ALEKSANDAR NIKOLIC : « Les trafiquants profitent aujourd'hui du laxisme migratoire ! » (France Info)
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Questions et réponses
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- 0:08OuverteRéponse directe
Vous êtes eurodéputé RN, porte-parole de Marine Le Pen.
- 0:26RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'ils n'ont pas parlé un peu vite ?
- 2:53RelanceRéponse directe
Ursula von der Leyen a dit « aucune personne n'a atteint le continent espagnol et l'Union européenne ». C'est faux ?
- 3:39OuverteRéponse partielle
Est-ce que le sujet de Ceuta n'est pas plus géopolitique et structurel que vraiment migratoire ?
- 5:01RelanceÉludée
On ne sait pas vraiment d'où est venu cet appel d'air. Est-ce que c'est vraiment la faute du gouvernement espagnol ?
- 5:39OuverteRéponse directe
Comment faire contre les trafiquants de migrants et les passeurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14PrésentateurChiffre
« 60 000 migrants qui débarquent en quelques heures, en quelques jours. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Mais pour les migrants d'Afrique subsaharienne et pour les Algériens, par exemple, l'accord aujourd'hui ne permet pas des expulsions. »
- 0:55Invité politiqueFait
« Pourquoi est-ce que les autorités espagnoles disent que la quasi-totalité des migrants sont reparties ? »
- 1:33Invité politiqueChiffre
« Ils ont fait des annonces en disant « on va régulariser 500 000 personnes ». »
- 1:36Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 1 300 000 demandes. »
- 1:38Invité politiqueChiffre
« Ils ont déjà régularisé 600 000 personnes. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Schengen doit permettre la libre circulation des Européens et pas de gens qui sont... »
- 4:22Invité politiqueChiffre
« On parle de 72 morts, par exemple, déjà aujourd'hui. »
- 4:27Invité politiqueFait
« Et vous avez en plus un arrêté de la justice du tribunal suprême espagnol qui permettait, à partir là de juillet, de faire en sorte que quand on arrive à la nage, on ne puisse pas être expulsé. »
- 8:08Invité politiqueChiffre
« On est passé largement les 300 000 l'année dernière. »
- 9:13Invité politiqueChiffre
« On est passé largement les 300 000 l'année dernière. »
- 9:40Invité politiqueChiffre
« entre 800 000 et 900 000 personnes sont en situation irrégulière »
- 13:35Invité politiqueChiffre
« l'Allemagne émet 8 fois plus de gaz à effet de serre que nous par la production d'électricité. »
- 13:42Invité politiqueChiffre
« Le Danemark, 4 fois. »
- 14:08Invité politiqueChiffre
« Depuis 1990, la France a réussi à diminuer de 32% ses émissions de gaz à effet de serre. »
- 14:22Invité politiqueChiffre
« Vous avez pour la Chine 30% aujourd'hui des émissions de gaz à effet de serre qui sont pour la Chine dans le monde. »
- 19:39Invité politiqueChiffre
« on est à 57% de dépenses publiques dans le PIB et un taux de prélèvement obligatoire aujourd'hui de 46% dans le PIB. »
- 21:08Invité politiqueChiffre
« 70% sur France Info. »
Temps de parole
- Aleksandar Nikolic76 %
- Présentateur10 %
- Locuteur non identifié6 %
- ?5 %
- Locuteur non identifié 24 %
≈ 15,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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L'invité du 8.30 politique avec nous, Alexander Nicolique. Bonjour. Bonjour à vous. Vous êtes eurodéputé RN, porte-parole de Marine Le Pen. Revenons d'abord avec vous sur ce qui s'est passé à Ceuta en fin de semaine dernière, enclave espagnole au Maroc. 60 000 migrants qui débarquent en quelques heures, en quelques jours. La quasi-totalité est repartie, d'après les autorités espagnoles. Mais aussitôt, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dénoncé une invasion du territoire européen. Est-ce qu'ils n'ont pas parlé un peu vite ?
Oui, il
y
en avait au moins 12 000 personnes qui sont restées à Ceuta. Et proportionnellement, c'est un nombre important.
Je
ne
sais
pas si vous avez
vu
les images. Écoutez, je sais que les Marocains ont été expulsés dans la plupart des cas, parce que justement, il y a un accord avec le Maroc. Mais pour les migrants d'Afrique subsaharienne et pour les Algériens, par exemple, l'accord aujourd'hui ne permet pas des expulsions. Donc on a vu les images encore hier soir de gens qui arrivaient en centre-ville en criant à l'Awaqba avec une foule qui arrivait. Pourquoi est-ce que les autorités espagnoles disent que la quasi
-totalité des migrants sont reparties
? Déjà, non seulement beaucoup sont restés à Ceuta, mais vous avez vu qu'ils ont déjà transféré sur le reste du territoire espagnol, donc en Espagne continentale, au moins les mineurs isolés, ou faux mineurs isolés, on ne sait pas, parce que vous savez qu'il suffit de dire « je suis mineur et je suis isolé » pour venir. Et
ça,
c
'est la loi qui oblige l'Espagne à le faire, pour les mineurs isolés.
Ah mais c'est un choix aussi politique. Je veux dire, aujourd'hui, on a un gouvernement espagnol
qui
a pris des positions pour faire venir beaucoup de gens. Ils ont fait des annonces en disant « on va régulariser 500 000 personnes ». Il
y
a eu 1 300 000 demandes. Ils ont déjà régularisé 600 000 personnes. Je pense qu'il y
en
aura bien plus. Et au final, on va se retrouver avec des régularisations de gens qui n'auraient pas été régularisées dans tous les autres pays européens et qui vont pouvoir circuler sur le territoire européen tant qu'on n'aura pas fait en sorte que Schengen soit réservé aux ressortissants européens. Schengen doit permettre la libre circulation des Européens et pas de gens qui sont... En
l
'occurrence, Alexandre Nicolique, les règles de l'espace schengen ne s'appliquent pas à Ceuta.
À Ceuta, non. Mais je viens de vous dire que, non seulement, vous avez déjà les mineurs isolés
ou
faux mineurs isolés qui sont arrivés sur le territoire espagnol. On
ne sait pas combien.
On ne sait pas combien exactement. C'est d'ailleurs très flou, parce que le gouvernement espagnol avait dit au début « tout le monde est renvoyé ». Et ensuite, on voit ces vagues humaines encore présentes sur le territoire à Ceuta. J'ai donné ce chiffre de 12 000 parce que certains...
Invérifiables aujourd'hui. Vous parlez de 12 000 migrants. Ce chiffre
-là, on va dire entre 10 000 et 15 000. Mais qui a communiqué sur ces
chiffres-là, Alexandre Nicolique ?
J
'avais
des acteurs espagnols, justement, qui ont suivi, qui étaient présents sur place et qui font une estimation relative. Mais on va dire entre
10 000 et 15 000. Parce que
Ursula von der Leyen a dit « aucune personne n
'a
atteint le continent espagnol et l'Union européenne
».
C'est faux,
puisque je viens de vous dire que le gouvernement espagnol assume avoir déjà accueilli des mineurs isolés. Donc Mme von der Leyen est très mal renseignée et c'est assez inquiétant. Mais vous savez ce que je viens de dire sur Schengen ? Il y
a
une prise de conscience de beaucoup de pays. Vous avez vu qu'il y a plusieurs pays, trois pays d'ailleurs, la Finlande, le gouvernement de gauche danois et l'Italie, qui ont plaidé pour suspendre aujourd'hui l'Espagne parce qu'on a un gouvernement espagnol qui fait peser une menace sur tout le continent européen en régularisant des personnes qui vont pouvoir aller circuler. Et peut-être en France, peut-être plus qu'ailleurs, quand on regarde notre droit social, quand on regarde l
'AME par exemple pour les
clandestins qui vont rester clandestins.
Est-ce que le sujet
de Ceuta, pardon, n'est pas plus géopolitique et structurel que vraiment migratoire ? Parce que cette situation,
on
l'a déjà vue en 2021. Et tant que l'Espagne aura des territoires au Maroc, ce sera compliqué.
Mais il y a une pression qui a été peut-être mise par le gouvernement marocain. C'est trop tôt pour le dire. Peut-être parce que le gouvernement espagnol a accueilli un leader du Front Polisario, parce que le gouvernement espagnol est allé discuter en Algérie et a officialisé des partenariats plus importants. Et on connaît les tensions avec le Maroc. Mais encore une fois, c'est trop tôt pour le dire. Ce qui est sûr, c'est que quoi qu'il arrive, certains ont profité de la situation. Non seulement parce qu'on sait qu'il
y a
des régularisations massives qui créent un appel d'air et qui fait qu'il
y
a eu des morts. On parle de 72 morts, par exemple, déjà aujourd'hui. –
Ce sont
des chiffres de l'Espagne et le Maroc donnent un
bilan de 11 morts.
–
Et vous avez en plus un arrêté de la justice du tribunal suprême espagnol qui permettait, à partir là de juillet, de faire en sorte que quand on arrive à la nage, on ne puisse pas être expulsé. Il y avait cet arrêté. Et bien cet arrêté, il a été entendu. Il n'y avait pas eu une arrivée jusqu'au 15 juillet à la nage. Et bien là, vous avez eu une masse d'arrivées à la nage. Ce qui prouve bien que les lois et les règles qui sont mises en place par des pays ont des conséquences sur la perception que peuvent avoir des personnes à l'étranger pour venir et profiter justement du droit européen très laxiste et surtout là du droit espagnol.
– Alexandre Nicolique, on ne sait pas vraiment d'où est venu cet appel d'air. Il y a eu des rumeurs sur les réseaux sociaux. Et certains spécialistes disent que ce sont peut-être les trafiquants de migrants, les passeurs qui ont poussé à cette vague de migration. Est-ce que c'est vraiment la faute du gouvernement espagnol
? – Ils ont
profité, je viens de vous le dire, de justement cet arrêté qui permet de venir à la nage et de ne pas pouvoir être expulsé à la base. Donc il y a eu effectivement une réaction parce qu'il y
a
ce partenariat avec le Maroc, avec les ressortissants marocains. Mais on voyait hier des images où certains se revendiquaient encore marocains et étaient présents sur le
territoire de
Soïta. Comment ?
–
On fait quoi contre les trafiquants de migrants et les passeurs ? – Mais si vous avez des règles très claires qui font que systématiquement, quand des personnes arrivent, ils sont expulsés et qu'il n'y a aucune possibilité d'arriver de manière irrégulière et de ne pas être expulsés, eh bien je vous assure qu'ils ne viendront plus parce qu'il n'y aura plus aucun intérêt. Des gens ne vont pas payer pour rien parce que si vous expulsez systématiquement, ils viendraient sans pouvoir avoir la possibilité de
rester et ne vont pas
payer ces trafiquants. Les trafiquants profitent aujourd'hui du laxisme migratoire mis en place par le gouvernement français mais aussi le gouvernement français puisqu'on a 900 000 personnes sous OQTF selon le ministère de l'Intérieur qui sont présents encore sur le territoire français.
– En tout état de cause, Alexandre Nicolique, la plupart des migrants sont repartis ce matin selon les autorités espagnoles. Est-ce que vous n'agitez pas les peurs tout simplement en parlant de submersion, d'invasion sur le continent européen ? –
600 000 régularisées par le gouvernement espagnol, est-ce que vous vous rendez compte de la masse que ça représente ?
–
Parce que l'Espagne manque de main d'œuvre
notamment.
– Et donc, c'est d'ailleurs…
– Des personnes qui vivaient en Espagne depuis
plusieurs
années. – C'est d'ailleurs
une drôle de vision de voir les migrants uniquement comme des chiffres pour combler des déficits économiques alors que les migrants ont évidemment des réalités intérieures. C'est même méprisant. Vous savez, les migrants qui arrivent quand vous venez par exemple de Mauritanie et que les femmes sont lapidées, les homosexuels… – Alors,
je précise que
la plupart des migrants
qui vont être régularisés en Espagne
sont en provenance d'Amérique latine essentiellement.
–
Pour ceux qui ont été régularisés, oui.
–
Bien sûr. – Mais vous avez un certain nombre de personnes qui viennent d'Afrique subsaharienne et du Maroc en premier. Quand vous regardez les chiffres, le Maroc c'est le deuxième pays. – Ce
ne sont pas ceux qui sont
régularisés en priorité en Espagne aujourd'hui.
– Et vous avez, je crois, 22% de Colombiens et 13% de Marocains, il me semble. Vous pouvez vérifier, mais je crois que c'est ça les chiffres.
Mais donc, vous avez quand même une masse de personnes qui arrivent et qui peuvent avoir des références de valeur aux antipodes et qui font peser une menace justement sur la vision de référence de valeur sur les femmes, sur l'homosexualité, sur le respect de valeur, de progrès qu'on a connu aujourd'hui dans notre pays, sans compter que vous savez, les personnes qui arrivent, et c'est notamment le cas en France où vous avez par exemple les étrangers qui viennent aujourd'hui d'Afrique qui vivent à 47% sous le seuil de pauvreté, et bien ces personnes-là profitent aussi d'un modèle social français qui nous coûte très très cher.
– Mais vous craignez que ces régularisations en Espagne aient un impact sur la France ? Pour l'instant, rien ne le prouve.
–
On peut le craindre parce que quand vous avez une ouverture totale comme c'est le
cas aujourd'hui,
vous avez
dit que le
système social français est le plus généreux. On peut se dire que ces migrants vont essayer d'être régularisés en Espagne pour ensuite bénéficier du droit social
français. – Ce n'est pas la direction que ça prend ce matin du tout, Alexandre Nicoli. – C'est
pour ça qu'il ne faut pas… J'ai dit qu'on pouvait le craindre, M. Bonneau, mais on l'a vu parfois, vous savez, ailleurs, et malheureusement dans des affaires criminelles terribles où vous aviez des gens qui avaient été régularisés dans d'autres pays et ensuite qui ont commis des actes terribles. On se souvient de ce Suédois qui avait été régularisé en Suède et qui avait commis des maîtrisés
en France.
– À Annecy,
oui. Globalement, les flux en Europe, Alexandre Nicoli, est-ce qu'ils ne sont pas plutôt maîtrisés ? Si on regarde les chiffres sur l'ensemble de l'année 2025, Frontex a recensé environ 178 000 franchissements irréguliers pour la totalité des frontières extérieures de l'UE. C'est le niveau le plus bas depuis 2021.
–
Il y a deux aspects.
Il
y a évidemment l'immigration légale, où là, irrégulière, où là, en France, on bat des records. On est passé largement les 300 000 l'année dernière. Chaque année, à part pendant la Covid, vous avez connu une augmentation où notre droit de régularisation est de plus en plus généreux avec, je le disais, des conséquences ensuite ici. Et vous avez en même temps une immigration irrégulière qui est difficile à évaluer par définition puisque les personnes sont en situation irrégulière.
–
Donc vous dites que
ce sont des chiffres sous
-estimés
? – Si
vous considérez
que, selon le ministère de l'Intérieur, et d'ailleurs, entre 800 000 et 900 000 personnes sont en situation irrégulière,
c
'est ce qu'avait dit Gérald Darmanin. Et d'ailleurs, on voit le flou puisque la fourchette est assez large.
C
'est-à-dire qu'aujourd'hui, on n'a pas de regard précis sur le nombre de personnes qui sont en situation irrégulière. Moi, je considère que c'est une masse inquiétante sur notre incapacité à expulser, malgré les promesses. On se souvient d'Emmanuel Macron qui promettait 100 % d'OQTF exécutés, puis Gérald Darmanin qui promettait 100 % d'OQTF exécutés. Ils n'ont jamais été en mesure de peser sur les pays d'origine pour qu'ils reprennent leurs ressortissants, y compris les criminels étrangers.
– Et vous êtes député européen.
Au
niveau de l'Europe, les ministres de l'Intérieur des pays de l'Union vont se réunir demain. Qu'est-ce que vous leur demandez, vous ?
–
Aujourd'hui, il faut aller dans le sens de, oui, suspendre l'Espagne de Schengen au regard de la politique espagnole. Et ensuite,
il faut… – Et c'est possible,
ça ? – Bien sûr que c'est possible. Et il faut aller vers ça.
Je
vous ai dit, trois pays l'ont demandé officiellement par leur gouvernement, déjà. La Finlande, le Danemark et l'Italie. Et ensuite,
il
faut… –
Et on ne pénaliserait pas les
Espagnols ? –
On le dit, depuis des années, il faut que Schengen soit réservé aux ressortissants européens. Sinon, Schengen serait
totalement dévoyé. – Alexandre Nicolique, 72 morts selon l'Espagne, 11 selon le Maroc. Est-ce que ce n'est pas avant tout un drame humain, ce qui est en train de se passer assez ou
tard ? – À
cause de la possibilité pour les gens de venir, vous avez de plus en plus de personnes qui sont prêtes à prendre des risques, venir parce qu'ils se disent que quand ils seront présents sur le territoire, ils vont être régularisés. Personne ne tenterait cette aventure si systématiquement, ils seraient expulsés parce que le jeûnant, évidemment, n'en vaudrait pas la chandelle. Donc si vous faites tout ça, vous risquez votre vie et vous êtes expulsés systématiquement, ils ne viendraient pas.
Donc la responsabilité de ces morts et ceux qui ont du sang sur les mains aujourd'hui, c'est ceux qui ont permis justement que la politique migratoire laisse espérer des régularisations, laisse espérer des présences sur le territoire en étant clandestins et en bénéficiant notamment par exemple en France de l'aide médicale d'État et d'être soignés gratuitement contrairement aux Français et aux
étrangers
en situation régulière. –
Alexandre
Nicolique, vous restez avec nous. La suite du 8h30, on va parler des feux qui font rage en France. Dans un instant, il
est
8h46. L'info avec Marie-Marty Rossian.
– Les
pompiers continuent à lutter contre les flammes dans le Var. La nuit a été plutôt calme, mais le feu qui a parcouru 1800 hectares au total n'est pas encore fixé et des vents forts sont attendus sur place aujourd'hui. Dans l'eau de l'incendie, partie d'une voiture en feu sur la 61 hier ne progresse plus. L'autoroute a pu rouvrir dans les deux sens. En Gérôme, après de longs jours d'attente, plusieurs milliers d'habitants de Lège, Cap Ferré et du Porges peuvent désormais rentrer chez eux. Le feu est toujours fixé après avoir brûlé 42 000 hectares.
Les négociations doivent reprendre aujourd'hui entre l'Iran et les Etats-Unis, affirme Donald Trump avec un objectif, notamment la réouverture du détroit d'Hormuz. Des négociations que n'ont pas confirmées ni l'Iran ni les pays médiateurs de ce conflit. Téhéran évoque toutefois un accord proche avec Oman. Et puis sur la route du Tour de France-Femmes, c'est la reine du sprint mondial, Lorena Vibès, qui s'est imposée à Genève hier pour la deuxième étape de la course. Au programme aujourd'hui, 156 kilomètres entre la Suisse et Poligny dans le Jura. Départ du peloton aux alentours de 13h30.
Et jusqu'à 9h, nous sommes avec Alexandre Nicolique, député européen et porte-parole de Marine Le Pen dans cette campagne qui commence. Alexandre Nicolique, l'immigration, là, bien entendu, fait partie de vos priorités pour 2027, plus que l'écologie
? Non,
mais l'écologie réaliste, ça fait des années qu'on l'évoque. Et aujourd'hui, cet été a démontré que nous avions raison depuis longtemps. Quand nous disions qu'il faut produire une électricité, par exemple, par le nucléaire, on a vu des écologistes qui ont voulu sortir du nucléaire. Leur politique, elle est appliquée en Allemagne, par exemple au Danemark, où vous avez zéro nucléaire. Eh bien, selon Ember, l'Allemagne émet 8 fois plus de gaz à effet de serre que nous par la production d'électricité. Le Danemark, 4 fois. Et encore, je ne prends pas les chiffres RTE parce qu
'on
serait à 17 fois plus pour l'Allemagne. Quand
vous
disiez que les conclusions du GIEC étaient alarmistes
ou exagérées également, en 2023
?
Non, mais pas du tout. Mais vous avez vu récemment, d'ailleurs, que des représentants du GIEC ont d'ailleurs dit qu'il était absurde de ne pas, par exemple, aujourd'hui utiliser des climatisations.
Mais
vous
avez douté
des conclusions du GIEC. Vous savez, si on peut parler
sérieusement de ce sujet,
on n'a jamais
douté. Depuis 1990, la France a réussi à diminuer de 32% ses émissions de gaz à effet de serre. On représente aujourd'hui 0,8% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Les émissions de gaz à effet de serre,
c
'est un problème mondial. Vous avez pour la Chine 30% aujourd'hui des émissions de gaz à effet de serre qui sont pour la Chine dans le monde. La France a fait ces efforts-là. La France émet moins de gaz à effet de serre, notamment grâce au nucléaire que les Verts ont longtemps
refusé. Là, vous parlez de 0,8%,
c'est la France, mais ce ne sont pas les bilans des entreprises françaises à l
'étranger. Maintenant, le sujet...
Oui, mais
vous savez, les importations, justement, c'est 51% des émissions de gaz à effet de serre.
C
'est un problème qui est majeur. Tout ce qu'on a dit depuis des années, donc comment on produit de
l
'électricité avec le nucléaire qui émet moins de gaz à effet de serre. Ce qu'on dit, justement, sur la relocalisation, aujourd'hui, on voit qu'on avait plus raison que les autres. sur comment on s'adapte à ce réchauffement climatique. Parce que je le disais, le réchauffement climatique, c'est un problème mondial, mais comment on s'adapte et on fait pour que les Français puissent vivre, en étant positifs, en essayant de trouver des solutions, ça, ça va être un problème français. Et aujourd'hui, ceux qui refusent les climatisations, et on l'a vu sur la dernière vague de chaleur, il y
a
eu plus de 5 000 morts, eh bien, eux aussi ont du sang sur les mains. Parce que quand vous avez, à cause des vagues de chaleur, autant de morts parce que vous n'avez pas eu d'adaptation, par exemple avec des climatisations, il y
a
une part de responsabilité très importante. – Vous considérez que vous êtes un parti écologique aujourd'hui ? – Bien
sûr,
et aujourd'hui, c'est notre politique qui permettrait d'émettre le moins de gaz à effet de serre, mais aussi de faire en sorte...
– Plus
personne n'est
climato-sceptique aujourd'hui, – de trouver des solutions.
Mais, enfin, non, bien sûr que non, mais on ne
l
'a jamais été. Enfin, on a toujours exprimé de manière cohérente...
– 2023, Marine Le Pen, notre
programme sur
comment on fait... – Comme aménager, qui considère exagérer les conclusions du GIEC, je le disais. – Comment on fait
pour diminuer les gaz à effet de serre ? Tout l'enjeu, c'est là. Tout le reste, c'est de l'idéologisme. Et on voit que leur politique, et la politique qui est mise en avant par les Verts, ne fonctionne pas. Je parlais des clims, on peut parler des réserves d'eau, on peut parler des usines de dessalement, on peut parler de comment on va trouver des solutions pour avoir de l'eau demain, par exemple, en cas de sécheresse. Eh bien, tout ce que nous, on peut dire, aujourd'hui, permettrait qu'on adapte notre pays. On peut parler, là, aujourd'hui, des feux de forêt.
Quand vous avez un code de l'environnement qui est en concurrence avec le code forestier, et que le code de l'environnement ne veut pas, aujourd'hui, qu'on débroussaille pour laisser de la place, par exemple, à la nature. Eh bien, ça entraîne des difficultés, aujourd'hui, parce que vous n'avez pas des espaces entre les parcelles qui auraient permis, par exemple, aux feux d'être bloqués.
Et donc, sur tous ces sujets, aujourd'hui, on voit que ce que propose le Rassemblement national est cohérent, et les faits nous donnent raison quand on compare à d'autres pays qui ont beaucoup plus suivi ce que souhaitent, par exemple, les verts, et qui se retrouvent à émettre plus de gaz à effet de serre que nous.
Pourtant, le RN auquel vous appartenez au Parlement européen n'est pas toujours au rendez-vous quand il s'agit de protéger les forêts, puisqu'en février 2024, votre groupe, à Strasbourg, vote contre la loi sur la restauration de la nature, une loi qui vise notamment à reconstruire les écosystèmes forestiers dégradés, pas seulement par les feux de forêt. Vous n'étiez pas encore élu, mais pourquoi votre groupe n'avait pas été en
ce sens ? Mais parce que,
justement, quand vous ne débroussaillez pas, par exemple, eh bien, c'est une des causes.
Il
faut avoir ces espaces qui permettent au feu d'être bloqué. Donc, vous voyez bien, c
'est
l'exemple concret que la vision qui est prenait de restauration à la nature a posé des problèmes considérables aujourd'hui dans les feux de Gironde. Et tous les pompiers, moi, avec qui j'ai pu discuter, ont pu s'exprimer en ce sens, en disant que, justement, ce n'était pas...
La monoculture
aussi de pain maritime. Comment ? La monoculture aussi de pain maritime. Oui,
bien sûr. Mais
vous savez, ça existe
depuis très longtemps. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, vous n'aviez pas ces zones qui permettaient justement au feu d'arrêter de sa propagation, comme ça a été le cas
en Gironde. Ça ne vous empêchait
pas en 2024 de voter la loi pour la restauration de
la
nature.
Oui, mais...
Vous ne
l'avez
pas fait.
Ce que je vous dis, la restauration de la nature qui va supprimer les pare-feux, avec donc des espaces qui ne permettent pas au feu d'être bloqué, eh bien, ça a des conséquences qu'on a vues en Gironde. Moi, tous les pompiers à qui j'ai pu m'adresser m'ont dit aujourd'hui, non, il n'y avait pas les pare-feux prévus, il
n
'y avait plus les pare-feux comme on a pu connaître dans les années 90-2000. Des pare-feux ont été supprimés justement à cause aussi du Code de l'environnement.
Alexandre Larnicolique, vous demandez une réponse pénale ferme pour les incendiaires par l'intermédiaire d'une proposition de loi. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'arsenal judiciaire français n
'est
pas suffisant à l'heure actuelle ? Après, si on prend le pouvoir demain,
il y aura également des peines planchées. Mais il faut qu'aujourd'hui, on se dise que si on allume un feu, on risque un minimum aujourd'hui en termes de peine. Il faut déjà qu'effectivement il y
ait
un durcissement là, mais ensuite, quand on sera aux manettes, effectivement, on proposera justement des peines planchées parce que ça a des conséquences terribles. Aujourd'hui, on l'a vu, ça a un coût évidemment terrible pour beaucoup de gens, pour l'agriculture, pour les assurances qui vont du coup se répercuter aujourd'hui sur les citoyens qui vont voir leur assurance augmenter. Donc il
faut à la fois augmenter les
moyens d
'ESDIS.
À
la fois augmenter les moyens d'ESDIS.
Ce
que vous n'avez pas fait en
2023 non plus parce que ça concerne une taxe sur les assurances. Vous avez voté contre ?
Vous savez, il y
a
eu trois lois pompiers en 2025. À chaque fois, on a voté pour. Il y avait un désaccord sur la gauche par rapport à la gauche. On a proposé, nous, d'augmenter les moyens pour l'ESDIS en ne rajoutant pas de taxes, en transférant une ligne budgétaire. La gauche a voulu encore rajouter une taxe. Mais vous savez, notre problème en France, dans notre pays, c'est qu'on est à 57% de dépenses publiques dans le PIB et un taux de prélèvement obligatoire aujourd'hui de 46% dans le PIB. Donc ça pèse aujourd'hui sur les entreprises, sur les gens.
Donc on considère qu'il ne faut pas augmenter les impôts, donner plus de moyens, s'adapter, soutenir les entreprises qui aujourd'hui sont à la pointe pour créer, par exemple, des avions qui vont permettre de pouvoir éteindre des feux en étant français parce qu
'on est
dépendant,
par
exemple, du Canada sur les Canadaires. Ce qu'on reproche aussi, c'est qu'il n'y
a
pas eu de vision française et européenne depuis 20 ans, 30 ans. Vous savez, nos Canadaires ont de moyenne entre 20 et 30 ans pour que, justement, on s'adapte par
les drones, par les moyens technologiques.
C
'est
un travail de long terme. Est-ce qu'on pourra s'adapter sans augmenter les impôts,
que
des transferts de budget ? On sacrifiera quoi, alors
?
Vous savez, nous, on l'a dit, entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit de l'Union européenne, il y
a
des économies à faire. On a parlé de ces agences, notamment, on a parlé des économies à faire sur le service public, notamment, qui nous coûte près de 4 milliards d'euros. Le
service public,
ce sont les hôpitaux, ce sont les écoles qui sont aussi... Non,
pardon, le service public médiatique. D'accord.
Le
service public
médiatique. Ah, nous, alors ? Oui, bien sûr.
Vous savez, on considère que près de 4 milliards d'euros, c'est une somme qui est quand même importante quand vous avez l'Arcom qui dit que 60% du temps de parole l'ARN sur France Inter passe entre, je crois, minuit et 6h. Et je crois que c'est 70% sur France Info.
Donc, ça a été rectifié. C'est
rectifié, bien sûr, mais ça veut dire qu
'il
y
a
eu un parti pris longtemps. Vous savez, près de 4 milliards d'euros, c'est 57 euros par Français.
Et donc, cet argent-là, on le fait basculer sur l'adaptation climatique. Moi, je pense que l'argent,
il sera beaucoup mieux utilisé en prenant aujourd'hui sur un service public médiatique qui a des positions très anti-ARN et donc qui devrait normalement être neutre et qui devrait aller vers nos services de secours, par exemple, en
ayant
des chaînes qui appartiendraient à des privés. Vous savez, beaucoup de journalistes travaillent dans des chaînes privées. Je suis sûr que vous seriez très heureux à travailler sur une chaîne privée
si demain, on se retrouve et racheter.
Vous savez, non, non,
mais
très peu de plaisanterie. Quand on regarde les courbes aujourd'hui, quand on regarde le déficit commercial, le déficit public, c'est justement parce qu'on a rajouté des normes, on a rajouté des taxes qui font qu'aujourd'hui nos entreprises sont à l'agonie et qu'on a battu un record du nombre d'entreprises fermées. Si on veut recréer de la richesse, il va falloir inverser l'état psychologique qu'on a aujourd'hui. On se dit on va augmenter les impôts et ça va faire qu'on aura des solutions pour diminuer les déficits publics. C'est l'inverse.
Il
va falloir
qu'on ait une
économie aujourd'hui beaucoup plus développée, que nos entreprises se portent mieux, embauchent avec des salaires à forte valeur ajoutée, que la consommation augmente et si on est à 80 milliards de déficits commerciaux, si justement demain il n'y a plus de déficits commerciaux comme c'était le cas il y a 25 ans, il y aura aussi moins de déficits publics.
Recréer de la
richesse en France, c'est ce qui nous permettra de beaucoup nous en
sortir.
Vous souhaitez diviser par deux la contribution de la France au budget de
l
'Union Européenne. C'est pourtant un mécanisme de la Commission Européenne qui nous permet aujourd'hui de bénéficier des avions de nos voisins pour lutter contre les flammes en Gironde.
Oui mais on donne beaucoup plus que ce qu'on reçoit. Vous savez, cet argent nous permettrait par exemple, peut-être nous aurait permis d'avoir déjà des avions avant et c'est très bien qu
'il
y
ait
cette coopération. On a toujours soutenu ça.
D'ailleurs, je
regrette que l'Italie, elle, avait envoyé dans le cadre de ce mécanisme européen et donc sur consigne de la Commission Européenne un avion en Tunisie quand nous en avions énormément besoin justement sur les méga-feux de Gironde où toute l'Europe aurait dû se mobiliser pour nous puisqu'il n'y avait pas un autre méga-feu à ce niveau-là au niveau européen. Ça demande d'ailleurs aussi, ça questionne sur l'adaptation qu'on a eue. L'Europe aurait dû avoir cette vision, nous on l'a toujours soutenue, de coopération. Il
y a
des incendies partout en Europe aujourd'hui. De coopération et de vision sur le long terme pour qu'on ait une flotte suffisante.
Et sincèrement, quand on a vu les feux qu'il a pu avoir plutôt sur le sud du bassin d'Arcachon et notamment dans les Landes en 2022 je crois, le fait que nous n'avions pas aujourd'hui de Canadair présent à proximité pour dans les premières heures permettre d'éteindre le feu était une erreur stratégique qu'on a payée aujourd'hui sur les feux de Gironde et ça, ça doit être une vision française et européenne qu'on aurait dû avoir sur le long terme pour avoir beaucoup plus d'avions et ensuite une répartition qui nous aurait permis d'agir beaucoup plus rapidement là où la menace était la plus importante.
Et
on aura l'occasion d'en reparler puisque le risque de feu de forêt reste élevé encore aujourd'hui un peu partout en France. Merci beaucoup
Alexandre
Nicolique invité du 830 France Info député européen porte-parole du Rassemblement National.
Aleksandar Nikolic