'ai signé il est valable à partir de ce soir jusqu'au so 4 août mais c'est renouvelable h qu'un jour renouvelable merci beaucoup Jean-Paul Fournier d'avoir été avec nous MLR de Nim Nim qui connaît en effet des effets dévastateurs suite à l'occupation de d'un certain nombre de territoires par les narcotrafiquants.
Le le maire qui vient d'être avec nous décide d'installer un couvre-feu. On verra et on sera attentif particulièrement ici à Sud Radio des effets de ce couvre-feu. Merci beaucoup d'avoir été avec nous dans un instant.
À quoi pourrait ressembler la France de 2040 ? C'est en tout cas la question que se pose un rapport de l'Institut Montenne coordonné par Bruno Tertré, géopolitologue et directeur adjoint de l'Institut. et il va nous expliquer quelles sont les raisons peut-être d'espérer dans la natalité, dans l'industrie, euh dans notre économie et quelles sont les alertes qu'il faut absolument changer.
On pourrait appeler ça France 2040 projection pour la politique. Un petit manuel pour ceux qui ont envie que la France ne s'effondre pas tout de suite. On en parle dans un instant sur Sud Radio.
À tout de suite. Sud Radio Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.
Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h, Maxime Liedu. On va prendre le temps de la discussion pendant un certain temps ici sur Sud Radio pour penser la France de 2040. Selon quoi ?
Selon absolument toutes les données possibles et inimaginables avec les meilleurs experts et c'est Bruno Tertré. Bonjour. Bonjour.
Qui avait coordonné, c'est vous qui avez coordonné ce rapport. France 2040, c'est pour l'institut montagne, les projections pour l'action politique. Je le disais, vous avez utilisé vraiment toutes les sources, c'est-à-dire tout ce qui se passe dans le pays depuis 15 ans en essayant de viser 2040, c'est-à-dire d'ici 15 ans, pour voir comment le pays évoluerait avant qu'on décline parce que il y a absolument tous les sujets, l'industrie, la natalité, l'état de la science en France, l'état de la recherchère, c'est excessivement complet.
Alors, je vous dis pas forcément pas forcément encourageant si on si déjà on a des doutes sur la capacité du pays potentiellement à se redresser, mais c'est absolument passionnant. C'est sur le disponible sur le site de l'Institut Montigne d'un mot peut-être d'abord sur l'initiative. Comment vous avez eu peut-être l'envie, la curiosité d'établir un tel travail, ces 462 pages de projection aussi sérieuse, aussi fouillée ?
Bah la première raison, c'est que ça n'existait pas. C'estàd il y avait pas de rapport aussi fouillé qui essaie de vous projeter dans la France de dans 15 ans euh sans être j'allais dire partisan de telle ou telle école de telle ou telle force politique. C'est un rapport qui est assez neutre hein.
Il y a pas de proposition on en parlera après rapport scientifique. C'estàd que c'est qui par ça se veut être un rapport quasiment scientifique. On s'est basé bien sûr sur énormément de sources officielles, de sources publiques.
On a consulté énormément d'experts, mais c'est vraiment un diagnostic qui se veut aussi peu orienté que possible. Pourquoi ? Alors maintenant le pourquoi aujourd'hui et bien il vous aura pas échappé que dans 2 ans on aura une élection présidentielle.
En tout cas, c'est en principe dans 2 ans. Et ce qu'on voudrait, ce que l'institut a souhaité, c'est que le débat politique soit aussi autant que possible se fasse sur des bases, on va dire sur des bases saines, sur des bases objectives. Après, chacun peut avoir ses les interprétations et les choix différents pour y remédier.
Ah c'est bien mais à une époque et on le voit encore aujourd'hui à propos de la loi du plomb d'ailleurs à une époque où bah les débats publics s'emballent un peu trop souvent de manière très passionnelle sans forcément qu'il soit basé sur des faits objectifs et bien on a souhaité tenter de remettre un petit peu de raison dans le débat public et encore une fois queles que soient les les options politiques des des uns et des autres. Ironie du sort, votre votre rapport projection pour l'action politique France 2040 que vous coordonnez pour l'institut montagne est sorti le jour euh de la prise de parole de de François Baïou. Mais j'aimerais revenir sur ce que vous avez dit d'emblé, c'est-à-dire qu'il n'existait pas ça au niveau politique.
Est-ce que c'est pas ça qui est inquiétant quand même ? Parce que on nous pont quand même tous les deux jours des organismes pour penser l'avenir. On a ce haut commissariat au plan en se disant penser la France d'après.
Est-ce que c'est pas presque inquiétant que ce soit l'Institut montaigne qui soit en charge de ça ? Au moment où on l'a fait le haut commissariat, au moment où on l'a décidé, ce rapport c'était il y a un an et demi, c'était avant la dissolution. D'ailleurs, le haut commissariat au plan n'avait pas encore véritablement été reconstitué comme il l'a été récemment.
Non, mais il en existait un. Il nous a pas bluffé par ses capacités de projection. Non, mais je peux vous dire à titre personnel que ce que vous trouvez dans la démographie sur la sur la démographie par exemple, c'est en partie issue d'un travail que j'avais fait justement pour le commissaire au plan qui à l'époque s'appelait monsieur François Beou.
Je précise que les gens racontent qu'il est apparemment en premier ministre maintenant. Donc voilà, je précise que j'ai absolument aucun engagement politique. C'est un travail un un travail d'expert.
Alors, vous avez maintenant ce commissariat au plan qui est censé faire ce travail et d'ailleurs il va le faire. On en a parlé avec eux, mais eux, ils vont se projeter plus loin. Ils vont se projeter en 2050. h l'idée c'est de dire que le public, le privé parfois on peut travailler quand même en bonne intelligence et j'allais dire s'inspirer en toute honnêteté et objectivité des travaux les uns des autres.
Vous avez raison, le le plan aurait pu faire ça, ils l'ont pas fait donc on le fait mais ils vont faire autre chose et après tout bien, il faut pas que dans ce domaineel l'avenir de la France, il y a pas de monopole privé qui pas de monopole privé. Vous vous le dites en en introduction et c'est vrai que n'est-ce pas un paris risqué de fournir un tel plan pour dans 15 ans quand on voit l'agitation du du monde aujourd'hui que ce soit l'élection de Donald Trump, vous précisez quand même ce plan c'est si pas de sous si conséquent qu'un Covid ou une 3ème guerre mondiale en réalité. C'est c'est bien le problème.
C'est bien parce que l'action politique c'est et ça date pas d'hier, ça date pas de monsieur Bairou. C'est essentiellement les 3 prochains mois, les 6 prochains mois ou les deux prochaines années au maximum qu'on veut essayer de pousser nos responsables politiques mais aussi les responsables de grands entreprises qui font aussi de la planification à réfléchir plus loin même plus que les pouvoirs publics d'ailleurs. Alors ça arrive d'ailleurs pour les très grandes entreprises.
Oui tout à fait. Ça arrive parce que bah souvent les les les chefs entreprises ils sont pas forcément soumis à à dissolution ou à ils doivent avancer. Donc au bout d'un moment ils doivent avancer.
Alors euh si on prend euh le type de travail qu'on fait, ben c'est bien sûr aussi pour pouvoir peser sur le débat public. Bien sûr, il peut arriver des événements qui font que non pas tout ce qu'on a écrit euh ne vaut plus rien parce que c'est je je crois que quoi qu'il se passe dans le monde dans les deux prochaines années, les bases notre rapport restera valable. Mais c'est vrai qu'on peut pas non plus prévoir tous les accidents géopolitiques qui peuvent se produire.
Donc savait qu'on ferait des projections à partir de bah voilà un certain nombre de de données géopolitiques comme les tensions entre les États-Unis et la Chine euh mais tout en disant que ben si jamais il y avait l'invasion de Taiwan par la Chine, alors là ça mettrait euh l'économie mondiale par terre et donc on aurait un certain nombre de choses à revoir dans notre rapport. On peut pas tout prévoir plus, mais vous savez, moi ma spécialité de de départ de base, c'est la géopolitique. Il y a quand même des lignes de force qu'on peut tracer depuis longtemps.
Les les tensions États-Unis, Chines par exemple, ça date pas date pas l'arrivé de de monsieur Trump au pouvoir. Vous notaire très géopolitologue et puis vous êtes le coordinateur au tit de ce rapport France 2040 projection pour l'action politique. Je le disais, c'est quand même d'une presque cruelle lucidité sur sur l'État de la France.
Et très rapidement, vous vous arrivez à une conclusion. Cette conclusion, c'est terriblement d'actualité. Là aussi, c'est un vieillissement démographique, une stagnation de la productivité et une dette publique élevée.
Ça, c'est ce qu'on pourrait qualifier de quoi ? Les trip triple impass qui va littéralement verrouiller le pays dans les prochaines années de manière très forte. Alors pour nous, il y a pas d'impasse, on peut et puis s'il y a une impasse, on peut toujours en sortir par le haut hein.
On peut toujours démolir voilà il y a quand même toujours des lignes de fuite. Mais c'est vrai que j'aime bien parler ce rapport en disant que au cœur du du problème de l'avenir de la France, il y a moi ce que j'appelle le mur de la dette, le précipice de la démographie et aussi on en parle moins, le marécage de la productivité parce que la productivité du travail, bah c'est vrai que c'est quelque chose Ouais. c'est tout à fait tout à fait intéressant.
Or, tout ceci, c'est un moment où euh en gros bah vous le savez tous euh nous le savons tous, il va falloir investir davantage sur euh la défense. Il va il va il va falloir également investir d'une manière ou d'une autre et quelle que soit la manière dont on prend les sujets environnementaux, euh investir sur l'adaptation au changement climatique. Donc ça arrive ce mur de la dette, il arrive, j'allais dire au pire moment.
Donc il y a ce triptique effectivement qui est à mon avis central quand on va essayer de comprendre le problème de la France et on va avoir du mal à en sortir dans les 15 prochaines années. Ce qu'il faut c'est aussi agir maintenant pour pas que l'après 2040 soit totalement catastrophique parce que ça pourrait bien l'être si on ne prend pas vraiment à bras le corps les grands problèmes structurels de la France vraiment dans les années qui viennent. Alors j'ai on a parlé de 2027, il y a cette échéance mais il y en a d'autres.
Et bien, je crois que franchement on peut s'inquiéter pour l'avenir de notre pays après 2014. Et c'est un optimiste qui vous le dit parce que je suis plutôt un optimiste mais j'avoue que ce rapport m'a un petit peu servi de Ouais. Je je dis parfois que ce rapport c'est un peu une cellule de dégisement pour ceux qui se font un peu trop d'illusion sur la sur le pays.
Mais il y a quelque chose d'intéressant dans ce que vous développez dans dans ce rapport, c'est que vous arrivez assez bien en réalité à tisser les liens entre toutes les problématiques. C'est-à-dire que bien sûr à un moment que la démographie viendra toucher la sphère de l'environnement que cette démographie aura des conséquences sur le plan industriel et je peux tisser toutes les parties que vous évoquez. Est-ce que vous pensez parce que avec toutes les données publiques et euh c'est quand même ce qu'on voit dans la sphère publique que le politique a cette capacité-là si vous voulez de réussir à englober les problèmes ?
On a vu par exemple sur les relations internationales et je parle sous votre contrôle à quel point pour les Français les sondeurs nous le disent, c'était très compliqué jusqu'à présent, jusqu'à peut-être l'invasion de de l'Ukraine par la Russie de comprendre que les conséquences du monde allaient arriver dans nos assiettes, dans notre portefeuille directement dans notre poche. Est-ce que les politiques sont capables de voir le problème et de l'englober ? Alors je sais pas si ça se dit mais pardon de de de de le prendre ou peu importe mais j'allais dire que sur notre environnement géopolitique et ses conséquence littéralement dans nos portefeuilles et dans nos assiettes, j'allais dire c'est je moi je vois aussi que c'était le cas pour la plupart des entreprises privées à part un certain nombre de grandes entreprises qui sont par nature ouvertes sur l'international.
Euh moi, je peux vous dire par exemple à titre personnel que le la demande de consultance ou de d'expertise géopolitique, elle est elle a explosé depuis 3 ans parce que il y a eu l'Ukraine, il y a eu le Moyen-Orient, euh il y a eu Trump, il y a la Chine en toile de fond euh et cetera. Alors, je reviens à votre question. Oui, ce qui est fascinant c'est que euh toutes ces tendances un petit peu négatives, bah malheureusement elles se elles se s'enrich s'enrichissent si j'ose dire.
Elles se elles sont liées les unes aux autres. Par exemple, quand vous quand vous voyez l'évolution démographique de la France, ben ça va pas arranger notre problème de productivité, c'està-dire la la rentabilité du du travail. Il y a il y a un autre sujet qui aussi transparaît tout au long du rapport, c'est la question qu'on appelle celle des fractures territoriales.
Là encore, la démographie, elle la population elle évolue pas de la même manière partout sur le territoire français. Les services publics, la désindustrialisation, tout ça, ça ne s'opère pas, ça ne fonctionne pas de la même manière sur tout le territoire. Donc il y a aussi ce risque en toile de fond d'une aggravation de de nos fractures territoriales.
Voyez ça rend pas très très ça rend pas très optimiste mais mais on va y venir parce que ce rapport rentre dans le détail des problèmes qui sont si contemporains et si urgents à régler. On parlait de la natalité de la productivité. C'est un mot qu'on entend maintenant 53 fois par jour sur les plateaux de télévision.
On a l'impression de de revoir le nucléaire par Vladimir Poutine. C'est vraiment devenu un langage totalement commun. France 2040 projection pour l'action politique.
C'est à trouver et à consulter sur le site de l'Institut Montigne, on en parle avec Bruno Tertré qui a eu la lourde charge de coordonner ce rapport et on y revient dans un instant. Vous êtes sur Sud Radio. À tout de suite.
Sud Radio, c'est votre opinion qui compte. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedu.
À quoi ressemblera la France de 2040 ? Quels sont les Himalaya ? Pour reprendre une expression prononcée par le Premier ministre aggrav, ils sont nombreux que ce soit le financement de l'État, la productivité, le financement de l'économie, la transition énergétique, même le tout simplement l'état de l'industrie.
On en parle avec Bruno Tertré, géopolitologue notamment et c'est vous qui avez eu la la lourde tâche de coordonner ce son rapport sur la France de 2040 pour l'institut montagne. On était en train d'en d'en parler juste avant. C'est vrai qu'il y a aussi une difficulté peut-être des politiques de réussir à prendre en même temps et c'est ce mot important à bras le corps la totalité des problèmes sur ce que vous décriviez la la productivité, le mur de la dette et la démographie.
Ça c'est compliqué de tout penser. C'est peut-être l'impensée des politiques. Oui, le problème des politiques dans toutes les démocraties, c'est que il pensent à trop court terme.
Bien sûr, je pense que la plupart d'entre eux se soucient de l'avenir de la France à long terme. Mais le court termisme, c'est c'est général dans tout dans toutes les démocraties. Même si je pense qu'en France, alors que justement c'est là qu'on avait inventé le plan euh après la Seconde Guerre mondiale, bah on est quand même spécialement courttermiste.
Moi je pense que pour franchir l'Himalaya, pas seulement pour euh conquérir l'Evreste, mais si on veut vraiment franchir à l'Himalaya, il faut impérativement des gouvernements qui est une légitimité forte qui soit perçu comme tel par les opinions. C'est pas du tout une une orientation politique un peu, non, c'est factuel. C'estàd que s'il faut qu'on change peu importe dans dans une direction ou une autre, il faut quelque chose de solide pour faire pousser la machine par ailleurs et par ailleurs d'expérience, on voit que quand vous voulez vraiment prendre des décisions difficiles ou douloureuses pour l'avenir du pays, il vaut mieux le faire en début de mandat qu'en fin de mandat.
Ça là encore c'est général dans toutes les démocraties. Bon et malheureusement aujourd'hui, on a quand même en France une crise de la légitimité et une crise de la de la confiance dans les institution, dans les responsables politiques qui est à mon sens encore plus forte qu'elle ne l'it dans d'autres pays européens. Donc il y a non seulement la légitimité, j'allais dire des urnes, mais aussi la confiance. hors la confiance, c'est peut-être ce qui a de plus difficile à recréer ou et à maintenir dans la durée.
Donc non seulement le diagnostic qu'on fait, il est pas très optimiste. En tout cas, il dit si on continue comme ça en 2040, franchement c'est la ruine. Enfin franchement, on peut le dire comme ça.
Mais en plus, tout ça c'est dans un contexte de défiance vis-à-vis de l'autorité politique, des décisions qu'elle prend, même si c'est une autorité politique légitimement élu ou nommée qui rend quand même encore une fois pas très optimiste sur l'avenir du pays. Entrons dans le détail des différents, on va dire évrestes que vous que que vous évoquez. Il y en a un qui m'a passionné, c'est le déclin démographique.
On en parle régulièrement, on a l'impression que c'est une mauvaise musique de fond dans un ascenseur, mais c'est absolument problématique. Le taux de fécondité est tombé cette année-là à 1,2 1,6 enfants par femme contre deux enfants par femme en 2010. C'est-à-dire qu'on on risque d'avoir un sol naturel positif réduit à 17000 en 2024 et dès 2028, ça pourrait devenir à négatif.
C'est-à-dire que c'est demain. Alors moi je Oui, tout à fait. Euh en terme démographique, c'est même euh dans 1 heure si vous voulez parce que la démographie c'est sur l'expression mine.
C'est maintenant. Voilà. Euh moi, je me suis beaucoup intéressé à la démographie et ces implications politiques au moment où la démographie était euh j'allais dire euh trustée seulement par les démographes.
Alors, je crois que c'est comme euh comme euh la guerre doit pas être laissée seulement au militaire, la démographie doit pas être laissée seulement au démographe parce que c'est l'avenir du pays. Donc, j'avais déjà écrit un bouquin là-dessus, donc je je découvre pas ces sujets. Moi, ce qui me frappe, c'est plusieurs choses.
La première, c'est que il y a une sorte de normalisation de la France par rapport aux autres pays européens. Pendant longtemps, on s'est satisfait d'une espèce d'exception française qui fait que en gros la fécondité en France restait était parmi les plus élevés d'Europe l'Irlande et la Suède. Voilà, on on ne s'inquiétait pas même on raillait ceux qui arrivaient à des taux comme on a maintenant l'Italie, l'Espagne, le Portugal.
Exactement. Or la normalisation mais dans le sens statistique du terme, elle est en train d'arriver plus vite que certains de le craignaient. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire par exemple, moi je je j'en ai déjà parlé à beaucoup de responsables politiques déjà depuis de ou 3 ans parce que je crois que le moment où en gros l'accroissement de la population française ne se ferait plus que par l'immigration, ce moment va arriver plus vite que plus vite que prévu. Mais c'est le point de bascule et pardon, j'en profite que vous me fassiez cette transition naturelle. C'est ce que vous indiquez dans le rapport.
Le moteur principal de la croissance démographique à un moment ça va être le recours massif à l'immigration de toute façon. Attention, attention, moi je ne suis pas prescriptif. Ce rapport n'est pas prescriptif.
Il ne dit pas voilà, ce sont des faits, il dit pas euh il faut l'immigration ou il en faut pas. C'est pas c'est pas le sujet. Simplement, il alerte sur le fait que très rapidement et peut-être même dès 2026, ça sera peut-être en pleine campagne de 2027 tiens euh à ce moment-là, en gros, le seul ce qu'on appelle le solde naturel, c'est-à-dire en gros les les naissances moins les décès sera euh négatif et l'accroissement de la population française, comme c'est déjà le cas pour l'Europe prise dans sa globalité ne se ferait plus qu'à partir de l'immigration.
Et là, je pense que ce dont on parle ici, c'est préparons-nous à un débat qui par nature est un débat extrêmement passionnel sur celui de l'avenir de la population française. Excusez, excusez-l peu mais trois fois rien. Euh, on euh je je sais que certains disent qui sont opposés à la à toute forme d'immigration disent "Mais après tout, pourquoi est-ce que la France serait pas le Japon ?" J'ai déjà entendu cet argument plusieurs fois.
Le alors mais avec un problème qu'on risque d'avoir similaire au Japon parce que vous vous évoquez le vieillissement accéléré de la population. Bien pire, moi je dis toujours, c'est un choix de citoyen, c'est un choix politique, mais c'est aussi un choix de citoyen. On a le droit de vouloir être le Japon, c'est-à-dire un pays dont la population décline et un pays qui a dans les fets quasiment pas d'immigration.
Le problème, c'est que le Japon 1, il a été beaucoup plus riche que nous avant que sa population décline. Donc, il n'a pas eu les mêmes types de problèmes avec une dette souveraine, contrairement à nous. avec exactement vous avez tout à fait raison le rappeler c'est important avec une dette souveraine et par ailleurs de nombreux Japonais s'inquiètent beaucoup sur l'avenir de leur pays en se disant est-ce qu'au 22e siècle le Japon existera encore donc vous voyez c'est des vraiment des problèmes c'est un pays de de personnes âgées c'est un pays de personnes de plus en plus âgées avec tout ce que ça veut dire aussi pour le travail he le travail les Japonais alors qui travaillent de toute façon beaucoup plus que nous de manière générale c'est un constat factuel et bien quand vous quand vous vous baladez au Japon vous voyez dans les gares, dans les services, dans les commerces des gens qui dont on vous dit en tant que touriste français vous dites bah ces gens-là il mériteraient quand même une retraite enfin il devrait avoir droit à une une retraite bien mérité.
Voilà. Donc tout ceci, ce sont des choix de société, ce sont des choix qui engagent le pays et c'est pour ça aussi qu'on fait ce rapport dire voilà quelle France voulons-nous en 2040 et au-delà. Sachant que sur je rappelle un chiffre que vous mettez dans dans le rapport et la comparaison avec le le Japon se tient là, c'est que la proportion des plus de 65 ans, actuellement, on est à 22 % en 2025, ça risque d'être projeté à 26 28 % en 2040.
Et et ça et ça veut dire surtout que ce qu'on appelle le rapport de dépendance, c'est-à-dire en gros le rapport entre les actifs et puis les inactifs qui soient trop jeunes ou trop vieux va être supérieur à 50 %. C'est énorme hein. Et ça ça c'est 2040 et c'est pour ça que alors sur la démographie on peut pas faire grand-chose pour les 15 ans qui viennent.
En gros, la démographie, c'est comme des tankers, ils peuvent ils peuvent virer de bord, mais ça met beaucoup de temps. Mais si on veut agir sur la France d'après 2040, c'est maintenant que ça se prépare. Et s'il y a bien une chose qui est très compliquée à relancer, c'est la natalité.
Moi, je vois beaucoup trop de gens qui souhaitent relancer la natalité mais qui pensent qu'il y a des mesures faciles, des des des soit la prime comme on peut voir en Hongri, système démontré. Ben, regardez comment ça marche. Ça marche pas.
Voilà, c'est pour c'est pour ça que je démontrer inutile. Un autre objet qui est important parce que c'est vraiment ce qu'on voit absolument tous les jours, c'est le sujet de la croissance. On parle beaucoup des Français qui travailleraient moins que les Allemands que les autres pays.
Vous vous vous mettez une fois de plus un chiffre dans votre rapport. C'est 61,8 % des 15 64 ans actuellement au travail. 61 % seulement.
En réalité, c'est ça le sujet. C'est pas tellement les heures travaillées, même si c'est un débat, mais c'est surtout les personnes qui travaillent, le nombre de personnes qui travaillent, le nombre d'heures qu'il ou elle travaille. Autrement dit, on s'est focalisé trop longtemps en France dans le débat public, dans le débat politique sur le taux de chômage.
Les personnes qui sont inscrites à inscrites à Pôle Emploi. En fait, ce qui est beaucoup plus intéressant et à mon avis pertinent, c'est de s'intéresser effectivement à la productivité. On voit que la productivité du travail en France qui peut compenser effectivement le fait qu'il y ait moins de gens qui travaillent, ben cette productivité augmente, elle est censé augmenter faiblement mais régulièrement.
Ben en France, elle n'augmente quasiment plus hein. On est à virgule d'abord elle elle a chuté dans plus 0,2 par an et c'est même pas un point sur la décennie précédente plus 0,8 c'estàd rien. Voilà.
C'est-à-dire que la productivité stagne. Si vous avez moins de gens qui travaillent ou des gens qui veulent moins travailler mais qu'en même temps la productivité décline, euh immanquablement et quel que soit votre statut que vous soyez euh journaliste, euh géopolitologue, ouvrier ou banquier, j'allais dire, on est tous dans le même bateau et le bateau s'appelle la France. Je je ce que j'espère et c'est pas dans le rapport mais que le pack qu'on aura pas le destin du packufance.
Rappelez-vous le packance, il a fini par être racheté par un armateur étranger et finalement il a été désarmé. Bruno Tertré, géopolitologue, vous signez, vous coordonnez plutôt cette étude monstrueuse à l'Institut Montigne, France 2040, projection pour l'action politique peut-être et si certains nous écoutent, c'est un petit manuel sur l'état réel du pays, que ce soit sur l'industrie, sur l'environnement, sur l'économie, sur la natalité. Merci beaucoup Bruno d'avoir été avec nous sur Sud Radio.
Pour nous on se retrouve demain, même studio même heure 10h 13h et je vous souhaite évidemment une très belle après-midi sur Sud Radio. Sud Radio Sud Radio. Parlons vrai.
Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai.
Michel Fournier