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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 30 avril 2025 60 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Donald Trump : les 100 jours qui stupéfient le monde | Ça vous regarde - 30/04/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 55 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse partielle

    Quels sont les 100 jours les plus réussis de l'histoire des États-Unis selon Trump ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Pourquoi Trump fait-il tant de promesses ?

  • 3:16OuverteRéponse directe

    Quels sont les indicateurs économiques contrastés de ces trois premiers mois ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Quelles mesures controversées Trump a-t-il prises sur les minorités et les droits des genres ?

  • 4:41OuverteRéponse directe

    Pourquoi Trump est-il perçu comme un risque pour la stabilité mondiale ?

  • 6:11OuverteRéponse directe

    Comment Trump se raconte-t-il une histoire de succès malgré les indicateurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:32Fait
    « Nous sommes ici ce soir au cœur de notre nation pour célébrer les 100 premierers jours les plus réussis de toute l'histoire du pays et beaucoup de gens sont d'accord avec ça. »
  • 2:32Fait
    « Donald Trump fait un boulot et pas et vous n'avez encore rien vu »
  • 2:32Promesse
    « Nous allons mettre fin à l'inflation, ce que nous avons d'ailleurs déjà fait, réduire les prix, augmenter les salaires et vous offrir la meilleure économie de l'histoire mondiale. »
  • 3:16Fait
    « Donald Trump a signé 139 décrets depuis le 15 janvier. seulement voilà un très grand nombre d'entre eux ont été attaqués en justice et invalidés ou alors suspendu. »
  • 3:16Fait
    « Le président américain a par exemple licencié 130000 fonctionnaires, mais la moitié d'entre eux ont été rétablis dans leur fonction par le tribunal administratif. »
  • 3:59Fait
    « Il n'existe que deux genres masculins et féminins et aucun homme ne pourra participer à des compétitions de sport féminin. »
  • 3:59Fait
    « Les opérations de transition de genre qui étaient devenu très à la mode vont devenir très rares. »
  • 4:41Fait
    « Il a également proposé d'expatrier les habitants de Gaza avant de s'en prendre publiquement au président ukrainien. »
  • 4:41Fait
    « Vous n'avez pas les cartes là sans nous. Vous n'avez pas les cartes, vous jouez aux cartes. Vous jouez avec les vies de millions de personnes, vous jouez avec la troisème guerre mondiale. »
  • 5:26Fait
    « Il est toujours en campagne. Il raconte une histoire, l'histoire du succès de l'Amérique qui est aussi sa propre histoire. »
  • 6:53Fait
    « Il y a quand même un certain nombre d'indicateurs économiques, sociaux, géopolitiques qui sont qui sont pas très bons en ce heur au mur du réel. »
  • 7:36Chiffre
    « 140 décrets en 100 jours, c'est gigantesque. Quand on voit les les chiffres, les courbes, la plupart des présidents, ça reste à 20, 30 et cetera. »
  • 8:15Fait
    « Il veut par ses décrets non seulement remplacer les lois mais même la Constitution puisqu'il veut mettre fin au droits du sol pour l'acquisition de la nationalité. »
  • 9:35Chiffre
    « Il y a quand même 40 % qui restent satisfaits. C'est à peu près son électorat. »
  • 10:16Fait
    « Au fond, nous en Europe, et c'est comme ça que je voyais les choses quand j'ai pris l'avion, on le voit comme le président qui rate tout. »
  • 10:58Fait
    « Aux États-Unis, beaucoup de gens le voient comme le président qui ose et ce n'est pas encore donc complètement négatif. »
  • 12:13Promesse
    « Les promesses qui arrivent pour le budget 2026 de baisse d'impôts, baisse considérable d'impôt pour les plus aisés pour les grandes entreprises, ça fait tenir quand même un certain nombre de d'individus. »
  • 12:50Chiffre
    « 25 % de ceux qui ont voté pour lui le regrettent »
  • 13:33Fait
    « Il a complètement démantelé ce que les Républicains et les libertariens appellent l'état administratif, le fonctionnement des agences, de l'administration, des ministères. »
  • 14:15Fait
    « C'est ces mosques qui donnent des ordres aux agences qui devraient superviser ces entreprises. »
  • 14:58Fait
    « Il y a une scène très parlante durant euh ce meeting, c'est que à un moment donné, vous avez un clip vidéo où on voit euh des migrants réputés illégaux dont on rase la tête alors qu'ils sont entravés et menotés et à ce moment-là, la foule exulte en hurlant USA USA USA. »
  • 15:41Fait
    « Il sait ce qu'il fait »
  • 16:21Fait
    « Il y a une logique sur le plan intérieur comme extérieur. Effectivement, c'est la stratégie du chaos comme vous le titrez. »
  • 16:58Fait
    « On voit bien qu'en quelques semaines le l'intégralité des allian hérité de 1945 sont sont renversé. »
  • 17:38Fait
    « Il y a des enquêtes qu'on pouvait que ça date d'il y a très longtemps Vincent. Cette proximité dont parlait Marie Cécil avec le cremelin. Il a choisi son camp. »
  • 18:23Fait
    « Il a été totalement marabouté par euh Poutine et son entourage. »
  • 19:06Fait
    « Il y a un certain nombre de républicains, je parle pas des démocrates, qui sont en train de comprendre que ce que fait Trump est en train de détruire la puissance de l'Amérique, la puissance économique, la puissance militaire et son soft power. »
  • 19:44Fait
    « Les pays dans l'ensemble ont décidé on ne fait rien et la Chine en particulier qui ne négocie pas malgré ce que dit Trump, la Chine n'a absolument pas soulevé son téléphone parce que de toute façon ça ne sert à rien »
  • 21:40Fait
    « Est-ce que les États-Unis vont continuer de soutien en l'Ukraine ? C'est peu probable »
  • 22:19Fait
    « Les l'ensemble des partenariats et des alliances économiques dans le monde vont être complètement reconfigurées. »
  • 23:02Fait
    « Il considère que le libre échange a nuit aux États-Unis et que tous les États ont grugé les États-Unis depuis depuis des décennies. »
  • 24:17Chiffre
    « Il faudra au moins 2 ou 3 ans pour que des usines soient rapatriées, que les compétences reviennent »
  • 24:57Fait
    « Le cours de la bourse qui a chuté l'a pas du tout fait changer. »
  • 26:25Fait
    « Il dit "Mon mon premier mandat, c'était pour sauver le pays, j'ai réussi. Mon deuxème mandat, c'est pour euh sauver le monde." »
  • 27:57Fait
    « Si elle répercute ces taxes douanières, ces pièces seront sans doute trop chères pour sa clientèle. »
  • 28:41Fait
    « Il a été élu largement pour une raison Donald Trump, c'est le syndrome de la facture en fin de mois et c'est l'inflation que les consommateurs américains reprochaient à Joe Biden. »
  • 29:24Fait
    « La baisse actuelle des cours du pétrole au niveau mondial. Ça ça pourrait lui apporter l'oxygène dont il a tellement besoin pour démontrer à son électorat qu'il a tenu sa promesse économique. »
  • 30:07Fait
    « Les États-Unis, c'est la première puissance mondiale et que beaucoup de pays émergents notamment n'ont pas le choix. Ils vont passer sous les fourches chocolines de Trump pour continuer à exporter aux États-Unis. »
  • 30:45Fait
    « L'inflation alimentaire, elle elle existe bien. Le quotidien, les Américains le vivent. »
  • 31:21Fait
    « Il n'a absolument pas dit durant la campagne électorale que ce serait difficile. Il a dit "Je vais régler tous les problèmes le premier jour". »
  • 32:00Chiffre
    « Le coût de fabrication d'une voiture américaine sur le territoire américain va augmenter de 30 des pièces »
  • 32:43Fait
    « C'est les justices fédérales. C'est un système très particulier aux États-Unis. Oui, à condition que le pouvoir exécutif respecte les décisions de justice et pour l'instant c'est pas le cas. »
  • 33:17Fait
    « La constitution on s'asseoira dessus. »
  • 33:54Fait
    « Il a asservi certains grands titres de la presse, hein. Le fait que Jeff Bezos soit le propriétaire de Washing Post aujourd'hui, il a interdit à sa rédaction de prendre position en faire de Camalar Haris. »
  • 35:18Fait
    « On va voir ce qui vous différencie de vos deux adversaires Olivier Fort et Boris Valallot. »
  • 36:01Fait
    « Je suis celui qui a mis souvent les mains dans le cambouille, qui a retrouvé ses manches, qui a fait en sorte que ce parti se relève. »
  • 36:44Fait
    « Ce qui nous réunit, c'est ça. Puis vous l'avez vu, c'est pas vraiment une question d'âge, mais il y a un renouveau. »
  • 37:20Fait
    « Moi, je suis maire d'une ville populaire ouvrière qui est Rond R. On est une vie populaire et fière de l'être. »
  • 37:55Fait
    « Ce qui nous différencie à vrai dire bah déjà c'est ce que vous avez dit, c'est l'équipe. C'est pas une personne, il y a pas d'homme ou de femme providentielle. »
  • 39:08Fait
    « Moi je vois beaucoup de militants, d'élus locaux, de fédérations qui se sentent tout seul, démunis, pas suffisamment aidés, pas suffisamment soutenu »
  • 39:44Fait
    « La difficulté pour le NFP c'est qu'il y avait un risque majeur extrême droite et nous avons tous eu ces doutes et ces questionnements sur la capacité que nous pourrions avoir de nous rassembler ou pas. »
  • 40:24Fait
    « Une alliance programmatique telle que celle qui était proposée dans le FP, il n'en est pas question. »
  • 41:01Fait
    « Il ne doit pas y avoir de compromission sur la laïcité, sur le refus absolu du populisme »
  • 41:39Chiffre
    « Si vous partez seul chacun de votre côté, c'est 12. C'est bien la clarté de partir seul. »
  • 42:16Fait
    « Si vous voulez savoir où aller, faut d'abord avant de faire des unions avec qui que ce soit un ce que j'appelle un GPS. Vous savez ce que c'est un GPS ? C'est un grand parti socialiste. »
  • 42:55Fait
    « La censure est un outil démocratique qui existe, qui est prévu par les textes et je vois pas pourquoi on s'en privait. »
  • 43:32Fait
    « On n'est pas au gouvernement, on va pas rentrer. Moi, on m'avait contacté hein pour être ministre. J'ai toujours refusé »
  • 44:10Fait
    « Le travail ne pai pas. Aujourd'hui, le travail, il est plus imposé que la rente ou le patrimoine. »
  • 44:43Fait
    « Plus vous êtes riche, moins en proportion vous pay. Non, c'est pas normal. »
  • 45:21Fait
    « Plus haut patrimoine, plus de 100 millions d'euros. Moi, j'ai pas 100 millions d'euros, hein, et je connais personne qui a 100 millions d'euros de patrimoine. »
  • 46:37Fait
    « C'est pas l'âge qui compte, c'est l'espérance de vie en bonne santé. »
  • 47:16Fait
    « Ce gouvernement sous monsieur Macron a supprimé des critères de pénibilité que nous nous avions instauré. »
  • 47:53Fait
    « Rien ne sera possible si nous ne gagnons pas les municipales. »
  • 50:07Fait
    « Faut-il travailler le 1er mai ? »
  • 50:50Fait
    « En dehors de certains cas particuliers, les boulangeries comme les fleuristes n'entrent pas légalement dans cette catégorie, contrairement aux hôtels, café et restaurant. »
  • 51:32Fait
    « Une proposition de loi sénatoriale souhaite permettre au commerce ouvrant le dimanche de pouvoir le faire aussi le 1er mai. »
  • 51:32Fait
    « Une proposition de loi sénatoriale souhaite permettre au commerce ouvrant le dimanche de pouvoir le faire aussi le 1er mai. »
  • 53:00Fait
    « Donc ça veut dire que les saisonniers, les salariés vont les récolter vendredi. Sauf que les asperges, ça n'attend pas. »
  • 53:40Fait
    « Ce que je voudrais juste dire, c'est que les bons salaires, c'est pas que le 1er mai, c'est tout le temps qu'il en faudrait. »
  • 55:28Fait
    « Il y a des professions qui travaillent qui sont obligés de travailler. On le sait, les hôpitaux par exemple, il y a des commerces ouverts aussi 7 jours sur 7. »
  • 56:00Fait
    « Je travaille ardemment ces derniers temps sur la simplification de la vie économique. »
  • 56:38Fait
    « Je rappelle juste dans ce pays s'il y a un code du travail c'est pour organiser le travail. »
  • 57:09Fait
    « Moi je suis issue d'un territoire rural dans un territoire particulièrement par exemple horticole. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

Bonsoir à tous, bienvenue dans Savourgarde. Au sommaire ce soir, les 100 jours de Donald Trump à la Maison Blanche. Ce sont les plus réussis de l'histoire du pays. Selon Donald Trump lui-même entre déclarations fracassantes et volte face, nous verrons comment le monde tente de s'adapter à ce dirigeant déroutant décryptage avec nos invités en plateau. Dans la deuxième partie de l'émission, nous recevrons Nicolas Mayer Rossignol. Il veut être le prochain patron du Parti socialiste. Son slogan changer pour gagner. Quel est son projet pour le parti à la rose ? On lui pose la question. Interview Franc Parl et puis une question d'actualité. En ce 30 avril, faut-il travailler le 1er mai ?

La droite veut étendre les possibilités d'activité alors que la gauche, elle tient à ce jour symbolique de députés. On débatte en plateau. Voilà pour le menu de ce soir. Ça vous regarde ? C'est parti.

1:06
Non speech

[Musique]

1:16
Locuteur

100 jours, 100 jours que Donald Trump déstabilise le monde. Chaque fait et geste du président américain est scrutée, décryptée. Déclaration Tony Truante, revirement tout aussi spectaculaire. Comment le monde a-t-il vécu ces 100 jours ? C'est le thème de notre émission ce soir et on en débat avec nos spécialistes Marie-Cécile Nave. Bonjour, vous êtes politiste, autrice de géopolitique des États-Unis, Anne Deszine, juriste, professeur émérite à l'université de Paris Naner Vincent Hug, je vous êtes journaliste, essayiste et enseignant à Science Po et puis nous retrouverons Richard Verli. Richard en direct des États-Unis correspondant pour Blicational Press Club de Washington.

Bonsoir à tous les quatre. Comme chaque soir, on va commencer par le récap signé Bruno

2:07
Non speech

[Musique]

2:16
Locuteur

Donet. Et dans votre récap ce soir, Bruno, un Donald Trump, on ne peut plus, satisfait de lui-même. C'est vrai, il a dit hier soir devant des supporters du Michigan réunis pour célébrer les 100 premiers jours de son mandat. Tout va plus que bien.

2:31
Non speech

[Musique]

2:32
Locuteur

Nous sommes ici ce soir au cœur de notre nation pour célébrer les 100 premierers jours les plus réussis de toute l'histoire du pays et beaucoup de gens sont d'accord avec ça. Donald Trump fait un boulot et pas et vous n'avez encore rien vu", a-t-il précisé dans ce discours fleuve qui ressemblait furieusement un meeting un peu comme si le président était encore en campagne. Vous n'imaginez même pas ce que nous allons réaliser. Nous allons mettre fin à l'inflation, ce que nous avons d'ailleurs déjà fait, réduire les prix, augmenter les salaires et vous offrir la meilleure économie de l'histoire mondiale. Bref, vous l'avez compris Elsa.

Aujourd'hui, l'Amérique, c'est déjà formidable, mais demain, ce sera encore mieux. Et alors, pourquoi Bruno Donald Trump fait-il tant de promesses ? Alors, d'abord parce qu'il l'a dit hier soir, il adore l'ambiance des campagnes électorales, mais peut-être aussi parce que le bilan de ces trois premiers mois est un peu plus contrasté qu'il ne l'affirme. Regardez sur la scène intérieure, d'abord, Donald Trump a signé 139 décrets depuis le 15 janvier. seulement voilà un très grand nombre d'entre eux ont été attaqués en justice et invalidés ou alors suspendu.

Le président américain a par exemple licencié 130000 fonctionnaires, mais la moitié d'entre eux ont été rétablis dans leur fonction par le tribunal administratif. Il s'en est également pris aux médias, aux universités, aux scientifiques, aux juges ainsi qu'à certaines minorités. Il n'existe que deux genres masculins et féminins et aucun homme ne pourra participer à des compétitions de sport féminin. Et les opérations de transition de genre qui étaient devenu très à la mode vont devenir très rares. Sur la scène internationale maintenant, en 100 jours, Donald Trump a réussi à se fâcher avec l'Union européenne, avec la Chine, le Vietnam, le Japon, la Corée, le Mexique, le Canada.

Il a également proposé d'expatrier les habitants de Gaza avant. de s'en prendre publiquement au président ukrainien. Vous n'avez pas les cartes là sans nous. Vous n'avez pas les cartes, vous jouez aux cartes. Vous jouez avec les vies de millions de personnes, vous jouez avec la troisème guerre mondiale. Enfin, sur le plan économique maintenant, il a fait bondir l'inflation, dégringoler la bourse dans les sondages. Il est donc aujourd'hui le président américain le plus impopulaire après 100 jours. Seulement 40 % de popularité, il est aussi le président dont 56 % des Américains déclarent qu'ils ont honte. Et celui dont un quart des électeurs regrettent d'avoir voté pour lui.

Bref, Donald Trump n'est à la Maison Blanche que depuis 100 jours, mais pour certains, le ressenti est nettement supérieur. Je vous laisse d'ailleurs découvrir le superbe lapsus qu'a commis hier soir un présentateur de la télévision canadienne. Grand rassemblement partisan pour Donald Trump qui fête ses 100 ans. C'est 100 ans. Mon dieu, quel lapsus. à euh c'est 100 jours, c'est 100 jours au pouvoir. Il a pris les jours pour des années. On lui souhaite donc bon courage hein car il reste quand même 1361 jours de mandat à Donald Trump. 1361 jours Bruno. Merci beaucoup.

Alors justement on voit sur ces images Marie-Cécile Nav Donald Trump c'est toujours pareil triomphaliste, fier de lui ne changera jamais. Oui, comme ça a été très bien dit, il est toujours en campagne. Il raconte une histoire, l'histoire du succès de l'Amérique qui est aussi sa propre histoire. On entretient la marque Trump, quelle que soit la réalité. Et puis, j'ai envie de dire, il se raconte une histoire aussi à savoir l'économie va bien, le monde va bien. Il est là pour sauver la planète, sauver le monde. Dans une interview qu'il a donné à Asie Atlantique, j'ai lu un peu les interviews qu'il a donné ses ses dernières heures.

Il dit "Mon mon premier mandat, c'était pour sauver le pays, j'ai réussi. Mon deuxème mandat, c'est pour euh sauver le monde. Bien que ça. Voilà. Et donc, on est dans toujours dans le dans le narratif d'autosatisfaite. Maintenant, il y a quand même un certain nombre d'indicateurs économiques, sociaux, géopolitiques qui sont qui sont pas très bons en ce heur au mur du réel. Mais ça veut pas dire que il il a pas le soutien enfin le taux de popularité, c'est à peu près le même que ce qui ce le nombre de gens qui l'ont qui l'ont élu finalement. C'est pas si mal, je trouve.

Andin, on dit à la fois qu' il est imprévisible et en même temps, on dit bah Donald Trump, il avait annoncé tout ce qu'il allait faire. Est-ce qu'il y a quand même une surprise sur ces 100 premiers jours ? Oui, il avait tout annoncé mais personne, même les plus pessimistes, ne pouvait penser que ce serait à ce rythme aussi large et surtout en violation systématique de la Constitution. Il faut quand même prendre conscience qu'il a une majorité à la chambre et au Sénat et qu'un certain nombre qu'il veut faire pourraient devrai passer par la voie législative. Il n'essait même pas. 140 décrets en 100 jours, c'est gigantesque.

Quand on voit les les chiffres, les courbes, la plupart des présidents, ça reste à 20, 30 et cetera. Et pour qu'on comprenne bien, c'est quelque chose, il le signe lui dans son coin et voilà, c'est lui qui décide tout seul les décrets. C'est-à-dire que dans l'ordre constitutionnel, tout en haut, il y a la constitution, ensuite il y a la loi et le décret. C'est c'est comme le pouvoir réglementaire en France, c'est fait pour appliquer parce que la fonction du président, il est à la fois commandant en chef et il est chargé de veiller au respect de la loi, donc de faire exécuter la loi. Donc théoriquement le décret, c'est quelque chose qui met en œuvre une loi du Congrès.

Et là, il veut par ses décrets non seulement remplacer les lois mais même la Constitution puisqu'il veut mettre fin au droits du sol pour l'acquisition de la nationalité. Or, c'est dans la Constitution, il faudra un amendement à la Constitution. Et justement, on reviendra, on se posera la question de savoir si cette justice peut être un contrepouvoir. Mais sans faire de psychologie, Vincent Uux, est-ce que dans ces 100 premiers jours, on arrive à voir comment l'homme Donald Trump fonctionne ? On arrive à en savoir plus. Qu'est-ce que ces 100 jour de lui ? Je dirais qu'il est tel qu'en lui-même l'éternité le change, hein.

C'est-à-dire que euh la différence avec Trump première manière, c'est qu'il avait encore à ce moment-là autour de lui, je dirais quelques gardes fou et j'emploie cette expression à dessin. Alors qu'aujourd'hui, il est entouré de courtisans qui rivalisent de servilité et et d'incompétences. Et euh j'ai perçu moi le meeting d'hier comme une sorte de numéro de claquettes de télévangéliste ou de gourou de secte. C'estàd que il était vénéré, il avait besoin de ce bain d'adulation parce que s'il y a quelque chose qui l'exaspère, c'est précisément la résistance du réel.

Et donc pour les chiffres par exemple sur l'économie qui sont tombés voilà quelques heures et qui montrent une contraction du produit intérieur brut alors que le dernier trimestre 2024 c'était 2.4 % de mieux et bien soit il dit que les chiffres sont faux qui sont manipulés soit il nous fait le coup de l'inventaire en disant qu'il paye aujourd'hui les arriérés de Joe Biden. Jo effectivement. Alors justement on va voir puisque Richard Verli et lui à Washington on parle de la popularité de Donald Trump mais Marie Cécile nous le disait. Il y a quand même 40 % qui restent satisfaits. C'est à peu près son électorat. Sa base à Donald Trump, elle est là, elle tient, elle le soutient.

Oui, absolument. Alors, on l'a vu d'ailleurs hier au Michigan avec cette ce grand meeting qui quand même, il faut bien le dire, était un meeting devant 3000 personnes. C'est pas non plus une foule immense. Je rappelle qu'au même moment, le sénateur démocrate Bernie Senders et l'élu démocrate Oasio Cortez, ils réunissent des dizaines de milliers de personnes dans leur meeting. Mais cela dit, ce qui est très frappant quand on arrive ici aux États-Unis, la première chose, c'est que la manière de voir Donald Trump est différente. Au fond, nous en Europe, et c'est comme ça que je voyais les choses quand j'ai pris l'avion, on le voit comme le président qui rate tout.

Ici aux États-Unis, beaucoup de gens le voient comme le président qui ose et ce n'est pas encore donc complètement négatif. Il y a cette idée que Donald Trump est en train de mettre un énorme pied dans la fourmillère mondiale et que de toute manière c'était nécessaire. C'est ce que pensent partisans et que vous verrez, il y aura des résultats. D'ailleurs, lui-même le dit, il parle de période de transition. Donc en deux mots, c'est 100 jours, c'est une mise à l'épreuve de Donald Trump mais pour l'instant il n'en sort pas affaibli, tout le monde s'interroge mais lui-même il est encore sur un socle solide.

Marie- Cécile Nave justement sur ce que nous disait Richard, cette différence de perception. C'est vrai qu'en France, on pourrait dire bon c'est un échec, regardez, il revient sur ses décisions et cetera, mais aux États-Unis, est-ce qu'il y a une forme de fierté à avoir un dirigeant finalement peut-être pas comme les autres ? On entend parler de lui tous les jours, il fait parler de lui, on l'entend, on l'écoute. Et là aussi, c'est partisans en France, hein. C'est pas toute la France qui est contre contre Trump dans le monde économique, dans une partie du monde politique. On on est on aimerait bien aussi prendre exemple sur son succès dans la dernière campagne, hein.

Il faut c'est pas aussi maniquin que ça. Après, l'électorat de Trump, il est très divers, hein. Il faut faire attention. C'est pas un un c'est pas un monolithique, hein. Vous avez un certain nombre de gens qui ont voté pour les questions, d'autres pour les questions euh économiques, d'autres pour justement le fait de que les États-Unis se retirent de la des grands conflits mondiaux et se concentrent sur les problèmes intérieurs. Dans le monde des affaires, par exemple, on continue d'être quand même très très protrein. C'est quand même le une grande grande partie de son électorat auquel on pense pas. Mais bon, ils ont été un peu chagrinés quand même par la baisse de la bourse, c'est vrai.

Mais les promesses qui arrivent pour le budget 2026 de baisse d'impôts, baisse considérable d'impôt pour les plus aisés pour les grandes entreprises, ça fait tenir quand même un certain nombre de d'individus. Et puis le le les investissements qu'il a fait dans le monde de la crypto, ça aussi ça entretient une popularité très importante dont on parle assez peu en France, je trouve. Justement, Anne Desine, vous vous êtes d'accord avec ce que dit Marie Sésinab ? Attention, nous avec nos yeux de français, on a l'impression de le voir un peu comme voilà quelqu'un qui fait un show, un mégalot et cetera. aux États-Unis, il y a quand même une large base qui le soutienne.

Il a été élu effectivement par une coalition extrêmement hétéroclite avec des magas, avec les libertariens, avec la silicone vallée et ces gens-là ont des priorités différentes. Donc quand les chiffres on nous disait que 25 % de ceux qui ont voté pour lui le regrettent, je pense que ce sont ceux qui ont voulu lui donner une chance et qui se rendent compte que non seulement il ne met pas fin à l'inflation, mais que sous son règne, il y a la récession, peut-être la stagnation et il y aura de toute façon de l'inflation.

Mais globalement, il y a beaucoup de gens qui lui donnent le bénéfice du doute et il faut bien voir qu'il est encore soutenu par tous ceux qui l'a mis dans le cabinet, tous les libertariens qui ont déversé des millions de dollars sur sa campagne. Musk tout seul 280 de mémoire et effectivement la crypto 240 millions de dollars. C'est-à-dire que Trump a changé son premier mandat, il était contre les cryptoonnaies et là maintenant dérégulation totale. Ces gens-là voulaient les baisses d'impôts et la déréglementation. Et là, ils ont tout bon parce que ce qu'a fait Musk il n'a pas réussi à réduire le déficit budgétaire. Il avait annoncé 2000 milliards de dollars.

Il a au maximum économiser peut-être 150 milliards. Mais il a complètement démantelé ce que les Républicains et les libertariens appellent l'état administratif, le fonctionnement des agences, de l'administration, des ministères. Et il faudra pas des mois, des années pour reconstruire. C'est-à-dire que ils ont obtenu qu'il n'y a plus de règles en matière de sécurité, de sécurité alimentaire, de protection de l'environnement et Musk a obtenu que les agences qui l'embêtaient qui enquêtaient sur ces différentes entreprises Musk, on le rappelle le patron de Testa, que ces agences soient complètement démantelés.

celle qui enquêtait sur lui, celle qui lui rendait la difficile sur ses voitures autonomes, sur telle et telle chose, ont été privés de pouvoir, privé d'argent et donc dorénavant en fait c'est un conflit d'intérêt total. C'est ces mosques qui donnent des ordres aux agences qui devraient superviser ces entreprises. Vincent UG euh Anne Desine cita l'exemple d'Elon Musk on le rappelle à la tête du département d'efficacité gouvernementale même s'il va peut-être s'en éloigner et prendre un peu de recul mais par ses nominations, par ses choix, par la loyauté, il s'assure aussi d'une forme de soutien. Il rend à ceux qui lui ont donné pour le faire élire.

Oui, c'est le critère quasiment exclusif cette fois-ci. C'estàd c'est une loyauté des rerain qui est absolument indéfectible ce qui est un péril parce que ça veut dire que il n'a autour de lui que des bénis I qui jamais au grand jamais n'oseront manifester le moindre du sentiment. Il y a quelque chose qui est essentiel me semble-t-il sur la permanence de son socle électoral. Euh il y a une scène très parlante durant euh ce meeting, c'est que à un moment donné, vous avez un clip vidéo où on voit euh des migrants réputés illégaux dont on rase la tête alors qu'ils sont entravés et menotés et à ce moment-là, la foule exulte en hurlant USA USA USA.

Donc sur ce registre là, les gens vous disent il a tenu promesse. Et l'acte de foi le plus courant dans ces meeting, je parle là dans son électorat de base hein, non pas ni des millionnaires ni des rares intellectuels qui le suivent, c'est il sait ce qu'il fait. Alors certes, le prix des œufs augmente, certes j'ai des soucis avec mon hypothèque et cetera, mais il sait ce qu'il fait, mais non, il sait pas ce qu'il fait, il fait ce qu'il sait faire et ce qu'il sait faire, c'est semer le chaos. Et ça, il a parfaitement réussi. Ce qu'il sait faire, c'est occuper les écrans.

Euh ce qu'il sait, c'est saturer l'espace, dicter le tempo, bousculer tous les piliers, y compris, et je m'arrête là-dessus quand même un tabou majuscule. Il y a des t-shirts dans le meeting d'hier qui faisaient allusion à sa candidature de 2028. C'est un 3è mandat. Il est en question. Une ces conseillères a dit au micro pour chauffer la salle Trump 2028, ça vous parle ? Bon, alors que jusqu'alors on avait pas imaginé un président oser bousculer ce tabou-l. Donc c'est peut-être pas encore 1361 jours, il y en a peut-être plus. Maris sur la question diplomatique, là aussi on a vu un Donald Trump bah sur la scène comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Est-ce que il y a une logique derrière tout ça ? Est-ce que c'est des airments ou est-ce que finalement on peut trouver une logique à cela un fil conducteur dans la manière dont il gère les affaires du monde ? Bien sûr, il y a une logique sur le plan intérieur comme extérieur. Effectivement, c'est la stratégie du chaos comme vous le titrez. C'est exactement ça. Ça peut paraître un oxyor mais en fait je c'est tout à fait ça. On voit bien qu'en quelques semaines le l'intégralité des allian hérité de 1945 sont sont renversé. Les alliés historiques deviennent des non pas des adversaires, mais des ennemis hein.

J Vent, le vice-président vient plusieurs fois en Europe insulter les Européens, d'abord à Paris, ensuite à Munich et puis il y a très clairement un axe Washington Moscou. Enfin, c'est c'est comme ça qu'il faut le c'est comme ça qu'il faut le le définir. Et euh une inféodation aux priorités aux priorité du Kremelin qui ont très probablement été dilé depuis longtemps et avec lesquels euh Trump semble un peu fébrile aujourd'hui parce qu'il voit bien que ça avance pas aussi vite que Poutine le lui avait promis. Et il est 100 % prousse Donald Trump. Il y a des enquêtes qu'on pouvait que ça date d'il y a très longtemps Vincent. Cette proximité dont parlait Marie Cécil avec le cremelin.

Il a choisi son camp. Il n'en démordra pas. On a entendu qu'il avait peut-être quelques doutes aussi sur la sincérité de Vladimir Poutine. Oui, mais c'est quand même Mister Zigzag. C'est-à-dire que un jour il vous explique qu'il se demande tiens donc s'il ne se fait pas balader je le cite par Vladimir Poutine qui tarde donc à donner corps à cette paix évancente et puis le lendemain il s'en prend à Zelenski pour qui il nourrit une sorte de haine indéfectible et qui remonte à loin et alors que il persiste à se prévaloir d'inspirer du respect à Vladimir Poutine. Poutine, ancien officier du GGB doit rire sous cap.

Non, pour le moment ce qui se passe et notamment avec le très navrant Steve Vitkov donc le conseiller l'émissaire spécial à la fois sur l'Ukraine et sur le proche- Orient, c'est qu'il a été totalement marabouté par euh Poutine et son entourage. Et on voit des désigres dirigeants à savoir quelle est la bonne réaction face à Vladimir Poutine. Par exemple, Volodimir Zelenski, on le voit dans une scène qui est absolument extraordinaire où il est humilié dans le bureau oval. Puis il dit qu'il a quand même la nécessité de garder le contact avec Donald Trump, avec les États-Unis. Il y a aussi ce duo, cette rencontre en tête à tête lors des funérailles du pape.

Zelinski, il sait comment réagir face à Donald Trump. Alors avant, il y a un cartoon qui circule qui est fabuleux. Il y a la tête de Trump qui est ouverte et à l'intérieur il y a Poutine. C'est absolument fabuleux. Sinon, euh avant de répondre à la question, il faut quand même se rendre compte qu'il y a un certain nombre de républicains, je parle pas des démocrates, qui sont en train de comprendre que ce que fait Trump est en train de détruire la puissance de l'Amérique, la puissance économique, la puissance militaire et son soft power. quand il détruit l'USID en lui privant de de et surtout quand il demande la fermeture de Radio Free Europe.

D'ailleurs, il y a une décision de juge qui dit "Non, non, vous pouvez pas le faire. de Voice of America. Ce sont toutes les valeurs de l'Amérique, tout ce qui ont fait sa puissance depuis la 2e guerre mondiale qui disparaît. Alors pour répondre à votre question, il est clair que quand on a quelqu'un qui change d'avis comme de chemise, on ne peut pas avoir de stratégie parce que et d'ailleurs en matière économique, vous avez vu que les pays dans l'ensemble ont décidé on ne fait rien et la Chine en particulier qui ne négocie pas malgré ce que dit Trump, la Chine n'a absolument pas soulevé son téléphone parce que de toute façon ça ne sert à rien et les entreprises c'est la même chose.

Pourquoi ? à changer de stratégie. Pourquoi peut-être essayer de s'installer aux États-Unis quand tout peut changer tous les jours ? Justement, on a parlé de du dirigeant ukrainien euh Emmanuel Macron Vincent Euge, face à Donald Trump. On voit que certains dirigeants européens, voilà, se construisent un peu en miroir, essayent aussi de tirer profit de cette instabilité aux États-Unis, de ce personnage complètement incroyable en essayant d'incarner une forme de stabilité. Ce qui est pas tant dans le discours d'Emel Macron, vous vous souvenez de sa longue poignée de main qui ressemblait davantage à un bras de fer dont il s'en orgueillissait lors du premier mandat.

Lui, il se voit plutôt comme je dirais le héros de substitution notamment dans l'hypothèse alors sans doute improbable mais qui qu'on ne peut exclure sous Trump d'un retrait formel des États-Unis de l'Alliance atlantique. Et dans ce cas-là, ce qu'essaie de construire Emmanuel Macron avec certains de ses partenaires privilégiés en Europe, c'est une sorte d'alliance atlantique réduite aux aquet en l'occurrence qui se passerait à la fois du renseignement, de l'armement américain, ce qui franchement euh ne doit pas troubler les nuits de Vladimir Poutine. Marie-Cécile Nav, justement sur cette réorganisation du monde, on entend beaucoup en France dans les débats sur la défense.

Maintenant, il ne faut plus dépendre des États-Unis. Est-ce que c'est pas aussi un risque ce protectionnisme de Donald Trump qui finirait par isoler les États-Unis et finalement bah on s'organise sans cette puissance ? Nécessité fait lois. J'ai envie de vous répondre hein. Enfin toutes les tous les signaux montrent que les États-Unis veulent se désengager d'Europe. C'est-à-dire là on parle en ce moment on parle de l'Ukraine. Est-ce que les États-Unis vont continuer de soutien en l'Ukraine ? C'est peu probable mais il y a l'après. C'est-à-dire imaginons qu'un cesser le feu soit signé avec Poutine ce qui est encore loin d'être fait.

Le CC le feu n'est pas la paix, c'est encore moins la paix durable. Et donc non seulement le l'Ukraine même si elle acceptait les conditions inacceptables que lui impose aujourd'hui Poutine la Crimée, l'abendance de la Crimée et des et des oblastes ukrainiens, demain que va-t-il se passer ? Est-ce que le reste du territoire ukrainien est garanti dans son intégrité ? Mais le reste de l'Europe aussi. Et là-dessus, le président français, il a très bien compris ce qui se passe. Il a très bien compris. Et donc la construction, je disais nécessité fait lois, peut-être qu'il nous fallait ça en Europe pour comprendre que une Europe de la défense, ben c'est tard.

Mais c'est c'est aujourd'hui qu'on en pose déjà long. Et effectivement sur le plan économique, bon beaucoup d'agitation. Je trouve que euh de la part de des États-Unis, des volt, on a l'impression que euh on ne sait pas trop on ne sait pas trop quelle est la stratégie. Au sein même de la de la Maison Blanche. Il y a des désaccords entre les les ceux qui ont écrit le projet 2025, notamment Pit Navaro du côté économique et puis les tenants du libre échange qui voit bien et en particulier chez Musk et cetera. même risque que sur la défense que le monde s'organise euh un commerce international sans les États-Unis. C'est inévitable.

Les l'ensemble des partenariats et des alliances économiques dans le monde vont être complètement reconfigurées. La Chine commence déjà à se elle fait il y a eu une tournée du président XI au Vietnam et cetera pour pour consolider certains partenariats et et l'Europe aussi va très certainement peut-être se rapprocher encore plus du Canada, l'Amérique du Sud. On va voir. Anne Désine, on parlait des des Airments. Est-ce qu'il y a une logique ? Est-ce qu'il y a une logique ?

assez de question par exemple des droits de douane d'affirmer qu'un jour c'est le jour de la libération puis finalement ah non attendez je reviens je négocie trump essaie de dire qu'en fait il veut rentrer dans un rapport de force que tout ça a été étudié mais c'est quoi en fait il se réveille un matin il veut taxer le lendemain matin finalement il pense que c'est une mauvaise idée alors il a toujours été fanatique des droits de douanes parce que il considère que le libre échange a nuit aux États-Unis et que tous les États ont grugé les États-Unis depuis depuis des décennies.

Ça c'est vraiment son principe de base et c'est renforcé par Navaro qui avait un peu disparu mais qui maintenant l'oreille du président, il est tout près du président et il en rajoute un petit peu chaque jour. Donc il y a cet aspect. À quoi il faut ajouter la haine de Trump pour le multilatéralisme ? Alors à la fois sur le plan diplomatique et militaire mais aussi sur le plan économique parce qu'il considère que s'il est en bilatéral, il va pouvoir imposer les conditions des États-Unis à des partenaires par définition plus faible. si ce n'est que ça ça marche pas tout à fait comme cela.

Puis surtout dans son calcul, il s'imagine qu'en mettant ces barrières douanières gigantesques, tout de suite cela va recréer des emplois. Mais il y a d'autres conditions et tous les économistes disent qu'il faudra au moins 2 ou 3 ans pour que des usines soient rapatriées, que les compétences reviennent, que euh là on me disait que que Viton a installé une usine aux États-Unis et en fait euh les sacs sont en très mauvaise qualité parce que les ouvriers qui ont été recrutés en catastrophe, voilà euh sont de incapables de faire des produits convenables. Donc il y a tout un tas d'obstacles mais je crois quand même qu'il y croit quelque part. Alors pourquoi revient-il en arrière ?

C'est un principe de réalité mais moi ce qui me frappe c'est qu'en fait il est beaucoup moins attaché par exemple au cours de bourse que durant le premier mandat. Le cours de la bourse qui a chuté l'a pas du tout fait changer. Il y a fallu le le problème de la crise obligataire. C'està-dire c'est ce que j'avais envie de vous poser comme question Vincent U parce qu'on l'imagine bon quand on s'imagine Donald Trump les yeux rivés sur les cours de bourse il a aussi les milieux économiques qui le conseille. Personne ne lui dit attention il y a un énorme problème Ouais.

C'est-à-dire que quiconque oserait critiquer implicitement et à force explicitement un des choix de sa majesté risque sa place dans dans le meilleur des cas. On a construit et il y a été d'ailleurs pour quelque chose une légende autour d'une sorte de petit génie de l'économie. En réalité, c'est un héritier qui a derrière lui six faillites fauduleuses dont l'empire immobilier a été sauvé à un moment donné par de l'argent douteux venu de Russie. Et donc je dire il faut se départir de cette légende. C'est pas The Art of the Deal son livre de chevet, c'est l'art de l'extorsion.

C'est l'art du chantage et je remarre sur un tout dernier point très rapide qui dit à quel point euh ces bases en économie sont fragiles. Il a euh émis un message sur son réseau Tru Social, voilà quelques heures, en disant que la contraction du produit intérieur brut que j'évoqué tout à l'heure n'avait, je le cite, rien à voir avec les droits de douane. Tous les analystes économiques qui soient républicains, démocrates ou até politiquement vous expliquent qu'il y a eu des tas d'achats d'anticipation. Oui, d'importation massive sur les droits de l'âme donc d'importation massive à un moment où le potentiel d'exportation lui fléchit.

Mais peu importe l'histoire, on raconte l'histoire, c'est la vérité alternative de Donald Trump. Mar raconte toujours la même histoire. Il se raconte une histoire, celle du voilà du succès. Attendez, il va falloir faire le Doron et ça sur l'inflation. C'est quand même tout à fait sident. Il dit "M'est si avec moi le prix des œufs a baissé ? Tous les Américains voient bien qu'au quotidien c'est faux." Mais bon, il il arrive à essayer d'imposer ce récit là. Je me demande jusqu'à quand ça va ça va tenir par rapport à la confrontation euh au au réel, à la vie concrète des gens au quotidien.

Alors justement, on va s'interroger pour savoir si ces droits de douane commence à inquiéter les Américains euh notamment dans le la rapport de force pardon initié avec la Chine. Reportage dans un commerce de lingerie, Marion Becker. Chelsea est à la tête d'un magasin prisé de lingerie à Los Angeles, une marque éthique made in America. Les pièces sont fabriquées ici par Francisco, mais ces issues viennent de Chine. Ils sont désormais taxés à 145 %. C'est l'une de nos pièces qui se vend le mieux et c'est probablement celle qui sera la plus impactée parce qu'elle comprend trois tissus différents. Deux proviennent de Chine, le troisième de Taiïwan.

Et oui, actuellement nous la vendons au prix de 35 dollars. Nous fabriquons tout sur place. Mais ces droits de douanes à l'importation vont faire grimper les prix de nos matières premières, ce qui va nous obliger à réévaluer le prix de vente ou même décider si nous pouvons les vendre tout court. Si elle répercute ces taxes douanières, ces pièces seront sans doute trop chères pour sa clientèle. Forcément, Francisco craint pour son emploi. On n même pas les moyens d'avoir une voiture pour venir travailler, pas les moyens d'avoir une maison avec les prix qui grimpent. Évidemment, davantage de taxes douanières, nous souffrons, spécialement nous qui travaillons dur. Il nous force la main.

Peu importe qu'on soit gros ou petit, tout le monde va souffrir. La question est juste de savoir jusqu'à quel point. Ils espèrent encore un rétro péédalage du président américain face aux impacts sur l'économie. Et je vous propose de retrouver Richard Verlias. On en parlait sur ce plateau, c'est la question économique, le danger interne pour Donald Trump. Oui, absolument. Alors, il faut savoir qu'il a été élu largement pour une raison Donald Trump, c'est le syndrome de la facture en fin de mois et c'est l'inflation que les consommateurs américains reprochaient à Joe Biden.

Donc, son objectif, c'est de faire baisser cette facture en fin de mois et ça passe notamment par les dépenses de carburant. Alors, c'est vrai que l'inflation est en augmentation, notamment liée au fait que les importations se sont surenchéries. Mais par contre, il a une chance, ne l'oublions pas Donald Trump, c'est la baisse actuelle des cours du pétrole au niveau mondial. Ça ça pourrait lui apporter l'oxygène dont il a tellement besoin pour démontrer à son électorat qu'il a tenu sa promesse économique. Après, pour revenir sur ce qui vient d'être dit, il faut bien se mettre dans la tête de Donald Trump. Lui ne croit qu'au deals bilatéraux.

Effectivement, il s'est donné 90 jours après avoir annoncé les tarifs le 2 avril, 90 jours pour négocier avec chaque pays et d'après son équipe, il y en a certains qui ont déjà conclu des accords. Donc, donnons-nous quand même le temps de voir ce qui va sortir de ces 90 jours parce qu'on pourrait avoir des surprises. N'oublions quand même pas que les États-Unis, c'est la première puissance mondiale et que beaucoup de pays émergents notamment n'ont pas le choix. Ils vont passer sous les fourches chocolines de Trump pour continuer à exporter aux États-Unis.

Et alors justement Marie Cécil, puisque sur l'inflation, on a une donnée un peu compliquée, c'est-à-dire qu'elle est autour de 2,4 %, mais l'inflation alimentaire, elle elle existe bien. Le quotidien, les Américains le vivent. Est-ce que c'est ça qui peut vraiment entacher la popularité de Donald Trump ? On voit que de plus en plus d'Américains ne lui font pas confiance sur la question économique. Ça dépend auprès de qui. Encore une fois, l'électorat, c'est pas un bloc monolithi, mais ce que je trouve intéressant dans votre reportage, c'est que la commerçante attribue directement l'augmentation des de ces matières premières à la politique du président américain.

C'est intéressant, c'est pas juste quelque chose qui flotte dans l'air, elle voit bien très directement le lien. Donc effectivement, ça, il ferait peut-être bien de s'en méfier auprès d'un certain électorat, mais ça veut pas dire qu'après ils voteront démocrates pour autant. Ils peuvent aussi continuer de le soutenir pour d'autres raisons, notamment le récit sur le danger du multiculturalisme. C'est pour ça aussi qu'il crée des écran de fumée avec les les soi-disant des centaines de milliers d'immigrés qui sont expulsés alors qu'en réalité c'est pas du tout ces chiffres là. Et ce qu'on entend aussi à desin chez certains Américains, c'est oui mais là il faut souffrir un peu.

Il nous a prévenu hein que ça allait être difficile au début mais après ça va se ça va s'arranger. Vous allez voir. Il y a aussi ce sentiment chez les Américains qu'il y a une petite période compliquée puis qu'ensuite ça va aller mieux. Oui, il n'a absolument pas dit durant la campagne électorale que ce serait difficile. Il a dit "Je vais régler tous les problèmes le premier jour". Mais quand il a vu les problèmes, il a commencé à dire "Oui, ce sera difficile." Et c'est toujours la même histoire. Les ceux qui soutiennent Trump sont prêts à lui donner le bénéfice du doute et à accepter ce récit alternatif parce qu'ils vont bien voir en allant faire leur courte.

Mais ce qui était aussi intéressant dans dans le reportage et ça c'est un vrai problème pour tout le monde, c'est que il dit "Je veux protéger l'industrie automobile américaine", mais l'industrie elle importe des pays. Donc le coût de fabrication d'une voiture américaine sur le territoire américain va augmenter de 30 des pièces, on dirait qu'on avait pas c'est la même chose que les petites lingeries là, ils apportent le tissu de Chine et de Taiïwan. Donc de toute façon, on va partir d'un prix de revient des éléments avant que la fabrication puisque manifestement il le cousse sur place. Donc c'est du made in America mais avec des matières qui vont coûter 30.

Le Vietnam c'est d'après là sur ce fameux tableau, je crois que le Vietnam c'est 43 % de drone Marie Cécrepouvoirs aujourd'hui aux États-Unis, c'est la justice. Anine le disait, il y a beaucoup beaucoup de décisions retoquées. C'est les justices fédérales. C'est un système très particulier aux États-Unis. Oui, à condition que le pouvoir exécutif respecte les décisions de justice et pour l'instant c'est pas le cas. Très clairement, il y avait une interview de de Steve Banon très intéressante dans le monde aujourd'hui que j'ai trouvé beaucoup plus intéressante que les interviews de Trump où finalement il reste conseillé sous le premier mandat de Donald Trump. Voilà.

Et qui qui a joué un rôle aussi très important dans la dans le retour au pouvoir de Trump qui dit "Mais les décisions de justice, on virera les juges qui bon voilà, il il veut faire un troisème mandat mais tout à fait. De toute façon, on n' pas besoin de changer la constitution. La constitution on s'asseoira dessus. Donc ça ça va être un des vrais tests de de la dimension potentiellement même réellement autoritaire de ce pouvoir en place, c'est-à-dire est-ce qu'ils vont respecter la séparation des pouvoirs ? Pour l'instant, on n'en prend pas le chemin. Justement, Richard Verli, vous vouliez intervenir une dernière fois sur la question de la Cour suprême aux États-Unis ?

Oui, parce que c'est quand même là que tout va se jouer. La Cour, le président de la Cour suprême qui est un conservateur est intervenu il n'y a pas si longtemps pour dire qu'un juge qui s'est opposé à plusieurs renvois de migrants ne devait pas être destitué, qu'on ne règle pas les problèmes des États-Unis en destituant les juges. Donc ce n'était j'ai c'était une évidence, c'était pas vraiment une déclaration politique, mais ça a d'un seul coup semé le froid dans le camp républicain. Donc je crois qu'effectivement en face de la Maison Blanche aujourd'hui, il y a en réalité un seul pouvoir, c'est celui de la Cour suprême qui est situé à côté du Congrès.

Toute la question est de savoir si la Cour suprême composée majoritairement de juges conservateurs, elle va regarder le droit, la loi ou l'intérêt politique immédiat d'un certain Donald Trump. Merci beaucoup Richard. Vincent UG. Ils sont où aussi les opposants politiques ? Camala Haris, Barack Obama. Euh euh c'est vrai qu'on est encore dans une période de tétanie de ce côté-là et euh la hargne vengeresse de Trump continue de s'exercer y compris euh sur eux. D'abord, il a asservi certains grands titres de la presse, hein. Le fait que Jeff Bezos soit le propriétaire de Washing Post aujourd'hui, il a interdit à sa rédaction de prendre position en faire de Camalar Haris.

Il a maintenant en quelque sorte caporalisé les pages opinion. On a le droit de traiter que du marché libre et des libertés individuelles. Et donc je parlais de Vangeress, dernier exemple très rapide, le l'époux de Camala Haris euh appartenait au board, donc au conseil d'administration du musée de l'holocauste, il l'a viré, il a été viré viré. Il n'en finira pas de régler ses comptes jusqu'à son lit de mort. Et bien écoutez, c'est la fin de ce débat. Promis, on vous réinvite pour les 500 jours, même avant puisqueà mon avis, il va se repasser encore beaucoup de choses. Merci beaucoup à tous les quatre et bonsoir Nicolas Mayer Rossignol.

Vous êtes candidat pour être premier secrétaire du Parti socialiste. On va voir ce qui vous différencie de vos deux adversaires Olivier Fort et Boris Valallot. Mais avant cela, votre portrait signé ce soir Mafré. Si on vous invite Nicolas Meilleur au signol, c'est parce que vous vous présentez pour obtenir le siège du premier secrétaire du Parti socialiste. Le débat, il est très simple. Est-ce qu'on veut le statut co ou est-ce qu'on veut changer ? Sur la ligne de départ, trois hommes. D'abord Olivier Fort, le premier secrétaire sortant, a au compteur 145 parrainages.

Je suis celui qui a mis souvent les mains dans le cambouille, qui a retrouvé ses manches, qui a fait en sorte que ce parti se relève. Comme il y a 2 ans au Congrès de Marseille, vous serez, vous maire de Rouan, son rival. Votre texte d'orientation changé pour gagner a obtenu 126 parrainages et autour de vous une coalition des antifs. Ici, vous avez une équipe, vous avez une dream team. En réalité, vous avez des maires de toute génération, de territoires différents, vous avez des parlementaires qui bossent qui étaient pas forcément ensemble avant. C'est un nouveau rassemblement et ça c'est très important.

En course également, Boris Vallot, le président du groupe socialiste à l'Assemblée, lui a obtenu 30 parrainages et fait figure aujourd'hui d'outsider. Nicolas Meyer Rossignol, si vous êtes tous d'accord pour une rupture avec la France insoumise, vos principales différences résident dans vos stratégies. Alors, quelles sont-elles réellement ? À vous la parole. Bonsoir, Nicolas Maya signal. Alors, on va voir quelques-uns de vos soutiens. Hélène Jofroid, maire de Vavelin, Karim Boamran, maire de Saint-toin. Il y a aussi ici les députés qu'on connaît bien, Philippe Brun, Jérôme Geg. C'est quoi votre point commun à tous ? C'est un front antiolivier fort ? Non, pas du tout.

C'est pas nous, on n'est pas antifort, on est antifou. Ce qu'on veut, c'est de la clarté. Il faut être honnête quand vous allez dans la rue, vous interrogez les français. Moi, je suis maire d'une ville populaire ouvrière qui est Rond R. On est une vie populaire et fière de l'être. Qu'est-ce qu'ils vous disent les gens quand vous leur parlez du Parti socialiste ? Est-ce qu'ils sont au clair sur notre ligne, sur notre vision, sur ce qu'on veut faire pour le pays, sur comment on veut répondre à leurs inquiétudes, à leurs attentes ? Bah non, ils sont pas au clair, il faut de la clarté. Ce qui nous réunit, c'est ça.

Puis vous l'avez vu, c'est pas vraiment une question d'âge, mais il y a un renouveau. Il y a un renouveau. Il y a une nouvelle équipe. Donc en fait la question qui est posé, elle est simple, c'est est-ce qu'on veut si on est content de l'état de la gauche aujourd'hui et du Parti socialiste, bah faut pas changer. Euh si on veut changer, bah nous on propose un renouveau dans la clarté. Et alors pour ceux qui maîtrisent mal ce langage socialiste, on parle de théo, texte d'orientation, c'était les anciennes motions, les congrès. Expliquez-nous clairement qu'est-ce qui vous différencie de Boris Vallot et d'Olivier Fort ?

Eux aussi, ils disent qu'il faut que les socialistes soient davantage entendu, qu'il faut peut-être davantage d'idées, qu'il faut être clair sur les alliances. Oui, ils étaient en responsabilité depuis 7 8 ans et en fait la vérité c'est que il va falloir faire dans les 6 mois qui viennent ce qui n'a pas été fait depuis 7 8 ans. Non pas que rien n'est été fait, faut pas exagérer, il y a plein de choses qui ont été faites et positives. Mais il faut reconnaître que aujourd'hui est-ce que le Parti socialiste est vu comme un parti qui a suffisamment travaillé ? La réponse est non. Et c'est paradoxal parce qu'il y a plein de personnalités qui proposent, qui agissent dans les territoires.

Ce qui nous différencie à vrai dire bah déjà c'est ce que vous avez dit, c'est l'équipe. C'est pas une personne, il y a pas d'homme ou de femme providentielle. C'est une équipe. Vous avez cité des personnes, je pourrais citer Valérie Rabo, Carole Delga, Annie Dalgot. C'est vraiment une équipe complète et c'est très important. Patrick Caner, il y en a encore beaucoup d'autres. Parlementaires élus locaux, ça aussi ça nous différencie. Moi je suis maire, j'entends beaucoup parler hein, des élections présidentielles. Il y a des sondages des municipal avant. Oui, mais voilà, moi j'aime bien dire quand même, attendez, excusez-moi, mais il y a un truc qui s'appelle les élections municipales avant.

Moi, je vois beaucoup de militants, d'élus locaux, de fédérations qui se sentent tout seul, démunis, pas suffisamment aidés, pas suffisamment soutenu alors qu'en fait on sait tous que au Parti socialistes, si on perd ces élections municipales, mais vous pouvez oublier les élections présidentielles, l'élection présidentielle ensuite. La vérité c'est que tout commence par les municipals. Donc cette expérience de terrain, moi je suis maire de terrain, je pense qu'elle est très importante parce que les Français ils attendent du concret. Et on va se projeter dans vos propositions mais un petit retour en arrière parce qu'on se souvient que vous étiez contre Olivier Fort au précédent congrès.

Qu'est-ce que vous auriez fait de différent le NFP le lendemain de la dissolution ? Vous n'auriez pas signé ? La difficulté pour le NFP c'est qu'il y avait un risque majeur extrême droite et nous avons tous eu ces doutes et ces questionnements sur la capacité que nous pourrions avoir de nous rassembler ou pas. Mais là où il y a le nouveau Front populaire, on voit bien l'alliance qui allait de lafi, les écologistes, les écologist et nous avons joué le jeu. Mais mais le problème c'est que dès le lendemain, il y a un des membres de cette coalition en l'occurrence LFI qui a tué le NFP. Dès le lendemain, on nous a expliqué destitution d'Emmanuel Macron. C'était dans le programme du NFP ça.

Mais en cas de dissolution Nicolas Mayer Rossignol, il y aurait un risque de l'extrême droite encore. Vous faites plus alliance avec AlFI, vous partez tout seul là, il y a un élément de clarté qu'il faut avoir. Moi, je pense qu'il faut être très clair. On ne peut pas sous prétexte de poste, parce que c'est de ça qu'il s'agit, transiger sur nos valeurs. Donc une alliance programmatique telle que celle qui était proposée dans le FP, il n'en est pas question. Un désistement républicain, ça peut arriver bien sûr. On a toujours été exemplaire tous d'ailleurs he Olivier Fort, Boris Valot, tout le monde et on a bien raison.

Et je suis fier moi que le Parti socialiste soit clair sur le désistement républicain. Moi à chaque fois qu'il y a l'extrême droite, j'appelle à voter même pour la droite républicaine face à l'extrême droite. Mais euh je veux être très précis là-dessus. Il faut qu'on soit très clair et c'est une différence peut-être avec mes compétiteurs. Euh il ne doit pas y avoir de compromission sur la laïcité, sur le refus absolu du populisme sur Olivier Fort, il en fait des compromissions. Il l'a acté la rupture avec la France insou. Il faut je je veux pas parler à sa place. Il faudra lui poser la question comme vous venez de le faire.

Si demain il y a une dissolution, est-ce qu'on refait les mêmes alliances que hier ? Et pour nous, la réponse est claire, c'est nette, c'est précis. Pas d'alliance avec LI. Voilà. Et si donc pas de candidat commun, on peut l'appliquer aux législatives comme à la présidentielle. pas forcément de présence au second tour. Le groupe parlementaire, c'est 66 députés aujourd'hui. Si vous partez seul, c'est peut-être beaucoup moins. Et on voit dans les sondages ou peut-être beaucoup plus dans les sondages, s'il y a un candidat commun de la gauche et selon un sondage 8 français de gauche sur 10 souhaitent un candidat commun, c'est autour de 26 %. Si vous partez seul chacun de votre côté, c'est 12.

C'est bien la clarté de partir seul. C'est peut-être mieux d'essayer d'être sélectionné pour le second tour. Moi, je crois que les Français attendent de la sincérité et de la clarté. Vous avez parlé de sondages. Ce sont des sondages 2 ans avant une élection sans qu'il soit cité de nom de candidat. Le maire que je suis qui a gagné et perdu des élections peut vous dire que faire un sondage sans donner de nom, franchement ça n'a aucun sens. Ce que je peux vous dire en revanche, c'est que et ça c'est un point que nous partageons tous, nous sommes tous pour l'union de la gauche. Simplement quand on veut faire l'union de la gauche, faut d'abord commencer par rassembler tous les socialistes.

Moi, je dis quelque chose de très simple. Si vous voulez savoir où aller, faut d'abord avant de faire des unions avec qui que ce soit un ce que j'appelle un GPS. Vous savez ce que c'est un GPS ? C'est un grand parti socialiste. Parce que le paradoxe que nous avons aujourd'hui, c'est que la plupart des socialistes, en réalité, en majorité, ils sont à l'extérieur du Parti socialiste. Faut les faire revenir. On verra comment en 2027 vous espérez les convaincre.

Mais déjà si vous êtes élu premier secrétaire, quelle attitude face au gouvernement Baou, peut-être un autre si d'ici là Bairou n'est plus là, mais est-ce que vous acceptez de dire on ne censure pas jusqu'à 2027 quoi qu'il arrive sur le budget par exemple, quelles seraient vos lignes rouges ? Ah mais c'est c'est très clair. On ne dit pas a priori qu'on ne censurera pas. La censure est un outil démocratique qui existe, qui est prévu par les textes et je vois pas pourquoi on s'en privait. D'ailleurs, on a été capable de censurer monsieur Barnier. Vous l'auriez censuré si vous aviez été Ah ben on l'avait d'ailleurs décidé ensemble et pour des raisons qui sont des raison de fond.

Mais là encore euh vous m'interrogez sur l'attitude que nous aurons demain si je suis premier secrétaire. Opposition pas de compromission, on n'est pas au gouvernement, on va pas rentrer. Moi, on m'avait contacté hein pour être ministre. J'ai toujours refusé comme Philippe Brun comme beaucoup d'autres comme Michael de la fosse qui est dans notre équipe, le maire de Montpellier. opposition exigeante et constructive parce que je suis responsable et que je sais que dans notre pays on a aussi besoin d'avancer de trouver des compromis. Si le gouvernement sur le budget refuse des hausses d'impôts par exemple, c'est qu'il va sabrer dans la dépense publique censure, pas censure.

Bah ça dépend ce qui est proposé. En fait, je peux pas vous répondre comme ça en général, mais il faut prendre des on commence à voir un peu les orientations. Ce sera très certainement des coupes budgétaires assez importantes. Voà en fait, vous savez les Français le voit très bien. Il y a deux injustices si on parle de fiscalité, de recettes, de dépenses. Il y a deux grandes injustices. La première c'est que le travail ne pai pas. Aujourd'hui, le travail, il est plus imposé que la rente ou le patrimoine. Est-ce que c'est normal ? Non, c'est pas normal. Et la seconde injustice, c'est que moins vous êtes riche, plus vous êtes pauvre, plus en proportion vous payez d'impôts.

Plus vous êtes riche, moins en proportion vous pay. Non, c'est pas normal. Et donc c'est très simple. D'ailleurs, ça s'est vu dans l'histoire dans des contextes difficiles. Je pense à après la crise de 1929 par exemple, nous sommes dans une situation très difficile. Ce gouvernement ou les gouvernements précédents d'Emmanuel Macron ont mis le pays, l'État dans une situation budgétaire catastrophique. Moi, je suis maire, je dois gérer tous les jours de l'argent public. Donc, il faut être sérieux. Mais pour être sérieux, il faut aussi mettre de la justice parce qu'il n'est pas normal que les Français qui ont les revenus les plus modestes soient ceux qui payent et qui triment le plus.

Exactement. Maire justement François Redzamen, un ancien socialiste, propose la création d'un nouvel impôt local. Vous êtes favorable ? Ben, si c'est créé encore des nouveaux impôts pour ceux qui en payent déjà le plus. Non, en revanche, je vais vous prendre juste un exemple. Vous avez un économiste qui s'appelle Gabriel Zman qui a proposé une taxation sur les plus hauts patrimoines. Juste pour que tout le monde comprenne bien, plus haut patrimoine, plus de 100 millions d'euros. Moi, j'ai pas 100 millions d'euros, hein, et je connais personne qui a 100 millions d'euros de patrimoine. Je pense qu'il y en a, ils sont pas très nombreux.

Franchement, 1 2 3 % de taxation sur ce patrimoine là, plus de 100 millions d'euros, je pense qu'ils peuvent se le permettre. C'est une question aussi de patriotisme, de patriotisme fiscal et économique. Et derrière ça génère des milliards. Ça vous savez que le gouvernement n'en veut pas. Ben oui, mais ça c'est de l'idéologie, de la posture. Sur le conclave sur les retraites, on sait que c'était une des questions négociées par le Parti socialiste pour ne pas censurer. S'il n'y a aucune mesure sur l'âge, si on reste à 64 ans, est-ce que pour vous c'est un motif de censure du gouvernement ? On sait que les résultats du conclave sont attendus à la fin du mois de juin.

Bah déjà, je veux que le premier ministre tienne sa parole. C'est qu'une question d'honnêteté politique. Là encore, il a promis une chose, c'est que le dernier mot serait au parlement. On va voir si le dernier mot est bien au parlement. Ensuite, sur le fond, sur les retraites. Moi, j'ai dis une chose très simple. Nous étions à 62 ans, le gouvernement sarqueboute sur 64 ans. Mais en réalité, là encore, c'est le maire qui parle d'expérience de terrain. C'est pas l'âge qui compte, c'est l'espérance de vie en bonne santé.

parce que tout le monde sait très bien qu'à 60 64 ans selon votre parcours de vie, si vous avez travaillé sur les chantiers ou si vous avez été dans les bureaux, si vous avez dû porter des charges lourds de la nuit ou si vous avez fait de la finance dans une grande building, vous êtes évidemment pas dans le même état. Donc c'est la pénibilité. Je rappelle que ce gouvernement sous monsieur Macron a supprimé des critères de pénibilité que nous nous avions instauré. Il en faut des nouveaux à l'hôpital dit on reviendra pas à 62 ans.

Et bien il fait une faute et bien il fait une faute parce que est-ce que cette faute méritera une censure de votre mot de mar en tout cas nous ne l'excluons pas et il y aurait des moyens d'avancer dans le sens du compromis en reprenant par exemple ce que disait Laurent Berger ou ce que dit Marie Liseléon aujourd'hui sur la la CFDT mais d'autres syndicats disent la même chose à vrai dire en tenant compte de la pénibilité des métiers. C'est du bon sens. Tout le monde comprend bien que la population vieillit mais que tout le monde vieillit pas de la même façon parce que vous pouvez être en meilleure forme ou en moindre forme physique et mental.

Aller aux urgences au CHU pour porter des personnes qui sont âgées, qui sont en train de mourir aux urgences où il y a pas assez de lit. Ça c'est de la pénibilité. Elle est prise en compte aujourd'hui ? Non. On va revenir sur cette question de 2027. Quel candidat ? Il faut un candidat socialiste. Vous accepteriez un candidat qui vient pas forcément de votre camp. C'est ça qui se prépare avec ce congrès. D'abord, je je ce que j'ai dit tout à l'heure, mais moi je j'aime alors je dis clairement, moi je suis pas candidat à l'élection présidentielle. J'ai un peu l'impression que pour certains c'est une forme de premier tour de chauffe pour être candidat.

Ensuite pour Olivier Fort et Boris Valot par exemple, je cite personne mais je je m'inquiète de cela parce que je vois les militants sur le terrain. Vous savez de quoi il me stratégie sans parler d'un nom il s'agit de savoir si vous vous souhaitez partir autonome. Je vais vous répondre mais je je vous redis les choses. Un rien ne sera possible si nous ne gagnons pas les municipales. Rien. Donc la première priorité pour les amis dans les territoires, les socialistes, moi je ne veux pas un socialiste qui soit seul isolé dans cette élection municipale. Il doit avoir le soutien du parti. On a plein d'amis et des écologistes et des communistes peut-être. Ça c'est la première chose.

Ensuite deuxième chose, un GPS, c'est-à-dire un grand Parti socialiste qui rassemble toutes les forces socialistes qui sont aujourd'hui dispersées. Et ensuite bien sûr un contrat de gouvernement avec une union de la gauche mais sans compromission sur les valeurs, ce qui exclut effectivement la direction de LFI. Aujourd'hui, on n pas prononcé son nom, mais quand on parle du PS, il est évidemment présent François Hollande de l'ancien président de la République. Il vous soutient ? Ah bah, il faut lui demander. Mais encore une fois, moi je On sait qu'il ne soutient pas en tout cas.

Bon bah donc vous avez la réponse mais encore une fois et vous voyez bien Karim Boamran nouvelle génération Philippe Brun nouvelle génération Carole Delga moi-même modestement mais j'ai cité Michel de la France Olivier fort Boris Vallot il y a aussi des jeunes de la nouvelle sa que la différence c'est que nous nous portons une équipe avec des parlementaires et avec des maires et des élus locaux et ça je pense que c'est très important parce que vous savez aujourd'hui beaucoup de Français là encore je le vois sur le terrain se méfissent voir ce défi de la politique. Pourtant si vous vous occupez pas de politique, la politique s'occupe de vous.

Et par contre, ils reconnaissent la valeur des maires sur le terrain parce qu'ils sont bah tout simplement apporté de discussion parce que c'est concret. Moi, je veux rester dans la clarté, la sincérité et le concret. Boris Valallot débat télé, vous êtes favorable. Bah moi je suis toujours favorable à un débat, il y a pas de difficulté. Maintenant, je je dis les choses très clairement. Aujourd'hui, nous sommes dans un rassemblement qui est majoritaire, qui est le seul aujourd'hui qui puisse l'emporter. Donc la question, elle est simple. Est-ce qu'on veut le statut qu ou est-ce qu'on veut le changement ? Est-ce qu'on veut le flou ou est-ce qu'on veut la clarté ?

Allez, je rappelle le calendrier de votre congrès vote sur CTO, texte d'orientation 27 mai vote pour le premier secrétaire le 5 juin. Merci Nicolas Mayer Rignole. Dernière partie dans cette émission. On passe à la question qui

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Locuteur

fâche et bonsoir Anne Lorblin, vous êtes député droite républicaine du Men et Loire. Yannique Met, bonsoir. Député gauche démocrate et républicaine de l'Allié. C'est le nom du groupe communiste ici à l'Assemblée. Vous avez tous en tête le calendrier du mois de mai, c'est jours férier, c'est pont. Le premier, c'est demain la fête du travail. Avec cette question, faut-il travailler le 1er mai, c'est la question qui fâche ce soir signée Clément Perot. Notre question qui fâche porte aujourd'hui sur le 1er mai. En ce jour de fête du travail, cette boulangerie parisienne sera fermée.

Et pour cause, la dernière fois qu'elle a ouvert à cette date, c'était en 2021 et l'expérience s'est plutôt mal passée avec la visite inopinée d'un inspecteur du travail et à la clé une amende salée. 78750 € pour avoir fait travailler 21 salariés ce jour-là, le 1er mai. En fait, ce qu'on a expliqué, c'est qu'on était tout simplement bah pas au courant puisque bon nombre de commerces en fait ce jour-là sont ouverts, bon nombre de boulangeries, de fleuristes, souvent dans l'exemple du McDonald qui est pas très loin de nous qui lui a le droit d'ouvrir et nous visiblement nous ne sommes pas une profession essentielle. C'est visiblement ça un peu le nœud du débat.

Essentiel ou non, c'est toute la question. En dehors de certains cas particuliers, les boulangeries comme les fleuristes n'entrent pas légalement dans cette catégorie, contrairement aux hôtels, café et restaurant. Pour nos boulangers, le 1er mai est donc un jour férier et chamé. Ils peuvent ouvrir mais pas faire travailler leurs salariés, ce qui rend l'activité impossible dans la plupart des cas. Mais la situation pourrait évoluer. Une proposition de loi sénatoriale souhaite permettre au commerce ouvrant le dimanche de pouvoir le faire aussi le 1er mai.

On estime nous que c'est effectivement une bonne idée parce que dans l'ouverture du 1er mai, nous ce qu'on ce qu'on recherche c'est tout simplement une continuité une continuité de service. Cette proposition de loi est soutenue par le gouvernement mais pas par les syndicats pour qui le 1er maire reste un jour très symbolique. C'est très important que ce jour reste ferrier et chamé. C'est un conquis de la lutte. Il a été acquis dans le sang et dans les larmes des ouvriers. Alors, notre question qui fâche, la voilà. Faut-il assouplir les autorisations d'ouverture le 1er mai ? Alors, Annelor Blanc, faut-il pouvoir travailler 365 jours par an, même le 1er mai ?

Ben écoutez, je crois que c'est du bon sens. On voit bien, on a beaucoup d'artisans, de commerçants et aussi d'agriculteurs. Vous savez, moi euh j'ai encore eu de chez moi des messages d'agriculteurs qui sont incroyablement surpris de la complexité législative aujourd'hui. Euh simplement quand ils ont des asperges, rien que pour prendre cet exemple, demain on récolte pas les asperges. Donc ça veut dire que les saisonniers, les salariés vont les récolter vendredi. Sauf que les asperges, ça n'attend pas. Et donc ça veut dire qu'il y aura beaucoup plus de second choix et donc une perte aussi dans l'exploitation agricole.

Donc on voit bien aujourd'hui qu'il faut favoriser le travail, il faut rémunérer les salariés à la hauteur de leur investissement lorsque c'est un jour férier ou un dimanche. Mais aujourd'hui, il faut libérer les énergies et il faut permettre à ceux qui veulent travailler de pouvoir travailler. Oui. Yannique Mona n'êtes pas sensible à ce témoignage ces producteurs d'asperge ? Non, je suis pas sensible parce que d'abord le 1er mai s'adresse au salariés. C'est le seul jour de l'année férier et chamé. Il en a pas 50, c'est le seul. Donc c'est un jour symbolique. On trouvera toujours toutes les bonnes raisons de faire travailler les gens tout le temps.

Comme vous l'avez dit au départ, 365 jours, 24 he sur 24. On trouva toujours les bonnes raisons. Ce que je voudrais juste dire, c'est que les bons salaires, c'est pas que le 1er mai, c'est tout le temps qu'il en faudrait. Et si on avait de bons salaires tout le temps, les envies de travailler un jour férier seraient beaucoup moins important, ça c'est sûr. Anne Lorblin, un jour un jour par an, ce 1er mai, ne peut-on pas le garder ? Symbolique pour Yannick Monnais et pour la gauche et voilà, un jour de repos pour l'ensemble des salariés. Mais vous parlez du 1er mai mais vous ne dites pas que c'est la fête du travail.

C'est quand même relativement paradoxal de ne pas travailler le jour de la fête du travail ou en tout cas de célébrer le travail en travaillant en manifestant, en travaillant. Non, mais ne pas pouvoir travailler le jour de la fête du travail et au contraire, on devrait saluer le courage, l'investissement, la volonté de ceux qui veulent faire aujourd'hui. La politique, la loi, la législation contraint plus qu'elle n'accompagne. Donc oui, accompagnons ceux qui veulent à la force de leur poignet faire œuvre pour la nation, pour leur économie, pour nos exploitations.

Vivent nos agriculteurs qui se donnent à 1000 % pour le pays et nous devons les porter plus que à chaque fois leur taper dessus en permanence. Yannique Monnais, on voyait dans le reportage, pour certains, c'est une question un peu de cohérence en fait, on dit "Moi boulangerie, je peux pas ouvrir, mais le café d'à côté ou le McDo peut ouvrir, est-ce qu'il faut pas au moins une règle claire ?" Non, mais il faut certainement une règle claire. Mais mais enfin écoutez, les commerces ferment tous au moins une journée par semaine. Il suffirait simplement que cette journée de qui est fermée pour chaque commerce, on la place le 1er mai quand elle tombe un autre jour de la semaine.

Ça pourrait se ça pourrait se s'organiser tout ça. Oui, il y a des professions qui travaillent qui sont obligés de travailler. On le sait, les hôpitaux par exemple, il y a des commerces ouverts aussi 7 jours sur 7. C'est un vrai problème y compris en matière de concurrence parce que ceux qui sont ouverts 7 jours sur 7 ont davantage de moyens que les petits commerces qui eux n'ont pas le choix. Ils sont obligés de fermer parce qu'il faut du repos hebdomadaire. Donc en plus ça ça organise une concurrence déloyale quand on ouvre 7 jours sur 7. Bref, enfin écoutez, il faut être sérieux. Euh je pense que le monde du travail est traversé par d'autres problématiques aujourd'hui.

La question des salaires, le chômage qui augmente qu'une question de faire travailler quelques commerce le 1er mai. Je pense qu'il y a d'autres sujets. C'est vrai qu'on est aussi dans une société qui consomme, parfois surconsomme. Est-ce qu'on peut pas se dire un jour bah voilà tout est fermé mais laissons-les décider. Pourquoi devrions-nous décider à leur place ? Vous savez, j'ai quitté l'hémicycle pour rejoindre votre plateau. Euh, je travaille ardemment ces derniers temps sur la simplification de la vie économique. Ce que nous demandent les entreprises de ce pays, les entrepreneurs de ce pays, c'est qu'on les laisse libres de décider.

Mais les salariés, eux, ont peut-être envie d'avoir une journée ch écho à ce que dit mon collègue. On ouvre aujourd'hui la voie et c'est ce qui est aujourd'hui bien malheureux. Exceptions, aux multiples exceptions. Jusque- là, c'était possible et claque jurisprudence de la Cour de cassation, c'est plus possible. Donc, du jour au lendemain, on coupe les bonnes volontés et on leur dit stop. Restez chez vous. Vous le patron le patron le boulanger vous êtes boulanger. Non mais c'est surtout ça. C'est pas surtout ça. C'est que vous êtes boulanger. Vous nêtes pas essentiel à ce pays. C'est quand même si vous êtes pas salarié, vous avez le droit d'ouvrir simplement.

Moi je tous les ans je vote des dérogations pour les travails le dimanche par exemple parce qu'il y a 4 5 dimanches 6 dimanches qui sont qui qui sont pertinents. Laissons les décider. Je rappelle juste dans ce paysci pour je rappelle juste dans ce pays s'il y a un code du travail c'est pour organiser le travail. On a vu quand comment c'était On a vu comment c'était quand il y avait pas de code du travail. Je sais que les LR sont pas très frayants du code du travail de la protection des salariés mais moi je préfère qu'on le garde ce code du travail parce qu'il faut des règles communes. Donc nous on décide pas tout seul.

Vous savez des salariés parce qu'on le sait bien leur blin quand le patron a décidé d'ouvrir même si on dit que c'est sur la base du volontariat comme ça peut être le cas sur le travail du dimanche souvent les salariés se sentent obligés ou le sont même clairement obligés par moi je vais vous dire les salariés de ce pays ils savent aussi ce que c'est que la valeur du travail. Moi, je suis issue d'un territoire rural dans un territoire particulièrement par exemple horticole. Aujourd'hui, si vous ne faites pas la saison, l'entreprise elle met la clé sous la porte. Ils savent l'investissement qui est nécessaire dans les entreprises et le dialogue social, il se fait au niveau de l'entreprise.

C'est pas dans sous les ordres de la République, dans les grandes centrales syndicales qu'on doit nous expliquer la manière de vivre et la manière de se comporter. Aujourd'hui, le meilleur dialogue qui soit, c'est dans l'entreprise. Le patron, les salariés parlent au quotidien. arrêtons de leur dicter leur conduite alors qu'ils savent très bien s'arranger eux-mêmes. Yannique Monet, on parle des syndicats parce que le 1er mai, c'est journée euh de lutte aussi, journée de manifestation. C'est aussi ce symbole que vous voulez conserver. C'est c'est devenu un moment de lutte et de revendication bien évidemment puisque c'est la fête du travail mais le dialogue il doit être organisé dans ce pays.

On sait très bien qu'il y a asymétrie entre les positions sociales qu'on soit du côté des employeurs du côté des salariés. Donc il faut un dialogue organisé. Moi je dis aujourd'hui on a un code du travail qui protège les salariés peut-être pas suffisamment d'ailleurs quand on voit les différents plans de licenciement à l'œuvre aujourd'hui. Donc oui, on a besoin de reparler du travail correctement dans de bonnes conditions et franchement une journée chamée dans l'année, c'est pas ça qui va mettre en danger l'économie. Il faut être sérieux.

Le meilleur service à rendre au salariés et aux Français et à la France même, c'est de favoriser le travail et d'avoir une possibilité d'augmenter les salaires. Et donc ça veut dire si on augmente les salaires, ça veut dire qu'on doit libérer les énergies. Ça veut dire qu'on doit favoriser toujours le travail au détriment en faveur plutôt que dernière question. Vous travaillez le prier ma un député ne travaille jamais. Il s'engage, c'est un engagement. Donc oui, on est engagé 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. à 1000 % pour les Français le 1er mai et 365 jours par jour de l'année. Merci beaucoup à vous deux d'avoir débattu de cette question.

Merci à vous de nous avoir suivi pour revoir cette émission. La chaîne YouTube CP la soirée continue avec Debadoc et Jean-Pierre Gracien. Ce soir le documentaire Martinique terre de centenaire signé Céline Bitner. Très belle soirée à tous sur la chaîne parlementaire.

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He. Yes.