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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 23 août 2025 7 minAutoproduit

Jean-Luc Mélenchon invité du 13h de TF1

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jean-Luc Mélenchon, vous tenez ce weekend vos universités d'été dans la Drome. Le 10 septembre, vous appelez à la grève général, mais sur quelle ligne exactement ? Vous assumez tous les courants de ce mouvement ?

Oui. Bon, commençons d'abord par bien préciser l'énoncé. Les insoumis sont appelés à tous s'investir dans ce mouvement.

Ça c'est notre responsabilité et en respectant scrupuleusement l'indépendance politique de ce mouvement parce que c'est la condition pour que il se répende partout mais c'est notre devoir comme Parti populaire d'appuyer un mouvement populaire dont au fond personne ne sait au juste d'où il est parti et qui ressemble beaucoup à l'inspiration générale des gilets jaunes. Cependant, nous avons observé que déjà toute une série de fédérations syndicales ou d'un locale syndicales appelle à l'action le 10 septembre et nous craignons que l'action trop dispersée ne s'épuise elle-même. C'est la raison pour laquelle nous souhaitons que les syndicats dont c'est le pouvoir, les confédérations ont ce pouvoir appellent à une grève générale ce jour-là pour donner à cette journée du 10 septembre une immense puissance.

Et déjà, je vous le dis, par exemple, vous avez la Fédération Sudraille qui appelle à la grève ce jour-là. La CGT s'est exprimée de la manière la plus claire en appui au 10 septembre. Voilà, la grève générale serait un appui extraordinaire, mais c'est pas nous qui avons le pouvoir d'appeler à la grève générale.

Ce sont les syndicats et c'est à eux d'assumer ou non cette responsabilité. Il va de soi qu'ils sont libres de leur décision. C'est évident.

Alors pour vous, le 10 septembre n'est qu'une première étape. Vous allez déposer une motion de censure contre le gouvernement le 23 septembre. Vous contestez formellement le budget proposé par François Bairou.

Vous vous n'est pas si nécessaire de faire ces 44 milliards d'économie. Peut-être que vous avez d'autres idées. Euh écoutez, je résumerai d'un mot.

Ce plan est absurde parce que les 40 milliards en discuterai. Mais je vais faire quelque chose devant vous. Si monsieur Bairou qui vit en dehors de la réalité a besoin de 40 milliards, je l'informe que les Français se demandent comment ils vont remplir le frigo et qu'il ne lui demande pas comment il va le vider.

Mais si vous cherchez 40 milliards, appliquez ce qui a été décidé par l'Assemblée nationale à l'initiative de madame Mathilfel député de la Gironde, c'est-à-dire prenez 2 % sur les fortunes, 13 milliards. Appliquer l'amendement de monsieur Éric Cockrel, député insoumis de la Sainte Saint-Denis. taxer les multinationales sur leur chiffre d'affaires. 26 milliards, 39 milliards.

Ah, il manque 1 milliard. Parfait. Rétablissez l'impôt sur la fortune, vous aurez 3 milliards et demi.

C'est-à-dire davantage que ce que vont rapporter les de jours fériers qu'il veut supprimer. Je dis à monsieur Baïou, vous êtes vraiment devenu très curieux hommes. Monsieur Bairrou, quand vous lancez l'alerte, vous demandez le plus à ceux qui ont le moins et le moins à ceux qui ont le plus.

Alors, commencez par bloquer les loyers, bloquer les prix de l'alimentation. supprimer cette hausse absurde de la taxe sur l'électricité. Et vous verrez, les Français ont besoin de respirer.

Vous ne comprenez pas que vous allez les étrangler. Il n'est pas possible que cette politique cruelle s'applique. C'est pourquoi je fais j'ai la quasi certitude que la motion de censure sera votée si on la vote dès le mois de septembre et que donc on aura la possibilité de préparer tout de suite à l'Assemblée un autre budget.

Jean-Luc Mélenchon, un mot d'international à l'image de la semaine, c'est évidemment celle de Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska. Est-ce que comme le président américain, vous pensez que Volodimir Zelenski doit abandonner le Donbas pour mettre fin à cette guerre ? Non, non, je et je vais vous dire très clairement que je trouve lamentable cette situation d'empire dirigée par deux personnes et en particulier monsieur Trump.

Mais franchement, comment peut-on disposer des peuples comme si c'était des objets ? Ils sont déjà envahis et maintenant on va leser faire cadeau aux voisins. Si il doit y avoir des concessions territoriales, ce qui peut s'imaginer car les frontières à la fin de l'empire soviétique n'ont jamais été définis dans commun accord.

Admettons que ce soit le cas. Commençons par dire qu'on demandera aux populations concernées leur avis et que c'est par référendum qu'elles s'ex qu'elles s'exprimeront. Et il y a deux choses à faire pour ça.

Premièrement, à cesser le feu pour pouvoir voter. Et deuxièmement, qu'on élise un président de l'Ukraine car celui qui est en place n'a plus de mandat depuis maintenant 3 mois. Donc il peut signer ce qu'il veut.

Personne n'aura aucune garantie sur ce que fera le suivant. Nous avons besoin d'une paix durable et il n'y a pas de paix durable sans le consentement des peuples. Donc il faut voter la démocratie à la guerre.

Par consentement, vous parliez de consentement des peuples Jean-Luc Mélenchon. J'avais quand même une question franco-française à vous à vous poser. Pour ces universités d'été, vous avez été vivement critiqué, y compris par vos amis de gauche.

Vous avez refusé l'accréditation à un journaliste du monde qui est l'auteur d'un livre sur votre mouvement La France insoumise. La liberté de la presse, ce n'est pas un principe sacré en démocratie et franchement de quoi aviez-vous peur ? Absolument, absolument.

Nous n'avons en général peur de rien et certainement pas de la presse ni de ses critiques vu que toute la presse nous critique tout le temps. Donc ce n'est pas ça le sujet mais je vous rappelle que je suis une personne humaine ainsi que mes camarades. Un livre qui explique que nous sommes une secte alors que nous sommes le premier parti parlementaire de la gauche à l'Assemblée qui met en cause nos vies privées, qui implique nos enfants, qui ne respectent pas le principe du contradictoire.

Nous avons le droit de refuser à de la personne qui est responsable et nous avons dit à ces deux journaux, nous avons un problème, libération et le monde. Que doit-on faire maintenant avec des personnes qui nous traitent de cette façon ? Libé n'a pas répondu et le monde nous a dit, on choisit qui on veut.

Et bien soit choisissez qui vous voulez mais comme vous demandez une accréditation cela signifie que nous avons le droit de la refuser à ces personnes. Je vous signale qu'il y a ici 70 journalistes et que nous avions accrédité celui de Libération et le le journaliste photographe du monde. Alors, je vous pose une question à toute la corporation.

Que devons-nous faire quand nous sommes dans cette situation ? Nous vous avons proposé de faire un conseil déontologique de la presse. Vous l'avez refusé.

Et bien, vous ne pouvez pas penser vous les journalistes que vous avez le droit de vous comporter en dehors de votre déontologie et que nous allons sourire. Non, nous sommes des personnes et nous revendiquons notre dignité humaine. Ne mêlez pas nos enfants et nos familles au querell que vous voulez avoir avec nous.

Voilà, tout le monde peut comprendre ça et c'est pas la peine d'en faire l'affaire du siècle. J'aimerais que vous ayez aussi vif à propos des journalistes à Gaza qui ont été assassinés. Merci, merci en tout cas de m'avoir reçu aujourd'hui.

J'en suis enchanté. Yeah.