Discours de Marine Le Pen aux "Journées d'été des Jeunes avec Marine"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:30PrésentateurChiffre
« En France, en 2010, 8,2 millions de personnes vivaient avec moins de 950 euros par mois, dont évidemment un nombre très important de jeunes et d'étudiants. »
- 5:46PrésentateurChiffre
« Et c'est un million supplémentaire par rapport à 2007. »
- 5:50PrésentateurChiffre
« Un million de pauvres de plus sous le mandat de Nicolas Sarkozy. »
- 8:25PrésentateurFait
« Le temps pour 340 d'entre eux de mourir en 2010 dans l'indifférence, sur un trottoir ou sur les marches d'une bouche de métro. »
- 15:56PrésentateurFait
« Il a été arrêté pour la 97ème fois. »
- 20:50PrésentateurChiffre
« Plus 45% d'atteintes aux personnes depuis 2002. »
- 21:11PrésentateurChiffre
« On ne sait rien, c'est juste 470 252 personnes victimes de la délinquance. »
- 22:25PrésentateurChiffre
« 19 000 policiers et gendarmes en moins. »
- 32:30PrésentateurChiffre
« Il restera le président de la dette, celui qui a aggravé la dette de notre pays de 500 milliards durant son mandat. »
Temps de parole
- Présentateur88 %
- ?12 %
≈ 108,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Marine
Président
! Marine Président ! Marine Président !
Tous, merci de cet enthousiasme. Après pourtant des journées d'études très grandes, d'un très grand nombre de générations,
se
sont succédées.
Ceux
qui aujourd'hui participent du bureau politique, participent du bureau exécutif, ont été un jour à votre place.
J
'avoue en avoir vu passer un certain nombre
et
j'ai une grande confiance
dans
la carrière
que
vous ferez au service des idées
et
au service de la défense de la nation.
Je
tiens évidemment tout particulièrement à remercier Nathalie Pigeot et la direction nationale du FNJ.
Cette
organisation réussie de ces journées d'action et de formation. Je crois qu'elles auront permis à chacun, dans une ambiance conviviale mais studieuse, de se préparer aux durs combats politiques qui nous attendent. Soyez-en conscients, vous allez vivre dans les semaines qui viennent une aventure collective passionnante,
de
celle qui exige courage, détermination,
discipline et
un sens sacré du devoir. Ne sous-estimez pas, messieurs amis, l'importance de la mission que vous allez accomplir.
Cette
élection présidentielle, par la gravité de la situation que nous vivons, revêtent un caractère effectivement exceptionnel.
Nous
sommes à l'aube d'un basculement,
de
la fin d'un cycle
et
de l'avènement d'une ère nouvelle.
Et
vous portez, n'en doutez pas l'espoir, de millions de Français.
Face
à vous se dresse un système aux abois, pris de panique, qui n'en est que plus dangereux
et
qui ne reculera d'ailleurs devant rien pour sauver sa peau.
Les
manipulations, les campagnes de diffamation, les coups tordus, les chausses-trappes se multiplieront. Mais
il
faut que vous y soyez préparés.
Vous
avez remarqué d'ailleurs qu
'on
change de statut en fonction des sondages.
Quand
on était à 12-13%, j'étais la présidente du Front National. Et puis le jour où j'ai passé la barre des 20%, je suis devenu une leader d'extrême droite.
Je
n'ose imaginer
ce
qui va se passer quand nous serons à 25 ou 30%.
Mais
maintenant, chose sérieuse.
L
'élection présidentielle n'est pas une compétition sportive où l'on remet les compteurs à zéro à l'orée d'une nouvelle saison.
Les
participants, ils sont jugés sur leur programme,
mais
surtout, les sortons-leçons sur leur bilan.
Or,
nous voyons bien, la tentation est palpable parmi les dirigeants de l'UMP de jouer la carte du mensonger honté, de l'amnésie collective ou du racolage électoral sur le mode « Demain, on rase gratis
».
À l
'espace
de quelques jours,
j
'ai
fait
des débats avec Nathalie Koscius-Komorizet des quelques jours et M. Chioti tout à l'heure.
Vous
savez,
honnêtement,
c
'est insensé. Les mêmes mots, les mêmes paroles,
les
mêmes virgules, les mêmes arguments, ils avaient tous eu les fiches des agences de communication de l'Elysée. Ils avaient tous les mêmes éléments de langage. Pas une hausse de sincérité dans ce discours.
Pas
une hausse de conviction.
Quels
qu'ils prononçaient n'étaient même pas les leurs.
Et
ces gens-là pensent qu'ils ont la carrure
pour
diriger un grand pays comme la France.
Un
jour,
c
'est une table ronde sur la laïcité.
Un
autre, c'est un colloque sur l'immigration, la sécurité, où l
'on
s'engage main sur le cœur à faire demain ce qu
'on
s
'est
montré incapable de mettre en œuvre pendant 5 ans.
Alors
nous le disons clairement et fermement.
Cet
énième escroquerie politique ne passera pas.
Ce n'est
pas les clés d'un pays en ruine à ceux qui l'ont méthodiquement démoli par leur folle et irresponsable politique.
Que
tous ceux qui seraient tentés de passer sous silence leur turpitude, de masquer leurs échecs et leurs errements, en soient convaincus.
Nous
rappellerons inlassablement aux Français la vérité.
à
savoir qu'il n'y a pas un fiasco où la responsabilité du gouvernement ne soit clairement établie
et
où sa culpabilité ne soit fondamentalement engagée. Sochèmement que le temps des mensonges,
la
communication de l'illusion est terminée.
Et
d'ailleurs les chiffres sont là pour rappeler à ceux qui ont fait perdre 5 années précieuses à la France combien leur bilan est désastreux.
Quant
aux autres qui auraient la mémoire courte, rappelons-leur les faits et les conséquences de leur impuissance.
Qui
plus que vous, lycéens, jeunes étudiants, ou pour certains ça prétend à débuter dans la vie active, peut saisir l'angoissante perspective du dernier rapport de l'INSEE sur la pauvreté.
En
France, en 2010, 8,2 millions de personnes vivaient avec moins de 950 euros par mois, dont évidemment un nombre très important de jeunes et d'étudiants.
C
'est 337 000 personnes de plus en un an.
Et
c'est un million supplémentaire par rapport à 2007. Un million de pauvres de plus sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Mais c'est ça la France qui ose
! Comment
le tiers-mond de certains pays multiplient les efforts pour réduire la pauvreté ? La France de Nicolas Sarkozy fait lui le chemin inverse.
Elles
se tiers-mondisent
et
créent des pauvres de plus en plus nombreux.
D
'ailleurs, la précarité est une marque de fabrique du quinquennat Sarkozy.
Elle
est surtout la conséquence logique d'une politique de destruction économique massive qui condamne une majorité de Français à la pauvreté,
les
plus démunis d'entre eux. L'exclusion, mais vous aurez remarqué, protège une minorité tout de même de nantis.
Quand
les premiers sont soumis à une rafale de taxes, on était à 22 avant toute la série qu'ils viennent de voter, là, il
y
a quelques jours.
Les
autres s'abritent derrière des niches fiscales ou des retraites chapeaux ni rebolantes.
Aujourd
'hui, on apprend
que
les sénateurs
se
sont combidouillés une petite retraite bien à eux, totalement secrète, qui leur permet de toucher 10 000 euros par mois de retraite au moment
où
les retraités français voient leur pouvoir d'achat s'effondrer
et
où un certain nombre de retraites qui sont délivrées sont absolument dérisoires et ne permettent pas, je le dis, de vivre dignement. Alors, face à cette réalité indécente, que sont devenues les belles promesses des discours de campagne du candidat Sarkozy
qui
osait déclarer quand même en 2006 « Je veux une révolution économique pour notre pays.
» «
Je veux, disait-il, que celui qui veut travailler plus pour gagner davantage ait le droit de le faire. » Et cinq ans après, on imagine aisément le goût amer que peuvent laisser pareils propos aux 4 128 000 Français au chômage qui, avant de penser à gagner plus, aimeraient tout simplement pouvoir travailler.
Tant
de rappeler,
le
président a ses échecs et le candidat a ses forfaitures.
La
situation est bien trop grave pour amettre, comme l'avouait cyniquement en son temps Charles Pasqua,
que
les promesses n'engagent que ceux à qui elles sont faites.
On
ne joue pas avec l'avenir des Français et plus particulièrement
avec
celui de ceux qui ont tout perdu.
En
effet, comment ne pas être révolté quand on se souvient que c'est encore Nicolas Sarkozy qui promettait la main sur le cœur qu'en 2008, plus personne ne serait obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Milliers de cent de mille sils fixes auront peut-être cru à cet engagement le temps d'un hiver.
Le
temps pour 340 d'entre eux de mourir en 2010 dans l'indifférence,
sur
un trottoir
ou
sur les marches d'une bouche de métro.
C
'est aussi et surtout cela la France de Sarkozy.
Ce
fossé abyssal entre des riches toujours plus riches
et
des millions de Français qui s'enfoncent inexorablement dans la pauvreté.
le
chômage de masse est devenu l'horizon indépassable de la pensée économique de Nicolas Sarkozy
et
d'un système inféodé à la mondialisation financière
pour
ne pas avoir eu la lucidité et le courage de briser ce diktat économique. Pour avoir doctement appliqué à la lettre les directives d'instances financières supranationales qui au passage vous n'êtes peut-être pas au courant mais sont en train d'imploser.
Nicolas
Sarkozy a conduit la France au chaos
et
il s'entête au prix d'effroyables sacrifices et de saccages sociaux sans précédent
à
vouloir sauver un système monétaire et financier en phase terminale.
Souvenez
-vous
l
'euro et ses prédicateurs
devaient
apporter la prospérité le plein emploi les plus exaltés que ce serait le dollar comme monnaie de réserve internationale. On est censé ne pas sourire à ce moment-là.
L
'euro vaudor de la mondialisation devait faire le bonheur des peuples européens en 10 ans.
Il
aura ruiné les grecs, mis à genoux les irlandais et les portugais et incarne désormais un véritable cauchemar économique pour tous ceux qui vivent encore sous son joug.
Les
opinions publiques européennes qui s'étaient laissées convaincre par ses folles promesses sont aujourd'hui confrontées à la cruelle réalité
et
à l'implacabilité des faits.
L
'Europe de la monnaie unique essaie aujourd'hui officiellement 15 millions 750 000 chômeurs et 20 millions de pauvres.
Voilà
où nous a mené le dogmatisme des dirigeants européens et du premier d'entre eux Nicolas Sarkozy.
Mais
il essaye encore de sauver l'euro.
A
tout prix, nous a-t-il dit. Sortez vos portefeuilles
parce
que ce prix va être terrifiant.
Et
bien qu'ils se le disent,
nous
n'accepterons pas d'être conduits dans le précipice des élucubrations économiques
d
'une eurocratie qui a perdu le sens des réalités.
Nous
ne laisserons pas comme je l'ai dit la France être emportée par la tornade de la spéculation et de la mondialisation.
Face
à l'asservissement des marchés financiers qu
'on
veut nous imposer,
nous
réclamons le droit à notre liberté économique et à notre souveraineté monétaire. Nous affirmons le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux-mêmes et à prendre leur destin en main
ils
veulent sauver l'euro à tout prix.
Nous
anticiperons son effondrement
en
retrouvant notre souveraineté monétaire. Ils entendent laisser les marchés financiers, les agences de notation et les banques nous ticker leurs lois.
Nous
réaffirmerons que l'économie est au service de l'homme et non l'inverse.
Nous
ne nous soumettrons pas à la mise sous tutelle
que
M. Jouillet, président de la Haute Autorité de Régulation des Marchés Financiers, s'apprête à imposer aux Grecs.
À
la dictature du tout financier, nous opposerons l'inviolabilité de la souveraineté des peuples
à
travers un État fort, un État stratège, un État protecteur. Qu'ils en soient convaincus, nous ne laisserons rien passer.
Car
lorsqu'il s'agit du destin de la France
et
de la sauvegarde de notre peuple,
il
ne peut y avoir ni concession,
ni
compromission.
les
Français peuvent compter sur nous.
Nous
crois qu'on s'en relâche les mensonges et la politique de bidouillage des statistiques, comme celle emblématique de l'esbrouf gouvernemental sur les chiffres de l'immigration.
à
la fin du débat avec Nathalie Kosciusko-Morizet,
quand
on nous a demandé « Mais quelle est votre valeur ?
»
elle a répondu « La vérité.
» «
La vérité.
»
Mais la vérité, il ne cesse de la contester. Il n
'y a
plus un débat où on leur donne un chiffre qui soit celui du ministère de l'Intérieur, qui soit celui du ministère des Finances, qui disait « C'est pas vrai.
» «
Mais si c'est vrai. » Non, c'est pas vrai. Alors voilà. La méthode de gouvernement, maintenant, c'est « C'est pas vrai.
»
Pendant toute la campagne, déconstruire avec les autres, c'est pas vrai. C'est incroyable.
C
'est incroyable en termes de réponse quand on est irresponsable.
«
Ah non, M. Guéant, vous ne nous ferez pas prendre des vessies pour des
lanternes. » «
Ni une passerelle pour le père fouettard alors que vous êtes l'exécuteur zélé des bases-oeuvres élysées en matière d'immigration.
» Vous
pourrez multiplier à l'envie des conférences de presse et des discours solennels, manipuler les chiffres à votre guise pour qu'ils correspondent à la réalité des objectifs poursuivis, mais vous ne pourrez jamais travestir l'effroyable vérité.
Vous
appartenez à un gouvernement qui a transformé ce pays en un simple espace géographique
où
la nationalité s'acquiert par circonstance
ou
plus grave, par convenance.
Quand
le gouvernement de M. Lionel Jospin en 2000 accordait 114 000 titres de séjour,
l
'exécutif UMP en distribuait en 2010 203 000. «
C
'est pas vrai, » il m
'a
dit.
Il
suffit juste d'aller regarder sur le site du ministère de l'Intérieur. Régularisation massive des gouvernements socialistes,
on
a substitué les régularisations permanentes. Avant, il les régularisait en bloc, maintenant, il les régularise tous les jours.
Et
ils ont poursuivi ainsi un dessin idéologique qui est celui de Nicolas Sarkozy. Est-ce que je peux quand même vous rappeler
que
le 17 décembre 2008, dans un discours à l'école polytechnique,
il
disait « L'objectif, c'est relever le défi du métissage. Ce n'est pas un choix, c'est une obligation.
» Il
me semblait moins que l'objectif, c'était de faire baisser le chômage, d'augmenter le pouvoir d'achat, de rétablir la sécurité dans notre pays, de rendre au peuple français sa liberté.
La crise
du candidat Sarkozy,
la
France d'après.
Eh
bien, cette France d'après,
sans
repère ni racine, rêvée par Nicolas Sarkozy,
c
'est la politique d'immigration massive. C'est l'édification à marche forcée d'une société multiculturelle que l'on sait pourtant, par essence, multiconfessionnelle, comme viennent d'ailleurs de nous le rappeler les récentes émeutes ethniques de Londres.
Cet
embrasement qui couvre aussi dans nos banlieues
et
qui menace la paix civile et notre cohésion sociale, c'est ce gouvernement qui l'a sciemment entretenu en soufflant sur les braises du communautarisme. Personne ne peut sérieusement accorder un quelconque crédit à un ministre de l'Intérieur qui, semaine après semaine, se félicite de maîtriser les flux migratoires et de lutter efficacement contre l'immigration clandestine. Et comment est-ce qu'on le pourrait d'ailleurs
? Quand
on apprend par une dépèce de l'AFP, qu'un clandestin délinquant multirécidiviste et le multi, à mon avis, est bien en dessous de la réalité d'ailleurs, vient d'être interpellé à Paris pour la 97ème fois. Oui, vous entendez bien,
il
a été arrêté pour la 97ème fois.
Mais
cet exemple parmi tant d'autres illustre toute l'inanité des discours officiels. Le grotesque de la politique du coup de menton et des mises en scène théâtrales qui entourent chacune des interventions ministérielles et élyséennes sur les questions d'immigration. Souvenez-vous de la paire des Roms.
Toutes
les caméras du monde entier étaient venues pour voir les Roms être sortis de leur espace où ils étaient installés, raccompagnés à la frontière
pour
la repasser quelques minutes plus tard.
La
simulation ne prend plus.
Dans
les faits, ils viennent chaque jour démontrer la démission.
quand
ce n'est pas la complaisance des pouvoirs publics envers les migrations légales et clandestines.
Alors,
pour tenter de justifier le bilan familique des recondites effectives à la frontière, Claude Guéant en est aujourd'hui réduit à déplorer le manque de coopération des pays d'origine à délivrer les laissés-passer consulaires. Mais, plus sérieusement, M. Guéant, avant de se plaindre de ne pouvoir expulser des étrangers qui ont volé la loi en entrant illégalement sur le territoire français, encore faudrait-il ne pas les y laisser entrer. Encore faudrait-il ne pas les y attirer à coup d'aide médicale d'État, 700 millions d'euros par an au passage, ce qu
'ils
n'ont pas l'air de trouver d'économie à faire, sauf à taper sur les classes moyennes et les classes populaires. Autant faut-il ne pas les attirer avec l'ensemble des aides sociales qui sont mises à leur disposition et qui sont aussi diverses que variées. Allez, la comédie a assez duré.
Les
Français n'ont que faire des mots et des belles paroles. Ils veulent des actes. Ils veulent du concret. Il n'y a pas 36 manières de régler une bonne foi pour toute la question de l'immigration, mais une seule. Faire preuve de fermeté, de clarté et de responsabilité. Alors, nous le disons et nous le répétons, la France n'a plus les moyens financiers d'assurer le traitement social et sanitaire de l'immigration, qu'elle soit légale ou clandestine. Si ce n'est
au
détriment de nos compatriotes et évidemment des plus fragiles d'entre eux.
La
gravité de la situation nécessite de prendre des décisions courageuses.
Eh
bien, nous les prendrons
et
nous les assumerons. Arrête l'immigration de peuplement, désamorçage des pompes aspirantes, réforme du code de la nationalité, application de la préférence nationale, expulsion immédiate des clandestins,
je
crois que
c
'est cela qu'attendent les français.
Ils
attendent ça d'un gouvernement responsable et non la logorée verbale permanente qui trahit la mollesse et l'impuissance des pouvoirs publics à s'attaquer aux mots qui rongent notre pays.
Cette
cécité idéologique a conduit à trop de drames
pour
ne pas agir promptement et fermement. Alors évidemment, ils ont beau jeu en face de dire « Ah ben oui, mais vous parlez que des problèmes. » Ben oui, évidemment, quand on est un dirigeant politique, on est là pour régler les problèmes.
On
n
'est
pas là pour se réjouir du soleil qui brille, de la mer qui est bleue.
On
est là parce qu'il
y a
des gens qui nous attendent.
Il
y a des gens qui attendent des réponses. Alors bien sûr, on est amené toujours à mettre le doigt là où ça fait mal,
là
où les solutions n'ont pas été apportées,
là
où les trahisons sont effectives,
là
où la faiblesse est terrifiante. gouverner,
c
'est prévoir. Prévoir pour mieux agir. Et quel domaine plus emblématique que celui de l'insécurité ? Illustre les manquements, les trahisons, la lâcheté du pouvoir. Ah dis donc, qu'est-ce qu'on en a vu des muscles ? Vous allez voir ce que vous allez voir ce que vous allez voir, on nous a dit. Ben on n'a rien vu.
On
n
'a
rien vu du tout.
On
peut ressortir encore les promesses
de
Nicolas Sarkozy pour que les français ne les aient pas oubliés.
Somme
face à la plus grande escroquerie politique de ces dernières années. Celle qui a consisté à s'emparer d'une question emblématique qui
est
la sécurité,
de
l'utiliser à des fins électoralistes pour finalement s'en débarrasser sans la traiter une fois le but initialement atteint, la consécration élyséenne.
Alors
on ne les compte plus les rapports qui sont publiés
même
s'ils disent que ce n
'est
pas vrai.
Par
l'Observatoire national de la délinquance et honnêtement ce n
'est
pas un ami.
Et
qui traduit cette vérité toujours plus inquiétante.
Plus
45% d'atteintes aux personnes depuis 2002.
Ça
fait 10 ans qu'il est chargé de la sécurité Nicolas Sarkozy. 5 ans comme ministre de l'Intérieur. 5 ans comme président de la République. 10 années, 10 longues années
pour
arriver à des chiffres aussi dramatiques.
Encore
plus 3% cette année.
On
ne sait rien, c'est juste 470 252 personnes victimes de la délinquance.
Mais de
cette incapacité chronique de l'État à prendre ses responsabilités, à assurer sa mission régalienne en matière de sécurité,
c
'est propager une ultra-violence
que
je suis désolée
mais
nous ne connaissons pas avant.
Le
viol d'une jeune femme enceinte de 4 mois dans un train francilien.
Le
viol collectif d'une gamine de 13 ans en pleine rue et en plein jour à Marseille.
L
'agression barbare d'une femme handicapée moteur dans une rue de la capitale. Mais on ne compte plus ces actes épouvantables qui étaient exceptionnels il y a encore quelques années et qui sont aujourd'hui d'une effrayante banalité.
Deux
lignes un fait divers
un
de plus un de trop. Et comment pourrait-il en être autrement
quand
à l'impuissance des pouvoirs publics à s'attaquer réellement aux causes aux racines de l'insécurité s'ajoute l'abandon des forces de l'ordre par ces mêmes autorités dans la mission extrêmement difficile qui est pourtant la leur. Comment voulez-vous que ceux qui ont en charge de faire respecter la sécurité des Français puissent agir efficacement
quand
non seulement leurs effectifs sont saignés à bloc 19 000 policiers et gendarmes en moins
mais
que de surcroît ils se savent si peu soutenus et lâchés à la première occasion par leur autorité de tutelle.
Comment
ne pas douter
qu
'en avant de faire usage de la force face à des délinquants déterminés eux à tuer
ils
doivent se poser la question de savoir s'ils sont en légitime défense si l'agresseur n'est pas issu d'une minorité et par conséquent une victime de la société s'il fait respecter la loi dans ce genre de cas n'est pas suspect de la vie raciste
et
ne pas être interpellé comme une provocation par exemple interprété comme une provocation de la part des cahiers de banlieue entraînant des émeutes mobilettes ou à moto même s'ils n'ont pas de casse même s'ils viennent de commettre un vol même s'ils n'ont pas d'assurance même s'ils n'ont pas de permis de conduire
parce
que si jamais ils tombent
ça
va mettre le feu au banlieue
un
policier comme ça s'est passé il y a quelques jours
a
été doublement condamné sur le plan administratif et très lourdement sur le plan pénal prison exorcie 5000 euros de dommages et intérêts
parce
qu'il avait mis sur sa face Facebook
la
vidéo pardon la vidéo
d
'un jeune
qui
se faisait sauvagement agressé dans un bus
alors
de cette paralysie générale
est
née et a évidemment prospéré le sentiment d'impunité des délinquants
la
certitude de pouvoir faire régner la peur
et
de violer la loi
en
nous disant clairement
ce
règne de la terreur ne serait se poursuivre dans une démocratie digne de ce nom entre le projet d'une gauche enfin si on peut parler de projet d'ailleurs
qui
prévoit d'accélérer la sortie de prison des délinquants dès l'instant qu'il y a une entrée
enfin
vous me direz je viens d'apprendre dans un article que l'homme Rachida Dati elle avait créé un nouveau
comment
dire une nouvelle façon de faire exécuter une peine maintenant il y a des écroués non détenus je ne
sais
pas ce que ça veut dire des écroués non détenus
et
de l'autre côté il y
a
une majorité présidentielle qui est inhibée par sa couardise et incapable de les y faire entrer dans la prison
ben
nous apporterons là encore la seule réponse qui vaille aucun délit quel qu'il soit ne restera impunie
vous
dites clairement
ceux
qui s'inviseront le défi des lois de la république seront frappés implacablement
d
'une peine prompte et incompressible
le
principe d'inviolabilité des innocents et des honnêtes gens
l
'existe tout autant que le droit à la sécurité qui est un droit fondamental et non négociable et qu'on ne vienne pas nous dire que ça n'est pas possible
parce
que à New York
un
certain nombre de quartiers étaient devenus des véritables coupes-gorges quand M. Giuliani a décidé d'y appliquer la tolérance zéro la délinquance y a baissé de moitié
quand
on veut
on
peut
il
faut donner les moyens à la justice aussi d'appliquer la loi et donner les moyens aux forces de l'ordre
de
faire leur travail et puis accessoirement quand ils sont condamnés il faut construire des places de prison
parce
qu'aujourd'hui nous en manquent 40 000 de places de prison ne serait-ce que si on considère la moyenne des autres pays européens de nos partenaires européens
alors
évidemment ils ont beau je dire ben oui mais il
n'y a
pas de place
à
leurs bracelets électroniques etc libération conditionnelle
j
'en passe et des meilleurs
on
le croit que face aux bandes et aux émeutiers force doit revenir à la loi républicaine
et
je crois que pour cela il faut réarmer moralement nos forces de police et c'est la raison pour laquelle je propose
de
leur accorder une présomption de légitime défense
ça
n'est pas aux policiers sous les accusations du voyou d'être obligés de démontrer de prouver qu'il a correctement fait son travail place pour le communautarisme ostentatoire et provocateur tel que nous le vivons aujourd'hui encouragé par des groupes politico-religieux bien décidés à défier la république française ils ont d'ailleurs raison parce que pour l'instant c'est eux qui gagnent
il
ne saurait pas être question dans ce domaine de se bercer de discours faussement combinatoire des pouvoirs publics
ça
fait combien de semaines combien de mois
que
j'ai soulevé le problème des prières de rue
mais
vous inquiétez pas ça va venir
on
va régler le problème
là
encore
on
n'a strictement rien vu
les
prières de rue ont repris de plus belle dans la capitale au nez et à la barbe si j'ose dire des autorités
mais
on n'avait pas entendu Claude Guéant en avril dernier
place
crudée contre je le cite une entorse claire au principe de laïcité
maintenant
pas vu dans le même temps lui un peu organiser un colloque et proposer excusez-moi du peu censé préserver le principe de laïcité ah au grand mot les vaines promesses et les vraies impostures sur ce sujet comme sur tous les autres la parole a remplacé les
actes
c'est j'en crois que dire c'est faire moi je
me
souviens que Nicolas Sarkozy il a créé le conseil français du culte musulman
je
me souviens qu'il a donné une légitimité et une représentativité aux islamistes les plus radicaux les plus fondamentalistes ceux qui cherchent à imposer la charia partout où ils le peuvent
moi
je me souviens que
Nicolas
Sarkozy a décrété que les baux amphithéotiques avec des options d'achat pour la construction de mosquées s'étaient autorisés alors que c'est interdit par la loi sur la laïcité j'ai vu il y
a
quelques jours qu'on avait offert aux prieurs de la Rumira une caserne
on
a fait des travaux ça a coûté très cher d'ailleurs
pour
mettre aux normes en quelque sorte la transformation de la caserne en mosquée il n
'y a
qu'un malheur c'est que les prieurs de la Rumira ils trouvent que ce n
'est
pas assez bien
alors
ils n'en veulent pas
c
'est toujours ça que vous aurez à régler vous contribuables à la fin du mois
il
faut bien le reconnaître
c
'est assez logique puisque c'est l'application à la lettre par l'UMP des dessins de Nicolas Sarkozy nous avait expliqué qu
'il
voulait donner à la religion musulmane qu'elle lui permette de rattraper son retard mais de quoi je me mets
parce
qu'il
n'y a
qu'un malheur c'est que ce n
'est
pas le rôle de l'Etat de s'occuper du développement d'une religion quelle qu'elle soit
c
'est interdit par la loi
c
'est interdit par la loi de 1905
c
'est interdit par les principes qui régissent notre république française
elle
n'aura jamais été aussi violentée que par ceux qui s'en prétendent pourtant les défenseurs intransigeants
alors on
les regarde
on
regarde l'indécence
celle
par exemple de voir l'UMP organiser lors de son campus des débats autour des droits de l'homme et de la démocratie
et
ce en présence d'invités libyens syriens et tunisiens
qu
'il est aisé de suivre le sens du vent
quand
le véritable courage politique fut été de donner les paroles à des femmes qataris ou saoudiennes brimées dans leurs droits fondamentaux par des régimes viscéralement dictatoriaux mais il est vrai allier des nouveaux parangons de la paix mondialiste
nous
ne sommes pas
dupes et
les français non plus nous savons combien la défense des droits de l'homme est à géométrie variable
selon
que les dictateurs désignés à la vindicte otanienne appartiennent au camp des gentils où des méchants s'attrapent
gentils
dictateurs méchants dictateurs
nous
on ne
voit
pas la différence mais eux oui
et
d'ailleurs dans le cadre
d
'un gentil dictateur qui est reçu
aujourd
'hui par la France j'imagine en grande ton peut-être comme l'a été monsieur Kadhafi hier
monsieur
Kagame francophobe déclaré
et
bien c'en est le meilleur exemple
nous
nous refusons catégoriquement de nous laisser embarquer dans ces folles aventures bellicistes au relant de pétrole
et
dont le risque majeur reste de remplacer ni plus ni moins des dictatures dictatures laïques
enfin
des dictatures islamistes
ce
qui objectivement disons après le 11 septembre démontre tout de même
une
relative sécité
mais
nous y trompons pas
quand
Alain Juppé ministre des affaires étrangères rencontre au cœur des jeunes responsables des frères musulmans parti islamiste favorable à l'application de la charia il légitime déjà ce qui pourrait être demain une mainmise des islamistes sur toute une partie du Maghreb
et
c
'est
leur parfaite violation des valeurs de démocratie qu'ils ont prétexté défendre pour entraîner notre pays dans ces guerres irresponsables mais dites-moi c'est pas la Cour européenne des droits de l'homme qui dans son arrêt du 13 février 2003 disait noir sur blanc qu'il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l'homme et de soutenir un régime fondé sur la charia
qui
et je la cite toujours ne reconnaît pas les principes tels que le pluralisme dans la participation politique
ou
l'évolution incessante des libertés publiques il est vrai
que
ces beaux discours adonnés à longueur de temps par les serveurs de la bien-pensance mondialiste sont foulés au pied dès qu'il s'agit de s'enivrer de l'odeur de l'or noir et des juteux contrats qui en découlent
comme
vous voyez mes chers amis il n
'y a
pas un domaine où ce gouvernement n'a pas échoué trahi renoncé à ses engagements
du
projet présidentiel de 2007 de candidat Sarkozy il ne reste qu'un tas d'illusions et une facture très lourde à payer pour les français
il
voulait maîtriser soi-disant les dépenses publiques il disait que c'était un impératif moral autant que financier il restera le président de la dette
celui
qui a aggravé la dette de notre pays de 500 milliards
durant
son mandat
alors
c'est contre ce système et édifié sur le mensonge et la manipulation permanente qu'il va falloir vous battre
la
tâche
elle
ne nous le cachons pas immense
et
encore une fois les obstacles ne manqueront pas
le
défi qui nous attend exige de tout un chacun courage détermination et persévérance
avant
de clore cette intervention je voudrais si vous me le permettez attirer toute votre attention sur la sacralité de votre mission
cette
élection présidentielle n'est pas une campagne comme les autres
elle
va engager le destin de notre pays au moment où le chaos menace de l'emporter
la
crise que nous traversons en ce moment aussi dure soit-elle
pourrait
bien être le prélude à un cataclysme financier
que
nous devrions bientôt affronter
aujourd
'hui soyez-en certains vous qui êtes jeunes
rien
n'est acquis
plus
rien
n
'est acquis personne
surtout
pas ceux qui nous gouvernent
hélas ne
savent de quoi demain sera fait
dans
cette période charnière de l'histoire de France
le
sens de la discipline
de
l'effort collectif
de
la responsabilité doit primer sur toute autre considération
j
'en appelle solennellement à l'esprit de corps
au
sens iné du devoir et du sacrifice de ceux qui comme vous
ont
l'amour de la patrie chevillé au corps
sois
-les-en pleinement conscient dans ces moments cruciaux pour l'avenir de notre peuple
nous
ne pouvons pas nous permettre la moindre faiblesse car l'histoire ne nous le pardonnerait pas je vous en conjure soyez dignes de vous et la France sera sauvée
vous
avez commencé en chantant la marseillaise il va falloir aussi terminer en chantant la marseillaise mais comme c'est toujours un plaisir évidemment je compte sur vous