"Dans un Etat de droit, la violence ne peut pas être légitime" (Philippe Baptiste)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous d'accord quand Sébastien Lecornu estime que le mouvement a basculé vers des violences urbaines ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Quelle est la situation dans les universités ?
- 2:01RelanceRéponse partielle
Le gouvernement prévoit de faire payer des droits d'inscription en BTS et en classe préparatoire pour les non-boursiers. N'est-ce pas mettre de l'huile sur le feu ?
- 2:39FerméeRéponse directe
Est-ce que ça pourrait être retiré du texte débattu à l'Assemblée nationale ?
- 3:20OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous régler la question des repas à 1€ ?
- 7:56OuverteRéponse directe
Pour vous, c'est LFI qui attise les braises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:10Philippe BaptisteFait
« Dans un État de droit, la violence ne peut pas être légitime. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonsoir Philippe [musique] Baptiste, vous êtes le ministre de l'enseignement supérieur. Merci d'être en direct dans le studio du 1720 de France info au soir d'une nouvelle journée de blocage de lycée émaillé souvent d'actes de violence. Êtes-vous d'accord quand Sébastien le cornu estime que là le mouvement a basculé vers des violences urbaines ? En tout cas, ce qui est Oui, bien sûr et puis surtout ce qu'on voit c'est effectivement ce c'est une violence terrible, c'est-à-dire qu'on voit des images qui sont qui sont terribles, des lycées enfin des portes de lycée qui sont en train de brûler. euh des des gets de projectiles et cetera. La la cette violence-là, elle est intolérable, elle est inadmissible. Il y a des personnels de l'éducation nationale qui sont blessés. Il y a des lycéens qui
sont blessés aussi par les g divers de projectiles. Euh les forces de l'ordre qui ont elles aussi euh été des forces de l'ordre qui ont été blessées. Tout ça est est infiniment condamnable et je pense que les partis politiques qui considèrent que la violence est légitime et ben c'est scandaleux et je pense que effectivement il faut le dénoncer et il faut dénoncer la France insoumise aujourd'hui qui tient ce discours qui me semble être incendiaire. On va y revenir. Je voudrais d'abord savoir quelle est la situation dans les universités parce que c'est de cela dont vous êtes en charge. Alors que le principal syndicat d'étudiants appelle lui aussi désormais à des blocages. Oui. Oui. On a alors on a le le bilan aujourd'hui, on a une quarantaine de sites qui ont connu des événements
divers. Alors ce que j'appelle un site, ça peut être un bâtiment ou ça peut être un morceau de campus dans une dans des dans des universités. Il y a eu quelques blocages, il y a eu un nombre très il y a eu quelques dégradations très limitées. Donc à ce stade aujourd'hui, ça n'a rien à voir avec ce qu'on peut voir dans les lycées. Il y a eu aussi un travail quand même qui a été je pense assez construit avec des revendications aussi des syndicats étudiants qui sont assez clairs et assez posés aujourd'hui. il y a un il y a voilà çaessem je pense que c'est des revendications qui étaient déjà beaucoup portées précédemment autour des questions de la précarité étudiante autour de la question du nombre de places voilà donc la situation est encore un peu différente. Alors après
les choses peuvent bouger peuvent évoluer évidemment je mais on est extrêmement attentif avec les recteurs, avec les présidents de l'université et je voudrais aussi saluer le travail évidemment des personnels dans les universités qui sont aujourd'hui très mobilisés et qui suivent attentivement la situation. Mais vous évoquez Philippe Baptiste la précarité des étudiants. Le timing est un peu malheureux parce que le gouvernement a dévoilé tout à l'heure son projet de budget dans lequel il prévoit pour les étudiants non boursiers de faire payer des droits d'inscription en BTS et en classe préparatoire au aux grandes écoles. N'est-ce pas mettre de l'huile sur le feu en pleine crise des lycéens et de la jeunesse plus plus en général ? Bon al d'abord c'est un projet
de budget et tout ça doit être discuté et évidemment on entend on entend bien cette question là. Je pense que il faut il faut faut faut se laisser le le temps de regarder le sujet. Je comprends que ça génère effectivement aujourd'hui beaucoup d'émotions et bon je je on travaille sur cette questionlà. [raclement de gorge] Je pense que le ministre de l'éducation nationale s'exprimera sur cette questionlà dans pas longtemps. Vous voulez dire que ça pourrait être retiré et ne pas faire partie finalement du texte qui sera débattu à l'Assemblée nationale ? C'est c'est en discussion pour le moment. Donc voilà. Et pour et pour l'histoire des des repas à 1 € parce que ça aussi ça a fait polémique, il y a beaucoup trop de monde, pas assez de personnel. Est-ce que comment comptez-vous régler la
question ? C'est c'est l'histoire d'un c'est l'histoire d'un succès enfin mais c'est aussi l'histoire d'une d'une complexité puisque d'un succès mal préparé. Non non, c'est attendez, je je rappelle la situation. C'est-à-dire que avant on avait euh des un repas qui était à 1 € pour les boursiers et puis à 3,30 € pour les non boursiers. fruit d'un compromis [raclement de gorge] politique, on a décidé de faire le repas à 1 € pour tout le monde et ça a évidemment généré un immense appel d'air. C'estàd qu'il y a beaucoup d'étudiants qui aujourd'hui viennent déjeuner dans les crousses, dans les restaurants universitaires. Euh c'est une augmentation en moyenne de 45 %, donc un énorme travail des des personnels dans les crousses. On a fait un premier vrai effort. Il y a 50
millions d'euros qui sont arrivés en 2026. Là on va rajouter 20 millions d'euros. 200 emplois en plus en 2026. Et là, ce que je vous annonce aujourd'hui, c'est qu'on en ajoute 600 de plus, hein. Donc euh ça veut dire qu'au total, ce sera qui seront recrutés en 2026 et en 2027. Donc au total, 800 emplois en plus. Et puis un budget pour l'an prochain pour euh pour les restaurants universitaires qui va augmenter de plus de 140 millions d'euros. Donc, on est vraiment mobilisé sur le sujet. Il faut que ce soit un succès, c'est une difficulté opérationnelle. Mais vous savez, c'est pas du tout c'est simplement que c'est compliqué parce que les restaurants, il suffit pas juste de rajouter de l'argent et des personnels. Enfin, les les restaurants, ils sont dimensionné, il y a des normes de
sécurité, il y a des stocks de nourriture et cetera. Donc donc, on fait le maximum, on est très mobilisé, on avance. Vous savez, quand il y a un dialogue qui a un dialogue qui est responsable comme par exemple autour de la question du resto du repas à 1 € et ben on arrive à trouver des solutions. Et donc moi, je pense que à la fois il faut vraiment condamner toutes les formes de violence et en même temps être dans le dialogue et je pense que c'est ça la responsabilité du gouvernement. Restez avec nous. Philippe Bapti, je vous propose d'aller voir ce qui se passe à Nant où la journée a été, vous le savez très tendue. Le hall d'un lycée a été détruit par un incendie lors d'une manifestation de lycéen. Marc Bertrand, vous êtes devant ce lycée où de nombreux
élèves très émus sont venus constater les dégâts cet après-midi. Ah ouais, on est devant la verrière de ce lycée donc qui est complètement en lambeau, des poutres de métal tordu, une forte odeur de brûlé. Les pompiers sont encore là avec un camion nacelle à sécuriser le toit troué par les flammes ce matin et en bas et bien comme vous l'avez dit des élèves venus voir de leurs propres yeux. Marianne est en terminale. Des larmes coulent sur ses joues. Ça me fait mal quoi. Je suis je suis outrée. Je suis déçu. C'est quand même un lycée. C'est c'est pas normal. Enfin, il y a des innocions qui auraient pu être blessé et il y a des personnes qui passent, il y a des BTS, des personnes qui passent de bac en fin d'année. C'est choquant de me dire que c'est un lycée
qui a été volé et pas par des lycéens mais par des inconnus. Enfin parce que il n'était pas du lycée, ça c'est sûr. Les [grognement] élèves du lycée Nelson Mandela disent que ceux qui ont mis le feu étaient cagoulés, qu'ils ont lancé des projectiles enflammés des poubelles. Louison a 18 ans, elle se tient immobile devant la façade noirc. Moi ça me brise le cœur. Il y avait quand même il y avait une photo de Nelson Mandela comme ça, une grande bah en fait là où il y a le grand carré, c'était une énorme photo de Nelson Mandela. elle a brûlé. Donc quand on sait que c'était des élèves qui faisaient un blocus pacifiste et que bah ça finit comme ça, c'est enfin c'est horrible en fait. Et puis nous ça nous dégoûte parce que du coup ça va forcément être politisé. Tout ce qu'on
défend ça vait être modifié alors que c'est pas du tout notre objectif. Donc c'est ça fait chier quoi. Sur l'esplanade devant le lycée, il y a aussi des élèves avec des kéfiers qui disent faire partie du collectif Mandela Antifa, ceux qui tenaient le blocus du lycée depuis 2 jours. Ils reconnaissent que c'est allé trop loin mais ils refusent de dire que ceux qui ont incendié le lycée sont des casseurs ou des black block. On trouve le collectif Mandel Antifa que c'est une erreur d'avoir brûlé un lycée. On ne revendique pas l'action et on considé le solidaris. Maintenant ces gens comment ils peuvent arriver à une telle violence ? C'est parce queils sont confrontés aussi à de la violence qui est peut-être x 10. En fait c'est la cause première de pourquoi le lycée a brûlé, c'est l'énervement
constant de la jeunesse et effectivement avoir un avenir sombre comme nous le promet aujourd'hui le gouvernement Macron, ça nous dit rien de bon. Le camion des pompiers repart sous les applaudissements des lycéens. Les élèves viennent de recevoir un mail pour leur dire que le lycée ne rouvrira pas. les cours se feront en distantiel à partir de demain et que les internes ne pourront pas revenir avant sans doute la fin des vacances de la Toussin. Merci beaucoup Marc Bertrand, envoyé spécial de France info à Nant devant ce lycée Nelson Mandela avec les moyens techniques de Johanna Gabrique. Philippe Baptiste, vous avez entendu he ce reportage avec nous, ministre de l'enseignement supérieur. Pour vous, c'est LFI qui attise les braises. Ah
oui, ça c'est évident puisque il y a des élus euh LFI qui se succèdent euh régulièrement euh au micro pour euh expliquer que d'une manière ou d'une autre la violence est légitime ou en tout cas qui ne condamne pas la violence euh qui est aujourd'hui perpétrée. Donc pas la condamner ne signifie pas l'encourager. C'est c'est bah il y a même des il y a même des encouragements directs. Donc évid c'est c'est enfin c'est le le la définition de ce qui est infieux hein. Donc tout ça est évidemment proprement scandaleux. Et la question de savoir est-ce que c'est des casseurs ou pas ? brûler un lycée. Évidemment que c'est des casseurs. Enfin, je veux dire, enfin, qui peut avoir envie de brûler un lycée et de brûler le portrait de Nelson Mandela ? Enfin, le symbole est d'une absurdité
sans limite. Enfin, moi je comprends parfaitement les deux lycéens qui s'exprimaient au début, les larmes aux yeux, en expliquant que tout ça n'avait aucun sens. Évidemment que ça n'a aucun sens. Quel problème ça va régler de brûler le portrait de Nelson Mandela dans un lycée ? Je veux dire, c'est on est vraiment dans le compteble de la bêtise et de l'absurdité. Donc évidemment, tout ça est proprement scandaleux. Il faut que tout le monde condamne la violence quelle qu'elle soit. On est dans un état de droit. Dans un état de droit, la violence ne peut pas être légitime. Je veux dire, pardon, excusez-moi, mais c'est enfin, il faut revenir à des choses qui sont extrêmement simples. On peut pas accepter la violence dans le débat démocratique. Je c'est tout.
Faut-il interdire à la fille comme l'a dit ce matin, comme l'a proposé ce matin Bruno Retaillot. Enfin, je vouis pas me positionner là-dessus. Je pense que là aussi une volonté probablement de faire monter de faire monter des polémiques et cetera. Enfin, LFI, c'est un parti qui est représenté aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Moi, ce que j'attends de LFI, c'est que LFI condamne de manière extrêmement claire les violences qui sont aujourd'hui perpétrées et ce sera un grand pas en avant pour tout le monde. Une dernière question sur ce sujet, Philippe Baptiste, Sébastien Lecnu vous a demandé à tous les ministres d'annuler tous vos déplacements jusqu'à lundi. Pourquoi faire ? Bah, c'est moi ça me semble évident. Enfin, en tout cas, moi dans mon cas, je évidemment que de toute façon, j'avais
annulé déjà des déplacements précédemment parce que aujourd'hui, je pense qu'effectivement, on est dans une situation qui est une situation qui est tendue. On veut suivre et attentivement ce qui se passe sur le terrain, être en lien directement évidemment avec nos équipes, moi avec l'ensemble des recteurs, avec l'ensemble des présidents d'université et donc tout ça fait parfaitement sens. J'ai une question sur ce que l'on vient d'apprendre à l'instant puisque ça y est Mediapartent de publier des captures d'écran des message antisémite que le site d'investigation attribue à Jordan Bardella. Votre réaction sur ce cette ces accusations et ces révélations Philippe Baptiste Jordan Bardella qui aurait eu des propos antisémites il y a une dizaine d'années. Vous le croyez
possible ou pas ? Je je alors moi évidemment je c'est pas à moi de décider si c'est si c'est vrai ou si c'est pas vrai et puis j'ai pas je n'ai pas vu ces captures d'écran. Maintenant découvrir avec surprise que le Front National était un parti qui a été condamné pour antisémitisme un nombre incalculable de fois ben moi je suis pas surpris avant la présidence de Jordan Bardella. Oui oui, mais enfin bon, le Front National a donné le Rassemblement national. Ce sont les mêmes personnes, c'est la même idéologie et pour moi tout ça, je vous savez l'antisémitisme qui soit d'extrême gauche ou d'extrême droite, dans les deux cas, malheureusement, il est présent. Il a jamais été aussi fort en France et pour moi c'est, je vous le garantis, une source de dégoût mais vraiment profonde,
aussi bien l'antisémitisme d'extrême gauche et là aussi on sait de quoi on parle que l'antisémitisme d'extrême droite. Je vous remercie infiniment d'être venu sur le plateau de France info. Phil Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur
Philippe Baptiste