Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot face aux lecteurs de Nic...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:48OuverteRéponse directe
Où en est-on à 2 semaines de l'échéance du sommet UNOC 3 ?
- 4:32OuverteRéponse directe
Comment la France compte renforcer la protection de la Méditerranée face aux enjeux climatiques ?
- 5:15RelanceRéponse directe
La France est-elle exemplaire en ce qui concerne le chalutage dans les aires marines protégées ?
- 7:27OuverteRéponse directe
Comment la France peut intervenir dans le règlement du conflit israélo-palestinien ?
- 8:55OuverteRéponse directe
L'UE peine à parler d'une seule voix sur la crise de Gaza. La France va-t-elle pousser pour une position commune plus ferme ?
- 11:04OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous dire à l'ambassadeur d'Israël après le tir sur une délégation diplomatique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:38Fait
« la moitié de l'oxygène qu'on respire est produit par l'océan »
- 5:15MichelChiffre
« L'année dernière, le 15 août, on a mesuré la température moyenne de la mer Méditerranée à 29° à la surface. C'est un record historique »
- 12:31Fait
« ces actes ignobles qui relevaient effectivement de l'antisémitisme »
- 13:56Fait
« il va falloir continuer à accroître la pression sur Vladimir Poutine »
- 24:54FrédéricFait
« Si nous ne faisons rien, alors oui, nous deviendrons progressivement une colonie industrielle des États-Unis ou une colonie industrielle de la Chine »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
Bonjour à tous, bienvenue dans ce face au lecteur du groupe Nice Matin. Nous avons le plaisir d'accueillir aujourd'hui Jean-Noel Barot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Bonjour Jean-Noel Barreau. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre notre invitation. Vous allez être interrogé par cinq de nos lecteurs que je vais vous présenter dès à présent.
Donc avec nous, Frédéric Wagner, euh agent d'artistes et d'auteurs, euh Odil Menozzi, présidente de la maison de l'Europe Côte d'Azur, Pierre Grand enseignant au lycée hôtelier Jean et Paul Ogogier, Jean-Louis Taylor, retrait retraité et conseiller municipal à Breille Suroya et enfin Michel Lafoisse retraité ancien pilote de ligne et très actif au niveau associatif. Euh Jean-Noël Barreau, ce matin, vous avez tenu un comité de pilotage du sommet de l'océan de Nice, l'UNOC 3. Euh où en est-on à 2 semaines de l'échéance ? Et bien, on est prêt à accueillir ici à Nice la plus grande conférence internationale jamais organisée pour la protection de l'océan.
Pourquoi c'est important de s'occuper de l'océan ? Et bien parce que la moitié de l'oxygène qu'on respire est produit par l'océan. que le quart des espèces vivants sur la planète sont hébergés par l'océan et qu'au fond l'océan c'est le c'est le continent dont on s'est jusqu'à présent le moins préoccupé dans la lutte contre le dérèglement climatique.
Et donc la France, le président de la République ont décidé de se saisir de cette question et d'accueillir toute la planète à Nice qui est une grande ville de la Méditerranée qui est une fenêtre ouverte sur l'océan pour prendre des engagements résolus et faire en sorte que l'océan qui est notre meilleur allié dans la lutte contre le dérèglement climatique puisse être préservé. L'enjeu de ce sommet, l'enjeu c'est justement d'amener le plus grand nombre de pays du monde à prendre des engagements fermes. De la même manière qu'il y a 10 ans, la France a obtenu que plus de 190 pays du monde entier prennent des engagements sur leur réduction de gaz à effet de serre. L'accord de Paris.
l'accord de Paris dont on fait les 10 ans cette année. Et bien 10 ans plus tard, c'est à nouveau la France qui se saisit de la question de l'océan. je le disais hein, qu'elle est qu'elle est moins bien traitée que les autres questions liées au dérèglement climatique pour amener sur la lutte contre la pêche illégale, sur la création d'air marines protégées, sur la décarbonation du transport, sur le développement de la connaissance de l'océan ou sur le financement de la protection des des océans sur tous ces sujets, d'amener toutes les parties prenantes, que ce soit des États, soit des entreprises, que ce soit des ONG à prendre des engagements pour protéger l'océan.
Que ce sommet se déroule à Nice, c'était une évidence. Ça l'a été pour le président de la République qui très tôt lorsqu'il a décidé que la France accueillerait ce sommet s'est tourné vers Christian Estros en lui proposant que Nice puisse accueillir cette manifestation d'envergure mondiale. Et je dois dire qu'en visitant le site tout à l'heure, ce site qui accueillera les dans quelques jours les délégations venues du monde entier au port de Nice, au port de Nice, je me suis dit que sans doute aucune conférence des Nations- Unies n'avait été organisée dans un cadre aussi somptueux.
Et justement, monsieur le ministre, comment la France compte-elle renforcer la protection de la Méditerranée face aux enjeux climatiques et à la pollution ? et quelles actions concrètes seront prises à l'issue du sommet des Nations- Unies pour les océans ? Alors, il y a d'abord une initiative qui est déjà en cours et sur laquelle nous travaillons qui est l'initiative de Barcelone. Le ma collègue Agnè Panier Runaché est en est en première ligne pour qu'on obtienne grâce à cet accord une limitation de la pollution plastique en Méditerranée.
Et à l'occasion de l'Unoc se réuniront les ministres de l'environnement d'un certain nombre de pays de la Méditerranée pour qu'ils mettent en commun leur vision des choses, qu'ils puissent partager les actions qu'ils entendent mener pour préserver la Méditerranée qui est l'une des composantes et celle qui nous concerne au premier chef de l'océan au sens large. Michel Oui. Vous allez parler tout à l'heure de la lutte contre la pêche légale, hein. Une question : est-ce que la France est vraiment exemplaire en ce qui concerne le chalutage dans les aires marines protégées ?
Voilà, la France montre l'exemple et si tous les pays du monde se comportaient comme la France, sans doute l'océan ne serait-il pas dans la situation aussi critique que celle dans laquelle il se trouve aujourd'hui ? Je cite quelques exemples. L'année dernière, le 15 août, on a mesuré la température moyenne de la mer Méditerranée à 29° à la surface. C'est un record historique et ça soulève énormément de de questions très préoccupantes sur la survie des écosystème. Et puis bien sûr vient s'ajouter à cela la la ventée du niveau de la mer qui elle va poser des problèmes non pas seulement pour les écosystèmes marins mais évidemment pour le littoral.
euh ce que nous attendons, ce que nous entendons faire, même si je ne vais pas préempter ici les annonces qui seront faites à l'occasion de cette conférence, c'est de montrer que nous voulons aller euh plus loin encore sur la création d'air marine protégées d'une part et puis d'autre part que nous voulons aller plus loin sur ce qu'on appelle les les aires marines hautement protégées, celles dans lesquelles effectivement un certain nombre de scientifiques d'ONG nous alerte sur le fait que le degré de protection est insuffisante. Et puis tout ça là, ce que je viens d'évoquer, ça concerne les les les eaux, les la partie de l'océan et des mers qui sont sous notre juridiction.
Mais il reste 60 enfin il reste les de tiers de l'océan qui ne sont pas couverts par les juridictions nationales. Et à ce sujet, nous espérons obtenir les ratifications nécessaires, les 60 ratifications nécessaires ou les ratifications par 60 pays d'un traité que nous avons porté sur la protection de la la biodiversité en haute mer, donc au-delà des juridictions nationales. Ce traiter BBNJ de son de son acronyme si lorsqu'il entrera en vigueur bien il permettra d'engager la protection de cet espace qui couvre 50 % de la planète et de tiers de l'océan.
Donc vous voyez à la fois sur ce qui relève des juridictions nationales et ce qui n'en relève pas, sur ce qui relève de la protection et ce qui relève d'une protection renforcé euh nous serons en mesure, je l'espère et nous allons jusqu'à la dernière minute nous battre pour obtenir le maximum, non seulement de faire des annonces du point de vue français, mais aussi d'obtenir des engagements de la part d'un certain nombre de pays autour du monde. Alors, on va quitter Nice et s'intéresser à un sujet d'une actualité brûlante. Jean-Louis. Euh comment la France peut intervenir dans le règlement du conflit actuel israélo-palestinien ? D'abord l'urgence le cesser le feu.
C'est l'acheminement sans aucune entrave de l'aide humanitaire aux populations civiles qui en ont tant besoin, qui sont affamés, qui sont assoiffés depuis le début du blocage de l'aide humanitaire. Et puis c'est la libération des otages du Hamas qui doit être désormais désarmée et dont les dirigeants doivent quitter la bande de Gaza. Ensuite, la seule solution à au conflit israélo-palestinien, c'est une solution politique. Il n'y a pas de solution militaire à ce conflit, sinon cela se saurait. Et c'est pourquoi la France veut œuvrer à créer les conditions pour cette solution politique qui repose sur deux États vivant côte à côte en paix et en sécurité.
Et c'est dans cet esprit que nous préparons la conférence des Nations-Unies, une autre conférence des Nations- Unies euh que la France copréside avec l'Arabie Saoudite consacré à la solution à à deux États euh et qui doit nous permettre de je dirais de lever les obstacles vers l'existence de cet état de Palestine tout en créant également les conditions pour que la sécurité des Israéliens soit garantie. Oui, l'Union européenne peine à parler d'une seule voix sur la crise de Gaza et sur la reconnaissance de l'État palestinien.
La France va-t-elle pousser pour une position commune plus ferme, y compris sur la suspension de certains accords de l'Union européenne avec Israël dont le décret numéro 2 par exemple. D'abord, il y a une très forte unité des Européens pour reconnaître qu'il n'y a nul autre solution qu'une solution politique reposant sur deux états. Et ça c'est important puisque c'est une perspective qui aujourd'hui est remise en question. pas en Europe mais ailleurs. Donc il est très important que l'Europe continue de porter cette voie. Ensuite, il arrive que nous ayons effectivement des divergences d'appréciation sur les la manière d'y parvenir.
Certains pays européens ont décidé il y a déjà quelques mois ou années de reconnaître l'état de Palestine. Ce n'est pas le cas de la France. Certains pays aujourhui ont des réserves lorsque nous leur proposons, y compris lorsque la France le propose, de prendre des sanctions à l'encontre des colons extrémistes et et et violents par exemple qui minent par leur colonisation la 6 Jordanie et fragilise donc la la perspective d'un état dont la continuité territoriale serait assurée.
Ce que nous voulons faire, c'est de préparer les conditions pour que la France avec d'autres pays européens prenne une troisième voie qui est celle de la reconnaissance de l'État de Palestine, mais dans le casadre d'un mouvement plus large qui conduisent les parties prenantes dans la région et ailleurs à prendre eux aussi leur responsabilité.
que cette décision que nous pourrions prendre, elle permettent euh d'obtenir euh ou de pousser euh certains de nos partenaires d'abord à prendre la même décision, certains pays arabes ou musulmans à s'engager dans une voie de normalisation avec Israël, qu'elle puisse encourager et même obtenir de l'autorité palestinienne des réformes en profondeur qui qui lui permettent le moment venu de jouer son rôle pour administrer ce futur état de Palestine.
qu'elles prennent aussi des engagements sur la démilitarisation, la déradicalisation de cet état et qu'elle permettent enfin de tracer une voie vers le désarmement définitif du Hamas qui porte une lourde responsabilité dans la situation catastrophique dans laquelle se trouve Gaza aujourd'hui. Jean-Noel Barou, vous avez très vivement réagi hier au tir effectué par l'armée israélienne sur une délégation diplomatique internationale préducante de réfugiés de génine en en 6 Jordanie. Vous avez euh convoqué l'ambassadeur d'Israël. Qu'allez-vous lui dire ? Nous allons d'abord lui demander des explications sur ces faits d'une extrême gravité.
Euh les diplomates qui étaient euh en visite sur le site du camp ou aux alentours du camp de réfugiés de Jenin en 6 Jordanie ne représentait aucune espèce de menace et ne pouvait en aucun cas être pris pour cible. J'ai appelé hier notre diplomate qui participait à cette visite pour lui témoigner de mon soutien après ce moment extrêmement éprouvant qu'il a dû traverser. Donc nous allons protester et demander des explications au au à l'ambassadeur d'Israël en France. Aux États-Unis, l'émotion est forte après la mort de deux membres de l'ambassade israélienne près du musée juif de Washington. Donald Trump a dénoncé, je cite, une fusillade antisémite.
Comment réagissez-vous et est-ce que vous craignez la multiplication de tels actes ? J'ai réagi d'abord en envoyant un message à euh mon homologue Guidéon Sar, ministre des affaires étrangères israélien, pour lui exprimer mes condoléances, pour lui dire que mes pensées allaient aux familles de ces deux diplomates, mais aussi à tous leurs collègues qui ont dû être profondément choqués par ces actes ignobles qui relevaient effectivement de l'antisémitisme et qui sont purement et simplement révoltants.
S'agissant de de l'antisémitisme et des actes antisémites, nous sommes évidemment préoccupé par leur explosion dans notre pays depuis plusieurs années et le gouvernement est mobilisé sous l'autorité du Premier ministre pour ne laisser aucune place à ces violences et aucune place à l'antisémitisme dans la République. Les instructions ont été passées au préfet d'y veiller tout particulièrement et vous pouvez compter sur la mobilisation de tout l'appareil de l'État pour assurer à nos compatriotes de confession juives la sécurité à laquelle ils ont droit. Un mot sur l'Ukraine Frédéric. Oui, monsieur le ministre.
Au vu de l'enlisement du conflit et de l'agression russe auprès du peuple ukrainien, devrons-nous prochainement apporter un soutien militaire de type armée de terre ou de l'air concret au à l'Ukraine ? D'abord, il nous faut obtenir un un cesser le feu et il nous faut obtenir de la part de Vladimir Poutine qui est aujourd'hui le seul obstacle à la paix, qu'il consente de bonne foi à engager un un dialogue, une négociation conduisant à une paix durable euh en Ukraine. Pour cela, puisqu'il n'y consent pas spontanément, il va falloir continuer à accroître la pression sur Vladimir Poutine.
C'est pourquoi je plaide pour que nous puissions concevoir des mesures, des sanctions suffisamment dissuasive pour que Vladimir Poutine considère que de poursuivre sa guerre est beaucoup plus coûteux pour lui que d'y mettre fin. Ensuite, une fois que les négociations auront été ouvertes et que un accord de paix aura été trouvé, l'Ukraine aura besoin pour que cette paix soit durable et que l'agression, toute nouvelle agression soit dissuadée d'une forme de garantie sur sa sécurité auquel les Européens seront naturellement comme voisins et alliés appelés à contribuer.
La première dimension de cette garantie de pour la sécurité de l'Ukraine à l'avenir, c'est de renforcer l'armée ukrainienne qui aura vocation à être suffisamment forte pour dissuader la menace. Ensuite et je dirais en en deuxème ligne, sans doute faudra-t-il que des capacités militaires qui pourront être invité par l'Ukraine viennent consolider cette garantie de sécurité de manière à ce qu'elle soit la plus crédible possible et que plus jamais la la guerre ne reprenne en Ukraine. Alors justement au vu des négociations qui se passent entre monsieur Trump monsieur Poutine dans le dans le le conflit de l'Ukraine, où est la place de l'Europe vraiment ?
Vous savez, il y a quelques semaines les c'est à Paris que pour la première fois les Ukrainiens, les Européens et les Américains se sont assis autour d'une même table. Ça a été une rencontre extrêmement utile parce qu'elle a permis aux Ukrainiens, aux Européens de faire entendre à nos partenires américains ce que sont nos exigences, ce que nous pouvons accepter, ce que nous ne pouvons pas accepter. Ensuite, l'Europe et bien elle est elle continue de jouer son rôle de soutien à l'effort de guerre ukrainienne, à la résistance ukrainienne d'une part, à la pression exercée sur la Russie d'autre part.
Nous avons adopté cette semaine formellement le 17e train de sanction à l'encontre de la Russie qui ciblait des navires pétroliers utilisés par la Russie pour contourner les embargos sur le pétrole qui ciblaient des institutions financières qui ciblaient également euh des personnes ou des entités responsables des campagnes de désinformation de déstabilisation ou des campagnes cyber euh qui ont pris pour cible l'Ukraine ou les pays européens. Donc c'est à la fois dans le soutien à l'Ukraine, dans la pression sur la Russie et dans je dirais les messages passés aux États-Unis que l'Europe trouve sa place.
Mais disons-le, ce qui se joue en Ukraine notre avenir et et et c'est la sécurité de de l'Europe et c'est pour c'est la raison pour laquelle nous impliquons à ce niveau-là. Alors, je vous propose de changer de continent. Pierre Grand. Monsieur le ministre, on se souvient de plusieurs années de relation plutôt glaciale entre la France et le Maroc, entre le président Macron et puis sa majesté le roi Mohamed 6. Et puis effectivement, il y a eu cette très très belle visite d'État au mois d'octobre 2024. tout le fast, une grande délégation française reçue par Sa Majesté le roi et la famille la famille royale. On parle aujourd'hui de réconciliation diplomatique. Qu'en est-il ?
Puisque on a l'impression que tous les clignotants sont plutôt sont sont plutôt ouverts entre nos deux nos deux pays. Et puis à notre tour euh quand va-t-on accueillir sa majesté le roi Mohamed 6 ? Vous avez raison de souligner que nous avons euh écrit un ou commencé à écrire un nouveau chapitre euh de la relation entre le la France et le Maroc qui est une relation très dense qui s'appuie sur les liens humains très riches qui unissent nos deux peuples.
Ce partenariat d'exception renforcé, je crois que c'est le terme qui a été retenu, il couvre l'ensemble des dimensions de la relation entre nos deux pays, les sujets économiques, les sujets scientifiques et culturels, les sujets des mobilités, les sujets migratoires également. Et sur tous ces sujets, sommes résolus à à pousser notre coopération qui est qui est à au bénéfice de chacun de nos deux pays à son maximum. Et dans ce cadre, le le Sa Majesté le roi du Maroc devrait euh nous rendre visite cette année. Je crois pas que la date soit encore tout à fait fixée.
Par la suite, vous pouvez vous attendre à à avoir des des visites de part et d'autre Méditerranée à une fréquence régulière pour consolider, cimenter cette relation refondée sur un autre pays africain. Pierre, monsieur monsieur ministre, après cette belle hospitalité marocaine et en attendant l'hospitalité française à venir pour le roi, on va se diriger vers le l'hospitalité canan. Et nous les deux présidents, le président Macron et le président Ruto s'entendent plutôt bien. Ils se ils se voient régulièrement et à New York, ils ont décidé de fixer la date et un cap sur ce sommet euh africain Afrique-Fance qui aura lieu à Naéobie en avril 2026.
l'environnement, la protection de la planète, la dimension financière en Afrique. Euh en plus sur les objectifs et la grande stratégie de nos deux nos deux présidents, Ruto et Macron. D'abord, on a commencé à à préparer ce sommet important, sommet Afrique-Fance, vous l'avez dit, à Nairobi au printemps 2026. Euh nous avons euh beaucoup à construire avec les pays africains euh où plus précisément nous avons à poursuivre euh un effort qui a été engagé depuis 2017 et le discours du président de la République à Wagadou qui consiste à transformer notre relation avec les pays africains. On parlait du Maroc à l'instant.
On a profondément refondé, je le disais, notre relation avec le Maroc en partant de nos intérêts communs, en regardant notre avenir et la manière dont on peut se renforcer l'un et l'autre. Et bien c'est de cette manière-là désormais que la France aborde sa relation avec tous ses partenaires africains en respectant leur souveraineté, en respectant leurs intérêts et en construisant des coopérations mutuellement bénéfiques qui touchent à l'économie, qui touchent à l'environnement, à la culture, à l'éducation.
Et puis il y a une relation particulière que nous voulons consolider, renforcer entre la France et le continent africain lui-même puisque nous partageons une vision très claire de la manière dont nous voulons que le monde s'organise à l'avenir. Nous refusons en Afrique comme en France le réveil des empires, la logique de bloc et les guerres ou les nouvelles guerres de colonisation. Nous croyons au multilatéralisme pour résoudre les grandes questions du 21e siècle. Celle de l'environnement, celle des pandémie, celle de l'accès de tous à l'éducation ou euh à la nutrition.
Sur toutes ces questions, nous croyons au multilatéralisme et nous voulons donc euh le soutenir dans un moment où il est pourtant menacé. Sur la question algérienne, Jean-Louis. Monsieur le ministre, quelle solution pour relancer le discours et les relations avec l'Algérie surtout vis-à-vis des délinquants qui sont pas pris en charge par le pays ? C'est une question qu'il faut adresser aux autorités algériennes qui ont pris décision brutal, injustifiée, injustifiable, d'expulser 12 agents français en poste en Algérie. Décision à laquelle nous avons répondu avec fermeté.
euh avec stricte réciprocité et et immédiatement euh mes décisions qui ne les a pas empêché d'en prendre une deuxième qui a consisté à à dénoncer euh les l'accord que nous avions trouvé en 2013 qui régit euh la délivrance et l'utilisation des passeports diplomatiques entre nos deux pays quand le il y a quelques jours, il ils ont renvoyé d'Algérie des agents titulaires de passeport diplomatique qui étaient présents en Algérie pour une mission de courte durée. Et donc par ces décisions brutales, les autorités algériennes ont rompu le dialogue. Et c'est déplorable parce que ce n'est ni dans l'intérêt du peuple algérien, ni dans l'intérêt du peuple français.
Vous l'avez dit en creux dans votre question. Euh nous avons besoin de coopérer sur le plan de la sécurité, sur le plan migratoire également pour pouvoir reconduire à la frontière les étrangers en situation irrégulière et notamment ceux qui présentent euh des risques de trouble à l'ordre public. Euh mais pour ça, il faut dialoguer. Mais pour dialoguer, il faut être deux. Et jusqu'à présent euh ou en tout cas ces derniers temps, les autorités algériennes euh ont fait un choix inverse de celui du dialogue. Donc il leur appartient de nous dire si oui ou non elle souhaite dialoguer, coopérer au bénéfices de l'Algérie comme de la France.
L'écrivain franco-algérien Bolem Sansal est toujours détenu en Algérie. Est-ce qu'une issue favorable est envisageable ? Bien sûr, nous ne perdons pas espoir. Nous avons plaidé. J'ai plaidé personnellement lorsque je me suis rendu à Alger au début du mois d'avril et que j'ai rencontré le président Teboun, j'ai plaidé pour un geste d'humanité étant donné l'état de santé et l'âge de notre compatriote que nous n'abandonnerons pas. Frédéric. Oui, monsieur le ministre. Alors, après une dépendance économique et stratégique au choix États-Unis, serions-nous dépendants prochainement des choix de la Chine ? Très bonne question qui doit nous interroger.
Parce que nous avons face à nous le risque préoccupant d'un décrochage industriel et technologique alors que les États-Unis et la Chine sont lancés dans une course à la domination économique. Si nous ne faisons rien, alors oui, nous deviendrons progressivement une colonie industrielle des États-Unis ou une colonie industrielle de la Chine. Qu'est-ce que j'entends par là ? Bien, progressivement tout ce qui nous entoure et bien nous aurons à le solliciter que le que ce soit des téléphones portable, des micros, des caméras, tout ce qui nous entoure dans ce studio, nous serons dépendants pour pouvoir en disposer de d'industries sur lesquelles nous n'avons aucun contrôle.
Et à mesure que nous importerons dans nos vies quotidiennes euh tous ces objets conçus, produits ailleurs, nous importerons avec eux un certain nombre de normes, un certain nombre de références culturelles qui ne sont pas les nôtres. Donc si nous ne voulons pas perdre notre identité en perdant notre industrie et bien nous avons besoin d'un sursaut. Ce sursaut, ça suppose de simplifier la vie de celles et ceux qui créent des emplois, de celles et ceux qui créent des entreprises ou qui innov dans notre pays. Cela suppose d'investir dans les secteurs d'avenir plutôt que de les laisser les autres investir à notre place.
Cela suppose aussi de faire preuve de réalisme et de pragmatisme en sachant protéger certaines de nos filières lorsqu'elles font l'objet d'une concurrence déloyale en provenance d'autres régions du monde qui ne se gênent pas pour sursubventionner leur propre industrie et freiner l'accès à leur marché de nos entreprises. Jean-Louis.
Alors moi je vais vous parler de l'Italie hein, de relation avec l'Italie puisque je suis dans une vallée transfrontalière, une commune qui a des qui est à la frontière italienne, je voulais savoir la relation avec l'italist sur les relations transfrontalières, c'est-à-dire le tunnel de tente, la ligne de chemin de fer, Turin, Breille, Nice et Vimille et les comment se comporter par rapport à l'immigration bien qu'elle est ralentie ces derniers temps. Ouais.
Merci pour cette question importante qui était à l'ordre du jour de ma précédente visite à Nice il y a quelques semaines de cela où j'ai retrouvé mon collègue Antonio Tayani, le ministre des affaires étrangères de l'Italie pour un comité de coopération transfrontalière. Pourquoi est-ce que c'est important la coopération transfrontalière ? J'ai pas besoin de vous l'expliquer à vous, mais peut-être y a-t-il des lecteurs de Nice matin qui eux ne vivent pas à la frontière, mais quand on vit à la frontière et bien on est confronté à à tout un tas de difficultés euh qui supposent que les gouvernements puissent s'entendre pour qu'elles soient levée.
C'est vrai en matière de mobilité, c'est vrai en en matière de gestion des ressources naturelles, je pense à la gestion des eaux de la vallée de la Roya. C'est vrai en matière d'accès à l'éducation ou à la santé. Voilà tous les sujets dont nous avons parlé il y a quelques semaines à Nice avec euh mon homologue pour qu'on puisse euh dans chacun de ces domaines euh simplifier euh la vie de nos compatriotes euh transfrontaliers. Vous évoquez deux de ces points, celui des mobilités et celui en tout cas les questions les questions de transport. sur les questions notre coopération est excellente. Elle se passe bien.
Et vous vous souvenez peut-être que le ministre de l'intérieur est venu rencontrer à la frontière son homologue italien il y a quelques mois en présence du premier ministre de d'alor Michel Barnier qui ont pu constater à quel point les les mécanismes de coopération entre nos polices aux frontières qui ont été mises en place ont produit des effets bénéfiques sur la partie transport. Je ne pas je ne veux pas préempter des annonces qui doivent être faites par les ministres des transports, mais je crois que nous sommes en bonne voie pour pouvoir espérer prochainement la réouverture ou du tunnel de tande. Et puis Philippe Tabarot avait évoqué l'échéance du mois de de juin.
Est-ce qu'elle crois qu'on peut je crois qu'on peut je crois qu'on peut raisonnablement espérer que que l'échéance soit tenue. Je crois qu'on on peut espérer aussi que la partie italienne tienne ses propres engagements. S'agissant du second tube du du tunnel du Frégus. Et puis pour la ligne de chemin de fer, on l'a bien mise à l'ordre du jour des comités techniques qui vont faire suite à ce comité de coopération transfrontalière. Donc le sujet est porté au plus haut niveau. Merci Michel. Oui, vous avez rappelé tout à l'heure, monsieur le ministre, la tenue de cette conférence dite à deux états, hein, au mois de juin. Je crois que c'est les dates ont été fixées, hein, du 16 au 20 à New York.
Euh euh vous savez aussi que combien euh le l'Iran est importante dans ce fameux deal, ce fameux échange, peut-on dire euh pour parvenir à cette solution à deux états. Est-ce qu'on peut peut-être avec votre homologue de iranien envisager une reconnaissance d'Israël par l'Iran, en échange de reconnaissance de l'État palestinien par Israël ? Et puis peut-être une autre question sub qui va dans le même sens. Euh Israël ne a besoin de absolument de de sécurité. Voilà. aussi bien les voilà, vous le savez.
Et euh il faut absolument que l'Iran arrête de d'enrichir euh l'uranium 235 et donc pour ça euh est-ce qu'on peut aussi envisager un deal euh qu'elle arrête que l'Iran arrête en contrepartie, elle aurait accès aux centrales nucléaires civiles et puis aussi une reconnaissance internationale et puis aussi pourquoi pas des des aides au développement. Voilà. Voilà. Merci beaucoup pour votre question. D'abord, oui, Israël a droit à la sécurité et je dirais même que la France est indéfectiblement attachée à la sécurité d'Israël.
Nous l'avons montré lorsque nous avons mobilisé nos moyens militaires pour concourir à la défense d'Israël lorsqu'Israël était pris pour cible par des attaques balistiques en provenance de l'Iran. Et nous le démontrons par ailleurs en étant extrêmement ferme vis-à-vis de l'Iran sur son programme nucléaire qui menace la sécurité d'Israël, qui menace aussi la sécurité européenne et la sécurité du territoire national.
C'est pourquoi dans le cadre de cette conférence sur la solution à deux états, je vous le disais tout à l'heure, nous voulons que cette décision que la France pourrait prendre de reconnaître l'État de Palestine euh soit le moyen d'obtenir pour Israël les garanties durables d'une sécurité et d'une stabilité. s'agissant du programme nucléaire iranien dont j'ai dit qu'il menaçait la sécurité d'Israël qui me renassait également la sécurité européenne et celle du territoire national. Nous avons il y a 10 ans trouvé un accord avec l'Iran dans l'esprit de ce que vous dites.
C'est-à-dire l'Iran s'engage à contenir ses capacités d'enrichissement de l'uranium nécessaire à de notamment au nucléaires civil. En contrepartie de quoi nous avions décidé il y a 10 ans de lever les sanctions qui étaient alors appliquées sur l'économie iranienne. Euh cet accord arrive à expiration dans quelques semaines et nous avons euh une responsabilité avec l'Allemagne et le Royaume-Uni qui avec nous avons trouvé cet accord il y a 10 ans.
c'est soit de réappliquer les sanctions si comme nous le pensons, l'Iran a violé ses obligations au terme de l'accord que nous avions trouvé il y a 10 ans, soit de trouver un nouvel accord qui soit protecteur pour Israël comme pour les Européens et le territoire national.
Nous avons accueilli favorablement l'ouverture d'une discussion entre l'Iran et les États-Unis et nous sommes en lien étroit avec les États-Unis au moment où ils engagent cette discussion pour leur dire ce que sont nos attentes sur un sujet qu'on connaît bien parce qu'on l'a négocié il y a 10 ans et qu'on avait déjà commencé à mesure qu'on se rapprochait de l'expiration de cet accord à à réfléchir à nos demandes vis-à-vis de la partie euh iranienne. Donc je souhaite vivement que l'accord ou en tout cas que les discussions engagées par les États-Unis aboutissent sur un accord protecteur et on on fera ce qu'on pourra pour le faciliter.
Mais quoi qu'il en soit, dans quelques semaines, lorsque nous aboutirons, nous toucherons à la fin de l'accord sur le nucléaire iranien il y a trouvé il y a 10 ans, nous appliquerons nous réappliquerons toutes les sanctions qui avaient été levées si notre sécurité, la sécurité des Françaises et des Français n'est pas garantie. Audible. Alors, on repart dans l'Europe. Alors que l'axe franco-allemand traverse une période d'incertitude et que l'on ne sait pas aujourd'hui si Paris et Berlin sont toujours pleinement alignés sur les grands dossiers. Et ça c'est c'est vrai qu'on l'ignore malgré la récente nomination du nouveau chancelier.
Selon vous, quels seront les leviers concrets dont disposera la France pour défendre ses intérêts et faire entendre sa voix au sein de lieu dans un contexte où le poids des Étatsmembres évolue en en permanence quoi ? Le moteur franco-allemand, on l'a redémarré au quart de tour parce que le 7 mai, lorsque le chancelier Mertz a été élu, et bien euh il a consacré son premier déplacement international à la France. J'ai moi-même accueilli euh mon homologue, ministre des affaires étrangères allemand euh et nous sommes convenu euh de relancer dans tous les domaines euh la la coopération entre la France et l'Allemagne.
Et vous avez sans doute perçu dans les prises de position du nouveau chancelier que l'Allemagne a pris un virage qui la rapproche de certaines des positions françaises, que ce soit sur la défense, que ce soit sur l'autonomie stratégique matière industrielle notamment, que ce soit même sur les questions énergétiques où nous avons parfois eu des divergences marquées, et bien on voit se réouvrir des champs de coopération entre entre la France et l'Allemagne. Et c'est ce que nous voulons approfondir parce que l'Europe n'est jamais aussi forte que lorsque le moteur franco-allemand vrombit. Et je crois que c'est le cas aujourd'hui.
En tout cas, c'est dans cet esprit que depuis quelques semaines avec Johann Wadefou, le ministre des affaires étrangères allemands, nous nous coordonnons sur l'ensemble des sujets. Euh alors, on arrive bientôt à à la fin de à la fin de cette séquence. Une dernière question Frédéric si vous voulez peut-être englober vos deux les deux questions que vous avez que vous avez elles sont elles sont effectivement elles sont congruentes. Donc déjà dans un premier temps, de quel levier monsieur le ministre disposons-nous encore pour défendre les droits de l'homme et du citoyen à l'international et dans le contexte belliciste qu'on connaît, quelle est l'image de de la France à l'étranger ?
Merci pour cette question. Ce sont des principes que nous avons inscrit il y a 80 ans dans la charte des Nations- Unies. Ces Nations Unies que qui ont été bâtis sur les ruines de la deuxème guerre mondiale et qui ont une triple mission, la paix, les droits de l'homme et le développement durable. Aujourd'hui, les Nations- Unies, ce que j'appelais tout à l'heure le multilatéralisme, c'est-à-dire la coopération entre les nations, est effectivement remise en question par des puissances qui se vivent aujourd'hui comme des empires et qui veulent remettre en question certains des principes fondateurs de cet ordre international fondé sur le droit et la justice.
Tel qu'un principe simple, je ne touche pas à tes frontières, tu ne touches pas aux miennes. Voilà un principe inscrit dans la charte des Nations- Unies qui depuis 80 ans ne nous a pas épargné de toute guerre mais qui a évité de si nombreux conflit à l'échelle planétaire. La France reste fondamentalement attachée à ces principes et aux missions des Nations Unies. La paix, les droits de l'homme, le développement durable. comme membre permanent du conseil de sécurité, nation fondatrice des de l'ONU. Euh la France a cette responsabilité, mais elle est aussi entendue et attendue.
Et partout où je me déplace, je vois des pays en Asie du Sud-Est où le président de la République se rendra la semaine prochaine ou encore en Amérique latine, de très nombreux pays, de très nombreux peuples dans le monde qui eux non plus n'ont pas envie de se laisser entraîner dans des conflits, dans des tensions qu'ils n'ont pas choisi et qui croient comme nous dans les vertus de la coopération sur la plutôt ou dans le choix de la coopération plutôt que celui de la confrontation et qui regarde la manière manière dont la France va porter cette voie et que regarde la manière dont l'Europe va se mobiliser pour la défendre.
Je crois que notre responsabilité dans ce moment, c'est de ne pas nous laisser intimider par ceux qui voudraient nous faire croire que le 21e siècle tourne la page de tout ce que nous avons bâti et nos pères et nos mères avant nous, mais que nous pouvons au contraire ouvrir une nouvelle page euh de la coopération du dialogue entre les nations parce que nous avons beaucoup de nouveaux défis devant nous mais que c'est toujours par la le dialogue plutôt que par la force qu'on trouve des solutions durables au problèmes de notre époque. Merci beaucoup Jean-Noël Barreau. Je pense qu'on aura l'occasion de vous revoir rapidement à Nice à l'occasion de à l'occasion de Lunoc.
Merci à nos cinq lecteurs et merci pour vos questions extrêmement pertinentes. Merci à Sophie Don Philippe Bertini pour la réalisation de cette émission. Bonne soirée à tous.
[Musique]