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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 6 mai 2020 89 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Jean Castex : un plan de reconfinement « au cas où »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 18 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00FerméeRéponse directe

    Serons-nous prêts le 11 mai ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous des retours de nos voisins européens sur leur déconfinement ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Préparez-vous déjà l'après 2 juin ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Le compteur des infections est-il fiable ?

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Quelles pistes pour les surcoûts dans le BTP ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Quels critères pourraient justifier un reconfinement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Jean CastexFait
    « La sortie du confinement n'est pas la fin de la crise sanitaire. »
  • 11:00Jean CastexFait
    « Le confinement produit des effets sanitaires réels. »
  • 44:00Jean CastexFait
    « Le confinement aggrave significativement le décrochage scolaire. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver sur Public Sena pour suivre ce matin une audition très attendue devant le comité de suivi de l'état d'urgence sanitaire constitué au sein de la commission des lois. Et bien c'est l'audition de Jean Castex, le monsieur déconfinement du gouvernement, l'homme qui coordonne le plan qui sera mise en œuvre à partir du 11 mai.

Vous le voyez, il est déjà salle Micis. Euh et vous voyez également le président de la commission des lois, Philippe B. Juste deux éléments de contexte.

Ce plan n'a pas été validé lundi par les sénateurs puisqu'ils ont décidé de ne pas adopter ce plan et ils ont en revanche hier adopté le la projet de loi de prorogation de l'état d'urgence sanitaire mais avec de nombreuses modifications. On prend tout de suite la direction de la salle Médicis. Premier ministre nous a dit et d'ailleurs ce n'est pas le registre dans lequel vous vous situeriez le plus spontanément, c'est d'avoir des réponses concrètes sur des points pour lesquels nous en sommes restés pour l'instant à une présentation générale.

Comme nous avons peu de temps, je vais demander à mes collègues d'être très concis dans leurs questions. Je voudrais vous dire que vous êtes auditionné dans le cadre d'un comité de suivi de la commission des lois sur l'état d'urgence. sanitaire et que une partie seulement de mes collègues du comité de suivi sont physiquement présents parce que les autres sont reliés à nous par visconférence.

Généralement, ça fonctionne et comme ils m'écoutent, je leur dis s'il vous plaît chers collègues, posez des questions très courtes si vous voulez avoir les réponses aux interrogations dont vous êtes porteur. Vos questions ne doivent pas être l'occasion de développer un discours parce que nous n'avons que jusqu'à 11h et en tout état de cause, je lèverai la séance à 11h. Monsieur Castex, si vous le voulez bien, je vais vous donner la parole pour nous présenter brièvement ce qu'est votre mission, votre travail et peut-être nous donner quelques premières indications de de fonds qui vous paraîtraient utiles avant que j'ouvre le jeu des questions-réponses.

Merci beaucoup monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du Sénat. Euh donc je suis euh très honoré de m'exprimer euh devant vous aujourd'hui. C'est la la première audition euh à laquelle je suis convié et j'y réponds bien entendu tout naturellement, monsieur le président.

Euh ça fait aujourd'hui d'ailleurs un mois pile que j'ai pris mes fonctions de coordonnateur national à la demande du premier ministre. Euh je vous précise simplement peut-être quelques éléments de méthode pour comme vous l'avez souhaité laisser le plus de temps possible aux échanges en vous disant monsieur le président d'abord que ma ma mission est une mission vous l'avez dit de préparation du 11 mai. Donc depuis le 6 je n'ai pas géré la crise.

Je pense qu'il était judicieux de confier à quelqu'un qui n'est pas dans la gestion quotidienne de la crise la préparation de l'étape suivante tant vous savez mesdames et messieurs sénateurs combien cette crise est lourde et occupe beaucoup les gens qui en sont chargés. Et deuxième caractéristique, ma mission a un caractère interministériel. Ça n'est pas neutre pour vous.

Elle est rattaché au premier ministre. C'est aussi le signe que le 11 mai euh bien entendu les considérations sanitaires continueront d'être prédominantes. Mais il faut s'intéresser désormais à tous les aspects de la vie de la nation que l'on cherche à faire progressivement reprendre.

Voilà. Donc c'est peut-être une approche plus globale au-delà des considérations sanitaires qui restent majeur qu'il fallait intégré. La mission consiste, vous l'avez dit monsieur le président, à préparer les éléments les éléments clés de cette sortie du confinement.

À la fois quelle stratégie, pourquoi déconfiner, quelle doctrine du déconfinement et surtout quel moyen mettre en œuvre pour y parvenir. Voilà. Vous l'avez aussi dit président, ma mission propose et bien naturellement le pouvoir politique dispose.

Je ne suis pas dans une position décisionnelle. Il y a d'ailleurs des points, vous en doutez, qui ne sont pas encore complètement arbitrés. des points précis sur lesquels tant que cet arbitrage n'est pas rendu, je ne serai pas en mesure peut-être de répondre à certaines questions qui me seront posé.

Donc ça c'est bien pour préciser mon rôle. Je voudrais vous dire aussi que pour faire ma mission, je me suis entouré d'une toute petite équipe car il n'était pas question de nous substituer à l'administration au service public. Il faut qu'il fonctionne normalement malgré la crise.

Cette équipe est composée de personnalités chevronnées expérimenté. Là qui m'accompagne, je salue le professeur Roussin dont chacun connaît l'expérience lors de la crise de la grippe avière H51. Nous étions ensemble à l'époque au ministère de la santé, un préfet, un directeur général de CHU et cetera et puis bon évidemment des techniciens qui qui tiennent la plume comme on dit.

J'insiste auprès de vous et de la commission. Je me suis aussi entouré euh d'une dame qui admine un réseau anime un réseau pardon sur le terrain des sciences sociales. La psychologie, la sociologie, la science des comportements, ce sont des éléments majeurs peut-être sous-estimés de la gestion de la crise.

Il y a beaucoup d'irrationnel, vous le savez. Et l'irrationnel, bien il faut le comprendre et il faut essayer d'agir en fonction de de cet irrationnel. Il y a la peur.

La peur peut-être notre ennemi, mais ça peut-être aussi notre allié, notamment quand il s'agit ou quand il s'agira, on y reviendra, euh de se reposer sur la responsabilité des citoyens et la confiance qu'on va leur faire dans la période qui s'ouvre. Voilà. Euh je dirais un peu que devant les difficultés des sciences plus exactes, on voit bien la médecine, les problèmes de vaccin, les problèmes de médicaments, euh il n'est pas mauvais que les sciences humaines viennent un peu à notre relais et elles sont là, elles sont un des éléments du plan de déconfinement que j'ai proposé. 3è élément très important que je voulais vous dire, monsieur le président et messieurs les sénateurs, c'est qu'en réalité on est dans une situation un peu inédite, complètement inhabituelle où tout le monde hésite et j'ai donc établi des contacts très réguliers via bien sûr les postes diplomatiques, mais à titre personnel avec mes homologues.

Il se trouve que tous les pays européens à peu près ont également désigné une madame ou un monsieur déconfinement alors qui ont des statut, des origines, des parcours évidemment très divers sur les pays. Mais nous les nous sommes entrés les uns et les autres en contact, nous échangeons beaucoup, nous partageons beaucoup. On voit d'ailleurs que les questions que nous nous posons ou les difficultés d'apporter des réponses sont partagées.

Tout ça nous conduit à la plus grande humilité. Euh mais en même temps, c'est surtout très intéressant pour voir comment quelles mesures ils prennent dans les transports, dans les écoles, pourquoi ils les prennent, quels sont les facteurs de réussite, d'échec et cetera. Donc ça c'est une dimension euh extrêmement importante de ma mission hein, ce qu'on appelle le parangonage ou le ou le benchmark qui doit éclairer me semble-t-il dans ce domaine en particulier les décisions des pouvoirs publics.

Je terminerai puisque vous m'avez demandé d'être bref, monsieur le président euh sur le où où en sommes-nous aujourd'hui ? Pour faire simple, donc j'ai fait une première série de propositions sur le cadre général du déconfinement. Le premier ministre a annoncé la semaine dernière tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat tous ces éléments que je ne vous ferai donc pas l'injure de vous rappeler.

Nous sommes donc actuellement dans une phase d'affinement, c'est-à-dire de passer, comme vous l'avez dit, des principes généraux à la mise en œuvre opérationnelle. Le Premier ministre a rappelé et je pense que c'est un élément clé de la réussite, de la sortie du confinement, que nous nous appuions pour cela le plus possible euh sur des acteurs territoriaux, sur des acteurs qui sont en charge de responsabilité, les partenaires sociaux dans les entreprises, le couple, on en a beaucoup parlé, maire, préfet dans les territoires, bref, une souplesse doit être donné à ces acteurs pour mettre en œuvre les dispositions de ce plan de déconfinement. Il est tout à fait normal, indispensable même que l'État fixe le cadre global, en particulier ce qu'on appelle les prérequis sanitaires.

Le la sortie du confinement n'est pas la fin de la crise sanitaire, il faut le marteler. Euh le Premier ministre a bien annoncé qu'il nous étions entrés dans une première étape. Il m'arrive parfois de parler de sass de déconfinement. première étape qui ira jusqu'au 2 juin pour voir où nous en sommes, où il y a encore un cadre sanitaire lourd parce qu'il faut d'abord assurer la protection de nos concitoyens mais mais il est aussi indispensable et je vous précise que nous avons j'ai vu que le Sénatal a fait aussi beaucoup travailler sur ce que j'appellerai les inconvénients du confinement.

Le confinement produit des effets sanitaires réels. Vous connaissez les chiffres, c'est d'ailleurs pourquoi on peut passer à une étape ultérieure. Mais le confinement n'a pas été exent de lourds inconvénients sur notre société, sur notre économie et il était donc indispensable dans le cadre de respect d'un cadre sanitaire strict de pouvoir faire redémarrer, si vous me passez cette expression, la vie de la nation.

Et donc ben cette première étape, voilà, c'est la recherche de cet équilibre comme le font tous nos homologues étrangers entre le respect de la doctrine sanitaire et les exigences du redémarrage de la vie économique et sociale du pays. Et monsieur le président, de cette conciliation que nous avons de surcroix essayé de territorialiser, j'y reviendrai si cela vous intéresse, ben s'explique toutes les mesures. Je je suis aussi là et ce sera mon dernier mot pour essayer de de veiller à la cohérence d'ensemble.

Si c'est cohérent, ça s'explique. Il y aura une kirelle de mesures. Alors pourquoi les transports et pas les plages ?

Pourquoi ceci ? Si on a une approche cohérente, la santé d'abord conciliée à la reprise de la vie économique et sociale de la nation, beaucoup de mesures concrètes trouvent à s'expliquer. La santé d'abord, on peut pas faire comme avant.

Tout le monde ne peut pas aller partout en toute circonstan. Et donc ben il faut faire des choix. Il faut faire des choix.

Donc c'est ce qui a conduit à dire ben plutôt d'abord les écoles que les lycées, euh plutôt tel type de commerce que d'autres, plutôt tel lieu que d'autres parce que justement ces activités, ces lieux sont ceux qui répondent le mieux à la deuxème exigence. Il faut que notre nation, que notre pays retrouve les voies de la vie tout court, de la vie économique. Sinon, on voit bien qu'un confinement trop prolongé pourrait avoir des conséquences, vous l'avez d'ailleurs dit, aussi désastreuses que la pandémie.

Merci monsieur le coordinateur national. Nous comprenons bien le moment très particulier que nous sommes en train de vivre de la fin du confinement et de l'approche maintenant à 3 jours du commencement du déconfinement. Nous comprenons aussi que le confinement c'est simple à comprendre.

Le déconfinement c'est compliqué à comprendre. Le confinement, c'est une décision nationale. Le déconfinement, c'est le comportement individuel de chacun de nos concitoyens, plus chaque jour des dizaines de milliers de décisions qui vont être prises et qui contribueront à la sécurité ou à l'insécurité au moment où les Français vont commencer à sortir de chez eux pour un motif simple, celui de la reprise de leurs activités qui est absolument incontournable, pas la reprise des loisirs et je compris la reprise de l'activité.

D'abord, les loisirs viendraient ensuite. Nous comprenons bien ceci et nous voyons que pour autant ça rend encore plus nécessaire que le cadre national soit clairement établi et lisible. Je crois que c'est une bonne chose que vous ayez tenu à aborder la question non pas simplement sous langue de l'organisation administrative de l'appareil d'état qui doit naturellement être mis sous tension mais aussi sous l'angle de la réalité humaine psychologique sociale parce que s'agissant d'une étape où les comportements de nos concitoyens sont essentiels, c'est bien là-dessus qu'il va falloir jouer parce que c'est la clé de la réussite.

Tout ceci nous l'entendons. Mais nous connaissons aussi comme sénateur particulièrement représentant les collectivités territoriales de la République, un monde qui ne vous est pas étranger, que la distance entre Paris et Ville les poils, pour ne pas citer Prade, reste grande même à l'air du numérique. Et la première question que je veux vous poser, elle est délicate pour vous, mais est-ce que nous serons prêts le 11 mai ?

Pas seulement vous, mais nous les Français, est-ce que nos entreprises seront prêtes ? Est-ce que nos écoles seront prêtes ? Est-ce que nos maires certains nous écoutent, seront prêts ?

Est-ce que nos transports en commun seront prêts ? parce qu'on ne peut pas se permettre et surtout au début d'approximation au début que les risques au moment de du rodage du déconfinement seront les plus élevés et je suis personnellement inquiet, c'est pour ça que je veux vous poser cette question. Merci monsieur le président.

D'abord, je relais en l'appuyant si vous permettez ce que vous avez dit. Mais c'était vrai aussi en confinement, monsieur le président. Oui.

Le comportement de nos concitoyens est en France comme ailleurs la clé de la réussite la clé de la réussite de ce que nous entreprenons. J'allais presque dire de la lutte et de la victoire un jour contre cette pandémie. Je ne sais pas si vous avez pris connaissance des déclarations de la première ministre néo-zélandaise.

Bon, c'est une île, les conditions sont particulières, mais c'est sans doute le pays le plus avancé dans cette victoire. Bon, et c'est la première chose qu'elle a dite. C'est pas le gouvernement, c'est pas l'État.

Bien sûr, vous l'avez rappelé, ils doivent jouer leur rôle qui ont remporté la victoire. ce sont les habitants de mon pays. J'en profite pour redire ici la place qui est la mienne que dans le confinement dans lequel nous sommes toujours jusqu'au 11, certes bientôt, vous l'avez dit président, mais il me semble observer il me semble observer un petit relâchement et c'est pas bon.

Je le dis, c'est pas bon parce que si ça se prolonge en phase de sortie du confinement, si on ne respecte pas les fameux gestes barrières, la distanciation, enfin des règles élémentaires qui sont la clé de voûte, c'est la seule certitude à lite que nous ayons dans la lutte contre cette pandémie, on risquera la rechute. Voyez comment nos amis allemands, des gens très sérieux qui ont commencé à sortir du confinement avant nous, bon observent leur situation en se disant euh prudence. Donc, serons-nous prêts le 11 mai ?

Serons-nous prêt le 11 mai ? Alors, collectivement, Oui, oui, oui, oui, j'ai j'ai bien compris. Oui oui euh déjà si je le suis moi je serais satisfait sera déjà pas mal mais collectivement moi je vais vous répondre président si vous attendez de moi de vous que le dernier bouton de guêtre soit mis soit prêt compte tenu comme vous l'avez dit que ben tout ça va se décliner dans les territoir qui aura un nombre de décisions très importantes et cetera, il y aura sûrement euh quelques premiers jours de calage.

Bon, mais après tout, pardonnez-moi de vous le dire, si toutes les écoles par exemple de France et de Navar ne rouvre pas exactement le même jour dans les mêmes conditions, dès lors que les règles sanitaires, ça c'est incontournable et le cadre est fixé, il est dans les mairies et dans les écoles. Dès lors que les règles sanitaires seront respectées, et bien si dans telle commune, puisque vous me faites l'honneur de rappeler mes fonctions de maire, il faut 3 jours de plus, on prendra 3 jours de plus. L'intérêt, c'est que la machine redémarre.

Doit-elle redémarrer le 11 mai pile ? Non, c'est pas possible. D'ailleurs, vous l'avez vu, puisque je suis sur les écoles, le 11 mai sera partout une journée de prérente.

Bon, je crois d'ailleurs que le président de la République a tenu hier, lors de sa visite d'un établissement scolaire les mêmes propos, y compris précisant que ben si un maire à la limite ne se sentait pas prêt du tout au-delà de deux ou tr jours de décalage, et bien euh l'école ne rouvrirait pas, en tout cas pas contre sa volonté. Bon, le sujet le plus délicat, monsieur président, est sans doute celui des transports, mais là aussi euh surtout évidemment dans les grosses collectivités et en particulier en Île-de-Fance. Je pense que toutes celles et ceux qui nous écoutent comprennent.

On est à la fois dans des endroits souterrains où il y a du monde, euh où il y a peu de ventilation et en même temps autre objectif redémarrage de la vie. Euh ben s'il y a pas de transport collectif dans une région comme l'Île-de-France, voyez, il pourrait avoir bien d'autres effets. Je pense particuliers à la qualité de l'air qui pourrait en prendre un coup.

Donc la question des transports est la plus délicate et que ce soit très clair et la plus délicate. Donc là aussi le maître mot de ça c'est progressivité. Donc il faut dire clairement en l'espèce au francilien mais on peut bien entendu le dire aussi parce que tout ça relève vous le savez comme moi, des autorités organisatrices avec les opérateurs qu'elles ont choisis.

On peut le dire monsieur sateur de l'agglomération lyonnais partout. Là aussi, ça va redémarrer progressivement. Euh, il y a des contraintes sanitaires qui ont été fixé par le Haut Conseil de la santé publique.

Euh, on a essayé pour que on puisse avoir la reprise la plus large de rendre comme l'ont fait les pays qui nous entourent le masque obligatoire en plus du respect des gestes barrières. Tout ça va avoir pour effet, soyons clair, une diminution de l'offre disponible. Euh bon, au fur et à mesure, c'est en tout cas ce que je préconise, si les choses se passent bien, euh il y aura une montée en charge graduelle.

Et ce que nous préparons monsieur président pour être très précis par bassin d'emploi sous l'autorité des préfets avec les partenaires sociaux c'est que soi mis en place des horaires décalés de reprise. Bien nous avons demandé la ministre du travail ministre de l'économie que le télétravail qui est évidemment encouragé en cette période de confinement non seulement soit prolongé mais dans toute la mesure du possible amplifiée. Donc tout ça, ce sont des sujets très concrets dont discutent euh les ministres compétents avec les partenaires sociaux.

Enfin, toujours cette conciliation, vous avez dit plutôt les le tra que les loisirs. Nous aimons tous les loisirs, mais effectivement à cette rareté de l'offre de transport devra correspondre le fait et nous essayons de nous en donner les moyens, qu'elle soit réservée, qu'elle soit réservée aux gens qui vont au travail, qui n'ont pas la possibilité de téléravailler pour essayer d'adapter la demande à l'offre. Bon euh tout ça se prépare.

Euh il est exact que euh vous l'avez dit le 11 c'est demain. Euh le préfet d'Île-de-France, pardon de faire ce tropisme d'Île-de-France que je peux me permettre parce que je ne pense pas que vous m'accuseriez de parisianisme facilement. Euh mais c'est quand même là que vont se concentrer sur le sujet des transports les principaux problèmes.

Donc le préfet d'Île-de-France a été chargé de façon très opérationnel et Dieu sait qu'il y ait avec le préfet de police parce qu'il y a aussi des questions d'ordre public qui se posent de préparer avec la la présente de région à sa qualité d'autorité organisatrice avec les opérateurs de transport collectif un plan de reprise. Vous me permettrez, monsieur président, de pas entrer dans le détail parce que celui-ci n'est pas encore adopté en cours. Mais du coup du coup, il est probable qu'il ne se mettra en place la semaine du 11 mai, la semaine prochaine que de manière échelonnée.

Si je vous disais ici ou ailleurs que ah ben tout va bien se passer du premier coup, il y aura pas de problème et cetera, je pense que vous ne me croiriez pas. Mais en tout cas, nous avons anticipé au maximum tous ces problèmes. Vous avez, président, et pardon d'être loin dans ma réponse, mais cibler cette question de transport parce que c'est sans doute la plus difficile.

C'est sans doute la plus difficile et pour des raisons que tout le monde peut comprendre hein, c'est confiné, c'est souterrain, donc règles sanitaires très exigeantes alors qu'on a des flux de population et qu'il n'est pas question de fermer les transports. Ce serait curieux qu'alors qu'ils sont ouverts en période de déconfinement, ils ferment en période de confinement, pardon, il ferment en période de déconfinement. Là, j'allais dire c'est cibler sur certaines grandes métropoles l'un des sujets majeur majeur des on va dire de semaines qui suivront le 11 mai.

Merci de votre réponse. Nous avons 1 heure chers collègues. Je vais donner la parole à mes collègues qui sont ici au Sénat puis à mes collègues qui sont reliés à nous par visconférence.

Je vais donc d'abord donner la parole à madame Di Folco qui sera immédiatement suivie, je ne lui redonnerai pas formellement la parole par monsieur Richard puis par le président Caner, puis par monsieur Buffet, puis par madame Gatel et vous répondrez en bloc aux questions qui vous poseront. Alors s'il vous plaît madame Di Folco. Merci président.

Monsieur le coordonateur national, juste deux questions. Vous avez dit être en contact avec vos homologues européens. Alors, justement, avez-vous déjà des premiers retours de nos voisins qui ont amorcé leur déconfinement, enfin ou leur sortie progressive du confinement un peu avant nous ?

Quels sont les points durs, quels sont les points positifs qui peuvent nous donner des des exemples pour une marche à suivre positive ? Et deuxièmement, vous avez parlé aussi du s de déconfinement que constitue cette première phase de 3 semaines. C'est assez court finalement 3 semaines.

Préparez-vous déjà l'après de juin et si oui, comment le préparez-vous en si peu de temps et sur quelle base ? Merci. Merci chers collègues, chers monsieur le coordinateur national, la première question qui me vient, c'est précisé hier soir pendant l'échange avec le préfet de mon département.

Est-ce que le compteur qui est au centre du tableau de bord du déconfinement est fidèle ? Est-ce que nous avons un outil statistique fiable pour compter jour après jour les nouvelles infection ? Ce que j'ai compris hier soir, après déjà l'alerte des départements mal colorés euh il y a il y a quelques jours, c'est que la réponse est clairement non.

Euh la manière dont les urgentistes, parce que personne ne l'aura vraiment précisé jusqu'à présent, font le dénombrement des cas suspects de Covid chaque journée n'est absolument pas homogène. J'ajoute d'ailleurs que ce dénombrement, sauf erreur de ma part, ne comporte aucune alimentation du côté des médecins de ville. Hm hm.

Donc je pense aux deux étapes suivantes, celle du 2 juin et celle de fin juin. Est-ce que en tout cas le 2 juin, je sais que nous n'aurons un outil fiable que depuis à peine plus de 8 jours puisque il y a un protocole sur la façon de compter les cas qui est en train d'être mis en place dans les différents établissements hospitaliers. Mais est-ce que au fond quand le gouvernement va prendre une une décision sans doute dans les tout derniers jours de mai pour dire comment on adopte la stratégie pour les vacances et comment vers le le 15 ou le 20 juin quand d'autres décisions structurantes seront à prendre est-ce qu'on saura si en effet l'aiguille du compteur est à la baisse ou à la hausse ?

Ça c'est une question que je trouve préoccupante. Deuxème question parce que je crois que c'est vraiment un élément assez déterminant sur la reprise effective de l'activité économique de terrain. Est-ce que vous voyez une piste pour la prise en charge des surcouts constaté encore mal évalué dans le bâtiment et les travaux publics ?

Le fait qu'aujourd'hui ceci relève purement et simplement de la gestion de contrat privé et que même s'agissant des contrats de commande publique, il n'y ait pas de règle du jeu affirmé par l'État est un facteur de retard de réticence à reprendre des entreprises de travaux publics qui risquent de nous ralentir pendant encore des semaines. Enfin 3è question puisque président et moi, nous avons notre petit tropisme électoral. Considérez-vous possible et raisonnable que sans attendre le la fin de le le l'été, on puisse faire voter au 2e tour le 21 ou le 28 juin les communes de moins de 1000 habitants. des communes de moins de 1000 habitants à condition qu'elle s'organise pour n'avoir aucun bureau de vote à condition qu'elle s'organise pour n'avoir aucun bureau de vote supérieur à 500 électeurs inscrits.

Je précise que monsieur Castex s'est désintéressé de cette question car il a été élu au premier tour. Président Caner de l'intérie général. Merci monsieur le président Philippe B.

Euh avec monsieur Castex, je pourrais parler de Jeux Olympiques. Euh on va un peu travailler sur le sujet, mais ce n'est pas l'objet. Quoi que quoique les grands événements sportifs sont importants dans la période de déconfinement.

Euh monsieur le coordinateur, donc je voulais vous évoquer le le changement de braqué euh métaphore sportive euh entre les discours du Premier ministre et du président de la République. Euh le premier ministre mardi euh dernier à l'Assemblée nationale avait évoqué le fait que si euh les chiffres n'étaient pas à la hauteur de nos espérances, on pouvait préserver ou en tout cas garder le confinement tel qu'il est. Et puis on a bien vu qu'hier un choix politique avait été fait, même si vous-même vous avez évoqué, sinon vos doutes, en tout cas euh vos réserves, un choix a été fait par le président qui a dit "On y va et à un moment donné, c'est vrai qu'il faut fixer les caps, on y va." Euh donc ma question n'est pas que vous jugiez, ce n'est pas votre rôle, cette ce changement de discours potentiel et les raisons qui ont pu l'instaurer, mais est-ce que puisqu'on y va, est-ce qu'à l'inverse, vous savez d'ors et déjà quels sont les critères qui pourraient malheureusement amener à un reconfinement ? parce que je pense qu'il ne faut pas rajouter de l'anxiété à l'anxiété, mais néanmoins, c'est de notre responsabilité politique et la vôtre pour inciter les bonnes décisions que de nous dire si il y a aujourd'hui déjà des critères qui pourraient justifier un reconfinement.

Euh deuxièmement, ma région est passée à l'Orange hier soir dont tactonnement [Musique] c'est que toute la région soit passée à l'orange alors que nous savons et je sais en particulier que la situation par exemple dans le Pas de Calé n'est pas tout à fait la même que celle dans l'Oise et pourtant toute la région est passée à l'Orange. Quels sont les critères qui ont pu justifier cette évolution que bien sûr je considère comme positive et pleine d'espoir pour mes concitoyens des Haut de France ? [Musique] Monsieur le président, cher monsieur, plusieurs plusieurs questions, en tous les cas plusieurs interrogations.

La première d'entre elles, c'est quelle est la différence réelle entre les départements rouges et les départements verts ? Et en réalité bien sûr les dates d'ouverture des parcs et des collèges, mais ce n'est pas suffisant. Pourra-t-on se déplacer d'un département rouge vers un département vert ou à l'inverse selon que nous sommes à moins de 100 km ?

Encore faut-il savoir comment est déterminé ce comment sont déterminés ces 100 km ? Est-ce que c'est 100 km de voirie ? Est-ce que c'est une distance à vol d'oiseau ?

Enfin, comment doit-on le comprendre ? Voilà cette première question. La seconde concerne cette notion de test.

Il a été annoncé par le gouvernement qu'il faut tester assez largement depuis plus d'un mois et que le couple préfet collectivité locale devait s'en occuper. Mais serons serons-nous en capacité de pouvoir mener cette ce dépistage de l'ensemble de notre population ou d'une partie de celle-ci ? Car il semble malgré tout que cela constitue pour nos concitoyens une véritable interrogation. dans tous les cas une attente de savoir comment ça se passera et qu'elle en sera finalement au bout du compte l'utilité, je crois.

Et puis parce qu'avec Patrick Caner, nous menons pour le compte de la commission des lois une mission d'évaluation du fonctionnement de notre justice. Nous avons constaté de grandes difficultés dans son fonctionnement. Les mesures d'urgence ont été prises très vite, c'est bien normal, mais le fonctionnement qui aurait pu être un peu plus important nous semble être en panne et en particulier sur tout ce qui concerne la justice civile pour lequel nous constatons de très grandes difficultés de fonctionnement.

Alors même que habituellement nos juridictions civiles rendent un peu plus de 2 millions et demi de décisions sur une année. La situation de notre justice cumulée à la grève des avocats il y a quelques mois fait que la reprise risque d'être extrêmement difficile et pourtant les décisions sont attendues. Voilà, je m'en limiterai à ça.

Je tenterai bien une dernière monsieur le président. On en parle peu mais la situation de nos outre mères et en particulier la situation de Mayotte. Nous savons que là aussi l'épidémie se développe et nous connaissons aussi la situation matérielle de cette de ce beau territoire.

Merci Catel. Merci monsieur le président, monsieur le coordonateur, merci de votre présentation. Vous avez fort bien expliqué que euh le jour du 11 mai est le début et n'est pas l'aboutissement euh d'un process et qu'il convient de le réussir et que le chemin est sans doute empreinte de sinosité et de difficultés.

Euh donc chargé par la commission des lois du suivi, on va dire du volet impact sur les collectivités territoriales, mes questions seront orientées de cette manière. Ce que je constate non sans intérêt de c'est deux choses. D'abord la différenciation qui est au cœur des préconisations qui sont faites parce que l'on voit bien que selon l'importance de la pandémie, on adapte des cadres nationaux aux réalités locales et hier nous avons eu un débat extrêmement important sur la capacité de différencier ce qu'était cette grande diversité de plage entre la plage du sud et le bord du rivage de l'île de de de de d'Oissan.

La deuxième chose qui qui paraît assez évidente, c'est euh la coordination de l'action de l'État dans une crise qui est protéforme parce qu'elle est à la fois sanitaire, économique et sociale. Et dans le suivi que nous faisons dans plusieurs départements, nous constatons que l'efficience de l'action publique repose sur l'organisation des services de l'État et une sorte, comme vous le faites au niveau national d'une tasse force rassemblée autour du préfet qui permet au préfet d'avoir une capacité à harmoniser un certain nombre de services déconcentrés de l'État et surtout monsieur le coordonateur des agences dont naturellement celle de la RS sinon chacun il va de ses initiatives et quand on est en période de guerre il vaut mieux éviter les polyphonies dissonnantes et j'aurais trois questions très précises qui concernent les collectivités territoriales. Première, nous avons au Sénat longuement débattu de la nécessité de sécuriser les actions des élus locaux pendant cette période particulière.

Et enfin, une question sur les écoles puisque les gestes barrières sont extrêmement importants. Pourquoi avoir choisi d'ouvrir des écoles maternelles et primaires avant d'ouvrir les lycées ? et le protocole qui est transmis par l'éducation nationale vous semble-t-il applicable partout dans tous les établissements et toutes les communes.

Je vous remercie. Je vous donne la parole monsieur le coordinateur national 10h12. Je voudrais que vous répondiez aussi concisement que possible car j'ai 12 collègues qui veulent vous poser des questions ensuite et nous devons impérativement tenir leur air.

C'est bien que je le dis maintenant et je vais le répéter ensuite parce que parfois mes collègues n'entendent pas bien parce que la visionférence c'est loin. Il faudra que leurs questions ne dépasse pas une minute chacun sinon ils ne pourront pas tous poser leurs questions. Monsieur le coordinateur national, il y a d'abord eu monsieur président des questions sur les indicateurs. d'essayer de clarifier la situation en vous disant que il y a d'abord des indicateurs qui ont été fixé par le Conseil scientifique, pas par l'État, conseil scientifique créé par la loi pour savoir quand on peut globalement globalement pour tout le pays sortir du confinement.

Bien, ce qui est clair et qui répond à la question sur l'annonce faite par le chef de l'État, c'est que à la date du 11 mai, nous sommes assurés que ces critères qui, je vous le rappelle concernent les flux d'hospitalisation, les capacités de le réanimation, ça c'est un sujet majeur. Vous l'avez bien compris que c'est ce sujet qui est le point de blocage, n'est-ce pas, hein ? C'est c'est ça qui fait que le système craque ou pas en période pandémique.

C'est la disponibilité des lits de réanimation. Donc le nombre de lits occupés et disponible permettant la prise en charge de cas de COVID-19, ce qu'on appelle le taux de reproduction hein de la maladie quoi, l'indice R0. On va pas rentrer en détail technique.

Enfin, en tout cas, il y a des critères scientifiques qui, j'en profite pour vous le dire, sont à peu près les mêmes que ceux de nos pays voisins dont on estime saire globalement que le 11 mai, ils seront réunis pour passer à la phase suivante du confine. Ensuite, c'est là que la question s'affine, c'est que on a choisi de territorialiser le déconfinement avec les fameux territoires rouges et verts. Il y a deux préoccupations pour tout le monde.

Pour tout le monde, suivre comme l'a dit l'ancien ministre An Richard presque au jour le jour. l'évolution de la situation épidémiologique. Bon, alors là, il y a des critères.

J'ai entendu votre question sur que finalement leur robustesse, hein, c'est vrai qu'il s'alimentent, c'est presque, vous permettez là, c'est une question très technique, hein, parce que c'est des questions de pression épidémique, de capacité de l'offre de soins. Donc, vous avez raison, il y a le passage aux urgences. Euh pourquoi plus le passage aux urgences que les remontées des généralistes ?

Bon, ça c'est comment dire c'est une question qui faudrait mieux poser au directeur général de la santé. Je ne suis pas médecin ni scientifique sur ou à ou à comment ça santé publique France qui est le le gardien de ces critères. Mais l'idée c'est à la fois d'avoir un suivi épidémiologique le plus fin possible pour savoir si on on arrête, on passe la marche arrière. passé s'ils sont mauvais, s'ils se dégradent et et j'ajoute territorialisé parce que ben on voit bien que le confinement a eu des effets différents sur les territoires en fait le succès du confinement, on va dire, c'est-à-dire qu'on a on voit très bien comment la l'épidémie a progressé, on a confiné, elle n'a pas pu aller plus loin, en tout cas, elle a eu un impact bien moindre sur un certain nombre de départements.

Donc ça signifie deux choses concrètement. Ça veut dire que demain il y aura plus d'orange. D'accord ?

Il y aura ou des vert ou des rouges à l'implication de ces critères. D'accord ? Bon deuxième observation, je réponds à une autre question.

Effectivement, ça veut dire si on fait ça que on pourra pas faire circuler le virus. Enfin, on va essayer d'éviter, monsieur le président, que le virus circule entre ces territoires, d'où la règle des 100 km qui devrait être les décisions ne sont pas encore arrêtées à vol d'oiseau. Alors, il faudra le traduire dans la loi, monsieur le président.

Voilà. Euh, on va aussi affiner toute une série de choses, notamment le fait ben que dans un même département, on puisse continuer à circuler si il y a plus de 100 km d'un point à l'autre. Encore une fois, c'est pas l'objectif poursuivi.

L'objectif poursuivi, c'est qu'il y ait pas de translation massive. Ça explique d'ailleurs aussi l'histoire des plages. L'histoire des plages qui sont plutôt dans des départements en verts.

Bon, autre que ce sont des loisirs, là aussi il faut pas qu'elle puisse donner la tentation autant surtout dans cette première phase de faire des migrations de personnes. Nous n'avons rien contre migration de personnes. Nous avons beaucoup contre les déplacements du virus que ces personnes pourraient transportées.

Donc ça ça me paraît complètement cohérent. Et puis je crois que c'est monsieur Caner qui a dit "Ah oui, mais comment c'est toute ma région euh d'un coup qui passe donc pour l'instant à l'orange avant de savoir si elle sera au rouge et au vert ?" En fait, je pense que euh c'est un des critères déterminants dans tout ça qui explique enfin qui donne la réponse à votre question, c'est les lead de réanimation.

Et les lit de réanimation dans l'indice, ils sont forcément calculés au niveau régional parce que sinon ben des départements comme l'ariège, comme le G il y a très peu ou pas de lit de réanimation, il resterait rouge tout le temps parce que effectivement on n pas pu faire ça. D'ailleurs, vous avez observé qu'une des réussites, monsieur le président du confinement, c'est que on a même eu une gestion nationale des des ladanimation en transportant des malades entre les différents centres hospitaliers. Donc je crois que l'explication c'est celle-là.

Comme je le répète, le le le point central de la réussite tant du confinement que du déconfinement, c'est les capacités, c'est de reconstituer nos capacités hospitalières en réanimation et que forcément l'appréciation de ce critère, pour le coup, il y en a d'autres, ne peut se faire qu'au niveau régional. C'est ce qui explique les questions légitimes que se posait tout à l'heure monsieur Canet. Bon donc cette question des indices, vous avez raison aussi hein, mais je je vous le dis, c'est pareil dans tous les pays, ils vont s'affiner à l'observation parce que c'est j'en profite pour dire, monsieur le président, je suis comme sans doute toutes celles et ceux qui qui nous écoutent, les autres séateurs frappé de voir que sur beaucoup de sujets, la doctrine scientifique elle-même évolue.

Beaucoup si vous lisez la littérature de l'OMS, la littérature de nos propres experts nationaux, dire "Mais comment il y a 3 mois il disait c il y a 2 mois il disaient ça Bon, en réalité, je je j'ai fini par bien comprendre en discutant avec eux pourquoi elle évolue. Et bien parce que on plus la pandémie malheureusement progresse, plus on passe du stade de la modélisation théorique à l'observation. et les résultats de l'observation euh massive hein.

Alors là c'est pas c'est pas un sondage dire dans tout le monde entier conduit la science à évoluer et à revoir c'est alors c'est vrai que c'est très peu sécurisant pour le pouvoir politique de dire ça. C'est très inquiétant par la population mais en même temps je dirais ça montre aussi qu'elle sait s'adapter qu'elle sait s'adapter et que nous devons prendre effectivement le mot progressivité le mot adaptabilité des décisions rapides en fonction situation. Donc je dis au sateur Richard ces indicateurs sont en cours j'allais dire de de he de précision d'amélioration.

C'est tout à fait normal. Je crois il faut bien comprendre c'est la distinction entre le département vert et rouge précisément parce qu'encore ces critères ne sont pas certains. Vous l'avez observer monsieur le sénateur dans cette première phase il y a pas énormément de différence hein.

Je crois qu'il y a les collèges et les parcs et jardins. C'est pas vous conviendrez, c'est un pas dans la direction de l'assouplissement mais voilà, on espère que tout ça marche bien et bien entendu que dans l'étape 2, bon d'abord, il y ait le plus possible de départements qui passent du rouge au vert et que deuxièmement les marges de manœuvre laissées au département et aux zones vertes se trouvent accru. Mais ça nous le verrons, quelqu'un l'a dit, après le bilan qui sera fait fin mai de cette première fois.

Monsieur le coordinateur national, vous dites les marges dans les départements verts pourront être accrues, mais vous ne après le dejin, mais vous ne terminez pas complètement la phrase. Est-ce qu'on pourrait dire aussi que les marges dans les départements rouges pourraient être diminuées ? Et je vais jusqu'au bout de ma question.

Est-ce que ça veut dire que là où la vitesse de circulation du virus serait décidément trop forte ou s'accélérerait, on pourrait rétablir localement le confinement ? Monsieur, ça me permet de faire une transition politique de test. Ce que vous décrivez s'appelle des clusters, c'està-dire des endroits localisés où on voit une résurgence de l'économie.

Alors dans les fameux critères he je fais le lien, j'ai dit le suivi aux urgences, la capacité élément central des ladréanimation, il va y avoir un nouveau critère qui va être introduit progressivement à partir du 11 mai qui est les résultats et l'exploitation des résultats des politiques de test virologique. ologique, ça veut dire est-ce qu'on est malade ou pas lorsqu'on vous fait le test qui va être introduite. Et effectivement dans cette politique, j'aurais pas forcément commencé par ça mais c'est votre question qui m'y pousse monsieur le président dès que on aura des éléments que le nombre de patients atteint autrement dit de tests positifs au-delà des cas contacts sur lesquels je vais revenir sera anormalement élevé.

Alors, il faut effectivement, y compris de manière localisée, puisque j'ai cru comprendre que c'était votre question, se donner les moyens d'agir immédiatement. Bon, quant au département rouge, je remonte effectivement euh on pourrait considérer que si la circulation du virus y est intense, au-delà même d'une situation très localisée, effectivement, on prenne des mesures adaptées aux circonstances. Bon, donc ça c'est prévu.

Ce qui me donne aussi de dire au Sénat l'occasion que dans le plan de sortie du confinement que j'ai préparé, j'ai proposé que soit également prêt un plan éventuel de reconfinement parce que ça se prépare. Alors là, on a un petit avantage, si je puis dire, c'est que les gens à qui je tire mon chapeau, qui ont géré au niveau du ministère de la santé la phase aigue de la crise, maintenant ils ont appris à gérer les Lidréas, faire à à prendre toutes les dispositions nécessaires. Donc nous aurons, je le dis, un plan prêt au cas où c'est pas notre objectif.

Et je reboucle avec euh ce que vous avez dit président, si on ne veut pas que ça arrive, l'un des meilleurs moyens, c'est que nous, nous tous, les Français partout sur le territoire respections les règles essentielles, les mesures barrières, le lavage des mains, le port du masque dans certaines circonstances. euh aller se faire tester dès qu'on a un symptôme, j'y viens et cetera. C'est la clé de voûte.

En fait, c'est ce qui est intéressant, me semble-t-il, si je puis m'exprimer ainsi, dans cette crise, c'est que la mobilisation nationale, la mobilisation nationale, je crois que c'est un terme que vous avez employé, la confiance qu'on va faire dans nos concitoyens sera un facteur déterminant, déterminant de savoir finalement si nous devenons tous verts. Alors, je suis un peu long, président, dans les réponses, mais vous pourriez me reprocher qu'elle soit pas suffisamment précise. Je je ne voulais pas vous interrompre parce que je risquais de prolonger encore et c'est beaucoup de beaucoup de nos collègues ont encore des questions à vous poser mais vos réponses sont très précises et utiles et donc je ne vous en fais pas reproche mais si on peut essayer effectivement d'accélérer un peu, ce serait bien.

Bon alors je je je les mets un peu dans le désordre parce que je voudrais quand même dire un mot sur les tests parce que c'est un sujet majeur. Oui. Est-ce que est-ce qu'on en fera 700000 la semaine prochaine ?

Alors voilà. D'abord, peut-être il faut bien réexpliquer que la semaine prochaine quand même, il va y avoir un changement significatif de la politique sanitaire de test. Changement significatif précisément parce qu'elle est l'une des conditions sanitaires de la réussite de cette phase nouvelle partout dans tous les pays au monde partout.

Donc cette cette politique de test va consister à dire et à faire en sorte que et j'en profite pour le dire à toutes celles et ceux qui nous écoutent désormais dès qu'ils sentiront qu'ils ont un symptôme al on n'est pas dans l'automédication qui ressemble à euh la maladie au coronavirus, ça il le faisait déjà. Il faut immédiatement qu'ils entrent en relation avec un médecin. Ce qui va changer, c'est que un, ils seront systématiquement testés.

Et vous avez raison président B, nous avons estimé en marge haute d'après des modélisations dans le détail desquelles je n'entre pas que pour faire ça, pour atteindre cet objectif et celui qui va suivre, il nous fallait de l'ordre de 700000 tests par semaine. Au moment où je m'exprime, comme on dit, nous devrions être au rendez-vous. Mais je poursuis le raisonnement, ces 700000 tests correspondent donc aux gens qui vont dégager symptôme qui devront un être testés systématiquement et de renvoyer sur conseil bien entendu à leur domicile.

Je rappelle que le 11 ma tout le monde va pouvoir sortir aujourd'hui en confinement on ne peut sortir que sur la base d'attestation de 4 et précis. On se met au renverse. C'estàd vous pouvez sortir mais on vous interdit d'aller là ou de faire telle ou telle activité.

C'est le pari de la confiance dont vous parliez. Bon, ces personnes, non seulement elles vont être testées systématiquement, mais surtout un dispositif dans le détail duquel je n'entre pas faire qu'elles vont être contactées pour savoir quelles sont les personnes, c'est ce qu'on appelle des cas contact avec lesquels dans les heures précédents la survenue de leurs symptômes, elles ont été en relation dès lors que le test aura été positif. Et là, mais je pense que le Sénat a eu en connaître, n'est-ce pas, dans le le projet de loi dont vous venez d'achever l'examen.

Donc, je me permettrai d'être plus bref, mais il faut quand même bien appeler ça là. En fonction des circonstances, ces cas contacts seront aussi testés et si parmi eux, il y a des gens qui sont atteints de la maladie, hop, on va à nouveau les questionner. C'est ce qui s'appelle en terme technique euh la essayer de rompre la chaîne de contamination.

Donc c'est un sujet essentiel. Enfin, on aurait pu le faire il y a 2 mois. Pourquoi l'a-ton pas fait ?

Alors je parce que parce que vous avez bien observé que la finalité de tout ça, c'est de remettre, monsieur le président, les gens chez eux, les gens chez eux ou euh lorsque ça n'est pas possible, on va dire, dans des dans des centres adaptés à cet effet. dans la première phase du confinement, la règle c'était justement que les gens soient chez eux. Là maintenant la règle c'est qu'ils ne sont plus chez eux et donc il faut les tester très vite non seulement pour les remettre avec leur consentement.

Je m'exprime devant le président de la commission des lois euh un peu à l'abri de la société pour qu'il ne contamine pas, mais également faire des recherches systématiques sur les personnes qu'ils sont susceptibles d'avoir contaminé ou d'avoir été parelles contaminées. Donc cette politique de test qui est d'ailleurs à peu près maintenant homogène dans les pays qui nous entourent est un élément clé euh de la réussite du déconfinement. Elle suppose, monsieur le président, une une artillerie lourde, si je puis m'exprimer ainsi, hein, pour appeler les gens.

Mais nous avons pas simplement prévu de les isoler ou de les maintenir à domicile dans nous avons prévu de les accompagner de les accompagner avec des équipes qui seront constituées pour ça avec des équipes où il y aura des compétences paramédicales mais aussi des compétences d'association comme la Croix-Rouge, comme des gens qui ont l'habitude, des gens des CCAS et cetera. Raison pour laquelle, j'en viens madame la sénatrice à votre question, ce dispositif territorial d'accompagnement ne peut se faire ne peut se faire monsieur le président qu'au plus près du terrain. Voilà, nous avons fait une magnifique circulaire précise.

Qu'est-ce que c'est que tout ça ? Qu'est-ce que c'est qu'une campagne de test ? Qu'est-ce que c'est qu'un cas contact ?

Quelles questions il faut poser pour l'identifier ? Quelle procédure il faut suivre ? Ensuite la mise en œuvre et c'est pas je pense le Sénat qui me mentira, elle ne réussira que si nous nous appuyons sur les acteur de terrain.

Et en l'espèce, j'insiste quand même, la politique de test est une politique sanitaire, donc une politique d'état. L'acteur que nous privilégions, que le gouvernement privilégie, c'est le préfet de département. Il va bien sûr falloir qu'il travaille avec les maires, c'est évident avec les associations, mais là encore ce n'est pas le Sénat qui me débtira, c'est son travail de tous les jours au préfet et ce sera pour répondre à votre question l'autorité unique.

L'agence régionale de santé lui apportera, c'est tout à fait légitime, on est dans le champ sanitaire, son expertise technique et son concours. Mais je le rappelle, je crois que c'est l'article 72 de la Constitution, je pense. le préfet, le représentant du gouvernement dans l'ensemble et de l'ensemble des ministres et de l'ensemble des ministres.

Voilà. Donc ça, vous avez raison de dire. Il faut à la fois le plus possible rapprocher la mise en œuvre du terrain mais avec une chaîne de commandement clair, lisible et unique.

Bien, je crois qu'on peut Oui, j'ai oublié, j'ai pas parlé de Mayotte, mais je répondrai après si vous voulez. Je pense que beaucoup de questions vont recouper une partie des questions déjà posées vous permettront de compléter votre réponse. Oui, peut-être monsieur président.

Je je m'en veux de pas avoir répondu à la dernière question sur les l'école et puis et puis madame parce que c'est un sujet qui intéresse beaucoup nos con. peut-être sur les enseignements que vous tirez du déconfinement déjà commencé dans un certain nombre de pays d'Europe si vous avez déjà quelques enseignement en tirer comme madame le demandait tout à l'heure ou oui oui ben je ça ça rejoint monsieur président ce que j'ai dit dans mon propos introductif c'est-à-dire que les quelques pays qui sont en avanceort ils sont pas beaucoup en avance donc on peut pas encore quand même tirer je vous le fais observer il y a l'Autriche enfin d'enseignement comment dire catégorique ou définitif, mais c'est toujours les mêmes choses qui reviennent, hein. Plus les gestes barrières sont respectés, plus les gens sont responsable, mieux ça marche.

Mieux ça marche. Plus la politique de test est efficace et introduite dans les indicateurs de suivi du déconfinement, monsieur Richard, mieux c'est. Bon voilà, il y a il y a quand même toujours des prérequis.

Voilà. Alors après pour les écoles, ça me fait la transition, on a des solutions extrêmement variées. J'observe quand même que sur ce sujet délicat, une majorité, j'ai pas dit la totalité, une majorité des pays qui nous entourent ont décidé de rouvrir leurs établissements d'enseignement.

Alors, il y en a qui l'ont fait comme nous, c'est-à-dire plutôt d'abord les petites classes. D'autres qui ont dit "Ben, on fait un peu un peu de petite classe, un peu de collège, un peu de lycée." Donc là, la comparaison ne nous donne pas de ligne directrice nette.

Alors, le choix qui a été fait, il a été rappelé tant par le président de la République que par le premier ministre. 1 1. Revenons toujours au principe, monsieur Père, on ne peut pas déconfiner tout le monde, ce serait bien.

En tout cas, dans cette première personne euh phase, ce serait déraisonnable. Il faut donc faire des choix et ces choix, ils sont à la fois médicaux, pédagogique et économique. C'est toujours pareil.

C'est-à-dire la santé. Bon, la santé euh même si on suit ça euh au jour le jour, il peut y avoir quelques indications parfois euh qui nous conduirait à révision, mais enfin grosso modo, les plus petits sont parmi les moins malades. Bon, et ça c'est toute la littérature scientifique est à peu près claire.

Bon, deux, monsieur Blanquer, les services ministères éducation nationale ont tiré, j'en parlais dans mon introduction, des enseignements du confinement. Le confinement, je le Sénat, je le sais, on est convaincu, a des effets dramatiques sur beaucoup de gens. Sur beaucoup de gens.

On est très inégau finalement devant le confinement selon où on est, selon la profession qu'on exerce. Gens qui peuvent pas être confinés, qui s'exposent et pas que des professionnels de santé. Et puis euh pour les études, les élèves, les lycéens et cetera, on sait que le confinement aggrave significativement le décrochage scolaire et on se dit que ben à force pour les petits, si on loupe cette étape, les conséquences hommageables en seront encore plus fortes.

Donc ça c'est les deux priorités. Il y en a une troisième qui a rappelé le président de la République hier. Pareil, monsieur le président, si on préfère faire redémarrer l'économie plutôt qu'aller à la plage, ben c'est clair que à tout prendre, un lycéen peut se garder un enfant de 9 ans si ces deux parents travaillent et ne peuvent pas télétravailler, j'insiste si ces deux parents travaillent ne peuvent pas télétravailler, ben c'est sûr que ça va aussi poser un certain nombre de difficultés.

Donc ça c'est la raison du choix mais vous l'avez bien entendu. On va reprendre aussi les collèges dans les zones dites vertes, c'est-à-dire à contamination à circulation du virus réduite et on va regarder euh si euh début juin on peut aussi redémarrer le lycée. Alors évidemment, on nous dit "Ah oui mais on est déjà mi-ma début juin à quoi ça sert ?" Oui, mais à ce moment-là, on renvoie tout en septembre et on n'atteint pas notre objectif de remise à l'étrier du du pied de notre activité, hein.

Il faut, moi j'insiste beaucoup là-dessus, dans la prudence, dans un cadre sanitaire réel et vous avez cité madame la le cadre sanitaire qui est arrivé dans les écoles. Ça ral les mères je les connais rappeler le père quand il voit ça évidemment ça leur plaît pas mais je dis il y a pas d'autres solution et au fond de même ils savent très bien qu'il est hors de question de mettre en danger les enfants. Aucun maire de France et Navar ne peut penser ça une minute.

Qu'il rouspète que ça oblige à nettoyer et cetera, réaménager les classes. C'est tout à fait naturel. Bon euh après les conditions de reprise d'activité des écoles se fait en discussion entre eux et les autorité académique locale.

Le ministre a bien précisé avec le plus de souplesse possible avec le plus de souplesse possible, on peut imaginer qu'en l'usire évidemment ça se passera plus facilement pour caser 15 élèves par classe surtout surtout s'il y en a que 12 que en scin Saint-Denis. Bon, mais même les premières remontées que nous avons de la Sainte Saint-Denis, monsieur le président, sur ce sujet de la reprise des écoles montre que c'est très difficile mais que ça n'est pas hors de portée. On connaît le cadre, il faut le respecter.

Après, il faut s'y adapter et je monsieur le président, je il a été évoqué mais ça le Sénat est beaucoup plus expert que moi sur la sécurisation des des actions des élus. Je je connais la position du Sénat. Je connais aussi, pour l'avoir lu et entendu la position du premier ministre sur ce sujet.

Euh c'est une question qui n'est pas euh facile, qui n'est pas négligeable évidemment euh mais euh qui euh j'allais dire peut aussi concerner d'autres pjet. Je pense en particulier au monde de l'entreprise. Voilà hein parce que là aussi finalement quand vous voulez faire démarrer une entreprise dans son ensemble.

Euh je rappelle que la décision d'ouvrir une école ne relève pas du maire mais du directeur de l'école sous l'autorité de l'inspection d'académie. Ça c'est le droit. ce qui n'empêche pas la commune de devoir fournir les moyens nécessaires pour que cette décision puisse être prise ou au contraire soit refusée.

Alors mes chers collègues qui je remercie monsieur Cassex de ses réponses très détaillées. Maintenant nous arrivons dans une phase très tendue de notre audition sur le plan du temps qu'il nous faut gérer. Mes chers collègues, je vais lire la liste de ceux d'entre vous qui se sont inscrits.

Tenez-vous prêt quand le nom de celui qui est immédiatement avant vous va être cité pour pouvoir prendre la parole car celui qui est avant vous ne parlera qu'une minute et ne perdez pas de temps en appuyant sur les boutons. Voilà. Alors euh madame Deuromédi, Monsieur Colomba, Monsieur Grodidier, madame Jourda, Madame Lerbier, Monsieur Richart, Monsieur Le Comte, Monsieur Kerouche, Monsieur Suur, madame Trwendley, Monsieur d'Arnaud, vous n'aurez qu'une minute et nous vous interromprons.

Je vous prie de m'en excuser au bout d'une minute car sinon monsieur Castex ne pourra pas vous répondre. Madame Deuroméi, merci monsieur le président, monsieur le coordinateur national. Mon propos concerne les Français résidents hors de France qui souhaitent rentrer en France cet été après avoir vécu des périodes de confinement très strictes dans leur pays d'accueil.

J'espère qu'il n'y aura pas de discrimination entre eux, qu'ils résident dans l'Union européenne ou qu'il résident ailleurs dans le monde. Nous comprenons bien entendu que rien n'est figé et que tout va évoluer en fonction de la propagation du virus. Mais il serait cependant souhaitable de pouvoir informer les Français résidents de France de ce qui est prévu à ce jour, en particulier en ce qui pourrait concerner la quatzaine si elle pourra être effectuée dans le lieu qu'ils auront choisi.

Je vous remercie. Monsieur Colomba. Oui.

Euh prochaine fois, je vous enverrai un télégramme, ça ira plus vite. Euh monsieur le monsieur le coordinateur, vous nous avez dit vous nous avez dit tout à l'heure que la réussite du déconfinement dépendait du comportement de nos concitoyens. Certes, mais c'est un peu aller vite en besogne dans la mesure où on dépend pas seulement de la moralité publique.

La réussite, ça dépend aussi des capacités d'anticipation des pouvoirs publics. jusqu'à présent, on peut pas on peut pas dire que c'est été que c'est été le cas puisqu'il a fallu attendre le 17 mars pour que on commence à se à ce mois à à dire qu'on sortait de un problème de gripette. Deuxièmement, ça c'est un problème de moyen.

C'est aussi un moyen un problème en matière de soin. La minute va être écoulée monsieur Colombard. Oui.

Et en moin de cohérence dans l'action. Alors pour parler de cohérence en matière d'action, est-ce que vous pensez que le rôle de l'État doit se limiter à pondre des circulaires ou des recommandations ou des protocoles comme c'était le cas en 64 pages pour autoriser l'ouverture des écoles ? Euh est-ce que vous ne pensez pas que la réussite du déconfinement localement dépend aussi de la capacité réelle de test ?

Très bien. Merci de votre question chers collègues. Nous passons maintenant à monsieur Grodidier.

Merci monsieur Colomb. Vous m'entendez ? Oui, oui, oui.

Euh, monsieur le coordinateur euh national, euh plus les élèves sont jeunes et ça dépend pas de circuit d'ailleurs. Euh donc comme Françoise Gatel, je m'étonne euh que euh le gouvernement ait commencé de choisir par les maternels, les primaires et de terminer par les lycées par qu'à nos voisins allemands font le contraire. Et si la priorité était bien l'égalité des chances, pourquoi ne pas avoir systématisé euh le l'enseignement à distance en s'appuyant sur l'expertise du KNED ?

Euh enfin, si le président euh Philippe Bau sur la responsabilité des directeurs d'école et non des maires dans la décision d'ouvrir, je voulais vous interroger sur les activités périscolaires et sur le soutien scolaire qui sera plus nécessaire de jamais. Est-ce que c'est la règle des 15 élèves maximum qui s'appliquera sur le périscolaire ou des 10 personnes maximum enseignants ou animateur compris ? Merci de votre concision chers collègues.

Madame Jourda. Oui, merci monsieur le président. Je salue tout d'abord Jean Castex.

J'avais deux questions. La première porte sur ce que vous venez de dire sur le fait que le préfet serait autorité unique dans le département, ce que je trouve positif. J'aurais voulu savoir concrètement comment cela allait se traduire.

Cela signifie-t-il que le préfet aura une forme de pouvoir hiérarchique, si je puis dire, de pouvoir de décision sur les autres services de l'État, l'ARS et également l'éducation nationale. 2è question, le conseil scientifique a indiqué que les brigades de suivi COVID devraient être constitué d'à peu près 300 personnes. Quelles sont les prévisions qui sont faites et serons-nous prêts pour le 11 mai ?

Merci. Merci chers collègues. Madame Lerbier.

Oui, bonjour monsieur le coordinateur. Les Haut de France sont passés de rouge à orange. Alors, j'aurais voulu avoir quelques précisions sur les incidences, sur les possibilités d'aller et venir de nos frontaliers belges.

Vous savez, on a des villes de 100000 habitants juste en frontière. Euh vous avez parlé tout à l'heure d'un responsable frontalier. Avons-nous accès aux étapes prévues par nos voisins directs tant pour les Belges, les Italiens et cetera.

La communication précise pourrait rassurer les frontaliers parce que nous nos 100 km on les a de l'autre côté de la frontière. Merci. Merci chers collègues.

Monsieur Rchart, ça marche bien. Pas de problème. Est-ce que vous m'entendez ?

Oui chers collègues. Oui monsieur le coordonateur national, moi je suis sénateur du Barin en Alsace, zone particulièrement touchée. Beaucoup de mes concitoyens barinois, respectivement orinois, nos voisins ont été touchés par le Covid-19.

Vous le savez bien sûr, euh tous ces gens ont fait l'objet d'un test de fin, je vais dire de guérison, voilà, de fin de maladie. Euh ils ont euh été ils sont donc porteurs d'anticorps. Est-ce que euh dans votre stratégie de déconfinement vous vous tenez tenez compte de ces de ces tests euh qui maintenant permettent à ces gens d'avoir de nouveau une vie normale ?

Alors, je sais bien qu'il y a il y a des discussions scientifiques de très haut niveau sur l'intérêt, est-ce qu'on est vraiment immunisé ou non. Mais voilà, vous avez compris que quelqu'un qui pense être guéri a envie de pouvoir se déplacer. Est-ce que vous prenez ces situations individuelles en compte ?

Et deuxième question très rapide, euh beaucoup de de nos concitoyens français ont programmé des vacances, pas seulement en juillet et en août, mais déjà en juin. Euh comment on fait pour ces gens et notamment ceux qui ont par exemple allez une maison de campagne pour les Alatiens en laer ou ailleurs. Est-ce qu'ils vont être autorisés à rejoindre cette Nous avons compris la question.

Merci chers collègues. Monsieur le Comte, bonjour. Vous avez une minute monsieur le comte.

Bonjour. Euh tout à fait. Euh deux deux questions, monsieur le le président.

La première euh concernant les la liberté de circulation dans dans l'Union européenne et à non frontière, ça concerne pour des dizaines de milliers de personnes leur capacité à travailler ou à retrouver du travail. Est-ce que dans le casre du plan de déconfinement, vous avez des informations à nous donner sur ces éléments-là ? Deuxièmement, dans la foulée finalement de la question de ma collègue Jacquie Deoréi, les les les frontières terrestres françaises jusqu'à présent ne font l'objet d'aucun contrôle de température ou d'aucune distribution ou demande de formulaire de contact.

Et d'un seul coup, au moment du déconfinement, on va passer à une quorzaine. Est-ce que vous pouvez nous donner des précisions sur la manière dont avec laquelle la quorzaine sera sera mise en place ? à quelle frontière, comment et avec quel contrôle et quelle sanction.

Je vous remercie. Merci chers collègues. Monsieur Kerouche.

Oui, monsieur le président, bonjour. Vous m'entendez ? Donc, monsieur le président, monsieur Castex, bonjour.

Deux questions rapides. Est-ce que vous avez une idée, monsieur Castex, de la façon de traiter la question de de l'école s'il y a plus de familles volontaires que de places disponibles ? Ma question, c'est la suivante en fait.

Comment faire en sorte que l'école bénéficie prioritairement aux élèves qui sont décrocheurs ou qui sont en situation du d'un besoin d'école et d'éducation prioritaire ? Deuxièmement, très rapidement, le 11 mai, on a une reprise des activités sportives de plein air. J'ai entendu votre réponse, mais sachez que les habitants des littoraux ne comprennent pas pourquoi les activités sportives sur le littoral qu'il pratiquent régulièrement ne sont pas possibles alors que d'autres le sont.

Et je pensais que le concept de plage dynamique pouvait répondre à cette situation. Qu'en pensez-vous ? Je pense qu'il faut pas tout voir comme un risque de migration vers les littoraux.

Les littéoraux ont aussi une vie indépendante. Merci. Merci chers collègues.

Monsieur le président Sueur est là. Tant pis pour le président sueur. Madame Trwendley.

Vous avez la parole madame Trwendley. Oui, bonjour monsieur le coordinateur national monsieur Castex. Trois questions très rapidement.

La première, vous savez que je suis en zone frontalière et que nos concitoyens euh passent leur temps à comparer ce qui se passe chez nos voisins allemands et ailleurs. La question se pose concernant le port des masques. En Allemagne, les enfants à partir de 6 ans euh ont obligation de porter porter des masques.

Pourquoi nous n'avons pas suivi une telle recommandation ? La deuxième question porte sur l'ouverture des écoles. Vous avez affirmé, monsieur Castex, que les élus disposent à partir du 11 mai de 2 3 jours pour ouvrir leurs écoles en afin de de de s'adapter au aux contraintes.

Certains maires ont décidé de ne pas ouvrir leur école. Quelle sera votre réponse ? Et enfin, la dernière question.

Le gouvernement prévoit de proposer un hébergement temporaire pour isoler les malades. Combien de malades pourront être accueillis ? Ce dispositif sera-t-il opérationnel dès le 11 mai ?

Pardon ? Je vous remercie. Bravo pour votre concision, chers collègues.

Monsieur Mathieu d'Arnaud, nous vous voyons sans vous entendre, monsieur Darnaud. Vous êtes sûrement équipé d'un micro comme nos autres collègues. Ah non non.

Enfin, nous sommes ravis de vous voir. Vous semblez en bonne santé. Alors euh je vous dis à bientôt monsieur d'Arnaud et nous allons réessayer monsieur Suur.

Monsieur Sueur. Bien. Nous n'avons pas non plus monsieur Suur.

Donc monsieur le coordinateur national, vous avez la parole pour 10 minutes. 10 minutes pour répondre à toutes ces questions. Alors, d'abord toutes les questions, monsieur le président, qui sont euh qui ont trait à la circulation euh en provenance de pays étrangers qu'ell concernent simplement les les déplacements, on va dire, ou celle plus précisément lié à la quatzaine, hein, puisque j'en ai eu un certain nombre.

Ma réponse va être très claire. ces sujets n'ayant pas encore été complètement arbitré par l'autorité politique. Je ne suis pas et je m'en excuse monsieur le président en mesure de vous donner une réponse, c'est imminent mais euh ça n'est pas encore le cas aujourd'hui.

Alors euh il faut que je retrouve mes fiches. Il y avait des questions avait des questions sur l'école. Je reviens sur sur les questions sur l'école donc et sur les masques en particulier. hein, je commence par la fin parce que c'est une question importante.

D'abord euh la pour pour les masques et tous ces sujets euh comment dire de sécurité sanitaire, j'en profite pour rappeler à tout le monde que sont décisions que nous prenons après avis des autorités sanitaires et en particulier du au conseil de santé publique. Et vous avez raison aussi, je l'ai dit dans mon propos, des comparaisons que nous pouvons faire avec les les autres pays étrangers. Bon euh là-dessus euh il est clair que la doctrine est la suivante : masque décommandé, fortement décommandé pour les moins de 6 ans car pouvait être dangereux.

Donc il n'y en aura pas. Pour les 6 12 ans, euh le masque est recommandé et du coup nous nous mettrons Catherine en état d'en mettre à disposition de des écoles. Voilà parce que voyez bien que un enfant de 10 ans pour garder son masque, c'est pas forcément évident.

Mais en tout cas euh s'il y en a besoin, il sera mis et en tout cas il sera obligatoire de le lui mettre qu'il présentera le moindre symptôme et qui conduira à isoler l'enfant et à le ramener à son domicile pour que s'engage la procédure de test euh qui que j'ai indiqué tout à l'heure. le le pour rester sur sur l'école euh je les familles volontaires et les et les décrocheurs, hein, il y a une question très intéressante qui a été posée là-dessus. Bon, qui relève plus du ministre d'éducation nationale que de moi, vous le comprenez.

Mais ce qu'il envisage ou ce qu'il a demandé effectivement, c'est que et ça les directeurs les connaissent, c'est que des appels soi donné, c'est déjà largement en cours euh pour inciter, puisque nous sommes, vous l'avez rappelé, je ne l'ai pas dit, sur la base du volontariat, pour inciter les familles correspondantes à ramener les enfants décrocheurs en plus grand nombre possible dès la semaine du 11 mai à l'école. C'est clairement une priorité. Je pense que le choix du volontariat euh était un choix, une décision du de l'autorité polique qui est bonne parce que d'abord c'est un sujet, on l'a entendu à vos questions, extrêmement anxiogène.

Euh c'est un peu pareil d'ailleurs pour les maires et les responsabilités qu'ils vont prendre. Euh le président de la République a été assez clair hier euh mais ça va supposer pour des enfants parce que c'est ça votre question. dont on peut penser que spontanément alors qu'ils en auraient le plus besoin, ils vont pas retrouver ou reprendre le chemin de l'école sur la base de Ontariat.

Donc ça va supposer une comment dire une une action très active, très dynamique des enseignants et des directeurs d'école en direction de ces familles. Et je précise que le le KNED puisque un des sénateurs m'a posé la question KNED et les cours à distance vont continuer puisque on sait bien que vraisemblablement moins de 50 % des enfants, je parle globalement, on n pas encore de chiffre précis, mais reprendront le chemin de l'école le 11 mai. Il est possible aussi que tes parents observent ce qui se passe.

C'est pour ça quand le président au début est-ce que tout sera prêt ? Euh l'école doit l'être. Mais après les les parents vont dire "Ah finalement ça se passe pas mal." Bon, effectivement, comme c'est une autre question qui m'a été posée, comme tous les enfants, vu la limitation de leur nombre par salle de classe, ne pourront pas euh être dans des activités scolaires, cela va nécessiter le recours au périscolaires.

Alors, je dis tout de suite avec exactement les mêmes normes que pour le scolaire. Il y a absolument aucune raison que quand vous êtes en en scolaire, vous ayez tant d'enfants par mètre carré et cetera, des des de l'hygiène et cetera, des masques s'ils en ont besoin et puis vous passez en périscolaire, vous ces normes s'effaceraient. que soit très clair, ce sont les mêmes qui vont s'appliquer.

En revanche, évidemment, pour que ça marche et ça s'intéresse beaucoup le Sénat, le périscolaire va être forte ou insusceptible d'être fortement sollicité puisque s'il y a beaucoup d'enfants qui viennent et qui qui sont limités par classe, il faut bien les mettre ailleurs. Et donc, je vous confirme, mais le le Premier ministre l'a annoncé que là aussi les solutions, elles vont être elles vont être bâties localement et peut-être pas forcément les mêmes. à des endroits où on avait envisagé qu'on fasse appel à des associations sportives ou autres qui viennent renforcer les effectifs périscolair de droit commun de la collectivité.

Mais ce qu'a annoncé l'État, c'est que évidemment sera un coût supplémentaire pour les collectivités territoriales, hein, puisque aujourd'hui ne vont au périscolaires que ceux qui le souhaitent. tandis que là ça ça vient presque, j'allais dire le périscolaire devient une condition de l'effectivité de l'accueil scolaire lui-même puisque il va occuper ou concerner les enfants qui ne peuvent pas être tous en même temps en classe ou le même jour ou la même semaine. Là aussi, il y aura des solutions différenciées.

Donc l'État a dit que ces surcouts seraient à la charge de l'État, des surcouts des collectivités pour permettre la fluidité euh de cette organisation. S'agissant du sport en plein air. Je reviens à la question, monsieur Kerou, je comprends très bien ce qu'il veut me dit pour les pour les plages en disant oui, votre politique de de d'interdire leur accès pour éviter des mouvements de population euh pénalise finalement les autochtones en quelque sorte.

Bon, c'est une question tout à fait pertinente mais il faut faire des choix. Le président l'a dit, on fait des choix parce que si on pouvait ouvrir tout n'importe comment, on serait d'ailleurs pas ici réuni. Donc, il faut faire des choix.

Il nous est apparu dans cette première phase, monsieur le sénateur, dans cette première phase qui commence de juin. Je vois par exemple que nos voisins espagnols ont aussi fermé leur plage. Je le dis par rapport au littoral méditerranéen que je connais bien dans cette phase, ben le bilan, l'inconvénient réel que vous souligner par rapport à l'autre inconvénient ou par rapport à l'avantage de fermer les plages pour éviter les grandes migrations, ben ce bilan nous a conduit en notre âme et conscience.

C'est un choix pour l'instant dans cette phase 1 de maintenir les plages fermées. En revanche, je rappelle que le sport en plein air individuel, j'insiste bien individuel sera autorisé dès lors, encore une fois, je vais pas répéter ça à chaque fois, mais pourtant il le faudrait que les mesures de distanciation sociale soient respectées, queil ne soit pas plus de 10, hein. Je rappelle que il y a aussi une règle sur le nombre de personnes susceptibles de s'atrouper, voilà. et en extérieur.

Voilà. Donc, on pourra pas aller dans une salle des fêtes ou dans ou dans un gymnase euh pour faire la même activité. Pourquoi ?

Parce que c'est fermé. Alors, dit "Oui, mais pourquoi dans les écoles euh vous vous autorisez ça et pas le sport dans les gymnases Ben parce que l'école, on considère dans cette façon qu'effectivement que c'est une condition pour la reprise de l'activité de la nation un peu plus forte que de sport individuel et et c'est pas le président de l'Agence nationale du sport qui pourrait tenir le moindre propos désagréable à l'égard du sport. Et surtout surtout monsieur le président dans une école pour rester à cet exemple il y a quelqu'un qui surveille qui s'appelle l' si vous rouvrez l'argamu des salles défaites des salles polyvalentes.

À moins qu'on dise aux collectivités que les agents doivent surveiller si les personnes qui les occupent ce qui vous ferait sans doute hurler respectent bien la distanciation sociale. C'est pas possible. Il faut bien avoir en tête.

Je je le redis monsieur le président sur la phase 1 du déconfinement. On est donc c'est encore une période où il faut que nous soyons très précautionneux. Le tout c'est qu'on puisse expliquer à nos concitoyens pourquoi oui, pourquoi non et que tout relève d'une logique assez cohérente.

Voilà et c'est ce que je me suis efforcé de faire ce matin devant vous. On essaie de de prendre des règles qui sont qui restent contraignantes. Vous l'avez dit, vous en avez parlé, c'est beaucoup plus finalement difficile de déconfiner que de confiner parce qu'il y a voilà hein parce qu'on peut pas déconfiner à fond.

Mais en même temps, c'est un dispositif, je crois progressif qui nous permet assez vite, je crois que c'est Alain Richard qui disait finalement c'est 3 semaines. Bon, mais ces 3 semaines vont quand même être décisives pour que nous observions par les indicateurs de santé, les indicateurs épidémiologiques dont nous parlions tout à l'heure. Qu'est-ce qui se passe à l'issue de cette phase ?

Qu'est-ce qui se passe ? On va en tirer un bilan plus transparent possible. Voilà, le conseil scientifique, je rappelle quand même le choix du gouvernement de mettre en ligne systématiquement tous les la vieis du au conseil de santé publique, l'avis du conseil scientifique et cetera.

Je pense que la transparence est toujours un gage réussite de la gestion des crises. Euh donc, il y aura ce même travail à la fin mai sur tous les sujets que vous avez évoqués auxquels je n'ai malheureusement pas pu répondre à tous. Je m'en excuse monsieur le président mais vous l'avez dit, on a des contraintes de délais très fortes et à ce moment-là on dira euh si on passe à une étape ce qu'évidemment tout le monde souhaite ultérieure, une nouvelle phase du déconfinement.

On a aussi, monsieur le président dit, puisque ça une question, on a aussi pris des fait des annonces le gouvernement pardon sur vous savez les grands festivals, les grands rassemblements et cetera, pas ceux de la première phase, mais au-delà en disant qu'il resterait interdit euh jusqu'au 3 31 août, là c'était un signal qu'on voulait donner aux organisateurs parce qu'il faut s'y prendre bien à l'avance pour organiser ces manifestations. Donc autant leur dire tout de suite pour cette année hélas ça ne sera pas possible. D'où les dispositifs d'accompagnement mis en place et qui seront prolongé pour tous les secteurs.

On passe bien sûr au cafés, hôtel, restaurants et cetera qui ne rouvriront pas dans cette première phase du déconfinement qui doit être monsieur le président mise à profit aussi. C'est une préconisation que j'ai faite pour ouvrir des perspectives. C'est-à-dire je ne suis pas capable ici de vous dire si nous rouvrirons ni dans quelles conditions les bars, les cafés, les restaurants, tout toutes activités que qui me sont particulièrement chèes.

Le 2 juin, monsieur le président, je peux pas. En revanche, je pense qu'il faut que l'État se mette en mesure de voir dans quelles conditions on pourrait les rouvrir le 2 juin si les conditions sont réunies. C'est-à-dire qu'on ne perde pas à nouveau du temps à dire voilà on on passe aux travaux pratiques, voilà, est-ce que c'est une table sur deux ? en fin des sujets comme ça.

Donc ça c'est il faut aussi dire que c'est une étape qui est tournée vers la ni qui ouvre des perspectives. Si on fait pas bien les choses et le monsieur le sénateur du Var a raison, les concitoyens, j'ai bien dit nous comme les pouvoirs publics, tout le monde, chacun ce qui nous concerne, on peut passer la marche arrière mais nous son nous faisons tout n'est-ce pas monsieur le président pour qu'on puisse passer au contraire la marche avant. Monsieur le coordinateur national, merci de ces 3 minutes supplémentaires que vous nous avez accordé par rapport à cette heure dans laquelle je m'étais engagé à contenir votre audition.

Elle a été passionnante. Euh et nous ne manquerons pas, poursuivons nous-mêmes nos travaux de contrôle, de vous inviter à venir compléter dans quelques semaines les propos que vous aurez tenu aujourd'hui. Merci.

Merci infiniment. la séance, c'est